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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 10:30

Remerciments à F.M pour nous avoir transmis ce texte.




- 
Aux sources de la révolte des Maccabées, entretien La Recherche (n°434) avec Dov Gera (professeur d'histoire juive à l'université Ben Gourion, et spécialiste des inscriptions grecques)
  

"- Vous venez de déchiffrer une inscription du IIe siècle trouvée en Israël. Que nous apprend-elle sur cette période ?




Une stèle découverte en Israël éclaire sur les racines du conflit ayant abouti à la révolte des Maccabées (© Peter Lenny/The Israël Museum, Jerusalem)
   Site : http://www.larecherche.fr/







- C'est une grande stèle en calcaire, retrouvée en quatre fragments : l'un sur le marché des Antiquités, et trois lors de fouilles près du temple païen de Maresha, au sud-est de la Judée. Y sont gravées, en grec, les 53 premières lignes d'un édit du roi Séleucos IV, daté de mai 178 av. J.-C. Le roi y annonce des réformes des cultes de toute la région, en vue d'aligner leur gestion sur ceux du reste de l'Empire séleucide.
   

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Séleucos IV


 
- Pourquoi est-ce important pour l'histoire juive ?
    - C'est un document archéologique précieux, car il précède de quelques années seulement la révolte juive des Maccabées, motivée par des raisons religieuses, qui a abouti à l'indépendance de la Judée. Cette révolte n'est connue que par un texte juif, le deuxième livre des Maccabées, intégré ensuite par les chrétiens à l'Ancien Testament.

Cliquez pour agrandir l'image
   Mattathias appelle aux armes les Juifs réfugiés dans les montagnes - Illustration Gustave Doré

 
- Quelles étaient les relations de ces rois avec les Juifs ?
    - Quand Antiochos III, prédécesseur de Séleucos IV, a pris la région à l'Egypte grecque en 200 av. J.-C., il a favorisé les Juifs sur un plan juridique et fiscal, car ceux-ci avaient pris parti pour lui. Séleucos IV a d'abord poursuivi cette politique. Mais ensuite, il a ordonné à son Premier ministre de faire main basse sur le trésor du Temple de Jérusalem. Cet incident est un signe avant-coureur de la profanation du Temple par son successeur Antiochos IV en 167 av. J.-C., et de la révolte dirigée par Judas Maccabée.
   Picture 


- En quoi la stèle éclaire-t-elle les racines du conflit ?

    - Alors que le livre des Maccabées en faisait une affaire purement juive, cette inscription le replace dans un cadre plus large : elle présente une mesure qui ne vise pas que la Judée. Elle précise aussi que le roi nomme un certain Olympiodoros, dont la mission n'est pas détaillée. Etait-il un simple administrateur, chargé de spolier les temples ? Séleucos devait en effet verser un lourd tribut aux Romains, à la suite d'une défaite. Olympiodoros avait sans doute aussi une fonction sacerdotale. Cela expliquerait mieux l'indignation des Juifs dont les convictions monothéistes ne pouvaient tolérer la suprématie d'un grand prêtre païen."
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 06:34

Je vous rends hommage Père Desbois !
KOL HA KAVOD


 Père Desbois, la Shoah : oeuvre d'un Juste 


2 millions de juifs ont été tués comme des animaux : la Shoah par balles.
Adaptation Yerouchalmi du discours du Père Patrick Desbois
      
C'est un drôle de prêtre qui remue la terre pour apaiser le ciel et soigner un secret qui le hante depuis l'enfance. Lors d'une cérémonie en Ukraine, le 
Père Desbois demanda : «Où sont les morts juifs ?», sans réponse. Jusqu'à ce qu'un élu le conduise dans la forêt devant une fosse, puis une 2ème… Depuis 5 ans, avec 'Yahad in Unum', il recherche frénétiquement en Biélorussie-Ukraine les fosses communes des Juifs fusillés par les nazis. Leurs voisins d'alors veulent raconter avant de mourir comment ils avaient été réquisitionnés pour creuser et combler les fosses, y transporter les Juifs parfois encore vivants.
      Yahad in Unum a trouvé 850 sites, la plupart inconnus, établi les preuves montrant, sans nul dout, que des hommes/ femmes/ enfants/ vieillards ont été fusillés en Ukraine-Biélorussie, uniquement car ils étaient Juifs. Le Père Desbois ouvre avec la Sorbonne, un centre de documentation.


Bravo au Père Desbois ! 
A une réserve près.
 Son travail s'appuyant sur les témoignages locaux, minimise de factoles responsabilités des populations locales acteurs des dénonciations et fusillades. 
Il avoue laisser à d'autres le soin de les déclarer coupables, reconnaissant «Sans eux, les Allemands n'auraient pu commettre ce crime de masse aussi rapidement : ces enrôlés ont creusé les fosses, participé à l'encerclement des envoyés à la mort, parfois directement à l'assassinat. Ils refermaient les fosses, souvent contents des vêtements récupérés».


La 'Shoah par balles' et ses témoins
          
Savoir recueillir l'horreur. Les détails. S'obstiner. Tout est filmé. De l'arrivée dans la rue principale de villages boueux, aux conversations. Les rares témoins survivants n'ont jamais bougé. Partout, Desbois traque le «crime. Je cherche à délimiter la scène. Qui était sur place : les assassins, les auxiliaires, mais aussi les voisins qui ne pouvaient faire autrement, les curieux, et ils étaient nombreux, ou encore ceux qui pensaient récupérer quelque chose. Enfin, on trouvait les réquisitionnés». 
          A l’Est de l’Europe la vérité de cette Shoah réside dans la conscience des pauvres. Ils veulent que nous sachions qu’un continent fût transformé en lieu d’extermination : 
900 témoins ukrainiens/biélorusses présents aux fusillades des juifs racontent : 
"
Le ghetto, la longue file des juifs qui marchent vers la mort, puis se déshabillent sans voir les fosses. On leur ordonne de s'y coucher et quand ils se calment, on leur tire dessus en rafale ou on les tue d'une balle dans la nuque. On achève les survivants par des tirs isolés. Les suivants s'allongent sur les morts".
   - Ivan, 78 ans, a ainsi raconté à mon équipe en Biélorussie : "chaque fois que les nazis assassinaient des familles juives dans le Ghetto de Brest, nous, les prisonniers soviétique, étions forcés d’emballer dans des caisses leurs biens pour les vendre aux enchères sur le marché : une paire de chaussure, une robe, des bijoux. Après l’extermination du Ghetto, il a fallu faire venir plusieurs camions pour emmener ces caisses au marché". 
   - Hanna, tremblante, les yeux baissés : "J’ai été forcée de marcher sur les corps des Juifs après chaque fusillade pour faire de la place dans la fosse. Puis ma classe de jeunes filles juives est arrivée et ils ont tiré. J’ai dû marcher sur elles comme sur les autres". 


Pourquoi rechercher les traces
Pourquoi Yahad-in Unum s'épuise-t-il à retrouver les fosses de ces Juifs tués par balles?
   - Tout d’abord 
pour leur rendre dignité et qu’ils puissent enfin recevoir un Kaddish, eux qui ont été tués et enterrés comme des bêtes. Au point que les maraudeurs ouvrent les fosses pour... chercher l’or dentaire ! 
   - Aussi parce qu’il existe toujours des groupes et individus
 qui organisent une propagande pour prétendre que la Shoah n’a pas existé, que c’est un mensonge pour justifier la naissance d’Israël. 


Pour faire cesser l'odieux négationnisme
         
 Il n’y a pas de négationniste sans antisémitisme ; son but : ôter de façon odieuse toute légitimité au peuple juif. La Shoah fut le fruit noir de l’antisémitisme, péché contre D.et l’Humanité, répétait Jean Paul II.
          Certains négationnistes se prétendent catholiques, d’autres président l’Iran ; tous sont issus de la même lignée : l'héritage d’Himmler et Heydrich qui, en juillet 42, avaient déjà décidé de faire disparaître (déterrer et brûler) les corps des juifs fusillés dans l'ultra-secrète "Opération 1005", mère des négationnistes d'aujourd'hui ! Ne l’oublions pas! 
          
Malheureusement, beaucoup cherchent à ce que nos voix se taisent. Le sang d’Abel assassiné par Caïn ne cesse de crier vers le Ciel. Nous ne voulons pas condamner les Enfants assassinés dans la Shoah au silence, ni construire un monde moderne sur les milliers de fosses communes inconnues des juifs assassinés. Yahad in Unum, oeuvre pour que, lorsque les survivants seront rares, le Monde sache que des Hommes voulurent construire un Monde en y éradiquant le peuple Juif.


Le nouveau Centre de Documentation

          
Ce tout nouveau Centre pour la recherche sur la Shoah à l'Est se trouve à Paris, dans le même bâtiment que le Service des relations avec le judaïsme que dirige le Père au sein de l'Episcopat. Des ordinateurs neufs attendent thésards et historiens agréés par la Sorbonne. Le Pr. Husson y a créé un Master pour établir les éléments permettant de «tenir les négationnistes à distance», basé notamment sur les travaux de Desbois. 
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 10:15
Paix et vérité au Proche-Orient

Par Guy Senbel pour Guysen International News
Vendredi 16 octobre 2009 à 01:31
 

Recherche-t-on encore la vérité au Proche-Orient ? Le rapport Goldstone et l'examen qu'en propose le Conseil de sécurité, l'explosion d'un missile au Liban, une attaque probable de l'Iran par Israël annoncée mercredi 14 octobre dans les colonnes du Canard Enchaîné, à l'instar du Sunday Times il y a deux ans… Autant de sujets qui ont marqué l'actualité cette semaine, et qui pourraient encore laisser penser que la politique de Jérusalem est à l'origine de trop nombreux troubles. Voilà qui conforte la thèse du Président américain selon laquelle la résolution du conflit israélo-palestinien permettrait d'apaiser toutes les tensions dans la région.
 

Sous la houlette d'une administration américaine plus que jamais engagée dans la voie du règlement de conflits régionaux "évitables", les incessantes pressions déployées par l'émissaire George Mitchell pour instaurer le dialogue et la paix montrent une détermination propre à tous ceux qui s'imaginent que leurs prédécesseurs n'avaient pas tout entrepris pour gagner le pari de la paix. Souvenons-nous que la "Feuille de route" stipulait un "règlement définitif et global du conflit au Proche-Orient d'ici 2005"…  
 
Côté israélien, les règles avaient été respectées. En point d'orgue : le désengagement israélien de Gaza. Israël n'avait alors pas d'autre choix que de le décréter "unilatéralement". Ultime reproche à l'accomplissement d'un geste pourtant attendu. Gaza est devenu, depuis, une poudrière, alimentée par des tunnels dans lesquels passent des armes en provenance de Syrie et d'Iran. Les libertés fondamentales y sont bafouées. Ajoutons que le chaos politique ambiant freine les négociations pour la libération de Guilad Shalit.
 
