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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 08:37

 

Merci Pierre-Alain

La Planète des Bobos

Par Pierre-Alain Lévy

pour © 2011 www.aschkel.info

 

 

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KADHAFI, AHMADINEJAD, et les BOBOS Par Pierre-Alain Lévy

 

Son manque de culture et son absence de discernement le font vite choisir le camp du conformisme et de la lâcheté.

 

Ils ont un avis sur tout et la connaissance de rien, ils se considèrent comme de nouveaux justiciers et se forcent à ne pas se rappeler d’où ils viennent, eux les héritiers des révolutions communistes du vingtième siècle qui ont échoué, ou les flagellants des Croisades qui se sont compromises, communiants en déshérence de foi, le cœur sur la main et la tête bien légère, incultes de  l’histoire du siècle  achevé, militants cocufiés, chevaux-légers d’appareils de pouvoir ; ils feignent  de ne pas se souvenir de la responsabilité de l’idéologie léniniste dans la naissance du Goulag, tout comme l’antijudaïsme séculaire de Rome et l’inertie politique du Vatican face à la destruction des Juifs d’Europe. Leur orgueil n’admet pas qu’ils se voient déstabilisés

 

Leur vanité n’a d’égale que l’impuissance qui les remplit, ces « braves gens » qui témoignent,  qui s’indignent,  qui déplorent, ces pseudo pacifistes  qui vivent dans le confort et l’air conditionné et dont les batailles ne sont que de confettis à Nice ;  ce  sont les « Bobos » d’aujourd’hui, ces racleurs de pavés, pour des émotions côte à côte, dans la différence culturelle et exotique d’un défilé le temps d’un après-midi dans un grand élan d’amour fraternel ! Ces fils de Rousseau et de Barrès

 

Ils se veulent « modernes » ils ne sont qu’éphémères. Incapables de penser par eux-mêmes, ils ne réagissent qu’à des sollicitations primaires, prétendent à la justice universelle alors que leur égoïsme paradoxal n’est que le reflet de leur insuffisance et de l’ignorance qui les caractérise.

 

Il y a quelques semaines à peine ils partaient tous en vacances en Tunisie pour huit jours pour profiter du soleil à moindre prix et acheter quelques textiles ou maroquinerie de contrefaçon, les plus aisés d’entre eux s’offraient une croisière en Egypte sur le Nil. Qu’il faisait bon prendre un thé à la menthe et aux pignons sous le soleil  de pays où la délinquance était contenue, que l’on se sentait  bien à bronzer, nul état d’âme alors!

 

Démocrate d’un côté de la Méditerranée, touriste au delà, n’est-ce pas … !

 

Ils sont versatiles et leurs fidélités intellectuelles sont relatives. Ils se croient affranchis et libres quand ils ne sont que des ilotes. Ils sont de tous les temps et de tous les pays occidentaux aujourd’hui, leurs pères applaudissaient déjà Pétain avant de rejoindre de Gaulle ; dans les années soixante ils défilaient en rangs syndicaux serrés contre Franco,  se réclamaient de la République, se calmaient  après Pâques et dès juillet venu, valises bouclées, ils partaient voitures pleines passer leurs vacances sur la Costa Brava. Ils ont la force morale du  pleutre et la rectitude du vent

 

« La culture bobo »  ne se compte point en octet, ni en rayons de bibliothèques, elle s’apparente plutôt à des spots publicitaires voire à des slogans. Ne leur parlez pas de La Cabbale ou de la Kahina, de la musique arabo andalouse ou du Ladino, du second Temple ou de Flavius-Josephe, de Voltaire ou de l’affaire Dreyfus, d’Albert Cohen, de Pierre Mendès-France ou des derniers Prix Nobel français  de physique,  les BOBOS ne connaissent pas ! Ils fonctionnent par flash et ne saisissent d’un texte que quelques fragments de phrases, c’est ainsi qu’ils font illusion !

 

Pas davantage ne s’intéressent-ils et n ‘approfondissent-ils la société  où ils vivent, ils ne sont qu’apparence légère et si leur épiderme n’est point recouvert de capteurs sensoriels  ils fonctionnent au moindre signal symbolique rapporté par les medias. Comme la constance n’est pas leur point fort ils  tanguent.

 

Leurs héros d’aujourd’hui sont gominés après avoir survécu, les pauvres, à un mois de pensionnat télévisuel sous l’œil voyeur des caméras de télévision ou certains, d’autre manière, posent à jouer au vieux monsieur philosophe et humaniste pour quelques rognures d’orgueil renfermé. Chaque âge dit-on, a les porte-paroles et les symboles qu’il mérite

 

 

« Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » chantait naguère Jean Yanne. C’est à cette aune que se reconnaît le Bobo ! Son manque de culture et son absence de discernement le font vite choisir le camp du conformisme et de la lâcheté.

 

Dans le maelstrom politique qui bouleverse aujourd’hui bien des états musulmans   de la Tunisie à Bahreïn, il est bien difficile de discerner les lignes de force qui s’opposent tant les situations et les histoires sont différentes d’un pays à l’autre.

 

Mais lui le Bobo il sait, et mieux que les autres, spontanément ! Faites lui confiance c’est «  le combat pour la liberté » comme il dit ! La lutte du bien contre le mal, c’est d’ailleurs son exclusive grille de lecture. Et s’il est tout feu tout flamme quand il évoque le droit des peuples, il se moquait de ces mêmes peuples comme d’une guigne  au jour de l’an. Son adaptabilité est si singulière qu’il deviendrait si besoin était puiseur d’eau en Normandie ou marchand de sable dans le désert mauritanien

 

Dans son univers infantilisé il n’y a pas dans le camp des adversaires aux régimes en place, de grands méchants loups, ni Frères Musulmans, ni islamistes ni manœuvres de déstabilisation iraniennes, quant aux arcanes de la politique et des relations internationales par définition même il ne connaît pas. .. ! Lui le « Bobo» qui aime à parler sociologie et est donneur de leçons, il devient tout à coup incapable de discerner  la bigarrure et les divergences des sociétés arabes.

 

Il n’a pas remarqué sur la place Tahrir au Caire  que près d’un tiers des participants obéissait aux directives des Frères Musulmans et faisaient la prière, il n’ a pas constaté notre Bobo qu’un des assassins du Président Sadate vient d’être relâché. Il ne lit qu’une seule presse c’est dire de son ouverture d’esprit. Son antiaméricanisme  le rend structurellement incapable d’analyser ce qui risque de se passer à Bahrein. Il n a pas vu ni entendu non plus les appels au meurtre de juifs poussés à Tunis par des manifestants devant la grande synagogue, il n a pas réagi devant les assassinats de coptes ou d’un prêtre catholique égorgé en Egypte ; quant à la bestialité du massacre de la famille Fogel, les journalistes français n’en ont quasiment pas parlé …  

 

Sur d’autres champs de la connaissance hors la politique, il se plait aussi à discourir de tout sans référence  ni savoir, il se targue de vouloir parler de sciences quand au fond de lui il n’est qu’un âne, un démagogue et un obscurantiste aussi le Bobo est-il le héraut de l’inconsistance et du vide et le maître ès ridicule

 

 

Pierre-Alain Lévy

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 11:07

 

 

Et pourtant les progressistes occidentaux soutiennent ces gens

Melanie Phillips | Adaptation de l’anglais par Danilette

 

Chez danilette

 

Distribution de bonbons pour fêter l'assassinat de Juifs

And still western 'liberals' support these people

http://www.spectator.co.uk/melaniephillips

Les Fogiel ז"ל assassinés
http://www.israelhayom.co.il/site/upload/photos2/2011/03/13/129997760174942932a_b.jpg http://www.israelhayom.co.il/site/upload/photos2/2011/03/13/129997760197132568a_b.jpg
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Cette nuit, un couple israélien, Rabbi Udi Fogiel et sa femme Ruth, ainsi que trois de leurs enfants, Yoav 11 ans, Elad 4 ans et le bébé de trois mois Hadas ont été poignardés à mort dans leur maison d'Itamar en Samarie alors que trois autres enfants âgés de moins de 12 ans leur survivent ; cette attaque terroriste palestinienne a reçu une couverture limitée dans les médias britanniques et occidentaux. 

Il est vrai que le tsunami japonais monopolise beaucoup les informations. Mais le peu de réaction est dû sans aucun doute au fait que les médias britanniques et la classe intellectuelle pensent, et le disent même parfois, que les colons israéliens méritent ce qui leur arrive. Donc les Israéliens vivant sur une terre sur laquelle ils ont légalement des droits, sont déshumanisés et quand ils sont assassinés cela est pris avec légèreté et peu de considération. Voici le cloaque moral dans lequel l'élite intellectuelle de Grande-Bretagne s'est enfoncée.

Nous ne savons pas encore qui a perpétré cette dernière atrocité. Ce qu'il faut souligner cependant, c'est que mis à part les appels au génocide des juifs formulés par le Hamas, l'Autorité palestinienne conduit aussi un programme d'incitation à la haine contre les Israéliens, comme l'a déclaré le Premier ministre Netanyahou. Cet endoctrinement sauvage n'a jamais cessé, il prend appui sur du matériel pédagogique et est diffusé dans les mosquées et sur la télévision de l'Autorité palestinienne ; il est directement responsable de la création d'une atmosphère incendiaire, fanatique et hystérique qui conduit à des actes d'une telle sauvagerie. Grâce à ces réseaux, l'Autorité palestinienne inculque à son peuple la haine des Juifs et la glorification de l'assassinat de masse des Israéliens. Comme l'a noté CAMERA :

Cette attaque brutale survient quelques jours seulement après l'annonce par un centre de jeunesse palestinien de Cisjordanie d'un match de football au nom de Wafa Idris, la première femme terroriste-suicide palestinienne qui a tué un homme de 81 ans et a blessé plus d'une centaine d'autres Israéliens… les tueurs ont sans aucun doute intériorisé ce message entendu  à maintes et maintes reprises glorifiant la noblesse et l'héroïsme de tuer des Juifs.  C'est vrai aussi pour celui qui a planifié l'attaque, celui qui a transporté les tueurs et tous les autres participants.

A la lumière de cette propagande, la réponse ambigue du Président négationniste de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas est vraiment écoeurante :

dans un communiqué publié par son bureau, M. Abbas a souligné son rejet et sa condamnation de toute violence dirigée contre des civils quels que soient ceux qui la commettent et leurs motivations. Abbas a ajouté que "la violence engendre la violence et qu'il est nécessaire d'accepter une solution juste et globale du conflit". Plus tôt dans la journée, l'Autorité palestinienne avait déclaré "qu'il n'y avait aucune preuve de la participation palestinienne dans l'attentat d'Itamar".

Évidemment, une solution juste et globale ne pourra arriver que lorsque les Arabes cesseront de promouvoir l'assassinat génocidaire des Israéliens et la conquête de leur pays et quand on ne verra plus de scènes nauséabondes comme dans la photo ci-dessus où des Arabes de Gaza célèbrent l'assassinat de la famille Fogiel en distribuant des bonbons dans la rue.

La responsabilité de l'atmosphère qui incite à de tels pogromes ne repose pas uniquement sur les Arabes de l'Autorité palestinienne ou du Hamas. D'autres en partagent aussi la responsabilité comme les journalistes israéliens, occidentaux et intellectuels de gauche qui soutiennent obsessionnellement ces exterminateurs de juifs remplis de haine. Le maire d'Ariel, Ron Nahman a déclaré :

Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Salam Fayyad appelant au boycott des produits fabriqués dans les implantations ainsi que les journaux Israéliens qui séparent les colons des Israéliens vivant de l'autre côté de la ligne verte sont tous responsables d'avoir incité à l'attaque terroriste d'Itamar.

L'incitation à la haine des Arabes n'est tout simplement pas rapporté par les médias occidentaux. Comme Caméra l'a aussi relevé à propos d'une place inaugurée au nom de Wafa Idris par l'Autorité palestinienne :

La glorification de cette terroriste-suicide a été pratiquement ignorée par les médias occidentaux dont beaucoup ont trouvé le temps de faire un rapport détaillé sur le premier match de l'équipe nationale palestinienne de football .

Et bien sûr, n'oublions pas l'union européenne qui finance l'Autorité palestinienne et donc l'incitation génocidaire contre les Juifs et les Israéliens à hauteur de plusieurs millions d'euros. La promotion de cette haine des juifs de style nazi, par le biais d'un endoctrinement permanent en vue d'une guerre génocidaire par les héritiers directs du Front Arabe Nazi, qui est la cause réelle du conflit du Moyen-Orient, est un fait complètement ignoré par l'administration Obama, l'Union européenne et le gouvernement britannique qui tous unanimement blâment Israël et empêchent une solution à ce conflit.

Que vont exiger maintenant ces progressistes britanniques et européens qui pleurent des larmes de crocodile sur la Libye et se frappent la poitrine au nom de la démocratie et des droits de l'homme ? Pourtant ce sont eux qui approuvent activement et promeuvent la diabolisation néo-nazie arabe et la déshumanisation des Israéliens qui se traduit par le massacre d'une famille, un acte qu'ils minimisent ou tout simplement ignorent.

