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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 20:19

Teheran, attacco all'ambasciata
«A morte l'Italia»|Video - Foto

Teheran, attacco all'ambasciata«A morte l'Italia»|Video - Foto

20:14  ESTERIAnnuncio di Frattini al Senato. «Irruzione tentata da decine di Basiji contro la nostra sede a Teheran». Lanci di pietre e slogan contro Berlusconi, che da Israele aveva criticato il regime di Ahmadinejad. Teheran: «L'Italia dà rifugio a "facinorosi"»Scrivi
Squadracce facilmente manovrabili dal presidente L. Cremonesi



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Tentative de prise d'assaut de l'ambassade d'Italie à Téhéran
09-02-2010

Manifestation mardi devant l'ambassade d'Italie à Téhéran. Selon le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, des dizaines de présumés miliciens islamiques ont attaqué mardi l'ambassade à coups de pierre avant d'être empêchés par la police de lui donner l'assaut. /Photo prise le 9 février 2010/REUTERS/Fars News/Meghdad MadadiROME (Reuters) - Des dizaines de présumés miliciens islamiques ont attaqué mardi l'ambassade d'Italie à Téhéran à coups de pierre avant d'être empêchés par la police de lui donner l'assaut, déclare le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.

Voir la Video  

jerusalemplus.tv



Une « intifada » dans le Sud du pays ?

9022010

Article de MediArabe du 9 février 2010 sur le soulèvement populaire à Lar :

 

iranenlutte.

 

Le site « Elaph.com » croit savoir qu’une véritable intifada populaire a éclaté avant l’heure, dans le sud de l’Iran. Selon des sources de l’opposition citées par « Elaph.com », les manifestations de l’opposition étaient attendues jeudi 11 février, à l’occasion du 31ème anniversaire de la Révolution de l’ayatollah Khomeiny. Mais une intifada a débuté de façon prématurée à Lâr, dans la province de Fârs, dans le sud (500.000 habitants). Depuis plusieurs jours, les habitants se sont révoltés contre le régime, incendiant des permanences des forces de l’ordre, des bâtiments administratifs et de agences bancaires. Les milices du régime (Bassidj) et les Gardiens de la révolution peinent à contenir la révolte. Les manifestations contre le régime débordent les forces répressives qui n’ont pas hésité à utiliser les armes, tirant à balles réelles sur des manifestants appelant à la démission des responsables du régime. La même source ajoute que durant les nuits de jeudi et vendredi derniers, les forces du régime ont attaqué les citoyens révoltés à l’arme automatique, faisant une quarantaine de blessés parmi les manifestants, admis à l’hôpital Al-Imam Al-Ridha (le seul de la ville).

Cette intifada spontanée est alimentée, selon cette source, par la colère de la population contre la corruption des responsables locaux et leurs tentatives de mettre la main sur des biens publics prétextant un nouveau découpage administratif. Les habitants ont alors attaqué une position de police, des bâtiments publiques, ainsi que des agences bancaires, avant que les choses ne dégénèrent en réaction à la violente répression qui s’est abattue sur les citoyens. Les autorités ont décrété l’état d’urgence dans la ville qui est paralysée par une grève générale. Pour éviter que ces événements ne se généralisent, les autorités ont imposé un blocus territorial et médiatique sur cette intifada. Plus de 130 personnes ont été arrêtées, dont 16 ont été transférées à Shirâz. Le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place pour ramener le calme, alors que près de 1000éléments des forces spéciales ont été dépêchés sur place, munis de matraques et de bombes lacrymogène. Des camions lanceurs d’eau ont également été positionnés dans la ville. Les manifestations se poursuivent notamment pour réclamer la libération des détenus, bravant la répression des autorités.

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 19:36
Menace iranienne : l'heure de vérité approche
Par GIL HOFFMAN 
09.02.10
jpost.com

Les organisateurs de la conférence d'Herzliya peuvent se vanter d'avoir fait la une des journaux, la semaine dernière. Notamment lors de l'apparition du Premier ministre de l'Autorité palestinienne (AP), Salam Fayyad, et du ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, côte à côte sur l'estrade. Pourtant, la plus grande surprise de cette rencontre ne relève pas de ce qui a été dit mais plutôt de ce qui n'a pas été dit. Alors que des dizaines d'experts venus du monde entier ont parlé ad nauseam de la menace iranienne, le Premier ministre Binyamin Netanyahou n'y a pas fait allusion une seule fois.

Le Conseil de sécurité de l’ONU : passé sous présidence française, il risque enfin de voter des sanctions contre l’Iran. 
PHOTO: BLOOMBERG , JPOST

Selon le bureau du Premier ministre, Netanyahou a suffisamment évoqué la menace iranienne lors de la visite de son homologue italien, Silvio Berlusconi. D'autres estiment qu'il a simplement voulu prendre ses distances avec une manifestation traditionnellement associée à Kadima.

Mais la véritable raison de cette omission est peut-être que les mesures de ralentissement du programme nucléaire iranien commencent enfin à porter leurs fruits. Par conséquent, il n'y avait aucun besoin d'aborder ce sujet sur une scène d'où nombre de Premiers ministres ont délivré des discours historiques. Dans la presse, en revanche, les projets de la République islamique continuent d'occuper une place de choix.
Jeudi 4 février, le directeur de la CIA, Léon Panetta, s'est rendu secrètement en Israël afin d'aborder la menace iranienne avec Netanyahou. Une visite qui s'est vraisemblablement mieux déroulée que la précédente, en avril 2009. Panetta avait alors sommé le Premier ministre fraîchement élu d'"oublier toute option militaire". Leur rencontre avait donné suite à une série de réunions confidentielles. Résultat : le président américain Barack Obama avait fini par fixer une date limite aux négociations diplomatiques : fin 2009.

La semaine dernière, le Sénat américain a voté de nouvelles législations destinées à interdire les entreprises étrangères de conclure des contrats avec le secteur énergétique iranien. Dès le lendemain, l'administration Obama envoyait un message clair à Téhéran : plusieurs systèmes antimissiles ont été déployés au large des côtes iraniennes ainsi que dans quatre pays du Golfe persique.