La Feuille de route présentait l'avantage diplomatique de proposer les règlements des différents problèmes par étapes, sa finalité étant la création d'un Etat palestinien. Celle-ci a été ajournée par les violences entre le Fatah et le Hamas, partisan d'une politique de la terreur. Depuis, les Gazaouis vivent dans une détresse que les Israéliens n'ignorent pas, entretenue par un mouvement terroriste aux accents totalitaires.
 
L'heure est, malgré tout, à la concorde. La création d'un Etat palestinien se négocie avec les Israéliens, mais elle n'est pas possible sans un semblant d'unité palestinienne. Dans cette perspective, jeudi 15 octobre, le Fatah a d'ailleurs signé l'accord de réconciliation inter-palestinien, tandis que le Hamas réclame plus de temps pour examiner le texte et exige l'inclusion d'une clause reconnaissant le "droit de résister" à Israël…, méprisant ainsi les efforts diplomatiques à l'origine de ladite réconciliation. Inutile de cacher la vérité sur le Hamas et ses intentions belliqueuses. Sa résistance à Israël est sa raison d'être ; son idéologie antisioniste lui vaut l'indispensable appui de Téhéran.
 
Disons les choses simplement : la vision déformée de la réalité proche et moyen-orientale risquerait de mener à des opinions aussi fausses que dangereuses. Dans le monde arabo-musulman, certains courants politiques sont d'irréductibles opposants à l'influence occidentale. C'est leur vision manichéenne du monde qui nuit à la paix. Ne pas tenir compte de ces résistances inflexibles ne fera pas avancer la paix. Laisser entendre qu'un dialogue est possible avec le Hamas est, par exemple, une idée fausse.
 
Le Président Obama le sait bien. Cette semaine, des attentats terribles ont fait plusieurs centaines de victimes au Pakistan, en Afghanistan et en Irak. Les pays membres de l'OTAN dont les troupes sillonnent l'Afghanistan dans une guerre terrorisante et coûteuse en vies humaines contre Al-Qaïda, se demandent s'ils doivent poursuivre l'effort d'une guerre, dont les politiques se méfient déjà de l'impopularité qui vient. 
 
Le Président Obama sait bien que la guerre en Afghanistan est imposée par le terrorisme international qu'inspire Al-Qaïda. Le retrait des troupes en Afghanistan représente un risque que l'Occident ne peut se permettre de courir. Il sait aussi qu'un Pakistan instable dispose de la "bombe islamique", objet de toutes les convoitises iraniennes. L'enlisement afghan, annoncé ou craint, interdit l'ouverture d'un autre front…
 
Partie prenante dans certaines zones géographiques, Washington pousse la communauté internationale à arbitrer les conflits du Moyen-Orient. La paix est possible, à la condition que les vérités ne soient pas occultées sur ceux qui, par principe, la refusent. Ce message-là vaut aussi bien pour Ankara que pour Beyrouth. Il y a bien longtemps qu'Israël est favorable à la création d'un Etat palestinien, dont la vocation ne serait pas de "résister à Israël"…
 
Israël a-t-il commis l'erreur d'attendre huit ans avant de riposter aux tirs de missiles et d'obus depuis la bande de Gaza sur le Néguev occidental ? Israël a-t-il commis l'erreur de refuser de collaborer à l'enquête conduite sous les auspices du juge Goldstone, mandaté par l'ONU pour répondre aux thèses avancées par certains selon lesquels des crimes de guerre auraient été commis au cours de l'opération "Plomb durci" ? Agressé, pour l'essentiel au nom du principe du refus d'une implantation juive sur des terres musulmanes, Israël devient agresseur. Il ne sera jamais banal de le rappeler.
 
Au Liban au cours de l'été 2006, au cours de l'hiver dernier à Gaza, Israël n'a fait que riposter. Cette vérité-là ne fut pas comprise, sans doute emportée par la thèse médiatisée du "caractère disproportionné" de la riposte… Souvenez-vous, trois soldats de Tsahal avaient été enlevés. Deux sont rentrés dans des "boites noires". Le troisième, soldat de Tsahal et citoyen français, est l'otage du Hamas à Gaza depuis 1209 jours.
Ce soir, nous pensons à lui.
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 05:57
Relisez l'Article du 29/09/2009 : 
Des pièces datant de l'époque de Joseph ont été trouvées en Egypte 
de MEMRI sur : http://aschkel.over-blog.com/article-36685732.html
 





********

Ces derniers temps, plusieurs magazines de vulgarisation scientifique et historique se sont penchés sur la question de l’authenticité du récit biblique. C’est surtout le best-seller de Finkelstein et Silberman qui a ressuscité une polémique vielle de 100 ans. Les dernières découvertes archéologiques ne confortent pas forcément ceux que l’on croit

"A mon epouse Corava Negma, à ses enfants, à ses petits enfants qui n'ont jamais douté un seul instant."

J’achevais de déjeuner quand je reçus un mail de Lamed.fr. Ceci se passait à Paris, dans mon appartement où je passais des vacances studieuses. On me demandait d’écrire un article sur les révisionnistes ; je restais quelques instants songeur.

Bien sûr, les tentatives pour essayer de nous déstabiliser ne sont pas nouvelles ; du Hollandais jusqu’au Viennois, en passant par un ouvrage récent (qui est même vendu dans les librairies juives !) - tout à été fait pour nous démontrer scientifiquement que la Bible est erronée.

Quand ces detracto-révisionnistes comprendront-ils que la Bible n’est pas un livre d’histoire et que sa dimension est à des années lumières de cette conception cartésienne ?

Il n’y a rien de plus lamentable qu’une Vérité Biblique lorsqu’elle est livrée à des profanes !

La doctrine des révisionnistes n’est pas nouvelle, mais on essaie de l’articuler dans ses moindres détails et l’on finit tout simplement par divaguer. Il n’y a rien de plus lamentable qu’une Vérité Biblique lorsqu’elle est livrée à des profanes !

L’une des critiques les plus acerbe consiste à nous dire que la Bible a été rédigée bien plus tard que les évènements qu’elle relate (plus de 1000 ans après l’Exode) ; pour les révisionnistes un tel laps de temps rend impossible la relation minutieuse des évènements et des Traditions, ce qui conduit (pour eux) à un récit anachronique. C’est comme si l’on regardait un film des années 50 où les acteurs portent des montres digitales car les scénaristes n’auraient pas fait correctement leur travail !

Une autre attaque très facile, au premier abord, s’applique à un moyen de transport utilisé, le chameau :
« Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de lotus, qu’ils allaient transporter en Egypte » (Genèse 37 : 25)

Le Livre de la Genèse nous dit que les chameaux étaient des bêtes de charge et de transport au temps d’Abraham (18eme siècle av.). D’une manière générale, on estime dans certains milieux que le chameau a été domestiqué au 12ème siècle av. Cette contradiction sert de « fer de lance » aux détracteurs de la Bible et leur permet de prouver que les Textes ont été écrits à une période tardive.

Or, récemment tout a changé avec les dernières découvertes archéologiques.
On a pu démontrer clairement que le chameau a été domestiqué (par l’homme) au 18ème siècle av. CQFD !

Le Pr Kenneth Kitchen, égyptologue de l’Université de Liverpool a prétendu, pour sa part, que la vente de Joseph à une caravane d’Ismaélites (pour 20 pièces d’argent ) représente le type même de l’erreur biblique, car à l’époque le prix (selon lui ) d’un esclave est beaucoup plus élevé.
« Des gens de Madian, des marchands vinrent à passer ; ils tirèrent et firent remonter Joseph de la citerne, puis le vendirent aux Ismaélites pour vingt pièces d’argent. » (Genèse 37 : 28)

Il ne faut pas être très fin pour ne pas s’apercevoir que le prix indiqué par la Bible est un prix moyen ; de plus la description de la cour de Pharaon et de ses protocoles sont très précis. Le nom égyptien de Joseph, ses vêtements, les coutumes… tout est très proche de la réalité égyptienne telle que nous la percevons aujourd’hui.
« Pharaon surnomma Joseph Saphenath Panéach, et il lui donna pour femme Osnath, fille de potiphera, prêtre d’On » (Genèse 41 : 45)
 

LE SÉJOUR EN ÉGYPTE ET L’ESCLAVAGE DES HÉBREUX

L ‘égyptologue Sir Allan Gardiner a déclaré :
« Il ne faut jamais oublier que nous sommes confrontés à une civilisation de plus de dix mille ans et pour laquelle il ne subsiste que peu de vestiges. Ce que nous annonçons comme l’histoire égyptienne est une collection de chiffons et de ragot ».

Un ouvrage récent, véritable best seller polémique à souhait. La Bible dévoilée de Neil Asher Silberman et Israël Finkelstein vient corroborer les affabulations des révisionnistes.

Selon ces auteurs, la richesse des détails bibliques ne doit pas masquer l’absence de la documentation extra-biblique pour confirmer l’Exode.

Pourtant, des disques historiques présentent un document exceptionnel sur la période de l’esclavage des hébreux en Egypte.

Surnommé le Papyrus de Brooklyn (car il est conservé au Musée de Brooklyn), ce document utilise des patronymes israélites cités dans la Bible pour nommer des esclaves tels que Asher, Yissachar, Shifra… De plus, le disque utilise le terme « Hapiru » pour désigner des gens ayant travaillé dans les constructions grandioses de Ramsès II, or pour de nombreux linguistes, ce terme a de grandes affinités avec le terme « Ivrim » qui signifie « Hébreux » !

La Bible nous rapporte que les Hébreux construisirent les cités de stockage de 
Pitom et Raamses :
“ Joseph établit son Père et ses frères et leur donna droit de propriété dans le pays d’Egypte, dans la meilleure partie du pays, dans la terre de Raamses, comme l’avait ordonné Pharaon » ( Genèse 47 : 11 )

L’archéologue autrichien Manfred Bietak a effectué une partie de ses recherches pour identifier la cité de Pi-Raamses. Ce chercheur, directeur des excavations depuis 1966 travaille pour l’OAI.

Pi-Ramesse date exactement de la période du séjour des Hébreux en Egypte.

Il a découvert dans le delta oriental du Nil, un centre marchand du royaume moyen d’Egypte (capitale du Hyksos) ainsi que la résidence du delta des 19ème et 20ème dynasties : PiRamesse.

En quoi cela nous concerne t-il ? C’est très simple, cette cité date exactement de la période du séjour des Hébreux en Egypte et confirme que de nombreux asiatiques (Cananéens d’origine) habitèrent les résidences d’esclaves.

Les disques égyptiens nous disent également que « Ramsès II construisit une nouvelle capitale Pi-Ramesse (maison de Ramsès) dans le delta oriental du Nil, aux alentours de Goshen », là où la Bible situe les Hébreux !