Adaptation de l'anglais par Danilette

 

TERRORISME - HAMASCHANTAGE ET "ETAT PALESTINIEN, ABBASGAUCHE

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 08:18

 

 

Merci Pierre-Alain,

 

KADHAFI, AH'MADINEJAD, et les  BOBOS

Par Pierre-Alain Lévy

© 2011 www.aschkel.info

 

  

 

Chers Lecteurs,

Un texte que j'ai écrit en 2007, que je retrouve et me semble t il prémonitoire NON ?

Pierre-Alain Lévy

 

Précédent texte : >"Tunisie, Egypte..., le bouleversement de tous les dangers


 


Mouammar KADHAFI vient de faire l’actualité et a donné du grain à moudre aux médias, le microcosme s’est brutalement réveillé.

Lors d’une émission de France 3  la journaliste Memona Hinterman a raconté la rencontre qu’elle avait obtenue voilà quelques années  avec lui pour l’interviewer. Ce qu’elle avait à dire tranchait avec les échanges finalement convenus habituels sur le personnage. En quelques minutes elle révéla la véritable nature profonde de l’individu et mettait à bas définitivement sa statue de commandeur

 

L’entretien était prévu dans une caserne de Tripoli. Kadhafi était accompagné d’une jeune interprète. Ils déambulèrent  d’abord tous les trois  dans différentes salles, s’arrêtèrent dans l’une d’entre elles où la journaliste française crut que l’entretien se déroulerait puis finalement Kadhafi manifestant le choix pour un autre lieu ils arrivèrent dans une salle sur laquelle donnait une autre pièce fermée. L’interprète s’éclipsa et Kadhafi ouvrit la porte qui donnait sur une chambre à coucher avec un grand lit en position centrale ! Memona Hinterman raconte qu’elle poussa un cri quand elle comprit et ne dut son salut qu’après lui avoir dit qu ‘elle était malade. L’abjection n’est pas arrivée à son terme, Kadhafi lui demanda alors «  depuis combien de jours ? » Memona Hinterman se dépêche de quitter les lieux  appelle à son secours l’interprète qu’elle retrouve blême enfermée dans les toilettes. Femme  et journaliste de courage elle ne mâche pas ses mots et sur Kadhafi et sur son hôte français qui en son Palais de  l’Elysée aujourd’hui l’accueille

 

Voilà qui est ce «Leader de la Révolution », épigone contemporain des despotes orientaux de jadis, machiste de bazar méprisable et insolent

 

Pour ma part j'avais entendu la journaliste italienne, Ariana FALLACI, journaliste de grand renom aujourd’hui disparue, romancière remarquable, qui avait interviewé les grands de la terre, et relatait aussi la tentative de viol que Kadhafi avait tenté sur elle à Tripoli. Elle était une femme libre, indépendante, courageuse. C'est d'ailleurs bien la raison pour laquelle elle fut insultée et traînée dans la boue quand après l'attaque du 11 septembre, dans la colère de la nuit qui suivit elle écrivit à New York, réunissant les dernières forces qui lui restaient, son essai" La Rage et l'Orgueil" où elle attaquait avec des mots l'islamo fascisme menaçant et la barbarie sous-jacente induite 

Mais voilà ce sont ces qualités mêmes que les Bobos et les pleutres de  gauche et autres « bien-pensants » de tout acabit qui font les majorités ne supportent pas.

 

 

 

Kadhafi est un bouffon, un clown triste, vieillissant et sans lustre, incarnation d’un panarabisme nationaliste quelque peu émoussé. Mis à part quelques Africains du Tchad ou du Soudan qui naïvement et avec une servilité ancillaire continuent à lui tresser des couronnes de gloire, il semble avoir fait long feu dans le Parnasse des héros Tiers-Mondistes. Lui Khaddafi quand il tue, c ‘est en mettant des bombes dans les avions, ou  en excitant les Palestiniens de l’OLP et les autres fractions terroristes rivales par l’apport de son argent et de ses réseaux de tueurs et en leur offrant ses subsides tirés des revenus du Pétrole, en tuant ses opposants bien entendu !

 

Ses frustrations sexuelles n’amusent pas et ses amazones portant le treillis léopard, le henné discret et constituant sa garde prétorienne  poussent le ridicule kitsch jusqu’à des périmètres que même Hollywood dans ses délires les plus fous n’aurait pu imaginer.

 

Depuis les attentats de septembre 2001, il a changé casaque  aussi les missions diplomatiques et économiques occidentales font antichambre à Tripoli pour tenter d’engranger des contrats et avoir prise sur la manne pétrolière. Il s’est même converti dans la lutte contre AL QUAÏDA ce qui est une bonne chose

 

 

Les Français seraient parait-il 52% à critiquer la visite de Kadhafi en France soit un Français sur deux ( !)

 

Quelles significations y trouver ? Tout d’abord un Français sur deux considère qu il est normal que la République et ses ors honorent ce triste sire, ce qui en soi est quelque peu inquiétant. Ensuite les éternels donneurs de leçons et qui n’ont rien retenu ni appris de l’histoire contemporaines s’offusquent, les grandes âmes, qu’on puisse lui vendre de l’armement, très belles âmes en effet !

 

Il nous serait certes difficile de lui vendre de la noix de coco indonésienne, du whisky écossais ( bien que « Ricard », mais enfin passons !) ou de la technologie japonaise !

 

 

L’homme moderne est un poisson dont la mémoire historique n ‘excède pas quelques semaines. Les instruments du pouvoir et notamment lnternet et aussi la télévision raréfient paradoxalement le savoir. Ainsi à l’analyse, la recherche, l’introspection, la durée et le temps ( éléments amphibies du monde réel et de l’abstraction ) fait place dans un raisonnement on ne peut plus cybernétique la dualité et le manichéisme !  

 

 

C’est Toi ou Moi, c’est le Bien ou c’est le Mal, le Juste ou l’Injuste, Le Vrai ou le Faux, Clic gauche ou Clic droit, hémisphères gauche ou droite du cerveau ou cerveau reptilien. Si cependant ces raccourcis sémantiques peuvent être des codes initiateurs ils ne constituent qu’un outil insuffisant  dans le domaine de la connaissance

 

Quant au domaine du politique ces mêmes paires antithétiques représentent  une forme de manipulation de l’opinion où se matérialise un système de choix conceptuel et psychique de type  informatique de la pensée où ne subsistent que le zéro et le un. Hélas ( Koestler en dût-il frémir) dans l’infini des potentialités le zéro progresse !

 

 

Allons un peu plus loin,

 

 

 Par exemple quand entendra-t-on enfin la vérité sur Arafat que de médiocres et misérables thuriféraires  soi-disant progressistes encensent à l'image non moins inquiétante d'un Castro ( quelque peu passé de mode aujourd'hui) ou d’un Che Guevara, Mao, Chavez  ou autres leaders tiers-mondistes auréolés. Je peux affirmer avec certitude qu'Arafat est mort du Sida, et les autorités françaises ont  pris un soin extravagant à cacher sa maladie pour ne pas heurter les "bonnes consciences" moyennes orientales et européennes et faire « blasphème ». On a poussé l'outrance jusqu'à accuser le Mossad de sa disparition par empoisonnement, ce qui satisfaisait à la fois les dirigeants les plus extrémistes islamiques et remplissait de certitudes les GOGOS de Gauche amateurs de conspirations

 

Je vous invite plus généralement à lire l'admirable petit livre de Pierre-André TAGUIEFF intitulé " L'Imaginaire du Complot Mondial- Aspects d'un Mythe moderne " paru aux Editions Mille.et.Une.Nuits, trois euros- excellent petit cadeau de Noël pour tous qui plus est ! 

 

La vérité un jour sera dite

 

Une de mes amies parisiennes, vendeuse chez PRADA, magasin de luxe situé avenue Montaigne à Paris, recevait régulièrement Madame Arafat qui venait accompagnée de son amant et achetait à chaque fois plusieurs paires de chaussures pour des sommes avoisinant 15 000 Euros...  Et pendant ce temps on pleurait derrière son téléviseur ou plus moderne encore derrière son écran d'ordinateur (c’est plus chic et plus tendance et puis on peut « Bloguer » entre gens bien élevés !), devant les malheurs du monde et on désignait du doigt l'empêcheur de tourner en rond qu'est censé être Israël. La vieille réaction antisémite de droite heureuse d'oublier sa part de responsabilité dans l'histoire tragique du XXème siècle se voyait soudain dépassée par les nouveaux antisémites de gauche  devenus aujourd’hui les ferments incubateurs de cette idéologie noire ( très nombreux à l’extrême gauche nouveau creuset français de l’antisémitisme) et utilisant un nouveau vocabulaire qui dénature le sens des mots tels que « sionisme, anti-impérialisme, colonisation, diatribes anti- américaines etc. »

 

Arafat qui s'est enrichi scandaleusement avec le Fatah en magouillant les comptes du casino de Jéricho, mais encore bien plus grâces aux subsides européens qui attribuées sans contrôle disparaissaient mystérieusement à peine encaissées, Arafat surtout qui à l’ultime moment des pourparlers de paix avec Barak, alors qu’on était à « quelques secondes » de la paix même , n’eut pas le courage politique de ses actes passés et des négociations engagées pied à pied dans un climat plutôt sympathique quoique sans concession avec le gouvernement Israélien, démontrait là sa vrai nature, celle d’un homme de peu de consistance, sans véritable ossature intellectuelle, un personnage falot, finalement méprisable abandonné à la poubelle de l’histoire.

 

Il faudrait aussi voir les vidéos sur la propagande anti-israélienne dans les écoles palestiniennes débutant dès l’école maternelle :entraînement paramilitaire, petits enfants de cinq ans et plus maniant des fusils de bois, éducation à la haine, et les manuels scolaires (financés de façon irresponsable par la Communauté européenne et dénoncés par la LICRA)   que j'ai eu l'occasion de visionner ou de lire, je ne parle en effet que de ce que je connais et ai pu juger à la différences des BOBOS qui eux sont des ignares ou des fourbes et parlent comme le vent ( Sartre lui, aurait dit « des salauds »)

 

Dans notre Europe, et tout en particulier en France, il n'est de bonne attitude progressiste  que de vitupérer contre l'état d'Israël, que de fustiger, ses dirigeants, que de systématiquement s'opposer à sa politique car bien sûr Sionisme et Colonialisme ne feraient qu'un!!! Et la boucle est bouclée, on diabolise l'état, et on justifie ainsi l'indéfendable jusqu'à évoquer en confidence sa disparition. Qu'on est loin des idéaux qui ont porté l'ONU à San Francisco sur le devant de la scène avec l’émergence du Droit International.

 

Je n'oublie pas la question de l'Iran, je considère même qu’elle est la question majeure, et qu’elle constitue aujourd'hui la pierre d’achoppement de la réflexion et du positionnement politique.

 

Ahmadinejad prône à conférences internationales que veux-tu, la destruction d'Israël, il réunit main dans la main à Téhéran la fine fleur du révisionnisme islamo fasciste et fasciste international niant la Shoah, il nourrit le terrorisme et la terreur internationaux, lie des alliances diplomatiques et économiques avec la Russie de Poutine ou la Chine de Zao Ziyang ( L’Iran fournit à la Chine des hydrocarbures et achète à la Russie des équipements nucléaires, du matériel aéronautique et de l’armement)  intrigue en Irak, soutient et finance le Hesbollah au Liban ou le Hamas dans les territoires palestiniens, pour empêcher toute avancée vers la paix entre Palestiniens et Israéliens, instille une idéologie barbare subie au premier rang par ses propres citoyens, lapide, pend, tue, emprisonne, censure, la liste est longue !

 

Il encourage les attentats suicides, ultime montée dans l’abjection criminelle et monstrueuse de la barbarie.

 

Il s’agit de constituer l’Iran comme une puissance régionale majeure quel qu’en soit le prix fort à payer

 

Certes dans l’histoire des hommes, dans les relations d’état à état (ce que l’on appelle la diplomatie) ce n’est pas la première fois bien sûr que l’on rencontre un tel Nabuchodonosor. Sauf à être vierge effarouchée ou visionnaire sous l’effet de quelques champignons hallucinogènes, les tyrans ont toujours été très nombreux et je crains bien même qu’ils ne se multiplient sous l’effet d’une sélection quasi génétique de plus en plus inquiétante du fait du résultat de raffinement dans l’horreur obtenu.

 

Mais avec un peu de rigueur et de sérieux, convenons que l’Iran doté d’ un armement nucléaire que souhaite bâtir Ahmadinejad, constitue pour la paix du monde un risque de première grandeur, je m’explique.

 

Le risque de dissémination nucléaire et l’utilisation des armes de destruction massive:

 

Sil’Iran se dotait d’armes nucléaires cela conduira à l’implosion des politiques régionales en matière de non-prolifération nucléaire.

