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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 13:27
La vengeance de Téhéran



http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1263147926671&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


Tentative d'assassinat de diplomates israéliens. La semaine dernière en Jordanie, l'attaque aurait pu tourner au drame. L'enquête jordanienne, immédiatement ouverte après les faits, privilégie la piste iranienne. Les responsables désignés : des activistes locaux d'Al Qaïda, financés et armés par Téhéran.


Le lieu ciblé par l'explosion.
Photo: AP


Les enquêteurs jordaniens pensent que cette attaque est survenue suite à l'assassinat du professeur Massoud Ali Mohammadi, physicien iranien mort la semaine dernière dans un attentat. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a aussitôt accusé Israël d'avoir commandité cet attentat, réalisé, selon ses dires, dans un style "sioniste". Le ministre iranien de l'Intérieur, Mostafa Mohammad, Najjar a alors juré de venger le professeur.

L'attentat contre le convoi diplomatique israélien présenterait des similitudes avec celui dans lequel Ali Mohammadi a trouvé la mort. La Jordanie reconnaît "les empreintes de l'Iran dans ces bombardements".

Ne négliger aucune piste

L'enquête se poursuit, toutefois, suivant "plusieurs autres directions".
D'après la chaîne Al-Arabiya, un chauffeur de taxi d'Amman, soupçonné d'être impliqué dans l'attentat a déjà été arrêté.

Les agents de sécurité envisagent également la possibilité que l'attentat ait été commandité par un groupe terroriste palestinien.

Israël était en état d'alerte élevée ces dernières semaines, en prévision du deuxième anniversaire de l'assassinat du cerveau du Hezbollah, le terroriste Imad Mughniyeh à Damas,
en février 2008. Un certain nombre de tentatives d'attentat du Hezbollah ont, depuis, été déjouées. Israël préfère donc jouer la carte de la prudence, et rester sur ses gardes.

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 07:35
Nucléaire iranien : quelle stratégie adopter face au régime de Téhéran?
Par Mathias Sabah pour Guysen International News - Dimanche 17 janvier 2010 



Il est plus que temps de sévir !!!!

 
AP / Vahid Salemi 10.01.10

Dans l’objectif de voir l’Iran se conformer une fois pour toutes aux résolutions internationales, les six nations en charge du dossier nucléaire iranien se sont réunies samedi 16 janvier, à New-York. Au terme de cet énième rassemblement des membres du Conseil de Sécurité, aucune décision claire n’a été prise à l’égard de l’Iran, qui poursuit dans ses provocations quasi-quotidiennes. Une occasion de faire le point sur la marge de manœuvre restante pour la communauté internationale face à une menace iranienne de plus en plus pressante.
 

Cette réunion du groupe composé des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Etats-Unis, France, Russie, Royaume-Uni) et de l'Allemagne s’est étendue sur un peu plus de deux heures. Depuis le début des négociations avec l’Iran, la communauté internationale a souhaité s’en tenir à la très diplomatique "approche des deux voies" : en même temps qu’elle ouvre la voie au dialogue avec l’Iran, elle envisage dans le même temps la possibilité de sanctions si le dialogue s’avère infructueux.
 
Or, ces derniers mois, le régime du président Mahmoud Ahmadinejad a joué au chat et à la souris avec la communauté internationale, après la révélation en septembre dernier de l'existence d'un second site d'enrichissement d'uranium dans le pays.
 
A l'automne, Téhéran a d'abord paru accepter une offre de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de faire enrichir à l'étranger une partie de son uranium, avant de faire marche arrière.
 
Si les cinq du Conseil de Sécurité de l’ONU continuent de poursuivre officiellement les "deux voies", Washington est engagé dans d'intenses efforts diplomatiques pour promouvoir la seconde "voie", à savoir celle des sanctions.
 
 
La réponse désordonnée de la communauté internationale
 
Car, comme l’a rappelé Christophe Bigot, Ambassadeur de France en Israël sur le plateau de Guysen TV, "quatre résolutions ont déjà été adoptées au Conseil de Sécurité de l’ONU, et il est temps pour l’Iran de les respecter". C’est pourquoi l'examen de nouvelles sanctions à l’encontre de l’Iran a également commencé hier. "Les sanctions seront un moyen décisif pour amener le régime à comprendre qu’il n’a pas d’autre choix que de renoncer à ses prétentions nucléaires" a poursuivi Christophe Bigot.
 
Mais on le sait, le Conseil de Sécurité de l’ONU ne peut prendre de mesures sans l’accord de la totalité de ses membres. Si Américains et Européens demeurent en pointe pour demander de nouvelles sanctions internationales contre Téhéran, il n’en va pas de même pour la Russie et la Chine, nations ô combien influentes d’un point de vue géopolitique.
 
Déjà la semaine dernière, l'ambassadeur chinois aux Nations-Unies avait jugé prématurée l'adoption de nouvelles sanctions contre l'Iran, estimant que la diplomatie avait encore son mot à dire. La Chine, réticente à l'idée de sanctions, n'avait envoyé qu'un diplomate de second rang.
 
De son côté, la Russie se montre toujours timorée quant à l’adoption de sanctions à l’encontre de l’Iran : "La Russie a toujours été favorable aux "deux voies", dialogue et menaces de sanctions, a rappelé le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, tout en reconnaissant qu'il avait surtout été question de la "deuxième voie" lors de la réunion de samedi.
 
En l’absence d’accord entre les Six du Conseil de Sécurité, aucune sanction ne pourra être prise. Tout le défi des Etats-Unis et de l’Europe consiste donc en ce moment à un travail de conviction et de diplomatie auprès des grandes nations réticentes à l’idée de sanctions. En l’absence de mécanisme juridique, la lutte contre un Iran nucléaire semble se faire "à petits pas", à l’image du meurtre de Massoud Ali Mohammadi, expert nucléaire iranien jeudi dernier.
 
Si elle doit avoir lieu, de telles actions n’empêcheront évidemment pas la fabrication par l’Iran de la bombe atomique. Mais comme l’a indiqué jeudi dernier Jacques Benillouche, journaliste pour le site d’informations Slate, cette opération vise à "ralentir" l’avancée de l’Iran vers le nucléaire. Car Israël a besoin de" gagner du temps" a-t-il précisé aux micros de Guysen TV. Des missiles israéliens de longue portée seraient en préparation, permettant d’atteindre éventuellement des points stratégiques iraniens à partir d’Israël.
 
