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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 11:17

 

 

Dossier-Mythes-et-realites-du-P-O.jpg

 

Par Aschkel

29 Novembre 1947  plan de partage de l'ONU sur la partie juive(23 %) de la Palestine mandataire, aucun plan prévu sur la palestine arabe (tranjordanie 77%)

pal001.jpg (27354 octets)

pal1922.jpg (32683 octets)

La transjordanie en rose est allouée aux arabes soit 77 %

(1923 fermes de shéba)

Les juifs doivent encore partager leur terre en vert  soit 23 %  de ce qui restent de la palestine mandataire.

Sur le confetti qu'ils reçoivent 75 %  est constitué de terres désertiques, c'en est encore trop pour les arabes , mais les juifs acceptent les miettes,  les arabes refusent et n'ont qu'un seul but en tête détruire les juifs, cela dure depuis 62 ans et combien de guerre de terreur menées par les arabes....

pal1947.jpg (23346 octets)

En rouge ce qui reste aux juifs, en vert ce qui est alloué aux arabes ce qui represente 82 % de la palestine mandataire - Photo 1 devant accueillir le Foyer National Juif

 

29 novembre 1947. La résolution 181 avait pour but la création de deux États : 
- un État juif de 14 000 km² avec 558 000 Juifs et 405 000 Arabes ;
- un État arabe de 11 500 km² avec 804 000 Arabes et 10 000 Juifs formé de trois parties séparées : Gaza, la Cisjordanie et la partie nord voisine du Liban ;
- une zone sous régime international particulier comprenant les Lieux saints, Jérusalem et Bethléem avec 106 000 Arabes et 100 000 Juifs.

Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine (ou plus exactement de ce qui restait de la Palestine, une partie ayant déjà été séparée afin de constituer la Transjordanie) élaboré par l'UNSCOP est approuvé par l'Assemblée Générale de l'ONU, à New York (résolution 181 de l'assemblée générale).

Ce plan, destiné à résoudre le conflit entre Juifs et Arabes à propos du mandat britannique sur la Palestine, propose le partage de ce territoire entre deux États, l'un juif, l'autre arabe, avec Jérusalem sous contrôle international. Le refus de ce plan par les pays arabes ainsi que la détérioration des relations entre juifs et arabes en Palestine conduit à la Guerre israélo-arabe de 1948.

 

Document officiel  :  Résolution 181 Doc AschkeletGad Résolution 181 Doc AschkeletGad

 

 

Les frontières d’un futur Etat juif En 1947, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, réunie en session spéciale, désigne une commission de 11 membres pour étudier le problème de la Palestine. Malgré l’opposition arabe, le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale adopte le plan de partage de la Palestine en deux Etats. Jérusalem et sa région étant placés sous administration de l’ONU. 

Trente-trois pays votent pour la résolution :

Afrique du Sud, Australie, Belgique, Bolivie, Brésil, Biélorussie, Canada, Costa Rica, Danemark, République dominicaine, Equateur, Etats-Unis, France, Guatemala, Haïti, Islande, Liberia, Luxembourg, Pays-Bas, Nouvelle Zélande, Nicaragua, Norvège, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Suisse, Tchécoslovaquie, Ukraine, Union soviétique, Uruguay Venezuela. 

Treize pays votent contre : 

Afghanistan, Arabie saoudite, Cuba, Egypte, Grèce, Inde, Iran, Irak, Liban, Pakistan, Syrie, Turquie, Yémen.

Dix pays s’abstiennent :

Argentine, Chili, Chine, Colombie, Ethiopie, Grande- Bretagne, Honduras, Mexique, Salvador, Yougoslavie.

 

 

Source : Jean-Pierre Derriennic, Le Moyen-Orient au XXe siècle, Armand Colin, 1980.



Après la guerre menée par les arabes en 48/49 la Jordanie occupe la Judée-Samarie et l'Egypte Gaza

Ces territoires sont plus petits que ceux proposés par le plan de partage pourtant à la base défavorable aux juifs

pal1948.jpg (25697 octets)

 

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 11:41

 

Dossier-Mythes-et-realites-du-P-O.jpg

 

 

 

Avis aux journalistes scrupuleux des faits - la Cisjordanie n'existe plus depuis 1967, le mot palestinien pour désigner les arabes a été créé il y a 40 ans

 

 

 

Frontière de la Palestine mandataire

 

 

Le Territoire du Foyer National Juif a été réduit de 77 % pour créer la transjordanie ou la Palestine Arabe

 

Article associé

L’histoire d’Israël en cartes

>La Diplomatie au Moyen-Orient- Israël, l'Etat-Nation du Peuple Juif : De la Conférence de San-Rémo (1920) aux pourparlers Netanyahu-Abbas.

 

 

 

En 1947 un nouveau partage s'impose cyniquement aux juifs, partager ce qu'il reste de leur territoire soit 23 % - Les arabes refusent et attaquent.

 

Objectivite.Utiliser les mots justes !

La résolution 181 des Nations-Unies, promulguée en 1947, nous enseigne que la Judée-Samarie se nomme bien Judée-Samarie. Pourtant, certains Israéliens et occidentaux s’entêtent à nommer “Cisjordanie” cette région.

Une preuve textuelle du contraire ?

