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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 08:44


[Jeudi 05/21/2009 22:15]

 


Le Jour de Jérusalem est l’occasion pour les hommes politiques de prêter un serment d’allégeance à l’égard de Jérusalem. Serment qui sera respecté ou non, seul l’avenir nous le dira.

En attendant, le Premier ministre a rassuré ses électeurs en déclarant jeudi soir : “Jérusalem unie est la capitale d’Israël. Jérusalem a toujours été et restera notre capitale et elle ne sera jamais plus divisée ni partagée.” C’est par cet engagement que Binyamin Netanyahou a commencé son discours à l’occasion de Yom Yéroushalaïm, accueilli par une ovation de la foule assistant à la cérémonie sur la Colline des Munitions.

“Je suis rentré hier d’une importante visite à Washington. Il m’importait sincèrement de rentrer à temps pour participer à cette cérémonie et dire ici ce que j’ai dit aux Etats-Unis : Jérusalem unie est la capitale d’Israël. Seule la souveraineté israélienne sur Jérusalem unifiée assurera la poursuite de la liberté de culte pour les trois religions. Ce n’est que de cette manière que les membres de tous les groupes ethniques pourront continuer à vivre à Jérusalem”, a affirmé le chef du gouvernement.

Et d’ajouter : “Regardez autour de vous comme Jérusalem se développe et s’agrandit. Les membres de toutes les religions y vivent en paix. Les temples et les maisons d’étude sont pleins à craquer, de même que les cafés et les restaurants. Jérusalem est avant tout une ville de sainteté, de rêve et de prière.”

Le président de l’Etat Shimon Pérès a lui aussi déclaré son attachement à Jérusalem : “Jérusalem est une ville sainte aux yeux de la moitié de l’humanité. Elle était et reste la capitale d’Israël. Israël n’a jamais eu d’autre capitale et Jérusalem n’a jamais été la capitale d’un autre peuple.”

Et d’ajouter : “La grandeur de Jérusalem ne réside pas dans sa situation géographique, mais dans son histoire. Géographiquement, Jérusalem n’a rien de spécial : il n’y a ni fleuve, ni plage ; les montagnes qui l’entourent ne sont pas très élevées. Mais il n’y a pas d’autre ville au monde forte d’une telle histoire. Une histoire spirituelle, mais aussi politique.”

Pérès a lui aussi évoqué la liberté de culte : “Lorsque Jérusalem était entre des mains non juives, les Juifs n’avaient pas le droit de prier dans les lieux saints. Alors que gouvernée par les Juifs, elle est ouverte à toutes les religions et à toutes les prières. Il est possible d’y entendre le son du Shofar, les appels du muezzin et la messe chrétienne, sans censure, sans obstacles. La réalité à Jérusalem est bien plus positive que l’image dont certains l’affublent.”

Pérès s’est également adressé aux familles qui ont perdu un proche lors du combat de la Colline des munitions pendant la Guerre des Six Jours : “Je connais la profonde douleur que vous éprouvez après la chute de chacun des combattants. C’est une douleur qu’il est impossible d’apaiser. Mais ici, sur cette colline à la terrible splendeur, il faut dire que ce que nous avons obtenu est à la hauteur de notre douleur. Les fils sont tombés. Mais ils ont sauvé ce qu’il y a de plus cher dans notre histoire : Jérusalem.”

Le conseiller du chef de l’AP Mahmoud Abbas (Abou Mazen), Rafik Housseini, ne partageait pas la joie et l’enthousiasme de la foule venue fêter la réunification de Jérusalem. Il a fustigé les propos du Premier ministre: “L’occupation israélienne de l’est de Jérusalem est illégale et toute tentative de la part d’Israël de préserver l’entière souveraineté sur la ville représente un sérieux obstacle à la paix.”

http://www.actu.co.il 

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 23:10



par Claire Dana-Picard | Arouts 7 pour Désinfos

jeudi 21 mai 2009

A l’occasion du Yom Yeroushalayim où l’on célèbre la réunification de la capitale d’Israël, le leader de la coalition, Zeev Elkin, a présenté, avec d’autres chefs de formations parlementaires, une proposition de loi visant à fixer une fois pour toutes le statut de Jérusalem.

On peut dire que la question est d’actualité, étant donné que le président des États-Unis Barack Obama a fait savoir en début de semaine, après sa rencontre à la Maison Blanche avec Netanyahou, qu’il avait élaboré un nouveau “plan de paix” pour le Proche-Orient, prévoyant notamment la création d’un Etat palestinien dont “Jérusalem-Est” serait la capitale. En outre, toujours d’après ce programme, la Vieille Ville deviendrait une “zone internationale sous le contrôle de l’Onu”.

