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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 13:47

ONU declaration

La Palestine à l’Onu ? Entretien par Michel Gurfinkiel

 

Les implications pour Israël et le monde.

 

Les Palestiniens cherchent depuis quelques mois à être admis à l’Onu en tant que nation indépendante et souveraine. Israël redoute une telle éventualité. Pourquoi ces deux positions ? Je réponds aux questions de Kountrass, un magazine orthodoxe israélien.

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 12:50

DIMANCHE 14 AOÛT 2011

En vrac, mais bien dans l’air du temps


Ma photo

http://victor-perez.blogspot.com/

L’article du Figaro intitulé « La bande de Gaza confrontée à un manque d'eau potable » n’a nul besoin d’explications de textes pour que le lecteur lambda comprenne le sujet. Ni, de surcroît, pour qu’il manque d’en attribuer quasi systématiquement et de façon subliminale la responsabilité àIsraël. Ce que Charles Gauthier, l’auteur de l’article, incite à sous-entendre : « Selon la Palestinian Water Authority (PWA), citée par l'AFD, un Palestinien consomme 70 litres en moyenne en Cisjordanie, un Israélien 250 litres, et un Occidental de 150 à 200 litres ».
Ce lecteur, fondamentalement abusé car ne possédant pas les mesures réalisées par l’administration israélienne, confirmera l’Israélien au mieux  gaspilleur, au pire voleur d’eau forcément ‘’palestinienne’’.
Il ne sera pas amené, non plus, à réfléchir aux implications des ‘’Palestiniens’’, et principalement du Hamas, dans cette pénurie. Comme par exemple, la non construction d’usines de dessalement d’eau de mer qui auraient contribué à un meilleur confort desGazaouis. Voire d’usines de retraitement des eaux usées qui seraient réservées à l’agriculture. Réalisations qui ont permis à l’état d’Israëlde ne plus dépendre, ou presque, du bon vouloir de la météo. Un pays que beaucoup accusent, malgré tout, de « voler » l’eau de ses voisins.
Une accusation qui, à contrario, démontre bien l’existence de cet état. Ce que bon nombre de gouvernements ou de grands trusts ont de plus en plus de mal à admettre.
Ainsi, sur le site institutionnel de l'expatriation « Maison des français de l'étranger », dépendant du Ministère des Affaires étrangères françaisIsraël n'apparait pas. Chacun sait évidement qu’aucunFrançais ne désire s’expatrier dans ce pays, voire qu’aucun ne s’y trouve déjà !
Les bagages Delsey vendent bien leur production en Israël. Cependant, dans leur liste de points de vente on ne trouve pas ce pays.
La société Nivea, quant à elle, si elle a bien fait disparaître l’état juif de son site internet, a reconnu un pays encore inexistant. A savoir les « Territoires palestiniens ».
Depuis et suite à quelques réclamations, tout est rentré dans ‘’l’ordre’’ semble t-il. Jusqu’au prochain round ?
Les Juifs australiens, pour ce qui les concerne, ont été écœurés de découvrir, lors du recensement national 2011, que leur religion n’est pas dénombrée alors que sept dénominations chrétiennes différentes ont été listées, au même titre que le bouddhisme, l'Islam et « autre : spécifiez » voire « pas de religion ».
Il semble donc que le Judaïsme ait ‘’disparu’’ d’Australie !

En France, il semble que l’éducation nationale tente de refaire quelque peu l’histoire. Le terme Shoa disparaît des livres scolaires et est remplacé par « anéantissement ». En revanche, celui de « Nakba », qui vient de l’arabe, y fait son entrée.  
Dans le domaine politique, le vingt septembre 2011, l’Autorité palestinienne demandera la reconnaissance de la « Palestine » par l’Onu. Une légitimation qui sera certainement refusée par le Conseil de Sécurité mais avalisée par un grand nombre de pays siégeant à l’Assemblée générale. Une « Palestine » qui n’aura d’autres objectifs que celui d’envenimer le conflit et augmenter la haine envers un peuple qui se refuse insolemment à un auto-suicide. Une résolution qui portera la responsabilité de l’enterrement des « accords d’Oslo » voire du sang qui sera versé ici ou là et que la communauté internationale ‘’garante’’ des droits de l’homme s’empressa d’adosser à l’état juif.
Un scénario qu’amplifie à souhait et par calcul politique la patronne de l’opposition israélienne. La présidente de Kadima est, selon ses dires, prête à reprendre les négociations immédiatement avec Abou Mazen. Ce qui, en conséquence, insinue un  acquiescement aux pré-conditions ‘’palestiniennes’’ : la fin de la construction dans les implantations de Judée et Samarie ainsi qu’un accord tacite sur les futures frontières basées sur celles de « 1967 ».
Programme que le peuple refuse dans sa très grande majorité et dontTsipi Livni ne peut mettre en œuvre sans trouver d’alliances. Une coalition politique introuvable et qui cependant ne l’interpelle nullement.
Ce qui dénote un sens incroyable de la prévision !
Israël, quant à lui et malgré cet air du temps vicié, continue d’accueillir fièrement ses millions de touristes sous un soleil radieux, tente de gérer sa situation économique au plus près des intérêts de son peuple et se tient prêt à tout défi.
Toutes choses qui énervent.
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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 00:25

 

 

Vidéo - 10 faits à connaître sur la "Cisjordanie"

 

Vidéo traduite et sous-titrée par danilette

 

standwithus

                                  Appuyez sur CC pour voir les sous-titres en Français   Flèche vers le haut icone 32x32
                                                                                                                                                             
  1. Le terme "CISJORDANIE" a été créé par la Jordanie durant son occupation illégale
  2. La Cisjordanie a été connue comme la Judée et Samarie pendant plusieurs millénaires
  3. Les Juifs n'ont pas eu le droit d'habiter en Judée Samarie durant son occupation illégale par la Jordanie (1948-1967)
  4. IL N'Y A JAMAIS EU UN ETAT ARABE PALESTINIEN
  5. La ligne verte n'a jamais été une frontière internationale reconnue
  6. La résolution 242 de l'ONU dit que des frontières assurant la sécurité doivent être l'objet de négociations
  7. Les localités israéliennes couvrent environ 1,7% de la Cisjordanie ou de 5 à 8% si on inclue la barrière de sécurité
  8. Entre 75 et 80% des Israéliens de Cisjordanie, vivent dans des communautés proches de la ligne verte
  9. 98% des Palestiniens de Cisjordarnie vivent en zone A et B sous contrôle palestinien, moins de 2% vivent dans la zone C administrée par Israël
  10. Les Communautés palestiniennes couvrent environ 40% de la Cisjordanie alors qu'environ 60% sont virtuellement vides

 

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 13:11

 

 

 

 

 

 

 

Les réfugiés "palestiniens" de 1948,

ni innocents ni pacifiques !

Dr. Rivka Shpak Lissac

Version française par Dominique Kahtan

pour  © 2011 www.aschkel.info

 

 

Texte original : http://www.rslissak.com/content/palestinian-refugees-1948-were-not-innocent-peace-loving-people-drrivka-shpak-lissak 

avec Autorisation du Dr Lissak    

 

 

 

A lire aussi le dossier, du même auteur

 

Dossier - Immigration de masse des arabes des pays limitrophes vers la palestine juive de 1870 jusqu'en 1948.

 


La campagne palestinienne, menée dans et par les médias internationaux, essaie de présenter les réfugiés palestiniens comme une peuplade inoffensive et pacifique, expulsée de chez elle en 1947/8 par les israéliens cruels et sans cœur. Israël se voit accusé de "nettoyage ethnique".

 

 

Je suis née dans la région alors appelée Palestine,  pendant le Mandat Britannique et y ayant vécu mon  enfance  et mon adolescence, je peux témoigner des soi-disant pacifisme et innocence des arabes aujourd'hui appelés palestiniens.

 

A-    La Palestine est la patrie du peuple juif.

 

Le pays s'appelait Israël,  fut nommé plus tard Judée et les Israéliens, les Juifs habitaient ce pays. C'est en l'an 135 de l'ère commune que l'empereur romain, Hadrien, donna le nom de "Palaestina" au pays après avoir écrasé la révolte juive contre l'occupation romaine. 985 villes et villages furent détruits, pas moins de 100.000 prisonniers de guerre furent  vendus en esclavage, et à peu près 500.000 périrent, tués ou assassinés. Mais beaucoup plus encore prirent la fuite  Et selon des sources romaines, les réfugiés juifs encombraient les ports de la Méditerranée.

De 3.000.000 millions au  1er siècle de l'ère commune la population juive  passa  à 150.000 au 4ème siècle. Mais les juifs ni n'oublièrent ni n'abandonnèrent leur rêve de retourner dans leur foyer national et la Déclaration Balfour de 1917 leur en donna la possibilité.

 

Contrairement aux énoncés de la propagande arabo-palestinienne,  il n'y eut jamais d'état arabe palestinien dans la région géographique de la Palestine. Du 7ème au 14ème siècle, la population était composée de chrétiens d'origine autre qu'arabe. Au 16ème siècle, la région, alors sous domination ottomane, comptait moins de 100.000 arabes. . La plupart des arabes, qui se disent palestiniens, sont arrivés dans la région au milieu du 19ème siècle et jusqu'en 1948 en tant qu'ouvriers-immigrants des pays arabes musulmans. Les investissements juifs-sionistes et le Mandat Britannique ouvraient de nouveaux débouchés d'emploi.

 

B- Une décision internationale a permis le retour des Juifs dans leur foyer national.