 

Six états de la région (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) plus l’Egypte ont fait part de leurs inquiétudes si les Usa se rapprochaient de l’Iran pour favoriser le règlement de la guerre en Irak, et laissait l’Iran se nucléariser. En Egypte le fils même du Président Moubarak a annoncé le lancement d’un programme nucléaire et le 10 décembre 2006 le Conseil de Coopération du Golfe réunissant ces six états a fait une déclaration analogue.

Il n’est ici nul besoin de souligner les antagonismes culturels, historiques et religieux entres les Perses et leurs voisins arabes, entre les Chiites et les Sunnites.

 

Les menaces répétées d’Ahmaninedjad de détruire Israël* ne doivent pas être prises à la légère. Il est même particulièrement choquant et les mots me manquent, pour ne pas dénoncer pareille ignominie, pareille idéologie, pareils discours, pareille violence verbale et envisager et banaliser cette hypothèse dans le champ du politique et de la diplomatie. Cela me rappelle ces antisémites qui vomissent les juifs mais quand ils sont surpris d’en rencontrer un et d’avoir de la sympathie pour  lui disent « Ah bon vous êtes juif ?  Mais vous ce n’est pas la même chose… ! » On en rirait si ces bons pères de famille étaient tous des De Funès. Ainsi il serait loisible d’accepter la destruction de l’état d’Israël, car ce n’est pas la même chose,  ce serait même discuté dans quelques chancelleries ainsi que dans certains milieux diplomatiques… !

 

Si pour une virgule ou un mot rare employés en France par un élu ou pire encore par un ministre ou un chef d’état dans un contexte donné et parfois maladroitement, la classe médiatique avec ses clercs  s’affole et que des manifestations bouleversent le paysage politique, que l’on signe des pétitions ou qu’on appelle à la démission ou au lynchage médiatique, on n’a jamais vu au demeurant nos chers Bobos descendre dans la rue pour crier leur volonté de résistance et de combat et  défendre à travers Israël le droit international

 

 L’émergence de l’armement nucléaire a bouleversé le raisonnement stratégique (ainsi que l’apparition des missiles, favorisés par les recherches spatiales notamment) et démode définitivement les schémas traditionnels en matière de conflits.

 

Il est probant maintenant que l’Iran des mollahs et d’Ahmadinedjad a menti à l’AEIA  concernant sa politique nucléaire, et qu’aujourd’hui s’accroît le nombre de centrifugeuses capables de produire de la matière fissile. La construction de l’usine de Natanz a été tenue secrète et l’Iran construit à Arak un réacteur à eau lourde capable de produire du plutonium proche de celui utilisé pour fabriquer les premières bombes indiennes. En outre grâce à l’ingénieur atomiste pakistanais Abdul Qadeer Khan les Iraniens savent désormais fabriquer ces petites sphères d’uranium sous forme métallique dont l’unique raison d’être n’est la fabrication d’ une tête nucléaire et faciliter sa mise à feu

 

La politique mise en place par  Ahmaninedjad et les religieux avec l’appui des pasdarans (gardiens de la révolution)  n’est pas spécialement une réussite. Le recours habituel au nationalisme, à la xénophobie et à l’antisionisme sont les instruments ( je parle BOBO maintenant ! ),  a toujours constitué une arme utilisée par les dictateurs et les démagogues  pour  détourner vers autrui ou vers un  autre objet, la montée des mécontentements et se défausser de ses responsabilités. C’est tout simplement appliqué au champ politique la vieille pratique du bouc émissaire

 

De ces faits avérés on n’ose parler !

 

 

 

Depuis  soixante ans le monde a vécu à l’abri de guerres mondiales. La dissuasion nucléaire  a été  garante* de cette paix armée

L’émergence de l’Islamisme radical et de l’irrationnel, le mépris assassin pour les valeurs de vie et de lumière, le goût du sang et de la mort, la guerre déclarée contre  le passage à la modernité et les philosophies qui la porte, le retard impressionnant dans le développement accumulé en terre d’Islam et les complexes et frustrations qu’il engendre, la sanglante actualité quotidienne avec son cortège d’attentats et de souffrance, portent à s’interroger. Et certes cette guerre ouverte déclarée tout à la fois contre les juifs, l’occident, les américains, et les croisés ( je ne fais ici que reprendre leur vocabulaire si peu elliptique et  j ‘imagine ici que chacun de nous dans sa différence s’y retrouve !) nous conduit à exercer bien plus que notre droit à la vigilance.

 

 

Bref !  

   

Et pendant ce temps ils pompent (comprenne qui pourra ! ) nos petits Munichois de gauche que nous côtoyons tous les jours,  nombreux au Parti Socialiste, ATTAC, ou à l’extrême gauche. Ils continuent à s'indigner non point sur les projets militaires inquiétants de l'Iran mais sur la couleur des fraises des bois en automne! Comme me le dit mon meilleur ami en les moquant:" Je m'indigne, Je lance un appel, Je pétitionne ! "

 

Le poseur de bombes dans un autobus ou une cafétéria est assimilé à Robin des Bois ou à Mandrin, il devient par un tour de passe-passe et de vertu sociologique étonnant « résistant, guérillero, maquisard » alors qu’il n’est qu’un assassin 

  

Prés de nous dans nos banlieues, devenues « quartiers » par curiosité langagière, celui qui met le feu à un autobus  ou choisit délibérément  de tirer sur les forces de police, qui jette du toit d’une HLM des plaques d’égout en fonte sur les pompiers! (cela m’a été confirmé à Metz l’an dernier par un commandant de pompiers).  Celui-là est absout car il est étonnamment considéré comme victime ! D’une certaine manière oui, tant il accumule les déficits, familiaux, éducatifs, professionnels, sociaux, sanitaires, éducatifs et culturels… Poussière abandonnée au gré du vent. Mais ce casuisme rencontre ses limites.  Cependant puisque fort heureusement  « Tout n’est pas égal à Tout » et qu’il existe une échelle des valeurs où la responsabilité du sujet, de l’individu, son rapport aux autres, c’est à dire sa conscience même est l’énergie primordiale qui doit dicter par dessus tout sa conduite dans le respect qu’il doit à autrui et à lui-même, ce qui s’appelle je crois quelque part la MORALE, je ne puis donc que juger avec la plus profonde sévérité et sans restrictions d’aucunes sortes ces manquements fondamentaux à l’éthique, et aussi à la citoyenneté. Nulle langue de bois, nul esprit de corps, nulle chapelle ne pourront  m’empêcher de clamer de porter mon jugement d’homme libre

 

 Régulièrement des kamikazes entraînent dans la mort des innocents. Hélas qui ne s’offusque  ici sous nos latitudes, dans le pays où sont nés les Droits de l’Homme, de cette pratique abominable et infâme en totale contradiction avec nos valeurs judéo-chrétiennes et nos spiritualités confondues ? Et si des hommes de réflexion dénoncent à force tribunes ou livres cet avilissement de l’être en ce qu’il a de plus précieux, on leur lance dans les dents leur judaïsme suspect de partialité pro israélienne. Bien entendu je pense à mon cher homonyme Bernard-Henri Lévy ou à Alain Finkielkraut à qui je rends hommage. Il faut lire de B-H-L «  Ce grand cadavre à la renverse »

 

L'estime de soi, les valeurs universelles de justice, de droiture, de respect de l'autre, de ses proches comme de l'étranger, c'est à dire ces valeurs du Décalogue portées par le Judaïsme et reprises ensuite par les autres religions du Livre, ces valeurs mêmes relayées par les philosophes de la Raison et des Lumières sont mises à mal aujourd'hui.

 

« Civilisations, je sais aujourd’hui que vous êtes mortelles » écrivait Paul Valéry au lendemain de la Guerre de  14

Cette pertinente remarque polysémique nous interpelle. La défense au quotidien, dans chaque sphère d’activité, dans chaque lieue où vit et s’exprime la pensée dans la multiplicité de ses contradictions et de ses différences, où le débat rapproche ou oppose les hommes, eh bien c’est au cœur même de ce bourdonnement des neurones que doivent êtres défendues les valeurs de justice et de progrès auxquelles on croit pour préserver la paix du monde, sachant quand il le faut prendre ses responsabilités et les risques que le moment impose. Mais précisément notre société aujourd’hui a peur du risque. Si par malheur on ne le fait point on s’exposerait alors  à subir un jour pour nous ou nos enfants le danger  d’une descente aux Enfers.

 

 

Et c’est bien parce que du plus profond des corpuscules qui me fondent et des énergies qui me traversent je suis un homme de progrès et de justice, attaché à des principes sur lesquels je ne saurais transiger, homme de gauche, que je me révolte et que je souffre

 

Je n'aurai de cesse de lutter, ici et là, pour imprimer dans la mémoire des hommes et des femmes  que je côtoie le sens de la justice tel qu'il me fut légué en bel héritage par ceux et celles qui me furent et demeurent  à jamais les plus chers à mon cœur.

 

Je n'aurai surtout de cesse de me battre aussi contre tous ceux et celles  qui sous le manteau trompeur d'une parole dévoyée ou d’une Légende dorée usurpée favorisent le retour de la haine, incultes qu’ils sont de l’histoire passée  et de son cortège effarant de douleurs. Eux les Bobos, les médiocres et les lâches, les Modernes …

 

Pierre-Alain Lévy

pour voir la séquence de l’émission de Fr3 reprise sur Internet par Daily Motion, faire copier coller du lien suivant :

http://www.dailymotion.com/video/x3q24o_kadhafi-colere-dune-journaliste-10_news

 

 

vieille habitude au demeurant depuis plus d’un demi siècle, qui n’a pas oublié l’alliance du Grand Mufti de Jérusalem avec Hitler !

Khomeiny déclarait déjà en 1982 «  un rassemblement général de tous les musulmans pour faire disparaître Israël, pour récupérer Jérusalem et pour sauver, par là, les pays islamiques de cette tumeur cancéreuse » bibliographie/ Caroline du Plessix* Master 2 recherche, » relations internationales » Université de Panthéon –Assas ( Paris II)/ in Questions Internationales

Ce cher Castro eût aimé pendant l ‘Affaire des missiles d’ailleurs entraîner l’Union Soviétique dans le chaos, il conviendrait de le faire savoir auprès de nos chers alter-mondialistes toujours en quête de divinités laïques

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 06:56

Le Jour de la Haine ou la détestation selon Stéphane Hessel

libertyvox

Au 19ème siècle, Karl Marx et Friedrich Engels appelaient dans leur Manifeste Communiste à «s’indigner» du sort, effectivement peu enviable, des ouvriers et appelaient la classe ouvrière à se mobiliser sous la direction du Parti Communiste afin de réaliser la Révolution qui portera le prolétariat au pouvoir. Le monde allait changer de face après avoir, du passé, fait table rase.

Un détail de ce Manifeste avait cependant échappé à la vigilance de la plupart des lecteurs : La Révolution victorieuse mobilisera les ouvriers en armée du travail qui, sans égard pour leur vie privée et affective, les enverra travailler selon les besoins de la Révolution sur n’importe quel point du territoire, fut-il très éloigné. Nul n’a réalisé que les travailleurs seront de ce fait beaucoup moins libres et plus malheureux que sous le régime capitaliste, nul n’aurait cru que cette clause portait en germe le goulag et aussi, pour créer l’Homme nouveau, les exterminations par dizaines de millions d’êtres humains en URSS, en Chine, au Viet-Nâm, au Cambodge, en Corée du Nord et, durant quelques années, en Afrique.

Au 20ème siècle, le romancier britannique George Orwell décrivait dans son roman «1984» une société totalitaire issue d’une révolution reposant sur l’inversion des valeurs et la perversion du sens, gouvernée de main ferme par Big Brother qui, une fois par an, appelle la population soumise et étroitement surveillée, à «s’indigner» contre un mystérieux opposant ennemi du peuple nommé Goldstein : cette «fête» est appelée «Journée de la Haine». 

Le 21ème  siècle voit se révéler un nouveau Big Brother de la pensée orthodoxe, canalisant toutes les «Journées de la Haine» contre une série d’iniquités, la plupart réelles, dont notre société est responsable. Ce nouvel évangile et nouveau Manifeste Communiste appelle ceux qui veulent bien le lire à s’indigner. L’indignation est-elle forcément une vertu en soi ? Parfois, peut-être. Mais l’indignation est avant tout un réflexe que les candidats dictateurs préfèrent développer chez leurs sujets, plutôt que la réflexion, celle-ci développant l’esprit critique, chose que les autocrates détestent au plus haut point.

Stéphane Hessel, auteur de ces appels à l’indignation, est certes, par sa stature d’icône du politiquement correct, trop âgé pour rêver d’une carrière de dictateur d’un pays (Encore qu’un certain Maréchal, auréolé d’un passé militaire glorieux, et qui avait la haine des mensonges, avait à peu près le même âge que Hessel quand il abrogea la République pour lui substituer  sa personne dont il faisait don à la France). Vaniteux, narcissique et un tantinet mythomane, l’auteur des indignations se contenterait, par fausse modestie, du rôle de Big Brother de la pensée, seul à décider contre qui ou contre quoi il faut prioritairement s’indigner. Et, comme son collègue imaginé par Orwell, il a trouvé en l’Etat d’Israël son Goldstein. Ce petit pays hors normes polarise à lui seul toutes les iniquités du monde.

