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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 18:01
Source : Univers thorah par Rav Meir Hazan
http://www.universtorah.com/ns2_dossier.php?idd=477
 


      C'est le neuvième mois de l'année à compter de Nissan et le signe du zodiaque est celui du Sagittaire. 

      Ce mois a tantôt un, tantôt deux jours de Roch 'Hodèch : en effet, on a vu précédemment que les mois de 'Héchvane et Kislèv ont parfois 29 et parfois 30 jours. 

      A l'époque du deuxième Temple, après l'institution de la fête de Hanouka, des messagers furent envoyés par le Sanhédrine, aussitôt que fut proclamée la néoménie de Kislèv, afin d'informer les Communautés éloignées de Jérusalem de la date exacte de Roch 'Hodèch Kislèv, en vue de la célébration de 'Hanouka qui tombe le 25 Kislèv. 

      La Michna (Roch Hachana I, 3) précise en effet que pour six mois de l'année, des messagers devaient informer les communautés éloignées : un de ces mois était Kislèv. 


      Le 25 Kislèv commencent les huit jours de 'Hanouka, célébrés dans toutes les communautés juives par allumage des lumières la veille au soir. 

      Dans la Guémara (Chabbate 21b), le sens et le caractère de la fête sont indiqués brièvement, en ces termes : Les jours de 'Hanouka sont au nombre de huit, pendant lesquels il ne faut faire ni de Héspèd (éloge funéraire) ni de jeune, même volontaire. 

      Lorsque les Syriens pénétrèrent dans le Temple, ils souillèrent toutes les huiles consacrées au culte. Apres la victoire des Hasmonéens, on ne trouva qu'une seule fiole intacte, scellée au sceau du Grand Prêtre. 

      Bien que cette fiole ne contienne d'huile que pour un jour, un miracle se produisit, et il fut possible d'en alimenter Ie candélabre pendant huit jours. L'année suivante, le Bèt Dine fixa huit jours de fête, à compter du 25 Kislèv, célébrés par la récitation du Hallèl et des prières de reconnaissance envers l'Éternel. 


      Voici comment Rambam (Hilkhote 'Hanouka chap. 3) explique l'origine et le sens de cette fête. 

      A l'époque du deuxième Temple, lorsque la Judée passa sous la domination des rois séleucides, ceux-ci prirent de nombreuses mesures de contrainte, interdisant l'étude de la Tora et la pratique de ses commandements. Les juifs furent persécutés dans leurs biens et dans leur vie de famille. Les païens envahirent le Temple, pratiquant des brèches nombreuses dans son enceinte, profanant les choses saintes. 



Mathatiahou appelle aux armes
      La vie des juifs était devenue un enfer. Mais le Dieu de leurs pères les prit en pitié et les délivra de leur détresse. 

      Les Hasmonéens, famille de Kohanim, vainquirent l'envahisseur ; un de leurs descendants fut proclamé Roi, et ce petit royaume juif arriva à se maintenir plus de deux siècles, jusqu'à la destruction du deuxième Temple. 

      Le jour de leur victoire sur l'ennemi, le 25 Kislèv, les prêtres combattants, pénétrant dans l'enceinte du Temple, ne trouvèrent qu'une fiole d'huile consacrée, suffisant à peine pour entretenir la lumière du candélabre pendant une journée. 

      Un miracle se produisit, et l'huile suffit pendant huit jours, jusqu'à ce qu'une nouvelle provision d'huile sacrée fut assurée. 


      En souvenir de ces événements, les Sages de l'époque instituèrent la fête de 'Hanouka. Huit jours à partir du 25 Kislèv chaque année, journées consacrées à la joie, avec récitation du Hallèl ! Chaque soir, des lumières seront allumées sur les portes des maisons, afin de perpétuer le souvenir de ce miracle. 

      Le Hallèl est récité chaque matin, sans coupures, comme aux fêtes ordonnées par la Tora. Les prières de reconnaissance ordonnées par les Sages sont introduites par " 'Al Hanissim ", qui est intercalé dans l'avant-dernière bénédiction du Chémoné 'Esré ainsi que dans la bénédiction des grâces après les repas. 
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 16:01
Retrouvez les deux articles sur le calendrier hébraique
http://www.aschkel.info/article-32340534.html  
http://www.aschkel.info/article-32426915.html


Le meilleur spécialiste à mon avis dans ce domaine : Roger STIOUI >http://roger.stioui.free.fr/

L’essence de Roch ‘Hodech
L’être du paraître


Lorsque D.ieu fit le choix de Son monde, Il y instaura des débuts de mois et d’années. Lorsqu’Il fit le choix de Jacob et de ses enfants, Il y instaura des nouveaux mois de délivrance.

Midrache Chémot Rabbah 15:11

La signification de « Roch ‘Hodech »

Le sujet général du Roch ‘Hodech est le renouvellement (‘hodech vient de ‘hadach, « nouveau »), la renaissance de la Lune après qu’elle ait achevé de décroître jusqu’à disparaître totalement. Et, bien qu’elle n’apparaisse en cet instant que comme un point lumineux, elle inclut déjà potentiellement toute son évolution ultérieure, de même que la naissance de l’homme porte en elle toute sa vie. Cet instant est donc appelé roch, la « tête » du mois, car il est comme la tête qui inclut en elle tout le corps.