Voici les frontières de l’état arabe telles que décrites par la résolution 181 (lire l’intégralité de la résolution 181 II de l’ONU):

Frontières
A. L’État arabe
La région de l’État arabe comprise dans la Galilée occidentale est limitée (…) La frontière sud-ouest de la partie de l’État arabe comprise dans la Galilée (…) La frontière de la région accidentée de Samarie et de Judée part du Jourdain, au confluent de l’oued Malih, au sud-est de Beissan et prend franchement la direction ouest jusqu’à atteindre la route de Beissan à Jéricho (…). La limite nord de la partie arabe de la plaine côtière, partant d’un point situé entre (…)
»

Suite au refus arabe du partage de la Palestine  occidentale, la région arabe de Galilée est devenue israélienne; la région arabe de la plaine côtière est devenue la bande de Gaza et la Judée-Samarie sera sans doute divisée en une partie "palestinienne" et une partie israélienne le jour où une paix serait signée.

La Cisjordanie n’existe plus depuis 1967. Nous sommes 43 ans plus tard… Les journalistes et les citoyens nommaient-ils le Canada « Nouvelle-France » en 1803 (43 ans après la conquête britannique)? Je ne le crois pas.

Les ennemis d’Israël utilisent consciemment le langage le plus délégitimant pour nommer les choses en Israël:
- Gel de la colonisation au lieu de gel des constructions.
- Colonie (quand ce n’est pas colonie de peuplement!) au lieu d’implantation ou de localité.
- Colon au lieu d’habitant.
- Esplanade des mosquées au lieu de Mont du Temple.
- Cisjordanie au lieu de Judée-Samarie.
- Mur (quand ce n’est pas mur de la honte ou mur d’apartheid!) au lieu de barrière ou clôture de sécurité.
- Abordage au lieu d’arraisonnement, quand la marine israélienne arraisonne un navire pseudo-humanitaire la plupart du temps dépourvu de toute aide réelle.

Ils sont en mission. On peut les comprendre. Malheureusement, comme les critiques des radicaux d’Israël occupent tant de tribunes médiatico-journalistiques depuis 40 ans, leur langage délégitimant s’est tellement ancré dans les esprits que même les « amis d’Israël » l’utilisent parfois, par automatisme. Ce langage orienté devrait cesser au profit d’un langage plus neutre et inclusif. Avec plus d’objectivé

La résolution 181 des Nations-Unies, promulguée en 1947, nous enseigne que la Judée-Samarie se nomme bien Judée-Samarie. Pourtant, certains Israéliens et occidentaux s’entêtent à nommer “Cisjordanie” cette région.

Une preuve textuelle du contraire ?

Voici les frontières de l’état arabe telles que décrites par la résolution 181 (lire l’intégralité de la résolution 181 II de l’ONU):

Frontières
A. L’État arabe
La région de l’État arabe comprise dans la Galilée occidentale est limitée (…) La frontière sud-ouest de la partie de l’État arabe comprise dans la Galilée (…) La frontière de la région accidentée de Samarie et de Judée part du Jourdain, au confluent de l’oued Malih, au sud-est de Beissan et prend franchement la direction ouest jusqu’à atteindre la route de Beissan à Jéricho (…). La limite nord de la partie arabe de la plaine côtière, partant d’un point situé entre (…)
»

Suite au refus arabe du partage de la Palestine  occidentale [ndrl - La palestine juive qui devait encore être partagée - voir nos cartes], la région arabe de Galilée est devenue israélienne; la région arabe de la plaine côtière est devenue la bande de Gaza et la Judée-Samarie sera sans doute divisée en une partie palestinienne et une partie israélienne le jour où une paix serait signée.

La Cisjordanie n’existe plus depuis 1967. Nous sommes 43 ans plus tard… Les journalistes et les citoyens nommaient-ils le Canada « Nouvelle-France » en 1803 (43 ans après la conquête britannique)? Je ne le crois pas.

Les ennemis d’ Israël  utilisent consciemment le langage le plus délégitimant pour nommer les choses en Israël :
- Gel de la colonisation au lieu de gel des constructions.
- Colonie (quand ce n’est pas colonie de peuplement!) au lieu d’implantation ou de localité.
- Colon au lieu d’habitant.
- Esplanade des mosquées au lieu de Mont du Temple.
- Cisjordanie au lieu de Judée-Samarie.
- Mur (quand ce n’est pas mur de la honte ou mur d’apartheid!) au lieu de barrière ou clôture de sécurité.
- Abordage au lieu d’arraisonnement, quand la marine israélienne arraisonne un navire pseudo-humanitaire la plupart du temps dépourvu de toute aide réelle.

 

etc.......

Ils sont en mission. On peut les comprendre. Malheureusement, comme les critiques des radicaux d’ Israël  occupent tant de tribunes médiatico-journalistiques depuis 40 ans, leur langage délégitimant s’est tellement ancré dans les esprits que même les « amis d’ Israël  » l’utilisent parfois, par automatisme. Ce langage orienté devrait cesser au profit d’un langage plus neutre et inclusif. Avec plus d’ objectivité. …

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 18:23

 

 

 

Le Moyen-Orient, cœur de crises ?

S.D., Pour Convaincre

mideast_NASA

 

La délimitation du Moyen-Orient varie selon les pays et les auteurs. Au cœur de l’arc de crises, il inclut le Proche-Orient et comprend la zone qui s’étire de la vallée égyptienne du Nil à l’Iran et de la côte turque de la Mer Noire au Golfe d’Aden. Malgré la montée en puissance de nouveaux pays comme la Chine et l’Inde et l’augmentation du trafic commercial dans le Pacifique, le Moyen-Orient est toujours un enjeu géopolitique. Paradoxalement, les trois puissances régionales sont la Turquie, Israël et l’Iran, dans cet espace majoritairement arabe.