Le monde dispose de marges de manœuvres sans cesse réduites face à l’Iran. Hormis Israël, seuls les Etats-Unis et l’Europe semblent réellement conscients de la menace que fait peser l’Iran sur la stabilité mondiale. Toutes les hypothèses sont d’ailleurs envisagées. Il y a déjà plus d’un an, le 16 septembre 2007, le ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner déclarait que le monde devait se "préparer au pire" avec l’Iran, c’est-à-dire à la guerre.
 
 
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 23:13

Par Eric Denécé






Accélération du développement du programme nucléaire militaire iranien








Téhéran semble en passe de finaliser la réalisation de l'arme nucléaire. Les révélations du quotidien britannique Times , à la mi-décembre 2009, sur l'initiateur de neutron et celles de la résistance iranienne, permettent de se faire une idée précise de l'état d'avancement du programme iranien et de la stratégie du régime afin de le faire aboutir.

Une activité importante

Depuis 2007, les laboratoires clandestins en charge du programme nucléaire testent un initiateur de neutrons - de l'hydrure d'uranium -, un composant crucial permettant l'explosion de la bombe. Les recherches en seraient déjà à un stade très avancé.

Ainsi, aucun doute n'est plus possible : l'utilisation de l'hydrure d'uranium est un composant qui n'a aucune application civile. Son emploi est clairement le signe du développement d'une arme nucléaire. D'ailleurs, ce composant a été utilisé par les Pakistanais pour la mise au point de leur propre bombe.

Parallèlement, les activités et les travaux sur les sites de Qom et de Metfaz se poursuivent et s'accroissent, grâce à un habile dispositif de dissimulation.
- Le site de Qom, dont l'existence est connue depuis décembre 2005, abrite de nombreuses installations enterrées. Il est situé à l'intérieur d'une zone militaire contrôlée par les pasdaran et non par l'armée. Afin de brouiller les pistes, il porte officiellement le nom de Fordou, village qui se trouve à 50 km au sud de Qom, alors que le site se situe à 30 km au nord de Qom.

Ce site joue un rôle central dans le développement du programme nucléaire militaire iranien. Les recherches qui y sont conduites seraient placées sous la direction de Morteza Behzadun spécialiste de la fabrication et de l'expérimentation des centrifugeuses membre de pasdaran.
- L'existence du site de Metfaz a été révélée en septembre 2009. Il est situé sous une colline, au cœur d'une zone militaire protégée, au bord de la rivière Jajroud, près du village de Sanjarian. La construction du site et de ses tunnels souterrains qui abritent des ateliers daterait de 2000.

Ce site regroupe toutes les activités liées à la fabrication du détonateur de la bombe atomique. Il produit notamment des explosifs brisants à cet effet.
- Parallèlement, le régime avance rapidement dans la fabrication et l'assemblage final des ogives nucléaires. Ce projet, connu sous le code 
P-111 , est conduit dans les installations de l'Organisation aérospatiale de la région de Khojir.

En effet, dans cette zone sont concentrées les usines balistiques du ministère de la Défense qui fabriquent des missiles. Deux groupes industriels sont particulièrement impliqués dans le programme : les sociétés Hemat et Bakeri, cette dernière étant par ailleurs chargée de la logistique du site de Metfaz.

Une dissimulation élaborée

Afin de dissimuler ses activités à la population et à la communauté internationale, le régime a créé de nombreuses sociétés écrans afin de réaliser les travaux et de conduire les recherches.

  • Les tunnels et infrastructures souterraines de Qom ont été construits par une entreprise de travaux dénommée Ghorb Ghaem  ; celle-ci n'est qu'une façade du génie de la composante aérienne des pasdaran [1].
  • L'entreprise chargée de la construction des tunnels de Metfaz, la société Omrane , est également une couverture. Son siège se trouve en effet sur la base de Khatam, à Téhéran, QG du génie aérien des pasdaran.
  • Enfin, selon les informations révélées par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), le régime utilise la couverture des industries balistiques car celles-ci ne sont pas concernées par le règlement de l'AIEA, et Téhéran peut donc empêcher les inspecteurs de s'y rendre.

La duplicité de Téhéran mise à jour

Depuis le début de la polémique sur son programme nucléaire, la République islamique défend son droit au nucléaire civil et n'affirme avoir aucune arrière-pensée militaire. Téhéran continue d'affirmer que les travaux conduits dans ses laboratoires sont exclusivement orientés vers des fins civiles.

Mais l'emploi de l'hydrure d'uranium montre clairement qu'il s'agit d'un mensonge et apporte la preuve que Téhéran a continué de développer un programme pour se doter de l'arme atomique après 2003, malgré ses engagements auprès de la communauté internationale.

Téhéran ne devrait pas pour autant cesser de négocier avec les Occidentaux, même si les négociations internationales sur le nucléaire iranien ont été interrompues, début décembre, à l'initiative du président Ahmadinejad. En effet, selon la consigne de Khamenei, les négociations sont un moyen sûr d'avancer vers l'arme nucléaire. De plus, elles empêchent les États-Unis de soutenir l'insurrection et contribuent à diviser la communauté internationale sur les sanctions contre l'Iran.

Néanmoins, la stratégie adoptée par le Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran et approuvée par Khamenei est aujourd'hui percée à jour et ne devrait plus abuser ses interlocuteurs.

Déjà visé par cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, Téhéran se dirige droit vers de nouvelles sanctions. Ses mensonges et dissimulations répétés devraient fournir des arguments à ceux qui considèrent qu'il faut durcir le ton sans tarder à l'égard du régime des mollahs tout en soutenant le peuple iranien dans son insurrection.