 

 C’est avec l’approbation et la reconnaissance par la Société des Nations, que les juifs revinrent s'installer davantage en Terre d' Israël  après la Première Guerre Mondiale. La Société des Nations  attribua le Mandat sur le territoire de la Terre d'Israël à la Grande-Bretagne afin de  poser les fondations d'un foyer national pour le peuple juif. Le foyer national juif comprenait les deux rives du Jourdain.. En 1922, et tout-à-fait illégalement, en violation des termes du Mandat, le gouvernement britannique détacha la partie orientale de la région allouée au foyer national juif pour la donner à la famille Hashémite. La Résolution des Nations Unies de 1947 arrachait au foyer national juif la rive occidentale  pour y fonder  un état arabe supplémentaire en bordure d'un état Juif établi sur ce qui restait du territoire du Foyer National Juif. Le Mouvement Sioniste et le Mouvement National Juif acceptèrent la Résolution de 1947 et le territoire réduit car il incombait au Mouvement Sioniste de donner un foyer aux survivants de la Shoah. Aucun autre pays ne s'était déclaré prêt à les recevoir.

 

C- Pendant toute la durée du Mandat Britannique, les Juifs furent soumis à des attaques constantes.

.

Les arabes qui vivaient dans la région refusaient de reconnaître le droit des Juifs de s'établir dans le pays. Les Juifs devinrent la proie de harcèlements et de pogroms continus. Des centaines de juifs furent assassinés ou blessés pendant les pogroms de 1919/20, de 1929, de 1936-39.

Je me rappelle qu'enfant, je devais passer mes nuits,  dormir, avec ma famille, sur un matelas tiré sous la fenêtre pour échapper aux tirs des arabes d'El -A-Rish, le village voisin sur la colline nous surplombant, qui visaient nos fenêtres nuit et jour. Et le jour, les nôtres étaient pris pour cibles et devaient essuyaient des coups de feu permanents.

Face au conflit, la puissance mandataire voulut trouver une solution à la situation. La Commission  Peel (La Commission Royale pour la Palestine) en 1936-37 proposa le partage de la Palestine Occidentale en deux états, l'un juif et l'autre arabe. Les juifs acceptèrent l'offre, mais les arabes la refusèrent; ils voulaient s'approprier la région dans son entier.

 

Après la deuxième guerre mondiale, en1947, les Nations-Unies décidèrent par un vote de diviser la région en deux états pour mettre un terme au conflit arabo-juif. Les Juifs acceptèrent et les  arabes de Palestine rejetèrent la résolution et partirent en guerre contre les Juifs dès novembre 1947. Des volontaires, venus des pays arabes, s'empressèrent de leur venir en aide et  c'est ainsi qu'en mai 1948, le jour de la Déclaration d'Indépendance de l'Etat Juif, sept armées arabes envahirent l'Etat d'Israël  nouvellement crée aux cris de "jetons les juifs à la mer!"

 

Ma ville natale, Holon, était la proie de tirs constants en provenance du village arabe sur la colline,  les transports à  partir de ma ville jusqu’ à Tel-Aviv aussi. Tous les jours je partais à Tel-Aviv pour me rendre au lycée. Une fillette, sous les tirs, trouva la mort et mes parents décidèrent alors de m'envoyer habiter dans la famille de mon oncle.

 

Sept jeunes, originaires de ma ville natale, qui servaient dans la police britannique, furent brutalement assassinés alors qu'ils essayaient de protéger et défendre les convois juifs vers Jérusalem, qui traversaient le village de Yazur dont la grande majorité des habitants était composée d'immigrants en provenance de l'Egypte. Un des jeunes habitait une maison proche de la mienne. Il avait 18 ans.

 

 

Ces quelques récits illustrent les moyens auxquels les arabes avaient recours pour "nous jeter à la mer!"

 

Tout au début, l'offensive des arabes de Palestine fut couronnée de succès. Les Juifs furent attaqués sur les routes; leurs villages, leurs villes et leurs cités furent aussi exposées aux attaques et leurs  pertes en vies humaines furent considérables.

 

Puis, petit à petit, les Juifs commencèrent à repousser les attaques puis passèrent  à l'offensive qui eut pour conséquence la fuite de nombreux arabes. Les uns, effrayés à l'idée des représailles éventuelles, les autres fuyant, suivant le conseil de leurs dirigeants de quitter  jusqu'à " ce que les juifs soient jetés à la mer!", et d'autres encore, ayant participé à la guerre ou ayant commis des massacres, se virent expulsés.

 

6000 juifs, représentant 1% de la population juive, furent décimés. Il y eut des  milliers de blessés. Et beaucoup d'entre eux étaient des survivants de la Shoah.

 

En résumé, les réfugiés arabes de Palestine n'étaient et ne sont nullement des victimes innocentes de la cruauté juive. Mais ils déclinent toute responsabilité et blâment Israël!

 

Il n'existe aucun antécédent selon lequel des réfugiés auraient été autorisés à rentrer chez eux, surtout après avoir fait preuve d'hostilité envers ce même pays.

 

La victime véritable de ce conflit est bien Israël parce que les arabes n'ont jamais renoncé à leur rêve de "jeter les juifs à la mer!". Ils ont attaqué Israël en 1967 puis en 1973 et continuent à utiliser la terreur. La terreur et les guerres menées par les arabes et les palestiniens ont tué 22.000 israéliens, et en ont blessé des milliers.

 

Les Palestiniens ont rejeté par six fois l’occasion de mettre un terme au conflit et d'établir un état en bordure d'Israël. Les deux dernières datent de l'an 2000 et de l'année 2008. Et maintenant, ils essaient d'obtenir un pays en s'adressant aux Nations-Unies et veulent ainsi éviter les négociations avec Israël. Ils veulent prolonger le conflit et mettre un terme à l'existence de l'Etat Juif en installant des descendants de réfugiés et autres en Terre d'Israël.

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 22:18

 

Propagande pro-palestinienne  - La pire carte mensongère véhiculée sur le Web

Traduit par Occam pour  © 2011 www.aschkel.info

 

Peut-on en vouloir à des ignorants manipulés de brandir une carte comme celle-là, les organisateurs de manifestations de boycott et autre propagande mensongère eux savent que cette carte est fausse et sont en plein dans la distorsion historique même si ils sont conscients que les gens sérieux les prennent pour des imbéciles…., comment peuvent-ils s'ils avaient une once d'honnêteté intellectuelle et de moralité ne pas avoir honte d'embrigader tant de gens...

Aschkel

 


 

   "Les organisations anti-israéliennes (et même d'autres à présent*) adorent montrer les images suivantes sur leurs sites : [cartes que l'on voit même lor de manifestations de boycott}

 

map-that-lies.jpg

 

 

 La première carte est le plus gros mensonge :

 

mapthatlies2.jpg

 


 

RETOUR SUR LA VRAIE HISTOIRE


Atlas-10-07.png 

    Alors qu'on peut supposer que les zones blanches sont en fait les terrains qui étaient des propriétés privées détenues par les Juifs, les zones en vert n'étaient pas des propriétés privées détenues par des Arabes. Seul un infime pourcentage du territoire en Palestine était constitué de propriétés privées. Les diverses catégories de propriétés incluaient celles-ci :

 

    - Mulk : Propriété privée au sens occidental.
    - Miri : Territoire détenu par le gouvernement (à l'origine, l'Empire Ottoman) et susceptible d'exploitation agricole. Les particuliers pouvaient obtenir des documents afin de cultiver le terrain et payer une dîme au gouvernement. La propriété ne pouvait être transférée qu'avec l'approbation de l'Etat. Les droits au Miri pouvaient être transférés aux héritiers, et le terrain pouvait être sous-loué à des locataires. Si le propriétaire mourrait sans héritier ou que le terrain n'était pas cultivé depuis trois ans, le terrain revenait à l'Etat.
    - Mahlul : Terrains Miri non cultivés qui devaient revenir à l'Etat, en théorie après trois ans.
    - Mawat (ou Mewat) : Territoire non réclamé et proclamé "mort". Il constituait entre 50 et 60% des terres de Palestine. Il appartenait au gouvernement. ... Si le territoire était cultivé avec un permis, il était déclaré libre d'impôts, du moins pendant la période mandataire.
    Au début des années 1940 les Juifs détenaient environ un tiers des terrains Mulk de Palestine et les Arabes environ deux tiers. La grande majorité du territoire total, toutefois, appartenait au gouvernement, ce qui signifie que lorsque l'Etat d'Israël fut établi, ces terrains devinrent légalement israéliens. (Environ 77% des terrains étaient détenus par le gouvernement, en supposant que 6 millions de dunams constituaient des terrains privés, ainsi que le révèle cet 
inestimable site à partir duquel j'ai tiré la plupart de ces informations.)
    Prétendre que les zones vertes étaient "palestiniennes" est tout simplement un mensonge.

      villes et villages juifs depuis 1882

villes-village-juifs-depuis-1882.jpg

Quelques localités juives fondées depuis la fin du 19é siècle

sur une terre vide et inculte

 Par le Dr Claude Tencer

Archives de C.T

 