1. Les ressources naturelles : un enjeu interne et externe

L’eau et les hydrocarbures sont les deux ressources naturelles cruciales pour le Moyen-Orient, en considérant leur aspect économique et sécuritaire. Les routes commerciales revêtent également une importance stratégique.

1.1. L’eau

L’eau douce est utilisée pour la consommation domestique, agricole et industrielle. Compte-tenu du climat régnant au Moyen-Orient, ce paramètre est vital pour l’ensemble de ces pays.

La répartition des réserves hydriques reste très inégale. L’antique croissant fertile (la Turquie, l’Iran, l’Irak et le Liban) concentre environ 80% des ressources d’eau douce renouvelables. Ceci a pour conséquence des disparités importantes concernant les ressources en eau. Dans les pays pauvres en eau douce, les eaux fossiles ou renouvelables sont surexploitées et le recours au dessalement, dont la moitié est effectué dans la péninsule arabique, demeure extrêmement coûteux en énergie. Cette situation a tendance à s’aggraver en raison d’une forte croissance démographique. En effet, la population de la Syrie, de l’Iran, de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, a au moins doublé durant les 25 dernières années. Facteur aggravant, la consommation urbaine augmente aussi en raison du changement des comportements qui tendent à s’aligner sur ceux des occidentaux.

Par ailleurs, l’agriculture absorbe plus de 80% des eaux consommées. La surconsommation agricole ne profite qu’en partie à l’alimentation des populations et une concurrence s’installe entre les eaux nécessaires à l’urbanisation et les eaux à destination de l’agriculture. Au Yémen, la lucrative culture du qat, arbuste dont les feuilles ont un effet psychotrope, est responsable de la baisse des réserves d’eau alors que la moitié des enfants de moins de 5 ans sont mal nourris. La culture de ce stupéfiant n’est pas sans responsabilité dans la déstabilisation du pays. La concurrence entre les eaux à destination urbaine ou agricole et entre les cultures vivrières et non vivrières a des conséquences géopolitiques internes indéniables.

La gestion de l’eau demeure un enjeu qui se traduit par des pratiques de coopération mais surtout de confrontation. Les eaux iraquiennes et syriennes dépendent des eaux turques du Tigre et de l’Euphrate. Le projet de Güneydogu Anadolu Projesi (GAP) qui vise à l’aménagement de ces deux fleuves a provoqué des conflits parfois à la limite de l’affrontement militaire. Le remplissage du barrage Atatürk, en janvier 1990, a fait baisser le débit de l’Euphrate d’un quart. Cette situation va empirer jusqu’à la fin des travaux, en 2015, en l’absence d’accord tripartite entre la Turquie, l’Iraq et la Syrie. Par ailleurs, le bassin du Jourdain est irrigué par les territoires occupés par Israël au Liban (Ghajar, fermes de Chebaa et collines de Kafer Chouba) et en Syrie (Mont-Hermon et Golan) depuis 1967. La Cisjordanie occupée et la bande de Gaza sont placées sur les deux nappes phréatiques les plus importantes de la Palestine mandataire.

Les tensions dues à la gestion de l’eau sont réelles à l’intérieur des pays de la région et entre eux. Ces tensions s’ajoutent à celles générées par les hydrocarbures.

1.2. Les ressources en hydrocarbures

Les hydrocarbures sont des enjeux géopolitiques internes et externes car presque deux tiers des réserves mondiales actuellement exploitables sont situées au Moyen-Orient. Ils constituent la moitié des sources mondiales d’énergie.

L’argent des hydrocarbures irrigue directement ou non la région, sous forme de revenus de l’extraction, du transit ou de donations publiques ou privées. Le pétrole a permis de financer l’expansion urbaine, l’arrivée d’immigrés et la construction des infrastructures : ports, aéroports, routes, réseaux de communication, etc. 98% des habitants du Koweït sont des citadins comme 87% de ceux d’Arabie saoudite. Les agglomérations sont cosmopolites et sont parfois composées à 80% d’étrangers attirés par les revenus de l’Eldorado pétrolier. Au Koweït, 15% de la population est Indienne et 13% sont Egyptiens alors que les nationaux représentent 31% de la population. La rente pétrolière a donc d’abord un effet de transformation des caractéristiques démographiques et urbanistiques des pays.

L’exploitation, l’exportation des hydrocarbures et actuellement le développement d’une industrie pétrochimique restent des objectifs politiques et financiers pour de nombreux pays. Ils permettent aux Etats de percevoir des dividendes, parfois importantes selon les cours du pétrole. En retour, cela leur impose d’instaurer une stabilité sécuritaire avec des conséquences sur les pratiques politiques et militaires. Lors d’un discours d’inauguration du Yemen liquefied natural gasproject, le 7 novembre 2009, appuyé militairement par l’Arabie Saoudite, le président yéménite Ali Abdullah Saleh a affirmé que les combats contre la rébellion Al-Houthi, débutés depuis deux mois, iraient jusqu’à leur terme pour rétablir la sécurité et la stabilité que nécessite ce projet.

Les économies développées reposent principalement sur le pétrole pour la production d’énergie, l’agriculture, les transports et la production de matières premières. Les ressources en hydrocarbures du Moyen-Orient appartiennent à leur pays mais aussi à des compagnies pétrolières, comme Total ou Exxon, qui représentent des acteurs extérieurs puissants. Pour les Etats-Unis et l’Union européenne, la demande en pétrole moyen-oriental a tendance à baisser, pour diminuer leur dépendance envers cette région politiquement instable. Selon les chiffres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, la demande asiatique en forte croissance, en particulier de l’Inde et de la Chine compenserait largement cette baisse.