Or, la Torah compare le peuple juif à la Lune, et, comme celle-ci, il connaît un renouvellement à chaque Roch ‘Hodech. En effet, le Roch ‘Hodech est le moment où se révèle dans l’âme de chaque Juif l’étincelle de Machia’h qu’elle contient, le niveau de Yé’hida, qui est une parcelle de l’âme du Machia’h (dont l’âme est la Yé’hida collective du peuple juif).En imprégnant toute les facettes de la personnalité du Juif avec la profondeur de la Yé’hida, cette révélation engendre un renouveau de tout son être, à même d’entraîner la révélation et la venue du Machia’h.

Pourquoi seulement le début ?

Il faut néanmoins comprendre pourquoi c’est précisément la renaissance de la Lune qui évoque la Délivrance messianique et non le moment de la « pleine lune ». Nos Sages ont en effet enseigné que l’âge d’or de l’Histoire juive, au temps du roi Salomon et du premier Temple, fut comparable à la pleine lune : de la même façon qu’il faut quinze jours pour que la Lune soit pleine, il fallut quinze générations depuis Avraham notre père jusqu’à Salomon pour atteindre cette plénitude. Or, sachant que l’ère messianique sera marquée par une perfection encore plus poussée, il semble plus logique de la comparer à une situation de « pleine lune », quand celle-ci brille de toute sa lumière, plutôt que de « nouvelle lune », dans laquelle on commence à peine à en percevoir l’éclat.

Cette apparente incohérence nous mène à conclure qu’il existe une qualité, un avantage inhérent à la « nouvelle lune » qui ne se trouve pas dans la situation de « pleine lune ». C’est cette qualité qui se révélera au sein du peuple juif lors de la Délivrance messianique et c’est pourquoi celle-ci est précisément comparée à la « (re)naissance » de la Lune.

La prière d’un petit enfant

Pour comprendre la nature de cette qualité, il est utile de se pencher sur la notion de naissance et de renouveau telle qu’elle apparaît au sein du peuple juif lors de la naissance d’un enfant :

Du fait qu’il est proche de sa naissance, un petit enfant possède en effet une supériorité par rapport à une « grande personne ».

Un Juif adulte est conscient qu’il existe différents degrés chez le Créateur : D.ieu est appelé « Sage », « Tout-puissant », etc. Et même lorsqu’il envisage D.ieu tel qu’Il existe au-delà de toutes ces qualités, la grandeur de D.ieu réside à ses yeux dans le fait de dépasser lesdites qualités et se mesure donc à leur aune.

En revanche, l’enfant, qui ignore ces subtilités théologiques, prie D.ieu en toute simplicité. Il s’adresse tout simplement à « D.ieu Lui-même », dont il n’est pas nécessaire de préciser les « qualités ». Et pour cette raison l’enfant appelle D.ieu « Hachem », « le Nom ».

Cette différence est également illustrée dans la façon dont l’homme s’attache à D.ieu :

L’adulte, qui sait que D.ieu dépasse toutes les qualités, l’appréhende de façon « négative », en ressentant que la grandeur de D.ieu est de ne pas être limité par ces définitions. Son attachement à D.ieu passe donc par la négation de soi, de ses conceptions, etc ;

A l’inverse, pour l’enfant, c’est à travers la perception de soi qu’il est en contact avec D.ieu, car il Le ressent dans toute chose. D.ieu l’accompagne à chaque instant de son existence, dans son repas, dans ses activités, etc.

En d’autres termes, l’adulte s’attache à D.ieu à travers ses propres facultés révélées, son intelligence, sa sensibilité, etc. Et, même lorsqu’il s’élève jusqu’à se lier à D.ieu avec les parties les plus profondes de son être, sa force de volonté, de désir, jusqu’à sa yé’hida elle-même, cela demeure dans un projet de sortir de soi et de ses limites pour s’unir avec le Créateur.

Le petit enfant, lui, s’unit à D.ieu de par l’essence de son âme (qui est au-delà de tout nom – c’est-à-dire de toute définition – que l’on peut donner à l’âme, de toute « qualité » que l’on peut reconnaître à celle-ci).

Avant le « Modé ani »

Ces deux degrés de la relation avec D.ieu, celui de « l’adulte » comme celui de « l’enfant », se retrouvent dans la vie quotidienne de chaque Juif :

Le début de la journée d’un Juif, immédiatement dès son réveil, est marqué par la récitation du Modé ani, l’expression de reconnaissance à D.ieu pour la restitution de son âme. Dans cette phrase, on mentionne l’action de reconnaissance (le verbe « Modé ») avant de mentionner sa propre existence (le pronom personnel « ani » , « je »). Cette attitude d’effacement total de soi devant D.ieu est l’expression de l’essence de l’âme (au-delà du ressenti de celle-ci).

Or, cette révélation de l’essence de l’âme est liée avec le moment même du réveil. En effet, la récitation du Modé ani est en elle-même une démarche d’humilité, c’est-à-dire de sortie de soi. En revanche, l’instant même du réveil (lors duquel on est une « nouvelle créature », comme un enfant qui vient de naître) marque la révélation de l’essence de l’âme dans toute sa vérité. Il n’y a, en cet instant, rien d’autre que la révélation de son existence. Et comme l’essence de l’âme est une avec l’Essence Divine, il y a donc dans cet instant la révélation de l’Essence Divine telle qu’Elle se trouve en soi.