Localité

Fondée en

Localité

Fondée en

Localité

Fondée en

Localité

Fondée en

Athlit

1904

Gueva

1921

Kineret

1908

Moza Tahtit

1894

Avihail

1932

Guivat-Brener

1928

Hatsor

1937

Merhavia

1911

Even Yehouda

1932

Guivat-Hashlosha

1925

Hatserim

1946

Nétanya

1929

Ourim

1946

Guivat-Hen

1933

Herev-Laat

1947

Nes Ziyonah

1883

Ousha

1937

Guivat-Haïm

1932

Herout

1930

Petah-Tikva

1878

Ayalon

1938

Guivat-Ada

1903

Tirat-zvi

1937

Raanana

1921

Ayelet-Hashahar

1918

Guivat-Shmouel

1942

Yagour

1922

Ramat Gan

1921

Alonim

1938

Guivataïm

1922

Yad-Mordéhaï

1943

Ramat Hasharon

1923

Elyashiv

1933

Gvaram

1942

Yedidia

1935

Rehovot

1890

Aloumot

1941

Guevet

1926

Yehiam

1946

Ramat Yshaï

1925

Afikim

1932

Guevaton

1933

Yofat

1926

Rishon Le Zion

1882

Efek

1939

Guezer

1945

Yakoum

1947

Rosh Pinnah

1882

Ashdot-Yaakov

1907

Guilon

1946

Yoknam

1935

Sdeh Yaakov

1927

Beer-Touvia

1930

Glil-Yam

1943

Yarkona

1932

Tel-Aviv

1909

Beery

1946

Guan-Hashomron

1934

Kadouri

1931

Tel Mond

1929

Ben-Shemesh

1921

Guan-Haïm

1935

Kfar-Ouria

1944

Yavné’el

1901

Birya

1945

Guan-Yavné

1931

Kfar-Azar

1932

Yesod ha-Ma’alé

1883

Beth-Alfa

1922

Guan-Shlomo

1927

Kfat-Bialik

1934

Zikhron Ya’akov

1882

Beth-Oren

1939

Guan-Shmouel

1931

Kfar-Bilou

1932

Zofit

1933

Beth-Berl

1947

Guenossar

1937

Kfar-Bloum

1943

Heftzi-ba

1922

Beth-Halevy

1945

Guanei-Am

1934

Kfar-Barouh

1926

Kiriyat Ata

1925

Beth-Hilel

1940

Guanei-guer

1922

Kfar-Guidon

1923

Nesher

1925

Beth-Hashita

1935

Guesher

1939

Kfar-Gliksson

1939

Hefetz-Haïm

1944

Beth-Zid

1943

Guat-Rimon

1926

Kfar-Hahoresh

1933

Guevoulot

1943

Beth-Zera

1926

Guat

1941

Kfar-Hamakabi

1933

Tel-Haï

1918

Beth-Hanan

1930

Dovrat

1946

Kfar-Hess

1933

Ayelet ha-Shahar

1918

Beth-Herout

1933

Dorot

1941

Kfar-Haroé

1934

Ramat Rachel

1926

Beth-Yehoshoua

1938

Dalia

1939

   

RAMALLAH - Ville Chrétienne au début du XIX ème siècle colonisée par les musulmans

>Colonisation musulmane - Le saviez-vous ? Ramallah - ville chrétienne envahie !

 

 

 

Maintenant voyons l'illustration suivante :

mapthatlies3.jpg

 

Même s'il s'agit d'une représentation adéquate du plan de partition, elle n'a rien à voir avec la question de la propriété. Tout l'objectif de cette carte est de faire accroire qu'Israël a constamment grignoté des terres arabes, et de servir de pont entre les cartes 1 et 3. Ce qui n'est pas dit, bien sûr, est qu'Israël a accepté la partition et que les Arabes l'ont refusée, et qu'en résultat Israël en 1949 ressemblait à ce qui apparaît dans la troisième image.

 

Atlas 1 10-07    

 


    La carte 3 est encore un mensonge, toutefois, car en aucun cas les zones vertes n'étaient des terres "palestiniennes" à cette époque. La Bande de Gaza était administrée par l'Egypte et la Cisjordanie annexée par la Jordanie. Personne à l'époque ne parlait d'un Etat arabe palestinien dans les zones contrôlées par ces Etats arabes - les prétentions palestiniennes ne concernaient que les territoires israéliens.
    Autrement dit, la progression de ces cartes est une série de mensonges destinée à promouvoir un plus gros mensonge, et il est tragique qu'autant de gens y cherchent la vérité.

 

Après que les armées arabes aient tenté pour la troisième fois de détruire l'Etat juif. Les arabes ont échoué, et les Israéliens ont conquis des terriroires et libéré la Judée-Samarie illégalement envahie 19 ans plutôt par la Jordanie.

RAPPEL - les arabes de cette région s'appelaient arabes et non palestiniens comme aujourd'hui.

 Palestine est le nom de l'Etat auto-proclamé par Yasser Arafat en 1988 à Alger, et qui n'a absolument rien à voir avec le nom de Palestine donné par Hadrien à la Judée, ni avec le nom de Palestine repris par les anglais désignant la palestine mandataire- Voici encore une distorsion historique de l'histoire.
   

Voici une petite tentative de mon côté pour montrer une image plus juste du processus par lequel Israël a offert les territoires qu'il contrôlait depuis 1967 dans l'espérance d'obtenir la paix :
  

Israeli-land-concessions.jpg


    Cette carte montre qu'Israël a abandonné le contrôle du Sinaï, de Gaza, du Liban-Sud et d'une bonne part de la Cisjordanie tout au long de ces années. Plutôt que d'accuser fallacieusement Israël d'être un Etat voyou grapilleur de territoires, elle révèle justement Israël comme peut-être l'unique Etat de l'Histoire qui ait volontairement abandonné plus des deux tiers des territoires qu'il contrôlait en échange de rien d'autre qu'un accord de peu de valeur - ou peut-être moins que cela. Tout cela au risque de sérieux dangers sécuritaires pour son peuple, rien de moins.
   

 

Tout cela parce qu'Israël souhaite, désespérément, vivre réellement en paix avec ses voisins. Ce désir n'est pas payé en retour par ces voisins, malheureusement.

 

    Cette vraie carte montre la réalité des incroyables concessions israéliennes pour un vain espoir de paix.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 19:57

 

 

 

 

RETOURNE EN PALESTINE !

Par Samuel NILI

 

pour © 2011 www.aschkel.info

 

 

 

s.nili.png

 

Dans toutes les librairies européennes, et francophones en Israël
Ce livre fait l'objet d'une deuxième édition, la première ayant été épuisée en 5 mois.
Je vous recommande la lecture de cet ouvrage et je remercie Samuel Nili,  pour ces vérités si élémentaires, ses arguments parfois étonnants mais tellement lucides
Aschkel

S'il vous sied de croire que, déjà au Moyen-âge, mus par une pulsion dévastatrice, les Juifs empoisonnaient les puits, propageaient la peste et immolaient des enfants chrétiens par pure perversité ; si vous êtes certains que ce peuple de poètes, d’écrivains, de scientifiques et de philosophes n’a pour vocation que d’accomplir les hallucinants Protocoles des sages de Sion – inutile de lire ce livre, vous croirez encore à de la propagande sioniste.

Si en revanche, vous êtes curieux de connaître le revers de la médaille, les dessous ( « dessous » parce qu’ensevelis sous des monceaux de mensonges ) des grandes et petites controverses qui alimentent le conflit israélo-palestinien depuis près d’un siècle, plongez dans cet ouvrage écrit avec un souci d’exactitude et non dénué d’une certaine effronterie – celle qui caresse l’évidence bien pensante à rebrousse-poil, et qui, à contre-courant des poncifs et des paresses de l’esprit, ne renonce pas.
 


Samuel Nili





Un éditeur Bleu-Blanc David Reinharc

editionsdavidreinharc
 

 

Des Outils pour défendre Israël

Une nouvelle maison d’édition juive et résolument sioniste est apparue récemment sur la scène éditoriale, portant le nom de son créateur: David Reinharc. Parmi les premiers titres, parus fin 2010, figurent deux livres fiables, concrets, précis et complets : Retourne en Palestine ! (l) de Samuel Nili et L’Etat de trop (2) de Fabien Ghez.
Ils ont 1a même finalité : fournir aux défenseurs de la cause d’Israël des données et des vérités pour réduire a néant les mensonges et les falsifications historiques clé la propagande des ennemis de l’Etat juif.


L’exode et les massacres imaginaires

Les données historiques et politiques mises à notre disposition par Samuel Nili, un Israélien né à Paris et vivant à Jérusalem, proviennent de toutes les époques de l'existence plusieurs fois millénaire du peuple Juif, et de toutes les phases du conflit israélo-arabe.

Nili démontre l’injustice, la gratuité de la diabolisation d’Israël. Tandis que les véritables occupations et massacres au Soudan, au Tibet, au Yémen, en Tchétchénie etc.., sont pratiquement passés sous silence par les hommes politiques et les médias, la fable de l’expulsion des Arabes de Palestine en 1948, a fini par être acceptée pour une évidence. 
La vérité est inversée : Israël a tenté d’empêcher l’exode volontaire de ces Arabes. De très nombreuses déclaration arabes contemporaines de cet exode, et concordantes, reconnaissent que « la Ligue arabe exhortant la population à rechercher un refus provisoire dans les pays voisins, lui promettait qu'elle retournerait dans ses foyers sur les traces des armées arabes victorieuses, et qu'elle obtiendrait sa part du butin sur les biens juifs abandonnés ». Ces armées arabes croyaient pouvoir anéantir Israël à sa naissance même.
« Sabra et Chatila » est devenu synonyme de la fureur homicide des Juifs. La vérité est que les Phalangistes chrétiens et les terroristes palestiniens se sont affrontés sauvagement et entre-massacrés dans tout le Liban et que les Chrétiens se sont vengés à Sabra et Chatila des atrocités commises par les Palestiniens.
Les publications et sites islamistes colportent de soi-disant textes juifs, mais inventés de toute pièce par, exemple, ces adages talmudiques : « si un Juif tue un goy ce n’est pas un péché ». « Les Juifs peuvent mentir et se parjurer si c’est pour tromper ou faire condamner un non-Juif »… Or, ces « perles noires» de la littérature morale Juive sont tout simplement « extraites d’un faux rédigé par un religieux catholique lituanien profondément antisémite, Justin Bonaventure Pronaitis et publié en 1892 en latin ».


La nature des ennemis d’Israël

Un autre faux, de célébrité mondiale, Los Protocoles des Sages de Sion et le Mein Kampf, la bible des hitlériens, ont retrouvé une nouvelle jeunesse dans le monde arabe. Ce sont des best-sellers à Gaza comme a Ramallah.