Selon ce projet de loi, tout changement dans les contours municipaux de la ville ne pourra se faire qu’avec l’appui d’une large majorité de 80 députés, au lieu de la majorité habituelle exigée qui est de 61 voix.

Elkin n’est pas le seul à vouloir prendre ses précautions : il a été rejoint par le chef du groupe parlementaire d’Israel Beteinou, Robert Ilatov, ainsi que par le député Avraham Michaeli, du parti Shass, par Zevouloun Orlev, de Habayit Hayehoudi, par Ouri Ariel du Ihoud Leoumi et par le député de l’opposition Othniel Schneller (Kadima).

Le député Elkin a expliqué qu’il souhaitait par cette nouvelle loi, qui est en fait un amendement de la loi fondamentale, confirmer une fois pour toutes l’unité de la ville et assurer l’avenir de la capitale tout en veillant à la sécurité de ses habitants.

La loi actuelle définit l’étendue du territoire de Jérusalem conformément à ce qui a été fixé le 28 juillet 1967. Elle interdit en outre que le contrôle de la ville soit confié à une autorité étrangère, à moins que ce changement ne soit décidé à une majorité de 61 députés. Elkin a expliqué sa démarche de la façon suivante : “Jérusalem est une ville qui a un statut particulier, avec une signification historique pour le peuple juif dont elle est la capitale éternelle”. Il a ajouté que des générations de Juifs s’étaient engagés à la préserver en tant que capitale du peuple juif. Et de poursuivre : “C’est pourquoi la Knesset doit faire en sorte que rien ne pourra jamais porter atteinte à la capitale d’Israël”.

Il faut rappeler qu’un projet de loi similaire avait déjà été soumis à la Knesset précédente, cette fois par le député Likoud Guideon Saar (devenu ministre de l’Education). Parmi les signataires figurait à l’époque … Binyamin Netanyahou. En guise de conclusion, Elkin a déclaré : “J’espère que le gouvernement actuel permettra le vote de cette loi. Cela ne signifie pas qu’il y aura un affrontement avec Obama. Il existe actuellement à la Knesset une large majorité en faveur de l’unité de Jérusalem mais il faut également penser aux générations futures”.

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 20:59

FAITES-PLAISIR, REGARDEZ CES VIDEOS EN PLEIN ECRAN 





Libération de jérusalem
http://www.youtube.com/watch?v=dLXHtFcf7jA&feature=related
http://www.juif.org/video/4172,yeroushalaim-delivrance-paysages-espoir.php

Jerusalem
http://www.youtube.com/watch?v=z5y3oI0iWGE&feature=related

Jérusalem
http://www.youtube.com/watch?v=4tR6QHCPNzs

Jérusalem
http://www.youtube.com/watch?v=UZysDfygzsE 

le Temple 
http://www.juif.org/video/3796,visite-du-temple-de-jerusalem.php 



Non, nous ne t'oublierons jamais Jérusalem
Non, nous ne te diviserons jamais Jéeusalem.

Tu es la capitale indivisible du Peuple Juif, et tu le resteras toujours.

Puissions-nous voir l'édification du Troisième Temple en son lieu et place

Amen. 
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 18:35
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 21:07

A L'OCCASION DE L'ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DE JERUSALEM DE 1967 DEMAIN, J'AI PENSE A METTRE CE BREF RAPPEL HISTORIQUE

 

Jérusalem et ses 3000 ans d'histoire se trouve actuellement propulsée au centre du conflit israélo-arabe. Voici un état détaillé des revendications des deux parties sur le triple plan spirituel, historique et politique.

 

Par le Rabbin Ken SPIRO - Traduction de Monique Siac

 

Les Juifs d'Israël se trouvent actuellement dans une situation bloquée de conflit avec leurs voisins arabes. Les médias les accablent de communiqués faisant état de violences en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza, mais l'épicentre du conflit, c'est sans nul doute Jérusalem, et plus particulièrement, le Mont du Temple dans la Vieille Ville.

Yasser Arafat ne cesse de répéter qu'aucune paix n'est envisageable tant que Jérusalem n'est pas la capitale de la Palestine et que le Mont du Temple n'est pas sous souveraineté musulmane. Le dernier sommet de Camp David s'est enlisé lorsque les négociateurs se sont heurtés à la position intransigeante d'Arafat quant au contrôle du site.