Et cette révélation de l’essence de son âme au réveil constitue la base sur laquelle le Juif va servir D.ieu tout au long de la journée : tout de suite en récitant le Modé ani, puis la prière disant « l’âme que Tu as mise en moi est pure, Tu l’as créée, Tu l’as formée, Tu me l’as insufflée » qui fait allusion aux quatre autres niveaux de l’âme, et ensuite son action au sein du monde matériel dans le cadre de sa profession, etc.

La lumière est seulement une conséquence

Nous pouvons maintenant comprendre pourquoi la Délivrance messianique est liée à la (re)naissance de la Lune plutôt qu’à la pleine lune :

La plénitude atteinte par la Lune le quinzième jour du mois ne concerne que sa lumière, alors que l’existence même de la Lune est révélée le jour du Roch ‘Hodech, lorsque, après avoir totalement disparu, elle surgit de nouveau. Par la suite, cette existence pénètre elle-même la lumière de la Lune.

C’est de cette même façon que se déroulera la Délivrance messianique : les Enfants d’Israël sont amenés à « se renouveler comme la Lune » lors de l’avènement messianique par la révélation de « l’essence de leur existence », l’essence de leur âme, qui imprégnera toutes les dimensions de la vie, jusqu’à révéler concrètement que l’âme et l’Essence Divine ne font qu’un.

Révéler l’essence de l’âme

Étant donné que la Délivrance résultera de nos actions en exil, il convient de s’y préparer en s’employant dès maintenant à la révélation de l’essence de son âme, telle qu’elle dépasse même le degré de Yé’hida :

En effet, au-delà de l’enseignement ‘hassidique connu selon lequel la Délivrance se fera par le fait que chaque Juif révélera l’étincelle du Machia’h qui est en lui (son niveau de Yé’hida), il faut ajouter et préciser que l’objectif essentiel est de révéler l’essence de son âme, l’essence d’Israël qui dépasse même la Yé’hida, ce qui constitue le véritable sujet du Machia’h.

Tel est le sens du verset « J’ai trouvé mon serviteur David, Je l’ai oint de Mon huile sainte » : « J’ai trouvé » fait référence à l’existence même du Machia’h et « Je l’ai oint de Mon huile sainte » enseigne que cela doit pénétrer toutes les dimensions, à l’instar de l’huile qui s’infiltre dans tous les matériaux.

Cela signifie que lorsqu’un Juif se réveille, avant même d’exprimer sayé’hida en se vouant entièrement au service de D.ieu, il ressent sa propre existence, c’est-à-dire l’essence de son âme. Et la prise de conscience de cela (son « réveil ») entraîne à sa suite tous les éléments du service de D.ieu qui jalonnent la journée, en les imprégnant de la révélation de l’essence de l’âme.

Tel est véritablement le sujet de la venue du Machia’h : la révélation effective de l’essence du peuple juif.

« Tous les jours de ta vie »

Telle est également le sens profond de l’injonction de la Michna, « Tous les jours de ta vie, pour amener les jours du Machia’h » : à chaque instant que l’homme est en vie et qu’il respire, il a le devoir de faire venir le Machia’h. Au-delà de toutes les actions qu’il entreprend en ce sens, l’essence même de son existence est de faire venir le Machia’h ! Et cela amènera « les jours du Machia’h », au pluriel, ce qui fait allusion aux deux périodes de l’ère messianique ainsi qu’aux innombrables élévations successives qui la caractériseront.

Ainsi, dès l’instant de son réveil, au moment de la révélation de l’essence de son âme, un Juif ressent dans sa première respiration consciente le sujet du Machia’h : il respire, si l’on peut dire, « l’air du Machia’h ». « L’air du Machia’h » représente l’existence même du Machia’h, la révélation de son existence en tant que Machia’h, qui est la première étape suite à laquelle commencera sa révélation aux yeux de tous à travers ses actions (« la lumière du Machia’h »).

Ainsi donc, le fait de révéler la nature profonde et divine de notre vie (« ta vie ») est ce qui amène aux « jours du Machia’h » – à la Délivrance concrète du monde entier – car ceux-ci sont inclus dans la révélation de son existence.

Adapté des discours du Rabbi du 28 ‘Hechvan,
Roch ‘Hodech Kislev et Chabbat (2 Kislev) Toldot 5752


Le Molad
Définitions et horaires

Au moment de bénir le nouveau mois à la synagogue le Chabbat qui précède Roch ‘Hodech, il est de coutume d’annoncer l’heure à laquelle se fera lemolad (la naissance de la nouvelle lune) à Jérusalem, afin de l’avoir à l’esprit en récitant la bénédiction.

Traditionnellement, cet horaire est annoncé en heures, minutes et ‘halakim, soit par exemple : « Le molad aura lieu dimanche soir à sept heures du soir, huit minutes et six ‘halakim. » Un ‘helek est un 1080èmed’heure, ou encore 3,33 secondes. Dans le tableau ci-après, nous avons inscrit le moment du molad en heures, minutes et secondes (par ex. : 7:08:23). Nous avons aussi noté le nombre de ‘halakim, pour l’annonce traditionnelle à la synagogue.