  • [1] Les pasdarans (Gardiens de la révolution) sont une branche indépendante des forces armées iraniennes disposant de leurs propres unités terrestres, aériennes et navales, ainsi que d'un service de renseignement et d'action spéciale.
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 20:54

MISE EN VENTE LE VENDREDI 22 JANVIER 2010

Magazine Carnets de Vol N°17

 




Date de sortie: 20/01/2010 Iran, la confrontation

IRAN : LA CONFRONTATION

 

Iran : négociations ou sanctions ?
Si rien ne marche, l'option de dernier recours, celle de frappes aériennes contre les installations nucléaires et militaires iraniennes, est toujours à l'étude au Pentagone, en Israël et au Shape. Deux options sont évoquées. Une frappe ciblée ou une campagne aérienne lourde. Autre solution : se résigner à vivre avec un Iran nucléaire. Le danger serait alors de voir d'autres pays de la région se lancer dans la course à l’arme atomique. L'atome a un pouvoir égalisateur, il permet au faible de jouer dans la cour du fort. C'est la raison pour laquelle, l'Iran souhaite s'en doter. Certains prétendent que les Iraniens n'emploieront jamais la bombe. Mais, face aux Pasdaran et aux Bassidji qui hurlent leur haine de l'Occident, et alors que la faction messianique au pouvoir est omniprésente, ceux qui parient sur la dissuasion le font à leurs risques et périls. Et c'est faire fi des conséquences probables d'un Iran nucléaire. Il n’y a qu’une chose plus dangereuse qu’une confrontation militaire avec l’Iran, c’est l’Iran disposant de l’arme atomique.

Festina lente, hâte-toi lentement, disait l’empereur Auguste. L’état actuel de l’Amérique ne permet pas ce luxe au président Obama. S’il n’agit pas rapidement, il sera bientôt trop tard.

Pour le Moyen-Orient et pour le monde entier.

Mais que faire maintenant qu’il est clair que la négociation ne fonctionne pas ?

L'heure tourne, les centrifugeuses aussi.

Que va-t-il se passer ? Personne n'est en mesure de le dire. Une chose est certaine, nous sommes arrivés à un carrefour où tout reste possible. La Paix ou la Guerre. C'est ce que les Grecs anciens appelaient le Kairos : le moment de vérité, lorsque le temps se densifie et que chacun doit choisir une voie et renoncer aux autres.

Etat des lieux et des options.

 

Aldo-Michel Mungo

Directeur de la Publication

 

Dans ce dossier exceptionnel :

-          La genèse, les tenants et aboutissants

-          L’arme nucléaire iranienne et la prolifération

-          Le programme balistique

-          Pourquoi Israël n’attaquera pas l’Iran

-          C’est l’Amérique qui détient la solution à la question iranienne

 

Mise en vente : le 22-01-2010

Prix de vente : 5€

Positionnement : avec les autres magazines d’aviation militaire : Air Fan, Le Fana de l’Aviation

 

Contact info@carnetsdevol.net

Site web : www.carnetsdevol.net

 

 

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 06:04
A la fin on va se la prendre la bombe, quand ils en seront encore à l'agenda de patati et patata !



Russie-USA: le nucléaire iranien au menu de consultations diplomatiques
Russie-USA: le nucléaire iranien au menu de consultations diplomatiques
21:49 14/01/2010
© POOL
MOSCOU, 14 janvier - RIA Novosti

Le nucléaire iranien a figuré jeudi aux consultations moscovites entre le chef adjoint de la diplomatie russe Sergueï Riabkov et le sous-secrétaire d'Etat américain William Burns, rapporte le ministère russe des Affaires étrangères.

"Les consultations ont porté sur des questions d'actualité relatives aux relations russo-américaines, notamment sur le travail de la commission présidentielle bilatérale.

Les interlocuteurs ont aussi abordé des problèmes régionaux et internationaux, en examinant le dossier nucléaire iranien, la situation en Afghanistan, au Proche-Orient, dans la Péninsule arabique et en Amérique latine, ainsi que les problèmes du Caucase", a indiqué la diplomatie russe.

Par ailleurs, une source diplomatique aux Nations unies a confié aux journalistes jeudi que la rencontre des six pays médiateurs internationaux sur l'Iran, qui aurait dû se tenir samedi 16 janvier au niveau des directeurs politiques de leurs ministères des Affaires étrangères, n'aurait pas lieu et ce, sans citer les mobiles qui avaient présidé à l'annulation de la rencontre.

Le groupe des pays médiateurs sur le programme nucléaire iranien comprend les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu (Russie, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et Chine) et l'Allemagne.

Moscou devait être représenté à la rencontre par le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

Plusieurs pays occidentaux, les Etats-Unis en tête, accusent l'Iran de vouloir créer l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire mené, selon Téhéran, à des fins pacifiques. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté cinq résolutions sanctionnant l'Iran pour son refus d'établir un moratoire sur l'enrichissement d'uranium.

Auparavant, une rencontre des Six avait été prévue pour le 22 décembre dernier à Bruxelles mais avait également été annulée. 
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 04:56

Par Aschkel


L'Iran et la Turquie signent un accord sur la coopération frontalière

Téhéran.Irna. 13 Janvier 2010.


Les délégations iraniennes et turques à la fin de la deuxième réunion des provinces frontalières des deux pays ont signé un protocole d'accord (MOU) assurant le développement et une plus active coopération sur les frontières de l’Iran et de la Turquie.

Cet accord entérine également la possibilité d'ouvrir de nouveaux points de frontière qui pourrait être localisée dans une ville industrielle commune à l’intérieur de la zone frontalière.


Au cours de la cérémonie de signature, l'ambassadeur d'Iran en Turquie Bahman Hosseinpour, le gouverneur de Van, plusieurs hauts responsables des deux pays, les ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur, des députés du parlement étaient présents.


Ce protocole d’accord a été signé par le gouverneur adjoint de la province iranienne de l’ Azerbaïdjan de l’ouest et le gouverneur d'Igdir.


La frontière de la Turquie avec l’Iran est, dans ses grandes lignes, une frontière ottomane de longue date, qui s’étend sur sur plus de 450 km: elle remonte aux XVIe et XVIIe siècles.



L'Iran et la Syrie se disent déterminés à élargir leurs coopérations stratégiques

Téhéran.Irna. 12 Janvier 2010.

 

Les ministres iranien et syrien des Affaires étrangères au cours de leur rencontre se sont déclaré déterminés à élargir les coopérations stratégiques entre Téhéran et Damas.

Un communiqué du bureau de presse du ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé que le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki et son homologue syrien, Walid Mouallem ont prôné lundi à Damas, le renforcement des relations bilatérales aussi bien sur les plans politique, économique, culturel, scientifique, technologique et consulaire.