Les ennemis d’Israël et la communauté internationale condamnent d’une même voix la clôture de sécurité, ce « mur de l’apartheid » ou « de la honte » que les Juifs ont osé ériger
pour rendre plus difficile la pénétration en Israël des assassins palestiniens venant pour massacrer des femmes et des enfants. C’est dans ce même esprit qu’à l’époque des pogromes
dans la Russie tsariste, la police restait l’arme au pied quand on tuait des Juifs et n'intervenait - contre les Juifs- que lorsque ceux-ci se défendaient. 
A Gaza et à Ramallah, mais hélas aussi à Amman et au Caire, et comme dans les enceintes sophistiquées de la vie internationale, on pratique la règle qu'avait énoncée Châteaubriand, et Josef Goebbels à sa suite: " Un mensonge répété souvent devient vérité ". 
La nature des ennemis d'Israël, aujourd’hui l’objet de toutes les sollicitudes, est occulté. Rappeler « la distribution de bonbons aux enfants et les manifestations de joie indécentes, filmées à Gaza à l’occasion du bombardement d'un camp de jeunes appelés " Israéliens " est taxé " d’arabophobie " ou de " raciste ". Tout comme l’évocation des " scènes de liesse dans les territoires palestiniens à la suite de l’attaque des tours du World Trade Center le 11 septembre 2001, tout comme lors de la guerre du Golfe, lorsque Israël était bombardé par les scuds irakiens ".


Une autre solution finale

Le titre du livre de Fabien Ghez L’Etat de trop, résume le tableau pessimiste mais combien Justifié que présente la situation d'Israël dans le monde. On pourrait la résumer par le constat humoristique et baroque, mais combien vrai d’Abba Eban, une " colombe " ministre travailliste des Affaires étrangères de 1966 à 1974: " Si l’Algérie présentait à l’ONU une résolution déclarant que la terre est plate et que c’est Israël qui l’a aplatie, elle serait approuvée par 164 voix pour, 13 contre et 26 abstentions. " On a vu l’équivalant et pire dans la réalité: quand un tsunami ravagea le Sud-est asiatique il y a quelques années, les ennemis d’Israël l'accusèrent de l'avoir provoqué par des tirs nucléaires sub-aquatiques.
L'auteur explore l'histoire d’Israël depuis sa création et passe en revue les principales affabulations diffusées à partir du monde arabe, jusqu'aux épisodes récents du conflit Israélo-arabe, notamment les soi-disant " massacres " lors de la guerre de Gaza de 2009. Fabien Ghez parvient à cette conclusion tragique : " il ne peut y avoir de solution au conflit israélo-arabe. Les nations la refusent comme elles ont refusé pendant des siècles l’émancipation de leurs Juifs. Les thèmes n’ont pas changé. Malgré la Shoah, malgré l’analyse approfondie du passé, malgré le rappel critique de l’Histoire, malgré l’enseignement de la tolérance et de la justice, malgré les combats menés contre le racisme, malgré toute la repentance exprimée, la sempiternelle haine des Juifs n’a pas cessé, pire, elle s’est étendue à l’Etat juif. Dans la nouvelle et absurde logique, le Palestinien a remplacé le Juif et l’Israélien à lui tout seul a remplacé les racistes, les ségrégationnistes, les nazis, les inquisiteurs, les pogromistes ".
Israël, dans ces conditions, L’Etat de trop comme l’étaient hier les Juifs, est-il condamné à disparaître, à la faveur d’une autre solution finale dont l’Iran forge aujourd’hui l’outil ? Et dans le même but : rendre le monde « Judenrein », purifié par la destruction des Juifs. Ahmadinedjad lui aussi rêve d’un monde sans sionistes, où tout serait à nouveau propre et beau.
L’auteur répond non, si le peuple juif, " renonçant à ses discordes, ses divisions, ses rivalités, fini(t) de douter de lui et cesser d’accorder le moindre crédit à ce que les antisémites ont toujours voulu faire croire de lui : qu’il est responsable de tous les malheurs de la terre, de ceux des Palestiniens, des Arabes, des autres peuples et nations ".

S’il en est ainsi, le peuple Juif et son Etat seront toujours là, quand leurs ennemis et détracteurs auront disparu de la scène de l’Histoire.


Les Juifs dont Hitler faisait l’éloge

Le cas de David Reinharc permet une digression qui à la réflexion, n’en est pas une. 

Un récent article du Monde rappelle que Reinharc a fondé en 2004 " une éphémère revue liée au Betar, un mouvement de jeunesse de la droite sioniste " et qu'il est un angoissé par le déclin de notre civilisation judéo-chrétienne " (3).
Depuis des décennies, depuis qu'il est avéré que nous sommes bel et bien engagés dans une guerre de civilisations, cette angoisse est largement répandue. Elle s’est exprimée avec véhémence, partout et dans toutes les familles politiques, lors des récents crimes des islamistes, notamment le massacre de Coptes en Egypte.
Certes, les " droites " et " extrême-droites " antisémites, antisionistes, néo-nazies et racistes existent bel et bien et elles sont haïssables et doivent être dénoncées et combattues. Mais ces qualifications, qui se veulent, légitimement, disqualifiantes, comme " Betar " d’ailleurs, ne doivent pas être utilisées à la légère. 
On le voit dans leur emploi dérogatoire pour stigmatiser la pensée et 1'action d’hommes politiques israéliens qui résistent simplement à la tentative des ennemis de l’Etat juif de le traîner dans la boue avant de le détruire.
Longtemps, Ariel Sharon le vainqueur de la guerre de Kippour a joué ce rôle de monstre sioniste (le président Bush fut son équivalent américain) avant de devenir 1’idole des hyper-pacifistes, quand il eut abandonné Gaza sans contrepartie et expulsé sa population Juive. Pour les ennemis d’Israël, il représentait le Juif idéal; celui qui s’autodétruit qui fait lui-même ce qu’on rêve de lui faire. Même Hitler eut pour cette catégorie de Juifs des mots d’éloge, consignés dans ses Propos de Table : " Il y eut chez nous, j’en suis persuadé des Juifs dont le comportement a été très correct, qui se sont abstenus de tout ce qui pouvait nuire à la collectivité allemande… Dietrich Eckart m’a dit un jour avoir connu qu’un seul Juif bien: Otto Weininger " (le philosophe de réputation mondiale et que certains de ses biographies ont traité de Juif antisémite prototypique) " qui se suicida après avoir reconnu que le Juif vivait de la décomposition des autres peuples " (4).
Souhaitons que les livres " bleu-blanc " publiés par David Reinharc soient lus par tous y compris les antisionistes, capables de comprendre leur erreur et désireux de réparer les dégâts qu'ils ont faits.


Paul Giniewski -
(l) Samuel Nili, Retourne en Palestine ! Ed David Reinharc, 172 p, 17 Euros, 2010. 
(2) Fabien Ghez, L’Etat de trop Ed David Reinharc, 224 p, 17 Euros, 2010.
(3) Jean Birnbaum : « Renaud Camus, candidat de l'Occident » Le Monde « l8 décembre 2010.
(4) Henry Picker, Hitlers Tischegespräche, Seewald Verlag, p 152




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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 12:36

 

Vidéo - Immigration arabe en Palestine

 

Un peu de vraie histoire !

 

Peut-être une aide pour que les "réfugiés" palestiniens comprennent d'où viennent leurs aïeux !

 

 

 

Lire >   Dossier - Immigration de masse des arabes des pays limitrophes vers la palestine juive de 1870 jusqu'en 1948.

 

 

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 08:43

Plus de 100 analyses sur le sujet

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Les réalités qui mènent la vie dure au mythe palestinien - Pèlerins et voyageurs témoins du déclin en Palestine au 19/20ème siècle - C.Tencer

pour © 2011 www.aschkel.info

 

Qui sont ces Palestiniens?
Qui sont ces gens qui prétendent être les propriétaires de la terre sainte?
Quelle est leur histoire?
D'ou viennent-ils?
Comment sont-ils arrivés jusqu’au pays qu’ils appellent Palestine?
On affirme sur les ondes de radios officielles que les Palestiniens vivent en Eréts depuis des centaines, si ce n’est des milliers d’années.
Pourtant et curieusement, dés qu’on leur demande de démontrer historiquement, l’ancienneté de leur présence  la plupart des chaînes et des sociétés de presse sont incapables de trouver des traces remontant au delà du début du 20ème siècle

La suite  ICI

Lire aussi > Mythes, mensonges et réalités sur la Palestine - Jean-Marc MOSKOWICZ


Pèlerins et voyageurs témoins du déclin en Palestine au 19 et 20ème siècle

Par Claude Tencer 

 

Pour les plus connus

Mark Twain "On ne peut trouver de mots pour décrire la désolation qui règne ici Même l’imagination la plus féconde ne pourrait la peupler de vie et d’animation. Nous sommes parvenus à Tabor et nous n’avons rencontré aucune âme qui vive sur notre chemin". Le consul britannique de Palestine rapportait en 1857 que "Cette terre est en majeure partie vide d’habitants; Par conséquent, le recours le plus urgent est de la peupler d’habitants."

 

Chateaubriand, dans son (Itinéraire de Paris à Jérusalem Paris.1811), la description de Jérusalem de 1806 montre une ville à l'abandon : " les maisons de Jérusalem sont de lourdes masses carrées, fort basses, sans cheminées et sans fenêtres ; elles se terminent en terrasses aplaties ou en dômes, et elles ressemblent à des prisons ou à des sépulcres... A la vue de ces maisons de pierre, renfermées dans un paysage de pierres, on se demande si ce ne sont pas là les monuments confus d'un cimetière au milieu d'un désert. Entrez dans la ville, rien ne vous consolera de la tristesse extérieure : vous vous égarez dans de petites rues non pavées, qui montent et  descendent sur un sol inégal, et vous marchez dans des flots de poussière, ou parmi des cailloux roulants. Des toiles jetées d'une maison à l'autre augmentent l'obscurité de ce labyrinthe."