Tous les horaires indiqués sont ceux de Jérusalem. Ce sont ceux annoncés dans toutes les synagogues, où qu’elles se trouvent.

Pour plus d’information sur le molad, voir plus bas Qu’est-ce que le molad ?

Horaires du Molad pour 5770 (2009-2010)

Molad pour le mois de

Jour de la semaine

Date Civile

Date Hébraïque

Horaire

Tichri

Chabbat

 19 septembre 2009

1er Tichri 5770

10:47:23 (7'halakim)

'Heshvan

Dimanche

18 octobre 2009

Veille du 1er'Hechvan 5770

23:31:26 (8'halakim)

Kislev

Mardi

17 novembre 2009

30 'Hechvan 5770

12:15:30 (9'halakim)

Tevet

Jeudi

17 décembre 2009

30 Kislev 5770

00:59:33 (10'halakim)

Chevat

Vendredi

15 janvier 2010

29 Tevet 5770

13:43:36 (11'halakim)

Adar

Dimanche

14 février 2010

30 Chevat 5770

2:27:40 (12'halakim)

Nissan

Lundi

15 mars 2010

29 Adar 5770

15:11:43 (13'halakim)

Iyar

Mercredi

14 avril 2010

30 Nissan 5770

3:55:46 (14'halakim)

Sivan

Jeudi

13 mai 2010

29 Iyar 5770

16:39:49 (15'halakim)

Tamouz

Chabbat

12 juin 2010

30 Sivan 5770

5:23:53 (16'halakim)

Av

Dimanche

11 juillet 2010

29 Tamouz 5770

18:07:56 (17'halakim)

Eloul

Mardi

10 août 2010

30 Av 5770

6:52:00 AM

Qu’est-ce que le molad ?

Le calendrier juif est basé sur le cycle de la lune, chaque mois représentant un cycle, soit le temps qu’il faut à la lune pour faire le tour de la terre.

Le molad est le moment de la « naissance » de la lune. Il y a en effet un point de l’orbite de la lune auquel celle-ci est positionnée exactement entre le soleil et la terre, la rendant invisible à ceux qui se trouvent à la surface de la terre. Le molad intervient lorsque la lune s’est suffisamment éloignée de ce point pour qu’un mince croissant de sa surface éclairée devienne visible, ce qui marque le début d’un nouveau mois juif.

Le temps qu’il faut à la lune pour accomplir une révolution autour de la terre – calculé par les Sages du Talmud et confirmé par l’observation astronomique – est de 29 jours, 12 heures et 793 ‘halakim (il y a 1080‘halakim ou « parties » dans une heure, de sorte qu’un ‘helek équivaut à 3,33 secondes). Ceci représente la durée moyenne qui s’écoule entre unmolad et le suivant. Toutefois, le moment exact auquel la lune devient visible varie légèrement du molad moyen en fonction des positions de la terre, de la lune et du soleil les unes par rapport aux autres à chaque nouveau mois, de l’endroit de la terre où se tient l’observateur, de la durée du crépuscule propre à la saison de l’année et encore d’autres variables astronomiques.

Pour cette raison le calendrier juif est « ajusté » de sorte que Roch ‘Hodech, le premier jour du mois, soit aussi proche que possible du moment où la lune serait vue à Jérusalem si nous nous appuyions encore sur l’observation directe de la lune pour établir le début d’un nouveau mois (comme cela se faisait jusqu’au cinquième siècle de l’ère commune). En outre, dans la mesure où un mois doit être composé de jours entiers, la durée des mois juifs alterne entre 29 et 30 jours. C’est pourquoi il arrive souvent que Roch ‘Hodech tombe un jour ou plus après le molad moyen


Les lois de Roch 'Hodech Le début – la « tête » – du mois juif

• Il ne convient pas de jeûner le Roch ‘Hodech, même si on a l’intention de jeûner seulement quelques heures.

• Bien qu’il n’y ait pas d’obligation de prendre un repas en l’honneur de Roch ‘Hodech, il convient de s’efforcer de le faire, si possible avec du pain.

• Il ne convient pas de se couper les cheveux le Roch ‘Hodech, même s’il s’agit d’un vendredi et que l’on veut se couper les cheveux en l’honneur de Chabbat.

• Il faut également éviter de se couper les ongles le Roch ‘Hodech.

• Si un garçon atteint l’âge de trois ans le jour de Roch ‘Hodech, leOpshérénish (coupe de cheveux à l’âge de trois ans) devrait avoir lieu immédiatement à l’issue de Roch ‘Hodech et non le jour même.

Action de grâce après les repas – Birkat Hamazone

• Dans les Actions de grâce après les repas, nous ajoutons le passageYaalé véYavo – « Puisse s’élever... » dans la troisième bénédiction. Si l’on a oublié de dire le Yaalé véYavo et qu’on s’aperçoit de son erreur avant de dire le nom de D.ieu  à la fin de Ouvenei Yérouchalaïm – « Et reconstruit Jérusalem... », on peut encore dire le Yaalé véYavo. Si toutefois on a prononcé le nom de D.ieu, on termine cette bénédiction et on ajoute les mots suivants :

Translittération : Baroukh ata Ado-naï E-loheinou Melekh haolam chénatane rachei ‘hodachim lé’amo Yisrael lezikarone.