Manouchehr Mottaki et son homologue syrien, Walid Mouallem sont aussi parvenus à des accords entérinant l’annulation de visas pour les ressortissants iraniens et syriens.


Des consultations au sujet des derniers développements dans la région, et plus particulièrement la situation actuelle au Liban, en Palestine, en Irak, en Afghanistan et au Pakistan ont figuré à l'ordre du jour de ces entretiens.


Les deux parties ont condamné les crimes commis par le régime sioniste contre le peuple palestinien et ont rappelé la nécessité de lutter contre cette occupation.


Dans le cadre de cette visite, Manoutchehr Mottaki a rencontré à Damas le secrétaire général du Djihad islamique palestinien, Ramadan Abdallah avec qui il a évoqué la situation inquiétante sévissant en Palestine, dans la perspective des menaces croissantes que laisse peser le régime israélien.


Il a souhaité la restitution intégrale des droits du peuple palestinien, la fin de l’occupation et de l’agression du régime israélien.


Manouchehr Mottaki de retour lundi à Téhéran a rencontré des étudiants en sciences politiques de l’université Imam Sadegh à l'aéroport et a répondu à leurs questions.


Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé, lundi, les États-Unis, la Grande-Bretagne et le régime israélien de vouloir occuper le Yémen et d’en faire une de leur zone d’influence.


Manouchehr Mottaki a affirmé que Washington et ses alliés avaient manigancé un stratagème leur permettant d’avoir une forte présence militaire dans le pays de la péninsule arabique.


«Nous croyons qu’un plan orchestré par les États-Unis, la Grande-Bretagne et le régime sioniste veut faire du Yémen un autre Afghanistan», a-t-il déclaré.


L’armée américaine prévoit d'augmenter son stock d'armement entreposé sur le sol du régime israélien, comme l'y autorise un accord finalisé en décembre avec le régime israélien, a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole du Pentagone, Shawn Turner.


L'armée américaine maintient un stock d'armement dans certains pays alliés, dont le régime israélien, la Corée du Sud et des pays du golfe Persique, en cas de besoin dans le cadre de ses opérations.


Le chef de la diplomatie iranienne a quitté Damas lundi soir, pour regagner Téhéran 
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 14:51
Face aux desseins nucléaires de l'Iran, il existe plus d'une option militaire
Par FABIO RAFAEL FIALLO 
13.01.10
.jpost.

Il faut se rendre à l'évidence, à elles seules, les sanctions économiques ne parviendront pas à dissuader l'Iran de poursuivre son but inavoué : se doter de l'arme nucléaire.

La centrale nucléaire iranienne de Busher. 
PHOTO: MEHDI GHASEMI, ISNA/AP , JPOST

Il y a fort à parier que la Russie et la Chine, avec leur droit de veto au Conseil de sécurité, se chargeront de restreindre la portée des sanctions contre la République islamique. C'est ce qu'elles ont fait jusqu'à présent. Pourquoi agiraient-elles différemment à l'avenir alors que toutes deux visent à accroître leurs échanges commerciaux et technologiques avec l'Iran et, pour cela, tiennent à faire preuve de complaisance envers Téhéran ? Puis, argument de taille, un Iran atomique servirait à affaiblir leur adversaire stratégique, les Etats-Unis, au Moyen-Orient. Raison de plus, pour la Russie et la Chine, d'amoindrir les nouvelles sanctions que le Conseil de sécurité pourrait imposer à l'Iran.

L'instabilité qui prévaut actuellement au sommet du pouvoir à Téhéran milite, elle aussi, contre l'efficacité des sanctions à l'encontre de l'Iran. Après les élections du mois de juin dernier, le président Ahmadinejad se trouve fragilisé, non seulement par la pression de l'aile "réformiste" du régime (les vainqueurs des élections), mais aussi par les rivalités au sein de son propre camp, celui des ultraconservateurs. Si, sous la pression des sanctions, Ahmadinejad renonçait au programme de développement de l'arme atomique, il y a fort à parier que ses rivaux ultraconservateurs crieraient à la faiblesse, voire à la trahison, et pousseraient à sa destitution. Aussi, faire fi des sanctions peut s'avérer pour lui et sa clique une question de survie politique.

Alors, la voie militaire ? Oui, mais... Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a mis en doute l'efficacité de cette option en déclarant que bombarder les installations nucléaires ne servirait qu'à retarder - et non pas à empêcher définitivement - le développement de l'arme atomique par l'Iran. Allant dans le même sens, le chef de l'état-major américain, l'amiral Mike Mullen, affirmait au mois de novembre : "La dernière chose au monde dont j'ai besoin actuellement, c'est un troisième conflit" (The Economist, 4 décembre 2009).

De telles déclarations ne peuvent que conforter les autorités iraniennes dans leur bras de fer avec la communauté internationale. En effet, si deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (la Russie et la Chine) se montrent réticents à soutenir des sanctions réellement dissuasives à l'égard de l'Iran, et si, de surcroît, la première puissance mondiale donne à son tour l'impression d'avoir renoncé d'entrée de jeu à une solution militaire, pourquoi, alors, l'Iran ne persisterait-il pas à narguer la communauté internationale et à poursuivre ses desseins atomiques ?

Les Etats-Unis, entre grandeur et décadence

Or, la poursuite par l'Iran de son programme nucléaire, sans renoncer aux intentions militaires de celui-ci, n'irait pas sans causer de graves dommages collatéraux sur le prestige et la crédibilité du président Obama.

Les Etats arabes partenaires des Etats-Unis, se sentant menacés par un Iran sur le point de devenir puissance atomique, jugeraient l'Amérique peu fiable du fait de n'avoir pu faire barrage aux ambitions iraniennes et chercheraient à réduire leur dépendance envers le protecteur américain par deux moyens différents : primo, en se procurant eux-mêmes l'arme atomique, ce qui scellerait la mort de la non-prolifération nucléaire ; secundo, en s'approchant des puissances rivales des Etats-Unis, notamment la Russie et la Chine. Ces deux pays tireraient ainsi les premiers dividendes géopolitiques de leur attitude conciliante envers le régime des Ayatollahs.