Maintenant ou jamais

Lundi 1er février était sans doute un jour très significatif sur le front iranien. Même si personne n'a vraiment fait quoi que ce soit. La présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU est passée de la Chine à la France. Paris parle régulièrement d'intensifier les sanctions contre l'Iran.

De source officielle israélienne, si des mesures sont votées contre Téhéran, elles fourniront une base juridique à une coalition internationale dite "de bonne volonté". Rien d'étonnant, alors, à ce que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a annoncé, mardi 2 février, qu'il était finalement disposé à transférer une partie de son uranium à l'étranger. Mais, dès le lendemain, il envoyait un message contradictoire : une fusée expérimentale a été envoyée dans l'espace et une roquette Simorgh, capable de porter un satellite de 100 voire 500 kg, a été exposée. Le même jour, le vice-Premier ministre, Moshé Yaalon, appelait la communauté internationale à considérer une opération militaire.

Tous ces événements se sont déroulés en une seule semaine. Autre rendez-vous : jeudi 11 février sera célébré le 31e anniversaire de la Révolution islamique. Des manifestations de grande envergure contre le régime d'Ahmadinejad sont prévues toute la semaine. Puis Netanyahou est attendu en Russie, où il essaiera de convaincre le Kremlin de soutenir un raidissement des mesures économiques contre Téhéran. A Washington, la position d'Obama serait progressivement en train de changer. Plus encore, le président américain comprendrait désormais, comme Netanyahou, les liens entre les sujets palestinien et iranien.

En mai dernier, le Premier ministre annonçait que le blocage de la nucléarisation iranienne permettrait de vaincre les extrémistes, renforcer les modérés et relancer la paix. Obama, lui, imaginait l'inverse. Il voulait résoudre le conflit israélo-palestinien, avant de gérer la menace iranienne.

Maintenant, les deux hommes sont enfin d'accord. Et, grâce au moratoire de dix mois sur les constructions, décrété fin novembre, Israël pourra souffler au moins jusqu'au
25 septembre prochain. Et ce 25 septembre pourrait même servir de nouvelle date butoir pour les sanctions économiques contre Téhéran. Avant de passer à l'option militaire.

Quoi qu'il arrive, Netanyahou aura beaucoup de choses à dire sur l'Iran lors de la prochaine conférence d'Herzliya.

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 19:27

Publié le 09/02/2010 à 14:48 Le Point.fr

 

La Russie perd à son tour patience face à l'Iran

www.lepoint.fr/ AFP

 

Traditionnellement alliée à l'Iran, pour qui elle construit la centrale nucléaire de Bouchehr et fournit le combustible nécessaire à son fonctionnement, la Russie a longtemps traîné les pieds pour de nouvelles sanctions, et cela bien que le conflit n'ait cessé de s'envenimer ces derniers mois. Mais l'annonce par le président Mahmoud Ahmadinejad dimanche du démarrage de la production d'uranium hautement enrichi (20 %) par l'Iran, au nez et à la barbe des puissances occidentales, a visiblement été mal accueillie en Russie, où plusieurs hauts responsables ont vivement réagi. 

"Il existe un risque que la guerre commence" (responsable russe) 

"L'Iran soutient qu'il ne s'efforce pas de posséder l'arme atomique, qu'il développe le nucléaire civil", a ainsi déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité de Russie, Nikolaï Patrouchev, cité par les agences russes. "Mais les démarches qu'il entreprend, notamment l'enrichissement d'uranium à 20 %, soulèvent des doutes chez d'autres pays. Et ces doutes sont assez fondés", a-t-il ajouté. Tout en continuant d'affirmer que la diplomatie doit prévaloir dans le règlement du conflit, le responsable a souligné que ce genre d'approche "a ses limites". 

De même, "il y a des limites à la patience", a-t-il déclaré, rappelant que l'Iran n'était pas à l'abri d'une intervention militaire. "Il est très important qu'on n'en arrive pas à la guerre, mais il existe un risque que la guerre commence. Ce risque existe théoriquement et certains pays n'excluent pas des actions militaires", a-t-il poursuivi, regrettant au passage l'annulation d'une visite à Moscou du négociateur iranien Saïd Jalili juste avant le coup de théâtre iranien. Pour Alexandre Konovalov, analyste de l'Institut d'évaluations stratégiques, "il ne fait aucun doute que la Russie durcit sa position sur l'Iran. Patrouchev ne ferait pas de (telles) déclarations de lui-même". "Il s'agit d'une claire indication que la Russie est en colère", a-t-il dit à l'AFP. 

Pas la première mise en garde 

Cette mise en garde n'était d'ailleurs pas la première. La veille, le ministère russe des Affaires étrangères avait déjà indiqué que l'Iran devait se plier à l'accord de Genève d'octobre dernier "qui prévoit l'envoi à l'étranger pour enrichissement supplémentaire du combustible destiné au réacteur de recherche de Téhéran" et non le faire lui-même. Et le mot même de "sanctions" ne semble plus tabou en Russie, à entendre le chef de la commission des Affaires étrangères de la Douma (chambre basse du parlement), Konstantin Kossatchev, qui l'a prononcé à deux reprises en deux jours. "La Russie, doit faire pression sur l'Iran de manière groupée avec ses partenaires du groupe des Six" les États-Unis, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, a-t-il dit mardi à la radio Echo de Moscou. "L'une des variantes les plus douloureuses (pour l'Iran) serait une limitation des livraisons d'hydrocarbures, en particulier l'essence et autres produits pétroliers", a-t-il estimé. 

L'analyste Konovalov déclare "n'avoir aucun doute de ce que la Russie sera favorable à une nouvelle série de sanctions quand la question surgira". Son homologue Fiodor Loukianov, analyste pour la revue La Russie dans les Affaires mondiales est du même avis : "Cela donne vraiment l'impression que la Russie adopte une posture plus ferme à cause des derniers zigzags d'Ahmadinedjad et des leaders iraniens (...) qui ont plutôt irrité la Russie". 