Traduction : Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui a donné des jours de Roch ‘Hodech à Son peuple Israël, pour le souvenir.

• Si on a déjà prononcé le premier mot de la quatrième bénédiction, on poursuit l’Action de grâce et on ne la recommence pas.

Les prières

• L’ordre de la prière le jour de Roch ‘Hodech est le suivant :

  • Prière normale jusqu’à la Amidah, (en omettant les passages que l’on ne dit pas les jours où le ta’hanoun n’est pas récité).
  • Amidah avec Yaalé veYavo
  • Demi Hallel, suivi de véAvraham zakène...
  • Cantique du jour (Chir chel yom), suivi du Psaume 104 (Barekhi nafchi). (Le premier jour de Roch ‘Hodech Eloul on ajoute le Psaume 27 : LéDavid Hachem ori.)
  • Lecture de la Torah : Nombres 28, 1-15. Quatre personnes sont appelées à « monter » à la Torah.
  • Achrei – Ouva leTsione Goel
  • On enlève les Téfilines de Rachi et on met les Téfilines de Rabbénou Tam.
  • Moussaf de Roch ‘Hodech (sans Téfilines)
  • Ein K’Elokeinou
  • Alénou
  • Pour ceux qui en ont la coutume : Téhilim (Psaumes) du jour, précédés du Psaume 20.

• Les jours de Roch ‘Hodech, nous récitons le « demi Hallel ». L’officiant prononce la bénédiction au début et à la fin du Hallel de Roch ‘Hodech et acquitte tous les fidèles présents. Ceux-ci doivent répondre Amen de sorte à être inclus dans cette bénédiction. Si une personne prie seule, sans minyan, la coutume ‘Habad est qu’elle récite la bénédiction du Hallel.

• Nous insérons Yaalé véYavo dans la Amidah (prière silencieuse) des offices de Cha’harit, Min’ha et Maariv de Roch ‘Hodech. Il est inséré dans la bénédiction de Retsé.

Si on a oublié de dire le Yaalé véYavo et que l’on s’en aperçoit avant de prononcer le nom de D.ieu à la fin de la bénédiction Hama’hazir chékhinato leTsione, on revient à Yaalé véYavo et on le dit.

Si toutefois on s’est aperçu de son erreur après avoir prononcé le nom de D.ieu, les règles suivantes s’appliquent pour Cha’harit et Min’ha :

A) Si on s’est aperçu de l’omission immédiatement après avoir prononcé le nom de D.ieu, on dit les mots lamdeini ‘houkeikha et on revient àYaalé véYavo.

B) Si on a déjà commencé Hama’hazir mais qu’on n’a pas encore ditModim, on peut dire Yaalé véYavo juste avant Modim.

C) Si on a déjà commencé Modim et que l’on s’aperçoit de l’omission avant de terminer Yihiou leratsone à la fin de Elokaï netsor, on reprend àRetsé.

D) Si on a déjà dit le Yihiou leratsone avant Ossei Chalom, même si on n’a pas fait les trois pas en arrière, on doit reprendre au début de la Amidah.

• À Maariv, toutefois, une fois que l’on a prononcé le nom de D.ieu dans la bénédiction Hama’hazir, on ne peut plus rattraper Yaalé véYavo. On termine simplement la Amidah.

Source : http://www.fr.chabad.org/ 

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 20:34

Nous entrons dans le mois hébraïque de Sivan.

Le don que D.ieu a fait aux Juifs sur le mont Sinaï constitue l’événement culminant de ce mois, ainsi que de toute l’histoire connue.








Sivan est le troisième mois du calendrier hébraïque, si l’on commence, comme le fait la Torah, à compter à partir de Nissan, le mois de notre délivrance d’Egypte. Pour le Judaïsme, trois est un nombre prodigieux. Moïse était le troisième enfant de sa famille. Les Juifs commencèrent à se préparer pendant trois jours à recevoir la Torah le troisième jour de Sivan. D.ieu partagea les Juifs en trois groupes ayant des rôles différents : les Kohanim, les Léviim et le reste, Israël.


Avant d’explorer ce qu’implique du point de vue mystique le nombre trois, il nous faut comprendre ce qu’est réellement la « vérité ». Ce mot sous-entend beaucoup plus qu’une exactitude purement littérale. Le nom mystique de la vérité est Tiféret, qui signifie textuellement « harmonie » - terme que peu d’entre nous lui associent. Quel est le lien entre les deux ?


Pour le Maharal, le fameux Kabbaliste vivant à la période de la Renaissance, la vérité est définie comme étant l’image complète. Elle inclut aussi bien le passé que le présent et l’avenir. Elle comporte la réalité interne et son contrepoint externe. C’est la synthèse de la totalité, c’est-à-dire l’harmonie. Pour peu que quelque chose soit vrai, il doit l’être du point de vue spirituel, physique, mathématique et philosophique. Si une idée « marche » à un certain niveau mais non pas à d’autres, elle n’est pas vraie dans le pur sens du mot.