 

Une vision catastrophique d'une économie détruite : " des bazars voûtés et infects achèvent d'ôter la lumière à la ville désolée; quelques chétives boutiques n'étalent aux yeux que la misère; et souvent ces boutiques mêmes sont fermées dans la crainte du passage d'un cadi. Personne dans les rues, personne aux portes de la ville."

 

La description des peuples vivant à Jérusalem, sous domination musulmane, est encore plus affligeante : " au milieu de cette désolation extraordinaire, il faut s'arrêter un moment pour contempler des choses plus extraordinaires encore. Parmi les ruines de Jérusalem, deux espèces de peuples indépendants trouvent dans leur foi de quoi surmonter tant d'horreurs et de misères. Là vivent des religieux chrétiens que rien ne peut forcer à abandonner le tombeau de Jésus-Christ, ni spoliations, ni mauvais traitements, ni menaces de mort."

 

Les Juifs ne manquent pas de surprendre Chateaubriand : "tandis que la nouvelle Jérusalem sort ainsi du désert, brillante de clarté, jetez les yeux entre la montagne de Sion et le temple, voyez cet autre petit peuple qui vit séparé du reste des autres habitants de la cité. Objet particulier de tous les mépris, il baisse la tête sans se plaindre ; il souffre toutes les avanies sans demander justice... Pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère... Ce qu'il faisait il y a cinq mille ans, ce peuple le fait encore. Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem et rien ne peut l'empêcher de tourner ses regards vers Sion... Il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée, esclaves et étrangers dans leur propre pays. Ecrasés par la croix qui les condamne et qui est plantée sur leurs têtes, cachés près du temple, dont il ne reste pas pierre sur pierre, ils demeurent dans leur déplorable aveuglement... un petit peuple dont l'origine précéda celle des grands peuples, existe encore sans mélange dans les décombres de sa patrie. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici. Et qu'y a t-il de plus merveilleux, même aux yeux du philosophe, que cette rencontre de l'antique et de la nouvelle Jérusalem au pied du Calvaire."

 

 

Constantin-François Volney entreprend son voyage au Moyen-Orient où il séjourne de 1783 à 1785 (Voyage en Syrie et en Egypte 1783-1785, Paris 1787). Inspiré par les idées des philosophes, sa passion est d'établir la vérité sur le passé et le présent. Il écrit : Jérusalem "présente un grand exemple de la vicissitude des choses humaines : à voir ses murailles abattues, ses fossés comblés, son enceinte embarrassée de décombres, l'on a peine à reconnaître cette métropole célèbre qui, jadis, lutta contre les empires les plus puissants". "On s'étonne encore plus de sa fortune en voyant sa situation : car, placée dans un terrain scabreux et privée d'eau, entourée de ravines et de hauteurs difficiles, écartée de tout grand passage, elle ne semblait propre à devenir ni un entrepôt de commerce, ni un siège de consommation ; mais elle a vaincu tous les obstacles, pour prouver sans doute ce que peut l'opinion maniée par un législateur habile ou favorisée par des circonstances heureuses. C'est cette même opinion qui lui conserve encore un reste d'existence : la renommée de ses merveilles, perpétuées chez les orientaux, en appelle et en fixe toujours un certain nombre dans ses murailles ; musulmans, chrétiens, juifs, tous sans distinction de secte, se font un honneur de voir ou d'avoir vu  la ville sainte et noble, comme ils l'appellent."

 

Décrivant les pèlerinages Musulmans Volney note qu' "une foule de pèlerins de tout âge et tout sexe" se rend à Jérusalem, "on en portait le nombre en 1748 à deux mille têtes", "mais, il faut convenir que ce zèle est un peu ruineux, puisque le plus simple pèlerinage coûte au moins quatre mille livres, et qu'il en est souvent qui, au moyen des offrandes, se montent à cinquante et soixante mille... Chaque pèlerin... doit une entrée de dix piastres" pour pénétrer dans les Lieux Saints, "plus un droit d'escorte", verser des "droits sur la sortie d'une denrée particulière à Jérusalem".

Le seul prestige de la ville est son patrimoine architectural, témoin du passé, elle n'a aucun rayonnement politique ou administratif, elle est "une dépendance de Damas", ce n'est qu'une petite ville dont "le nombre de ses habitants se monte à douze ou quatorze mille âmes".

 

 

Lamartine (Voyage en Orient 1832-1833) omme tous les autres pèlerins ou voyageurs, Lamartine monte vers Jérusalem, pétri d'enthousiasme, il est saisi par la beauté du site : " l'horizon s'ouvre...et laisse voir tout l'espace qui s'étend entre les derniers sommets de la Judée... et la haute chaîne des montagnes d'Arabie. Cet espace est inondé...de lumière...l'oeil ne distingue plus rien que cet espace éblouissant et si semblable à une vaste mer... La ville, ainsi portée et présentée sur son plateau large et élevé semble encore briller de toute l'antique splendeur".

Mais la ville n'est qu'illusion, le mythe s'efface devant une bien triste réalité : "c'est la vision la plus éclatante que l'œil puisse avoir d'une ville qui n'est plus ; car elle semble être encore, et rayonner comme une ville pleine de jeunesse et de vie ; et cependant si l'on y regarde avec plus d'attention, on sent que ce n'est plus, en effet, qu'une belle vision de la ville de David et Salomon." "Les murailles sont coupées de trois portes de ville, dont deux sont murées et dont la seule ouverte devant nous semble aussi vide et aussi déserte que si elle ne donnait entrée que dans une ville inhabitée... Aucun bruit ne s'élève de ses places et de ses rues ; il n'y a plus de routes qui mènent à ses portes... Personne n'entrait, personne ne sortait ; le mendiant même n'était pas assis contre les bornes, la sentinelle ne se montrait pas sur le seuil ; nous ne vîmes rien, nous n'entendîmes rien ; le même vide, le même silence à l'entrée d'une ville de 30 000 âmes, pendant les douze heures du jour, que si nous eussions passé devant les portes mortes de Pompéi et Herculanum !"

Dans la même lignée du nationalisme, alors que les premiers écrits sionistes sont connus, Lamartine s'enflamme : "un tel pays, repeuplé d'une nation neuve et juive...serait encore la terre de la promission aujourd'hui, si la Providence lui rendait un peuple, et la politique du repos et de la liberté".

"A l’extérieur des portes de Jérusalem, nous n’avons pas rencontré âme qui vive et nous n’avons entendu aucune voix humaine" 

 

Flaubert se rend à Jérusalem, en août 1850. Il fournit une description journalistique détaillée, mais tout aussi négative. "Voilà le troisième jour que nous sommes à Jérusalem, aucune des émotions prévues d'avance ne m'y est encore survenue... Jérusalem est un charnier entouré de murs; la première chose curieuse que nous y ayons rencontrée, c'est la boucherie... ça puait très fort, c'était beau comme franchise de saleté... Dans la ville sainte, la première chose que nous y vîmes, c'est du sang".

Flaubert souligne la même chape de silence, le même effondrement économique: "Tout était silencieux, nous n'entendions pas de bruit, personne ne passait...les devantures des boutiques semblent rongées par la poussière et quelques unes tombent en ruines... Ruines, partout, ça respire le sépulcre et la désolation". (Extraits des Notes de voyages T1 Italie Egypte Palestine Moyen-Orient - Œuvres complètes. Paris 1910)

Au milieu du XIXème siècle, Jérusalem est-elle une ville fantôme, une ville morte, où ses habitants ne survivent que par leur foi religieuse ou par les bénéfices des pèlerinages ? Jérusalem n'est plus qu'un souvenir mystique, une référence allégorique, où la communauté religieuse dominante ne rêve que d'escroquer les autres, de les dévaloriser, voire de leur extirper leurs racines.

 

Herman Melville, en 1857 est frappé par : "l'effet d'être escroqué à Jérusalem", par "une ville assiégée par l'armée des morts...à l'air renfermé". Il décrit : "l'insalubrité d'une si petite ville renfermée dans ses hauts murs obstruant toute ventilation, repoussant le matin et hâtant le crépuscule malsain". "La couleur de toute la ville est le gris qui te regarde comme l'oeil froid et gris d'un vieillard macabre". "Nul pays ne dissipera plus rapidement les prévisions romantiques que la Palestine, Jérusalem avant tout. La désolation du pays est-elle le résultat de l'étreinte fatale de la divinité ?" "Jérusalem semble exprimer la finalité de la chrétienté, comme si elle était la dernière religion du monde". "Dans le vide de l'antiquité inanimée de Jérusalem, les Juifs émigrants sont comme des mouches qui ont élu résidence dans un crâne". Ainsi, même l'accélération des migrations vers Jérusalem ne laisse à Melville, aucun espoir sur l'avenir de la ville.

 

 

George Robinson, (Voyage en Palestine et en Syrie. Paris 1838) fournit une vision presqu'aussi négative en août 1830, que celle de Chateaubriand : "les faibles pulsations de cette ville qui s'éteint sont à peine sensibles... on peut parcourir pendant un jour entier les quartiers... de la ville sans rencontrer une créature humaine... Les bains" sont " le seul endroit de Jérusalem où l'on trouve quelques signes de vie."

 

Robinson souligne la même misère, la même atonie du commerce : "les marchandises exposées en vente sont d'une qualité inférieure". "J'incline à croire que la population fixe de Jérusalem ne s'élève pas au-delà de 12 000 âmes, peut-être n'atteint-elle pas ce chiffre. Sur ce nombre, les deux tiers sont musulmans ; l'autre tiers se compose d'environ 2500 juifs et d'à peu près 1500 chrétiens de diverses communions". Robinson décrit la même situation d'exclus des Juifs : "assurément la partie la plus intéressante de la population de Jérusalem. Ici, comme dans toutes les villes d'Orient, ils sont relégués dans un quartier séparé... leurs maisons ont une apparence misérable". Robinson se fait l'écho de Chateaubriand : "la vue de ce peuple opprimé, condamné à vivre esclave et étranger sur une terre qui lui appartient légitimement a quelque chose d'affligeant". Quant aux Musulmans : " de même que dans toutes les villes purement religieuses, les mahométans se font remarquer par leur intolérance et leur fanatisme".