Certes, Hessel sait que l’iniquité règne un peu partout dans le monde, il sait, mais il est loin d’être le premier à le dénoncer ; ils sait que la Chine à elle seule exécute chaque année, chaque jour même, plus de condamnés à mort que l’ensemble des autres pays de la Planète, que cette puissance occupe et colonise le Tibet, mais l’indigné  ne désigne pas par «colons» les Hans qui s’y installent massivement pour y devenir majoritaires ni n’appelle à boycotter les produits chinois ; il ne dit mot de la tyrannie dans les Etats arabes et de la misère de cette population dont les pays regorgent d’immenses richesses qui ne profitent qu’aux plus riches ; il l’ignorerait peut-être encore si les populations de ces pays n’étaient pas en train de le lui rappeler ; mais cela ne suffit pas à cet indigné pour appeler au boycott des produits pétroliers de ces pays. Cet homme indigné n’a pas été jusqu’à s’indigner de la présidence de la commission des droits de l’homme de l’ONU accordée à la Libye du terroriste Kadhafi grâce au vote favorable de la France entre autres (politique arabe oblige) ; peut-être y voyait-il de l’humour. Il sait et le dit, son indignation devant ces centaines de millions d’êtres humains qui essaient de survivre au dessous du seuil de pauvreté… indignez-vous, indignez-vous… appelle-t-il. Même si bien d’autres ne l’ont pas attendu pour dénoncer ce scandale, on en est tout attendri.

Le monde a trouvé son nouveau prophète, sa nouvelle icône et celle-ci nous invite à passer à l’acte en boycottant les produits non pas de la Turquie qui occupe et colonise la moitié de Chypre (Etat membre de l’U.E, bravo la solidarité européenne), qui nie le génocide arménien et persécute les Kurdes jusqu’au-delà de ses frontières ;  non pas   les Etats africains appauvris par la kleptomanie de leurs  gouvernements ; non pas du Sri Lanka, le sort des Tamouls n’étant pas une raison suffisante pour se priver de thé du five o’klock. Ce sont du reste des trop gros morceaux pour ce petit Grand Homme, c’est hors de sa portée. Non, le seul et unique pays abritant moins d’un sur mille habitants de la planète dont il appelle à boycotter les produits, et aussi les échanges culturels, c’est Israël. À croire que ce «résistant» français, se prétendant ici ou là co-auteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, s’inspire d’un précédent qu’il connaît mieux que nous pour y avoir jadis grandi :  l’Allemagne nazie des années 30 qui imposait le boycott des entreprises juives comme «hors d’œuvre» de la «Endlösung», c'est-à-dire la Solution Finale.

Si les Juifs sont peut-être le «Peuple élu», Israël est le pays élu de la haine de Stéphane Hessel au point qu’il déroge à ses nobles principes dès qu’il s’agit de ce pays et uniquement contre ce pays. Cela devient chez lui une idée fixe, obsessionnelle. Par exemple, il exècre et condamne la violence (Bravo ! Bravo !, acclament les gogos) sauf celle que les terroristes palestiniens ou pro-palestiniens exercent  contre Israël. Là il déclare les «comprendre» et donc «justifier». Ces Juifs sont des éternels «privilégiés» puisqu’ils sont les seuls à «mériter» les actes de terrorisme comme ils sont seuls à devoir être boycottés. Ces ingrats n’ont-ils pas l’impudence de se protéger contre les pogromistes et même de riposter de façon «disproportionnée» aux attaques des «pauvres» Palestiniens ? C’est sans doute contre nature ou du moins, contre une vieille habitude bien ancrée dans les cultures tant chrétiennes ou issues du christianisme que musulmanes.

N’est-ce pas Le Pen, et comment s’en étonner, qui est l’auteur de la déclaration suivante ?  

 «La politique d’occupation allemande était, si on la compare par exemple avec la politique d’occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens, une politique relativement inoffensive, si l’on fait abstraction d’éléments d’exception (!) comme les incarcérations, les internements et les exécutions, ainsi que le vol d’œuvres d’art».

Eh bien, quitte à chagriner les gogos qui se pâment devant la prose de leur icône, l’auteur de ces lignes qui attachent plus d’importance aux tableaux volés (ils ont une valeur marchande) qu’aux Juifs poussés dans les chambres à gaz ou mitraillés par les Einsatzkommando (quelle est la cote d’un garçonnet juif de surcroît gazé ?) n’est autre que l’admirable et noble vieillard Stéphane Hessel.

Ainsi, drapé de haute moralité, d’un passé honorable et de nobles principes, il rêve, comme tout idéologue, d’instaurer un monde parfait, une société dans laquelle nul homme ne sera victime de l’arbitraire, de la faim, des privations, de l’absence de soins médicaux et d’instruction. Un monde où toutes les nations vivront en paix, un monde messianique, bref un monde sans Juifs, un monde «Judenrein» comme on le disait dans la langue maternelle de «l’indigné», et comme cela fut mis à exécution.

Comment en serait-il autrement si les Juifs sont, parmi les nations, les seuls à se voir contester le droit à un Etat, droit d’autant plus justifié qu’avant la création de l’Etat d’Israël, ils étaient indésirables dans la plupart des Etats du monde, au point que pratiquement tous les Etats européens occupés par l’Allemagne nazie, devançant parfois  ses exigences, comme ce fut le cas de l’Etat Français avec son Statut des Juifs, ont collaboré à leur arrestation et les ont livrés aux camps d’extermination allemands ?

Hessel antisémite ? Impensable, disent ses fans. N’est-il pas Juif lui même et surtout homme de gauche ? Pour ce qui est du Juif, Hessel, né de père allemand d’origine juive mais converti au protestantisme et de mère allemande «pure aryenne» de religion protestante, n’a pas grand-chose de juif si ce n’est selon les critères des nazis et du Statut des Juifs de Pétain.

Quant à la gauche, on feint d’oublier que les propagateurs de l’antisémitisme étaient fort nombreux et actifs tant à gauche qu’à droite. L’antisémitisme socialiste de Joseph Proudhon, assorti de xénophobie et de machisme est bien connu, ainsi que celui de Karl Marx, né d’une mère juive et d’un père d’origine juive converti au protestantisme. Son livre «La question juive» ainsi que ses injures antisémites contre ceux qui ne partageaient pas son dogme lui auraient valu, de nos jours, maintes condamnations pénales. Alors oui, l’antisémitisme d’Hessel n’est pas si impensable qu’on le prétend, il l’habille simplement du vocable plus «présentable» dont Staline avait lancé la mode : antisionisme.

Alors l’«Indignez-vous» de Hessel, c’est aussi à la mode de nos jours et comporte le même taux d’imposture que l’appel de Stockholm lancé naguère par les Staliniens fondateurs du Mouvement de la Paix  sous l’emblème de la colombe de Picasso, que tant d’idiots utiles signaient et faisaient signer («si tu ne signes pas, c’est que tu veux la guerre !» me disait-on). Les gogos d’hier vieillissent ou sont déjà morts, des nouveaux gogos, plus jeunes les relaient. La vie et la mort continuent ainsi. Avec ou sans Stéphane Hessel. J’attends cet enfant de la fable d’Andersen qui s’exclamait, alors que tous les courtisans s’extasiaient sur le prétendu habit de l’Empereur confectionné par des imposteurs «L’empereur est nu !».

 

© André Dufour pour LibertyVox

 

 

 


La détestation selon Stéphane Hessel
par Ariel Gurevitz,

Que Stéphane Hessel s’inquiète de la marche du monde, et appelle à l’indignation dans son opuscule récent (« Indignez-vous! »), on peut le comprendre. Mais quand il publie un texte qui est supposé avoir vocation universelle et qu’il dénonce les guerres qui font rage en ne trouvant rien d’autre que de mettre Israël en évidence pour illustrer son propos, c’est son texte lui-même qui en devient indigne. Stéphane Hessel va jusqu’à éprouver de la compréhension pour le Hamas et apprécie le dialogue avec ses dirigeants comme s’ils étaient des gens normaux qui n’envoyaient pas leurs enfants se faire exploser sur les enfants des autres.

Le propos de Hessel consiste supposément àdénoncer la guerre et l’injustice dans le monde entier et d’en débusquer les causes, or, afin de bien se faire comprendre, il pointe un doigt accusateur vers Israël comme étant l’endroit emblématique, symptomatique et représentatif de toutes les guerres et injustices qui sévissent sur la planète.

Ce texte n’est pas un pamphlet contre Israël, mais contre le Mal qui ronge le monde. Hessel dénonce Israël sous forme de procédé pédagogique visant à que le monde comprenne de quoi le Mal a l’air. Et il l’air comme Israël, d’après lui.

Le texte de Stéphane Hessel est destiné à un public qui n’a ni le temps ni les ressources pour se documenter en profondeur. Or en désignant Israël nommément comme référence identifiant le Mal, cela revient à une incitation à la haine.

S’il avait sérieusement voulu en appeler à l’indignation des masses au lieu de céder à sa détestation obsessive d’Israël (formule de Richard Prasquier, président du Crif) il aurait été plus approprié de s’attaquer à l’islamisme, ou plus largement à l’instrumentalisation de l’Islam pour opprimer des populations entières. L’islamisme alimente objectivement la plupart des conflits au monde, donc s’il y a quelque chose d’emblématique du Mal à notre époque, c’est bien l’islamisme. Plus largement encore, il aurait pu s’attaquer au déni de démocratie en Chine ou sur le continent africain. Au lieu de cela il s’en prend à Israël, qu’il voue à la vindicte publique comme au bon vieux temps du bouc émissaire.

Pour mémoire, Israël est la seule démocratie du Moyen-Orient, seul îlot de lumière dans cette mer d’obscurantisme, seul terre où la femme est l’égale de l’homme et où la liberté de conscience et d’expression est totale. Israël est aussi le seul endroit au monde où les Arabes ont un droit de vote réel en tant qu’Arabes dans un Parlement digne de ce nom. Hessel aurait mieux fait d’en appeler au monde à non seulement reconnaître cette réalité, mais surtout à faire savoir que c’est précisément à cause de cela que le droit à l’existence d’Israël est contesté.

Quand Hessel profère mensonge sur mensonge en se basant sur les mensonges des autres (Goldstone) dans le seul but de se faire valoir aux yeux de l’opinion publique, il en flatte les instincts les plus bas par un populisme suffisant. Peu importe dans ces conditions qu’il ait été résistant, parce que ce qu’il fait maintenant évoque plutôt Pétain : héros d’un combat, autiste lors d’un autre combat.

Israël s’est conduit le mieux possible lors de l’opération « Plomb Durci ». Cette opération n'a eu lieu qu'après qu’un million d’Israéliens du Sud d’Israël aient été bombardés huit années durant et eu leur vie ponctuée par une course quotidienne aux abris. Israël ne s’est résolu à répliquer par la force qu’après avoir épuisé tous les autres moyens, tout en s’efforçant de minimiser les victimes civiles. Les trois quarts des morts côté Palestiniens furent d’ailleurs des « activistes » selon les sources mêmes du Hamas. L’essentiel des pertes israéliennes fut occasionné par des erreurs de tirs de Tsahal soi-même, ce qui en dit long sur la complexité de la guerre urbaine.

Le premier devoir des dirigeants israéliens est d’assurer la sécurité de leur population, n’en déplaise aux beaux esprits. En même temps Israël est de la plus haute exigence vis-à-vis de soi-même et n’a de leçons à recevoir ni de la France ni du reste de l’Europe, dont pratiquement chacune des composantes s’est conduite de manière autrement barbare qu’Israël dans des situations analogues.

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 14:38

 

La politique allemande d'occupation relativement innofensive....

 

Mais quel fiel !!!!!!!!!!!

 

Stéphane Hessel récidive… et relativise la Shoah !

par Itshak Lurçat

 

hessel shahid.jpgAprès le succès phénoménal (osons le mot, kolossal!) de son premier “livre”, Hessel récidive… Le vieillard indigné publie aux éditions de l’Aube “Engagez-vous !”.Selon l’éditeur, “ce nouvel ouvrage réunit les entretiens qu’il a eu avec Gilles Vanderpooten, un jeune diplômé de 25 ans, permettant de mieux saisir l’originalité de sa personnalité [sic] et la profondeur de ses engagements” [re-sic].

 

Etant donné le succès d’édition inespéré de son premier “livre”, on comprend l’empressement que les éditeurs en quête de best-sellers éprouvent à publier la suite des élucubrations de Stéphane Hessel… Je fais le pari que ce nouvel opuscule ne sera pas le dernier et qu’il publiera encore plusieurs tomes dans les prochains mois. Suggérons quelques titres, toujours dans la même veine : “Rengagez-vous” (allusion à Astérix…), “Boycottez Israël!” (plus explicite), “Scandalisez-vous !”