Par ailleurs, les leaders israéliens déclarent que Jérusalem doit demeurer sous souveraineté israélienne, bien que Barak ait proposé, en son temps, une autonomie non négligeable sur le Mont du Temple et un contrôle de l'Autorité Palestinienne sur certains secteurs arabes de Jérusalem.

Quelles sont donc les revendications historiques ou religieuses des deux parties? Les uns peuvent-ils se prévaloir de droits plus incontestables que les autres, ou est-ce "la force qui fait le droit"?

Le but de cet article n'est pas de confirmer ou de contester les droits de chacun sur Jérusalem, mais plutôt d'aider à y voir plus clair dans cette controverse et à mieux comprendre quels sont les liens respectifs des Juifs et des Musulmans avec ce lieu saint.

 

LA RELATION ENTRE LA SPIRITUALITÉ JUIVE ET JERUSALEM

 

Pour comprendre le lien qui unit le judaïsme et Jérusalem, il nous faut commencer par le récit biblique. Du point de vue juif, le lieu qui est investi d'une sainteté particulière est le Mont Moriah, qu'on appelle de nos jours le Mont du Temple. C'est l'endroit situé sous l'esplanade sur laquelle s'élève actuellement le sanctuaire musulman connu sous le nom de Dôme du Rocher (ou, improprement, de mosquée d'Omar).

Dans la Torah, Jérusalem est désignée sous plusieurs noms : Salem (Chalem), Moriah, Jébus (Yevous), Jérusalem (Yerouchalaïm) et Sion (Tsion). Le nom le plus fréquent, Jérusalem, est cité 349 fois dans la Torah et Sion 108 fois.

La première occurrence du lieu se trouve dans Genèse chap 14/18, lorsqu'Abraham rencontre Melchitsedek, roi de Salem. D'après la tradition juive, le "ligotage" d'Isaac (Genèse chap 22/1-19) eut également lieu dans le" pays de Moriah", à l'endroit actuel du Mont du Temple. Abraham avait choisi ce lieu car il sentait combien la présence de Dieu y était fortement attachée. Le rêve de Jacob où des anges montent et descendent une échelle qui s'élève jusqu'au ciel se déroule également en ce lieu (Genèse chap 28/10-22)

Nous voyons donc que depuis des milliers d'années, le peuple juif a toujours considéré le Mont Moriah comme le lieu où la présence de Dieu se fait sentir de manière plus intense qu'en tout autre lieu au monde, et il n'existe pour les Juifs qu'un seul et unique lieu saint : c'est le Mont du Temple. Et ce lien que les Juifs entretiennent avec lui est toujours actuel.

Trois fois par jour, pendant la prière, les Juifs se tournent vers Jérusalem, et ceux qui se trouvent à Jérusalem se tournent vers le Mont du Temple.

Dans les prières journalières, Jérusalem est mentionnée plusieurs fois, ainsi que dans les "grâces après les repas".

Le Seder de Pessah se termine par "l'an prochain à Jérusalem". C'est également la phrase qui conclut l'office de Yom Kippour.

Le jeûne de Tichaa' BéAv commémore la destruction du premier et du second Temple.

Au cours d'un mariage juif, le marié brise un verre en signe de deuil, en souvenir de la destruction des deux Temples. Il récite ensuite un extrait du psaume 137 :"Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite m'oublie, que ma langue s'attache à mon palais si je ne me souviens pas de toi, si je ne place pas Jérusalem au sommet de ma joie".

Les Juifs religieux laissent souvent dans leur maison une petite surface de mur brut et sans peinture en souvenir de la destruction des deux Temples.

 

LA RELATION HISTORIQUE ENTRE LE JUDAÏSME ET JÉRUSALEM

 

L'histoire la plus ancienne de Jérusalem plonge également ses racines dans la Bible. On peut ajouter aux passages cités précédemment le livre de Josué (chap 10) où l'on voit Adoni-Tsedek, le roi cananéen de Jérusalem, attaquer Gabaon qui avait fait la paix avec les Israélites.

Pendant la période d'environ 400 ans qui sépare l'entrée du peuple juif dans le pays de Canaan de la période des Juges, Jérusalem demeura une ville non-juive. Ce n'est que sous le règne du roi David (environ 1000 ans avant l'ère ordinaire) que Jérusalem fut conquise sur les Jébuséens (Samuel II, chap 5) et devint la capitale politique et spirituelle du peuple juif.

Les archéologues s'accordent à penser que la ville cananéenne primitive et la cité de David se trouvaient à l'emplacement actuel du village arabe de Silwan (kfar ha'Chiloah), en contrebas de la muraille méridionale.