Qui plus est, comment Obama pourrait-il faire montre de résignation face à l'entêtement iranien, après avoir dit et redit durant sa campagne électorale que le développement par l'Iran de l'arme atomique était "inacceptable" ?

La sanction du peuple américain, inquiet d'avoir à vivre dans un monde sous l'emprise de la prolifération nucléaire, ne tarderait pas à se manifester dans les urnes...

Obama court ainsi le risque de se "cartériser", c'est-à-dire de devenir le président d'un seul mandat à cause d'une politique extérieure infructueuse. Son discours à Oslo, lors de la remise du prix Nobel de la Paix, permet de penser qu'il est conscient des enjeux soulevés par le dossier iranien. Plusieurs passages du discours laissent entrevoir qu'il n'exclut pas d'emprunter, même unilatéralement, la voie de la riposte armée pour régler le contentieux avec l'Iran.
Voici un de ces passages : "Des moments viendront où des nations - agissant individuellement ou en concertation - trouveront l'usage de la force non seulement nécessaire mais aussi moralement justifié."
L'option militaire pourrait bien revenir sur le devant de la scène, notamment après le dernier délai accordé à l'Iran pour se conformer aux demandes de la communauté internationale, c'est-à-dire fin 2009.
A ce sujet, un rapport préparé pour le think tank Bipartisan Policy Center appelle justement à utiliser l'option militaire afin de renforcer le pouvoir de dissuasion des sanctions économiques.

Des options armées, mais lesquelles ?

En réalité, il existe plus d'une option militaire.
La première est celle qui vient tout de suite à l'esprit : attaquer les installations nucléaires iraniennes. C'est cette voie qui éveille les doutes du secrétaire américain à la Défense, Robert Gates : l'Iran a pu cacher et disséminer sa plate-forme nucléaire, de sorte qu'une attaque de ses sites ne pourrait jouir de l'effet de surprise et ne ferait que retarder les ambitions iraniennes.

Une deuxième option a la faveur du rapport préparé pour le Bipartisan Policy Center mentionné ci-dessus. Il s'agirait d'un blocus naval de l'Iran suivi, si besoin était, de frappes aériennes. Rien ne permet cependant d'assurer que l'Iran se plierait à un blocus naval, d'autant que l'on parle déjà de l'existence d'un plan russe destiné à fournir de l'essence à l'Iran, via l'Azerbaïdjan et le Turkménistan, en cas de renforcement des sanctions.

On pourrait envisager une troisième option : s'inspirant de l'attaque lancée par le président Reagan contre Kadhafi en 1986, elle consisterait à axer les frappes militaires - éventuellement de manière récurrente - non pas tant sur les sites nucléaires iraniens (cachés pour la plupart), mais sur les centres du pouvoir politico-militaire, en particulier les installations de la moelle épinière du régime, les "Gardiens de la révolution". Cela provoquerait un choc psychologique au sommet de la hiérarchie iranienne semblable à celui qui conduisit Kadhafi à tempérer ses agissements sur la scène internationale après les frappes de Reagan.


Autrement dit, si les sanctions économiques à elles seules peuvent pousser Ahmadinejad à se retrancher dans son refus de céder, des actions militaires contre les centres du pouvoir iranien, en revanche, induiraient la hiérarchie iranienne (avec ou sans Ahmadinejad) à cesser de tergiverser.Autant les sanctions économiques appliquées sans l'usage de la force pourraient amener Ahmadinejad à se braquer afin de ne pas se voir accusé de mollesse par ses rivaux ultraconservateurs, autant ces mêmes rivaux pourraient profiter d'une attaque militaire américaine contre les centres du pouvoir iranien pour blâmer le groupe d'Ahmadinejad d'avoir mal calculé ses atouts et d'avoir exposé indûment le régime iranien à une confrontation directe avec la première puissance mondiale.

L'auteur vient de publier Ternes Eclats - Dans les coulisses de la Genève internationale,éditions L'Harmattan.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 14:36
Iran : la fin n'est pas proche

Dans le Régime des Mollahs, le calme ne semble pas à l'ordre du jour. Une nouvelle vague contestataire devrait se lever le
11 février prochain, à l'occasion du
31e anniversaire de la révolution islamique. Avant cela, les 7e et 40e jours suivant la mort, cette semaine, de plusieurs manifestants sont tout autant susceptibles de fournir des images dramatiques.

Une manifestante iranienne brandit un poster de l’ayatollah Ali Khameini, au cours d’un rassemblement pro-gouvernemental à Téhéran mercredi 30 décembre. 
PHOTO: AP , JPOST

Mais il ne faut pas s'emballer. Les expertises surchauffées de la dernière semaine, oracles d'une mort imminente du régime, annonciateurs du début de la fin pour les ayatollahs et autres "point de rupture", sont trompeuses et devraient être révisées.

Deux mouvements parallèles existent en Iran, chacun désireux de changer la République islamique dans son intégralité.
Le premier s'est largement fait remarquer cette semaine, au cours des protestations et manifestations qui ont ébranlé Téhéran et d'autres villes du pays. Il se nomme le "Mouvement vert". Mais derrière la profonde insatisfaction qui le meut, on ne lui trouve pas d'idéologie revendiquée. Dans ses rangs : des partisans de la branche réformiste, dont, pour les plus connus, les anciens candidats aux présidentielles Mir-Hossein Moussavi et Mehdi Karroubi, ainsi que l'ancien président Mohammed Khatami. Mais aussi des individus et groupes dont l'agenda est bien plus déterminé et radical : ils veulent tout simplement la mort du régime.
Pour autant, aucun leadership révolutionnaire crédible et organisé ne peut être identifié, pour le moment, au sein de cette imposante masse contestataire.

Le second "mouvement" existe au sein du régime lui-même. La tendance dont le représentant le plus visible n'est autre que... le président iranien lui-même. La coalition d'associations politiques fondamentalistes qui ont conduit à la victoire de Mahmoud Ahmadinejad et au pouvoir des Gardiens de la Révolution, a, au cours des cinq dernières années, progressivement pris le contrôle des institutions de la république islamique.
A la différence de ses opposants verts, ce groupe possède une liste très claire et consolidée d'idées et objectifs. En ligne de mire : une "seconde révolution islamique" qui ravivera le feu originel de 1979. Ses partisans veulent remplacer la loi cléricale par un Etat simplifié, brutal et sécurisé par la police, sous l'étendard de l'Islam. Un Etat qui sera dévoué à la construction d'une hégémonie régionale, via l'option nucléaire et le soutien aux mouvements radicaux et terroristes.