 

A noter : La journaliste Elisabeth Lévy signalait récemment sur son site la stupéfiante déclaration de M. Hessel, faite à un journaliste allemand :

 

« La politique d’occupation allemande était, si on la compare par exemple avec la politique d’occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens, une politique relativement inoffensive, si l’on fait abstraction d’éléments d’exception comme les incarcérations, les internements et les exécutions, ainsi que le vol d’œuvres d’art. »

 

Curieusement, Mme Levy a éprouvé le besoin d’ajouter (par crainte d’un procès en diffamation ?) la précision suivante :

 

« N’ayant pas le temps de l’interroger, je précise que je ne crois nullement que Stéphane Hessel fasse montre ici de la moindre complaisance avec le nazisme, mais la comparaison avec l’occupation israélienne est pour le moins ébouriffante ».

 

Hessel manif palos.jpg

 

J’ai vérifié les propos de Hessel dans l’original allemand [« Die deutsche Besatzung war, wenn man sie vergleicht zum Beispiel mit der heutigen Besetzung von Palästina durch die Israelis, eine relativ harmlose, von Ausnahmen abgesehen wie den Verhaftungen, Internierungen und Erschießungen, auch vom Raub der Kunstschätze. »] : il n’y a pas d’erreur. Herr Hessel a bien affirmé que l’occupation allemande était inoffensive par rapport à l’occupation israélienne! De tels propos sont non seulement une insulte au peuple juif et israélien, mais ils constituent aussi une dangereuse relativisation (pour ne pas dire une négation) du crime contre l'humanité que constitue la Shoah. Par ces propos tenus dans un journal allemand, M. Hessel montre son visage véritable, celui d'un digne émule de Le Pen et de Faurisson!

 

On imagine le tollé que de tels propos auraient suscité dans la bouche de Marine Le Pen, par exemple… Mais tout est permis à Stéphane Hessel, ancien “résistant” devenu un collabo actif de la dénonciation des Juifs et d’Israël ! On attend encore une condamnation de ses propos négationnistes… Indignez-vous, qu’y disaient…

Itshak Lurçat

 

P.S. Signalons l’initiative salutaire de l’éditeur David Reinharc qui publie une réponse à Hessel, sous le titre « J’y crois pas ».

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 21:32

 

 

 

logo arié


Par ARIé

Avec autorisation

 © 2011 www.aschkel.info

 

Entendu sur « C à dire »: les Israéliens devraient aussi se révolter et marcher sur la Knesset


Vu et entendu dans C à dire, sur France 5, un invité à l’accent moyen-oriental prononcé, plutôt enflammé par la cascade des révolutions dans le monde arabe suggérer :« Après les Tunisiens, les Égyptiens et les Libyens, les Israéliens devraient aussi se révolter, marcher sur la Knesset et se débarrasser de ce régime de Droite , ainsi nous serons tous frères ». Je cite de mémoire.

 

C’est une idée intéressante à laquelle, j’avoue, ne pas avoir pensé. L’expert invité oubliait toutefois de préciser que ce gouvernement israélien de Droite, comme il le qualifie, est en fait une coalition de Partis et qu’il a été élu par une très large majorité de citoyens, et, démocratiquement qui plus est. Alors, je ne vois pas trop qui marcherait sur Jérusalem. Méretz, Shalom Ahshav ?

 

Ce qui est intéressant toutefois dans les propos de l’expert invité, c’est qu’en fait, il associe les Israéliens aux Arabes. C’est normal; ils habitent dans la même région, et devraient par conséquent posséder les mêmes pulsions et adopter les mêmes comportements. Sur certains aspects il n’a pas totalement tort, car le soleil tape sur la tête avec la même intensité sous ces cieux surchauffés. La question est justement de savoir comment garder son cerveau en état de fonctionnement optimal même si le soleil cogne dru.

 

Ceux qui l’ont parfaitement compris et gardent la tête froide, ce sont les Iraniens qui jubilent de ces convulsions orientales. Ils exploitent toutes les faiblesses arabes, engrangent des milliards de dollars supplémentaires car le prix du brut augmente et ils ne craignent personne qui fasse sauter leurs propres installations. Ils donnent même des coups de mains discrets au Bahrein et en Irak (à Baiji, plus exactement), et ailleurs; objectif: paralyser l’extraction et la distribution du pétrole et créer la pénurie qui paralysera l’Occident.

 

Les installations de gaz égyptiennes dans le Sinaï qui ont sauté, ne permettent plus d’acheminer du gaz en Israël et en Jordanie et, cerise sur le gâteau, des manifestations commencent à s’organiser en Arabie-Saoudite autour de Jeddah par une organisation appelée Jeddah Youth for Change. Précisons que le prince héritier d’Arabie-Saoudite Abdallah Ben Abdelaziz a 81 et n’est pas en grande forme. Alors c’est peut-être son tour?

 

 

A travers le monde on se livre au petit jeu de devinettes: « qui va y passer maintenant », sans comprendre que le très grand perdant de ce jeu de massacre sera l’Occident. Quand le litre d’essence va commencer à flirter avec la barre des 3 Euros, nous verrons bien si l’enthousiasme à la cause de la révolution arabe sera aussi vif.

 

Quant à Israël, Monsieur l’expert de C à dire, laissez le à part et ne l’associez pas aux Etats qui l’environnent; il n’a aucun point commun avec eux et aucun Israélien ne marchera sur la Knesset ; on a attendu deux mille ans pour en avoir une. Il saura mieux se protéger que la France des catastrophes à venir. Et puis, il y aura dans le monde arabe à venir des gens raisonnables qui seront enfin ravis de faire des affaires avec l’Etat sioniste qui, contrairement à ce que l’on dit, n’est ni arrogant, ni impérialiste.

Il serait enfin judicieux d’inviter sur les plateaux de télévision des experts qui émettent un avis différent, mais l’heure du non-politiquement correct n’est pas encore arrivée dans notre douce France.

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 19:29

Banner Alain Rubin

 

 

A qui appartiennent les syndicats ?

Par Alain Rubin

 © 2011 www.aschkel.info

L’expulsion ratée, suivie de la dissolution du syndicat de Fabien Engelman, m’a ramené en 1967.

A l’époque, on me convoquera devant une commission de la direction de l’Union départementale des Hauts de Seine de la CGT. En effet, après avoir été convoqué devant le bureau de l’union  locale de Courbevoie, rue Carl Hébert, dont j’étais le secrétaire responsable à la propagande, je refuserai de désavouer mon parti. Ce refus de désavouer mon organisation politique était, m’expliqua-t-on, incompatible avec mon appartenance à une instance de direction  de la CGT.

Vous me demanderez qu’est-ce qui rendait incompatible cette appartenance aux instances de la CGT et celle à une organisation « ennemie de la CGT… une organisation qui dénigre la CGT » ?

Je vais vous le dire, ce n’est pas un secret. Quelques semaines plus tôt, à l’occasion d’une manifestation parisienne, République-Bastille, convoquée par l’Union régionale des syndicats CGT de la Région Parisienne, l’UNEF avait organisé un regroupement de quelques centaines d’étudiants venant tranquillement manifester avec les salariés du public et du privé en grève et descendus dans la rue pour protester contre la politique salariale du général de Gaulle.  Les étudiants rassemblés par l’UNEF voulaient protester contre la réforme Fouchet considérée par eux comme visant à mettre en route la privatisation de l’université et à exclure totalement des études supérieures les enfants de la classe ouvrière. Politique de « police » des salaires, privatisation de l’université, n’étaient pas des domaines sans rapport, c’est ce que voulaient exprimer les syndicalistes étudiants.

La direction de la CGT ne l’entendit pas de cette oreille. Le SO du syndicat le fit fermement et bien comprendre aux étudiants. Les coups qui tombèrent drus n’étaient pas des caresses. Ils pleuvront indistinctement sur les étudiants comme sur les étudiantes regroupés derrière la modeste banderole de l’UNEF.

C’est cette agression injustifiée et injustifiable*1 qui donnera lieu à un article publié dans un bulletin intérieur de mon organisation politique de l’époque. Le bulletin dénonçait le « service d’ordre stalinien » qui avait brutalement chassé les étudiants manifestants qui voulaient réaliser l’unité d’action de la classe ouvrière et des étudiants.

Convoqué d’abord devant le bureau de mon union locale, on me demandera de désavouer mon organisation qui attaquait odieusement le service d’ordre du syndicat. C’est parce que je refuserai de me laisser intimider que la bureaucratie staliniste, confisquant le syndicat, me convoquera à Nanterre au siège de l’union départementale, devant ce qui était un tribunal d’opinion. N’ayant pas accepté le chantage de ceux qui considéraient l’organisation syndicale -groupant alors trois millions de salariés- comme étant la propriété privé de leur parti, on décidera que toutes mes responsabilités et tous mes mandats me seraient immédiatement retirés.

Les choses auraient pu en rester là. Mais pour les staliniens, qui un an plus tard feront déferler six cent mille hommes des forces du pacte de Varsovie sur la Tchécoslovaquie du « socialisme à visage humain », me retirer mes responsabilités et mandats ne suffisait pas. C’est ainsi qu’en 1969 on me refusera ma carte syndicale. Les syndiqués, qui travaillaient avec moi, protesteront, en vain. Ces messieurs et ces dames de l’appareil staliniste pensaient en effet n’avoir aucun compte à rendre et disposer du droit légitime de décider qui serait et resterait syndiqué.

1946-1948 n’avait servi à rien.

Ces gens considéraient que dés lors qu’ils s’étaient emparés des manettes de l’organisation syndicale, elle devenait leur propriété ; ne pas partager certains de leurs choix de parti et le faire savoir, vous plaçait hors de l’organisation syndicale.

Leurs dogmes devenaient la vérité du syndicat.

 En 1948, le stalinisme, après avoir flotté un moment sur la question, décrétera, comme un seul homme, après que Staline en ait ainsi décidé, que le Plan Marshall était un instrument de l’impérialisme dirigé contre l’union soviétique. Staline l’ayant décrété, les dirigeants PCF du bureau confédéral décideront que la CGT devait elle aussi s’opposer et combattre le Plan Marshall.

Ceux qui ne partageaient pas ce point de vue, -imposé par Staline, après que différents gouvernements dirigés par des PC (Tchécoslovaquie…) aient eux-mêmes hésité face à la proposition d’aide américaine-, deviendront des « agents des yankee », des « agents du patronat »…

Le stalinisme exigeait une seule tête dans les rangs, une seule tête en ligne, sur une seule ligne, et une ligne épousant les méandres de la politique stalinienne décidée à Moscou.

Je disais que pour la clique éperdue qui dirige encore la principale confédération syndicale ouvrière, 1946-48 n’aura servi à rien. Ces gens continuent de considérer le syndicalisme ouvrier comme leur propriété privée.

Il y a l’exclusion d’Engelman, et il y en aura d’autre, pour la raison qui lui est invoquée ou pour d’autres.

Notre ami Le Poulpe relevait très justement  que le bureau confédéral lève un impôt pour financer le bateau français pour la flottille pour Gaza. Le Bureau confédéral de la CGT croit-il que tous les responsables accepteront un détournement de fonds syndicaux ou de Comité d’entreprise, ou des collectes intenses, alors que l’on ne sait pas en faire de sérieuses quand une usine est en grève ?

Le PCF a décidé de cacher la vérité aux syndiqués et aux salariés français.

Pour exciter les passions, pour alimenter l’hostilité et la haine à l’encontre d’Israël, il continue de mentir, osant continuer de dénoncer « une crise humanitaire ».

Le bureau confédéral de la CGT ment impudemment à ses syndiqués et aux salariés,  pour les taxer et leur faire verser, même à leur insu, pour financer un « Marmara » français destiné à forcer un blocus alimentaire, sanitaire et en matériaux de construction civile qui n’existe pas.

Répétons, le blocus de Gaza n’existe pas.  La crise alimentaire, que le bureau confédéral de la CGT invoque est tellement grave et si poignante, que les « affamés de Gaza », dont aucun enfant n’a le ventre gonflé par la faim -mais témoigne à l’inverse d’une vigueur physique tout à fait éclatante-, ont exporté en Egypte des vivres au moment du soulèvement contre Moubarak.

La direction de la CGT ment.

Elle veut en découdre avec Israël. Elle veut, en prenant sa décision, que l’hostilité envers Israël devienne un dogme, se transforme en une vérité paradigmatique pour l’appareil syndical tout entier et pour tous les syndiqués et sympathisants.

En 2011, Israël devrait prendre la place que le stalinisme -qui s’était opposé aux aspirations ouvrières et populaires de 1945, au nom des impératifs du traité de Yalta- faisait jouer un peu plus tard à la dénonciation du Plan Marshall.

Décider que les organisations de la CGT se rapprocheront des comités et des regroupements qui se sont ou se seront constitués ici et là, pour prendre en charge le financement de ce qui en vérité est une véritable opération de guerre privée, -minutieusement préparée-, c’est décider que des comités d’entreprises détourneront, vers des buts politiques partisans, des fonds, qui sont des salaires différés destinés aux salariés de l’entreprise, c’est aussi décider de s’associer à des détournements d’impôts locaux, pour les mêmes raisons.