Le roi David acquit "l'aire d'Aravna" sur le Mont Moriah (Samuel II, chap 24/18-25) pour y bâtir un autel à l'Eternel et c'est le roi Salomon, le fils de David, qui y édifia le Temple. 
Le Livre des Rois (I, chap 6-8) décrit en détail la construction et l'inauguration du Temple: 
"ce fut 480 ans après le départ des enfants d'Israël du pays d'Egypte, dans la quatrième année du règne de Salomon que celui-ci édifia le Temple en l'honneur de l'Eternel" (Rois I, ch 6, v 1).

Le Temple de Salomon est également appelé le premier Beit ha'Mikdach ( Temple). Tous les archélologues s'accordent à penser qu'il se trouvait sur le Mont Moriah, probablement à l'emplacement du Dôme du Rocher, mais il n'existe aucune certitude quant à sa situation précise.

Quatre cent dix ans après sa construction, il fut rasé par les Babyloniens lorsqu'ils assiégèrent Jérusalem, et il n'en resta rien.

Après la victoire babylonienne, la plupart des habitants juifs de Jérusalem fut chassée du pays. Cet exil forcé est évoqué dans un verset célèbre du psaume 137 : "Sur les rives des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions en nous souvenant de Sion".

Cinquante ans plus tard, Babylone était conquise par la Perse et les Juifs furent autorisés par Cyrus à retourner à Jérusalem. Sous la conduite de Zéroubavel, puis d'Ezra et de Néhémie, les Juifs rebâtirent le Temple et la muraille de fortification autour de la ville (Néhémie, chap 4-6).

Pendant les deux périodes successives du premier et du second Temple, le Beit ha'Mikdach était le centre vital du monde juif, tant en Israël qu'en Diaspora. Les Juifs du monde entier contribuaient à ses frais d'entretien. Les Cohanim (les prêtres) et les Lévites y assuraient le service et, trois fois par an , au moment des fêtes de Pessah, Soukkoth et Chavouoth, tous les Juifs avaient l'obligation de se rendre en pèlerinage au Temple de Jérusalem.

Le second Temple ( Bayit cheni ) se dressa pendant 420 ans à l'emplacement du premier, sur le Mont Moriah. Il fut remanié à plusieurs reprises mais c'est sous le règne d' Hérode le Grand ( -37 à 4 de l'ère ordinaire) qu'il atteignit sa pleine magnificence. Flavius Josèphe, l'historien juif qui vécut à la fin de la période du second Temple, nous a laissé des descriptions détaillées du Temple d'Hérode et de son environnement (voir "Antiquités juives" chap 15 et "la Guerre des Juifs" chap 5).

La période du second Temple s'achève avec la destruction de Jérusalem par les Romains en l'an 70 de l'ère ordinaire. Il se peut que les Juifs aient tenté, ultérieurement, de reconstruire le Temple, mais ils n'y parvinrent jamais et pendant plus de 600 ans, le site du Mont du Temple fut un champ de ruines. Les seuls vestiges que nous ayons sont les massifs murs de soutènement entourant le Mont Moriah, érigés par Hérode pour servir de sous-bassement à la plate-forme sur laquelle s'élevait le Temple.

 

LA RELATION ENTRE LE MONDE JUIF ACTUEL ET JÉRUSALEM

 

Bien que le Temple ait disparu depuis 2000 ans, Jérusalem continue à être le centre du monde juif. Le Temple n'existe plus mais les Juifs pensent que la sainteté intrinsèque du lieu existe toujours. La tradition juive nous enseigne qu'à la fin des temps, à l'époque messianique, un troisième Temple, indestructible celui-ci, sera édifié sur le Mont Moriah.

Le Mont Moriah est le site le plus sacré au monde pour les Juifs, et non, comme on le pense souvent à tort, le Mur Occidental. Ce mur n'est qu'une petite portion du mur de soutènement hérodien et il ne tire son importance qu'en tant qu'il faisait partie du Mont du Temple lui-même.

Pourquoi, alors, les Juifs viennent-ils prier au Mur ? Depuis la destruction du Temple, les Sages ont décrété qu'en raison de la sainteté du lieu, les Juifs (et les non-Juifs) ne devaient pas se rendre sur le mont du Temple. Par conséquent, le Mur Occidental devint l'endroit où venaient prier les Juifs souhaitant se trouver le plus près possible de leur lieu saint, le Mont du Temple. Le surnom de "Mur des Lamentations" provient des larmes que versaient les Juifs qui venaient y prier et pleurer la destruction du Temple.