En fin de compte, le pétrole moyen-oriental reste bien un enjeu à l’échelle mondiale.

1.3. Les flux commerciaux et numériques

Les routes de tout type qui traversent le Moyen-Orient dépassent très largement leur importance locale car elles mettent en relations l’Asie, l’Europe et l’Afrique de l’Est.

L’importance des routes aériennes et terrestres demeure souvent limitée. Le Moyen-Orient représente surtout une zone importante de transit et d’escales pour le transport aérien et le transport terrestre, essentiellement routier, reste local ou régional. Les câbles sous-marins de télécommunications passent pour l’essentiel, depuis un siècle, par la Mer Rouge pour rejoindre l’Asie du sud, depuis l’Europe. L’interconnexion numérique en cours permet de rattraper le retard pris sur les liaisons transatlantiques ou « transpacifiques ». C’est un enjeu de pouvoir régional, au regard de l’isolement relatif de l’Iran à ce titre.

Les routes maritimes parmi les plus stratégiques au plan mondial passent par la région. L’importance des détroits et du canal de Suez est toujours réelle qu’il s’agisse de celui de Bab El-Mandeb, du Bosphore et des Dardanelles ou d’Ormuz. Pour s’en convaincre, un tiers de la flotte de guerre mondiale vogue dans les eaux bordant le Moyen-Orient. L’Iran menace régulièrement de bloquer les exportations de pétrole par le détroit d’Ormuz, à partir de sa base navale de Bandar Abbas. En 1987 et 1988, l’opération maritime « Cleansweep » l’Union de l’Europe occidentale a été déclenchée pour le déminer. Plus récemment, les opérations de lutte contre la piraterie, comme Atalante, et les bases françaises et américaines de Djibouti permettent de sécuriser le détroit de Bab El-Mandeb. En 1956, la crise du canal de Suez, quotidiennement emprunté par 60 navires, a démontré l’importance du canal et la perte de puissance des Européens.

Les routes pétrolières internationales empruntent les routes maritimes, des oléoducs et de gazoducs. Ces deux derniers limitent les risques politiques de passage des détroits et font généralement l’objet d’accords internationaux pour le transit des hydrocarbures. Par exemple, le pétrole kurde iraquien peut être exporté via le port de Fao, sur le Golfe persique ou via le port de Ceyhan en Turquie, ce qui permet d’avoir directement accès à la méditerranée. Depuis les années 1980, le pétrole saoudien des zones d’Al-Ghawar, situées à l’Est du pays, est en partie transporté par l’oléoduc Est-Ouest jusqu’au port de Yanbu. Cela permet d’éviter un éventuel blocus du détroit d’Ormuz, en cas de crise grave avec l’Iran.

L’eau, les hydrocarbures et les routes commerciales interrégionales représentent donc des enjeux géopolitiques internes et externes. Toutefois, ils sont intimement liés aux problèmes territoriaux palestiniens et kurdes.

2. Les défis des peuples sans terre

La Palestine et le Kurdistan restent des enjeux géopolitiques. Ces problèmes territoriaux, issus des partages frontaliers décidés par les occidentaux au début du XXème siècle, ont des conséquences sécuritaires indéniables sur l’ensemble de la région et sur la stabilité mondiale.

2.1. La partition de la Palestine

Le plan de partage de la Palestine de 1947 fixait la répartition des frontières entre Israël, un Etat arabe et la Transjordanie. Jérusalem, ville sainte pour les musulmans, les chrétiens et les juifs, devait être placée sous statut international. Ce plan constitue le début du problème palestinien et d’une suite de conflits armés déstabilisant cette région : guerre israélo-arabe de 1948, guerre des 6 jours (1967), septembre noir (1970), guerre du Kippour (1973), guerre civile libanaise (1975-1990), opération Cast Lead à Gaza (2008-2009), etc.

La tendance générale depuis 60 ans est une augmentation de l’emprise israélienne en Cisjordanie et un reflux de Tsahal des terres occupées depuis 1967, en dehors de la Cisjordanie. Le processus de création d’un Etat palestinien, à partir de l’Autorité palestinienne, issue du processus d’Oslo, reste erratique.

L’Autorité palestinienne, dominée par l’Organisation de libération de la Palestine, de tendance nationaliste, doit faire face aux problèmes :

- de l’occupation et de la colonisation israélienne de la Cisjordanie et de Jérusalem ;

- de l’émergence de groupes terroristes à majorité palestinienne comme Fatah Al-Islam, liés à Al-Qaïda, et de l’existence de mouvements nationalistes terroristes puissants comme le Front populaire de libération de la Palestine- Commandement général ;

- de l’instabilité politique liée à la victoire élective du Hamas, le 26 janvier 2006, puis à la guerre civile de juin 2007 entre Hamas et Fatah qui entraîna la sécession entre Gaza (1,5 million d’habitants) et de la Cisjordanie (3 millions d’habitants) ;

- de la divergence de destin des différentes populations palestiniennes hors territoire de l’autorité palestinienne : 600 000 réfugiés dans les camps de l’United Nations Relief and Works Agency, environ 4 millions de Palestiniens vivant en dehors des camps au Moyen-Orient et 1,5 million de palestiniens de nationalité israélienne.

Le « retour » de ces réfugiés, si cela reste une revendication permanente des Palestiniens, est économiquement et politiquement peu réaliste en l’état actuel des choses. Peu d’entre eux sont déjà allés à Gaza ou en Cisjordanie. Aucun plan sérieux n’a été présenté aux instances internationales qui financent l’Autorité palestinienne, pour préparer le retour de centaines de milliers de réfugiés. Les arabes israéliens sont souvent plus attachés à leur pays qu’ils ne le clament, au regard de leur soutien très modéré aux autres palestiniens.

