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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 05:07

 

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Pour la première fois depuis la création de l’Etat d’Israël, un groupe de sept descendants de la communauté juive de Kaifeng en Chine a immigré en Israël. Les nouveaux venus, qui ont été amenés par l’organisation Shavei Israël, sont arrivés à l’aéroport Ben Gourion mardi soir.

Leur ville d’origine, Kaifeng, se trouve sur le rivage du fleuve jaune (Huang He). Kaifeng a abrité une communauté juive florissante pendant près de mille ans.

« Je suis très ému d’être ici en Terre sainte », a déclaré Yaakov Wang, l’un des nouveaux venus chinois. Et d’ajouter : « Mes ancêtres en rêvaient depuis des générations et j’ai finalement réussi à réaliser ce vœu grâce à D.ieu. »

Wang a indiqué qu’il espérait devenir rabbin afin de pourvoir aider les autres descendants des Juifs de Kaifeng à en apprendre plus sur leur héritage.

« Le ministère de l’Intérieur nous a octroyé des permis spéciaux pour les faire venir pendant un an avec des visas de touristes, période pendant laquelle ils suivront un processus de conversion. Une fois convertis, ils recevront la nationalité israélienne et seront considérés comme de nouveaux Olim », explique le président de Shavei Israël Michaël Freund. Et d’ajouter : « Le groupe séjournera au kibboutz Sdé Eliyahou, près de Beth Shéan, pour suivre un oulpan d’hébreu. »

De l’aéroport, le groupe s’est rendu directement au Mur occidental à Jérusalem, où ils sont récité la bénédiction « Shéhé’héyanou » et chanté des chansons hébraïques traditionnelles.

« Il nous a fallu plus de deux ans pour obtenir le visa nécessaire, mais cela valait la peine d’attendre », a déclaré Freund. Et d’ajouter : « Il s’agit d’un événement historique. Les descendants des Juifs de Kaifeng sont un lien vivant entre la Chine et le peuple juif et c’est très émouvant de voir les derniers éléments de cette communauté retourner à leurs racines. »

A son apogée, pendant le Moyen Age, la communauté juive de Kaifeng comptait environ 5 000 personnes. Mais l’assimilation et la mort du dernier rabbin de la communauté firent peu à peu disparaître la communauté au milieu du 19e siècle.

Les experts estiment qu’il reste quelques centaines de personnes à Kaifeng qui se raccrochent à leur identité de descendants de la communauté juive de la ville. Ces dernières années, un nombre croissant d’entre eux a commencé à exprimer un certain intérêt pour l’étude de l’histoire et la culture juives.

Basé à Jérusalem, Shavei Israel cherche les « Juifs perdus » à retrouver leurs racines.




juifs de keifeng
Famille de Juifs chinois de Kaifeng

Une communauté juive de 300 familles vécue à Kaifeng, à l'est de Zhengzhou. Ce serait la plus ancienne communauté juive de Chine, puisqu'elle se serait installée bien avant leurs successeurs, sous le règne de l'empereur Mingdi (55-75), comme l'attestent des stèles retrouvées sur place.

En effet, la plupart des marchands juifs arrivèrent en Chine au VIIIème siècle par la Route de la Soie.

La synagogue de Kaifeng fut fondée en 1163 et la communauté vécue de nombreux siècles dans l'isolement.

Les européens apprirent l'existence de cette communauté par le biais du moine Matteo Ricci qui reçut à Pékin Ai Tian, le chef de cette communauté à l'époque.

Les juifs chinois reçurent par la suite sept surnoms officiels par décret impérial sous les Ming (Ai, Jin, Lao, Li, Shi, Zhang et Zhao).

Le dernier rabbin mourrut vers 1800 et en 1904 on comptait encore une centaine de personnes d'origine juive. La synagogue fut détruite vers 1850, lors d'une des nombreuses inondations que la ville ai subit.

Synagogue de Keifeng
Plan de la Synagogue de Keifeng

http://www.chine-informations.com/guide/juifs-chinois-de-kaifeng_2769.html




Juifs de Chine, vers le début duxxe siècle.

http://www.chine-informations.com/guide/juifs-chinois-de-kaifeng_2769.html



Le Saviez-vous ?


Refuge pour Juifs à Shanghai

En 1937 près de 20 000 Juifs allemands et autrichiens, fuyant la montée du nazisme, trouvèrent refuge à Shanghai. Ils furent rejoint dès 1939 par près de 4 000 autres réfugiés Juifs venant de Russie, Lithuanie et Pologne.

Des associations d'entraides américaines ainsi que de grande familles Juives Shanghaiennes, comme les Sassoon, aidèrent ces gens en offrant des repas ou en proposant du travail. Mais malgré ces aides, les conditions de vies étaient difficiles en raison notamment du manque de logements.

En février 1942, alors que Shanghai est sous occupation japonaise, Shibota, le vice-consul du japon, alerte secrètement la communauté juive qu'un projet de création d'un ghetto sur une île de Yangzi était à l'étude.

Un accord fut trouvé entre les représentants de la communauté Juive et Tokyo pour maintenir ce ghetto à Shanghai, et en février 1943, les japonais à la demande des allemands, délimitèrent un secteur de 2,5km2 dans le quartier de Hongkou, réservé aux juifs apatrides.

A la fin de la guerre, les réfugiés repartirent pour les Etats-Unis ou l'Australie et découvrirent l'horreur à laquelle ils avaient echappés.





TRIBUS PERDUES ET RETROUVEES
 
LES JUIFS DE KAIFENG

 

Premières traces connues

 

On a découvert deux fragments de documents attestant une présence juive en Chine dès le 8ème siècle. Ils ont été découverts à Khotan en 1901 dans le Turkestan chinois, aujourd'hui appelé la province occidentale du Sinkiang: un document commercial perse en script hébreu datant de 718, et un document plié contenant le texte d'une prière en hébreu carré.

Les visiteurs Juifs de la Chine sont venus soit par la voie de terre venant de Babylonie ou de Perse, en suivant "la route de la soie", soit par voie maritime à partir de Basra, en suivant la voie des envahisseurs musulmans; empruntée également par les pirates, cette route aboutit soit à Canton, soit à Zaytoun (Quangzhou), Hangzhou et Ningpo, sans doute dès le septième siècle.

On a la trace d'une rébellion à Canton en 878/9 où 120 000 étrangers auraient été massacrés, notamment des Musulmans et des Juifs.

Nous avons la trace de stèles à Bien Lang (Kaifeng) témoins d'une présence permanente de Juifs dans cette ville, du moins depuis la construction d'une synagogue (1163) jusqu'à sa disparition (1850/66).

Plus tard, à l'époque de l'invasion mongole de Kublai Khan au 13ème siècle, nous avons les témoignages de voyageurs tels que Marco Polo ou Jacob d'Ancône rapportant la présence de communautés juives importantes aussi bien à l'intérieur de la Chine que dans les ports côtiers. Mais il semblerait que ces communautés aient disparu soit par assimilation, soit par conversion à l'Islam. On a la trace de 3 décrets chinois, l'un datant de 1329, taxant ceux qui pratiquaient une religion monothéiste (juifs, chrétiens et musulmans), un autre de 1340, interdisant le lévirat, considéré comme une abomination et un dernier de 1354, appelant Juifs et Musulmans à la capitale pour s'enrôler dans l'armée impériale.

 

Les Juifs de Kaifeng

 

Sous la dynastie Sung en déclin, l'empereur de Kaifeng, capitale du Hunan, invita au 9ème siècle un groupe d'un millier de Juifs perses à s'installer chez lui afin de promouvoir la filature, le tissage et la teinture du coton, devant une grande pénurie de fibres de soie.

Des inscriptions en chinois et en hébreu sur deux stèles, datant de 1489, 1512, 1663, 1669 témoignent d'une présence constante d'une communauté juive à Kaifeng et de l'édification d'une synagogue de forme originale dont des images et des maquettes existent dans de nombreux musées (Musée d'art juif à Paris, Bet Hatefoutsot à Tel Aviv…). Ces stèles se trouvent aujourd'hui au Musée municipal de Kaifeng.

La communauté juive à Kaifeng culmina sous la dynastie des Ming entre 1368 et 1644 et aurait atteint la dimension de 5000 âmes. Un empereur Ming décréta que les Juifs porteraient seulement 7 prénoms afin qu'on puisse les identifier: Ai, Gao, Jin, Li, Shi, Zhang et Zhao. Il y a lieu de noter que Shi signifie Pierre et que Jin a le sens d'Or.

D'autres attestations de la présence juive proviennent de missionnaires jésuites tels que Matteo Ricci (1605). En 1722, le missionnaire Jean Domenge note un grand degré d'assimilation des Juifs aux coutumes chinoises. La synagogue ressemblait à un Temple chinois et s'appelait "le Temple de la Pureté et de la Vérité". En 1724, l'empereur Yong Zheng ayant interdit le prosélytisme chrétien, on est resté sans contact avec cette communauté jusqu'à la fin du 18ème siècle.

L'assimilation aidant, la communauté de Kaifeng disparut avec son dernier rabbin et la destruction de sa synagogue par une inondation au milieu du 19ème siècle. Malgré qu'ils continuaient à pratiquer la circoncision et à suivre certaines règles de pureté, avec la pauvreté environnante, le Juifs de Kaifeng vendirent jusqu'à leurs rouleaux de Torah à des missionnaires protestants (1).

 

Aujourd'hui on croit savoir qu'il resterait entre 200/300 descendants de ces Juifs, mais qui ne se connaissent pas entre eux. Néanmoins le passage de touristes et de curieux aurait tendance à faire revivre d'une certaine manière ce groupe perdu. Ainsi, tous les visiteurs vont voir la plaque rue du Sud de "l'Ecriture qui instruit" (South Jiao Jing Lane), indiquant la présence de cette fameuse synagogue, dont une maquette est détenue par la famille Zhao Pingyu.  Par ailleurs Shi Zhongyu (81ans) cherche à recenser les us et coutumes de cette communauté particulière. Shi Ley 25 ans étudie le Judaïsme et l'hébreu à l'université Bar Ilan à Ramat Gan. Certains chinois de Kaifeng commencent à se pencher sur leur généalogie…

 

À Pâque les Juifs de Kaifeng avaient l'habitude de tamponner le montant de la porte d'entrée avec une brosse imprégnée d'un liquide rouge, mélange de sang d'un coq immolé et d'eau. Plus tard ils ont fabriqué des gâteaux sans levain. Les offrandes de viande ne sont pas de porc contrairement à celles des autres chinois. La descendance est patrilinéaire. Ils jeûnaient quatre fois par mois….Aujourd'hui les Chinois peuvent avoir la mention "yahoudai" ou juif sur leur passeport s'ils le souhaitent.

 

Albert Soued -  10 mars 2003

 

(1) ces rouleaux se trouvent à la Bibliothèque Klau de la Hebrew Union College de Cincinnati.

 

Sources

Encyclopedia Judaica.

Hadassah Magazine – vol 69/1- aout-septembre 1987

Jerusalem Post du 23-11-2001

Les Cahiers du Judaïsme n°10

http://symbole.chez.com/chine.htm 



TRIBUS PERDUES ET RETROUVEES

 

LA TRIBU CHIANG MIN

 

Localisation de la tribu et population

 

Au Nord-Ouest de la Chine dans une région montagneuse, à l'Ouest de fleuve Min, à la frontière du Tibet, dans la province du Széchouan vit un peuple à part appelé par les Chinois Chiang Min, évalué à 250 0000 personnes. Dans le passé, ce peuple s'étendait de Kansou au Nord jusqu'à Liounan au Sud.

Ayant oublié sa langue et son écriture, ce peuple parle aujourd'hui un dialecte tibétain et un dialecte chinois appelé "chlaring"

 

Coutumes et lois

 

Les Chiang Min vivent dans des villages à l'allure de véritables forteresses, sur des éminences. Malgré leur intégration au milieu ambiant, ils ont gardé néanmoins certaines traditions et coutumes ancestrales.

La tribu Chiang descendrait d'Abraham et leurs ancêtres seraient au nombre de 12.

Ils croient en un seul dieu qu'ils appellent "abachi", père du ciel (en hébreu ab-hashamayim) ou "mabishou", l'esprit du ciel. Plus tard ils l'ont appelé dieu des montagnes, la montagne étant un centre religieux pour les Chinois.