 

LA RELATION ENTRE LA SPIRITUALITÉ MUSULMANE ET JÉRUSALEM

 

La relation entre l'Islam et Jérusalem débute beaucoup plus tard dans l'histoire, au cours du 7ème siècle de l'ère ordinaire. La personnalité centrale de l'Islam, Mahomet, est né et a grandi dans ce qui est aujourd'hui l'Arabie Saoudite et il a fondé l'Islam au début du 7ème siècle. L'an Un de l'Hégire (le calendrier musulman ) correspond à l'année 622 du calendrier chrétien .

Les historiens s'entendent à penser que Mahomet subit l'influence du Judaïsme (et du Christianisme). Cette influence était telle que, pour Mahomet, la direction initiale vers laquelle on se tournait pour prier (la Kibla) était Jérusalem. Plus tard, Mahomet changea la direction de la prière au profit de la Mecque, en Arabie, dont le statut passa de lieu de pèlerinage païen à celui de "ville éternelle", centre de la religion musulmane. Les Musulmans situent également à la Mecque le lieu où Abraham s'était apprêté à sacrifier Ishmaël, le frère d'Isaac.

Après avoir fondé l'Islam et remporté la victoire sur ses rivaux païens, Mahomet mourut. Bien qu'il ne soit jamais parvenu , avec son armée conquérante, jusqu'à Jérusalem, son successeur, le calife Omar remporta la victoire sur les Byzantins en 638 et s'empara de Jérusalem. Lorsqu' Omar se rendit pour la première fois sur les ruines du Mont du Temple, il pria en se tournant délibérément vers le Sud, vers la Mecque, pour que personne ne pût penser qu'il priait en se tournant vers la même direction que les Juifs.

Le texte saint de l'Islam est le Coran, qui contient, selon la tradition musulmane, les enseignements de Mahomet. Le mot "Jérusalem" n'y apparaît pas une seule fois, alors qu'il est cité des centaines de fois dans la Bible juive. Quelle est donc la nature de la relation entre la spiritualité musulmane et Jérusalem ? Pour répondre à cette question, il est nécessaire de mieux connaître l'histoire des débuts de l'Islam.

 

LA RELATION HISTORIQUE ENTRE L'ISLAM ET JÉRUSALEM

 

Lorsque O'mar arrive à Jérusalem en 638, les Musulmans se tournent déjà vers la Mecque pour prier, et les deux villes saintes de la Mecque et Médine sont solidement établies. L'Islam, dont les racines spirituelles, comme celles du Christianisme, sont en grande partie issues du Judaïsme, reconnaît la relation existant entre les Juifs et le Mont du Temple, et donne même à celui-ci, après la conquête, le nom de "Beit al Maqdis" (littéralement "le Temple saint"). Le nom actuel "Al Kouds" vient de HaKodech ("le Saint" en hébreu). Les Musulmans utilisent aussi le terme "Sahyoun" ou "Sihyoun", la forme arabe de Sion.

Les historiens avancent plusieurs raisons pour expliquer la construction d'édifices religieux musulmans sur le Mont du Temple. L'instauration de la dynastie des Omayyades en 658 correspond à une période d'instabilité dans le monde islamique, caractérisée par des luttes pour le pouvoir et des assassinats. L'un des cinq piliers de l'Islam est le pèlerinage à la Mecque, la ville la plus sainte pour les Musulmans. A la fin du 7ème siècle, le califat omayyade basé à Damas perd le contrôle de la Mecque. La nécessité de réduire l'importance de la Mecque, et donc de créer un lieu saint musulman plus près de Damas, peut fort bien avoir incité le calife omayyade Abd al Malik à entreprendre, en 688, la construction du Dôme du Rocher sur le site où s'élevait le Temple.

Une autre raison avancée par les historiens pour expliquer la présence musulmane à Jérusalem pourrait être le désir du calife de rivaliser avec l'imposante église du Saint-Sépulcre où se trouve, selon la tradition chrétienne, la tombeau de Jésus. Il est intéressant de noter que les dimensions actuelles du Dôme du Rocher sont les mêmes que celles de la rotonde du Saint-Sépulcre.

Mais, étant donné que Jérusalem n'est pas mentionnée dans le Coran, quel est donc le rapport particulier qui unit l'Islam à ce lieu ? La réponse à cette question se trouve dans la sourate 17 du Coran. Ce chapitre nous relate la vision du voyage nocturne de Mahomet (al Isra) sur son cheval ailé "al Bourak", qui avait le visage d'une femme, le corps d'un cheval et la queue d'un paon. Voici ce que dit la sourate 17 du Coran :

"Gloire à celui qui a transporté son serviteur la nuit, de la mosquée sacrée (al Masjid al Ahram, à la Mecque) à la mosquée lointaine (al Masjid al Aqsa) dont nous avons béni le pourtour, afin de lui faire voir certains de nos signes".