A court terme, la complexité de la situation, la puissance conventionnelle et nucléaire israélienne et la puissance irrégulière palestinienne qui s’est exprimée lors desIntifadah (soulèvements) rendent illusoire toute solution simple à ces problèmes. Le problème de l’Etat palestinien paraît ne pouvoir être résolu à moyen terme que par un accord entre l’Etat hébreu et les Palestiniens, par une réconciliation inter-palestinienne et par des traités de paix entre Israël avec les pays arabes encore officiellement en guerre, notamment le Liban et la Syrie. A plus long terme, certains mouvements palestiniens misent sur une fécondité arabe réputée plus importante que la fécondité et l’immigration juive, pour submerger Israël par le nombre.

2.2. Les Kurdistans

La population kurde est répartie sur les territoires de la Turquie, de l’Iraq, de la Syrie, de l’Iran et de l’Arménie, depuis le traité de Lausanne de 1923 et malgré la création d’un Etat kurde par le traité de Sèvres de 1920. Presque un siècle après, le problème kurde reste un enjeu régional, notamment dans les trois grandes régions kurdes.

Le Kurdistan turc a un intérêt géopolitique indéniable en tant que château d’eau de la région (cf. 1.1) et représente un quart de la superficie de la Turquie. Le problème de la guérilla formée à partir du Parti des travailleurs kurdes et la dissolution, en 2009, du parti de la société démocratique, représentant les kurdes au parlement, montre que cette zone reste un enjeu sécuritaire et politique turc. Cette question kurde pèse également directement sur la candidature de la Turquie pour entrer dans l’Union européenne.

Le Kurdistan iranien ne représente pas une région officielle. Sa population serait d’environ 7 millions de kurdes et sa superficie est estimée à 195 000 km2, soit un peu moins que le Kurdistan turc. L’Iran fait face à des groupes terroristes kurdes dont le « Parti pour une vie libre au Kurdistan » qui s’attaque aux forces de sécurité de l’Iran. En août 2009, l’Iran a obtenu des succès tactique contre cette guérilla, sans parvenir à l’éliminer. L’intégrité territoriale de l’Iran est donc l’enjeu principal.

Le Kurdistan iraquien peut être considéré comme autonome depuis 1991, après l’opération Desert storm contre l’Iraq de Saddam Hussein. Son autonomie a été renforcée, à la suite de l’intervention américaine de 2003. Son intérêt géopolitique réside dans ses réserves d’hydrocarbures dans la région de Mossoul. Il sert aussi de base arrière aux indépendantistes kurdes des pays voisins et dispose d’une armée, les gardes régionaux kurdes, en cours d’intégration dans l’armée iraquienne. Cela lui vaut des interventions militaires frontalières de l’Iran (mai 2009) et de la Turquie (février 2008) qui pourraient, si elles s’intensifiaient, dégénérer en conflit interétatique.

En somme, la création d’un Kurdistan bouleverserait l’équilibre géopolitique du Moyen-Orient, ce que ne veulent pas la Turquie et l’Iran.

3. Trois puissances régionales

La Turquie et l’Iran ont des traditions nationales historiquement très anciennes fondées, d’une part, sur les empires seldjoukide et ottoman et, d’autre part, sur des successions d’empires depuis les Achéménides. L’ancrage d’Israël n’est pas moins ancien malgré une discontinuité du contrôle de cette terre par les Hébreux. La particularité historique des républiques turques et iranienne est d’avoir à un moment ou l’autre de leur histoire, dominé le Moyen-Orient ainsi qu’une partie de l’Asie centrale et de l’Europe balkanique. Pour sa part, les origines - à l’horizon d’un siècle - européennes d’une grande partie de la population israélienne en font un acteur singulier dans cette région.

3.1. Israël : une puissance apparemment isolée

Israël est une puissance régionale au Moyen-Orient, ce qui est connu et qu’il n’est pas nécessaire de développer en détail dans cet article. Il reste tout de même nécessaire de garder en mémoire quelques éléments. Tout d’abord Israël est la puissance nucléaire – non déclarée – du Moyen-Orient. Au-delà des conflits régionaux, cela lui confère une place singulière qui créée une asymétrie avec ses voisins, pour la plupart plus faibles conventionnellement que l’Etat hébreux. Appeler à la destruction physique de l’Etat d’Israël, c’est appeler à sa propre destruction avec le fait nucléaire. D’ailleurs, l’Iran s’installe peu à peu dans une dialectique de dissuasion (nucléaire,conventionnelle) avec Israël, bien avant l’aboutissement d’un éventuel programme militaire nucléaire iranien.

Israël peut aussi s’appuyer sur Tsahal ; son armée est forte de 160 000 soldat (400 000 mobilisables), 2500 chars de combat, 15 navires de guerre,48 patrouilleurs, 3 sous-marins de classe Dolphin, 200 hélicoptères de combats, 900 avions de combats (liste non exhaustive et indicative)… Il ne faut pas oublier ses services secrets capables d’intervenir dans de nombreux pays.

Israël a toujours des contentieux territoriaux avec la Syrie et le Liban, pays qui ne la reconnaissent pas et la considèrent comme un ennemi dans les discours officiels. Néanmoins, il existe un cessez-le-feu surveillé par la FINUL et la FNUOD. Ces pays sont pour l’instant exclus officiellement de pourparlers de paix en Palestine. Mais, comment discuter de sécurité d’Israël en ne cherchant pas la paix sur son front nord, connaissant le nombre de Palestiniens présents dans ces pays ?