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 19:21

Des Prix Nobel contre Ahmadinejad

[Mardi 09/02/2010 16:24]

 




wiesel.jpgL’écrivain Elie Wiesel, rescapé de la Shoah et Prix Nobel de la Paix, a décidé ces dernières semaines de lancer deux actions parallèles. La première consiste à recueillir des signatures de lauréats de Prix Nobel comme lui contre le nucléaire iranien et la seconde, à lancer une campagne contre le rapport Goldstone qui incrimine injustement Israël. 

Dans une interview accordée à Galei Tsahal, la radio de l’armée, Wiesel a dénoncé avec vigueur la politique du président iranien, soulignant « qu’il ne faisait pour lui aucun doute qu’Ahmadinejad souhaitait détruire l’Etat d’Israël et amener une catastrophe sur le monde entier ». Il a ajouté que l’homme, « qui était un malade », était particulièrement dangereux « parce qu’il affirmait ouvertement vouloir anéantir l’Etat d’Israël, c’est-à-dire exterminer une fois de plus six millions de Juifs ». 

Elie Wiesel a précisé qu’il avait déjà recueilli une quarantaine de signatures de lauréats de Prix Nobel comme lui pour sa pétition contre le président iranien. Il a indiqué qu’elle serait ensuite publiée sur une page entière, notamment dans le New York Times et dans d’autres journaux à large diffusion comme par exemple le International Herald Tribune, afin qu’elle soit lue par un très large public. 

L’écrivain mondialement connu a également critiqué avec vigueur le rapport Goldstone. Il a estimé que ce document n’aurait pas dû être publié. « Cet homme a une bonne réputation, je le connais depuis des années, et il devait refuser de siéger dans cette commission et de la présider en raison des motifs anti-israéliens qui ont conduit à sa formation », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter: « Je ne peux pas croire qu’un soldat israélien ait tué des gens ou ait tiré sur des enfants, c’est impossible. En tant que juif, il est certain que Goldstone aurait dû y réfléchir à deux fois avant d’accepter le mandat de ce groupe antisémite ».

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 05:49
ALAIN RODIER 
08-02-2010





Les Pasdarans ont-ils pris le pouvoir en Iran ?


Obama fait bombarder le siège des Pasdarans iraniens


Début 2010, de nombreux observateurs se posent la question de la réalité du pouvoir à Téhéran. En effet, suite à la lutte intense qui règne au plus haut niveau de l'Etat, les observateurs s'interrogent quant à savoir qui est en passe de gagner : les religieux, l'« opposition verte », etc. ? En fait, il semble bien que le pouvoir soit aujourd'hui entre les mains du corps des Gardiens de la Révolution islamique [1], leSepah, plus connu en Occident sous l'appellation des pasdaran.

Toutefois, il convient de garder une prudence d'analyse : les Gardiens de la Révolution connaissent également des divisions internes, notamment entre leurs responsables, qui se séparent en deux factions : les « pragmatiques », qui pensent au profit économique, et les « sectaires », qui ne cherchent qu'à assurer le pouvoir politique. En outre, les divisions peuvent être profondes même à l'intérieur de ces deux groupes. A titre d'exemple, au sein des « pragmatiques », Ali Larijani, l'ancien chef du Conseil suprême de la Sécurité nationale (CSSN) et ex-négociateur en chef du dossier nucléaire, s'oppose à Mohsen Rezai, l'ancien patron des pasdaran. Il est intéressant de noter que ces deux personnalités qui étaient considérées dans le passé comme des « durs » ont, en raison de leurs fonctions, de nombreux contacts avec l'étranger. C'est peut être après avoir été confrontés à la réalité de la politique mondiale qu'ils sont devenus plus « pragmatiques ». Si tout les oppose, ils se retrouvent tout de même sur un point : ils souhaitent la bonne marche des affaires économiques qui peut largement participer à l'enrichissement du pays en général et au leur en particulier !

Il n'en reste pas moins que les pasdaran ont infiltré tous les rouages de l'Etat iranien. En effet, de nombreux responsables politiques - au premier rang desquels se trouve le président Ahmadinejad - sont issus de leurs rangs. Ils sont également présents à tous les échelons de la société iranienne, ce qui les rend absolument incontournables. A tire d'exemple, le maire de la mégapole que constitue Téhéran est Mohammad Baqer Qalibaf, l'ancien commandant de la composante aérienne de l'IRGC et proche compagnon d'Ahmadinejad.

Une très puissante organisation

Le corps des Gardiens de la Révolution islamique ( Sepah e Pasdaran e Enqelab e Eslamiou Sepah ) est une organisation armée dont le but est de protéger les acquis de la Révolution de 1979, voire de l'exporter à l'étranger.

Cependant, les pasdaran sont peu à peu sortis de leur rôle initial pour étendre leur influence au monde économique. Ainsi, ils contrôlent désormais, directement ou indirectement, en faisant appel à d'anciens membres de l'IRGC, des domaines aussi variés que l'industrie pétrochimique, l'automobile, les entreprises pharmaceutiques, les télécommunications et l'agriculture. En particulier, tout ce qui concerne les importations et les exportations de produits interdits par les sanctions internationales - notamment les armes ou les composants pour l'industrie nucléaire - relève de leur compétence. Les pasdaran ne se contentent pas que de cela : ils contrôlent également une grande partie de l'économie grise. Pour cela, ils se livrent à la contrebande à grande échelle et sont présents sur le marché noir.

Les pasdaran tiennent également une grande partie des media, de la culture et de l'éducation. Ils se chargent donc de la propagande en utilisant en particulier le site internet Sodhe-e Sadegh (qui est aussi une revue hebdomadaire). La tâche est d'autant plus facile que la radiotélévision nationale IRIB ( Islamic Republic of Iran Broadcasting ) a toujours été contrôlée par eux. Ainsi, le directeur actuel, Ezatollah Zarghami est issu de ses rangs.