 

Renan (La vie de Jésus - 1863) "Jérusalem est aujourd'hui une ville de pédantisme et d'acrimonie, de disputes et de haines, de petitesse d'esprit". 

 

de Vogué (le Vicomte Eugène-Melchior)  (Syrie, Palestine, Mont Athos - Voyage aux pays du passé Paris 1876) évoque en 1872 : "la désolation de son aspect matériel et la tristesse de ses abords", "le commerce, le luxe, l'industrie, ces grands soucis de toute agglomération d'hommes, n'existent ici que pour les nécessités premières et les objets de piété. L'agriculture est dérisoire". "Mais du cadavre qui gît dans ce tombeau, l'âme a survécu", l'élément "qui s'est maintenu à Jérusalem, c'est l'élément religieux... le plaisir est encore plus sévèrement banni que le travail de la cité sainte". Pourtant, Jérusalem a connu une expansion démographique "sur toute la population de Jérusalem qui se monte à 26 000 âmes environ, les Juifs comptent pour plus de la moitié, 14 000 âmes. Le reste se décompose comme il suit: Chrétiens 7000 ou 8000, Musulmans 4000 ou 5000. La plupart de ces derniers sont des Bédouins du désert ou des citadins arabes ; le surplus est fourni par les Turcs, fonctionnaires et soldats". Il souligne, comme presque tous les autres, que "les fils d'Israël nourrissent plus tous les autres des prétentions d'avenir et la persuasion d'une renaissance nationale", mais cette fois, la revendication est nourrie par l'éclosion du sionisme.

 

 

Pierre Loti (Jérusalem in Nouvelle Revue 15.12.1894 -1.3.1895), il note de son voyage d'avril 1894. "Nous nous en allons par les rues étroites, sinistres malgré le soleil, entre de vieux murs sans fenêtres faits de débris... A mesure  que nous avançons, tout devient plus en ruines, plus vide et plus mort". Ce que retient Loti de son voyage, c'est avant tout le charme de la Jérusalem musulmane ; son goût pour l'Orient, pour l'Islam explique sa vision partiale. Tout est mort, sauf le Haram as-Sharif : "où s'isole...ce beau palais bleu surmonté de sa coupole et de son croissant, la belle et l'incomparable mosquée d'Omar... la merveille de l'Islam. Quelle solitude, grandiose et farouche, les Arabes ont su maintenir autour de leur mosquée bleue !"

A lire également - Le Juif est décidément mal loti, Pierre ! par Charles-Etienne NEPHTALI

 

 

Eliezer Ben Yehouda (Le rêve traversé) : "celui qui n'a connu Jérusalem que récemment, ne peut imaginer l'aspect désolant de la place à l'entrée de la Porte de Jaffa, lorsque j'y arrivai... on ne découvrait que quelques masures misérables, lugubres, symbole de la ruine de la ville détruite". L'arrivée à Jérusalem pour Eliezer Ben Yehouda, se fait dans le cadre de la découverte de la Palestine, de l'accélération du mouvement sioniste : "je revenais à cette terre, comme un étranger, fils d'une terre étrangère, d'un peuple étranger. Je n'avais sur cette terre de mes pères, ni droit politique, ni citoyenneté. J'étais ici un étranger, un métèque... Peut-être, vraiment toute mon entreprise était-elle vaine et creuse, peut-être que mon rêve d'une renaissance d'Israël sur la terre ancestrale, n'était qu'un rêve qui n'avait aucune place au réel"

 

 

Ceci est le premier article d'une série qui fera l'objet d'un document

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 10:29

 




Les implantations juives sont-elles illégales et un obstacle à la paix ? En 10 points et diaporama

Par Aschkel

 © 2011 www.aschkel.info

 

 

 

Juifs et Arabes [1] ont vécu en Judée-Samarie depuis des siècles. Aujourd'hui, les israéliens et l'Autorité palestinienne négocient les frontières d'un possible état arabe au cœur même de la terre ancestrale du Peuple Juif.

 La seule fois où les juifs ont été interdits de vivre en Judée-Samarie malgré plusieurs millénaires de présence, fût entre les années 1949 et 1967, lorsque la Jordanie occupait illégalement la Judée-Samarie.

 

 Les localités juives construites sur la terre ancestrale du peuple juif couvrent environ 1.7% de la superficie de la Judée-Samarie

 

 Environ 75 à 80% des israéliens vivant en Judée-Samarie vivent à proximité ou le long des lignes qui séparent Israël de la "Cisjordanie" contrôlée illégalement par la Jordanie avant la guerre de 1967. Ces zones pourraient être facilement incluses sur le coté israélien en contrepartie d'un léger échange de terres.

 

5.    88% des arabes vivent sous administration palestinienne (AP) couvrant 40% de la Judée-Samarie. Israël administre actuellement 60% de la Judée-Samarie connue sous le nom de "Zone C".Dans cette zone quasi vacante résident 2 % d'arabes et fait l'objet de négociations par étapes intermédiaires prévues par le processus d'Oslo.

 Le Document complet en PDF >  Les implantations juives Les implantations juives


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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 13:07

 

 

 

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La Première Intifada - 1929  (2/2) - Rumeurs et instrumentalisation religieuse du conflit israélo-palestinien

Par le Dr Claude TENCER

 

© 2011 www.aschkel.info

Historien, chercheur sur l’histoire du conflit israélo-palestinien, docteur en Communication, Civilisations et médias.

 

 


Première partie 

ICI

 


1.2 Les juifs s'emparent d'Harem Al Shérif

 

Le signal du déclenchement des hostilités est donné à Jérusalem ce vendredi vers 11h, après la prière à la mosquée Al Aqsa. Dès le début de la matinée, une foule, munie de gourdins et de couteaux, venue de plusieurs villages des environs de Jérusalem gagne la mosquée. Un discours nationaliste sur l'esplanade des mosquées explique à la foule que les croyants de l'Islam devront se battre contre les Juifs jusqu'à leur dernière goutte de sang (14) Le Mufti, de son coté, appelle à garder le calme. Vers 11h, depuis le Mont du Temple, une vingtaine de coups de feu est entendue. La foule fait irruption dans la Vieille Ville et attaque les passants juifs. Elle envahit et attaque les quartiers juifs de la nouvelle ville, laissant 8 morts et 15 blessés juifs sur son chemin. Côté arabe, on dénombre 5 morts et 9 blessés.

 

La police britannique, qui compte pour tout le territoire, 1500 éléments, majoritairement d'origine arabe, et seulement 175 Britanniques, se trouve vite dépassée par les évènements. Les policiers ne peuvent intervenir pour arrêter les assaillants. S'ils tirent sur la foule, ils devront vite faire face à la vengeance et affronter la foule excitée. C'est pourquoi les autorités optent pour que les policiers s'abstiennent d'intervenir tant que les Juifs sont attaqués. Les Juifs, de leur côté, se trouvent sans défense, la Haganah n’est encore qu’une sorte de confédération mal organisée, même les demandes réitérées de Isaac Ben-Tsvi pour distribuer des armes à la population restent vaines.

 

A Hébron, vivent près de 20 000 personnes, en majorité des Arabes musulmans et environ 800 Juifs selon l'Agence juive. La majorité des Juifs vivent en location dans des maisons arabes, souvent construites à cet effet. Une autre partie, vit au cœur de la ville dans une sorte de ghetto rattaché à la yeshiva. Selon des témoignages, les relations entre les deux communautés sont généralement correctes, bien qu'une certaine tension demeure depuis la montée du nationalisme arabe et le développement du projet sioniste. Pourtant, jusqu'à la mi-journée de ce vendredi 23 août, le calme règne à Hébron, selon le rapport du chef de la police Raymond Kapareta qui a pris ses fonctions au début du mois d'août. Vers quinze heures, les premiers manifestants revenus de Jérusalem font circuler la rumeur que les Juifs tuent des Arabes à Jérusalem. Bien que le chef de la police nie l'information et incite les Juifs à s'enfermer chez eux, quelques Arabes se rassemblent près de la Yeshiva de Hébron et la bombardent de pierres. A ce moment, la Yeshiva est occupée par le bedeau et un élève, Shmouel Halevi Rozenholtz 24 ans. Blessé par une pierre lancée par la fenêtre, il veut s'échapper et tombe nez à nez avec les assaillants qui le poignardent.

 

Le lendemain le 24 août au matin, des Arabes de Hébron et des alentours, armés de couteaux, haches, gourdins et sabres prennent la route de Jérusalem. En passant devant le quartier juif ils pénètrent dans les maisons et massacrent hommes, femmes et enfants, comme le décrit, Y.L Grodzinsk(15) un touriste arrivé de Pologne trois jours avant les événements. Le déchaînement arabe s’accompagne d’actes d'atrocités : égorgements, mutilations, viols. Le boulanger est brûlé vif, les maisons sont pillées et incendiées ainsi que les synagogues. Le massacre s'arrête vers 10h30 et se solde par 67 morts et des dizaines de blessés. Le Consulat américain fait état de 9 morts arabes, probablement tués par le chef de la police Raymond Kapareta et ses 18 policiers dépassés par les événements. Néanmoins, une majorité des Juifs de Hébron est sauvée par 28 familles arabes.(16) On dénombre 435 noms des Juifs sauvés dans des listes se trouvant dans les archives sionistes.

 

 

H. Luke, City and Men, vol. III, p. 18. E. Keith-Roach, Pasha of Jerusalem (London: Radcliff Press, 1994) p. 107. Rapport des événements, Histoire de la Haganah, Evidence of the Mufti, 2-4 December, 1929 vol I, p. 492.