En période de danger, ils l'appellent, "yahweh", dieu tout-puissant mais compatissant, permettant le repentir et accordant le pardon.

Sous l'influence locale, ils croient dans des "esprits et des démons" qu'il est interdit néanmoins d'adorer, comme il est interdit d'adorer des statues.

 

Ils ont le souvenir de parchemins écrits et de livres, mais aujourd'hui ils transmettent leurs croyances et les prières oralement, prières qu'ils ne comprennent pas.

Ils font le sacrifice d'animaux en l'honneur de leur dieu. Il y a un sacrifice public réalisé sur un autel en pierres assemblées et qu'il est interdit d'exécuter avec un outil en métal. Cet autel est érigé près d'un arbre sur une colline ou une éminence. Il y a aussi un sacrifice privé fait sur un autel érigé sur la terrasse plate des maisons.

Le sacrifice est opéré par des prêtres spécialisés dont la fonction est transmise de père en fils. Le prêtre commence par se purifier, puis il porte un habit pur et blanc et un turban. On ne peut pas officier, si on n'est pas marié. Le service a lieu la nuit, à l'abri du regard chinois. Après avoir lavé la bête, le prêtre pose sa main sur la tête de celle-ci et commence à prier. Le sacrifice a lieu dans une ambiance solennelle et les participants doivent être "chiang". L'autel est entouré de douze drapeaux pour rappeler l'origine de la tribu.

Comme le sacrifice a le sens d'expiation, le sang de la bête est aspergé aux quatre coins de l'autel, symbolisant par le rituel, qu'à travers le sang du sacrifice, les péchés de chacun sont expiés.

 

Voici le texte d'une prière recueilli auprès de la tribu:

"Prêtre de Dieu, Tu es le prêtre des générations, témoignant que notre sacrifice est pur et conforme sans changement, opéré de la même façon que dans les temps anciens. Nous accomplissons nos vœux ainsi; nous n'avons pas mangé de nourriture impure durant trois jours et nous n'avons pas fréquenté des lieux impurs. Nous sommes rassemblés en ce lieu saint, les bouquets de plantes pour asperger le sang sont en place, nous avons amené les bêtes du sacrifice ligotées et nous rabaissons la corde près des bouquets pour l'aspersion du sang".

 

Après le sacrifice, les entrailles de l'animal sont brûlées avec la viande et le prêtre qui a officié reçoit l'épaule, la poitrine, les pieds et la peau. Le reste est divisé parmi les assistants.

 

Les Chiang Min ont deux symboles de sainteté: une feuille de papier blanc et une pierre brute blanche. Le blanc est un signe de pureté, la feuille est sans doute une réminiscence d'un parchemin écrit perdu et la pierre, celle d'une transmission nécessaire.

Il existe aussi une cérémonie d'enduction de sang d'un montant de la porte d'entrée pour protéger la maison. Le lévirat est aussi une coutume pratiquée, ainsi que la couverture de la tête des femmes par une écharpe. De même les Chiang ferment leurs forêts pendant 50 ans et les ouvrent lors d'une cérémonie solennelle; de même ils ont une fête du nouvel an, mais ils ne pratiquent pas la circoncision. Pourtant après le 7ème  jour suivant la naissance d'un enfant ou la veille du 40ème jour, un coq blanc est égorgé en l'honneur du nouveau né et on le nomme à cette occasion.

 

Origine et légende tribale

 

Les Chiang Min se considèrent comme des immigrants venant de l'Ouest de l'Asie, après un voyage de 3 ans et de 3  mois, et ils ont toujours perçu les Chinois comme des idolâtres. Ils ont vécu comme une tribu monothéiste autonome jusqu'au 18ème siècle, quand ils s'ouvrirent à la Chine, subissant alors les influences à la fois chrétienne et bouddhiste, et ils s'assimilèrent suite à des mariages interethniques.

Ceux qui ne se sont pas totalement assimilés aux Chinois ont un faciès sémitique.

 

Sources

 

Rabbi Marvin Tokayer "Nihon-Yudaya, Huin no Kodaishi" et traduit du Japonais par

Arimasa Kubo, écrivain japonais, remnant@mte.biglobe.ne.jp 

http://symbole.chez.com/chine.htm 
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 21:28
par Rav Y. Bendennoune le 18 Octobre 2009
pour UNIVERS TORAH

http://www.universtorah.com/ns2_dossier.php?idd=832

 

      Après avoir guidé son peuple pendant quarante années, Moché s'apprête à le quitter pour rejoindre le Monde futur. Lors d'une ultime convocation, il s'adresse pour la dernière fois à tout le peuple d'Israël pour l'encourager à suivre les voies de la Torah ... 

      Lors de cette dernière allocution, Moché révèle au peuple d'Israël qu'adviendra dans l'avenir une ère de déchéance spirituelle. Mais avec cette annonce, on apprend également que les portes du repentir ne seront jamais fermées, quels que soient les abysses moraux que les hommes pourront atteindre ! 

      C'est à ce sujet qu'il est dit dans la Paracha Nitsavim : « Car cette Mitsva que Je t'impose aujourd'hui, elle n'est ni trop ardue, ni placée trop loin. Non ! La chose est tout près de toi », (Dévarim, 30, 11-14). Selon le Ramban, la Mitsva dont il est question ici est bien celle de la Téchouva (le repentir). Celle-ci est donc définie comme proche de nous, « et c'est pourquoi à tout moment on peut en faire usage et se repentir ».

      Ce verset constitue une foudroyante réplique à l'une des plus puissantes méthodes employées par le Yétser HaRa’ (notre mauvais penchant) qui a - entre autres - pour nom « le désespoir » ... Car lorsque la Torah s'adresse ainsi à chaque Juif personnellement en lui déclarant que jamais l'espoir d'un retour ne lui est ôté, il peut puiser dans cette annonce la force d'échapper au destin auquel il s'est voué. Néanmoins, une remarque apparaît aussi en filigrane dans ce verset: admettons que les portes du repentir soient à tout moment ouvertes, mais de là à dire que la chose n'est ni trop ardue, ni placée trop loin n'est-ce pas disproportionné ? Nous savons pourtant quelle force et quel courage l'homme repentant doit engager pour s'extirper du cercle infernal d'une vie remplie de fautes! Comment le verset peut-il alors affirmer avec autant d'assurance qu'il nous appartient aisément et à tout moment de faire Téchouva ... ? 

Il semblerait que la réponse réside dans le fait que les erreurs passées peuvent elles-mêmes devenir le tremplin d'une remontée spectaculaire.


      A ce sujet, on peut citer une lettre du Rav Its'hak Hutner zatsal dans laquelle il répondait à un jeune élève visiblement en proie au désespoir et à l'abattement face à sa situation morale. Dans cette lettre rendue publique (et éditée dans ses Iguérote ouKtavim, page 128), le Rav Hutner écrivit notamment ces quelques mots : « Le plus sage d'entre les hommes déclara: « Sept fois le Juste trébuche et se relève » (Proverbes, 24, 16). 

      Or, les sots comprennentgénéralement cette affirmation comme s'il était dit: « En dépit de ses nombreuses chutes, il se relève pourtant ». Mais les érudits savent pertinemment que le triomphe du Juste passe nécessairement par les sept chutes qui l'ont précédé ». Et de citer à ce sujet une parole de nos Sages interprétant le verset: « D.ieu examina ce qu'Il avait fait, c'était éminemment bien » en formulant l'idée suivante: « 'C'était bien '- il s'agit du bon penchant; « c'était éminemment bien » - il s'agit du mauvais penchant ». Cela suggère que même dans le mauvais penchant se dissimule une part du bien siégeant au cœur de la Création ! 

      En d'autres termes, non seulement l'homme a les moyens de surmonter son mauvais penchant, mais de surcroît, il doit apprendre à l'utiliser pour le combattre. Et en exploitant ces mêmes fautes qui l'ont fait trébucher, l'homme pourra donc en sortir plus triomphant encore. Certes, jamais cette perspective ne doit servir de prétexte pour justifier up mauvais comportement. Au contraire, l'être humain doit à tout moment se préserver de la faute et prier pour ne jamais être confronté à une épreuve. Néanmoins, il nous faut savoir qu'à titre d'a posteriori, les fâcheuses expériences passées peuvent aussi aider la personne à se débourber de la situation dans laquelle elle se trouve. 

      Cette idée est évoquée de manière remarquable par le prophète Mikha lorsqu'il annonce au peuple d'Israël, en dépit de sa déchéance : « Car si je suis tombée, je me relève; si je me suis confinée dans les ténèbres, l'Éternel est une lumière pour moi» (Mikha, 7, 8). Si ce verset laisse entendre - dans son sens simple - un message d'espoir pour l'avenir de la nation juive, nos Sages y décelèrent pour leur part une dimension nouvelle et remarquable. 

      En effet, selon le Midrach (Cho'hèr Tov Téhilim 5), le secret du triomphe final réside précisément dans ces quelques mots: « Si je n'étais tombée, je ne me serais pas relevée! Si je ne m'étais confinée dans les ténèbres, D.ieu n'aurait pas été une lumière pour moi! ». Par la force de ses chutes, le peuple juif est donc capable de se relever et de s'élever à un niveau encore plus élevé que ce qu'il avait connu auparavant. 

      Selon l'auteur du Tanya - la Bible du 'hassidisme -, c'est dans ce contexte que nos maîtres affirment également que lorsque l'homme procède à un véritable repentir par amour, ses fautes préméditées perdent non seulement de leur gravité, mais elles sont même considérées alors comme d'authentiques mérites ! Or, si l'on admet que D.ieu, dans Son infinie Clémence, accepte d'effacer nos méfaits, comment comprendre cependant qu'ils puissent ainsi devenir d'authentiques mérites recensés à notre avantage? 

      La réponse proposée par le Tanya (au chapitre 7) est remarquable : l'âme du Juif, de par sa nature, aspire à s'attacher à son Créateur dont elle fut extraite

      Or, nous savons que les fautes éloignent l'âme de sa Source originelle et que par conséquent, plus l'éloignement devient grand, plus se développent unmanque et une aspiration intenses de revenir jusqu'à Lui. Une faute peut donc elle-même générer un rapprochement plus puissant encore ... D'autres commentateurs invoquèrent à ce propos les célèbres paroles du Zohar: « Il n'y a de Lumière que celle qui s'échappe de l'obscurité; il n'y a de Bien que celui qui s'extrait du mal », (II, 184, 1). 

      Par la force du repentir, le mauvais penchant se change donc lui-même en bien. Et ce à un point tel qu'après être revenu à de bonnes résolutions, il devient mêmeéminemment bien. Le Sfat Emet concluait pour sa part cette idée dans ces termes : « C'est en ce sens qu'il est dit: Cette Mitsva n'est pas dans le ciel dans la mesure où la réalité du repentir réside dans la faute elle-même, sur terre, et non dans le ciel ou au-delà de l'océan…; car la Téchouva ne consiste pas à franchir des océans mais bien à trouver, au cœur du tumulte, le chemin du retour vers la sainteté ... ». 

Adapté par Y. Bendennoune à partir d'un article du Rav M. Reiss, 
paru dans Hamodia en hébreu
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 19:52

En voilà un qui mérite bien son prix, parce qu'il a vraiment oeuvrer et dans le bon sens !!!!!



http://www.migdalohr.org/    Découvrez son site

Le Rav Itsh’ak Grossman, Rav de la ville de Migdal Haemek et lauréat du Prix d’Israël, vient de devenir le premier Israélien à se voir décerner la prestigieuse distinction « d’Humaniste de l’Année » par l’Institution américaine « Caring Institute ». Il recevra ce prix en même temps que l’ancien secrétaire d’Etat US Collin Powell pour son action en faveur de l’enfance en Afrique, le Dalaï Lama, et John Doe, qui lutte en faveur du Darfour.

 

Ce prix est décerné chaque année à des personnalités à travers le monde qui se sont distinguées par leur action au service du prochain. Son nom figurera ainsi aux côtés de celui de Mère Theresa ou Paul Newman. « Caring Institute », dirigé par le Sénateur du Kansas et ancien président du groupe républicain au Sénat Bob Dole, a décidé de récompenser le Rav Grossman pour son action inlassable en faveur de l’enfance et la jeunesse en danger en Israël.