Il est à noter de plus, que le Papyrus de Leyden (autre document égyptien de cette époque) rapporte que lors de la construction de Ramasses, un fonctionnaire a demandé : «Que soit distribué des rations de grains aux soldats et à l’Hapiru. »

Le Pr Malamat Abraham ( de l’Université Hébraïque de Jérusalem) tire de ce qui précède un certain nombre d’enseignements, notamment que les Hébreux ont été forcés de construire la ville de Ramasses : «Cette preuve tombe à pic ! »
 

L’EXODE ET LA TRAVERSÉE DU DÉSERT

« Quand Pharaon fit partir le peuple, D.ieu ne le dirigea point par le pays des Philistins, car il était proche ; Parce que D.ieu disait « de peur que le Peuple ne regrette quand ils verront la guerre, et qu’ils retournent en Egypte.» (Exode 13 :17)

Le Pr Malamat a tenté à maintes reprises d’expliquer ce détour : à cette époque (et cela pendant deux cents ans), il y avait un réseau de forteresses situé le long de l’itinéraire côtier nordique (du Sinaï à Canaan) ; cette ligne constituait alors l’accès de l’Egypte proche vers le Sinaï méridional (car les Egyptiens pressentaient que la route méridionale conduirait à une mort certaine dans le désert.)
Donc, Moise indique une route aux Hébreux pour mystifier Pharaon, à tel point que les Egyptiens concluront : « 
Et Pharaon dira des enfants d’Israël qu’ils se sont égarés dans ce pays ; le désert les a emprisonnés. » (Exode 14 : 3)

Le Pr Malamat précise d’ailleurs à ce sujet « que ceci reflète un point de vue spécifiquement égyptien qui est normal pour l’époque en raison des forteresses disséminées sur la côte nordique, n’importe qui cherchant à se sauver d’Egypte ferait un détour vers le Sud pour éviter le désert ».

Pour renforcer cette thèse, il suffit d’examiner une série de papyrus de l’Egypte ancienne écrite en araméen et trouvée sur l’Ile Eléphantine, près de ce qui est aujourd’hui le barrage d’Assuan : on y découvre le récit d’une rébellion dans laquelle une faction égyptienne renégate a suborné des asiatiques habitant l’Egypte pour les aider.

Bien que la rébellion ait échoué, elle confirme que lorsque les Hébreux étaient en Egypte, les Egyptiens pouvaient penser :
« 
Allons, ingénions-nous contre lui (le peuple des enfants d’Israël) de peur qu’il ne s’accroisse encore, et alors, survienne une guerre, il pourrait se joindre à nos ennemis, nous combattre et il quitterait le pays. » (Exode 1 :10)

C’est, précise le Pr A.Malamat , « ce qui s’est effectivement produit dans l’épisode narré sur le papyrus de l’Ile Eléphantine» !

En outre, ce document très étonnant, nous parle d’une colonie juive de type militaire chargée de défendre la frontière contre les Nubiens (Ethiopiens), autour de 480 av. Ils ont construit un temple mais ont amalgamé leur pratique avec des pratiques idolâtres tout en observant Pessah strictement ! Les contrats commerciaux, les documents relatifs au divorce, et d’autres documents mentionnés sur ces papyrus nous éclairent sur les pratiques légales de ces Hébreux.

Un autre type de critique est venu du défunt archéologue Gosta Ahlstrom .
Il a déclaré : « il est évident que les auteurs bibliques n’avaient rien su des évènements en Palestine avant le 10ème siècle av. et de même, ils ont ignoré la géographie de la Palestine vers la fin de l’age de bronze ».

La preuve d’Ahlstrom : il nous cite la liste biblique des villes le long de l’itinéraire suivi par les Hébreux juste avant d’atteindre le Jourdain Iyyim, Dibon,
Almon-diblatayin, Nébo et Avel Shittim.
«
 Ils repartirent d’Iyyim et campèrent à Dibon Gad.
Ils repartirent de Dibon-Gad et campèrent à Almon-Diblathayim.
Ils repartirent d’Almon-Diblathayim et campèrent parmi les monts Abarim en face de Nébo
. » (Nombres 45, 48)
 

Itinéraire géographique incrit sur le temple d'Amon à Karnac, Egypte
Itinéraire géographique incrit sur le temple d'Amon à Karnac, Egypte
L’archéologue G.Ahlstrom nous précise alors que la plupart de ces endroits n’ont pas été localisés et ceux qui ont été fouillés ne sont pas mentionnés par la Bible.
 

Pourtant, les hiéroglyphes des temples égyptiens indiquent des éléments bien différents ! On sait aujourd’hui que l’Egypte a eu beaucoup de raisons de voyager à Canaan (commerce, conquête militaire, administration). Ces itinéraires sont relatés dans trois temples égyptiens différents, énumérés dans le même ordre prévu dans la Bible et datés à la période exacte de la conquête de Canaan.

Une autre vérification est facile ; elle se situe au niveau d’une inscription qui se trouve au musée d’Amman. Datant vraisemblablement du 8ème siècle av, on l’a trouvé dans le village jordanien de Deir-jalla (1967) qui, pendant la période biblique, était un territoire moabite.

Cette inscription nous informe qu’une personne se nommant Bilaam ben Beor, connu des habitants locaux en tant que prophète recevait ses prophéties la nuit !
Trois fois dans les deux premières lignes du texte, le nom de « fils de Balaam de Beor » est indiqué.

Ce texte se compose de 119 fragments de plâtre, inscrits avec de l’encre noire et rouge ; il était parmi des gravas d’un bâtiment détruit par un tremblement de terre.
Ce tremblement s’étant sûrement produit pendant le règne du roi Uzziah (760 av). Ecrit en araméen, il commence par le titre « du livre de Balaam fils de Beor », ce qui laisse penser qu’il faisait partie d’un texte pré-existant.
L’ensemble de ces informations tend à corroborer le Bilaam décrit dans la Bible -son nom, son prénom, son métier, ses prophéties nocturnes et le fait qu’il soit un moabite. (Nombres 21, 4-8)

Abordons maintenant la présence des Hébreux en Egypte. Qu’il nous soit permis de signaler aux révisionnistes de toute sorte que dans le modeste village de Beni Hassan, à 240 km du Caire ont été découvertes 39 tombes de Nobles du royaume moyen d’Egypte. L’un d’eux est un Noble de la 12ème dynastie. Sur les murs de ce tombeau sont décrits la visite de quelques asiatiques (Cananéens) en Egypte. On situe la migration de Jacob et des siens pendant cette période : CQFD

D’autre part, « il se leva un roi nouveau sur l’Egypte, qui ne connaissait pas Joseph ». (Exode 1 : 8)

Il semble certain aujourd’hui que ce roi est le Pharaon Sésostris III. Son prédécesseur Sésostris II n’a eu aucun fils !

Des disques historiques nous apprennent que des esclaves asiatiques (Cananéens) ont été utilisé par la 12ème dynastie.

Gardiner a écrit : «Il devrait être noté, cependant, que sur les stèles et les papyrus, les esclaves asiatiques (Cananéens) sont très souvent mentionnés, bien qu’il n’y ait pas moyen de dire s’ils étaient des prisonniers de guerre ou avaient infiltré l’Egypte de leur propre chef ».

Il est clair aujourd’hui qu’il y a eu un programme de constructions étendu dans le delta où les Hébreux ont été situés. Les bâtiments construits dans le delta oriental du Nil ont été faits en briques crues et boue ; il en est de même pour les pyramides de Sésostris III et Amenemhet III.

Flavius Josèphe a d’ailleurs écrit : « Ils (les Egyptiens) les ont placés (les Hébreux) pour construire les pyramides » (Antiquités des Juifs, Livre 2 : IX-1)
 

DANS QUELLES PERSPECTIVES ?

L’histoire biblique ne peut se comprendre qu’avec l’intervention de D.ieu et ceci par l’intermédiaire des miracles : ouverture de la mer des Joncs, Révélation du Mont Sinaï, distribution céleste quotidienne de la manne … Pour les révisionnistes, l’histoire semble un conte à dormir debout : sommes-nous capables de retracer les routes de l’Exode dans le désert ; pouvons nous même déterminer si l’Exode a bien eu lieu ?

Est-ce bien notre problème ? La torah n’est-elle pas a la fois globale et individuelle ? Ces personnes utilisent un raisonnement relativement simpliste ; n’est-il pas absurde de penser que les Hébreux avaient assez de provisions dans le désert pour subsister ?

En fait, ce genre d’opinion doit être replacé dans son contexte ; ce n’est pas la Bible que les archéologues attaquent mais il se trouve que les faits rapportés par la Bible ne coïncident pas avec leurs propres démonstrations ! La Bible nous enseigne clairement que la nourriture, les vêtements et la protection furent donnés par D.ieu, alors pourquoi douter ?
 

LA CONQUÊTE DE CANAAN

Depuis 1980, les fouilles de Jéricho ont permis de découvrir une cité qui date de Josué.

Pourtant, en 1952, l’archéologue britannique Kathleen Kenyon creusa une profonde tranchée et observa une coupe transversale de la cité de Jéricho. Elle constata que le plus récent de ses murs dataient de 200 à 600 ans, c’est à dire près de 1000 ans avant l’arrivée de Josué. [ Soit 1600 et 1200 avant l'ère chretienne, c'est à dire à la fin de l'âge de bronze ]. Elle arriva donc à la conclusion que Josué s’était trouvé dans l’impossibilité de détruire les murs de Jéricho, car ils auraient correspondu à des couches de terres plus profondes. Conclusion de cette éminente archéologue : la destruction des murs de Jéricho vers 1350 av. est une légende !

Pour nous, il suffit de nous référer au Talmud (Berakhot 54a) qui nous explique que les murs ont été engloutis dans la terre ; il est donc évident qu’ils se sont retrouvés dans les couches très profondes. De plus, K. Kenyon n’a jamais expliqué comment une ville aussi prospère que Jéricho n’était pas protégée par des murs épais !

Grâce aux travaux du Dr Bryant G.Woods (Université de Toronto) dans les années 90, on sait aujourd’hui que l’erreur commise dans les années 50 provient du fait que les fouilles ont été effectuées au mauvais endroit !

Le blé retrouvé est un blé de printemps or Josué a conquis Jéricho immédiatement après Pessah.

Les travaux de Woods ont démontré qu’à 3 mètres en arrière des précédentes fouilles, des limons recouvrant des excavations ont été découverts ; preuve d’une combustion forte.
« Josué livra Ai au flammes et la condamna à une ruine et à une solitude perpétuelle-ce qu’elle est encore aujourd’hui. » (Josué : 8-28)

De plus, un certain nombre de caches contenant du blé à peine utilisé ont été trouvé, ce qui laisse présager que le siège de Jéricho a été bref ; en outre, le blé retrouvé est un blé de printemps or Josué a conquis Jéricho immédiatement après Pessah !

Le Pr Laurence Stager (Harvard) en parlant des travaux de Woods :
« En ce qui concerne l’évaluation archéologique, il semble que la destruction de Jéricho soit une évidence et que sa datation est de plus en plus précise.