Décider que les organisations de la CGT prendront en charge une action destinée à obtenir l’effondrement d’Israël, en utilisant le prétexte d’une crise humanitaire provoqué par un embargo alimentaire et sanitaire inexistant, c’est décréter que le point de vue du PCF doit devenir celui de tous les syndiqués, bon gré mal gré.

Si des militants ont pu croire que les causes de la scission du mouvement ouvrier, après guerre, et celle de la CGT en particulier, avaient disparu, pour laisser place à des conceptions respectueuses de tous les salariés, respectueuse de tous les syndiqués et de tous les militants, nous voyons que malheureusement il n’en est encore rien.

Du chemin reste à faire, pour que les staliniens et la nébuleuse qui gravite autour d’eux et celle qu’ils ont infectée de leur conception totalitaire quant au fonctionnement des organisations, il reste du chemin à faire pour que les organisations ouvrières fonctionnent sur la base de la Charte d’Amiens, à savoir : que le syndicat doit être indépendant et ne pas se retrouver comme une extension de leur parti, pour qu’il soit la propriété de tous ses membres.

Du chemin reste à faire pour que ces hommes respectent ceux qui ne partagent pas toutes leurs conceptions ou sont en désaccord avec tel ou tel de leur choix.

Il y a bien plus qu’une analogie de méthodes dictatoriales, entre 1946-48 et 2011

En 1945, Maurice Thorez, revenu quelques mois plus tôt de Moscou, où il avait passé la durée de la guerre, avec les consignes de Staline, parlera, comme l’oracle que l’on ne contredit pas. Il s’adressera à la direction du PCF, ainsi qu’à tout son appareil syndical central flanqué des compagnons de route laissés à des postes clé de l’organisation syndicale, tous ensembles réunis à la réunion d’Ivry du comité central élargi. Il transmettra l’ordre de Staline et sa concrétisation française du traité de Yalta-Téhéran, à savoir : aider impérativement à la reconstruction de l’état bourgeois. Ce qui se déclinait, ordonnera Thorez, au nom du génial Staline chef du prolétariat mondial, par : « Produire d’abord, revendiquer plus tard », et surtout, restituer les armes des milices patriotiques, celles des FTP, dissoudre les Comités ouvriers ayant remis en route la production pour les transformer en comité d’entreprise.

« Revendiquer c’était faire le jeu de la bourgeoisie, et la grève était devenue l’arme des trusts ».

Il fallait donner un os à ronger, dériver la combattivité vers de faux objectifs, domestiquer la classe ouvrière et ses syndicats. Il en sortit la scission d’une CGT réunifiée en 1943 dans la clandestinité et groupant sept millions de membres en 1945.

En 2011, nous sommes dans le sillage de l’échec des mouvements pour la défense des retraites. L’appareil stalinien a toujours bloqué toute action sérieuse, confinant la riposte ouvrière à une série de grande messes répétitives ; refusant, comme irréaliste, la mise en œuvre de moyens d’organisation locaux, basés sur l’unité d’action organisée, nécessaires à la préparation de la grève générale des salariés du public et du privé, qui reste pourtant voie nécessaire pour s’opposer au diktat de la commission européenne mis en œuvre contre le retraites par le gouvernement français et accepté par ses oppositions de « gauche ».

Mais la chose pose problème. Alors, il lui faut masquer,

 il lui faut dériver et donner une lutte de substitut.

La guerre, c’est la politique par d’autres moyens. La guerre, c’est un moyen d’union sacrée, c’est aussi un moyen efficace pour duper le citoyen.

Ici, la poursuite de la politique de renoncement à la défense effective des acquis ouvriers et sociaux, c’est l’aventure guerrière pour la « révolution palestinienne », c’est l’aventure guerrière contre le sionisme exécré, c’est le « Marmara français », pour abattre ce méchant Israël.

Pendant qu’ils collecteront des sous, pour financer le bateau de la « liberté palestinienne », pour mettre à bas le « méchant et criminel état sioniste »,- méchant et criminel parce qu’on ne cesse de le leur répéter-, les militants et les syndiqués auront l’impression de faire quelque chose d’utile. Ils croiront lutter pour une juste cause, une cause qui aura des effets positifs en France même,  peut-être oublieront-ils ce qui ne s’est pas passé pour s’opposer sérieusement et efficacement face à l’attaque mettant en cause les régimes de retraite.

Et tous ceux qui ne seront pas d’accord seront des ennemis, il faudra eux aussi les chasser du syndicat, ou le dissoudre comme celui d’Engelman, s’il refuse le diktat et les mensonges des staliniens et de leurs comparses, s’il refuse la chasse aux sorcières.

En 2011, comme en 1946-48, la question toujours pas résolue reste celle-ci :

À qui appartiennent les syndicats ?

Sont-ils la propriété d’une école politique, comme le défendaient les guesdistes, puis les hommes de confiance de l’appareil du comintern et leurs descendances directes, et aujourd’hui, ici et là, les gauchistes et des crypto-staliniens de différentes nuances.

En 2011, comme en 1946-48, la question posée et non résolue, c’est le respect de la lettre et de l’esprit de la Charte d’Amiens, ou sa transformation en icône révérée, à la manière dont Staline et ses successeurs et affidés révéreront la momie de Lénine, pour mieux crucifier son parti en exterminant les hommes de février-octobre 1917, en proclamant le pouvoir des soviets pour mieux les combattre.

Alain Rubin

*1 Après les premiers affrontements entre les étudiants et les forces de polices envoyées par le ministre de l’intérieur Marcellin -pour évacuer le meeting convoqué le 3 mai 1968  en soirée par l’UNEF et les organisations politiques étudiantes- la riposte de la direction stalinienne du PCF consistera à dénoncer les « irresponsables », les « aventuriers gauchistes », les  « groupuscules manipulés par la police »… 

Déjà, en mars 1968, lorsque la police avait envahi l’usine de la SAVIEM à Caen, pour y briser la grève totale d’occupation, frappant brutalement les grévistes que les juges condamneront lourdement en comparution immédiate, l’appareil politico-syndical du stalinisme ne lèvera pas le petit doigt pour défendre les jeunes ouvriers condamnés après avoir été agressés sur le lieu de travail occupé, façon juin 36, comme il refusera de lever le petit doigt pour défendre les travailleurs guadeloupéens du bâtiment, en grève et rassemblés par leur syndicat Fraternité Ouvrière et attaqués, en mai 1967, dans les rues de Pointe à Pitre,  à coups d’arme à feu par les forces de l’ordre.

Avec deux ou trois autres militants « aventuristes » et « gauchistes », je serai moi-même dénoncé à ce moment auprès des milliers de travailleurs des nombreuses usines de Boulogne-Billancourt, où se trouvaient les usines Renault avec ses trente mille métallos et beaucoup d’autres entreprises importantes. L’appareil stalinien, s’étant approprié la CGT, m’accusera d’être un provocateur, un instrument de la police, dans un tract distribué dans les usines de Billancourt. Les tracts de dénonciation complétaient les menaces physiques et les coups à la porte des usines.

Le 6 mai 1968 au matin, le jour de la première manifestation de masse convoquée par l’UNEF et le SNESUP, dans le cadre de la grève générale universitaire, la direction du PCF et ses relais dans les directions des syndicats de la CGT dénonceront les « groupuscules irresponsables » qui appelaient à la grève générale universitaire et à manifester le soir à partir de la Place Denfert Rochereau. Les milliers qui se rassembleront ce soir là, pour traverser Paris en cortège serré et combattif, répondront par la dérision, scandant, en réponse à l’éditorial du matin du Bureau politique du PCF : « nous ne sommes qu’un groupuscule !! »

Alain Rubin

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 08:03

LE MANS - INTIMIDATION D'UN GROUPE DU BDS : CARREFOUR ENCORE UNE FOIS ATTAQUE PAR DES MANIFESTANTS QUI HURLENT "BOYCOTT ISRAËL".

FEB 201120

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Boycott
Publié le 20 février 2011

 

Le MansSource Presse Régionale (1) : Boycott des produits israéliens : manifestation éclair au magasin Carrefour. Aux cris de « Boycott, désinvestissement, sanctions », une quarantaine de personnes, portant des tee-shirts verts « Boycott Israël », et agitant des drapeaux palestiniens, ont investi les allées du magasin Carrefour du Centre sud, au Mans, samedi, à 15 h 30. Ils ont rempli cinq chariots de produits importés d’Israël : cageots d’avocats et lingettes pour bébés principalement.

Cette manifestation éclair était une initiative du collectif BDS en Sarthe, constitué de plusieurs associations : Génération Palestine, association France Palestine, Europe Écologie-les Verts, le NPA, le Parti de Gauche, Solidaires, l’Unef et la FSU. Ils dénoncent le fait que sous l’appellation « en provenance d’Israël », « 70 % des produits viennent en fait des colonies situées dans les territoires palestiniens occupés».

Après une demi-heure à sillonner les rayons sous l’œil médusé des clients, les manifestants ont quitté les lieux, en abandonnant les chariots. Non sans avoir demandé aux représentants du magasin de «ne plus commercialiser les produits made in Israël ».

Source: (1) http://www.ouest-france.fr

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 20:41

 

 

 

 

Dora Marrache-copie-1

 

 

merci Dora

 

LETTRE OUVERTE À MONSIEUR STÉPHANE HESSEL  (2/2)

Par Dora Marrache

 

 pour Radio-Shalom Montréal et   © 2011 aschkel.info 

 

Ecouter DORA >> Radio-Shalomlogo radio shalomMontreal(FichierMP3)


Dans la première partie de ma chronique lCl, j’ai souligné les raisons pour lesquelles, selon moi, le fascicule « Indignez-Vous ! » de Stéphane Hessel connaît un tel succès,  et je tente de démontrer qu’en fait l’auteur si adulé n’est rien d’autre qu’un imposteur.

 

http://radio-shalom.ca/mp3/doramarrache/Dora%20Marrache%20-%20LettreStephaneHessel%20B.mp3

 

3. Stéphane Hessel, un pacifiste convaincu

 

Je suis indignée d’entendre dire que vous êtes  un pacifiste convaincu alors que vous avez déclaré la guerre à Israël et que, pour mieux attiser la haine, vous réaffirmez sans cesse votre soutien aux Palestiniens de Gaza. Vous n’hésitez pas à porter des jugements de valeur sur les actions d’Israël, vous reprochez même au gouvernement français de « faire lâchement la part à Israël et rien à Gaza ». En revanche, vous vous gardez bien de porter quelque jugement que ce soit sur les actions du Hamas. Non seulement vous ne vous êtes jamais ému du sort des habitants et des enfants de Sdérot et d’Aschkélon, mais vous avez minimisé la portée des roquettes. En effet, le 3 novembre 2010, vous déclariez : «Hamas, cette espèce de monstre … parce qu’il a envoyé des roquettes ! Il faut se dire que les roquettes du Hamas, c’est plutôt pour les enfants… Non, c’est méchant, mais comme dégâts cela n’a aucun rapport avec les dégâts de l’armée israélienne. Ce sont quelques enfants qui ont été obligés d’aller très vite dans les arbres. Triste pour eux, parce qu’ils auraient préféré aller à l’école. »*

 

De tels propos, Monsieur Hessel, sont tout simplement scandaleux et les habitants du Sud d’Israël ne vous les pardonneront jamais. D’ailleurs, qui vous les pardonnera ? Si vous saviez combien j’aurais aimé connaître votre réaction si vos petits-enfants avaient été parmi ceux-là !

 

Vous allez même jusqu’à dire que si «on ne peut pas excuser les terroristes qui jettent les bombes, on peut les comprendre». Peut-être considérez-vous le terrorisme comme une façon de  marquer son indignation. Que dis-je «  peut-être » ? Certainement. Si je comprends le geste de quelqu’un, cela signifie que je fais intervenir mes sentiments, donc que je suis prêt à l’excuser.

 

Vous me direz sans doute que vous prônez une « guerre pacifique » alors que vous savez qu’il n’est point d’armes plus redoutables que les mots, qu’ils ont, comme il est dit dans la Bible, un pouvoir de vie et de mort. Vous savez, Monsieur Hessel, que la parole est action, et  c’est précisément parce que vous en connaissez le pouvoir que vous invitez les lecteurs à une « insurrection pacifique » qui bientôt n’aura plus rien de pacifique. Décidément, Monsieur Hessel, vous avez l’art des figures de rhétorique !

 

 

4. Stéphane Hessel et Israël

 

Je suis indignée, Monsieur Hessel, de constater  que vous connaissez la célébrité avec un fascicule qui a battu tous les records de vente, non pas grâce à votre parcours hors du commun, parcours que bien des gens ignoraient jusqu’à ces dernières années, mais  grâce à la haine que vous portez à l’État d’Israël. Et la réponse à votre succès de librairie tient en un mot : Israël. De toutes « les choses insupportables dans ce monde », il en est une  qui remporte la palme à vos yeux : Israël. Vous avez fait de ce pays votre cheval de bataille,  votre principal « motif d’indignation » et vous voudriez voir vos lecteurs vous emboîter le pas.