Ce sont deux vedettes de basketball de la célèbre NBA, Julius Erving (« Dr. J ») et Rick Barry, en visite en Israël il y a une année qui ont recommandé le Rav Grossman au jury de l’Institut, tant ils avaient été impressionnés par la personnalité du Rav et par son action au sein de l’association « Migdal Or » qu’il a créé et qu’il dirige depuis 27 ans. De quelques orphelins au départ, « Migdal Or » aide aujourd’hui 6500 enfants pour la plupart en déshérence. Le Rav Grossman est une personnalité extrêmement charismatique, très populaire dans tous les milieux, et particulièrement dans le public non-religieux. Il a obtenu de nombreux prix pour son action en faveur de la société, dont le Prix d’Israël en 2004.

A l’annonce de sa distinction, le Rav Grossman a réagi avec son inséparable modestie, déclarant « que plus que l’amour qu’il voue aux enfants, ce sont eux qui le gratifient d’une amour infini, et que c’est à eux qu’il dédie ce Prix ».

Pressenti il y a quelques années pour être le Grand Rabbin d’Israël, et subissant actuellement de lourdes pressions pour qu’il pose sa candidature au poste de Grand Rabbin de Jérusalem, le Rav Grossman, qui fait l’unanimité dans le monde religieux, répond cependant et inlassablement « qu’il ne veut pas abandonner les enfants dont il s’occupe ».

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 09:24



Par Meir Ben-Hayoun
pour http://www.actu.co.il/



Se dire fidèle à l’identité d’Israël, en quoi cela consiste-t-il aujourd’hui?  Tout d’abord, les réponses sont aussi vastes et multiples que l’éventail de sensibilités juives que cette question interpelle. Mais il y a certaines lignes que notre époque houleuse et extraordinaire ne nous laisse point le loisir d’occulter.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous vivons une actualité que nous n’osions même plus rêver et qui pourtant formait l’objet même de nos espoirs et l’axe constitutif du canon de nos prières et de nos célébrations: l’an prochain à Jérusalem, le Retour des exilés, le Retour à Jérusalem, le Retour au Mont du Temple, nos ennemis vaincus.

Tout cela s’est réalisé dans la difficulté certes, mais c’était bien de cela dont il s’agissait. Ce processus a été enclenché depuis 1948 et reconfirmé de façon encore plus éclatante en 1967 et lors de la victoire de la Guerre de Yom Kippour. Mais serions-nous encore trop endormis pour ne pas nous en rendre compte? Les Rabbins, heureusement pas tous, parlent de tout sauf de l’essentiel. Ils parlent de cacherout, d’élévation spirituelle, de kif à pratiquer la religion etc. C’est très bien, même très bien d’éveiller à la pratique des mitsvot. Mais Dieu, à travers ses prophètes nous a parlé surtout d’autre chose.

Qu’est ce qu’ont fait les Enfants d’Israël sous la direction de Josué? Ont-ils récité les Tehilim (Psaumes)? Probablement pas! Il n’y avait d’ailleurs pas encore de livre de Tehilim à cette époque. (Personnellement, je lis souvent les Tehilim, c’est même très recommandé). Les Enfants d’Israël avec Josué à leur tête se sont introduits dans le pays d’Israël et se sont engagés dans des guerres terribles de conquête. Une génération avant cela, il y en a qui n’ont pas voulu de ces guerres de conquête de la Terre d’Israël et ils ont entraîné le peuple avec eux. C’était pour des motivations (faussement) pieuses lors d’une certaine journée du 9 du mois de Av que ceux que la Torah nomme les « Explorateurs » ont engendré ce qui s’avèrera être l’archétype du malheur d’Israël, non pas la faute, mais la souillure des Explorateurs telle que cela est désigné par certains sages d’Israël. Qui étaient ces Explorateurs? Les princes de chacune des douze tribus d’Israël. C’est à dire les Sages, les Grands Rabbins dirait-on aujourd’hui. Sur douze de ces Explorateurs, seulement deux se sont prononcés en faveur de l’intrusion militaire immédiate en Terre d’Israël.

Josué fils de Noun et Caleb fils de Yéfouné en phase avec l’injonction divine émise dans la Torah déclarèrent publiquement: « même si l’ennemi est plus fort, nous devons investir la Terre que Dieu nous a donnée et nous le vaincrons ». La Tora et l’Histoire d’Israël on donné raison à Josué et à Caleb tandis que les dix autres Explorateurs sont tombés dans l’oubli et dans l’opprobre éternelle.

Quand on se sert du Shoulkhan Aroukh (code juif des préceptes de comportement), qui est très très important certes, pour occulter ou pour mettre de côté ces aspects territoriaux et nationaux de la parole divine à l’heure où, après 2000 ans d’exil, Dieu nous a ramenés à Sion et a livré nos ennemis entre nos mains, on ment aux Juifs par omission! C’est de l’hérésie, même si elle est émise par des gens qui se réclament de la Torah et de la religion juive et s’ornent de la parure de la sagesse.

Et ceux qui, dans une attitude ambiguë, veulent bien nous concéder que la Terre d’Israël est un pays juif possible, mais que l’essentiel ne réside pas à y résider ou à s’y attacher outre mesure, que l’essentiel réside dans un effort d’élévation spirituelle frisant l’abstraction et le folklore et dénué de la dimension collective et territoriale d’Israël, ceux-là mentent également et déforment la Torah et leurs grands chapeaux et leurs grandes barbes ne peuvent camoufler cela.

Alors il y en a qui vont parfois en Ukraine, à New York, à Paris ou à Djerba comme si là-bas c’était Sion, comme si là-bas c’était la Terre sainte que Dieu nous avait promise par l’entremise de tel ou tel illustre sage, et comme ce n’était pas le Bet Hamikdash à Jérusalem que Dieu nous avait demandé de construire et à y renouveler le sacerdoce des Cohen. Ou alors, en allant rechercher les racines juives en Pologne, à Alger, à Fez, à Meknès, à Vilna ou de façon morbide parfois à Auschwitz comme si nos racines, ce n’était pas ici en Israel qu’elles étaient. Et pour cause, tous les grands sages d’Israël en Pologne, à Alger, à Fez, à Meknès, à Djerba, à Vilna, à Krakow, à Presbourg au travers des siècles, ne voyaient-ils pas leurs racines à Sion? N’ont-ils pas pleuré de chaudes larmes du fait d’être prisonniers dans l’abime ténébreux de l’exil, éloignés de Jérusalem à des époques où il était pratiquement impossible de s’y rendre? N’auraient-ils pas tout donné pour pouvoir échanger avec nous toutes leurs années de vie pour vivre ne serait-ce que cinq minutes de la possibilité que nous avons d’embrasser la poussière de la Terre d’Israël?

En 1948 et en 1967, Dieu nous a redonné la Terre d’Israël par des miracles inouïs en seulement quelques jours! Sans oublier de mentionner les braves Juifs et Juives qui ont donné leur vie pour cela et ceux qui ont combattu et sont restés en bonne santé. Ce ne serait pas Dieu qui aurait fait cela comme l’affirment certains qui se targuent de la stricte observance sous le prétexte que les Juifs d’Israël ne sont pas tous des Juifs pratiquants. Diatribes indignes qui ressemblent sur nombres points à l’argumentaire des incroyants ou même à l’intox de nos pires ennemis. Alors si ce n’est pas Dieu qui a fait cela, c’est qui? Il faut être mystique au sens péjoratif du terme pour croire que notre force et notre savoir faire seuls nous auraient permis de tels succès incroyables aux vues de l’Histoire universelle, à moins que nous nous imaginions être des super-héros de bande dessinée.

Il faut être conscient des évènements incroyables que nous vivons. Au lieu de cela, nous mettons le genou à terre et nous supplions les nations de nous comprendre et que nous leur répétons à usure que ce que nous faisons c’est pour la paix tellement nous sommes un peuple humaniste, démocratique et tout cette eau de rose que personne ne veut plus avaler, et avec raison d’ailleurs. Nous sommes là parce que nous sommes Israël, tout simplement!

Où alors, on ne fait que de la fausse piété avec tout un accoutrement exotique pour faire plus vrai, en se disant qu’on ne peut rien faire de bon en Israël si ce n’est prier tellement nous serions impies.

Des religieux s’occupent de religion comme si Dieu n’avait pas dit à Moise, avant même de lui parler de Torah – c’est d’ailleurs la Torah elle-même qui le dit: (Exode III, 7 et  » L’Éternel poursuivit: « J’ai vu, j’ai vu l’humiliation de mon peuple qui est en Égypte; j’ai accueilli sa plainte contre ses oppresseurs, car je connais ses souffrances. 8 Je suis donc intervenu pour le délivrer de la puissance égyptienne et pour le faire passer de cette contrée-là dans une contrée fertile et spacieuse, dans une terre ruisselante de lait et de miel, où habitent le Cananéen, le Héthéen, l’Amorréen, le Phérézéen, le Hévéen et le Jébuséen. »

Nous savons d’autre part que le Rassemblement des exilés et la reconstruction de souveraineté de la Nation d’Israël est la première phase de ce qui est appelé le processus messianique. En gros, c’est cela le sionisme peu ou prou: reconstruire la Nation d’Israël et y rassembler les Juifs de Diaspora. Il suffit d’allumer la télévision ou la radio pour savoir que ces initiatives sionistes suscitent une fièvre quasi universelle. En cela, ce que nous vivons aujourd’hui avec la réprobation pavlovienne d’Israël par les nations, cela doit nous réconforter. C’est un signe supplémentaire que c’est bien de la Nation d’Israel dont a parlé la Torah qu’il s’agit. C’est donc par là que passe notre Histoire, histoire commencée par Adam et reprise par Abraham l’Hébreu pour arriver jusqu’à son terme, l’avènement messianique.

Par conséquent, nous pouvons en toute sérénité nous engager dans la guerre pour anéantir nos ennemis proches et éloignés et extraire l’envahisseur des contrées de notre Terre sur lesquelles nous avons abdiqué pour des chimères de paix. Quarante deux ans après notre Retour sur le Mont du Temple, nous pouvons sérieusement envisager de reconstruire la Maison de Sainteté, le Bet Hamikdash tel que nous y adjoint le Tout puissant dès notre Retour à Sion. En cela, il faut reconnaitre la vérité même si elle a été dite cette semaine pas nos pires ennemis, les fondamentalistes nazislamistes, dans une tentative d’embraser une fois de plus la région: « les Juifs veulent construire leur IIIème Temple de Jérusalem. » Ceci est vrai!

Quand l’objet même de nos articles de foi se réalise de façon aussi éclatante, il faut ouvrir les yeux et en prendre acte. Il faut orienter nos vies en fonction de cela et sauter dans le train en marche tant qu’il est encore temps et qu’il n’est pas trop éloigné. C’est cela l’identité d’Israël, s’insérer dans ces évènements, y participer et les vivre pour nous-mêmes et pour notre descendance, avec beaucoup d’autres choses également, mais certainement pas se confiner dans une petitesse de piété superstitieuse.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 23:26




Ferdinand Marian se sentait maudit. A la fin de sa vie, cet acteur autrichien autrefois très populaire avait dû se rendre à l'évidence. Sa carrière cinématographique se résumait au seul rôle qu'il regrettait pourtant d'avoir joué : celui du Juif Süss. Marian avait tenu le rôle titre dans ce film de propagande nazie sorti en 1940. Le comédien frustré avait alors sombré dans l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture sur une petite route de Bavière en 1946.
Jusqu'à ce jour, l'hypothèse la plus probable reste le suicide mais ce scénario n'a jamais pu être vérifié. Si tel devait être le cas, l'histoire vraie du "Juif de cour" allemand Joseph Süß Oppenheimer (surnommé Jud Süß), pendu en 1738, aurait fait là sa dernière victime quelque 300 ans plus tard, dans la même région.

Joseph Sûss Oppenheimer (artiste inconnu). Affiche du film de propagande nazie Jud Süß, le Juif Süss. 
PHOTO: JPOST

Janvier 1734. Le prince Carl Alexander, tout juste hissé au rang de duc de Würtemberg, demande à Joseph Süß Oppenheimer de devenir son "Juif de cour". Ce dernier n'a pas le choix. On ne refuse pas une telle proposition. Il peut ainsi devenir le conseiller privé du nouveau duc, en particulier pour les dossiers financiers. A 36 ans, Süß remplit sa mission avec succès : il suggère un monopole du gouvernement sur certains produits, comme le tabac, le cuir, l'alcool ou la menthe, apportant au duché une prospérité encore inégalée. Oppenheimer met aussi à profit son nouveau pouvoir pour supprimer les contraintes légales qui interdisaient jusque-là aux Juifs de s'établir dans la ville de Ludwigsburg.