Cette mainmise sur l'économie et les media a permis aux pasdaran d'exercer une influence de plus en plus importante sur la vie politique iranienne.

L'organisation militaire

Comme les forces armées iraniennes, les pasdaran disposent, depuis septembre 1985, de  trois composantes terrestre, maritime et aérienne auxquelles il convient d'ajouter la Force Al Qodschargée des opérations spéciales. L'état-major, situé sur la base aérienne de Doshan Tappeh, est dirigé par le général Mohammad-Aziz Jaafari, qui est un proche du président Ahmadinejad. Il a succédé, en septembre 2007, à Yahia Rahim Safavi qui avait dirigé auparavant le ministère des pasdaran durant dix ans. Son prédécesseur, Mohsen Rezai a tenu plus longtemps puisqu'il a présidé cette organisation de 1981 à 1997. Il avait lui même succédé au fondateur des pasdaran, Javad Mansouri. A noter que ce dernier avait désigné Mohsen Rezai pour créer l'unité de renseignement de l'IRGC qui a été chargée de l'élimination physique des opposants au régime.

Sur le papier, l'IRGC dépend hiérarchiquement de l'état-major général des forces armées, et se trouve, comme celles-ci, placé sous l'autorité du ministère de la Défense et de la Logistique des forces armées (MDLFA). Depuis 2009, le chef du MDLFA est Ahmad Vahidi. C'est un ancien pasdaran tout comme l'était son prédécesseur Mostafa Mohammad-Najjar qui, par un savant jeu de chaises musicales, a été nommé ministre de l'Intérieur.

Les grandes décisions qui concernent les pasdaran sont théoriquement prises au sein du Conseil suprême de la Sécurité nationale (CSSN) présidé par Saeed Jalili, lui-même un ancien pasdaran et  considéré comme un proche d'Ahmadinejad.

Le guide suprême Ali Khamenei dispose de deux conseillers qui siègent au sein de ce Conseil : Ali Larijani et Hassan Rowhani. Il s'appuie également sur l'ancien commandant en chef de l'IRGC, Rahim Safavi, et sur Akbar Velayati. Deux sur quatre de ses proches sont donc issus des pasdaran ! De là à en déduire qu'il est bien encadré pour ne pas dire contrôlé...

La composante terrestre

Depuis que le risque d'une intervention extérieure s'est accru, en raison de la réprobation internationale consécutive à l'effort nucléaire à but militaire entrepris par Téhéran, les effectifs des forces terrestres des IRGC  ont été augmentés. De 100 000 hommes en 2005, ils seraient aujourd'hui passés à plus de 125 000. Il faut dire que leur organisation a été considérablement modifiée depuis la nomination, en juillet 2008, du général Jafar Assadi, qui a remplacé Mohammad-Reza Zahedi. Chacune des 30 provinces que compte l'Iran est désormais dotée d'une « armée » pasdaran - en réalité une brigade - et de deux pour Téhéran. Ces unités ne répondent qu'à leur propre hiérarchie et, théoriquement, au Guide suprême de la Révolution. Elles ont pour mission de surveiller la population civile et d'intervenir contre toute velléité de sédition qui pourrait survenir au sein des forces armées classiques ou des forces de police. En cas de besoin, ces « armées » peuvent faire appel aux membres des milices bassidj qui sont également implantées sur l'ensemble du territoire iranien. Ce nouveau déploiement préventif des unités pasdaran en dit long sur la confiance qu'entretient le régime à l'égard du peuple iranien en général et des membres des forces de sécurité classiques en particulier.

La deuxième mission confiée à la composante terrestre de l'IRGC est de livrer une guerre asymétrique en cas d'invasion du territoire par les forces armées américaines. Les tactiques qui seraient alors mises en œuvre sont largement inspirées de ce qui se passe en Irak.

La composante aérienne

La composante aérienne des pasdaran n'est pas, à l'origine, une unité combattante. Sa mission initiale a consisté à transporter par les airs des autorités du régime ou des matériels sensibles. Toutefois, depuis que le développement technique des missiles sol-sol et sol-mer lui a été confié, c'est elle qui, en toute logique, a la charge de les mettre en œuvre. Commandée par le général Hossein Salami, les 5 000 hommes qui constituent cette composante sont complétés par les milliers de scientifiques, techniciens et ouvriers qui participent à l'élaboration de nouvelles armes.

Sur le plan opérationnel, les pasdaran peuvent mettre en œuvre des missiles à carburant liquide de type Scud B (R-17 E et Shahab 1) et C (Shahab 2, 3A et 3B). L'état d'avancement des programmes de missiles à deux étages basés sur le système nord-coréen Taepodong-2 (Shahab 4, 5 et 6) n'est pas connu avec exactitude. Il est probable que début 2010, ces engins ne soient encore qu'au stade expérimental, tout comme l'est celui du Fajr-3 qui peut emporter une charge à têtes multiples.

Parallèlement, Téhéran développe des missiles à carburant solide (Oghab, Zelzal 1, 2 et 3, Shahin-II) qui sont beaucoup plus aisés d'emploi. Le Sejil-2 (aussi appelé Ghadr-110), qui comporte deux étages et une portée théorique de 2 500 kilomètres,S semble être l'arme la plus redoutable.

Ce que craint la communauté internationale, c'est que les ingénieurs iraniens ne soient en train d'adapter certains de leurs vecteurs à l'emport de têtes nucléaires. Le challenge scientifique n'est pas évident. En effet, il convient, après avoir fabriqué une charge nucléaire - qui lorsqu'elle est expérimentale peut avoir la taille d'une camionnette - de la miniaturiser. C'est-à-dire qu'il faut que l'encombrement de la charge soit suffisamment réduit pour pouvoir être adaptée sur la tête d'un missile. Ensuite, il convient de la durcir pour qu'elle soit à même de résister aux conditions de vol (chaleur, vibrations, etc.) et aux contre-mesures électroniques adverses. L'organisme qui a en charge la réalisation d'une charge nucléaire serait  le Département de développement et d'application des technologies avancées [2], dirigé par un ancien officier pasdaran : Mohsen Fakhrizadeh. Ce dernier enseignerait également à l'université Imam Hussein de Téhéran, qui est la pépinière des chercheurs atomistes iraniens.