 

Si vous vous étiez posé en défenseur d’Israël,  et si vous aviez choisi de vous indigner de la guerre médiatique qu’on livre à Israël ou encore du fait que l’existence de cet État soit de plus en plus remise en question, ou si vous aviez choisi de briser le silence du monde devant ce déferlement de haine, les medias ne vous auraient certainement pas glorifié comme ils le font actuellement, ils vous auraient tout simplement ignoré.

 

Avant que vous ne vous engagiez dans le conflit en prenant position en faveur des Palestiniens, avant que vous ne soyez devenu un des détracteurs les plus acharnés d’Israël, quand Israël était alors pour vous un sujet d’admiration, votre nom n’était guère connu du grand public.

 

Mais votre statut a changé aussitôt que vous avez choisi de hurler avec les loups. Alors, vous êtes devenu le Juif admirable, le résistant qui a connu la déportation, l’homme qui se bat pour la défense des droits de l’homme. Cela a commencé peu après la guerre des Six Jours: « Pendant vingt ans, j’ai continué à considérer favorablement le développement d’Israël: j’étais admiratif des kibboutz et des moshav. Tout a changé en 1967 avec la guerre des Six Jours. Cette guerre, gagnée par Israël pratiquement en une matinée, a donné aux gouvernants de l’époque ce que j’appelle une hubris, un sentiment de supériorité extraordinaire, qui les a amenés à ne plus tenir compte du droit international. C’est à partir de 1967 que je me suis engagé dans le camp de ceux qui voulaient un retrait des forces israéliennes et la création d’un État palestinien », avez-vous déclaré à Jeune Afrique en mai 2010.

 

Sans doute auriez-vous préféré voir les Israéliens vaincus, il y a dans vos paroles comme un regret de les avoir vus gagner si facilement, «  en une matinée », dites-vous.

 

Ensuite, chaque fois que vous avez pu le faire, vous avez tenus des propos virulents à l’égard d’Israël, propos qui ne font qu’attiser la haine et l’antisémitisme tout en appelant à une révolte contre l’État hébreu. Et depuis la guerre du Liban, vous n’avez de cesse de fustiger Israël, de hurler votre détestation.

 

En 2009, alors qu’Israël lance une offensive sur la bande de Gaza, vous déclarez : «En réalité, le mot qui s’applique – qui devrait s’appliquer – est celui de crime de guerre et même de crime contre l’humanité. » Et au magazine Jeune Afrique, vous avez déclaré :«La bande de Gaza, elle a été enfermée dans ce que l’on peut appeler une « prison à ciel ouvert ». L’opération « Plomb durci », de décembre 2008 à janvier 2009, a été une succession de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. La manière dont l’armée israélienne s’est comportée est absolument scandaleuse ».

 

Vous osez accuser les Israéliens d’avoir perpétré des « crimes de guerre » alors que vous connaissez mieux que quiconque le sens de cette expression et le poids ces mots. Évidemment, vous vous gardez bien de rappeler que les terroristes ont utilisé les  civils comme boucliers humains, tout comme vous passez sous silence les

200 000 appels téléphoniques donnés par Tsahal pour inviter les Gazaouis à quitter les zones de combat.

 

Dans le journal Libération,  vous avez également tenu des propos infâmes: « Il reste un Etat sans légitimité avec un peuplement scindé, comportant des juifs maîtres et des Palestiniens voués à un régime de non-droit » ou encore : «Quarante ans après la fin de la guerre des Six jours, Israël n’a pas trouvé un gouvernement capable d’entamer sérieusement la nécessaire négociation avec les Palestiniens qui serait en mesure de lui rendre sa légitimité, de garantir sa sécurité véritable et de lui donner un avenir. »

 

Et je suis indignée de savoir que vous soutenez le mouvement BDS (boycott. Désinvestissement, sanctions), indignée de vous entendre plaider non seulement pour le boycott des produits israéliens, mais aussi pour celui des intellectuels, des chercheurs. Ne croyez-vous pas que vous privez alors l’humanité de richesses importantes ? Que vous appeliez au boycott des régimes dictatoriaux, à celui de tous les pays qui bafouent les droits de l’homme serait courageux de votre part, mais que vous choisissiez de vous attaquer à la seule démocratie au Moyen-Orient me semble aberrant. Et pourquoi n’exigez-vous pas des principaux intéressés, à savoir les Palestiniens, qu’ils cessent d’acheter des produits israéliens ? Pour ma part, si je devais recommander un produit à boycotter, c’est votre livre que je choisirais. Qui plus est, ce boycott serait légitime puisqu’il concerne un texte qui, sous des apparences pacifiques, est en vérité un véritable appel aux armes. Mais qui m’écoutera, à part les Juifs qui, comme moi, ont à cœur le destin d’Israël ? Quoi que nous disions et quoi que nous fassions, vous bénéficierez toujours du soutien des  Juifs antisionistes, ainsi que de celui de vos adeptes qui se comptent par millions à travers le monde.

 

En durcissant votre position vis-à-vis d’Israël, vous avez gagné la faveur des medias. Ils  vous ont porté aux nues, ils ont fait de vous une icône et, sous leur plume,  votre biographie n’est rien de moins qu’une hagiographie. Alors, avec un titre aussi percutant que l’est « Indignez-vous ! » et un auteur engagé corps et âme aux côtés des Palestiniens, auteur « juif » de surcroît et « co-rédacteur » de la Déclaration universelle des droits de l’homme, tout lecteur potentiel avait, avant même d’avoir lu le livre, une idée du sujet et s’attendait à ce que vous parliez d’Israël.

 

Certains ont sans doute été déçus de constater que vous n’avez consacré que deux pages à ce pays. Parce que vous êtes un fin psychologue, Monsieur Hessel, vous saviez qu’en déversant votre fiel et en rédigeant un pamphlet contre Israël, vous risquiez de rater votre but. Comme vous avez compris que ce n’était pas la voie à privilégier pour faire entendre votre voix et faire des disciples,  vous avez  choisi de noyer le poisson, de présenter de multiples sujets qui pourraient susciter notre indignation alors qu’en réalité le cœur de votre pamphlet, sa raison d’être, c’est de crier votre indignation à l’égard d’Israël. Sans ce sujet sensible, sans le regain d’antisémitisme qui secoue le monde, sans la remise en question du droit à l’existence de l’État d’Israël, votre publication serait restée longtemps sur les étagères des librairies.

 

Et deux pages c’était plus qu’il n’en fallait pour convaincre ceux qui hésitaient encore à condamner Israël de se joindre à vous et d’embrasser la cause palestinienne. Après avoir évoqué Gaza dans votre « livre », vous revenez sur le rapport du juge Goldstone - encore un Juif habité par la haine du Juif, - un rapport qui fait une critique accablante de l’Opération Plomb durci : « Je partage les conclusions du juge sud-africain. Que des Juifs puissent perpétrer eux-mêmes des crimes de guerre, c'est insupportable », avez-vous affirmé.  Et au magazine Jeune Afrique, vous avez fait la déclaration suivante : « Nous étions à Gaza en même temps que l’équipe dirigée par le juge Goldstone, et je peux témoigner que tout ce que relève le rapport Goldstone est exact ».

 

En réalité, vous vous plaisez à évoquer ce rapport parce que son rédacteur est Juif.

Ce juge, qui a lancé une condamnation sans appel d’Israël et dont vous parlez avec admiration, est un être abject qui a condamné à mort 28 Noirs Sud-africains, parmi lesquels un enfant de treize ans, sans même éprouver de regrets. Il se contente de dire « Je n’ai fait que suivre les ordres ». Les nazis aussi n’ont fait que suivre les ordres, pourtant certains ont été jugés et condamnés à mort.

 

Comment voulez-vous que le juge Goldstone soit crédible et que nous accordions foi à son rapport ? Comment voulez-vous que nous respections celui qu’on a surnommé « le tueur de nègres » ? Alors, Monsieur Hessel, cette référence n’a guère de valeur.

 

Et à ceux qui ne connaissent de vous que ce que les medias veulent bien leur dire,  je voudrais également rapporter les propos que vous avez tenus le 21 décembre dernier, lors d’une émission de télévision : « On ne peut qu’être scandalisé par l’absence de toute sanction à l’égard d’un Etat – un gouvernement intérimaire – celui d’Israël, massacrant des enfants palestiniens. »

 

Et toujours au cours de cette même émission, vous avez ajouté :

 

"Que nous ayons laissé sans sanction internationale le gouvernement israélien ces cinq dernières années et encore tout récemment, constitue également un crime contre les droits de l’homme. En tant que porte-parole de la Déclaration universelle, je suis personnellement scandalisé par cette impunité. Si la communauté internationale doit intervenir en Israël c’est parce qu’elle est liée par les résolutions du Conseil de sécurité, et par ce qu’on a promis à Annapolis. Or elle ne fait absolument pas face à ses obligations internationales. »

 

Je pourrais à la limite tolérer de tels propos de la bouche d’un homme qui condamnerait sans distinction toutes les dictatures, qui lutterait pour la libération de tous les prisonniers politiques, quelle que soit leur allégeance, d’un homme qui élèverait la voix pour que cesse la torture, et qui exigerait du Hamas qu’il protège les enfants palestiniens au lieu de s’en servir comme boucliers humains, mais non d’un homme qui a fait de la détestation d’Israël sa passion, sa raison de vivre.

 

Bien sûr, je vous entends encore rétorquer que vous n’êtes pas le seul à critiquer Israël. Pourquoi votre indignation aurait-elle plus de poids que celle des autres et expliquerait-elle le succès de votre opuscule ? Je ne crois pas qu’elle en ait plus que celle de ces intellectuels juifs et antisionistes, mais elle arrive au bon moment si j’ose dire, à un moment crucial où il est de bon ton de délégitimer Israël et après vos nombreuses interventions en faveur des Palestiniens. De plus, en choisissant de vendre votre « réflexion » et d’être appuyé par une campagne publicitaire savamment orchestrée là où d’autres se seraient contentés d’internet, vous avez  eu « la chance » de fracasser des records de vente. Si les signataires de JCall, par exemple, avaient décidé de publier leur manifeste et de le vendre après un bon battage publicitaire, ils auraient sans doute réalisé un chiffre de vente appréciable, Après tout,  le livre de Schlomo Sand « Comment le peuple juif fut inventé » a aussi été un best seller en 2008,  à une époque où la haine à l’égard d’Israël était vive, certes, mais pas autant qu’aujourd’hui. Quant à Charles Enderlin, le journaliste à qui l’on doit le reportage controversé qu’il est convenu d’appeler « L’Affaire Al-Dura », il a été décoré de la Légion d’honneur et a obtenu récemment le prix Gondecourt pour son livre « Un enfant est mort ».

 

Indignée, je le suis également de voir un homme de votre âge qui a connu l’horreur des camps attaquer sans retenue l’État d’Israël, le refuge de ceux qui ont eu la chance de ne pas mourir gazés.  Sans le sionisme, Monsieur Hessel, comment ces hommes auraient-ils pu guérir et reprendre une vie normale ? Si votre lointaine origine juive avait pour vous quelque signification que ce soit, vous qui avez la plume facile et qui êtes, comme vous le dites, « un survivant », vous auriez éprouvé, au sortir de l’enfer, le besoin de faire, comme beaucoup de Juifs, votre devoir de mémoire, vous auriez mis votre art au service des 6 millions de morts. Vous auriez senti comme notre grand Élie Wiesel le besoin de témoigner, d’écrire pour que jamais plus de telles horreurs ne se répètent. Mais au lieu de prôner le devoir de mémoire, c’est le devoir d’indignation que vous prônez ! Au lieu de choisir pour slogan  « Souviens-toi! », vous avez choisi « Indignez-vous !».

 

Certes, je vous le concède,  un livre en hommage aux millions de déportés n’aurait pu  se limiter à une vingtaine de pages, il aurait exigé de vous un travail de longue haleine et, qui plus est, il n’aurait certainement pas connu le succès que connaît votre plaquette « Indignez-vous !». Bien sûr, vous ne seriez pas devenu l’icône des medias, bien sûr on n’aurait pas parlé de vous comme on le fait aujourd’hui. Mais votre chant du cygne vous aurait permis tout au moins de quitter ce monde la conscience tranquille, en paix avec vous-même.

 

Enfin, ce qui m’indigne par-dessus tout, c’est de constater que la haine pour Israël va bon train à travers le monde et que vous avez su l’exploiter. Le succès de votre chronique me fait réaliser combien sont nombreux les détracteurs d’Israël, et je le déplore.

 

Alors, avant de vous quitter, je voudrais simplement demander au vieillard vénérable que vous êtes de méditer de temps en temps la parole de l’Ecclésiaste, parole que nos passions et le besoin de satisfaire notre ego nous font bien souvent oublier

"Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité."