Conseiller princier, incarnation des préjugés antisémites

Bien entendu, la réussite attise les rancœurs. D'autant plus que le prince lui-même avait déjà un bon nombre d'ennemis avant l'arrivée de son nouveau conseiller. Des ennemis qui vont trouver un parfait bouc émissaire en la personne d'Oppenheimer, dit "Jud Süß" - le Juif Süss - (Süß, en allemand, signifie doux, sucré), comme on l'appelait déjà depuis longtemps. Oppenheimer incarne ainsi tous les préjugés antisémites de l'époque : les Juifs et l'argent, les Juifs infiltrant les hautes sphères du pouvoir, les Juifs et la double allégeance...

De son vivant, le duc avait toujours protégé Oppenheimer de ces attaques. "Le conseiller privé aux finances Oppenheimer", écrit-il dans un décret du 12 février 1937, "est un fidèle serviteur de son prince et de l'Etat et est totalement dévoué au service de ces deux entités. En cela, il mérite la reconnaissance de tous. Sachant qu'il se trouve en butte à la jalousie et à la malveillance, au point que l'on a même tenté de lui faire perdre les faveurs du duc, ce dernier lui a accordé sa protection spéciale et interdit expressément la poursuite de telles attaques."

La mort du duc, qui surviendra peu après, scelle le destin d'Oppenheimer : dans un procès-spectacle dont les nazis auraient été fiers, le conseiller déchu doit répondre d'accusations de fraude, détournement de fonds, trahison et - autre prétexte classique de haine antisémite - actes de perversion sexuelle avec des femmes allemandes. La dernière accusation devient vite le thème central d'un procès dont l'issue est connue d'avance. Sous la torture, Oppenheimer reconnaît tout.

En revanche, il refuse une chose, obstinément, malgré toutes les tentatives de ses détracteurs : la conversion au christianisme. Sur la potence, où il est conduit le 4 février 1738, Oppenheimer ne cède pas, même pour sauver sa vie. Jusqu'au bout, il restera Jud Süß, le Juif Süss. Enfermé dans une cage, entouré d'une immense foule de spectateurs, il prononcera ses dernières paroles avec la corde au cou, la prière centrale de la foi juive : "Shema Israël". Ainsi s'achève la vie du véritable Juif Süss, dont l'histoire n'allait pas tarder à devenir célèbre.

Gloire et chute : l'impossible équation

Comment pouvait-il en être autrement ? On y trouve la quintessence de l'histoire des Juifs allemands. Ces derniers acquièrent des droits civiques, gravissent les échelons de l'ascension sociale, puis, au moment où ils se sentent totalement intégrés, acceptés, allemands, ils se rendent compte que la société ne les considère que comme des Juifs. Pour Oppenheimer, cette prise de conscience s'était traduite par la potence. Certes, un Juif du XVIIIe siècle ne se serait probablement pas considéré comme "allemand" à part entière, ni membre d'un quelconque Etat-nation (notion qui n'existait pas à l'époque). Malgré tout, l'histoire qui nous occupe représente une version locale du même dilemme.

La vie du Juif Süss représente une source d'inspiration inépuisable pour les antisémites : ce Juif de cour devenu conseiller politique et financier du prince, puis accusé des pires vices lors de son procès (malveillance, trahison, déviances sexuelles...) incarne à lui seul toutes les imperfections que les antisémites attribuent aux Juifs. Ainsi, dès le XIXe siècle, avec le nationalisme naissant, le Juif Süss devient "un modèle fascinant, à la fois pour les philosémites et pour les antisémites", comme l'explique Friedrich Knilli, chercheur australien spécialiste des médias. Ce dernier a étudié pendant 30 ans le Juif Süss, produisant un nombre incalculable d'articles, livres, conférences et portails Internet (www.ich-war-jud-suess.de et www.feuchtwanger.de).

Knilli s'intéresse en particulier au XIXe siècle et aux articles, livres et spectacles consacrés à l'époque au sujet : "Ces adaptations ne rencontraient de succès populaire que si le personnage central présentait une certaine ambiguïté : pour la plupart, les aspects antisémites étaient là pour amuser le public, les côtés philosémites pour l'édifier." L'adaptation la plus célèbre reste l'œuvre de Wilhelm Hauff, Jud Süß, publiée en 1827. Dans ce roman, l'ambiguïté en question va encore plus loin : contrairement au vrai Oppenheimer, le personnage central s'aperçoit, peu avant son exécution, qu'il n'est pas juif, mais il préfère mourir en Juif plutôt que de trahir la communauté dans laquelle il a grandi. Cet artifice artistique ne manque pas d'atteindre l'objectif visé. En découvrant que celui qui incarne tous les stéréotypes associés à la communauté n'est finalement pas juif, le lecteur est amené à comprendre qu'il faut fuir les idées reçues. Etait-ce là l'intention de Hauff ? La question demeure.




 









 





Photo : 
http://jewisheritagefr.blogspot.com/2007/01/le-juif-suss.html


Le problème de l'identité et de la double allégeance a pris une grande importance au cours du XIXe siècle, puis au début du XXe : naissance du premier Etat-nation allemand (en 1871), et philosophie des Lumières avec ses nouvelles idées de laïcité, de détermination nationale et de droits civiques. Pour les Juifs, cette entité nouvelle crée un malaise : d'un côté, ils jouissent de droits et d'opportunités auxquels ils n'avaient jamais eu accès. En même temps, la laïcisation et la ferveur nationaliste font naître un nouvel antisémitisme fondé sur la race, et non plus sur des critères théologiques. Cet antisémitisme inédit trouve son expression dans les pogroms d'Europe de l'Est, dans l'affaire Dreyfus et dans l'immense succès des nombreuses publications antisémites. Dans un sens, la communauté juive est en train de vivre collectivement l'expérience que le Juif Süss avait vécue à l'échelle individuelle : l'ascension sociale qui mène à la pire des chutes.
Le point culminant de ce dilemme est la république de Weimar : un Etat défendant la démocratie et les droits du citoyen qui, en parallèle, porte en son sein les pires éléments du militantisme antisémite. Deux aspects qui puisent leur inspiration dans l'histoire de Joseph "Jud Süß" Oppenheimer.

A l'une des extrémités du spectre, on trouve Lion Feuchtwanger, un romancier juif allemand qui porte, gravé en lui, comme Oppenheimer, tout le dilemme judéo-allemand. Né à Munich, Feuchtwanger rejoint l'armée après ses études universitaires, mais la quitte ensuite pour des raisons de santé. Il devient alors critique de théâtre et romancier. En 1921-22, il écrit Jud Süß, qu'il publie en 1925. L'intrigue se déroule au XVIIIe siècle, mais l'histoire romancée de ce personnage historique présente des similitudes très nettes avec la vie juive sous la république de Weimar. Le récit s'achève avec la prise de conscience, juste avant de monter sur l'échafaud, que l'assimilation n'aura servi à rien. Le Juif Süss de Feuchtwanger a cherché à vivre comme un Allemand, mais a toujours été considéré comme un Juif, et il est mort comme tel.

Ironie amère de l'histoire : Feuchtwanger a partagé le même destin que le Juif Süss. Ses livres ont été brûlés par les nazis et tout laissait à penser que ceux-ci le tueraient tôt ou tard. Pourtant, contrairement à Oppenheimer, Feuchtwanger est parvenu à échapper à ses prédateurs. Après un séjour dans les prisons françaises, il s'enfuit à Los Angeles, où il poursuivra sa vocation de romancier et mourra en 1958. "Les gens de sa génération se considéraient davantage comme des Allemands lorsqu'ils étaient en exil, qu'à l'époque où ils vivaient à Berlin", explique le professeur Ehrhard Bahr, de l'Université de Californie. "Contrairement à leurs enfants, ils ont toujours pensé, parlé et écrit en allemand, même après des décennies d'exil."
Ehrhard Bahr, lui-même un Allemand déraciné, a consacré un ouvrage aux exilés de sa ville, intitulé Weimar sur Pacifique : la culture allemande des exilés à Los Angeles et la crise du modernisme. Il connaissait Martha, l'épouse de Feuchtwanger, décédée en 1987, une femme qui a dédié le restant de ses jours à l'héritage de son mari.

L'histoire préférée des SS

En 1940, une adaptation cinématographique de Jud Süß, le roman de Feuchtwanger, est sortie au cinéma pour devenir le film de propagande nazie le plus populaire de tous les temps. Réalisé par Veit Harlan, ce film ("inspiré d'événements réels", précise une voix off) était alors en compétition avec Der Ewige Jude (Le Juif éternel), qui avait la préférence de Goebbels. Les premières projections de Der Ewige Jude, pseudo-documentaire dans lequel les Juifs sont comparés à des rats, se sont cependant révélées désastreuses. Ecœurés, les spectateurs quittaient les salles en courant, certains pour aller vomir...

Pour triompher, le nazisme devait revêtir un habit plus subtil. Le Juif Süss, qui se présentait comme une histoire réelle, était plus efficace. Un personnage unique incarnant tous les préjugés antisémites : le Juif Süss. Les accusations sexuelles dont il était l'objet, amplifiées jusqu'à l'exagération dans le film, convenaient parfaitement aux nazis et à leur idéologie. Surtout à la lumière des Lois de Nuremberg, qui interdisaient les relations sexuelles entre "Aryens" et Juifs.

Le film remporte un succès sans précédent. Projeté en avant-première au Festival de Venise, il reçoit un accueil enthousiaste. En outre, il remplit sa fonction à la perfection. Ralph Giordano, journaliste juif allemand, caché pendant la Shoah, se souvient de l'atmosphère dans la salle lors de la première projection : un courant ininterrompu de grognements furieux et d'exclamations de dégoût qui se propageaient de siège en siège, comme si le public laissait enfin libre cours à des sentiments longtemps contenus. Giordano lui-même n'ose pas quitter la salle, de peur d'être reconnu et lynché sur place.

Il n'a pas été le seul à éprouver cette impression : Goebbels, de son côté, ne se contente pas d'accepter le film. Il le qualifie, dans son journal, de "premier véritable film antisémite". Sur la demande de Himmler, les troupes SS ont droit à des projections privées pour stimuler leur virulence contre les Juifs. Au final, le film attire plus de 20 millions de spectateurs.
Le réalisateur, Veit Harlan, est un nazi et un antisémite notoire qui continuera par la suite à produire des films de propagande pour le régime nazi. La situation de Ferdinand Marian est totalement différente. Il a été contraint, sous la menace, d'interpréter le Juif Süss. Un rôle qui, par la suite, lui collera à la peau et finira par l'anéantir psychologiquement.

Enfin, évoquons cette mystérieuse lettre ouverte, écrite en 1941 par Feuchtwanger dans l'Atlantic Monthly et l'Aufbau, journal juif allemand basé à New York. La lettre est adressée à Veit Harlan et à tous les acteurs du film : "Chers Messieurs, vous vous êtes approprié mon roman, Jud Süß, et, en y ajoutant des détails de votre cru, vous en avez fait un film de haine antisémite digne de Streicher et de son Der Stürmer."

Harlan a-t-il bel et bien tiré son film de propagande du roman de Feuchtwanger ? Cela reste à prouver. Une adaptation avait, certes, déjà été mise en scène au théâtre. Mais pourquoi l'écrivain juif a-t-il voulu réclamer des droits d'auteur pour une adaptation haineuse et antisémite ? Plusieurs hypothèses sont possibles. Pour le spécialiste Friedrich Knilli, il s'agit d'une pure question de propriété littéraire : les deux adaptations traitent du même sujet et les mêmes motifs littéraires peuvent s'appliquer, à la fois, dans une version philosémite et dans une autre antisémite. Selon le chercheur australien, Feuchtwanger et sa famille ont subi une grave injustice pour n'avoir jamais joui des droits de l'adaptation cinématographique. Il mentionne également une lettre envoyée par Martha Feuchtwanger au gouvernement fédéral allemand après la mort de son mari, afin de réclamer des droits d'auteur. Bahr ne partage pas l'avis de Knilli : selon lui, la lettre de Feuchtwanger doit être vue comme satirique et mise en parallèle avec d'autres lettres qu'il a adressées à divers dignitaires nazis, y compris à Goebbels.