Il est très rare qu’un archéologue déclare: « Tout correspond à ce que la Bible a décrit ». Il ne faut pas cependant oublier, que le Dr Adam Zartal (Département d’Archéologie de l’Université de Haïfa) avait déjà induit ces hypothèses.

« Josué bâtit alors un autel au Seigneur, D.ieu d’Israël, sur le mont Hébal, selon ce que Moise, serviteur de D.ieu, avait prescrit aux enfants d’Israël, comme il est écrit dans la loi de Moise : un autel de pierres brutes, que le fer n’avait jamais touchées ». (Josué 8 : 30-31)

Les travaux de Zartal ont montré l’existence de cet autel à la place prévue par le Livre de Josué ; de plus les os d’animaux jonchant le sol correspondent aux holocaustes bibliques.
«
 Et l’on y offrit des holocaustes à l’Eternel, et l’on y sacrifia des rémunératoires » (Josué 8 : 32)

Cet autel, découverte du Pr Zartal, correspond au style de construction pratiqué par les Hébreux et en aucun cas à un autel utilisé par les Cananéens dans leurs temples païens ! Il est donc assez facile, de ce fait, au Pr Zartal d’attaquer les révisionnistes : « Que répondez-vous à l’accumulation de preuves que j’ai apportées ? Apparemment rien ! Sinon le silence »

Le Dr L. Stager,pour conclure ce chapitre, a déclaré en parlant des découvertes du 
Dr Zartal : « Si un autel a été découvert sur le mont Eval, c’est une découverte révolutionnaire. Nous (les archéologues) nous devons retourner au jardin d’enfants ».
 

INFLEXIBLES ET CARTESIENS
Les révisionnistes insistent beaucoup sur le fait que l’entité « Israël » n’a pas existé avant le 9e siècle av. ; or on connaît une inscription datant de 1210 av. qui identifie clairement « Israël » dans la terre de Canaan comme un peuple à part entière.
 
«Israël est dévastée, sa graine
ne poussera plus», est la 
proclamation victorieuse de 
Pharaon Méneptah.. gravée en 
1210 av.
«Israël est dévastée, sa graine ne poussera plus», est la proclamation

L’inscription, qui décrit la victoire du Pharaon Méneptah à Canaan nous dit :
« 
Israël est dévastée, sa graine ne poussera plus »
Cela signifie que le Pharaon Méneptah, lors d’une campagne militaire contre Canaan a anéanti un peuple nommé Israël et qu’il n’en resterait plus rien.
 

Tel Dan constitue la première référence à la «maison de David» en dehors
Comment les révisionnistes réagissent-ils à cette inscription ? Ils nous répondent que nous ne disposons que d’une seule preuve, mais selon les normes de l’histoire moderne, cela est suffisant : il y a eu un peuple dans Canaan qui a pris le nom d’Israël et qui a été appelé Israël par les Egyptiens et il est évident que ceux-ci n’ont pas crée de toutes pièces un peuple unique pour faire simplement œuvre de propagande.
Tel Dan constitue la première  référence à la «maison de David» en dehors de la Torah.
 

Avec cette démonstration exhaustive, on a trouvé dans la région de Judée-Samarie, environ 300 hameaux construits entre le 11ème et 13ème siècle av., époque où nos ancêtres ont conquis le pays. On sait aujourd’hui que cette population rurale n’était pas une population de Canaan ; de plus leur habitat était unique et correspond tout à fait à celui décrit dans le Livre des Juges et le Livre de Samuel.

Tous ces faits, ainsi que l’inscription sur la stèle de Méneptah concourent à renforcer l’idée d’un déploiement de colonies Juives dans cette région.
 

DAVID ET SALOMON

Un certain nombre d’archéologues révisionnistes pensent que l’existence de la monarchie de David et de Salomon est une « habile manipulation nationaliste des auteurs de la Bible ». Ils prétendent que la Bible a donné une version idyllique des règnes de ces deux souverains, les considérant comme l’âge d’or de l’histoire d’Israël.
 

Vue aérienne des ruines de l'ancien Megiddo dans la vallée de jezréel
Allons plutôt à l’essentiel : la Bible nous raconte comment le roi Salomon a rénové trois villes, Chatzor, Megiddo et Gezer pour servir de garnison à sa prodigieuse cavalerie :
«
 Plus toutes les villes d’approvisionnement de Salomon, les villes des chariots, celles des cavaliers bref, ce qu’il plaisait à Salomon de construire à Jérusalem, au Liban et dans tout le pays soumis à sa domination » (I Rois : 9-19)
Vue aérienne des ruines de l'ancien Megiddo dans la vallée de jezréel

« Le roi Salomon fit aussi construire une flotte à Ecion-Gheber, qui est près d’Elot, au bord de la mer rouge, dans le pays d’Edom. » (I Rois : 9-26)

Des archéologues ont découvert les murailles de ces cités, datant du roi Salomon.
Les expéditions menées par le Pr Nelson Glueck ( American Schools of Oriental Research ) entre 1937 et 1940 en ce qui concerne Tell el Kheleifeh montrèrent, au niveau des fouilles, des murailles importantes.

Les débris de poteries permirent de fixer la date de construction des ouvrages à une date postérieure à 1000 av. A un certain niveau de la muraille, Glueck découvrit une porte pourvue d’une triple défense : Tell el Kheleifeh ne pouvait être, selon lui, qu’Ezeon-Geber ; de plus cette ville recelait un certain nombre de chantiers navals dont on trouva les vestiges.

Mais surtout, cette ville était le centre de l’industrie du Cuivre à l’époque de Salomon ; or, nulle part que ce soit en Asie occidentale ou en Egypte, on a trouvé un haut fourneau comparable à celui que Glueck découvrit. Ce qui tend à prouver que la plus grande fonderie de l’Orient se trouvait là. CQFD

Le Pr Israël Finkelstein, un révisionniste à la mode, s’oppose à la théorie de Glueck en se basant sur un système de datation différent. Il prétend que la construction de la porte à triple tenaille s’est faite 100 ans après la période du roi Salomon ; il base son argumentation sur le fait que les découvertes antérieures se fondaient sur la stratigraphie, la poterie et la Bible.

Or, n’en déplaise au Pr Finkelstein, on sait depuis la théorie de l’évolution, que tout système de datation est sujet à caution !
Est-il besoin de douter de l’existence des rois David et Salomon, connu par la bible comme les fondateurs de la lignée davidique ?

L’une des dernières découvertes archéologiques (1993) sont les pierres de la ville antique de Dan (Galilée) par l’archéologue Avraham Biran. Celui-ci et son équipe ont mis à jour les restes d’une stèle basaltique noire sur laquelle figuraient 13 lignes d’écriture. Deux de ces lignes contenaient les expressions « Roi d’Israël » et « Chambre de David ».

C’est la première fois que l’on trouvait une référence au roi David en dehors de la Bible ; le Dr Biran pense que la stèle a été érigée dans le 1er trimestre du 8eme siècle A C E . (soit environ un siècle après la mort du roi David) ou autour de la periode de la conquête de Tiglat-Pileser III d'Israël du Nord [733/2 A.C.E ]

Dans le cas où les sceptiques aimeraient d’autres preuves, sachez qu’une autre dalle de basalte où figurait une inscription du roi Mesha a été découverte à Dibon par Klein (un missionnaire allemand ) en 1868. On nomme cette stèle La pierre de Moabite et elle est composée de 34 lignes écrites en caractères moabites.
Elle a été installée par le roi Mesha comme disque et mémorial de ses victoires ; on la trouve aujourd’hui au musée du Louvre :

« Mecha, roi de Moab, était riche en troupeaux : il payait au roi d’Israël un tribut de cent mille agneaux et de cent mille béliers pourvus de leur laine.
Mais à la mort d’Achab, le roi de Moab fit défection au roi d’Israël 
» (II Rois 3 :4-5)

La langue moabite utilisée sur la stèle est très proche de l’hébreu.
Un certain nombre de lignes sont significatives :
- ligne 5 : «Le roi d’Israël, et lui ont humilié Moab pendant beaucoup de jours ».
- ligne 6 : « Et son fils a régné dans son endroit ; et il a également dit [ma volonté est d’opprimer Moab] En mes jours il a dit ainsi ».
« Aussitôt Joram quitta Samarie et passa en revue tout Israël. Puis il se décida à envoyer le message suivant à Josaphat, roi de Juda : [le roi de Moab s’est révolté contre moi. Veux-tu aller en guerre avec moi contre Moab ? ] » (II Rois 3 :6)
- ligne 7 : « Mais j’ai triomphé de lui et de l’excédent de sa maison et l’Israël a péri »

La célèbre ligne 31, quant à elle, est très significative ; elle a fourni la première mention de David dans un texte contemporain en dehors de la Bible.

L’existence même du roi David a souvent été contestée ; il est intéressant de constater (mais le hasard existe-t-il ?) qu’au moment même où la stèle de Dan a été découverte, l’épigraphe français André Lemaire travaillait au décryptage de l’inscription de Mesha et il a montré qu’une inscription identique apparaissait : «la chambre de David »
ligne 31 : « Et la chambre de [ Da ] vid a demeuré dans Hauranen »
A la suite de ces découvertes, les révisionnistes se sont déchaînés.
1. En 1994, Philip R. Davies (leur chef de file) a suggéré que l’expression de Dan ne signifie pas forcément «chambre de David» mais qu’elle pourrait être facilement traduite par «chambre de l’oncle» ou «chambre de la bouilloire». 
2. Dès la fin de 1994, Anson Rainey a signalé les erreurs trouvées dans l’interprétation de P.R. Davies en ce qui concerne les inscriptions de la stèle de Dan et la pierre de Moabite.
3. En 1995, David Noel Freedman et Jeffrey C. Geoghegan constatent que la «chambre de David » reste la traduction la plus susceptible du passage ambigu des deux stèles.

Ne désarmant nullement, les révisionnistes se sont attaqués à la conquête de Jérusalem par le roi David.

Les nouvelles fouilles près de Gihon se font dans la partie la plus ancienne de Jérusalem et elles ont montré de nouvelles informations sur les réseaux d’eau .

La Bible relate la conquête de Jérusalem dans [ II Samuel : 5 ] ;les études les plus récentes ont montré que David s’est servi des réseaux d’approvisionnement d’eau pour entrer dans la ville.

Au cours des fouilles concomitantes au 3e millénaire de la prise de la ville, les archéologues Ronny Reich et Eli Shukron ont découvert les fondations d’une tour énorme construite avec des pierres gigantesques ; cette tour protégeait le système de conduction d’eau et datait de la période d’Abraham.
 