Le fait que nous autres humains soyons mortels, nous empêche pratiquement d’avoir une vision infaillible de l’avenir. L’accès que nous avons à toute chose qui s’est passée avant notre naissance est faussé par les interprétations du passé qu’en ont les autres personnes. Ajoutons une bonne pelletée de subjectivité émotionnelle même en ce qui concerne les observations que nous portons sur le présent et il semble que notre recherche de la vérité est vouée à l’échec.


La vérité transcendante, par définition, provient d’un endroit qui se trouve au-dessus du temps et de l’espace. Le Maharal considère la vérité transcendante comme la seule vérité authentique. L’unique fois où nous y eûmes accès fut sur le mont Sinaï., lorsque nous entendîmes la voix de D.ieu.


Au-dessus et au-delà


Plaçons-nous sous cet angle et commençons à examiner la signification du nombre trois. D’après le Maharal, il nous faut imaginer une chaîne. Lorsqu’on la lève, le premier maillon touche le deuxième. Celui-ci touche à la fois le premier et le troisième. Le troisième anneau touche le deuxième mais pas le premier. Ainsi, le troisième anneau est le premier de la série qui n’a aucune connexion avec le premier. Le nombre trois symbolise donc quelque chose de nouveau qui, néanmoins, n’est pas débranché.


Maharal qualifie cette propriété (nouveau mais non pas déconnecté) de nivdal , ce qui veut dire en hébreu séparé ou transcendant ; elle fait partie intégrante d’un processus tout en en étant au-delà. Ainsi, par exemple, Moïse, troisième enfant de sa famille, avait reçu en héritage le monothéisme dont Abraham était à l’origine mais fit un pas supplémentaire en donnant à son peuple le sens de la nation fondé sur la Torah.


Le mois de Sivan est lié historiquement à Nissan, le mois de la délivrance. En Sivan, cependant, les Juifs gravirent une marche au-delà de la liberté physique et devinrent spirituellement autonomes, se définissant seulement au moyen de la Torah, la parole de D.ieu. Nivdal .Connectés mais nouveaux. Partie d’un processus mais également au-delà.


Sur le quai de la gare


Que cela signifie-t-il de vivre avec le concept de transcendance ? L’expérience que j’ai vécue récemment m’a montré combien profondément cette notion apparemment abstraite influait sur ma pensée de tous les jours.


J’étais dans le New Jersey, en route pour Sequacus à la gare de Metrotrack. Il était environ deux heures de l’après-midi et le quai était presque vide. Les seuls voyageurs présents étaient deux femmes et un homme. Soudain, une des femmes, debout près de moi, perdit l’équilibre et tomba à la renverse. Je me suis immédiatement penchée afin de l’aider à se relever. Bien que ses yeux fussent ouverts, elle ne réagissait pas. Elle avait perdu connaissance.


La seconde femme s’approcha. Elle me demanda si je savais pratiquer le secourisme. Je répondis que je ne savais pas et elle affirma qu’elle non plus. Mais elle se baissa et prit le pouls de la femme évanouie. Quand elle vit qu’il n’y avait pas de pouls, elle recourut aussitôt à la réanimation cardio-pulmonaire (RCP). Evidemment, elle savait ce qu’elle faisait.


Entre temps, j’appelais les Services d’aide médicale urgente. Cinq minutes s’écoulèrent. La femme me regarda ; elle était exténuée. En copiant ce que je lui avais vu faire, je prenais sa place. Bientôt, un agent de police arriva. J’étais consternée. Nous avions besoin d’un médecin et non pas d’un policier ! Il se mit à pratiquer le bouche à bouche, manifestement les seuls soins de premiers secours qu’il connût.


Le quai se mit subitement à trembler car un train entrait en gare. La seule personne qui savait vraiment quoi faire, la femme qui avait entrepris le RCP, marmona quelque chose au sujet d’intubations et monta dans le train. Je regardai la scène horrifiée. Une personne était en train de mourir et elle estimait nécessaire de prendre le train !


Au bout de quelques minutes, l’équipe de secours arriva. Plus tard, en narrant l’événement, je me sentais gênée par le fait que cette femme qui, par la force des choses, avait dirigé les secours, avait tout bonnement quitté les lieux afin d’attraper son train. En quoi une réunion d’affaires ou un rendez-vous personnel ou même une séance de chimio pouvait être plus important que de sauver une vie ?


La réponse montre ce qu’est le contraire de nivdal. Si je lui avais posé cette question la veille, elle m’aurait répondu que de sauver une vie humaine est le plus important. Elle est certainement consciente de ce qu’est la vérité transcendante. Le problème est que, quand le train est réellement entré en rugissant dans la gare, elle fut saisie par la réalité d’ici et maintenant. La réalité physique est si vivante et immédiate qu’elle éclipse la réalité transcendante.


A quoi donc ressemble nivdal ? Supposons que cette femme qui connaissait les méthodes de réanimation, se rendait à une interview pour un travail dont elle rêvait. Imaginons que le train pour cette destination ne passait qu’une fois toutes les trois heures. Imaginons qu’elle était au chômage depuis six mois et qu’elle avait vraiment besoin de cet emploi.Et maintenant supposons qu’il était si évident pour elle que de sauver une vie l’emportait sur tout, qu’elle décida, lorsque le train entra en gare, de rester avec la femme jusqu’à ce que les secours arrivent ; elle savait, sans hésitation et sans regret, que c’était le bon choix. C’est cela nivdal. C’est de vivre en étant relié à une vérité plus élevée que celle que la pure réalité extérieure transmet.