Si le roman de Feuchtwanger appartient désormais au passé, le film de Harlan, lui, avait encore fait la une de la presse dans les années 1950, lors des procès de dénazification de Hambourg, où le cinéaste et son Juif Süss ont été accusés "d'incitation au génocide". Harlan sera acquitté à deux reprises, après avoir affirmé pour sa défense que Goebbels l'avait forcé à diriger le film. Une argumentation qui paraît des plus improbables quand on lit le journal intime de Goebbels. Il y évoque les relations très chaleureuses qu'il entretenait avec le cinéaste.

Le procès avait opposé pro et anti-Harlan. Bahr, qui vivait encore en Allemagne à l'époque, s'en souvient : "C'était en quelque sorte les prémisses du mouvement de 1968, un aperçu de la jeune génération allemande qui allait se rebeller contre ses parents et leur reprocher d'avoir participé de leur plein gré aux crimes nazis."

Une histoire toujours d'actualité

Qu'en est-il aujourd'hui ? Au XXIe siècle, le Juif Süss intéresse encore. Outre un certain nombre d'adaptations pour le théâtre, la télévision ou le cinéma, on peut voir, au Musée du Judaïsme de Berlin, une exposition permanente consacrée au personnage historique et à ses diverses interprétations. 2008 a marqué le 50e anniversaire de la mort de Feuchtwanger, suivi, un an plus tard, par le 125e anniversaire de sa naissance (le 7 juillet dernier). Lors de ces deux occasions, son œuvre, et en particulier Le Juif Süss, a donné lieu à de multiples discussions dans le milieu littéraire.

En 2008, un documentaire sur Veit Harlan est sorti dans les salles de cinéma allemandes, intitulé ironiquement, Im Schatten von Jud Süß, Dans l'ombre du Juif Süss. En réalité, cet homme n'a jamais vécu dans l'ombre de ce film infamant. Au contraire : le succès du Juif Süss a assuré la carrière d'Harlan. Même après la guerre, sa réputation n'a en aucun cas été entachée.
En revanche, une autre personne a bel et bien vécu dans l'ombre du Juif Süss : Ferdinand Marian, l'interprète du rôle-titre, sans doute la dernière victime de cette histoire. Knilli a écrit sa biographie, intitulée Ich War Jud Süß : Die Geschichte des Filmstars Ferdinand Marian (J'étais le Juif Süss : l'histoire de l'acteur Ferdinand Marian), publiée en 2000. Un film tiré de cette œuvre est actuellement en cours de réalisation. Quelques acteurs allemands renommés figurent dans la distribution, dont Tobias Moretti, qui joue Marian, et Moritz Bleibtreu (du film Cours, Lola, Cours), dans le rôle de Goebbels. Le film, dirigé par Oskar Röhler (co-auteur du scénario avec Klaus Richter et Franz Novotny) devrait s'intituler Jud Süß et sortir en 2010.

Mais le scénario falsifie un peu la réalité : la femme de Marian est juive, alors qu'en vérité, l'épouse de l'acteur était catholique. Cette liberté artistique prise par les auteurs paraît assez ironique, quand on se souvient que Wilhem Hauff, pour sa part, avait fait d'Oppenheimer un non-Juif...

 
 Source ;
 http://fr.jpost.com/
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 19:38
Sourcehttp://www.universtorah.com/ns2_dossier.php?idd=441
 


      Nous savons que 'Hèchvane a toujours deux jours de Roch 'Hodech (le 30 Tichri et le 1er 'Hèchvane). 

      Ce mois est le second de l'année, le huitième dans l'ordre des mois qui commence par Nissan. Dans les textes bibliques, il est appelé le mois de " Boul " (I Rois 6, 38 : la onzième année au mois de Boul, c'est-à-dire le huitième mois, la maison fut terminée...). Selon Rachi, ce nom dérive du verbe Balo - flétrir : l'herbe se dessèche et flétrit en ce mois. 

      Le Radak fait par ailleurs un rapprochement avec le Maboul, le déluge, qui selon l'avis de certains de nos maîtres a commencé en ce mois de " 'Hèchvane". C'est aussi le début de la saison des pluies. Quant au nom de " 'Hèchvane ", il a été adopté, comme celui des autres mois de notre calendrier, au retour de Babylonie. Pourquoi a-t-on fait précéder ce nom du préfixe " Mar " ? Peut-être parce qu'aucune fête ni demi-fête n'est célébrée pendant ce mois " Mar " -amer, est le contraire de joyeux ! 


 
Le roi Nabuchodonosor fait tuer les fils de sedecias devant leur père.
      D'autre part,plusieurs souvenirs tristes sont attachés à ce mois de 'Hèchvane le 15 de ce mois, Jéroboam, premier Roi du royaume du nord, a fixé de sa propre autorité la fête de Souccot, afin d'empêcher le peuple de monter à Jérusalem (I Rois 12, 32). 

      Le cinquième jour de 'Hèchvane, selon une tradition ancienne, le Roi Nabuchodonosor fit égorger, devant les yeux de Sédécias, dernier Roi de Judée, tous ses fils. Puis fit crever les yeux du Roi vaincu pour l'emmener captif à Babel. Enfin c'est en ce mois de 'Hèchvane que le Déluge s'abattit sur l'humanité, détruisant ce que 15 siècles d'histoire des hommes avaient vu s'épanouir, détruisant toute vie en dehors de l'Arche où se trouvaient Noé et les siens. 

      Selon une autre interprétation du mot " Mar ". C'est à cette époque de l'année que la nature et que toutes les créatures attendent avec impatience les pluies bienfaisantes. Explication inspirée par le verset d'Isaïe (40, 15) : " comme une goutte tombant du seau... kemar mideli. 


      Bien qu'aucune fête ni demi-fête ne tombe en 'Hèchvane, ce mois était destiné à être fêté avec plus d'éclat que tous les autres mois, au moment de l'achèvement du Temple de Salomon. 

      N'est-il pas dit (I Rois 6, 38) : la onzième année, au mois de Boul, c'est-à-dire le huitième mois, la maison fut achevée dans tous ses détails... ; on mit sept ans à la bâtir ! Aussi tout Israël attendait, avec impatience, les festivités de la dédicace du Temple, en ce mois de 'Hèchvane ; mais l'ordre de l'Éternel ne fut donné que onze mois plus tard en Tichri. Toutefois, le mois de 'Hèchvane devait bénéficier, du fait de l'achèvement du Temple, d'un autre bienfait : pendant plus de mille ans, depuis l'époque lointaine du déluge, le monde tremblait chaque année à l'arrivée de la période de 40 jours, du 17 'Hèchvane au 27 Kislev, qui fut jadis celle du Déluge ! 

      L'achèvement du Sanctuaire de l'Éternel en ce mois de 'Hèchvane, la onzième année du règne de Salomon, devait mettre fin à cette crainte. D'où le nom de Boul donné à ce mois Maboul sans la lettre M (valeur numérique 40). 


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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 19:25
Une preuve logique de l'existence de D.ieu
Deuxième partie


Par la grâce de D.ieu,

Le 18 Sivan 57191

Salut et bénédiction,

 

Il me paraît utile de continuer ma réponse à la question : « Y -a-t-il une façon, pour nous qui doutons, d’avoir la preuve de la vérité de l’existence de D.ieu, clairement et sans réserve ni possibilité de réserve ? »

Dans ma première lettre, j’ai limité ma démarche au simple contenu de la question. Cette question demandait une réponse simplement logique et relevant de la compréhension humaine.

Pourtant, il est clair que cette approche ne m’a pas pleinement satisfait et cela, pour deux raisons :

- chez l’homme en général, la vérification d’une supposition par le moyen de l’expérience est plus convaincante qu’une conclusion à laquelle seul l’intellect serait parvenu.

- chez le Juif en particulier, pour qui l’intellect n’est qu’un habit de l’âme (et selon l’Admour Hazakène, auteur du Tanya et du Choul’hane Aroukh, l’âme est une partie véritable de la Divinité d’en-haut), la conviction n’est pas nécessairement donnée par l’intellect, force la plus haute de l’âme.

Et l’expérience montre d’ailleurs, qu’au niveau de l’âme, le sentiment amène davantage à l’action que l’intellect.

Cependant, à cause, encore une fois, de la question même qui m’était posée, je n’ai pas souhaité aborder ce sujet dans ma première lettre. Ceci d’autant moins que je n’ai pas voulu donner à penser que ma réponse ne se suffisait pas à elle-même ou qu’il était possible de la réfuter par des arguments logiques... Aussi, cette suite a-t-elle un caractère indépendant de ma première lettre.

Ils ont encore, en particulier, la force de s’opposer aux idées établies dès lors qu’ils sont convaincus de la nécessité de cette oppositionIl va sans dire que je considère ceux qui m’ont interrogé, garçons et filles, comme de jeunes Juifs qui, quelle que soit leur position au plan de la logique, croient en l’existence d’une vérité, en la justice et en l’honnêteté, et que cette croyance est assez forte pour les conduire à accepter, même dans leur vie privée, des sacrifices en vue d’apporter une aide à leur prochain. En particulier, lorsque cette aide ne concerne pas seulement un individu, mais une communauté aussi importante en qualité qu’en nombre.

Aussi, m’affranchissant du cadre étriqué de la question, je me permets de m’adresser à eux comme un homme qui parlerait à son ami.

Je vois, dans la question de leur lettre qu’ils sont jeunes, ou, au moins, qu’ils ont la puissance et l’élan de la jeunesse. Ils ont encore, en particulier, la force de s’opposer aux idées établies dès lors qu’ils sont convaincus de la nécessité de cette opposition, quitte à changer leur mode de vie du tout au tout.

Ils n’ignorent certainement rien de ce que notre peuple a subi durant les années de génocide et celles des pogroms. Ils savent combien de millions d’enfants de notre peuple ont été frappés pendant la dernière guerre.

D’autre part, des missions nouvelles sont apparues qui, jusqu’ici, n’avaient jamais existé, sinon de façon très restreinte.

Encore un point : la transgression des limites et le trouble des esprits, loin de s’atténuer, ont progressé à tel point qu’on arrive à dire que l’obscurité est lumière et que l’amertume est douceur, et cela avec la plus grande obstination. Au point d’obliger des milliers et des dizaines de milliers d’êtres humains à accepter l’obscurité comme lumière.

À pareille heure, l’appel profond qui résonne dans chaque âme impose de rejoindre ceux qui, en première ligne, accomplissent pleinement leur rôle, ceux qui assurent la relève des forces les plus actives, les meilleures de notre peuple, ces forces dont l’action a été enrayée par les épreuves subies.

Il ne suffit pas de s’opposer au bouleversement des valeurs. Il faut propager les valeurs éternelles de notre peuple, dans toute leur plénitude, avec la force et l’élan de la jeunesse, au point que chacun et chacune servira d’étincelle pour faire ressurgir la flamme contenue dans l’âme de chacun autour de lui.

L’heure est-elle aux interminables débats intellectuels ? Alors qu’entre-temps on perd un jour, une semaine, un mois, une année… Un temps, des occasions qu’on ne retrouvera plus !

Si cette requête s’adresse à chacun, elle concerne a fortiori la jeunesse. On voit en pratique que les jeunes sont plus ouverts à l’enthousiasme d’autres jeunes qu’aux propos d’un vieillard avancé en âge. Plus encore, les paroles d’un jeune seront acceptées avec plus de bienveillance,

Je ne veux pas ici, comme je l’ai dit, entrer dans la polémique autour de la définition des valeurs éternelles de notre peuple, des fils d’Israël, et des nouvelles missions apparues. Je compte sur chacun et chacune de ceux qui se sont adressés à moi pour étudier l’histoire de notre peuple.

Une histoire qui se prolonge, sans interruption, depuis des millénaires. Une histoire imbibée de sang, jalonnée de décrets sans équivalent, pleine des épreuves les plus terribles qu’aucun peuple, qu’aucune civilisation n’a jamais endurées, totalement ou en partie.

S’ils s’approfondissent sur l’histoire de notre peuple, ils verront qu’une seule catégorie de valeurs a été conservée intacte, sans subir le moindre changement au long des générations jusqu’à nos jours.

Il n’est pas question ici d’articuler des preuves logiques. Les faits et les actes qui ont existé, les événements qui ont eu lieu témoignent irréfutablement que ni la langue parlée, ni les vêtements, ni une culture particulière, ni un mode de vie, ni un système politique ou économique ne sont l’expression de nos valeurs éternelles.