 

Y.L Grodzinski: Le massacre de Hebron, 1929, Havatselet 1994,  p. 52.

Voir aussi Tom Segev dans Yemei Hakalaniot, Jérusalem, Keter 1999, pg 267 , il rapporte des témoignages concernant le médecin égyptien, Dr. Abed Al-Al qui, en plus d’avoir secouru les blessés, a sauvé une famille juive en la cachant dans sa maison.

 

 

 

 

 

Le déchaînement arabe et les massacres se propagent à tout le territoire. A Safed, les massacres sont décrits avec la même intensité qu’à Hébron. Les événements qui se sont prolongés jusqu'au 29 août se soldent par 133 morts et 339 blessés côté juif et 116 morts et 232 blessés côté arabe (17). Environ 700 Arabes sont portés devant la justice pour actes de violence et pillage, 124 sont inculpés pour meurtre, 55 d’entre eux sont condamnés dont 25 à la peine de mort. 160 Juifs sont aussi inculpés, 70 d’entre eux pour meurtre, deux sont condamnés à la peine capitale transformée en prison perpétuelle(18) Trente ans après, Ben Gourion écrira « que pouvait faire un officier britannique seul dans une ville comme Hébron? » Ce qui était vrai pour Hébron, était vrai pour tout le territoire, l'inefficacité de l'autorité mandataire dans son attitude contradictoire envers les différentes communautés en Palestine faisait l'objet d'une critique permanente.

 

Le 29 août 1929, dernier jour des hostilités, alors qu’il retourne en Palestine, le Haut-commissaire Chancellor fait un communiqué le 1e septembre, dans lequel il décrit les atrocités et condamne les Arabes sévèrement pour la brutalité de leurs actes. De plus, il décide de suspendre les pourparlers avec le ministère des Colonies au sujet de la création d’institutions représentatives arabes en Israël. Cette condamnation des Arabes est atténuée trois jours plus tard face à la protestation et à la colère arabe. Dans son nouveau communiqué, Chancellor promet qu’aussi bien Juifs et Arabes devront répondre de leurs crimes devant la justice.

Report of the Commission on Palestine Disturbances of August 1929. Haaretz, 2/9/1929, 3/9/1929, Davar, 30/08/1929, Histoire de la Haganah, vol. 2 p. 312-340, Anita Shapira, Le glaive de la colombe Am Oved Tel-Aviv, 1992.

 18] M. Kolinsky, Law, Order and Riots in Mandatory Palestine 1928-1935, p. 87 (Londres: St. Martin's Press, 1993). 

 

1.3 La commission SHAW

 

Le 13 septembre 1929, la Commission d'enquête(19) dite Commission Shaw est nommée. Sa mission est d'enquêter sur les raisons directes qui ont mené au déclenchement des derniers événements d'août 1929 en Palestine et d'apporter des recommandations afin d'éviter la répétition de tels agissements à l'avenir. La commission ne devait s’attacher qu’aux causes des événements et s'abstenir de proposer des changements relatifs à la structure de l'administration britannique en Palestine. La précipitation dont font preuve les Britanniques dans la nomination de la Commission, ne témoigne pas d’une réelle volonté du gouvernement à trouver les responsables des troubles et à les condamner. Elle reflète plutôt la crainte que la S.D.N. ne propose de nommer une commission internationale, initiative que refuse le gouvernement britannique.

 

Nommer rapidement une commission britannique protège le gouvernement de constatations et des conclusions peu favorables à sont égard. Déjà très critiqué pour son manque d'anticipation, sa faiblesse, son mépris et sa partialité, leur objectif premier est d'ôter toute responsabilité à l’administration mandataire. Les Arabes considèrent la nomination de la commission une nouvelle victoire, la violence leur permet une fois encore de faire admettre leurs exigences. Les Arabes comme les Juifs ne donnent pas leur accord sur la mission de la commission à enquêter et sur les causes qui ont mené aux troubles. Pour les Arabes, établir leur responsabilité dans les troubles mènerait les Britanniques à prendre des mesures pour les empêcher d'agir dans l'avenir. Pour les Juifs, chercher les causes des ces événements amènera, peut-être, la commission à la conclusion que ce sont les termes faisant référence au foyer juif et à la Déclaration Balfour du texte mandataire qui sont responsables de la peur arabe.

Le 24 octobre 1929, la commission arrive en Palestine pour y séjourner jusqu'au 29 décembre. Devant la commission, les représentants de la direction sioniste désignent conjointement l'administration britannique avec Luke à sa tête ainsi que les Arabes comme responsables du déclenchement des troubles. En menant une politique contradictoire envers le « foyer juif » et en cédant aux Arabes, les Britanniques, de fait ou par omission, ont permis au Mufti et aux extrémistes arabes d'inciter la foule à des actes de violence contre les Juifs. Devant la commission, les Britanniques évoquent leurs difficultés face au caractère même du mandat. Selon eux, la conduite des sionistes, leurs déclarations provocatrices ont principalement poussé les Arabes à des actes de violence. Les Arabes de leur côté soutiennent que les événements sont le résultat naturel d'un mécontentement général : la crainte de l'immigration juive et de l'activisme Juif pour l'établissement de leur foyer national en Israël.

 

En rendant son rapport, la commission Shaw conclut que ce sont bien les Arabes qui ont commencé les hostilités, en revanche, elle atténue la responsabilité du Mufti et du Comité exécutif arabe. La seule critique évoquée à leur encontre est que dans la semaine qui a précédé les événements et durant ces événements, ils n'ont pas fait le nécessaire pour contraindre leurs fidèles à respecter l'ordre et la loi. Henry Snell, un des membres de la commission exprime sa réserve sur ce point. Dans les milieux gouvernementaux, à Jérusalem et à Londres, on savait qu'en écartant la responsabilité du Mufti, la commission s'écartait de la vérité. O.G.R. Williams, fonctionnaire du Colonial Office, écrit : « je peux dire que selon notre propre opinion au sein du bureau, le Mufti et quelques-uns parmi ses supporters sont les réels responsables des quelques tristes événements survenus en Israël, ce sont les informations, les renseignements en notre possession depuis le début des événements, qui nous permettent de confirmer cette estimation. » Chancellor, avoue plus tard que Snell, en marquant son désaccord avec la décision de la commission avait mieux évalué que les autres membres de la commission la part de la participation du Mufti aux évènements. Il paraît clair que les autorités de Londres préfèrent dissimuler, pour des raisons politiques, ces renseignements, et vont jusqu'à encourager la commission de ne charger ni le Mufti ni son entourage, car le gouvernement ne possède pas de preuves certaines de leur participation active aux événements.

 

Afin de prévenir de nouveaux troubles, la Commission Shaw préconise une augmentation des forces de la police et de l'armée ainsi que du service de renseignements. Dans l'intérêt de la paix et d'une bonne administration du territoire, il est indispensable de résoudre le conflit sur la question du Mur, c'est pourquoi le gouvernement doit nommer une commission spéciale à cet effet. La commission affirme que lorsqu'on examine les causes du déclenchement des hostilités d'août 1929, on ne peut pas ne pas prendre en considération les griefs politiques et économiques des Arabes, il faut cependant approfondir les recherches pour remonter aux sources même des problèmes. C'est pourquoi la commission a trouvé bon d'examiner les questions d'immigration, d'achat des terres par les Juifs et l'état de droit en Palestine.

Cependant, la commission distingue les causes profondes du déclenchement des troubles et les causes immédiates. Les causes profondes sont la haine et de la rancune des Arabes contre les Juifs, conséquences de leurs aspirations nationales et politiques constamment rejetées et de leur crainte pour leur avenir économique. Les causes immédiates sont une longue série d'incidents, consécutives aux désaccords sur la question du Mur, à des articles provocateurs sans retenue publiés dans des journaux juifs et arabes (pour atténuer l'iniquité, la commission note que les journaux causant le plus de dégâts sont arabes). Une propagande habile manipulant les plus défavorisés, le renforcement de l'Agence juive, la faiblesse et le manquement des forces de l'ordre, le manque de confiance de la population face à une politique ambiguë des autorités aggravent les tensions.

 

La commission préconise encore que le gouvernement de sa Majesté prenne clairement position quant à sa politique et ses intentions en Palestine, principalement en ce qui concerne l’immigration juive, le droit aux terres des communautés non juives. Subtilement, la commission se détourne de ses prérogatives, elle propose d'apporter des modifications à quelques articles du texte du mandat bien qu'elle n'ait pas compétence à émettre des opinions quant au texte. Pourtant elle le fait en des termes plutôt vagues. On comprend alors pourquoi Snell n'a pas suivi l'avis des autres membres de la commission et propose que le gouvernement de Sa Majesté mette un accent tout particulier sur ses responsabilités internationales, la mise en œuvre de son engagement mandataire en Palestine conformément aux résolutions entérinées par la Société des Nations. La commission recommande que le gouvernement définisse plus clairement l'article 4 du mandat (qui fait référence à la position, au rôle de l'Organisation sioniste et de l'Agence Juive) et qu’il assure la population arabe que les termes de cet article ne confèrent à aucun des deux organismes une quelconque participation au pouvoir local en Palestine. La commission incite, aussi, le gouvernement à enquêter sur les potentialités agricoles afin de limiter le transfert de terres. Elle préconise encore une limitation de l’immigration juive afin d'éviter une crise économique comparable à celle 1926, cependant, le gouvernement doit tenir compte, sur ce point, des intérêts de toutes les communautés.