La composante maritime

Le vice-amiral Ali Morteza Saffari, qui est à la tête des 20 000 hommes de la composante navale des pasdaran, a également entrepris des réformes en profondeur. Ce sont maintenant les pasdaran qui ont en charge le contrôle de la situation dans le Golfe persique et le détroit d'Ormuz, au détriment de la Marine qui s'est vue confier la mer d'Oman. En effet, en cas d'agression extérieure, Téhéran prévoit le blocage du détroit d'Ormuz et le sabotage des installations côtières d'Arabie saoudite et des Emirats du Golfe. La composante navale de l'IRGC est passée maître dans la tactique de la guerre asymétrique. Il est donc logique que cette mission relève de sa compétence.

Ce sont les pasdaran qui mettent en œuvre les missiles sol-mer qui serviraient à une action d'interdiction du détroit. En complément, les unités embarquées à bord de vedettes rapides et de sous-marins de poche poursuivraient les actions de destruction (la composante maritime de l'IRGC mettrait en œuvre quelque 1 500 bâtiments). A noter que leurs actions offensives seraient complétées par des tirs de missiles sol-sol armés par leurs collègues de la composante aérienne.

La force Al Qods

La force Al Qods, commandée par le général Qassem Suleimani, compte environ 5 000 membres. Elle dépend de la Direction du renseignement, les services spéciaux des pasdaran. Sa mission première est d'organiser, d'entraîner, d'équiper et de financer des mouvements islamiques implantés à l'étranger, au premier rang desquels le Hezbollah libanais. Mais elle soutient également des mouvements sunnites comme le Hamas ou même de certaines branches d'Al-Qaida.

Les principales zones d'intérêt de la force Al Qods sont actuellement le Liban, le Kurdistan irakien, le Cachemire, le Baloutchistan, l'Afghanistan et le Yémen.

Les Bassidj

Les Bassidj [3] constituent une milice populaire armée qui dépend directement des pasdaran. Depuis octobre 2009, leur chef est Mohammad Reza Naqdi, qui a remplacé Hossein Ta'eb [4]. Ces milices, qui sont présentes dans la quasi totalité des localités iraniennes (un bureau des Bassidj est implanté dans les mosquées principales), servent au maintien de l'ordre intérieur.

Si la plupart des miliciens sont des supplétifs des forces de l'ordre, il semble que quelques unités spécialisées peuvent agir comme fer de lance contre la répression. Les bassidj sont implantés au sein de la société civile, en particulier dans les universités grâce l'Organisation des professeurs bassidj et l'Organisation des étudiants bassidj. Même des écoliers sont recrutés pour surveiller leurs camarades de classe et répandre la bonne parole. A cette fin, l'endoctrinement des jeunes a lieu lors de « camps d'été » qui ressemblent par bien des facettes à ce qui existait chez les nazis ou dans les camps des jeunesses communistes des ex-pays de l'Est.

Bien que très décentralisés, les bassidj sont organisés en 2 500 bataillons « Achoura » (pour les hommes) et « Al-Zahra » (pour les femmes). La plupart de l'encadrement est constituée de pasdaran. Bien que les chiffres soient sujets à controverse, il semble que les bassidj réunissent deux millions de membres permanents et neuf millions de réservistes. On est encore bien loin des 20 millions de miliciens souhaités par l'imam Khomeinei. Il n'en reste pas moins que cette milice remplit un rôle important. Elle permet de surveiller et d'encadrer la population, particulièrement en s'assurant du respect strict des règles religieuses, d'organiser des manifestations de rue « spontanées », de truquer le processus électoral en bourrant les urnes ou en intimidant une partie des votants et, enfin, de participer au maintien de l'ordre.

Les pasdaran et l'économie

Les pasdaran ont rapidement compris ce qu'il pouvaient tirer des fondations ( Bonyads)héritées du temps du Shah. Ce sont des organisations à but humanitaire qui peuvent se livrer à tous les commerces à l'exception de celui des hydrocarbures. Elles sont exemptes de taxes et de tout contrôle gouvernemental. Les pasdaran en contrôlent deux :

  • la Bonyad Mostazafan ou Fondation des opprimés ;
  • la Bonyad Shahid va Omur-e Janbazan ou Fondation des martyrs des vétérans.

La Bonyad Mostazafan est une des fondations les plus importantes d'Iran. Elle est parfaitement intégrée dans la vie économique du pays et contrôle le quart du produit national brut. Son directeur, qui est nommé par le Guide suprême, est actuellement Mohammad Forouzandeh, un ancien pasdaran qui a occupé les fonctions de ministre de la Défense, des forces armées et de la logistique. Cette fondation possède environ 350 sociétés qui sont actives dans l'agriculture, l'industrie, les transports et le tourisme. En ordre d'importance, c'est la deuxième société commerciale iranienne -juste après la compagnie des pétroles - et la première holding du Moyen-Orient.

La seconde, Bonyad Shahid, est dirigée par un ancien commandant de la composante aérienne des pasdaran : le général Hossein Dehghan.

Les pasdaran ont étendu leur influence à l'ensemble des secteurs de la vie économique iranienne. Ainsi, les entreprises qui leur sont affiliées contrôleraient 57% des importations et 30% des exportations non pétrolières. A noter qu'un soin particulier est apporté au développement des campagnes car elles sont d'importantes sources de nouvelles recrues.