Tout cela, d’une époque à l’autre, d’un pays à l’autre, a subi des bouleversements. Ce qui demeure, solide et durable, transcendant le temps et l’espace, c’est la Torah de vie et la pratique quotidienne de ses commandements. Elle est la pérennité du Peuple d’Israël et ne fera jamais défaut.

Que D.ieu veuille que ces quelques lignes éveillent chez chacun les forces profondes qui se trouvent au fond de l’âme de chaque Juif, pour les faire apparaître en pratique et de façon sans cesse croissante.

Et s’il était besoin d’une récompense, la satisfaction morale sera sans doute la récompense la plus grande, mais il est certain que le Créateur et Maître du monde prodiguera sa récompense à chacun selon sa situation et ses besoins.

NOTES
1. Le 24 juin 1959

http://www.fr.chabad.org/
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 19:10
Une preuve logique de l'existence de D.ieu
Première partie


Par la grâce de D.ieu,

Le 25 Iyar 5719


Salut et bénédiction,

J’ai bien reçu votre lettre. Elle contient une question posée par des jeunes gens et des jeunes filles, et je vous prie de m’excuser auprès d’eux d’avoir tardé à leur répondre,

À l’évidence, il est impossible, dans le cadre d’une lettre, de répondre à cette question de manière exhaustive. Aussi m’attacherai-je à quelques points essentiels. Vous pourrez cependant, je l’espère, enrichir mes explications de vos propres commentaires qui trouveront leurs bases dans l’enseignement de la Torah en général et plus particulièrement dans celui de la pensée hassidique. Il va également de soi que je reste prêt à répondre à de nouvelles questions ou à des objections.

Il m’est demandé : « Pouvons-nous avoir la preuve, nous qui doutons, de l’existence de D.ieu, clairement et sans réserve ni possibilité de réserve ».

Certaines questions, parce qu’elles paraissent simples, sont formulées au moyen d’expressions banales et familières.

Pourtant, ce sont ces questions-là qui exigent une attention particulière et, plus que d’autres, imposent une précision du discours. Cette affirmation est d’autant plus forte ici qu’une question posée d’innombrables fois, en d’innombrables temps, ne peut avoir eu pour tous ceux qui l’ont posée le même contenu. Il faut donc, en premier lieu, circonscrire le sens des expressions auxquelles on aura recours. Ainsi les notions « d’existence » et de « preuve d’une existence » peuvent être indifféremment utilisées par un enfant ou un chercheur.

Pour le premier, cependant, ces notions se bornent aux choses concrètes, palpables, alors que le chercheur examinera avec minutie les moindres détails. L’aveugle, quant à lui, ne pourrait donner aucun sens intrinsèque à la notion d’existence des couleurs, insaisissable pour lui hors du témoignage de ceux qui voient.

À un niveau plus élevé : chacun admet sans réserve que la manifestation d’un phénomène quelconque suppose l’existence d’une cause à ce phénomène. Autrement dit, que la perception d’un phénomène prouve l’existence d’une énergie, bien que cette preuve ne soit pas directe et que subsiste donc, a priori, une possibilité de doute.

De ce que nous disons, l’énergie électrique est un exemple.

L’homme est doté de sens. La vue, chez lui, vérifie l’existence des couleurs, l’ouïe celle des sons. Ces perceptions sont considérées comme des preuves absolues et directes. Or, aucun des sens de l’homme ne peut percevoir, en elle-même, l’énergie électrique. Seuls ses effets lui apparaissent : un fil de métal deviendra incandescent, l’aiguille d’un ampèremètre s’agitera. Cela est pourtant considéré comme une preuve irréfutable de l’existence d’un courant électrique. Il en est de même pour une énergie magnétique ou une autre énergie, mais si j’ai pris l’exemple de l’électricité c’est parce que son existence est répandue et admise sans aucune réserve ni l’ombre d’un doute

Allons plus loin : il est tout à fait admis, aujourd’hui, que tout effet a une cause, quand bien même celle-ci contredirait la logique humaine.

Un exemple : l’existence d’un champ de pesanteur dont l’effet est le mouvement d’objets. Le fait de n’apercevoir aucune cause physique du déplacement de certains objets a conduit à admettre l’existence d’un champ, bien que l’idée d’une force qui agisse à distance, sans aucun intermédiaire, soit, a priori, un défi à l’esprit humain.

Pourtant, l’existence de ce champ, enseignée dès le plus jeune âge, répétée par les livres de classe, est devenue une sorte d’évidence, au-delà de tout doute ou de toute remise en cause. Or, la tentative de modéliser le champ de pesanteur par une matière « fine » appelée « éther » conduisit à des propriétés tellement contradictoires que l’existence de cette matière s’est avérée encore moins plausible que la possibilité d’une action à distance sans aucun intermédiaire.

J’ignore quel domaine des sciences est familier aux jeunes gens et aux jeunes filles qui m’ont posé cette question et, plus particulièrement, s’ils étudient les sciences dites exactes. C’est précisément dans ce domaine qu’a été formulée, il n’y a pas si longtemps, une théorie qui a été reçue comme une révélation géniale par la communauté scientifique : la matière n’est qu’une forme particulière d’énergie et l’on peut transformer l’énergie en matière ou la matière en énergie. Cette théorie dépasse tout intellect humain, mais certaines expériences ne trouvent aucune explication si on ne l’admet pas. Et cette seule raison tient lieu de preuve scientifique, admise partout comme irréfutable, sans réserve ni possibilité de réserve (pour reprendre les termes mêmes de la lettre qui m’a été adressée) bien que, pour notre entendement, on soit ici en pleine absurdité.

Comme, dans la formulation de leur question, nos étudiants n’ont donné aucune précision sur ce qu’ils accepteront comme preuve de l’existence de D.ieu « clairement et sans réserve », je suppose qu’ils admettront un mode de preuve qu’ils utilisent dans leur vie quotidienne.

Cela étant admis, il est clair qu’il y a une preuve (et même plusieurs) de cette sorte quant à l’existence de D.ieu. Et, comme il vient d’être dit à propos de théories scientifiques, ces preuves ne sont pas contredites par le fait que la vérité profonde de cette existence n’est pas saisissable par l’entendement humain ou même qu’elle s’oppose à cet entendement. Car, comme on l’a montré, il est admis par ceux qui réfléchissent au monde physique dans lequel nous vivons pour en modéliser les phénomènes, que la compréhension de la substance de ces phénomènes n’est pas décisive dans la validité de leur modélisation.

Le processus de démonstration ou la démonstration elle -même de l’existence de D.ieu que nous allons donner est donc de la même nature que celles utilisées par les sciences exactes, Plus encore, elle se fonde sur des preuves qui appartiennent au mode que chacun de nous utilise, dans sa vie quotidienne, pour étayer ses décisions.

Qui réfléchit à la manière dont il agit, chez lui, dans la rue, à son coucher ou à son lever, admettra sans difficulté qu’il n’exige pas de lui-même de vérifier le bien-fondé de chacune de ses actions, de chacun de ses comportements, mais qu’il accepte le témoignage de ceux qui, avant lui, ont eu à réagir à des situations de même nature. Ce n’est que lorsqu’un doute apparaît sur la probité du témoignage, soit que le témoin soit orienté par des contraintes intérieures ou extérieures, soit qu’il n’ait pas été parfaitement lucide et semble avoir eu une vision déformée des faits, ou pour toute autre raison, qu’il est fait appel à d’autres témoignages.

Alors, plus les témoins seront nombreux, plus ils seront différents socialement ou culturellement, plus seront différents les cercles auxquels ils se rattachent, et plus sera réduite la possibilité de falsification, plus la preuve apparaîtra comme scientifique et irréfutable.

C’est ici, précisément, qu’il nous faut revenir à notre sujet. Le récit du Don de la Torah sur le Mont Sinaï a été transmis, sans la moindre faille, de génération en génération, comme un fait survenu en présence de six cent mille hommes adultes, sans compter les femmes, les enfants ni les vieillards, soit, au total, plusieurs millions d’individus sortis d’Égypte qui ont vu, de leurs propres yeux, cet événement.

Il n’est pas question ici du témoignage limité d’un seul prophète ou d’un groupe restreint, d’une vision apparue au milieu d’un rêve. Il s’agit ici d’un témoignage transmis de père en fils, de génération en génération, et tout le monde admet que jamais il n’y eut la moindre interruption et que le nombre de témoins n’a pas été inférieur à six cent mille personnes, au demeurant fort différentes les unes des autres. Et même après la dispersion de ces témoins aux quatre coins du monde, les versions qui nous sont parvenues de cet événement historique concordent en tous points. Est-il témoignage plus sûr et plus précis que celui-là ?

Une autre preuve, fonctionnant sur le même mode que celui relevé à propos des sciences exactes, peut être avancée. Si l’on voit un objet comprenant un certain nombre de pièces, s’adaptant les unes aux autres avec une précision extrême, alors, même si ces pièces n’ont a priori aucun rapport entre elles, on peut déduire avec certitude qu’une énergie, qui leur est extérieure, lie et unit toutes ces pièces.

Et le fait même que cette énergie lie et unit ces pièces prouve qu’elle leur est supérieure et qu’elle les domine.

Si, par exemple, on entre dans une usine entièrement automatisée et qu’on n’y voit aucun homme, on n’imaginera pas, et cela sans aucune réserve, que cette usine puisse fonctionner sans un mécanicien qui ait pensé l’organisation des machines et des pièces qui la composent, dont l’esprit relie et unit ces machines entre elles et par rapport à l’ordre central. Au contraire même, plus les interventions visibles de l’homme seront rares, plus l’automatisation sera poussée, plus grand apparaîtra le génie du mécanicien.

S’il en est ainsi pour une usine, composée de centaines, de milliers, ou de dizaines de milliers de pièces, a fortiori, lorsque l’on réfléchit, dans notre monde, à la constitution d’un morceau de bois ou de pierre, d’un végétal ou d’un animal, ou à plus forte raison, d’un être humain, on arrive, comme le dit le verset, à « voir la Divinité à travers sa chair ».

Et ceci plus particulièrement encore depuis que, grâce au progrès scientifique de ces dernières décennies, nous savons que chaque chose est composée de dizaines de milliards d’atomes dont chacun d’entre eux contient un certain nombre de particules. Pour le sens commun, le désordre, le chaos le plus total aurait dû régner entre ces particules !

Or, nous constatons qu’il existe un ordre extraordinaire, une concordance étonnante entre les parties les plus petites et les plus grandes de ce monde, une correspondance entre les parties du microcosme et celles du macrocosme : il est donc clair, sans l’ombre d’un doute qu’un « mécanicien » préside à cet ordre.

Naturellement, je n’ignore pas la formule consacrée attribuant un tel ordre aux « lois de la nature », mais je pense qu’il est superflu d’insister sur le fait que cette expression ne contient en elle aucune explication et qu’elle n’est que la description commode d’une situation existante, à savoir que les objets naturels se comportent selon un ordre établi. Mais penser qu’une « loi de la nature » est une existence indépendante, que chaque créature est dirigée par une loi et qu’il y a autant d’êtres particuliers que de lois est une absurdité totale qu’aucun scientifique, dans le domaine qui est le sien, n’oserait soutenir. Encore une fois, il n’y a là qu’une expression commode qui permet l’économie d’explications sur les situations les plus simples (ou définies comme telles), mais il est évident qu’elle n’explique rien.

Et surtout, je suppose que nos étudiants souhaitent une preuve sur laquelle ils fonderont leur comportement quotidien. Or, la preuve qui a été donnée est infiniment plus forte que toutes les preuves sur lesquelles est aujourd’hui fondé leur comportement de chaque jour.

 Qu’y a-t-il de plus courant que de tout préparer pour le lendemain avant d’aller dormir ? Pourtant, aucun raisonnement logique ne nous assure qu’au matin le soleil se lèvera encore une fois et que toute la nature se manifestera comme la veille. Mais, comme l’univers se comporte ainsi depuis des jours et des années, « il est sûr » que ces « lois » qui le dirigent aujourd’hui le dirigeront encore demain et après-demain. Et par cette seule supposition, on justifie l’effort de la préparation du lendemain, alors même que cela n’a aucun fondement « logique » autre que celui de l’existence d’un Maître à ce mécanisme universel.