 

Le rapport de la commission Shaw  rend perplexe le gouvernement britannique. Le Premier ministre, Ramsay Macdonald estime pour sa part, que le rapport Shaw est un peu trop pro-arabe, il craint une réaction de colère de la part des Juifs qui pourraient trouver un soutien auprès de l’opposition parlementaire et conduire à mettre en difficulté son gouvernement déjà affaibli. D’autre part, le gouvernement ne peut pas trop incriminer les Arabes car à cette époque, l'opinion publique britannique soutient la cause arabe. Le Premier ministre se trouve contraint d'équilibrer les propos de la commission. Le 3 avril 1930, il assure aux Juifs que son gouvernement s'attache à respecter les termes du mandat, selon l'engagement pris. En contrepartie, pour calmer les Arabes, il donne un autre sens à la déclaration Balfour : il déclare que ce document engage doublement le gouvernement : vis-à-vis des Juifs et vis-à-vis des autres communautés en Palestine. Il s'engage à respecter l'équité dans la mise en œuvre du texte. Il apparaît clairement que le gouvernement adopte les recommandations de la commission Shaw, lorsqu’il explique publiquement sa position, vis-à-vis des communautés non juives en Palestine et qu’il accepte quelques modifications mineures du texte du mandat pour corriger le tort causé aux Arabes par une certaine discrimination à leur égard.

 

Les Arabes accueillent avec une certaine satisfaction les conclusions Shaw, qui, pour eux, ne s'opposent pas à leurs intérêts et marquent même un tournant dans la politique britannique envers les Arabes. Mais, les Juifs expriment leur colère sur les conclusions et les recommandations de la commission jugées tendancieuses et non équitables. Ils blâment aussi le fait qu'elles s'écartent des prérogatives de la commission et faussent la réalité des faits. Les crimes arabes sont traduits dans le rapport de la commission comme des erreurs et les droits des Juifs sont réduits à néant. L'inquiétude juive découle non seulement de la partialité et des sympathies pro-arabes résultant du rapport, mais surtout de la position qu’il laisse entrapercevoir, à savoir que le droit des Juifs à vivre en Israël dépend de la bonne volonté arabe, fait contradictoire avec le Livre Blanc de Churchill qui évoque le droit légitime des Juifs à vivre en Israël, et non une tolérance charitable.

 

L'inquiétude des milieux dirigeants juifs s'avère justifiée. Le 6 mai 1930, le gouvernement britannique annonce la nomination de John Hope-Simpson pour mener une enquête sur l'immigration et le développement en Palestine. Quelques jours plus tard, le 14 mai 1930, l'administration mandataire annonce l'arrêt de l'immigration et le 27 mai, Londres publie un Livre blanc qui légalise cette disposition conformément au rapport Shaw. Pourtant, le 12 mai l'Agence Juive à Jérusalem a reçu une lettre officielle confirmant que le Haut-commissaire a accordé un quota de 3 300 immigrants pour les mois d'avril à septembre 1930 (20)

 

Les conclusions du rapport Simpson et celles de la commission Shaw aboutissent à une déclaration politique du gouvernement le 20 octobre 1930, à Londres. Elle fait l'objet du Livre Blanc dit de Passfield (21) Ce Livre Blanc, souligne Williams, fonctionnaire du Colonial Office qui l'a rédigé, marque un tournant dans l'attitude de la Grande Bretagne envers les sionistes et le Foyer national juif en Israël. Il adopte le commentaire sur le mandat fait par la commission Shaw et le Haut-commissaire, à savoir, que le mandat impose à la Grande-Bretagne un double engagement équitable envers les Juifs et envers les Arabes, principe de base pour la politique britannique en Palestine. En réalité, Londres annonce dans le Livre Blanc qu'elle n'est plus attachée désormais ni à la déclaration Balfour, ni au mandat, ni à son engagement d'assurer l'établissement du foyer national pour le peuple juif en Palestine. Or, en adoptant la formule politique de double engagement équitable pour les deux peuples, la Grande Bretagne abandonne la distinction entre un mouvement juif d'inspiration nationale (qu'elle s'est engagée à soutenir) et les droits civiques et religieux des communautés non-juives qu’elle doit préserver. A partir de là, les Arabes font figure de citoyens avec une identité nationale. Le Livre Blanc limite alors, l'immigration juive, la vente de terres aux Juifs et il critique ouvertement les institutions sionistes. L’objectif britannique devient politique et se centre à geler le développement du foyer juif en Palestine, une controverse à la déclaration Balfour et aux plans institutionnels du mandat.

 

Les réactions s’amplifient, Juifs et non-Juifs protestent et critiquent le Livre Blanc. Des manifestations contre le gouvernement britannique se multiplient partout dans le monde. Londres, embarrassée par les proportions qu'ont prises les événements, craint aussi pour ses intérêts à l'étranger. Le Premier ministre, convoque Weizmann pour « un échange d'idées » à propos du Livre Blanc avec le ministre des Affaires Étrangères, Arthur Henderson. Après l’entrevue, Ramsay Macdonald adresse en février 1931 à Weizmann une lettre par laquelle il apporte des précisions sur les termes du Livre Blanc, faisant autorité. Pour ne pas porter atteinte au prestige de son gouvernement, Ramsay Macdonald n'annule pas le Livre blanc, mais les propos de sa lettre marquent une nette atténuation de la rigueur de la politique britannique envers le foyer juif. Les restrictions les plus draconiennes préconisées par les commissions Shaw et Simpson, adoptées par le Livre Blanc semblent assouplies. Cependant, si la lettre lève certains obstacles au sujet de l'immigration et de l'achat des terres par le KKL, elle n'annonce pas clairement la volonté de Londres de revenir sur le processus d’abandon du soutien actif au foyer juif en Israël, évoqué dans le Livre Blanc. Cette lettre, considérée comme un succès au sein des milieux juifs, s'avère être une simple pause dans les relations entre la Grande-Bretagne et l'organisation sioniste.

 

Le conflit sur le Mur est traité aussi d'une façon ambiguë. Le gouvernement suit les conclusions Shaw et nomme une commission de trois membres, non britanniques, pour satisfaire les revendications des parties sur la question du Mur. Les Musulmans qui se sont opposés à cette commission faisant double emploi avec le Livre Blanc, revendiquent leur propriété exclusive sur le site. Les Juifs quant à eux ne revendiquent pas un droit à la propriété sur le Mur mais un droit d'accès et des conditions convenables pour prier sans entrave. La commission établit que le Mur des Lamentations et l'espace devant sont la propriété du Waqf donc des Musulmans. Les Juifs ont la possibilité d'accéder au Mur à tout moment pour prier à condition de respecter les règles établies par le Haut-commissaire, en octobre 1929, selon lesquelles les Juifs n'avaient le droit de placer un tabernacle et une table sur le site que pour les fêtes du Nouvel an et Kippour et à des prières particulières décidées par le rabbinat. Cependant les Juifs ne sont pas autorisés à installer ni des bancs, ni un paravent ni à sonner le Shofar car ceci dérange les Musulmans. Les Musulmans, quant à eux, ont obligation de ne pas perturber la prière juive devant le Mur. Le gouvernement adopte les orientations de la Commission du Mur et lui donne une forme légale à travers le Western or Wailing Wall Order in juives, 1931 Palestine.

 

La réglementation de la question du Mur ne contribue en rien à l'amélioration de relations entre Juifs et Arabes. La gravité des événements d'août 1929 matérialise les désaccords profonds entre les deux communautés. Le défaut de protection de la population juive est mis en évidence, la Haganah s'est avérée impuissante avant et pendant les événements, ce qui rend évidents les doutes du Yishouv pour son avenir et son développement. Les propos de Ben Gourion relatent bien cette réalité : « le Juif ordinaire en Israël ressent que sa vie n'est pas sûre. Ce sentiment sera traduit avec plus de vigueur à l'étranger. Il existe un risque que les Juifs n'osent plus immigrer et s’investir en Israël, nos ambitions de construction, de développement humain et économique se réduiront à néant. » Au sein du Yishouv et de la direction sioniste modérée, l’espoir de surmonter les désaccords avec les Arabes s'avère vain. L'attitude individuelle des Juifs envers les Arabes est bien résumée par les propos de l'écrivain S. Agnon « durant les événements mes rapports avec les Arabes ont changé. Je ne les déteste pas et je ne les aime pas non plus, je demande simplement de ne plus les voir. Selon ma modeste opinion, il faudrait faire maintenant un grand ghetto d'un demi million de Juifs en Israël, dans le cas contraire, à Dieu ne plaise, nous sommes perdus. » Cette nouvelle réalité relationnelle entre Juifs et Arabes est, aussi, bien abordée par la commission Peel : « au moins pour un temps, toute collaboration a été anéantie entre les deux communautés, même dans le domaine économique où un espoir persiste. [...] Cependant, dans tous les domaines le clivage est désormais clair. » La fragilité et l'insécurité du Foyer juif face à la puissante résistance arabe déterminent la radicalisation des revendications nationales des Juifs pour établir et garantir leur avenir en Eretz Israël.

 

La deuxième Intifada peut être datée de 1936, elle est initié encore par le Mufti de Jérusalem Haj Amin Al-Husseini et perdure trois ans. Les arabes parlent alors de la "grande révolte arabe", dont il est difficile d’ignorer l’aide apportée par l’Allemagne lorsqu’on connaît les efforts du grand Mufti pour instaurer une alliance islamo germanique contre les Anglais et les Juifs où il collabora de manière active avec les Allemands. Les archives du haut commandement de l'armée allemande, saisies par les Alliés à Flensburg après la guerre, révèlent que ce sont des fonds de l'Allemagne nazie mis à la disposition du Mufti qui lui avaient permis d'organiser et de mener à bien la révolte (l'Intifada) des années 1936-1939.

 

M. Kolinsky, Law, Order and Riots in Mandatory Palestine 1928-1935, p. 87 (Londres: St. Martin's Press, 1993).

Commission on the Palestine Disturbances of August 1929.

 

New Judaea, VI (mai 1930) N° 7 p. 163

Ministre des Colonies

 

 

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Published by Aschkel/Claude Tencer - dans MYTHES et REALITES DU PROCHE-ORIENT
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