CONCLUSIONS

Le Professeur Adam Zartal, titulaire de la chaire d’archéologie de l’Université de Haïfa, indique à propos de la polémique entre l’archéologie et la Bible :
« Après des années de recherche, je crois sincèrement qu’il est impossible d’envisager les origines d’Israël sans la Bible !
Pendant longtemps, la recherche a essayé d’être aussi objective que possible et de ce fait, la Bible était utilisée (pour certains) avec circonspection.
Mais de plus en plus, nous avons vérifié la valeur historique de la Bible, et nous avons constaté avec stupeur (pour certains d’entre nous) que les indications et les informations présentes dans la Bible constituaient des portes ouvertes où nous (les archéologues) pouvions nous engouffrer »

Eh, messieurs les révisionnistes ; des Textes, rien que des Textes !

Ils opposent à des conjonctures, à des hypothèses, tant rabâchées qu’on avait fini par les prendre pour prouvées, un démenti cinglant. Il faut en tirer des conséquences.

Admettre qu’on s’est trompé n’est pas donné à tout le monde ; pire que cela, admettre que des scientifiques nous ont trompés, c’est inadmissible. Alors, Messieurs les révisionnistes, êtes-vous capables de faire à reculons le douloureux chemin de l’erreur jusqu’au carrefour où l’on s’est égaré ?

La Science c’est aussi cela !

« D.ieu a donné à son peuple une loi de vérité par son prophète, le fidèle de sa maison.
Jamais d.ieu ne changera sa loi,
Jamais il ne lui en substituera une autre
 »


Traduction et adaptation du Dr Aharon FELDMANN
 Pour Lamed
www.lamed.fr 
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 05:39
Relisez l'Article du 29/09/2009 : 
Des pièces datant de l'époque de Joseph ont été trouvées en Egypte 
de MEMRI sur : http://aschkel.over-blog.com/article-36685732.html
 










Une violente controverse a lieu au sein du monde Juif, à la suite d’une affirmation soigneusement répandue du Rabbin David Wolpe, de Los Angeles, selon laquelle « la façon dont la Bible décrit l’Exode n’est pas conforme à ce qui s’est passé, si cela est arrivé. »
Wolpe a fait cette déclaration devant 2000 fidèles au Conservative Sinaï Temple, et le discours a été reproduit en première page du Los Angeles Times. L’article intitulé« Doute sur l’Histoire de l’Exode », affirme que l’archéologie ôte toute validité au récit biblique.

Alors que le public ne se passionne pas pour l’archéologie, le débat entre l’archéologie et la Bible est souvent houleux et au vitriol (sic).

L’archéologie biblique est souvent divisée en deux camps : les « minimalistes » ont tendance à mésestimer la précision historique de la Bible, alors que les « maximalistes » qui sont majoritaires et la plupart du temps (irréligieux) agnostiques, suggèrent que les preuves archéologiques vont dans le sens de l’histoire cité fondamentale du texte biblique.

Il faut comprendre ce que l’archéologie, en tant que science, est et n’est pas.

L’archéologie a deux composantes : la mise à jour des vestiges anciens, et l’interprétation de ces vestiges. Alors que l’étape de la fouille est plus  mécanique, factuelle, l’étape d’interprétation relève surtout de la subjectivité. En présence du même vestige, deux archéologues de réputation mondiale en tireront souvent des conclusions divergentes, surtout lorsque l’ego, la  politique et la religion entrent en ligne de compte.

Dans le domaine subjectif de l’archéologie biblique, telle personne émettant un jugement définitif, comme « l’archéologue démontre … », à sans doute choisi son camp et ne montre pas tout. Quand la journaliste du L. A. Times, Teresa Watanabe écrit « Le Rabbin disait simplement à son troupeau (sic) ce que les universitaires savent depuis des lustres » (c’est nous qui soulignons), elle révèle son a priori contre la Bible.
 

L’HISTOIRE, ALORS ET MAINTENANT

Il faut l’admettre, (néanmoins) de toutes façons, nous manquons de document Egyptiens sur la période de l’Exode. Pourquoi ?

Il est nécessaire de comprendre la conception que les Anciens avaient sur les événements historiques. La grande majorité des inscriptions venant de l’Antiquité a un objet spécifique : glorifier les actions du roi et montrer sa puissance militaire.

Le premier « historien » objectif, selon notre conception moderne de ce terme, était l’écrivain grec Hérodote. On le considère comme le « père des historiens » à cause de sa tentative de « compiler » sans passion une histoire de la guerre entre les Grecs et les Perses. On date l’histoire d’Abraham au XVIIIème siècle avant J.C., cependant que celle de l’Exode est généralement placée au XIIIème siècle avant J.C. - 800 ans avant Hérodote.

Cela ne veut pas dire que les anciennes civilisations ne gardaient pas trace des événements, c’est seulement qu’elles privilégiaient l’hagiographie par rapport à une histoire objective.

Le British Museum de Londres expose des inscriptions sur les murs du palais de l’empereur assyrien Sanscheriv. Elles montrent les épisodes des campagnes militaires de Sancheriv à partir du VIIIème siècle avant J.C., y compris les descriptions d’ennemis tués (décapités, empalés, etc. …) Sancheriv est montré plus grand que la normale.

Mais il manque un élément à ces fresques : il n’y aucun Assyrien mort ! Ceci est cohérent avec le style « historique » antique : les événements néfastes, échecs et défaut ne sont pas décrits du tout. Lorsqu’une nation subit une défaite humiliante, elle lave les fautes et détruit les preuves.

Cette idée a des retombées significatives pour l’archéologie et l’Exode. La dernière chose dont les anciens Egyptiens avaient gardé trace est bien l’humiliation d’être totalement anéantis par le Dieu d’une petite nation dominée ( ?). Les Egyptiens conserveraient-ils les détails de la destruction des champs, troupeaux de la mort des nouveau-nés avec, de surcroît, la mort de Pharaon et de toute l’armée Egyptienne dans la Mer Rouge.  

En d’autres termes, nous ne nous attendons pas à constater un grand intérêt pour l’humiliation de Pharaon par Moïse, même si elle avait eu lieu.

Un événement majeur comme la bataille de Kadesh sur le fleuve Orante, entre les Hittites et le Pharaon Egyptien Ramsès II, sera rappelé comme une grande victoire, et décrit comme tel.

Point intéressant, la Torah est unique parmi tous les écrits des nations antiques, en ce qu’elle montre son peuple dans la victoire comme la défaite. Les Juifs, et parfois leurs patriarches sont dépeints comme des rebelles, se plaignant, adorateurs d’idoles, et oui, descendant d’esclaves. Cette description objective confère à la Torah une grande crédibilité. Ainsi que l’écrivain Israël Zangwill dit : « La Bible est un livre antisémite. Israël est le méchant, pas le héros, dans sa propre histoire. Singulière dans les épopées, elle parle de vérité, pas d’héroïsme. »
 

CHRONIQUES ARCHÉOLOGIQUES INCOMPLETES

La recherche archéologique est monotone et coûteuse. A ce jour, seul une petite partie des sites archéologiques historiques ont été mis à jour.

Cette courte chronique archéologique signifie que toute conclusion est fondée sur les suppositions et des projections dans le temps. Ce que l’archéologie peut seulement montrer, c’est l’existence des vestiges exhumés, et non l’inexistence de ce qui n’est pas mis à jour. L’absence de preuve … n’est pas preuve de l’absence.

Pour autant, cela n’a pas empêché certains archéologues de faire des affirmations audacieuses. Dans les années 1950, l’archéologiste mondialement respectée Kathleen Kenyn creuse une petite parcelle de Jéricho, à la recherche de reste d’habitation du temps de la conquête de la ville par Josué, en 1272 avant J.C. Elle ne trouve pas de preuve et en déduisit que la Bible mentait.

Le problème est que Kenyn a creusé sur une petite surface seulement, et a fondé des conclusions sur ce peu d’éléments. Aujourd’hui, même si le débat reste ouvert, de nombreux archéologistes affirment qu’il y a vraiment des preuves évidentes d’habitations du temps de Josué à Jéricho.

L’archéologie est une disciple nouvelle et ses résultats sont loin d’être définitifs. Nous avons seulement commencé à gratter la surface du sol.

La journaliste du L.A. Times commet d’autres erreurs, telles que lire le texte biblique sans le commentaire du Talmud qui l’accompagne. Par exemple, essayant de démontrer l’incohérence de la Bible, le L.A. Times écrit : « Un passage de l’Exode dit que les corps des conducteurs de chars Egyptiens furent trouvés sur la plage, alors que le verset suivant dit qu’ils coulèrent au fond de la mer. »

Le plus grand commentateur de la Bible, Rachi explique qu’après la noyade des Egyptiens, la mer les rejeta sur la rive, au soulagement des Juifs, que leurs ennemis ne les poursuivrai plus (Exode 14 : 30).

La crédibilité de l’article du L.A. Times est encore plus affaiblie par sa citation d’un autre rabbin qui affirme faussement cela importe peu « si nous (les Juifs) avons ou non construit les pyramides. »

Mais, ainsi que le dément clairement le verset de l'Exode (1:11) et la Haggadah de Pessa'h, les Juifs ont « bâti villes, entrepôts de Pitom et Ramsès ». Les Juifs n’ont jamais construit de pyramide, construits en 2 500 Aant J.C. quelques 1 200 ans avant l’Exode.
 

NAISSANCE DE NOTRE PEUPLE

Le Los Angeles Times affirme : « La plupart des congressistes, de même que des laïques et plusieurs rabbins interrogés, ont dit que la véracité historique de l’Exode est presque sans intérêt. »

Nous ne sommes pas d’accord. La vérité de ce texte est bien le point important. En s’attaquant à la véracité de l’Exode et en la réduisant à une quelconque fable, ces rabbins détruisent les principes fondateurs du Judaïsme, remontant à plus de 3300 ans.

Les Dix Commandements annoncent depuis le commencement : « Je suis le Seigneur Ton Dieu ».

Mais c’est seulement une partie du problème. Une lecture du verset complet montre combien la foi en Dieu est prêchée par l’expérience de l’Exode : « Je suis le Seigneur Ton Dieu qui t’a conduit hors de la terre d’Egypte, Te libérant de l’esclavage. » (Exode 20 : 2)

Le peuple Juif a survécu pendant des milliers d’années, envers et contre tout, parce qu’il savait clairement la vérité de la Torah. Quand les Juifs du Temps des Croisades préférèrent brûler sur le bûcher plutôt que se convertir, ils ne prêtaient pas foi à une simple fable. Proposer une autre interprétation, c’est insulter les millions de Juifs morts pour leur foi.

Que ce soient des non-confessionels vu des rabbins, contre ceux qui rejettent la vérité de la Torah et le caractère obligatoire des Commandements, rejetant les récits historiques de la Torah, des poursuites sont engagées ( ?).

Pendant plus de 3000 ans les Juifs ont fidèlement transmis l’histoire de l’Exode, unique dans les annales de l’histoire mondiale. De père en fils, de maître à élève, c’est une chaîne ininterrompue de tradition. 

Est-elle vraie ?