Malgré tout, Israël est moins isolé qu’il n’y parait. Ce pays est d’abord soutenu par de nombreux pays, au premier rang desquels les Etats-Unis. Il fait l’objet d’un soutien objectif, non déclaré, de la Jordanie, de l’Egypte et encore souvent de la Turquie sur de nombreux sujets. L’enjeu actuel de sa sécurité est certes lié à la Palestine mais il faut regarder vers la montée en puissance de l’Iran au plan régional.

3.2. L’Iran : la puissance en reconstruction

L’Iran offre un modèle de reconstruction d’une puissance régionale qui appuie ses actions extérieures sur la lutte contre le sionisme et surtout contre les Etats-Unis. La Révolution islamique de 1979 est d’abord une réaction à l’occidentalisation forcée du pays, sous le régime pro-américain du Chah. Malgré ses efforts, l’Iran, de population majoritairement perse et chiite, n’a jamais totalement réussi à s’imposer au Moyen-Orient, majoritairement arabe et sunnite. Deux axes actuels de sa politique régionale sont de rompre son isolement géopolitique et de se sanctuariser face aux Etats-Unis et leurs alliés.

Depuis la marginalisation internationale du pays à la suite de la révolution de 1979 et de la guerre contre l’Iraq (1980-1988), l’Iran s’est installée dans une logique obsidionale pour l’Iran qui a été confortée par le renforcement des États-Unis de leurs alliés. Ces derniers ont renforcé leur dispositif, depuis 2001, à la frontière iranienne : implantation au Qatar, guerre d’Irak, guerre d’Afghanistan, « alliance stratégique » avec le Pakistan contre Al-Qaïda, renforcement de la marine américaine dans la région (5ème et 6ème flottes), bases de l’OTAN en Turquie, création d’une base française à Abu Dhabi…

L’Iran et les Etats-Unis n’ont pas les moyens politiques et militaires de s’affronter directement, avec des chances raisonnables de succès rapide. Ces deux pays ont donc des stratégies de confrontation indirecte s’appuyant sur des facteurs géopolitiques anciens. Au XXIème siècle, le conflit d’Iraq (2003), la guerre au Yémen entre le gouvernement de Sanaa et la rébellion zaydite du nord (2004), la guerre du Liban (2006), entre Israël et le Hezbollah, l’opération de Gaza (2009), entre le Israël et le Hamas, traduisent cet affrontement. Dans un camp, les Etats-Unis comptent sur leurs alliés égyptien, israélien, saoudien, yéménite ou jordanien. Dans l’autre camp, l’alliance hybride (étatique et non-étatique) entre l’Iran, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas s’impose comme un contrepoids à la puissance américaine. La visite officielle du président iranien Ahmadinejad à Damas, le 25 février 2010, en présence de M. Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais, et de responsables du Hamas l’illustre. L’Iran développe donc des alliances, en soutenant des résistances islamiques chiites et sunnites, pour rompre son isolement géopolitique.

Stratégiquement encerclé et soumis à des sanctions économiques internationales, l’Iran a dû trouver des palliatifs à son déficit de puissance. Il a presque intégralement développé une industrie de défense autonome : avions de chasse, drones, missiles balistiques, satellites, frégate, radars, etc. Signataire du traité de non prolifération nucléaire, l’Iran dispose du droit de développer un programme nucléaire civil. Toutefois, le développement de missiles balistiques de portée de plus en plus grande laisse penser qu’un programme nucléaire civil cacherait des applications militaires. A cela s’ajoutent les déclarations régulières du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, sur la destruction d’Israël. Elles lui permettent de s’imposer comme leader de l’antisionisme dans le monde musulman et de renforcer sa position dans le dossier « nucléaire », en usant de menaces durant les phases de négociation.

Le développement d’un programme nucléaire militaire iranien à son terme permettrait à l’Iran de peser face à deux de ses voisins dotés de la bombe atomique, le Pakistan et la Russie, - la Turquie bénéficie de la “protection” nucléaire de l’OTAN - et de se sanctuariser face à Israël et aux Etats-Unis, par la dissuasion. Cette situation, a priorirégionalement et internationalement inacceptable, entraînerait un bouleversement géopolitique majeur du Moyen-Orient, voire une confrontation armée pour réduire la puissance iranienne.

3.3. La Turquie ou la puissance pivot

La Turquie possède un rôle géopolitique particulier au Moyen-Orient car elle s’impose comme une zone pivot entre l’Asie centrale, l’Europe et le monde arabe. Sa diaspora présente dans ces régions représente environ 20% de la population turque. La Turquie est l’héritière de l’empire ottoman mais également l’héritière des tribus nomades turcophones d’Asie centrale. Par sa population de 77 millions d’habitants, comme l’Iran, elle possède une économie relativement prospère et ouverte qui n’est pas fondée sur une rente. Elle tire ses principales richesses et son développement de la mondialisation. Ceci lui a permis de bénéficier de délocalisations industrielles européennes. Ce pays représente aussi un marché avec de réelles possibilités d’expansion, liées aux accords avec l’Union européenne. Son poids démographique et économique (15ème économie mondiale) attribue naturellement à la République de Turquie une importance indéniable au Moyen-Orient.