 

 

*

 

 

L'IRGC s'oppose aujourd'hui plus ou moins ouvertement au clergé. En effet, les ayatollahs, en particulier le Guide suprême de la Révolution, sont désormais considérés comme des freins au développement économique et, par voie de conséquence, à l'enrichissement personnel de nombreux cadres appartenant ou issus de l'IRGC. Les manifestations déclenchées depuis l'élection du président Ahmadinejad, vraisemblablement à l'instigation même des pasdaran, devaient servir de prétexte à une reprise en main de la société par l'IRGC. En effet, il est intéressant de remarquer que des leaders de cette « opposition » sont pour beaucoup d'anciens pasdaran. Leur objectif était peut être le même que celui d'Ahmadinejad : écarter les mollahs pour créer une sorte de « pouvoir à la turque ». Plus les désordres duraient, plus les pasdaran pouvaient se présenter comme les seuls garants de la survie du régime (qui ne serait plus alors celui des mollahs) et assurer qu'ils sont les seuls à même de faire régner l'ordre, de lutter contre la corruption et de faire redémarrer l'économie. Le problème réside dans le fait que cette machination a trop bien fonctionné. Une partie du peuple - surtout urbain - a cru en cette révolte. En fait, les leaders se sont fait dépasser par la base. Il s'ensuit désormais une politique du « chacun pour soi » dont l'issue est bien difficile à prédire. Toutefois, un point reste certain : l'IRGC a encore les choses bien en main.



  • [1] IRGC (Iran Revolutionary Guard Corps ) selon leur très répandu acronyme en anglais.
  • [2] Field of Expansion and Deployment of Advanced Technologies (FEDAT).
  • [3] Basij-e Mostaz'afin, mobilisation des opprimés, ou Nirouyé-Moghavemat-Basiji , force de la résistance bassidji.
  • [4] Fin 2009, ce dernier aurait pris la direction de l'Organisation du renseignement des Gardiens de la Révolution qui regrouperait de nombreux organes de renseignement.
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 05:06
Iran: Paris et Washington prêt à des sanctions
Lundi 8 février 2010 à 18:07

Guysen International News 

Après la décision iranienne d'enrichir seul de l'uranium
La France et les Etats-Unis veulent "travailler" au sein du Conseil de sécurité de l'ONU à de nouvelles sanctions contre l'Iran sur son programme nucléaire, a déclaré à la presse le ministre français de la Défense, Hervé Morin, au côté de son homologue américain, Robert Gates.
 
"Nous avons évoqué l'Iran (...) Notre convergence de vues est totale", a déclaré le ministre français après des discussions avec le chef du Pentagone.
 
Il n'y a "pas d'autre choix que de travailler à d'autres mesures" au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, a ajouté M. Morin.
 
"Nous sommes entièrement d'accord pour dire qu'une action de la communauté internationale est la prochaine étape", a quant à lui affirmé M. Gates.
 
L'Iran a notifié officiellement ce lundi à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sa décision de commencer à enrichir de l'uranium à 20%, en dépit des résolutions internationales.
 
Les Etats-Unis espèrent profiter du fait que la France assurera en février la présidence du Conseil de sécurité pour présenter une résolution aux Nations unies. La France est très favorable à un renforcement des sanctions à l'égard de Téhéran.
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 18:13
On s'interrogera sur l'absence de réactions à Washington comme à Jérusalem : Robert Gates, lorsqu'on lui parle de réaction militaire, évoque les sanctions économiques avec la Chine et la Russie et Benjamin Netanyahou attend son séjour à Moscou pour espérer retarder la livraison de S-300. Mais c'est tout. Y a t-il une seule bonne raison pour que, claquant la porte au nez de la Communauté Internationale, Ahmedinedjad sente qu'il risque autre chose que des remontrances vagues, en parfaite impunité?
Nouvelles provocations à Téhéran
Gad
 

jpost.com
Par AP
08.02.10
 

L'Iran enrichira lui-même l'uranium destiné à sa centrale de recherche, a annoncé lundi son émissaire auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Ali Asghar Soltanieh.Téhéran va lancer la production d'uranium enrichi à 20 %, pour alimenter en combustible les réacteurs nucléaires qui fabriquent des isotopes dans le cadre de recherches menées à des fins médicales, a expliqué Soltanieh.


Photo: AP , JPost

La communauté internationale craint que l'enrichissement d'uranium à 20 % ne serve en réalité à fabriquer des armes de destruction massive. La veille, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait annoncé ordonner le lancement de la production par son pays d'uranium enrichi à 20 %.

Plan d'attaque ?

Par ailleurs, la République islamique a inauguré deux lignes de production de drones - des avions pilotés à distance destinés à la surveillance et l'attaque -, selon le ministre iranien de la Défense. Des drones de type Raad (Tonnerre) et Nazir (Avertissement) seront produits. Ils devraient pouvoir mener des opérations d'attaque de longue portée et de très grande précision, a déclaré le général Ahmad Vahidi, dont les propos étaient rapportés par la télévision d'Etat.
Aucune information n'a été donnée pour le moment sur la portée exacte de ces appareils sans pilote. L'Iran avait annoncé il y a deux ans avoir construit un drone d'une portée évaluée à plus de 1 000 km, plaçant ainsi Israël au nombre des cibles potentielles.

Dissensions Moscou-Téhéran

Le général Heshmatollah Kasiri, haut commandant de l'armée de l'air, a par ailleurs déclaré lundi à l'agence de presse iranienne IRNA que Téhéran devrait "bientôt" déployer un système de défense aérienne antimissile possédant des capacités équivalentes, voire supérieures, au système de pointe russe S-300. Le général Kasiri a d'ailleurs critiqué la Russie pour n'avoir pas encore livré, pour des "raisons inacceptables" selon lui, les missiles S-300 que Téhéran lui a commandés en 2007. Il a cependant assuré que la production iranienne suffisait à l'ensemble des besoins du pays en matière de défense aérienne.

Les missiles S-300 peuvent abattre des avions, des missiles de croisière et des missiles balistiques à plus de 145 km et à une altitude d'environ 90 000 pieds (27 400 m). L'acquisition de ces missiles devrait améliorer de façon significative les capacités de défense aérienne de l'Iran. Israël et les Etats-Unis ont sévèrement critiqué l'accord russo-iranien pour les S-300.