Un bilan en demi-teinte pour les fondamentalistes

Toutefois, cette année a été mitigée pour les fondamentalistes iraniens. D'un côté, la "victoire" électorale d'Ahmadinejad et le soutien ultérieur du leader suprême Ali Khamenei a été leur plus grand triomphe. Le président réélu s'est renforcé en formant un cabinet constitué de conservateurs et Gardiens de la Révolution. C'est ce cabinet qui administre actuellement l'Iran. Les victoires ont aussi eu lieu un peu plus loin. Leur allié régional le plus proche - le Hezbollah - a été consacré force gouvernante au Liban. Et le Hamas, le client palestinien de l'Iran, maintient toujours sa main de fer sur la bande de Gaza.
D'un autre côté, c'est aussi en 2009 que les limitations de cette idéologie sont devenues apparentes.

Certes, les émeutes qui traversent actuellement le pays ne constituent pas un danger immédiat pour le régime. Mais elles indiquent qu'un grand nombre d'Iraniens refusent de voir son pays devenir l'instrument permanent d'une révolution et d'une "résistance" islamiques, voulues par les fondamentalistes. Ces agitations remettent donc incontestablement en cause leur légitimité et leur habilité à promouvoir le régime comme modèle de gouvernance pour le monde arabe voire musulman.
La défaite des conservateurs iraniens est en particulier palpable dans leur domaine de prédilection : à savoir, la pratique de la violence politique.
Leur modèle de résistance a ainsi échoué dans une bataille rangée contre Tsahal, au début de l'année dernière. Les destructions près de Gaza ont fait souffrir les 100 hommes de l'"unité iranienne" du Hamas. Le mouvement islamique, lui, n'est parvenu qu'à tuer six soldats israéliens, sur toute la durée de Plomb durci. Un échec. Et c'est ainsi que l'ont analysé tous les observateurs régionaux.

Ajouté à cela, il semblerait que les Iraniens commencent à comprendre que l'utilisation du terrorisme en tant qu'instrument politique est une voie à double sens. Pour preuve : le bombardement près de la frontière avec le Balouchistan, en octobre dernier, qui a provoqué la mort de 29 Gardiens de la Révolution. Ou, le mois dernier, la mystérieuse explosion qui a ôté la vie, à Damas, à des pèlerins iraniens.

Patience et longueur de temps font plus que force et que rage

Il s'agit-là de sérieux revers. Bien sûr, tant que les Islamistes pourront s'assurer la loyauté des Gardes révolutionnaires, de la milice Basiji et du patronage de Khameini, leur mainmise sur le pouvoir ne sera pas en danger. Et, en cas de contestation, on aurait tendance à davantage pronostiquer un prolongement des conflits civils que le départ précipité de ces fondamentalistes.

Car, à l'inverse de l'élite communiste de 1989 des pays d'Europe de l'Est, celle-ci n'est ni fatiguée, ni décomposée. Ces Iraniens et leurs alliés se voient en réalité comme la vague du futur. Et, selon eux, leur ascendance vers les cimes du pouvoir ne fait que commencer.
La partie ne sera, cependant, pas des plus aisées. Les perspectives font état de longues rixes en Iran. La population, quant à elle, ne sera pas le deus ex machina. Son entrée sur scène ne détruira pas miraculeusement le régime islamiste ni ne résoudra le problème agonisant du nucléaire iranien.

Mais à force de persévérance, la manœuvre pourrait s'avérer payante. Le probable échec des fondamentalistes acerbes est une certitude proche. Parce qu'ils ont de grandes chances d'échouer dans la construction des réelles bases - politiques, sociales, économiques, militaires - qui supporteront leur ambition démesurée.

Mais, même à ce moment, le destin dépendra aussi des ennemis au régime, occidentaux et régionaux, et de leur volonté à se confronter au régime des ayatollahs.


De fait, contrairement à quelques-unes des opinions les plus excitées de la semaine dernière, il ne faut pas croire que tout est joué. La fin est loin d'être à portée de main. 
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 17:09
Si vous êtes adeptes, comme moi des chronologies courtes mais explicites, je vous ai trouvé celle-ci sur les dates du nucléaire iranien depuis 2003

A lire ou à relire le calendrier nucléaire.

Iran : calendrier nucléaire - G.Raphel

 


Par Catherine Gouëset, publié le 11/01/2010 pour .lexpress.


2003

Août : l'Allemagne, la France, et la Grande-Bretagne, dit UE3, proposent des négociations à l'Iran sur le nucléaire.

Octobre : accord entre l'UE3 et l'Iran. Téhéran accepte d'appliquer le protocole additionnel au traité de non-prolifération (TNP), qui permet des inspections inopinées de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

2004

Février et mai : victoire écrasante des conservateurs à l'occasion des élection législatives.

Novembre : Signature d'un accord entre l'UE3 et l'Iran. Téhéran suspend l'enrichissement de l'uranium.

2005

Juin : Mahmoud Ahmadinejad remporte l'élection présidentielle

Août : Téhéran annonce son intention de reprendre la conversion d'uranium dans son usine d'Ispahan.

Septembre : une résolution de l'AIEA (la Russie et la Chine s'abstiennent) prévoit un recours implicite au Conseil de sécurité des Nations unies.

2006

10 janvier : l'Iran lève des scellés placés par l'AIEA sur plusieurs centres de recherche nucléaire.

4 février : l'AIEA décide de transmettre le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'Onu. En réaction, l'Iran renonce à appliquer le protocole additionnel du traité de non prolifération nucléaire signé en décembre 2003.

26 février : échec des négociations russo-iraniennes sur la création d'une société conjointe d'enrichissement de l'uranium iranien en Russie.

8 mars : l'AIEA transmet le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité.

29 mars : le Conseil de sécurité exige que l'Iran cesse ses activités d'enrichissement d'uranium et lui impose une date limite fixée au 28 avril.