La Turquie est l’un des plus anciens et des seuls pays laïcs du Moyen-Orient. Bien que dirigé par un parti islamiste, le parti de la Justice et du Développement (AKP), son modèle politique qui s’appuie sur l’armée lui permet d’avoir des relations diplomatiques poussées avec tous les pays de la région, y compris Israël. L’armée turque, institution puissante, est en effet devenue un facteur régulateur, en raison de son appartenance au commandement intégré de l’OTAN et de son rôle de garant constitutionnel de la laïcité. Malgré un affaiblissement récent, en raison de demandes européennes, et la volonté gouvernementale de soumettre les militaires, les armées s’avèrent autant un pilier institutionnel qu’une force puissante. Leur participation aux opérations de maintien de la paix, comme à la Force intérimaire des Nations unies au Liban, de stabilisation en Afghanistan ou de coercition, dans le nord Iraquien, leur confère une réelle crédibilité régionale.

La question de Chypre reste encore sensible pour l’armée et l’opinion publique turque. C’est le seul pays à reconnaître la « République turque de Chypre-Nord ». Le rapprochement engagé avec la Grèce depuis 1999 limite les conséquences géopolitiques de ce conflit qui apparaît quelque peu anachronique et facteur d’instabilité.

A part cet exemple, la Turquie souhaite favoriser la stabilité du Moyen-Orient, sur la base des frontières reconnues et de frontières devant être délimitées. Bénéficiant de la confiance de nombreux pays, elle a servi de médiateur dans les négociations bilatérales entre la Syrie et Israël à partir de 2006. Elle développe de bonnes relations avec l’Iran, autre puissance régionale et se pose aussi en médiateur dans le dossier nucléaire iranien. Elle reste en bons termes avec tous les partis libanais et de la plupart des factions palestiniennes, ce qui lui permet de jouir d’une réelle influence au Proche-Orient. Les relations qu’elle entretient avec l’Iraq sont marquées par le problème kurde et des considérations économiques. La Turquie s’est beaucoup investie, y compris par la force, depuis 2003 pour éviter un démembrement de l’Iraq. Ankara a, par ailleurs, fourni un effort significatif pour renforcer ses liens avec de nombreux pays du Moyen-Orient, comme l’Egypte et la Jordanie.

La Turquie peut donc s’appuyer sur un très bon réseau diplomatique et sur sa force militaire pour renforcer son influence au Proche-Orient, dans différentes crises. C’est une puissance pivot entre l’Orient et l’Occident.

Conclusion

Le Moyen-Orient reste un enjeu géopolitique majeur au XXIème siècle, comme il le fut dans les siècles précédents. Les enjeux sur les ressources vont s’amplifier avec la baisse des réserves d’eau et de pétrole, liée à l’augmentation prévisible de la population du Moyen-Orient. Les questions des peuples palestiniens et kurdes ne semblent pas avoir de solutions dans un avenir proche. Elles réclameront des années pour être résolues, même après d’éventuels accords politiques. L’émergence, à la suite d’Israël, de deux autres puissances moyen-orientales non arabes, l’Iran et la Turquie, pourrait changer les rapports de force régionaux. La conséquence pourrait être l’édification d’une véritable puissance régionale arabe et sunnite, comme l’Egypte ou l’Arabie saoudite. Ceci pourrait déclencher de nouveaux conflits, éventuellement violents, entre ces puissances régionales qui sont toutes appuyées par des acteurs extérieurs ayant des besoins énergétiques et commerciaux…

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L’invention de la Palestine

Histoire d’une imposture, impostures de l’Histoire.

 

5/5.

 

Par Michel KÖNIG

 

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info


PARTIE 1 - PARTIE 2 - PARTIE 3 - PARTIE 4

 

Conclusions

 

Cette présentation a pour but de montrer en quoi le fait national palestinien ne tient pas à la lumière des faits historiques et ne recouvre pas la définition de la Nation telle que la donnait Ernest RENAN. Il n’y a donc pas de nation « palestinienne », mais un « palestinisme » qui est l’habillage, le faux-nez d’une idéologie islamique radicale, à destination de l’occident. Alors quand le pape dit que les palestiniens ont droit à une patrie sur la terre de leurs ancêtres (sans dire un seul mot d’ailleurs de la réciproque israélienne), il est mal informé ou bien plutôt il fait de la real politique vaticane en retombant dans les vieilles ornières de l’église romaine décrites plus haut.

 

Un exemple significatif. Jérusalem est déclarée ville sainte de l’Islam et a même été déclarée capitale de la culture arabe, alors qu’elle n’est plus sous souveraineté arabe depuis 1099, date de sa prise par les croisés. Or le nom de Jérusalem n’est jamais mentionné dans le Coran. Les interprétations ultérieures ont fait dire que la ville au nord de la Mecque dans laquelle le prophète Mahomet s’est rendu serait Jérusalem. Cela d’autant que Mahounemet est mort en 550, et qu’à l’époque la « Palestine » appartenant encore à l’empire byzantin. Jérusalem n’a été conquise qu’en 638 par les Omeyyades qui y construisirent la mosquée d’Omar.

 

C’est ensuite l’éviction de la Mecque et des territoires conquis des Omeyyades relativement tolérants par les Abbassides plus fondamentalistes qui provoquera les croisades, les abbassides ayant interdit les pèlerinages chrétiens à Jérusalem. Les Omeyyades refugiés en Espagne en Andalousie y créèrent d’ailleurs une zone de tolérance d’où sortit au XIème et XIIème siècle une civilisation arabo judéo chrétienne extrêmement brillante avec les personnages de Maïmonide ou d’Averroès, avant que la conquête espagnole et l’inquisition n’y mettent fin.