Dans le voyage nocturne de Mahomet, le lieu exact d'Al Aqsa (la mosquée lointaine) n'est jamais précisé. D'après la tradition mystique chii'te, cette mosquée lointaine serait une mosquée céleste.

A la fin du 7ème siècle, les Omayyades affirment que le site réel d'Al Aqsa est en fait le Mont du Temple. Plus tard, ce sera le site plus restreint de l'actuelle mosquée Al Aqsa, qui se trouve du côté sud du Mont du Temple. La première mosquée, située probablement à l'endroit où Omar se tint pour prier lorsqu'il arriva à Jérusalem en 638, fut construite par le calife omayyade Al Walid au début du 8ème siècle. Elle fut détruite à plusieurs reprises par des tremblements de terre et reconstruite à nouveau.

Le Coran décrit plus loin comment Mahomet, étant arrivé à Al Aqsa, monte vers le septième ciel (al Miraj : l'ascension) accompagné par l'ange Gibril (Gabriel). Il voyage de ciel en ciel et parle avec Allah et différents prophètes. Pour les Omayyades, à Jérusalem, le point de départ de l'ascension céleste de Mahomet était la surface rocheuse dénudée située au sommet du Mont Moriah. C'est la raison pour laquelle le calife Abd al Malik voulut consacrer cet endroit en y construisant le magnifique Dôme du Rocher.

De 638 à 1917 ( à l'exception de la période d'occupation des Croisés de 1099 à 1187) , Jérusalem fut dominée par différentes dynasties islamiques basées en Syrie, en Egypte et en Turquie. Jérusalem, tout en demeurant une ville de pélerinage, ne fut jamais choisie comme capitale par ces différentes dynasties islamiques. Les seuls occupants à avoir choisi Jérusalem comme capitale au cours de ces 3000 dernières années furent les Croisés lorsqu'ils fondèrent le Royaume latin de Jérusalem, de 1099 à 1187.

Au cours de cette période d'occupation musulmane de 1300 ans, et malgré son statut de troisième ville sainte de l'Islam, Jérusalem a pratiquement toujours été, bien que sous contrôle islamique, une petite ville délaissée et sans grande importance. Les deux seules exceptions sont la période des Omayyades ( du 7ème au milieu du 8ème siècle) et la période des Mamelouks (de la moitié du 13ème siècle au début du 16ème) pendant lesquelles de grands projets architecturaux furent réalisés.

 

JÉRUSALEM ET LA RÉALITÉ ACTUELLE

 

Après la fin de la première Guerre Mondiale et l'effondrement de l'empire Ottoman, ce sont les Anglais qui vont exercer leur mandat sur la terre d'Israël, de 1918 à 1948. L'Etat d'Israël voit le jour en 1948, avec la moitié de Jérusalem (y compris la Vieille Ville et le Mont du Temple) sous souveraineté jordanienne.

Pendant la guerre des Six Jours, en 1967, Israël reconquiert la Vieille Ville et, pour la première fois depuis 2000 ans, le Mont du Temple se retrouve sous souveraineté juive.

Il est intéressant de noter que la première Charte de l'O.L.P. en 1964 ne mentionne pas Jérusalem. Ce n'est qu'après que la Vieille Ville se soit retrouvée sous souveraineté juive que la Charte de l'O.L.P de 1968 va mentionner nommément Jérusalem.

On aurait pu penser que les Israéliens allaient immédiatement chasser les Musulmans et reprendre le contrôle du seul lieu saint juif. Mais dans ce qu'il faut bien appeler un acte de tolérance sans précédent, Israël va confier au Wakf (le Conseil religieux musulman) le soin d'administrer le Mont du Temple.

Actuellement, bien qu'Israël se prévale de son droit théorique de souveraineté sur le site, la réalité, de facto, depuis 1967, est que ce sont les Musulmans qui en ont le contrôle, au point que les Juifs n'ont pas le droit d'y prier, mais peuvent cependant le visiter (en groupe et à certaines conditions).

 

CONCLUSION

 

Dans le nom hébreu de Jérusalem on trouve le mot paix, chalom. Celle qui est souvent appelée "la ville de la paix" se trouve , par une cruelle ironie du sort, au cœur du conflit israélo-arabe.