11 avril : le président Ahmadinejad annonce que "l'Iran a rejoint les pays nucléaires" avec l'enrichissement d'uranium à 3,5%, qui permet de produire du combustible nucléaire, grâce à une cascade de 164 centrifugeuses.

25 avril : l'Iran avertit qu'il suspendra ses relations avec l'AIEA s'il est soumis à des sanctions.

28 avril : date butoir fixée par le Conseil de sécurité de l'Onu pour que l'Iran suspende ses activités d'enrichissement d'uranium.

3 mai : Paris et Londres déposent un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'Onu, demandant formellement à l'Iran de suspendre son programme d'enrichissement. Ce projet se réfère au chapitre VII de la charte de l'Onu qui peut ouvrir ultérieurement la voie à d'éventuelles sanctions voire à une intervention militaire.

8 mai : Mahmoud Ahmadinejad écrit à George W. Bush pour proposer de «nouveaux moyens» de régler les tensions dans le monde, geste sans précédent depuis la révolution en 1979.

12 mai : le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan appelle les Etats-Unis à dialoguer directement avec Téhéran pour résoudre la crise.

31 mai : Washington, dans un changement majeur de politique vis-à-vis de l'Iran, propose de participer directement aux négociations sur le programme nucléaire iranien aux côtés des Européens, à condition que Téhéran suspende son enrichissement de l'uranium.

1er juin : l'Iran se dit prêt au dialogue avec les Etats-Unis mais refuse de suspendre l'enrichissement d'uranium.

6 juin : le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Javier Solana, remet à l'Iran une offre dont les détails sont gardés secrets. Les grandes puissances proposent d'aider l'Iran à construire des réacteurs à eau légère et de lui accorder des avantages commerciaux s'il suspend l'enrichisement de l'uranium, mais elles n'évoquent pas de sanctions.

16 juin : l'Iran est "prêt à commencer à négocier", mais "sans conditions préalables", déclare le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi.

31 juillet : le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution exigeant que l'Iran "suspende toutes les activités liées à l'enrichissement" d'uranium avant le 31 août, menaçant la République islamique de sanctions économiques et diplomatiques.

22 août : la République islamique refuse la suspension de l'enrichissement tout en proposant des "négociations sérieuses", par le biais d'un document remis aux Nations unies.

31 août : Téhéran ignore l'ultimatum fixé par les grandes puissances pour suspendre son enrichissement d'uranium.

25 octobre : l'Iran met en service, dans son usine de Natanz, une deuxième cascade de centrifugeuses destinées à enrichir de l'uranium.

23 décembre : le Conseil de sécurité de l'ONU impose des sanctions à l'Iran; la résolution 1737, édulcorée sous la pression de la Russie, interdit la vente de tout matériel ou technologie qui puisse contribuer aux activités de l'Iran dans les domaines nucléaire et balistique. Elle n'autorise pas le recours à la force et donne soixante jours à l'Iran pour "suspendre toutes ses activités nucléaires sensibles en termes de prolifération".

2007

21 février : le délai accordé en décembre par l'ONU à Téhéran pour suspendre ses activités nucléaires sensibles expire sans que l'Iran ne manifeste d'ouverture.

24 mars : le Conseil de sécurité de l'ONU alourdit les sanctions infligées à l'Iran dans sa précédente résolution (1737), pour son refus de suspendre ses activités d'enrichissement et de retraitement de l'uranium. L'Iran qualifie la résolution d'«illégale», et limite sa coopération avec l'AIEA.

23 mai : l'AIEA publie un nouveau rapport constatant que «L'Iran n'a pas suspendu ses activités liées à l'enrichissement» et accroît ses activités à l'usine de Natanz. Le pays aurait même accéléré le déploiement de ses centrifugeuses, dont 1300 tourneraient actuellement à plein régime.

13 juillet : Téhéran accepte que des inspecteurs de l'AIEA se rendent avant la fin juillet sur le site du réacteur à eau lourde d'Arak, qui était fermé aux inspections depuis mars, à la suite des sanctions imposées par l'ONU.

22 Août : un accord est conclu entre l'Iran et l'AIEA sur un calendrier de plusieurs mois pour que Téhéran réponde aux questions en suspens sur son programme nucléaire.

Fin août : un rapport de l'AIEA constate que l'Iran poursuit l'enrichissement d'uranium à Natanz, en y faisant fonctionner près de 2 000 centrifugeuses.

16 septembre : Bernard Kouchner, Ministre français des Affaires étrangères, affirme que le monde doit se "préparer au pire", c'est-à-dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran.

25 octobre : les Etats-Unis adoptent de nouvelles sanctions contre l'Iran. Elles visent les Gardiens de la révolution, l'unité d'élite Al Qods, et les trois principales banques du pays.

7 novembre : le président iranien affirme que son pays a atteint le cap des 3000 centrifugeuses, étape qui permet théoriquement d'obtenir suffisamment d'uranium enrichi nécessaire à la fabrication d'une bombe atomique. Il avait fait, le 2 septembre, une déclaration identique, mise en doute par l'AIEA.

15 novembre : un rapport de l'AIEA évoque des «progrès substantiels» dans la coopération de Téhéran avec l'agence mais qualifie ces avancées d'"insuffisantes".

3 décembre : publication d'un rapport des seize agences de renseignement américaines qui considère avec "un haut degré de confiance" que "l'Iran a arrêté son programme d'armement nucléaire à la fin 2003".

2008

4 février : la télévision iranienne filme le lancement d'une fusée "de recherche", à l'occasion de l'inauguration du premier centre spatial iranien.

22 février :  l'AIEA expose dans le détail des éléments pouvant indiquer que le programme nucléaire iranien a "une possible dimension militaire".

3 mars : le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution qui aggrave légèrement le régime de sanctions économiques et commerciales imposé à Téhéran depuis décembre 2006.

8 avril : Mahmoud Ahmadinejad annonce l'installation prochaine de 6 000 nouvelles centrifugeuses destinées à enrichir l'uranium à l'usine d'enrichissement de Natanz.

26 mai : un nouveau rapport de l'AIEA stigmatise la république islamique pour son manque de transparence.