Comme il a été dit plus haut, on pourrait longuement développer cette analyse, en expliciter certains points. Mais j’espère que ce qui a déjà été dit sera suffisant et vous fournira la matière d’une réflexion d’où vous pourrez conclure que ceux qui prétendent que la recherche de preuves de l’existence de D.ieu est nécessaire se trompent, car l’existence de la création en est elle-même une preuve. C’est une preuve irréfutable au moment où les dernières théories scientifiques sur la création et une certaine façon de la décrire font naître les plus grandes difficultés.

En effet, entre différentes conclusions intervenues dans plusieurs domaines scientifiques, des contradictions sont apparues. Cela, sans compter le doute fondamental qui accompagne la pratique scientifique ces derniers temps : ce que perçoivent nos sens et notre cerveau est-il lié en quelque manière avec ce qui existe hors d’eux, à l’extérieur ?

Il n’en va pas de même pour le Créateur ou, en d’autres termes, pour l’Artisan qui a créé l’univers et qui l’a mis en ordre. Qu’il y ait une existence extérieure au sujet ou seulement l’impression de cette existence est alors indifférent : pour tout homme, tout objet existant dans Son monde a une cause qui agit sur lui, que ce soit de l’intérieur ou de l’extérieur.

Je voudrais ajouter une dernière remarque : les preuves simples, à cause même de leur simplicité, sont souvent difficilement admises. Mais j’espère qu’il n’en sera pas ainsi pour ceux qui m’ont posé la question. En effet, cette attitude devant de telles preuves n’a aucun fondement logique ni aucune répercussion pratique, comme on peut aisément s’en rendre compte. Or, l’un des fondements de la croyance dans le Créateur et Maître du monde et en l’événement du Mont Sinaï, don de la Torah et de ses commandements, est que le principal est l’action.

J’aurai plaisir à connaître les réactions à tout ce qui précède et j’espère qu’elles s’exprimeront sans gêne, même si elles doivent apporter certaines contradictions...

Avec ma bénédiction,

Mena'hem Schneersohn

 
NOTES
Le 2 juin 1959
Source : http://www.fr.chabad.org/.htm
 
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:53
SHABBAT SHALOM - שבת שלום





PARACHAT BERECHIT

GENESE CHAPITRE I Verset 1 au CHAPITRE VI Verset 8

HAPHTARA - מחר חדש

SAMUEL I CHAPITRE XX Verset 18 > 42

ENTREE SHABBAT JERUSALEM 16.30

SORTIE SHABBAT JERUSALEM 17.42


ROCH 'HODESH MAR 'HECHVANE
Dimanche et Lundi


שבת שלום וחדש טוב







Aïvazovski (1817-1900)
La création du monde 1841 
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:42
Béréchit - 
Genèse 1, 1 - 6, 8

D.ieu crée le monde en six jours. Le premier jour, Il fait les ténèbres et la lumière. Le second, Il forme les cieux, séparant les eaux d’en bas de celles d’en haut. Le troisième jour, Il rassemble les eaux et fait apparaître la terre, ordonne la croissance des végétaux et des arbres fruitiers. Le quatrième, Il fixe la position du soleil, de la lune et des étoiles qui « serviront de signes pour les fêtes, pour les jours et pour les années » ainsi que pour illuminer la terre. Les poissons, les oiseaux et les animaux rampants sont créés le cinquième jour. Les animaux terrestres, le bétail le sont le sixième jour ainsi que l’être humain. Et D.ieu « se reposa le septième jour de toute son œuvre qu’Il avait faite ».

L’homme est fait de la poussière de la terre que D.ieu forme et dans laquelle il insuffle, par les narines, un souffle de vie, et l’homme devint « une âme vivante ».

D.ieu considère qu’« il n’est pas bon que l’homme soit seul ». D.ieu prend « l'une de ses côte » à partir de laquelle Il forme la femme.

Adam et Eve sont placés au Jardin d’Eden. Il leur est commandé de ne pas consommer du fruit de « l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal ». Le serpent persuade Eve de violer ce commandement et elle partage le fruit prohibé avec son mari. Il est alors décrété que l’homme connaîtra la mort, retournant à la poussière dont il a été formé. Il lui est annoncé que dorénavant « c'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain ». L’homme est banni du Jardin d’Eden.

Eve donne naissance à deux fils : Caïn et Abel. Caïn se querelle avec son frère et le tue. Il devient un fugitif, errant sur la terre.

Un troisième fils naît à Adam et Eve, Seth dont le descendant à la dixième génération, Noé, est le seul Juste dans un monde corrompu.

 
Texte français de la paracha
Traduction intégrale

1.

Le Commencement : le Premier jour

1 Au commencement, de la création par D.ieu du ciel et de la terre. —    2lorsque la terre était un saisissant vide, que des ténèbres couvraient la face de l'abîme, et que la Présence de D.ieu planait sur la face des eaux — 3D.ieu dit : « Que la lumière soit. » et la lumière fut. 4 D.ieu vit que la lumière était bonne, et Il effectua une séparation entre la lumière et les ténèbres. 5D.ieu appela la lumière « Jour », et les ténèbres, Il les appela « Nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin – un jour.

Le deuxième jour

6 D.ieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu'il sépare l’eau de l’eau. » 7 Et D.ieu fit le firmament et sépara les eaux qui étaient au-dessous du firmament des eaux qui étaient au-dessus, et il en fut ainsi. 8D.ieu nomma le firmament « Cieux ». Il y eut un soir, il y eut un matin – un deuxième jour.

Le troisième jour

9 D.ieu dit : « Que les eaux au-dessous des cieux soient rassemblées en un endroit, et que le sol apparaisse. »  Et il en fut ainsi. 10 D.ieu nomma sol « Terre », et le bassin des eaux, Il le nomma « Mers ». Et D.ieu vit que c'était bien. 11 D.ieu dit : « Que la terre produise de la végétation, des herbes produisant une semence, des arbres fruitiers donnant, selon leur espèce, un fruit qui renferme sa propre semence sur la terre. » Et il en fut ainsi. 12 Et la terre produisit de la végétation : des herbes produisant une semence selon leur espèce, et des arbres fruitiers portant, selon leur espèce, un fruit qui renferme sa semence. Et D.ieu vit que c'était bien. 13 Il y eut un soir, il y eut un matin – un troisième jour.

Le quatrième jour

14 D.ieu dit, « Qu'il y ait des luminaires dans le firmament des cieux pour séparer le jour de la nuit ; et ils serviront de signes, et pour les fêtes, pour les jours, et pour les années ; 15 et ils serviront de luminaires, dans le firmament des cieux, pour éclairer la terre. » Et il en fut ainsi. 16 Et D.ieu fit les deux grands luminaires : le grand luminaire pour régner le jour, le petit luminaire pour régner la nuit, ainsi que les étoiles. 17 Et D.ieu les plaça dans le firmament des cieux pour rayonner sur la terre ; 18 pour régner le jour et la nuit, et pour séparer la lumière des ténèbres. Et D.ieu vit que c'était bien. 19Il y eut un soir, il y eut un matin – un quatrième jour.

Le cinquième jour

20 D.ieu dit. « Que les eaux grouillent d'une multitude d'êtres vivants ; et que des oiseaux volent au‑dessus de la terre, à travers l'espace des cieux. 21D.ieu créa les cétacés énormes, et tous les êtres vivants qui se meuvent, dont les eaux pullulèrent, selon leur espèce, et toute les volatiles ailés, selon leur espèce ; et D.ieu vit que c'était bien. 22 D.ieu les bénit en disant : « Fructifiez et multipliez‑vous et remplissez les eaux, dans les mers ;  et que les oiseaux, se multiplient sur la terre. » 23 Il y eut un soir, il y eut un matin – un cinquième jour.

Le sixième jour

24 D.ieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants, selon leur espèce : bétail, reptiles, bêtes sauvages de la terre, selon leur espèce. » Et il en fut ainsi. 25 D.ieu forma les bêtes sauvages de la terre selon leur espèce, et les animaux domestiques, selon leur espèce, ainsi que tout les êtres qui rampent sur le sol selon leur espèce. Et D.ieu vit que c'était bien.

26 D.ieu dit : « Faisons l'Homme à Notre image, d’après Notre ressemblance. Qu'ils règnent sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les êtres rampants qui se meuvent sur la terre. » 27 D.ieu créa l'Homme à Son image ;  c'est à l'image de D.ieu qu'Il le créa ; mâle et femelle, Il les créa.

 28 D.ieu les bénit et D.ieu leur dit : « Fructifiez et multipliez‑vous, remplissez la terre et soumettez‑la, asservissez les poissons de la mer, et les oiseaux du ciel, et tous les animaux qui se meuvent sur la terre. »

29 D.ieu dit : « Voici, je vous donne toute végétation produisant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre portant en lui du fruit d'arbre renfermant de la semence ; ce sera pour votre nourriture. 30Et pour tous les animaux sauvages, pour tous les oiseaux du ciel, pour tout ce qui se meut sur la terre et possède une âme vivante, toute verdure végétale sera nourriture. » Et il en fut ainsi. 31 Et D.ieu vit tout ce qu'Il avait fait : c'était parfaitement bien. Il y eut un soir, il y eut un matin – le sixième jour.

2.

Le Septième jour : le Chabbath

1 Ainsi furent achevés les cieux et la terre et tout leur cortège. 2 D.ieu acheva le septième jour, l'œuvre qu’il avait faite ; Il cessa, le septième jour, toute l’œuvre qu'Il avait faite. 3 D.ieu bénit le septième jour et le sanctifia, parce qu’en ce jour, Il avait cessé l'œuvre que D.ieu avait créée pour accomplir.

4 Telles sont les chroniques des cieux et de la terre, lorsqu'ils furent créés, le jour où l'Éternel‑D.ieu fit une terre et un ciel. 5 Or, toute la végétation des champs n’était pas encore sur la terre, et toute l’herbe des champs  ne poussait pas encore ; car l'Éternel‑D.ieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et d'homme, il n'y en avait pas pour cultiver la terre. 6 Mais une vapeur s'élevait de la terre, et humectait toute la surface du sol. 7 L'Éternel‑D.ieu façonna l'homme, – poussière issue de la terre – et Il insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l'homme devint un être vivant.

Le Jardin d’Eden

8 L'Éternel‑D.ieu planta un jardin en Éden, vers l'Est, et y plaça l'homme qu'Il avait façonné. 9 L’Éternel‑D.ieu fit pousser du sol tout arbre, beau à voir et propre à la nourriture ainsi que l'Arbre de Vie au milieu du jardin, et l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal.

10 Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin ; de là il se divisait et formait quatre bras. 11 Le nom du premier : Pichone ; c'est celui qui entoure tout le pays de ‘Havilah, où se trouve l'or. 12 L'or de ce pays‑là est bon ; là sont le bedola’h et la pierre de choham. 13 Le nom du deuxième fleuve : Gui’hone ; c'est celui qui entoure tout le pays de Kouch. 14 Le nom du troisième fleuve : ‘Hidékel ; c'est celui qui coule à l'est d'Achour ; et le quatrième fleuve était l'Euphrate.

L’homme dans le Jardin

15 L'Éternel‑D.ieu prit l'homme et le plaça dans le Jardin d'Eden pour le cultiver et le garder. 16 L'Éternel‑D.ieu donna un ordre à l'homme, en disant : « de tous les arbres du jardin, tu peux manger ; 17 mais l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, tu n'en mangeras pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu en mourras inévitablement »

18 L'Éternel‑D.ieu dit : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; Je vais lui faire une aide qui lui corresponde. » 19 L'Éternel‑D.ieu avait façonné à partir de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel et Il les amena devant l'homme pour voir comment il nommerait chacun d’eux ; et tout nom que l'homme donna à un être vivant, c’est là son nom. 20 L'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel, à tous les animaux des champs ; mais pour l'homme Il ne trouva pas d'aide qui lui corresponde.

21 Alors l'Éternel‑D.ieu fit tomber un sommeil sur l'homme, et il dormit ; et Il prit une de ses côtes, et lui substitua de la chair. 22 L'Éternel‑D.ieu édifia la côte qu'Il avait prise à l'homme, en femme et Il l’amena à l'homme. 23 Et l'homme dit : « Cette fois‑ci, c’est un os de mes os et une chair de ma chair ; celle‑ci sera nommée Icha, parce qu'elle a été prise de Ich. » 24 C'est pourquoi l'homme abandonnera son père et sa mère, s’attachera à sa femme, et ils deviendron une seule chair. 25 Or, ils étaient tous deux nus, l'homme et son épouse, et ils n'avaient pas honte.