Il n'existe pas de solutions simples à des situations complexes, surtout lorsque des croyances religieuses et des problèmes d'identité nationale sont en jeu. Seule une approche objective de l'histoire compliquée de Jérusalem pourra apporter l'espoir de parvenir à une solution juste et durable.

 

Notes

Bahat, Dan. The illustrated Atlas of Jerusalem. New-York: Simon & Schuster 1990

Ben Dov, Meir. In the Shadow of the Temple Mount - The Discovery of Ancient Jerusalem
New-York: Harper & Rowe 1982

Gil, Moshe. A History of Palestine, 634-1099 . Cambridge: Cambridge University Press 1992

Mazar, Benjamin. The Mountain of the Lord- Excavating in Jerusalem. Garden City, New-York
Doubleday and Co. 1975

 

© www.nuitdorient.com par le groupe boaz,copyright autorisé sous réserve de mention du site

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 14:48

 

http://www.youtube.com/watch?v=L8Co7IzOyhw

 

Jérusalem 

 

Avir arim tsalul kayayin

vere'akh oranim

nisa beru'akh ha'arbayim

im kol pa'amonim.

Uvtardemat ilan va'even

shvuya bakhaloma

ha'ir asher badad yoshevet

uveliba khoma.

 

Yerushalayim shel zahav

veshel nekhoshet veshel or,

halo lekol shirayikh ani kinor.

 

Eykha yavshu borot hamayim

kikar hashuk reyka.

Ve'eyn poked et Har haBayit

ba'ir ha'atika.

Uvamarot asher basela

meyalelot rukhot

ve'eyn yored el Yam haMelakh

bederekh Yerikho.

 

Yerushalayim shel zahav

veshel nekhoshet veshel or,

halo lekol shirayikh ani kinor.

 

Akh bevo'i ayom lashir lakh

velakh likshor ktarim

katonti mitze'ir banayikhv ume'akhron hameshorerim.

Ki shmekh tzorev et hasfatayim

kineshikat saraf.

Im eshkakhekh Yerushalayim

asher kula zahav.

 

Yerushalayim shel zahav

veshel nekhoshet veshel or,

halo lekol shirayikh ani kinor.

 

Khazarnu el borot hamayim

lashuk velakikar.

Shofar kore beHar haBayit

ba'ir ha'atika.

Uvame'arot asher basela

alfey shmashot zorkhot

nashuv nered el Yam haMelakh

bederekh Yerikho.

 

Yerushalayim shel zahav

veshel nekhoshet veshel or,

halo lekol shirayikh ani kinor.

 

 

Jérusalem

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 14:45

À qui appartient Jérusalem ?

 

 

Avec les pourparlers sur le statut final entre Israël et les Palestiniens, le sujet de Jérusalem est finalement abordé. À l'origine, le débat est un débat entre Juifs et Musulmans. Il consiste à déterminer qui est le mieux documenté, qui a les liens les plus anciens ou profonds avec Jérusalem.

Un rapide rappel des faits montre l'inutilité du débat.

Jérusalem revêt une importance unique aux yeux des Juifs. Sa place dans la loi juive est unique, et sa présence dominante dans la religion juive. Les Juifs prient en direction de Jérusalem, y pleurent la destruction de leur temple, et répètent, pleins d'espoir, la phrase « L'an prochain à Jérusalem ». C'est l'unique capitale de l'état juif, moderne ou ancien.

Au contraire, pour les Musulmans la ville est d'intérêt second. Elle n'est pas mentionnée une seule fois, ni dans le Coran ni dans les liturgies. Le prophète Mahomet n'est jamais venu à Jérusalem, n'a jamais été lié à la ville. Jérusalem n'a jamais servi de capitale sous régime, ni de centre culturel islamique.

Ce serait plutôt La Mecque qui serait la « Jérusalem » de l'Islam. C'est le lieu où les Musulmans croient qu'Abraham a quasiment sacrifié Ismaël, le lieu où Mahomet a vécu presque toute sa vie, où les évènements clés de l'Islam ont eu lieu. Les Musulmans prient en se tournant vers La Mecque cinq fois par jour, et les non-musulmans y sont interdits de résidence.

Si Jérusalem revêt une si faible importance aux yeux des Musulmans, pourquoi prétendent- ils que cette ville compte plus pour eux que pour les Juifs ? La réponse est liée à la politique. Les musulmans s'intéressent religieusement à Jérusalem quand cela sert leurs intérêts politiques. Quand ces derniers tombent en désuétude, le statut de la ville également. Cela s'est produit au moins cinq fois durant les 14 derniers siècles.