Iran : développement effréné de l’industrie de l’armement
lundi 8 février 2010 - 10h15
Logo MédiArabe.Info

La télévision « Al Arabiya » cite un haut responsable iranien qui affirme que son pays s’apprête à produire un système de missile anti-missile très performant. Selon le général Heshmatollah Kassiri, responsable de la défense anti-aérienne de l’armée de l’air, « la production sur place d’un système équivalent ou supérieur au système russe S-300 vise à en équiper les forces iraniennes, alors que Moscou refuse de livrer des S-300 à la République islamique, sous les pressions internationales ».

Rappelons que les Gardiens de la révolution ont annoncé, la semaine dernière, la production de missiles sol-air spécialement conçus pour abattre des hélicoptères Apache à basse altitude, ainsi que des missiles anti-char.



 
Iran : Téhéran prévoit de construire dix centrales nucléaires durant l’année prochaine
lundi 8 février 2010 - 09h06
Logo MédiArabe.Info

Le directeur de l’Agence nucléaire iranienne, Ali Akbar Salehi, a affirmé que l’Iran va construire dix nouvelles centrales nucléaires durant l’année perse prochaine qui débute à la mi-mars prochain. Cette annonce intervient alors que Téhéran a annoncé le lancement de l’enrichissement à 20% de son uranium dans la centrale de Natanz, à partir du 9 février.


 

L’Iran défie le monde : Mahmoud Ahmadinedjad ordonne l’enrichissement de l’uranium

Téhéran franchit un point de non-retour

dimanche 7 février 2010 - 10h38, par Mediarabe.info

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L’inquiétude s’empare de la communauté internationale et des pays voisins de l’Iran, après la décision prise ce matin, par le président Mahmoud Ahmadinedjad, demandant à l’agence iranienne de l’énergie nucléaire d’accélérer l’enrichissement d’uranium à 20%.

Non seulement cette demande confirme que l’Iran détient les techniques d’enrichissement et les centrifugeuses nécessaires à cette opération, mais surtout, la décision iranienne est considérée comme une défiance supplémentaire à l’égard de la communauté internationale. Mais en décidant d’enrichir l’uranium sur place, l’Iran inquiète ses voisins et les pays occidentaux sur ses intentions. Bien que Téhéran ait souvent affirmé que son programme nucléaire est purement civil, la presse allemande a révélé hier qu’un expert nucléaire de l’ex-Union soviétique avait aidé les Iraniens à développer leur programme nucléaire, durant les années 1990 et au moins jusqu’en 2000. Grâce à ses apports, l’Iran aurait obtenu les plans et les techniques lui permettant de fabriquer des ogives nucléaires. Selon les journaux allemands, l’AIEA détiendrait tous les renseignements concernant ce dossier.

Mais au lieu de démentir ces propos, et de prouver que son programme nucléaire n’est pas militaire, l’Iran persiste à défier le monde. Hier samedi, Téhéran a inauguré deux lignes de production de missiles sol-air et sol-sol. Les premiers sont destinés à lutter contre les hélicoptères à basse altitude (les Apache), les seconds pour détruire les chars d’assaut. Le lancement de la fusée spatiale, cette semaine, ne rassure pas non plus.

De plus en plus d’observateurs font état de leur inquiétude quant à la réaction des Occidentaux. Car leur crédibilité est en jeu. Si les Six (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité + l’Allemagne) acceptent le fait accompli et ne réagissent pas, l’Iran accédera à la bombe. Mais la question est de savoir si les Six ont les moyens de refuser le fait accompli ? Le plus grave est que dans ce dernier cas, c’est Israël qui serait tenté de s’en charger, au risque de provoquer une guerre régionale. A moins que les Israéliens, qui furent les premiers alliés du Shah n’aient gardé leur alliance avec la République islamique pour prendre les pays arabes à revers. Dans ce cas, l’hypocrisie israélienne risque de se retourner contre l’Etat hébreu qui continue à flirter avec le danger des mouvements terroristes financés par l’Iran.

MediArabe.info

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 13:53


"Ces contacts s'inscrivent dans le contexte du dialogue politique que la Russie mène avec les forces influentes de la société palestinienne afin de contribuer à la reprise des négociations palestino-israéliennes", a indiqué M.Nesterenko.


Et bien voilà comment on légitime des terroristes qui n'ont qu'un but détruire Israel !

Rappel : lors de la conférence en Jordanie du mois de décembre ("Proche-Orient: une paix universelle est-elle possible?") Il faut utiliser le potentiel positif de l'Iran pour résoudre les problèmes du Proche-Orient, a déclaré le chef adjoint de la diplomatie russe Alexandre Saltanov ...

Ou encore ...

"L'Iran dispose d'un potentiel positif. Il suffit de citer l'Afghanistan où Téhéran joue un rôle tout à fait indispensable"....

S'agissant du Proche-Orient, l'Iran "ne doit pas constituer une partie du problème, mais un élément à part entière des efforts visant à trouver une solution", estime le diplomate. 

SUWEIMA, 22 décembre - RIA Novosti

Alors aujourd'hui Meshaal était a Moscou, reçu comme il se doit, et autant dire que le terroriste peut jubiler tranquille !!!!

Le drapeau de Hamas
Le drapeau de Hamas
12:49 08/02/2010
© blog.case.edu





MOSCOU, 8 février - RIA Novosti

Le Hamas poursuivra ses contacts avec la Russie sur le règlement au Proche-Orient, a déclaré lundi un porte-parole du Hamas au terme d'une rencontre entre Khaled Meshaal, chef politique de l'organisation, et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. 

"Nous espérons non seulement poursuivre les discussions, mais aussi de trouver de nouvelles approches aux principaux problèmes du Proche-Orient", a souligné le porte-parole, Oussama Hamdane. 

Selon lui, la Russie promet de soutenir le processus de réconciliation palestinienne. 