Recevoir la Torah, c’est le nivdal ultime. C’est s’engager à aller au-delà de l’immédiat, de l’évidence et du réel apparent pour atteindre l’image transcendante et sans limites qui est l’essence de la vérité.


Signe du mois : les Gémeaux


Moïse ne fut pas le seul qui amena les Juifs à un endroit où ils purent entendre la vérité. Son frère Aaron a été son porte-parole dès le début en Egypte lorsqu’ils arrivèrent dans la palais du pharaon et formulèrent la demande exorbitante de libérer les Juifs. Chacun d’eux joua un rôle et développa notre conscience d’une manière spécifique et unique. Moïse fut le législateur suprême. Il transmit les commandements qui nous montrent où sont les limites qu’il nous faut franchir si nous devons passer de la pseudo vérité à la vérité absolue transcendantale. Son frère Aaron s’est adressé à chaque Juif avec amour et a suscité l’aspiration profonde et cachée à vivre une existence plus élévée et plus englobante que celle du quotidien. La justice et l’amour furent entremêlées ; ce n’est pas une coïncidence que le signe du mois soit les Gémeaux, les jumeaux.


Le livre de Ruth


Chaque fête de pèlerinage (Pessah, Chavouot et Souccot, célébrés autrefois par tout le peuple qui se rendait à Jérusalem) a une caractéristique qui lui est propre. On y lit une Mégilah différente qui raconte un aspect particulier de notre relation avec D.ieu.


A Chavouot, on lit l’histoire de Ruth, princesse moabite qui abandonna richesse et sécurité et suivit sa belle-mère en Israël pour une vie de rigueur physique et de vérité spirituelle. Ce mois-ci, son histoire c’est la nôtre ; nous essayons d’aller au-delà de la compréhension limitée que nous avons de la vérité et de nous rapprocher de l’image complète que nous vîmes au mont Sinaï. 
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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 20:26
Que cette semaine et ce nouveau mois vous apporte tout le bonheur que vous souhaitez...


Une pensée particulière pour mon ami adoré Gilles qui a eu le mérite d'être né cette semaine.

Pour redescendre en douceur !!!!
Bamidbar & Chavouot
Compter et recompter


La paracha s’ouvre sur le commandement de D.ieu de faire un recensement des Juifs. En fait, à trois reprises, un tel compte fut entrepris durant les treize premiers mois suivant la sortie d’Egypte. Quelle est la signification spirituelle d’une telle démarche répétitive et en quoi ces trois recensements se différenciaient-ils l’un de l’autre ? Enfin quel en est le lien avec Chavouot qui tombe à proximité de la lecture de cette paracha ?

La paracha de Bamidbar a une relation très particulière avec la fête de Chavouot. En général, chaque paracha a un lien avec la période au cours de laquelle la lecture en est faite et Bamidbar est généralement lue le Chabbat qui précède Chavouot. L’on se réfère également à Chavouot comme au mariage d’Israël à D.ieu. Et le Chabbat qui précède le mariage, le fiancé est appelé à la Torah en guise de préparation. Ainsi, si l’on peut s’exprimer ainsi, Bamidbar est une préparation pour cette union particulière entre D.ieu et Son peuple qui eut lieu lorsqu’il reçut la Torah.

Nous trouvons ce lien dès les premiers mots qui ouvrent la paracha où D.ieu commande : « Compte le nombre de toute l’assemblée des enfants d’Israël. ». Il nous faut donc comprendre la véritable nature de ce recensement.

Rachi commente ainsi ce commandement : « Parce qu’ils (les enfants d’Israël) lui sont chers, Il les compte tout le temps : quand ils sortirent d’Egypte, il les compta ; quand ils péchèrent à cause du Veau d’or, Il les compta ; quand Il fut sur le point de faire descendre Sa présence parmi eux (dans le Tabernacle) Il les compta. Car le premier Nissan, le Tabernacle fut érigé et le premier Iyar, Il les compta. »

A première vue, ce commentaire pose problème. Quand on possède des objets qui nous sont précieux, on les sort souvent pour les compter, comme pour se les réapproprier. Mais D.ieu connaît le nombre des Enfants d’Israël sans avoir à en faire le recensement. Pourquoi donc l’ordonne-t-Il ?

De plus, pourquoi y eut-il un délai d’un mois entre le troisième recensement et l’événement qui l’avait suscité (l’érection du Tabernacle) ?

Enfin, quelle différence y a-t-il entre ces trois recensements ? La Torah ne nous dit pas qui entreprit le premier. Le second le fut par Moïse. Mais le troisième fut ordonné à la fois à Moïse et Aharon. Pourquoi ce dernier ne fut-il impliqué qu’ici ?

Essayons de comprendre ce que signifie un recensement. Quand des éléments sont comptés, ils se trouvent dans un rapport d’égalité. Le plus grand des hommes et le plus petit comptent chacun pour un, ni plus, ni moins. Et puisque, comme nous le dit Rachi, le recensement constituait une preuve de l’amour de D.ieu, il devait être un geste dans lequel chaque Juif est égal, non par son intellect ou sa stature morale mais par son essence : son âme juive. Mais c’est quelque chose que nous ne pouvons voir de l’extérieur. Ainsi le but du recensement était-il de mettre à jour, de faire jaillir l’essence de chaque Juif.