Le prophète. Quand Mahomet a cherché à convertir les Juifs en l'an 620 après J.C., il adopta quelques pratiques de style juif - un jeûne semblable à Yom Kippour, un lieu de culte ressemblant à une synagogue, des restrictions alimentaires rappellent la casherout, ainsi que des prières orientées vers Jérusalem. Mais, lorsque la plupart des juifs refusèrent de se convertir, il changea la direction de la prière pour La Mecque. C'est ainsi que Jérusalem perdit de son importance pour les Musulmans.

La dynastie Umayyade. Jérusalem retrouva sa renommée quelques dizaines d'années plus tard, lorsque les dirigeants de la dynastie Umayyade essayèrent de rehausser l'importance de leurs territoires. Une, des manières d'y arriver était de construire deux monuments prodigieux à fonction religieuse, le Dôme du Rocher en 691, et la mosquée d'El Aksa en 715.

C'est alors que les Umayyades eurent l'idée d'une ruse. Le Coran dit que Dieu conduisit Mahomet « de nuit, de la mosquée sacrée de La Mecque à l'endroit de culte le plus éloigné (el aksa) qui soit ». Quand ce passage fut révélé (vers 621), « le lieu de culte le plus éloigné qui soit » était une tournure de phrase, pas un endroit particulier. Des dizaines d'années plus tard, les Umayyades construisirent une mosquée à Jérusalem et la nommèrent El Aksa. Depuis ce temps-là, les Musulmans comprennent le passage « le lieu le plus éloigné » comme faisan référence à Jérusalem.

Mais quand les Umayyades tombèrent en 750, Jérusalem retourna dans l'obscurité.

Les croisades. La conquête croisée de Jérusalem en 1099 fit face au début à une faible résistance musulmane. Puis, avec le développement de là-contre croisade musulmane, une littérature entière prônant les vertus de Jérusalem vit le jour. C'est pourquoi la ville commença à être considérée comme la troisième ville sainte pour l'Islam.

Puis, lorsque la sécurité fut revenue entre les mains des Musulmans en 1187, la ville retomba dans l'obscurité. Le nombre d'habitants diminua, et même les murailles tombèrent.

La conquête anglaise. Les musulmans ne retrouvèrent un intérêt dans Jérusalem que lorsque les troupes anglaises atteignirent la ville en 1917. Les dirigeants palestiniens firent de Jérusalem l'argument majeur de leur campagne contre le sionisme.

Quand les Jordaniens envahirent la vieille ville en 1948, les Musulmans perdirent tout intérêt dans la ville, ainsi que l'on pouvait s'y attendre. Elle devint une petite ville de province sans importance, volontairement dégradée par les Jordaniens au profit de leur capitale Amman.

Obtenir un prêt bancaire, faire installer des lignes ou enregistrer un paquet postal nécessitait un voyage à Amman. La radio jordanienne transmettait le sermon du vendredi non pas d'Al-Aqsa, mais d'une mosquée mineure à Amman. Jérusalem disparut aussi de la carte diplomatique arabe : le pacte de l'OLP de 1964 ne le mentionne pas. Aucun dirigeant arabe ne s'y rend (à l'exception du roi Hussein, et ce fût rare).

La conquête israélienne. Quand Israël a conquis la ville en 1967, les musulmans ont montré un regain d'intérêt pour Jérusalem. Le pacte de l'OLP de 1968 mentionne le nom de Jérusalem. L'Iran révolutionnaire a instauré une journée de Jérusalem et a imprimé des billets de banque montrant l'image de la ville. L'argent a alors afflué pour la reconstruction de Jérusalem.

C'est donc la politique, plus que les sentiments religieux, qui a éveillé l'intérêt musulman pour Jérusalem.

Daniel Pipes

 

 

La mosquée Al-Aqsa de Jérusalem porte ce nom en référence à la « masjid Al-Aqsa » mentionnée dans le Coran, où Dieu aurait une nuit emmené Mahomet. Mais à l’époque des  faits relatés, il n’y avait ni mosquée ni même le moindre musulman à Jérusalem. Selon toute probabilité, la fable faisait référence à Médine. La mosquée Al-Aqsa a été bâtie des décennies après la mort supposée du prophète et a reçu ce nom tout exprès pour sacraliser Jérusalem, après coup, dans la religion islamique, c’est-à-dire dans l’esprit de l’époque pour se l’approprier politiquement, bien que le Coran ne mentionne jamais la cité.

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