Adaptation et commentaires du Dr Aharon FELDMANN
pour Lamed.
www.lamed.fr
 
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 18:28

 

Des empreintes sur la mosaïque de Lod datant de 1 700 ans

[Mercredi 14/10/2009 16:52]

 




par Yael Ancri
http://www.actu.co.il/


Nous vous parlions il y a quelques mois d’une
mosaïque datant de 1 700 ans dévoilée à Lod et dont 

une partie serait exposée au Musée métropolitain d’Art de New York. Les archéologues de l’Autorité israélienne des antiquités (AIA) ont récemment découvert des empreintes sur la mosaïque, lors du travail de transfert de l’impressionnant parterre.

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Les archéologues de l’AIA travaillant sur la mosaïque (photo Israel news : Niki Davidov / AIA)

Alors que les experts travaillaient sur le support en plâtre de la mosaïque, ils ont eu l’agréable surprise de remarquer que les réalisateurs de cette œuvre avaient laissé l’empreinte de leurs pieds, qu’ils soient nus ou chaussés de sandales, dans le sol sous la mosaïque.

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Une empreinte montrant que les ouvriers travaillaient parfois en sandales (photo Israel news : Niki Davidov / AIA)

« C’est merveilleux C’est la première fois que j’ai découvert ce genre de chose sous une mosaïque », a déclaré Jacques Neguer, directeur du département de conservation artistique de l’AIA. Neguer a qualifié cette découverte de « véritable pierre précieuse archéologique extraordinairement bien conservée. » Lorsque les hommes de l’AIA déplacent un fragment de mosaïque, c’est généralement pour en nettoyer le support et étudier le matériau à partir duquel il est fabriqué, ainsi que les étapes de construction, explique Neguer. Et d’ajouter : « Nous cherchons des dessins et croquis faits par les artistes dans le plâtre pour indiquer l’emplacement de chaque morceau de la mosaïque. »

Neguer explique que c’est ce qui est arrivé avec la mosaïque de Lod. « Sous une pièce sur laquelle sont dessinées des feuilles de vigne, nous avons découvert que les réalisateurs de la mosaïques avaient tracé des lignes indiquant où placer chaque morceau de mosaïque, puis, en nettoyant les couches, nous avons trouvé des empreintes de pieds et de sandales, de tailles 34, 37, 42 et 44. » Au moins l’une des empreintes laissées dans le sol ressemble à une sandale moderne. La concentration d’empreintes montre que « les ouvriers avaient tassé le mortier avec leurs pieds. »

20091014113401

Empreinte de pieds nus également découverte sous la mosaïque de Lod (photo Israel news : Niki Davidov / AIA)

Le sol vieux de 1 700 ans – une des mosaïques les plus grandes et splendides dégagée par l’Etat d’Israël – a été découvert à Lod en 1996. Incroyablement bien préservée, la mosaïque s’étend sur une surface de 180 m² et est composée de dalles colorées représentant avec force détails divers animaux, oiseaux et poissons, toute une variété de plantes, ainsi que des navires de marchandises de l’époque romaine (fin du 3e siècle et début du 4e siècle de l’ère commune). D’après les estimations, elle faisait partie d’une villa appartenant à un riche propriétaire, à l’époque romaine.

20091014113512

par Yael Ancri

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 22:55
La bible en tant que document historiqueUne somme énorme d’informations sur la Bible a été fournie par l’archéologie. Elle n’a pas apporté beaucoup de preuves directes, mais une quantité considérable d’indices.

On croit souvent que les hommes, au long de leur existence, ont toujours étudié l’histoire, mais ce n’est pas vrai. En fait, si l’on remonte sur un peu plus de deux milliers d’années, on constate que les gens ne portaient aucun intérêt à l’histoire. Le premier historien du monde occidental a été Hérodote, un Grec qui a vécu au 5ème siècle avant l’ère commune et à qui on a donné le titre de « père de l’histoire ».

Un historien de la Columbia University, Joseph Yerushalmi, qui a publié un excellent livre, très apprécié par la critique, intitulé : Zahor : Jewish History and Jewish Memory, a écrit : Si Hérodote a été le père de l’histoire, les pères du sens de l’histoire ont été les Juifs.

C’est là une idée particulièrement profonde.

 Si Hérodote a été le père de l’histoire, les pères du sens de l’histoire ont été les Juifs. 

En premier lieu, non seulement les Juifs ont enregistré l’histoire bien avant Hérodote, mais aussi, tandis que celui-ci n’a fait qu’enregistrer les événements, ils ont recherché quelle pouvait être leur signification plus profonde, et cette signification plus profonde peut être trouvée surtout dans la Bible elle-même.

La première des histoires que nous examinerons plus loin a précédé Hérodote de quelques 1 300 ans. C’est celle d’Abraham, et elle s’est située vers le 18ème siècle avant l’ère commune, il y a 3 700 ans.

Il serait totalement erroné de définir la Bible comme un livre d’histoire. Par exemple, Abraham, quand il apparaît dans le livre de la Genèse, est déjà âgé de 75 ans. Il est l’un des plus importants personnages de l’histoire juive, et pourtant la Tora ne nous parle ni de son enfance ni de ses années de jeune adulte. Nous l’accueillons dans le texte alors qu’il est déjà un vieillard.

La Bible ne se préoccupe pas de nous donner tous les détails de la vie d’Abraham. Elle ne s’intéresse à l’histoire que comme à un moyen de nous enseigner les leçons importantes de la vie. Elle constitue essentiellement un livre de théologie selon la vision du monde qu’en a le judaïsme. C’est pourquoi elle met l’accent sur les données fondamentales que nous avons besoin de connaître.

 

LA BIBLE EST-ELLE EXACTE ?

 

Un article a été récemment publié dans le journal israélien Ha-Arets, qui déniait toute valeur historique à la Bible, et dans la même semaine, un autre l’a été dans US News and World Report - et ce en première page - affirmant l’exactitude de la Bible par rapport à l’archéologie.

Pourquoi des opinions aussi diamétralement opposées ? Parce que l’archéologie est une discipline très complexe. Quelques mots de mise en garde sont par conséquent nécessaires.

La définition de l’archéologie est : « la découverte et l’interprétation des vestiges physiques des civilisations et des peuples de jadis ». On notera que dans cette définition figure le mot : « interprétation ». La manière dont un archéologue interprètera une découverte donnée pourra être très différente de celle de ses confrères à propos de la même découverte.

Les préjugés de l’archéologue vont affecter sa façon d’interpréter l’information.

L’archéologie n’est pas une science exacte. Quand un archéologue trouve un morceau de pierre, un ustensile, ou le débris d’un bâtiment, il essaie de déterminer ce qu’il signifie. La découverte ne porte sur elle aucune étiquette, à moins que ce soit un document écrit, et même les documents écrits sont sujets à interprétation.

Aussi, quand les gens émettent des opinions définitives sur ce que l’archéologie dit ou ne dit pas, il faut rester très prudent, parce que les préjugés de l’archéologue affectent sa façon d’interpréter l’information.

En ce qui concerne les livres les plus anciens de la Bible, on ne dispose que de peu de preuves. Il existe, en revanche, une quantité énorme d’indices indirects ou circonstanciels des noms, des lieux, des contrats commerciaux, des contrats de mariage, etc. Une somme énorme d’informations contenues dans la Bible a été confirmée par l’archéologie.

Cela pour les livres les plus anciens de la Bible. Mais lorsque nous abordons les livres plus tardifs, comme par exemple les Livres des Rois, nous disposons d’excellentes preuves directes, d’archives écrites par d’autres monarques, etc. Mais les événements plus anciens évoluent plus ou moins dans un vide historique et, malheureusement aussi, dans un vide archéologique.

Il faut garder présent à l’esprit que ce qui s’impose à un tribunal s’impose également à l’archéologie : Le manque de preuves n’est pas la preuve qu’elles n’existent pas. Le fait que je n’aie pas trouvé la selle du chameau d’Abraham ne signifie pas qu’Abraham n’avait pas de chameau ou de selle.

L’archéologie ne prouve pas définitivement la Bible, mais elle ne la discrédite certainement pas. En fait, plus nous progressons dans les découvertes, plus nous pouvons vérifier la grande valeur historique du texte.

En résumé, la Bible n’est pas un livre d’histoire, mais elle contient de l’histoire et de la culture, plus ou moins corroborées par l’archéologie. C’est un livre d’enseignements, et elle est le moyen idéal pour apprendre les modèles de l’histoire. Et si nous comprenons que la raison pour laquelle nous apprenons l’histoire est de retenir des leçons, nous devons prêter une attention particulière aux événements dont elle nous fournit la narration.

 

LES MODELES DANS L'HISTOIRE JUIVE

 

Les actions des pères servent de modèle à leurs descendants(Na‘hmanide).

C’est là un dicton juif très célèbre, et Na‘hmanide n’a pas été le seul à le dire. Que signifie-t-il ?

Au plan microcosmique, nous allons voir que, dans les histoires que raconte la Genèse, ce qui arrive aux Anciens sera répété par leurs enfants.

A un niveau macrocosmique, les personnalités et les comportements de nos premiers aïeux  les patriarches et leurs épouses vont être un modèle pour toute l’histoire juive, et toute l’histoire humaine. C’est pourquoi nous devons prêter une attention particulière aux événements de cette première partie de la Bible, parce que c’est là que les modèles ont été agencés.

On peut soutenir que le peuple juif est le plus ancien des peuples de la planète Terre.

Rappelons en outre que l’on peut soutenir que le peuple juif est le plus ancien des peuples de la planète Terre. Etant donné qu’il a été dispersé à travers le monde, nous avons l’obligation, quand nous apprenons l’histoire juive, de prêter attention à toute l’histoire humaine. C’est là une idée d’une grande importance. Il faut, pour comprendre l’histoire juive, acquérir une vaste culture générale de l’histoire du monde tout entier.

Nous ne pouvons pas apprécier l’histoire juive (ou l’histoire de n’importe quel peuple) sans comprendre le contexte plus vaste dans lequel elle s’est insérée.

Nous nous pencherons, dans le prochain chapitre, sur le monde dans lequel est né le premier Juif, Abraham.

Notre prochain chapitre : Le monde d’Abraham.

Traduction et adaptation de Jacques KOHN

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 22:52
Pourquoi étudier l'histoire juive ?Nous apprenons l’histoire juive non seulement pour éviter les erreurs du passé, mais aussi parce que nous nous dirigeons tous vers une certaine destination.

Cette série de cours est conçue comme un aperçu fondamental de l’histoire juive  tout au long de ses 4 000 ans.

Habituellement, quand on prononce le mot « histoire », la plupart des gens sont pris de sueurs froides. Ils se souviennent de leurs années de collège, quand on leur faisait ingurgiter des noms, des dates, des lieux, des événements, dont il fallait se rappeler pour les examens et que l’on se hâtait d’oublier ensuite. Peut-être est-ce à cela que pensait Mark Twain quand il a écrit : Je n’ai jamais permis à ceux qui m’ont instruit de se mêler de mon éducation.