Nous pouvons, dès lors, résoudre l’une des difficultés posées par le commentaire de Rachi : il écrit que D.ieu compte Son peuple tout le temps ; et pourtant, il souligne lui-même qu’ils ne furent comptés qu’à trois reprises : la première année, (dont une un mois après avoir quitté l’Egypte) et par la suite seulement une fois encore (trente-huit ans plus tard) durant leur errance dans le désert. Par la suite, cela n’eut lieu qu’à intervalles irréguliers et peu fréquents (selon le Midrach, neuf fois jusqu’à aujourd’hui, la dixième devant subvenir avec la venue de Machia’h). On pourrait interpréter les mots de Rachi comme voulant dire « dans des moments particuliers » et pourtant il utilise précisément : « tout le temps », implication à laquelle on ne peut échapper. Mais en fait, nous pouvons à présent comprendre : si le but de compter est de révéler l’essence de chaque âme juive, cette révélation a une profondeur qui la place au-dessus de l’érosion due au temps, en fait, elle est opérationnelle « tout le temps ».

Quand, à des moments de persécutions religieuses, le Juif est forcé à l’idolâtrie (et similairement dans le cas de chaque transgression, l’on peut dire qu’elle résulte de la persécution du penchant négatif), une ligne de pensée se trouve ouverte à lui. Il pourrait se dire : « puisque la Techouvah efface tous les péchés, que mon éloignement du Judaïsme n’est que temporaire et que la voie du retour me sera toujours ouverte, pourquoi me soucier de cette transgression unique ? »

Et pourtant, nous voyons, à toutes les époques et parmi toutes sortes d’hommes, que des Juifs ont voulu sacrifié leur vie plutôt que leur foi, même pendant un instant, sans s’arrêter pour réfléchir. Pourquoi ? Parce que le lien entre D.ieu et l’âme juive est au-delà du temps.

C’est là le sens de : « Il les compte tout le temps » ; l’amour qui s’exprime dans le fait de compter est plus profond que les vicissitudes du temps et des calculs. Il révèle qu’au plus profond de lui, le Juif est prêt à son propre sacrifice. Et c’est là la conséquence de l’héritage qui définit le Juif de « tout le temps ».

Nous pouvons désormais comprendre la différence entre les trois recensements mentionnés par Rachi. Le processus de la Révélation se fit par différentes étapes. D’abord, l’âme juive fut réveillée par l’amour de D.ieu. Ensuite, elle commença à marquer de son influence la vie extérieure des Juifs et finalement elle imprégna toutes leurs actions.

Le premier recensement eut lieu lors du départ des Juifs d’Egypte et éveilla leur sens de sacrifice de soi au point qu’ils suivirent D.ieu dans un désert inconnu et aride. Mais leurs émotions restaient insensibilisées.

Le second se produisit avant l’érection du Tabernacle. Il toucha plus profondément l’intellect et les émotions des Juifs parce qu’ils se préparaient à faire descendre la Che’hina (la Présence Divine), en leur sein. Mais l’élan venait toujours de l’extérieur : c’était le commandement de D.ieu qui les avait mis au travail et non une aspiration intérieure.

Mais avec le troisième recensement, le service du Tabernacle à proprement dit, eux-mêmes, par leurs propres actions, apportèrent D.ieu parmi eux. Toutes leurs actions furent alors le témoignage de l’union de l’âme juive avec D.ieu.

Il est maintenant clair qu’il fallait ce délai d’un mois entre l’achèvement du Tabernacle (en Nissan) et le troisième recensement (en Iyar). Car Nissan est le mois de Pessa’h, le moment où nous recevons la Révélation d’En Haut : ce ne fut pas le mérite des Juifs qui leur valut l’Exode d’Egypte mais seules la miséricorde et la bonté divine. Mais Iyar est le mois du Omer, le mois de sacrifices particuliers et par le sacrifice nous occasionnons la « révélation qui vient d’en bas », celle qui répond à nos mérites et pas seulement à la Grâce Divine.

Une explication parallèle nous permet de comprendre la raison de l’implication d’Aharon exclusivement dans ce recensement. Car Moïse était le porte-parole de la Révélation Divine, un lien du haut vers le bas. Mais Aharon, le Prêtre, était celui qui éleva le peuple d’Israël du bas vers le haut.

Et lors de ce troisième recensement, Israël atteignit enfin l’état où ses propres actions furent pénétrées de la conscience de l’âme.

Ainsi, le lien entre Bamidbar et Chavouot est clair. Quand la Torah fut donnée, Israël et les Juifs furent unis de telle sorte que D.ieu envoya Sa révélation d’En Haut et les enfants d’Israël eux-mêmes s’élevèrent.

Et nous lisons, en préparation à notre annuelle « re-création » de cet événement, la paracha qui évoque le troisième recensement où les deux modes de révélations sont liés. Ainsi, en prenant à cœur le sens du recensement comme geste de l’amour de D.ieu pour Israël, nous pouvons restituer cette union qui eut lieu à Sinaï lorsque D.ieu prit Son peuple comme épouse de telle sorte que, par la Torah, Israël se trouva unie à D.ieu.

 



 

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