« Et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n'y a aucun avantage à tirer de ce qu'on fait sous le soleil. »

 

* Lien pour écouter Stéphane Hessel

 http://www.surlering.com/video/video.php/video/stephane-hessel-l-hypnotiseur-ami-du-hamas-et-sans-rires-jeux-sous-surveillance-

 

Dora Marrache

Radio-Shalom Montréal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 20:08

 


 

Banner Alain Rubin

 

 


On a vu ce que l'effet Obama a donné ces derniers jours au Proche-Orient - Une catastrophe !!!

Une idiote de plus dans la collection !

Aschkel

 

 

La France aurait besoin d’un effet Obama ?

Par Alain RUBIN

© 2011 www.aschkel.info

 

Europe écologie vient d’investir Esther Benbassa, la faisant sa candidate dans le Val de Marne.

Cette femme, ci-devant « universitaire », s’est faite connaître en sa qualité de « juive » iconoclaste et de scoute, toujours prête, du « post sionisme ».

Dans la dernière période, c’est principalement parce qu’elle n’est jamais la dernière pour fustiger le conservatisme, facteur de discrimination par inertie, et comme militante de la promotion de la « diversité », qu’on l’a lue et entendue. Elle réclamera en conséquence, pour la France, après les élections présidentielles américaines, ce qu’elle appellera un « effet Obama »...

A l’époque, il m’avait paru utile de répondre aux sornettes enfilant de fausses évidences, toutes destinées à justifier la campagne revendiquant des dispositions légales fondées sur la « discrimination positive » opposée aux principes républicains.

 

En réponse aux délires anti républicains d’Esther Benbassa, je posais donc la question : la France serait-elle si ankylosée, si encroûtée, dans des préjugés confinant au « racisme », à tout le moins à la xénophobie ou à l’esprit de clocher, qu’elle refuserait de reconnaître les talents, dés lors que l’homme ou la femme les possédant serait de couleur ou porterait un patronyme africain ou nord-africain ? Je demandais alors : la France aurait-t-elle besoin d’un effet Obama ? Et j’y répondais dans ces termes :

 

 

L’élection du premier « homme de couleur » en qualité de Président des USA fait beaucoup écrire et dire toutes sortes de sornettes.

C’est ainsi qu’hier matin, au lendemain de l’élection « historique » de Barack Obama, Esther Benbassa s’exprimait sur la question sur Internet. Citons ces fortes paroles de l’universitaire : « (elle espère) que le succès d’Obama arrivera à faire sauter les « verrous » en accordant une juste place en France aux « minorités visibles », comme naguère aux Juifs ».

 

Il est difficile d’aligner, en si peu de mots, autant de perles, d’inexactitudes et de raisonnements artificiels.

Expliquons-nous. Madame Benbassa propose de donner aux « minorités visibles » la « juste place », comme « naguère aux Juifs » elle fut donnée.

 

Question à notre universitaire : c’était quand « naguère » ? Et en quoi consista cette « juste place » donnée aux Juifs en tant que Juifs?

 

Un  peu d’histoire

 

Quand la révolution française se préoccupa des Juifs, toujours considérés comme des étrangers indésirables, elle suivit le conventionnel Clermont Tonnerre qui dira : « tout pour les Juifs en tant qu’individus, rien pour les Juifs en tant que nation ». En d’autres termes, et dans le français d’aujourd’hui, cela signifiait : aucune restriction, pas de discrimination envers le Juif individu, mais refus du Juif en tant que membre d’une nation en exil possédant une culture particulière et des traditions séculaires distinctes et contraires à la loi commune.

 

C’est ainsi aussi, qu’avec la mise en place du Consistoire, le Consulat et l’Empire imposeront un ajustement des normes légales juives, subordonnant et ajustant étroitement la Halakha aux Lois de la République.

Quand les Juifs d’Algérie, (qui étaient alors deux fois indigènes : indigènes en tant que population d’Algérie depuis des siècles, et pour certains depuis deux millénaires et demi, ayant moins de droits que les nationaux français, et indigènes des musulmans, en tant que « dhimmis » conquis et soumis au pouvoir discrétionnaire des autorités musulmanes issues des aléas de la conquête arabe et fortes des normes du « pacte d’Omar »), quand les Juifs d’Algérie devinrent citoyens français, en 1870, ce ne fut qu’à l’issue d’un long processus. 

 

Il leur fut imposé un ajustement des normes mosaïques et de leur mode de vie. Mode de vie et normes religieuses durent impérativement s’ajuster aux obligations juridiques françaises. Il ne fut donc pas accordé aux Juifs « une juste place », au sens que l’expression prend aujourd’hui sous la plume d’Esther Benbassa et de quelques autres, agitant leur grelot favori : « discrimination ! Stigmatisation !!...

 

Je répète ma question, quelle juste place a-t-on naguère accordée aux Juifs en tant que Juifs dans ce pays ?

 

 Peut-être madame Benbassa a-t-elle des révélations à nous faire à ce sujet.

Ce que je sais, moi, de la « juste place » accordée aux Juifs, c’est l’affaire Dreyfus, et ses années de prison à l’île du diable ; c’est la France qui devra se couper en deux, à l’appel de Zola, de Clemenceau et de Jaurès, pour le sortir de sa geôle et briser le jugement frauduleux.

 

« Juste place accordée naguère aux Juifs » ?

 

Mais peut-être que notre universitaire, qui enseigne à Paris, ne connaît pas l’histoire française de la seconde moitié du 19ème siècle, et moins encore celle de la  première République, du Consulat et de l’Empire ? Pour une universitaire, ce serait dommage.

 

Ce que je sais encore, de cette « juste place » des Juifs dans ce pays, ce sont les difficultés pour se faire accepter, rencontrées par les voisins de palier de mes grands parents paternels, les Zcerniewicz. Comme à mes grands-parents, -venus de la Pologne de l’antisémitisme quotidien-, la nationalité française fut refusée, sauf au fils aîné, en âge de faire son service militaire et qui fut le premier soldat français tué lors de la « drôle de guerre », en 1939.

 

Juste place ?! Quelle juste place ?! Madame Benbassa ?

 

On me citera Léon Blum, chef du gouvernement du Front populaire.

 

Mais Blum ne devra pas sa responsabilité à la tête du pays à une « juste place », parce qu’il était Juif ; il la devra à son engagement militant socialiste énergique. Il la devra à la force de ses arguments, à sa combativité lors du congrès de Tours pour s’opposer à l’adhésion du parti socialiste SFIO à l’internationale de Moscou. Sa « place », en tant que chef du gouvernement, il la devra uniquement à son courage défiant la force des illusions envers la direction russe, encore bolchevique, s’appropriant l’idée de révolution ouvrière et de socialisme ; sa « place », il la devra à sa capacité d’obtenir des délégués qui le suivront, la décision de continuer le Parti socialiste. Sa « juste place », il la devra exclusivement à sa proposition historique de garder la « vieille maison » restant membre de l’internationale socialiste, par la décision des socialistes minoritaires…

 

Si l’on citait Pierre Mendès France, il en serait de même.

Le Président du conseil, qui mit fin à la guerre coloniale au Vietnam et fit en sorte que tous les enfants scolarisés reçoivent chaque matin une boisson lactée chocolatée, ne devait pas son poste gouvernemental à une « juste place », accordée en France aux Juifs ayant fui le Portugal de l’inquisition.

 

Pour tirer de la victoire d’Obama des conclusions qui n’ont rien à voir avec cette victoire, Madame Benbassa invoque donc un précédent imaginaire : le traitement soit disant spécifique des Juifs par la République, celle-ci compensant leurs handicaps de groupe national minoritaire s’installant dans ce pays.

 

Dans quel but ce précédent imaginaire ?

 

Certains le formulent ainsi : Ce but, c’est l’obligation d’établir une représentation politique, artistique, journalistique « diversifiée », obligatoirement diversifiée, aux fins de produire et pérenniser une élite économique et politique donnant à la « diversité » (ceux dont les parents sont venus d’Afrique du nord et d’Afrique subsaharienne), une place égale correspondant, au moins, à leur nombre dans la population générale en France.

Après l’obligation de la parité des sexes sur les listes de candidats, l’obligation de la « diversité » ? Beau résultat que l’effet Obama : un nouveau stade dans l’étatisation des organisations syndicales, politiques et des associations, une étape vers le numérus clausus.

 

La France aurait besoin de l’effet Obama ?

 

On peut se demander, quand on écoute les tenants de la diversité, Madame Benbassa pour ne pas la nommer, si ces brillants esprits ont un tout petit peu étudié l’histoire du pays ou ils vivent présentement. Est-ce que leurs connaissances remontent jusqu’à 1958 ? 1958, ce n’est quand même pas l’âge des cavernes ? Ou alors, je suis Mathusalem.

 

Pourquoi 1958 ?

 

Parce qu’en 1958, la France se divisera encore politiquement en deux camps, fortement opposés, comme lorsqu’il fallu exiger Justice pour Dreyfus !

Utilisant la crise politique provoquée en grande partie par la guerre coloniale en Algérie, le Général de Gaulle revint au pouvoir, avec l’ambition de mettre fin à la démocratie parlementaire.

 

Un homme, parmi beaucoup d’autres, s’opposa aux projets néo bonapartistes ou néo monarchistes du Général. Il s’agissait du Président du Sénat, Gaston Monnerville.

Cet homme, connu de tous les Français, cet homme, le deuxième dans la hiérarchie de la quatrième république et pouvant devenir le premier en cas d’incapacité du président de la république, sera un homme dans lequel se reconnaitront tous ceux qui n’acceptaient pas le projet néo bonapartiste des gaullistes. Cet homme était un noir, mais personne ne s’en rendait compte, personne ne le voyait ou ne voulait le voir.

 

La couleur de son épiderme n’entra jamais en ligne de compte dans les polémiques et les affrontements politiques de l’époque ; on ne la voyait même plus, la couleur de sa peau. La  question était seulement de savoir si le projet gaulliste était ou non meilleur et si Gaston Monnerville avait raison ou tord d’être hostile au projet  gaulliste de nouvelles institutions.

 

Ce n’était pas en novembre 2008, c’était en 1958, il y a 50 ans. La France avait mis au sommet de ses institutions républicaines un petit fils d’esclave.

 

De quoi s’agit-il aujourd’hui ?

 

L’ouverture à la diversité, ce n’est pas, je le crains, avoir le meilleur à sa juste place, comme lorsqu’ils s’appelaient Dreyfus, Léon Blum, Marx Dormoy, Jean Zay, Daniel Mayer, Pierre Mendès France, reconnus et estimés, même si leurs parents avaient parlé ou parlaient toujours Yiddish ou judéo espagnol.

La Démocratie tint tête aux préjugés et aux haines, mais elle ne les mit pas à sa tête parce qu’ils étaient la « diversité » d’alors. La Démocratie confirma leur talent et leur engagement qui en avaient fait des portes parole.

 

En outre, ces Juifs-, pour lesquels madame Benbassa commet un faux, invente l’histoire de ce pays, au lendemain de l’élection américaine, écrivant mensongèrement qu’on leur aurait fait « une juste place », une faveur personnelle en quelque sorte, pour réparer des siècles d’interdits professionnels, d’humiliations, de pogromes, les expulsions et les interdictions de résider, puis l’affaire Dreyfus et enfin la Shoah, - ces Juifs vivant en France ne demandèrent jamais à imposer à la loi française qu’elle se plie à leurs propres normes spécifiques, qu’elle se soumette à leurs particularismes ethno religieux plusieurs fois millénaires.

 

Gaston Monnerville ne devait pas non plus à la couleur de sa peau sa place de numéro deux des institutions de la quatrième république

 

C’est tout récemment, -sous les coups de boutoirs des porteuses de hijab, de niquab et de bourqua, à l’école, à l’université, aux cours d’auto école, aux guichets de la sécurité sociale et dans les gîtes ruraux, et ceux de délinquants trop fatigués par le ramadan pour assister à leur procès-, que des Juifs se mettent à demander aujourd’hui, à la loi française qu’elle s’ajuste à certaines règles mosaïques qui rythment leur quotidien.

 

L’effet Obama, dont on nous rebat les oreilles depuis quelques jours, ce n’est pas autre chose qu’un prétexte de plus pour obtenir la dislocation de la République : la République, celle qui, en 1792, a fondé la nation sur l’adhésion à un pacte citoyen, un pacte politique faisant de la religion une affaire privée.

 

Cet effet Obama, que l’on appelle de ses vœux, ce n’est pas autre chose qu’un découpage des citoyens en blocs ethniques et/ou religieux ; blocs ethno religieux qui devraient être représentés en tant que tels par la « diversité », au prorata.

 

Dans la phase actuelle, il s’agit aussi de faire des quartiers de hautes sécurité vestimentaires, auxquels certaines femmes et fillettes sont condamnées à vie ou sous lesquelles d’autres s’emprisonnent « volontairement », (hijab, bourqua, niquab), une marque de cette « diversité », un prétexte pour nouveau numerus clausus dans l’établissement des listes de candidats aux élections politiques puis professionnelles.

 

Derrière les discours hypocrites sur la »diversité », il y a, je le crains, comme de l’esprit munichois devant les exigences rétrogrades  de l’organisation des états islamiques (OCI).

 

Alain Rubin

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