C’est pourquoi, avant de commencer de parler de l’histoire juive, nous devons examiner es raisons pour lesquelles nous avons besoin de l’étudier. Qu’est-ce que l’histoire ? Qu’est-ce qui n'est pas de l'histoire ? Que peut-on retirer de l’étude de l’histoire ?

L’histoire est, tout d’abord, un banc d’essai des idées. Nous pouvons parler d’idées en théorie, mais c’est la marche du temps qui nous indique clairement lesquelles sont justes et lesquelles sont fausses. On débattait, par exemple, il y a cent ans de la question de savoir quel système communiste ou capitaliste dominerait le monde, mais c’est l’histoire récente qui nous a montré que le communisme a échoué et que le capitalisme continue de prospérer.

Ceux qui ne peuvent pas se souvenir du passé sont condamnés à le répéter.

L’histoire peut nous enseigner un nombre considérable de leçons. Comme le disait le philosophe hispano-américain George Santayana (1863-1952) : Ceux qui ne peuvent pas se souvenir du passé sont condamnés à le répéter.

La raison fondamentale qui doit nous inciter à apprendre l’histoire en général est que les hommes ne changent pratiquement pas. La technologie peut évoluer, les réalités géopolitiques du monde peuvent se modifier, mais les gens ont toujours eu tendance à répéter les mêmes stupidités. C’est pourquoi, si nous ne retenons pas les leçons du passé et si nous ne nous en souvenons pas pour les appliquer au futur, nous sommes voués à rester englués au fond des mêmes ornières et à rééditer encore et toujours les mêmes erreurs.

 

UN THEME ESSENTIEL

 

Chez les Juifs, cette exigence ne fait aucun doute. Comme l’enseigne la Tora :

Souviens-toi des jours du monde, méditez les années de génération en génération, interroge ton père, et il te racontera, tes Anciens, et ils te diront (Deutéronome 32, 7).

Mais le judaïsme fait beaucoup plus que ce qu’impliquent ces mots. Il introduit dans l’histoire humaine une idée extraordinairement révolutionnaire à tous égards, mais particulièrement dans le domaine de la moralité : l’idée d’un Dieu qui intervient dans l’histoire. C’est là une idée révolutionnaire, et l’une des croyances juives fondamentales.

Nous croyons en un Dieu qui est le Créateur, le Pourvoyeur et le Surveillant, ce qui veut dire qu’Il n’est pas un Dieu qui aurait créé le monde et qui s’en serait ensuite désintéressé, mais un Etre infini qui est activement impliqué dans la Création.

Tout dans l’univers est sous la direction de D.ieu. L’histoire est par conséquent un processus contrôlé conduisant vers une ultime destination.

Le judaïsme introduit dans l’histoire humaine une idée extraordinairement révolutionnaire à tous égards.

Cela signifie que nous devons apprendre l’histoire non seulement afin d’éviter les erreurs que nous avons commises dans le passé, mais aussi parce que nous avons un but et que nous cherchons à l’atteindre. Ce but constitue une idée incroyablement puissante dans l’histoire de l’humanité : notre conviction que nous allons quelque part, que nous avons une destination, que nous progressons vers une ligne d’arrivée.

Nous avons une autre raison de ne pas commettre les mêmes erreurs : nous voulons atteindre cette destination aussi rapidement et le moins douloureusement qu’il est possible. L’histoire est la carte qui nous y conduit.

C’est pourquoi, dans cette étude, nous n’allons pas, malgré l’importance de ces détails, nous attarder à l’excès sur les noms, les dates, les endroits, mais sur les idées.

L’histoire que nous avons apprise quand nous étions à l’école est celle du pouvoir, celle des grandes batailles et des grands empires. L’idée essentielle est que ceux qui font le plus de bruit retiennent le plus d’attention. Mais l’histoire juive n’est pas une histoire de pouvoir. C’est l’histoire de certaines idées. C’est une histoire subtile, dissimulée sous la surface, derrière les événements.

C’est ainsi que, lorsque nous considérons l’histoire du point de vue des idées, nous voyons les choses d’une manière totalement différente. Cela ne change pas les événements, cela change seulement notre façon de les comprendre. Il sera très important de garder cela à l’esprit au fil de notre étude. Ce dont nous parlons réellement, c’est de l’articulation des rapports de cause à effet tels qu’ils transparaissent de derrière la scène.

 

LE TEMPS JUIF

 

Le temps juif commence avec la création d’Adam, que nous considérons comme l’apogée physique et spirituelle de la création du monde.

Comme le relate le livre de la Genèse, Adam a été créé le sixième jour du processus de la Création, il y a 5762 ans. (L’an 2002 du calendrier grégorien, dont le point de départ est le temps de Jésus, correspond à l’année 5762 du calendrier hébraïque, qui commence à l’époque d’Adam.) Mais même si nous disons que le temps juif a commencé alors, nous n’avons aucune difficulté à admettre que les jours de la Création qui ont précédé le premier homme ont duré 15 milliards d’années.

Le concept d’un univers extrêmement vieux n’est pas embarrassant pour le judaïsme dans sa manière de comprendre la Bible. Cela parce que la formulation par elle de la manière dont le monde a été créé indique clairement un processus évolutionniste de rien à quelque chose, de l’énergie à la matière, puis à la matière physique, à la vie aquatique, aux poissons, aux oiseaux, etc. C’est un processus évolutionniste allant du simple au complexe, puis à ce qui est le plus complexe de tout : l’être humain.

La difficulté que cause au judaïsme la théorie de l’évolution professée par Darwin est l’idée de hasard. Les Juifs croient que le monde évolue, mais que son évolution est guidée. Le hasard est incompatible avec la conception juive du fonctionnement de l’univers, tout comme avec notre vision de l’histoire.

Rien n’arrive par hasard  ni dans l’univers entier, ni sur terre.

Rien n’arrive par hasard, ni dans l’évolution de l’univers entier ni dans les affaires de la planète Terre. Pour insignifiants que nous puissions être, nous voyageons accompagnés par un guide.

Le judaïsme dit que le temps juif commence avec Adam, mais il ne fait aucune difficulté à admettre qu’Adam a eu des précurseurs des hominidés qui ressemblaient physiquement à des êtres humains, comme l’homme de Cro-Magnon, celui de Néanderthal, etc. L’homme de Cro-Magnon avait effectivement un plus grand crâne que l’homo sapiens catégorie à laquelle appartiennent les descendants d’Adam mais ce qu’il a pu accomplir, si on l’envisage sur un long laps de temps, est insignifiant.

L’homo sapiens, en revanche, est une créature stupéfiante. Si l’on pense à ce que les êtres humains ont fait en quelques milliers d’années depuis les outils les plus simples jusqu’à l’utilisation des métaux, aux navettes spatiales, à l’énergie nucléaire et aux ordinateurs on reste émerveillé par la rapidité de ses avancées.

Adam est unique parmi les autres créatures qui ont peuplé la terre, non seulement parce qu’il a engendré des descendants aussi étonnamment innovants, mais encore parce qu’il a été créé betsélem Eloqim (« à l’image de D.ieu »). Cela signifie qu’il a une âme une nechama d’une essence plus haute, plus spirituelle, plus intellectuelle. Cette étincelle divine représente la ressemblance avec D.ieu et elle est partagée par toutes les créatures humaines.

Après qu’Adam a été achevé, D.ieu, si l’on peut ainsi dire, a retiré sa montre cosmique, l’a tendue à Adam et lui a dit : « Nous allons maintenant passer à l’heure de la terre. » Le jour est alors devenu une révolution de la terre sur son axe, l’année celle de la terre autour du soleil, etc. Nous disons que D.ieu a ôté sa montre il y a 5762 ans. C’est ainsi que l’on peut définir la chronologie juive.

L’apparition d’Adam correspond plus ou moins au début de la civilisation. Les historiens et les anthropologues considèrent fondamentalement que la civilisation a commencé il y a environ 5 500 ans, ce qui correspond à peu près à l’époque où, selon le judaïsme, Adam a été créé.

Ce que nous savons d’Adam et de ses descendants immédiats dont le plus important a été Abraham, le premier Juif nous l’apprenons de la Bible. Mais quelle valeur historique peut-on attribuer à ce livre ? C’est ce que nous allons examiner dans notre prochain chapitre.

Notre prochain chapitre : La Bible en tant que document historique.

Traduction et adaptation de Jacques KOHN

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 10:10
. Noë et ses fils : racines d'actuels conflits
Noé a trois fils : Chem, ‘Ham et Yefet soit : le Nom, le Chaud et le Beau. 
Chem-Le Nom, d’où vient 'Sémite' attache de l’importance au Nom de D. ieu. 
‘Ham-Le Chaud,
 
sanguin, impulsif qui s’est mal comporté avec son père Noé. 
Yefet-Le Beau,
 
dont la Bible dit "Que D. l'agrandisse, qu’il réside dans les tentes de Chem"

Significations de ces bénédictions/malédictions, racines d'actuels conflits.




Yefet-Le Beau
   
- «Que D. ieu agrandisse Yefet…» : que sa descendance soit innombrable, que sa grandeur se manifeste par l’héritage intellectuel et esthétique qu’il léguera à l’humanité. 
   
- "Qu’il réside dans les tentes de Chem" pose une question difficile : On vient de prédire à Yefet un destin politique qui dépassera celui de ses frères. Qu’aura-t-il alors à chercher sous les tentes de Chem ? Les frères, sous la tente, vont se livrer à un certain échange :
   - D’une part, Yefet, par l’intermédiaire de son fils Yavan (Grèce), enseignera à Chem les sciences profanes, la philosophie... 
   - D’autre part, Chem, dans sa tente (c’est là que réside la présence divine), doit enseigner à Yéfét la spiritualité et une certaine connaissance de Dieu. Yéfét, ancêtre de l'Occident aura tout intérêt à s’enrichir grâce à la connaissance que Chem lui aura transmis. 
          Ce privilège a été donné à Chem et à nul autre, ce qui a donné notamment le Christianisme. L’échange a t-il été fructueux? C’est une affaire de point de vue...


‘Ham-Le Chaud, 
un impulsif qui s’est mal comporté avec son père Noé. 
          Noé, harassé par le travail qu’il eut à fournir dans l’Arche, la pluie ayant cessé, plante une vigne qui, miracle, produit immédiatement des raisins. Noé se saoule et s’écroule tout nu sous sa tente. ‘Ham, le jeune fils de Noé découvre son père dans un quasi coma éthylique, allongé nu sous sa tente. Au lieu de recouvrir respectueusement son père, disent nos Sages, il se livre à son encontre à un acte inadmissible. 
          Deux versions sont citées dans le Talmud Sanhedrin (70) : l’une déclare que ‘Ham castra son père, l’autre qu’il se livra à son égard à des actes de d’homosexualité. Certains rabbins disent même qu’il se livra aux deux ignominies. 
          Rendre son père eunuque avait pour but de priver Noé de la possibilité d’enfanter un autre garçon. Première exemple de castration du père par son fils. Imaginons un peu la surprise qu’aurait éprouvé Freud en apprenant cette histoire, lui qui a cru que l’humanité se trouvait sous la prédilection inverse, à savoir la castration du fils par le père.  
NB : Freud a hérité des mythes grecs et, malgré sa judaïcité, n’a pas consulté la Tradition. Elle aurait pu lui ouvrir, des éclairages bien différents de nos mythes fondateurs (voici, s’il en était besoin, un éclairage de l’importance pour Yefet de résider dans les tentes de Chem).