14 juin : nouvelle offre de coopération élargie du groupe des 5+1 (les cinq membres du Conseil de sécurité et l'Allemagne). En échange de la suspension de l'enrichissement d'uranium, les grandes puissances "reconnaissent le droit de l'Iran à développer la recherche, la production et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques".

9 juillet : tir d'essai d'un missile Shahab-3, d'une portée de 1500 km.

23 juin : nouvelles sanctions européennes contre Téhéran en raison de son refus de renoncer à l'enrichissement d'uranium. Les mesures visent notamment la première banque iranienne, la Banque Melli.

19 juillet: nouvelle rencontre infructueuse des 5+1 et du négociateur iranien, malgré la participation inédite d'un diplomate américain.

28 septembre : une nouvelle résolution de l'ONU demande à l'Iran de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium, mais n'ajoute pas de nouvelles sanctions.

19 novembre : l'Iran continue à ignorer les injonctions du Conseil de sécurité et bloque toujours l'enquête sur un éventuel volet militaire de son programme nucléaire, déplore l'AIEA dans un nouveau rapport.

2009

19 février : l'Iran franchit une nouvelle étape en se dotant, selon le dernier rapport d l'AIEA, d'une quantité suffisante d'uranium faiblement enrichi pour fabriquer, s'il le souhaite, de la matière fissile pour une arme nucléaire.

8 avril : les Etats-Unis annoncent leur intention de reprendre toute leur place, et sur le long terme, dans le processus de négociationsengagé par les cinq membre permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.

9 avril : le président iranien inaugure à Ispahan la première usine de fabrication de combustible nucléaire. Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique déclare parrallèlement que l'Iran a installé 7000 centrifugeuses à Natanz.

28 août : un rapport de l'AIEA indique que Téhéran progresse dans son programme nucléaire, avec désormais 8 308 centrifugeuses à Natanz.

9 septembre : Téhéran transmet un texte de "propositions" aux grandes puissances.

14 septembre : l'Iran et le groupe des six annoncent la tenue d'une rencontre sur le dossier nucléaire, le 1er octobre, après les propositions formulées par Téhéran.

25 septembre : Barack Obama, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown accusent l'Iran d'avoir dissimulé une usine secrète d'enrichissement de l'uranium près de Qom.

1er octobre : les six grandes puissances chargées des discussions sur le nucléaire iranien et Téhéran se retrouvent à Genève pour relancer, après 14 mois d'interruption, des entretiens destinés à tester la volonté iranienne de lâcher du lest sur son programme nucléaire.

4 octobre : une analyse confidentielle de l'AIEA estime que l'Iran a acquis "suffisamment de connaissances pour pouvoir élaborer et fabriquer" une bombe atomique "fonctionnelle", selon le soir le New York Times.

18 octobre :ouverture d'uneréunion au niveau des experts à Vienne pour discuter des modalités de la mise en oeuvre de l'accord entre l'Iran, l'AIEA et le groupe 5+1.

21 octobre :  les Etats-Unis, la Russie et la France proposent à l'Iran un accord sur l'enrichissement de l'uranium iranien à l'étranger.

26 octobre : l'Iran est prêt à livrer une partie de son uraniumfaiblement enrichi dans le cadre d'un accord international, indique le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki.

7 novembre : l'Iran refuse d'envoyer son uranium enrichi à l'étranger, affirme un responsable du Parlement.

18 novembre : Manouchehr Mottaki annonce le refus de l'Iran de transférer à l'étranger son uranium faiblement enrichi.

27 novembre : résolution de l'AIEA condamnant l'Iran pour son programme nucléaire et demandant la "suspension" de la construction du site nucléaire de Fordo, près de Qom, dont la révélation en septembre avait provoqué un tollé.

29 novembre : Téhéran annonce qu'il s'apprête à examiner la possibilité de produire de l'uranium enrichi à 20% et à construire 10 nouvelles usines d'enrichissement.

2 décembre : l'Iran confirme son intention de produire lui-même l'uranium fortement enrichi dont il estime avoir besoin pour son programme nucléaire.

10 décembre : les ambassadeurs occidentaux à l'ONU menacent l'Iran de nouvelles sanctions au Conseil de sécurité si Téhéran continue de violer ses obligations internationales concernant son programme nucléaire.

16 décembre : l'Iran procède à un nouveau test de son missile balistique Sejil-2 capable de frapper Israël.

2010

3 janvier : menacé de nouvelles sanctions, Téhéran donne aux grandes puissances un "ultimatum" d'un mois pour accepter un échange d'uranium selon ses propres termes, faute de quoi il produira lui-même l'uranium nécessaire pour son réacteur.

10 janvier : le commandant des forces américaines en Irak et en Afghanistan, David Petraeus, déclare que Washington a mis au point des plans militaires concernant les installations nucléaires iraniennes, dont des "bombardements".
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 09:52



Mardi 12 janvier 2010
2 12 /01 /2010 09:39

ASSOCIATED PRESS

 



http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1263147871003&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

Un media officiel de l’Etat iranien rapporte qu’un professeur de physique nucléaire de l’Université de Téhéran a été tué par une motocyclette piégée parquée à l’extérieur de son domicile dans la capitale iranienne.



The entrance to the...

L’entrée de l’Université de Téhéran.
Photo: Courtesy


SLIDESHOW: Israel & Region  |  World


D’après une dépêche de la télévision d’Etat, Massoud Mohammadi était juste en train de quitter son domicile pour se rendre à son travail quand l’explosion a eu lieu.


L’impact de l’explosion a fait volé en éclats les fenêtres de sa maison située dans le quartier de Qeytariyeh, au nord de Téhéran et a laissé la chaussée extérieure couverte de sang. L’agence de presse semi-officielle ISNA a cité une confirmation  de l’assassinat ciblé, émanant du procureur de Téhéran Abbas Jafari Dolatabadi.

 

Aucun rapport ne dit si Mohammadi était lié au programme nucléaire iranien, que l’Occident suspecte d’être voué au développement des capacités de produire des armes nucléaires.


L’Iran nie avoir une quelconque intention de produire des armes et insiste sur le caractère pacifique de ses avancées nucléaires, telle que la production d’énergie.


La dépêche télévisée décrit Mohammadi comme un “loyal soutien” de la Révolution de 1979 qui a renversé le Shah et porté au pouvoir le Clergé chi’ite.

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