"C'est très important pour nous", a souligné M. Hamdane. 

Il a aussi fait remarquer que selon la Constitution, le leader palestinien Mahmoud Abbas "n'était plus au pouvoir". 

"Après la réconciliation, des élections auront lieu, et nous verrons qui sera au pouvoir", a-t-il conclu. 
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 07:15


.debka.com

 

Adaptation de DEG
Sur
 lessakele et aschkel.info



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Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré qu’Israël n’avait pas de plus grand ami en parlant de Silvio Berlusconi, qui entame une visite officielle en Israël avec une demi-douzaine de ministres lundi 1 février. Selon les contrats commerciaux en cours avec Téhéran, l'Italie semble plutôt être le « meilleur ami de l'Iran», du moins en Europe, où le gouvernement Berlusconi se bat aussi pour épargner des sanctions à la République islamique. 


Le Premier ministre israélien en minimisant la face sombre des relations étrangères de Berlusconi nuit à la sa propre crédibilité ainsi qu’à celle d'Israël, à l’intérieur du pays et à l’étranger. La menace iranienne, dont parle Netanyahu dans chacun de ses discours, est considérablement renforcée, comme il le sait très bien, par le soutien dont Téhéran jouit de la part de ses grands partenaires commerciaux dont fait partie l'Italie. Voici une liste établie par
 DEBKAfile de sept exemples flagrants concernant les relations florissantes entre l'Italie et l'Iran: 

 

  1. Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini a récemment demandé à l'Union européenne, sur les ordres directs de Berlusconi, de s'abstenir de renforcer les sanctions contre l'Iran pour ses violations nucléaire: "Nous ne devons pas brûler tous les ponts, a-t-il dit , « parce que l'Iran est un pays clé et nous devons éviter [avec des sanctions], de porter atteinte à la fierté nationale iranienne ». 

 

  1. Encouragés par le gouvernement de Rome, plus de 1.000 entreprises italiennes travaillent en Iran, y compris le géant de l'énergie Eni, Fiat Ansaldo, Danieli-Duferco et Maire Technimont. 

 

  1. Ce mois-ci, Maire Tecnimont vient de signer un contrat pour l'achat de 220 millions d'euros-dollars de gaz iranien à destination de l'Italie. Cette société fournit des équipements pour  l'armée iranienne, ainsi que pour le programme spatial et nucléaire. 

  2. Carlo Gavazzi Space aide l'Iran à construire son satellite de communication Mesbah, même si ce programme fournit la technologie des satellites de surveillance qui serviront à espionner Israël. 

  3. Iveco, une filiale de Fiat, fournit  l'armée iranienne et les Gardiens de la Révolution en camions lourds. On peut les voir à la fin de chaque défilé militaire à Téhéran, chargés de missiles balistiques. 

  4. Les vedettes rapides Levrievo, de la firme italienne FB, sont les modèle d’embarcations rapides utilisées par les unités maritimes des Gardiens de la Révolution et des commandos du Hezbollah, qui s’entrainent actuellement en Iran pour mettre sur pied des raids terroristes touchant en profondeur le territoire d’Israël. 

  5. La grande entreprise de construction italienne Seli fournit à l’Iran le matériel lourd de terrassement pour creuser des tunnels. Son personnel travaille en étroite collaboration avec la société iranienne Ghaem accusée par le Renseignement Américain d’être un bras des Gardiens de la Révolution. L'équipement lourd italien contribue donc à enterrer les bunkers fortifiés secrets où l'Iran dissimule les projets interdits de son programme nucléaire et qui sont pour les Etats-Unis ou Israël les cibles prioritaires en cas d'attaques. 

Les Italiens prétendent que tous ces contrats sont de nature civile et qu’ils ne sont absolument pas au courant de l’usage militaire que pourrait en faire l’Iran.

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 05:55

Menaces contre Israël - Défi à la communauté internationale
par Sarah Cohen


Le guide de la République islamique d'Iran Ali Khamenei a affirmé dimanche que la destruction d'Israël était «imminente» et appelé à la poursuite de la «résistance» contre l'État juif. 


«Je suis très optimiste quant à l'avenir de la Palestine et je pense qu'Israël se trouve sur le déclin», a dit le numéro un iranien devant le chef du groupe radical palestinien Jihad islamique, Ramadan Abdallah Challah, selon les médias iraniens. 
«Avec la volonté de Dieu, sa destruction sera imminente», a-t-il ajouté, appelant à «poursuivre la résistance (contre Israël) et à avoir l'espoir dans la victoire».
Dans le dossier du nucléaire, Mahmoud Ahmadinejad, soufflant le chaud et le froid, a ordonné la production par l'Iran de combustible nucléaire enrichi à 20%, alors que depuis quelques jours des signes indiquaient que l'Iran semblait accepter l'idée d'un enrichissement réalisé par des pays tiers, une façon d'éviter la production d'uranium enrichi à des fins militaires.
Il conforte ainsi les États-Unis, l'Allemagne et la France dans leur volonté d'accélérer les procédures onusiennes en vue de nouvelles sanctions. Le directeur de l'agence iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi a déclaré que la production de ce combustible enrichi à 20% commencera dès mardi." Nous allons remettre une communication officielle à l'AIEA demain, informant l'agence que nous commencerons à fabriquer du combustible enrichi à 20% à partir de mardi", a-t-il dit.
Robert Gates, secrétaire américain à la Défense, a appelé dimanche à Rome la communauté internationale à serrer les rangs afin de faire pression sur le gouvernement iranien. "Je crois qu'il est encore temps pour que des sanctions et des pressions soient efficaces", a-t-il déclaré.
L'Allemagne, pour sa part, elle souligne que la patience de la communauté internationale atteignait ses limites et la grande Bretagne considère la décision de l'Iran comme une violation des résolutions de l'Onu.
Les tensions internationales entre les États Unis et la Chine bloquent la détermination du conseil de sécurité, où la Chine n'a pas l'intention de se montrer coopérative avec les USA.

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