Canaan et les Palestiniens
          Suite à cela, la malédiction prononcée par Noé s’applique à Canaan, fils de ‘Ham et véritable instigateur des actes de son père. 
"Maudit soit Canaan. Qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères … il sera l’esclave de Chém et de Yefet" autrement dit de ses oncles. En fait, le destin de Canaan sera d’être asservi à toute l’humanité.  
   - a) Canaan donne naissance aux Cananéens qui sont divisés en une ribambelle de tribus : le Hiti, le Yevoussi, le Hamati…. usufruitiers selon les uns,  ou occupants permanents, selon les autres, de la « Terre Sainte ». A qui Abraham achète t-il le caveau de Sarah si ce n’est au Hitti, le cananéen ? Le mot Cananéen vient du verbe LEIKANA, se soumettre. De tous temps, leur destin, vocation a été de se rendre, de se plier au bon vouloir de tous les peuples envahisseurs qui ont déferlé comme des sauterelles sur ce petit territoire : Romains, Arabes, Croisés, Turcs, Syriens, Anglais .... Semblables en bien des points à l’actuel Fata'h.
   - b) À l’ouest d’Israël, un peuple, Plistin, fils de l’Egyptien. Sa vocation réside dans son nom qui vient du verbe LIPHLOSH , envahir. Peuple envahisseur, querelleur, il n’a de cesse que d’envahir son voisin hébreu; ne pouvant s’en prendre à son puissant géniteur  et voisin l’égyptien. Ils ressemblent ainsi en tous points au Hamas.
   - c) A quoi assiste t-on aujourd’hui ? A un Hamas qui a pris possession par la force de la bande de Gaza, convertissant au passage les ex-fidèles du Fatah en ses plus chauds partisans et à un Fatah cananéen qui se vend au plus offrant, dans des négociations illusoires. La seule question qui se pose est de savoir s’il sera conquis par le Plistin-Hamas envahisseur ou par quelque autre puissance ? 


Noé, Canaan et le... Hamas !
          Il est intéressant de noter la volonté de rassemblement du Hamas qui, fidèle à sa vocation de Plistin, peuple monolithique, ne supporte pas d’être atomisé dans des multiples fractions ou factions, et la tendance naturelle du cananéen Fatah de s’éparpiller en tendances, parties, sensibilités, incapable de parler d’une seule voix, malgré les déclarations pathétiques d’Abu Mazen, à qui personne n’accorde de réel crédit, à l’exception de certains dirigeants européens qui ne comprendront jamais rien au Proche-Orient. 
          L’histoire se répète : le Hamas ne pouvant envahir Israël par voie terrestre, comme dans les temps bibliques, l’envahit en lui envoyant par les airs, toutes sortes de projectiles meurtriers, ce qui revient exactement au même. Le Fatah négocie ou fait semblant, attendant l’heure de se faire manger par les une ou les autres. 

Source :  http://yerouchalmi.web.officelive.com/Yer103.aspx
 
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 21:16

MEMRI    Middle East Media Research Institute

Dépêche spéciale n° 2561

 

Le quotidien égyptien Al-Ahram rapporte : Des pièces datant de l´époque du Joseph biblique ont été trouvées en Egypte

Selon un rapport publié dans le quotidien égyptien Al-Ahram, par Wajih Al-Saqqar, des archéologues ont découvert des pièces antiques égyptiennes portant le nom et l´image du Joseph biblique. 

Voici quelques extraits de l´article: [1]

"Certaines de ces pièces datent de l´époque de Joseph en Égypte, portent son nom et son portrait" ; "Des versets coraniques indiquent clairement que des pièces étaient utilisées en Égypte à l´époque de Joseph"

"Dans ce qui représente une trouvaille sans précédent, un groupe de chercheurs et d´archéologues égyptiens a découvert une cache de pièces de monnaie datant de l´époque des Pharaons. Son importance réside dans le fait qu´elle apporte des preuves scientifiques décisives réfutant les idées de certains historiens selon qui les anciens Egyptiens n´utilisaient pas de pièces de monnaie et menaient leur commerce par troc.

Les chercheurs ont découvert ces pièces en examinant de près des milliers de petits objets archéologiques conservés dans [les voûtes du] Musée de l´Égypte … un examen approfondi a révélé que ces pièces étaient frappées de la date de leur création, de leur valeur ou de l´effigie des Pharaons [de l&ac ute;époque]. Certaines de ces pièces datent de l´époque de Joseph en Égypte, portent son nom et son portrait.

On pensait à tort que le commerce [dans l´ancienne Egypte] se faisait par troc, et que le blé égyptien, par exemple, était échangé contre d´autres biens. Mais, étonnamment, des versets coraniques indiquent clairement que des pièces étaient utilisées en Egypte au temps de Joseph.

Dr Saïd Muhammad Thabet, directeur de l´équipe de recherche, a déclaré qu´au cours de ses recherches archéologiques sur le prophète Joseph, il a découvert dans les caves de l’Autorité [égyptienne] des antiquités et du Musée National des amulettes datant de diverses époques antérieures ou ultérieures à celle de Joseph, dont une portant son effigie de ministre du Trésor à la cour du Pharaon égyptien ...

Le Dr Saïd Thabe t a ajouté qu´il avait examiné les sarcophages de plusieurs Pharaons, à la recherche de pièces utilisées comme talismans ou ornements, et avait effectivement trouvé des pièces égyptiennes antiques. Cette [trouvaille] a conduit les chercheurs à se référer aux versets coraniques évoquant les pièces utilisées dans l´Egypte ancienne, [tels que] : « Et ils le vendirent [c.-à-d. Joseph] pour un prix bas, pour quelques pièces d´argent, et ils ne lui accordèrent aucune valeur." [Coran 12:20]. Qarun [2] précise au sujet de son argent : "Cela m´a été accordé en vertu d´un certain savoir que je détiens [le Coran 28:78]."


"Des études ont révélé que ... ce que la plupart des archéologues ont pris pour des talismans ou des ornements ... sont en fait des pièces."

"Selon le Dr. Thabet, ses études sont basées sur des publications concernant la IIIe dynastie ; l´une d´entre elles affirme que l´unité de la monnaie égyptienne de l´époque était appelée deben et valait un quart de gramme d´or. Cette pièce est mentionnée dans une lettre par un homme du nom de Thot-Nehet, un inspecteur royal des ponts du Nil. Dans des lettres adressées à son fils, il parle de confier des terres en échange dedebens et de produits agricoles.

D´autres textes de l´époque de la IIIe dynastie, de la sixième et de la douzième dynasties, mentionnent une pièce appelée shati ou sat, dont la valeur équivaut à celle d´un deben. Il y a aussi une image de marché égyptien représentant des échanges par troc, mais l´un des fournisseurs tend la main, demandant à l´acheteur un deben en échange de la marchandise.

Les études menées par l´équipe du Dr Thabet révèlent que ce que la plupart des archéologues prenaient pour des talismans, ou des ornements, était en fait une pièce de monnaie. Plusieurs [faits les ont conduits à la conclusion suivante] : d´abord, [le fait que] ces pièces ont été trouvées sur [des sites archéologiques] variés, ainsi que [le fait qu´] elles soient de forme ronde ou ovale et qu´elles aient deux faces [différentes] : l´une avec une inscription, dite face inscrite, et l´autre avec une image, appelée face gravée – exactement comme les pièces que nous utilisons aujourd´hui.

Cette découverte archéologique se base également sur le fait que la face inscrite porte le nom de l´Egypte, une date, et indique une valeur, tandis que la face gravée porte le nom et l´image de l´un des anciens Pharaons ou dieux égyptiens, ou bien d´un symbole leur étant lié. Un autre fait révélateur est que les pièces sont de tailles variées et fabriquées à partir de divers matériaux : ivoire, pierres précieuses, cuivre, argent, or, etc. "

"500 de ces pièces ont été [récemment] découvertes au Musée de l´Égypte – où elles étaient jusque là classées comme talismans et négligemment stockées dans des caisses closes"

"Le chercheur a également souligné que les pièces faites de métaux ou de pierres précieuses étaient généralement percées en leur centre, tels des ornements féminins, leur permettant d´être [portées] autour du cou ou sur le buste. Certaines d´entre elles, portant des images de dieux ou d es extraits de diverses prières ou incantations, étaient des biens précieux placés dans les momies ou [près du] cœur. Ces pièces avaient la forme de scarabées. Ce qui a rendu la découverte possible est le fait que 500 de ces pièces ont été [récemment] découvertes dans le Musée de l´Égypte, où elles étaient [à l´origine] classées comme talismans et stockées sans précaution dans des boîtes fermées."

"une pièce portait une représentation de vache symbolisant le rêve du Pharaon sur les sept vaches maigres et les sept vaches grasses "

"Le chercheur a identifié des pièces datant de différentes époques, dont des pièces marquées de signes particuliers les faisant remonter à l´époque de Joseph. Parmi ces dernières se trouvait une pièce marquée d´une inscription et de la représentation d´une vache symbolisant le rêve du Pharaon sur les sept vaches maigres et les sept vaches grasses, les sept tiges vertes de céréales et les sept tiges sèches de céréales. Les inscriptions datant de cette première période étaient généralement simples, puisque l´écriture en était encore à ses débuts, et il est par conséquent difficile d´en déchiffrer l´écriture. Mais l´équipe de recherche a réussir à traduire [l´écriture de la pièce en question] en la comparant aux premiers textes de hiéroglyphes connus ...

Le nom de Joseph apparaît deux fois sur cette pièce, écrit en hiéroglyphes : une fois sous son nom d´origine, Joseph, et une fois sous son nom égyptien, Saba Sabani, que lui avait donné le Pharaon quand il est devenu trésorier. Il y a aussi une image de Joseph, qui faisait partie de l´administration égyptienne à l´époque.

Le Dr Saïd Thabet a invité le Conseil égyptien des Antiquités et le ministre de l a Culture à intensifier leurs efforts dans les domaines de l´histoire et de l´archéologie de l´Egypte ancienne et à [favoriser] la recherche sur les pièces portant le nom de Pharaons et de dieux égyptiens. Cela, a-t-il déclaré, permettra de corriger les idées fausses concernant l´histoire de l´Egypte ancienne. "



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[1] Al-Ahram (Egypte), 22 septembre 2009.

[2] Le nom coranique de Koré dans la Bible.

 

Veuillez adresser vos emails à memri@memrieurope.org.

 

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