3.

La séduction du serpent

1 Or le serpent était rusé, plus qu'aucun des animaux des champs, que  l'Éternel‑D.ieu avait faits. Il dit à la femme : « D.ieu aurait-Il dit : “Vous ne mangerez rien de tous les arbres du jardin ?” » 2 La femme dit au serpent : « Des fruits des arbres du jardin, nous pouvons manger ; 3 mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, D.ieu a dit : “ Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sous peine de mourir. »

4 Le serpent dit à la femme: « Vous ne mourrez pas inévitablement ; 5 car D.ieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux se dessilleront, et vous serez comme D.ieu, connaissant le bien et le mal. »

6 La femme vit que l'arbre était bon comme nourriture, qu'il était désirable à la vue et que l’arbre était précieux pour l'intelligence ; elle prit de son fruit et mangea et elle en donna aussi à son époux, et il mangea. 7 Leurs yeux à tous deux se dessillèrent, et ils surent qu'ils étaient nus ; ils cousirent des feuilles de figuier, et s'en firent des pagnes.

8 Ils entendirent la voix de l'Éternel‑D.ieu, parcourant le jardin vers le soir. L'homme et sa compagne se cachèrent de l'Éternel‑D.ieu parmi les arbres du jardin. 9 L'Éternel‑D.ieu appela l'homme, et lui dit : « Où es‑tu ? » 10 Il répondit : « J'ai entendu Ta voix dans le jardin et j'ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. » 11 Alors Il dit :  « Qui t'a dit que tu es nu ? Aurais-tu mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger ? » 12L'homme dit : « La femme – que Tu as mise auprès de moi – c'est elle qui m'a donné [du fruit] de l'arbre, et j'ai mangé.

Les pécheurs sont punis

13 L'Éternel‑D.ieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme dit : « Le serpent m'a entraînée, et j'ai mangé. »

14 L'Éternel‑D.ieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu es maudit plus que tous les animaux et plus que toutes les bêtes des champs : tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie.     15 Je ferai régner l’hostilité entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité. Il te meurtiras la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »

16 A la femme Il dit : « J'aggraverai ta peine et ta grossesse; tu mettras au monde des enfants dans la douleur ; la passion t'attirera vers ton époux, et lui te dominera. »

17 À l'homme Il dit : « Parce que tu as écouté la voix de ton épouse, et que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais ordonné : « “Tu n’en mangeras pas”, maudite est la terre à cause de toi ; c'est avec peine que tu t’en nourriras, tous les jours de ta vie. 18 Elle te produira des ronces et des épines, et tu mangeras de l'herbe des champs. 19 C'est à la sueur de ton front que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes à la terre d'où tu as été pris : car poussière tu es, et à la poussière tu retourneras. »

20 L'homme donna pour nom à son épouse Ève, parce qu'elle était la mère de tous les vivants. 21 L'Éternel‑D.ieu fit pour l'homme et pour sa femme des tuniques de peau, et les vêtit.

L’homme est renvoyé d’Eden

22 L'Éternel‑D.ieu dit : « Voici l'homme devenu comme l'Unique d’entre nous, en ce qu'il connaît le bien et le mal. Et maintenant, il pourrait tendre sa main et cueillir aussi du fruit de l'Arbre de Vie ; il en mangerait, et vivrait à jamais. »

23 Et l'Éternel‑D.ieu le renvoya du jardin d'Eden pour cultiver la terre d'où il avait été pris. 24 Il chassa l'homme et posta, en avant du jardin d'Eden, lesKerouvim, ainsi que la flamme de l'épée virevoltante, pour garder le chemin de l'Arbre de Vie.

4.

Caïn et Abel

1 Or, l'homme avait connu Ève, sa femme et elle conçut et enfanta Caïn et dit : « J'ai acquis un homme, avec l'Éternel » 2 Elle enfanta ensuite son frère, Abel. Abel devint berger, et Caïn travailla la terre.

3 Au bout d'un certain temps, Caïn apporta, des fruits de la terre, comme offrande à L’Éternel ; 4 et Abel offrit, lui aussi, des premiers nés de son bétail, et du meilleur d’eux. L’Éternel se tourna vers Abel et vers son offrande, 5  mais vers Caïn et vers son offrande Il ne se tourna pas ; Caïn en conçut un grand dépit, et son visage fut abattu.

6 L’Éternel dit à Caïn : « Pourquoi as‑tu du dépit, et pourquoi ton visage est‑il abattu ? 7 Sans doute, si tu t'améliores, tu seras pardonné, si tu ne t’améliores pas, le péché est tapi à la porte : il aspire à t'atteindre, mais toi, tu peux le soumettre. »

8 Caïn parla à son frère Abel ; mais il advint, comme ils étaient aux champs, que Caïn, se leva contre son frère Abel et le tua.

9 L'Éternel dit à Caïn : « Où est Abel, ton frère ? » Il répondit : « Je ne sais pas ; suis‑je le gardien de mon frère ? »

10 Il dit : « Qu'as‑tu fait ?  La voix des sangs de ton frère s'élève, jusqu'à moi, de la terre ! 11 Et maintenant, tu es maudit plus que cette terre, qui a ouvert sa bouche pour recevoir le sang de ton frère, de ta main. 12 Lorsque tu travailleras la terre, elle ne te prodiguera plus sa force ; tu seras errant et vagabond par le monde. »

13 Caïn dit à l'Êternel : « Ma faute est-elle trop grande pour être supportée ?14 Voilà que tu m’as proscris aujourd'hui de dessus la face de la terre ; mais puis‑je me dérober à ta face ? Je vais errer et vagabonder par le monde et quiconque me trouvera, me tuera. » 15 L'Éternel lui dit : « Aussi, quiconque tuera Caïn avant que sept générations n’aient passé, sera puni au septuple. » Et L’Éternel plaça sur Caïn un signe, pour que personne le rencontrant, ne le frappât. 16 Caïn se retira de devant L'Éternel et s’établit dans le pays de Nod à l’Est d'Éden.

Les descendants de Caïn

17 Caïn connut sa femme : elle conçut et enfanta ‘Hanokh. Caïn bâtissait alors une ville. Il nomma la ville selon le nom de son fils : ‘Hanokh. 18 Il naquit à ‘Hanokh Irad, et Irad engendra Me’houyael, et Me’houyael engendra Metouchael, et Metouchael engendra Lamekh.

19 Lamekh prit pour lui deux femmes, le nom de la première était Adah, et le nom de la seconde Tsilah. 20 Adah enfanta Yabal, ancêtre de ceux qui habitent les tentes et élèvent des troupeaux. 21 Le nom de son frère était Youbal ; celui‑ci fut l’ancêtre de ceux qui manient la harpe et la flûte. 22Tsilah, elle aussi, enfanta Toubal-caïn, qui forgea toute sorte d'outils contondants de cuivre et de fer ; et la sœur de Toubal-caïn fut Naamah.

23 Lamekh dit à ses femmes : « Adah et Tsîlah, écoutez ma voix ; femmes de Lamec, prêtez l'oreille à ma parole. Ai-je tué un homme par ma blessure, et un jeune homme par ma plaie ? 24 Si Cain doit être l’objet d’une vengeance après sept générations, Lamekh le sera après soixante‑dix‑sept. »

25 Adam connut de nouveau son épouse ; elle enfanta un fils, et lui donna pour nom Seth : « Parce que D.ieu m'a accordé un autre enfant à la place d'Abel, Caïn l'ayant tué. » 26 À Seth, lui aussi, il naquit un fils ; il lui donna pour nom Enoch. Alors l’invocation du Nom de l'Éternel devint profanée.

5.

La généalogie de l’humanité

Les dix générations depuis Adam jusqu’à Noé

1 Ceci est le livre de la postérité d'Adam – Le jour où D.ieu créa Adam, Il le fit à la ressemblance de D.ieu. 2 Il les créa, mâle et femelle. Il les bénit et les appela Homme le jour de leur création. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans engendra un être à son image et selon sa ressemblance, et il lui donna pour nom Seth. 4 Les jours d’Adam, après avoir engendré Seth, furent de huit cents ans et engendra des fils et des filles. 5 Tous les jours qu'Adarn vécut furent de neuf cent trente ans, puis il mourut.

6 Seth, ayant vécu cent cinq ans engendra Enoch. 7 Seth, après avoir engendré Enoch, vécut huit cent sept ans et engendra des fils et des filles. 8Tous les jours de Seth furent de neuf cent douze ans, puis il mourut.

9 Enoch ayant vécu quatre‑vingt‑dix ans engendra Kénan. 10 Enoch, après avoir engendré Kénan, vécut huit cent quinze ans et engendra des fils et des filles. 11 Tous les jours d'Enoch furent de neuf cent cinq ans, puis il mourut.

12 Kénan, ayant vécu soixante‑dix ans engendra Mahalalel. 13 Kénan, après avoir engendré Mahalalel, vécut huit cent quarante ans et engendra des fils et des filles. 14 Tous les jours de Kénan furent de neuf cent dix ans, puis il mourut.

15 Mahalalel, ayant vécu soixante‑cinq ans, engendra Yéred. 16 Mahalalel, après avoir engendré Yéred, vécut huit cent trente ans et engendra des fils et des filles. 17 Tous les jours de Mahalalel furent de huit cent quatre‑vingt‑quinze ans, puis il mourut.

18 Yéred, ayant vécu cent soixante‑deux ans, engendra ‘Hanokh. 19 Yéred, après avoir engendré ‘Hanokh, vécut huit cents ans et engendra des fils et des filles. 20 Tous les jours de Yéred furent de neuf cent soixante‑deux ans, puis il mourut.

21 ‘Hanokh ayant vécu soixante‑cinq ans, engendra Mathusalem. 22‘Hanokh marcha avec D.ieu après avoir engendré Mathusalem, durant trois cents ans et engendra des fils et des filles. 23 Tous les jours de Hénoch furent de trois cent soixante‑cinq ans; 24 Hénoch avait marché avec D.ieu, et il n’était plus, car D.ieu l'avait enlevé.

25 Mathusalem, ayant vécu cent quatre‑vingt sept ans, engendra Lemekh.  26 Mathusalem, après avoir engendré Lemekh, vécut sept cent quatre‑vingt deux ans et engendra des fils et des filles. 27 Tous les jours de Mathusalem furent de neuf cent soixante‑neuf ans, puis il mourut.

28 Lemekh, ayant vécu cent quatre‑vingt‑deux ans, engendra un fils. 29  Il l’appela du nom de Noé, en disant : « Celui‑ci nous apportera le repos de notre tâche et du labeur de nos mains, causé par la terre qu'a maudite I'Éternel. » 30 Lemekh, après avoir engendré Noé, vécut cinq cent quatre‑vingt quinze ans et engendra des fils et des filles. 31 Tous les jours de Lemekh furent de sept cent soixante‑dix‑sept ans puis il mourut.

32 Noé, étant âgé de cinq cents ans, engendra Chem, ‘Ham et Yafeth.

6.

Le prélude au déluge

1 Il advint, quand les hommes eurent commencé à se multiplier sur la terre et que des filles leur naquirent, 2 que les fils des puissants trouvèrent que les filles de l'homme étaient bonnes et ils se prirent des femmes de qui leur semblait bon.      3 L'Éternel dit : « Mon esprit ne plaidera plus éternellement pour l'Homme, d’autant plus qu’il n'est que chair ; et ses jours seront de cent vingt ans. »

4 Les Nefilim étaient sur la terre à cette époque et même ensuite, lorsque les fils des puissants côtoyaient les filles de l'homme et qu'elles enfantaient pour eux. Il s’agit des puissants qui, depuis toujours, furent des hommes de renom.

5 L'Éternel vit que les méfaits de l'homme se multipliaient sur la terre, et que le produit des pensées de son cœur était uniquement, et constamment mauvais ; 6 Et l'Éternel se ravisa d'avoir créé l'homme sur la terre, et Il s'affligea en Son cœur. 7 Et l'Éternel dit  : « Je vais effacer l'Homme, que J'ai créé, de la surface de la terre ; depuis l'homme jusqu'à la bête, jusqu'au reptile, jusqu'à l'oiseau du ciel, car Je regrette de les avoir faits. » 8 Mais Noé trouva grâce aux yeux de l'Éternel.

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