 

Bizarre n’est-ce pas ? Les islamistes radicaux nous expliquent que le Coran est la parole même d’Allah soufflée à l’oreille du prophète par l’ange Djibril (Gabriel), qu’il n’est donc pas interprétable et doit être appliqué à la lettre. Oui, mais quand ça les arrange, ils l’interprètent dans le sens  qui leur est favorable.

 

A ce propos et pour conclure, je voudrais vous faire réfléchir sur une brève uchronie.

Une uchronie est un genre littéraire qui consiste à refaire l'histoire à partir d'un évènement passé : César réchappe de l’attentat de Brutus ou Napoléon gagne à Waterloo.

 

Supposons donc qu'en 1948, le jeune état d'Israël soit vaincu par les 5 armées arabes qui l'ont envahi (D’ailleurs ça n’est pas passé bien loin : tous les bookmakers donnaient les juifs perdants).

Les habitants juifs sont bien sûr massacrés ou rejetés à la mer dans l'indifférence générale qui a prévalu pendant toute la Shoah. Cela à la grande satisfaction de l’église romaine et de tous les bons catholiques qui voyaient maintenus les décrets divins portant l’anathème du peuple juif.

 

Les  habitants arabes (car à l'époque ils ne s'appelaient pas palestiniens) prennent le contrôle du pays et instaurent un seul état arabe et islamique.

 

Après la révolution islamique d'Iran, les radicaux du Hamas gagnent les élections instaurent la charria comme récemment vient de le faire la Somalie et proclament Jérusalem ville sainte de l'Islam.

 

Bien sûr les Juifs y sont strictement interdits, mais ensuite les imams fondamentalistes estimèrent devoir s’en prendre aux chrétiens qui s’arrogeaient le droit de penser qu’ils pouvaient avoir quelques titres historiques sur leur ville sainte.

 

Ils interdisent donc les pèlerinages, comme le firent les abbassides en 1054, ce qui provoqua la première croisade, chassent les communautés chrétiennes comme sont en train de le faire la plupart des pays arabes et comme les talibans avec les bouddhas d'Afghanistan dynamitent toutes les églises ou les transforment en mosquée.

 

Bien sûr, l'Europe tétanisée laisse faire, malgré les homélies du pape et l'administration américaine entame d'interminables pourparlers sans trop de conviction pour ne pas s’aliéner les producteurs de pétrole.

 

Alors, bien sûr tout le monde se prend à regretter qu'Israël ait été vaincu, ce qui aurait sans doute permis de maintenir une présence multiconfessionnelle dans la ville des 3 monothéismes.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 13:06

 

 

 

 

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L’invention de la Palestine

Histoire d’une imposture, impostures de l’Histoire.

 

4/5.

 

Par Michel KÖNIG

 

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info


PARTIE 1 - PARTIE 2 - PARTIE 3

 

 

La trahison anglaise et l’attitude arabe.

 

 

La première chose que firent les anglais, une fois le mandat accordé, fut de détacher des territoires confiés la Transjordanie pour la donner en lot de consolation à la dynastie hachémite, ses alliés, qui venaient de se faire détrôner à la Mecque par les « Saouds ».

 

Mais surtout, pendant toute la période 1922-1939 (et même encore après-guerre), Londres restreindra progressivement  l’immigration juive à l’encontre du mandat reçu de la SDN, mais ignorera l’immigration arabe très active. En 1930, la Commission Simpson Hope, envoyée de Londres pour enquêter sur les émeutes arabes de 1929, déclara que la pratique britannique d’ignorer volontairement l’immigration arabe illégale à partir de l’Égypte, de la Transjordanie et de la Syrie et de ne la soumettre à aucune restriction, avait pour effet de supplanter les futurs immigrants juifs et de remettre en cause la création du foyer national juif dont la Grande-Bretagne avait reçu mandat.

 

La population arabe augmenta le plus dans les villes où d’importantes populations juives avaient créé de nouvelles possibilités économiques. De 1922 à 1947, la population non juive augmenta de 290% à Haïfa, de 131% à Jérusalem et de 158% à Jaffa. La croissance dans les villes arabes fut plus modeste : 42% à Naplouse, 78% à Jénine et 37% à Bethléem. En tout, la population arabe augmenta de 120% entre 1922 et 1947.

 

Le gouverneur britannique du Sinaï de 1922 à 1936 fit cette remarque : "Cette immigration illégale se poursuivait non seulement à partir du Sinaï mais aussi de l’Égypte, de la Transjordanie et de la Syrie, et il est très difficile de plaider la cause de la misère des Arabes si en même temps on ne pouvait pas empêcher leurs compatriotes des États voisins d’aller partager cette misère »

Selon un rapport de la Commission Peel, en 1937, "le manque de terres est …dû moins à l’étendue des terres acquises par les Juifs qu’à l’augmentation de la population" arabe.

 

On peut penser que le plan britannique était de noyer la population juive dans la population juive pour n’avoir pas à tenir la promesse de la Déclaration Balfour et à respecter le mandat confié par la SDN d’implanter un foyer national juif en Palestine, en mettant en avant la démographie.

Mais vint la 2ème guerre mondiale et la barbarie nazie fit avorter la félonie anglaise.

 

Après la guerre, l’Angleterre essaya de poursuivre cette politique défavorable de fait à la création du foyer national juif en Palestine, mais devant l’imbroglio de la situation sur le terrain, la résistance des organisations juives qui considéraient le mandataire anglais comme un colonialiste (dynamitage de l’hôtel King David), elle y renonça et remit son mandat à l’ONU, héritière de la SDN qui vota le plan de partage de 1947.

 

Mais c’est cette population arabe récemment immigrée, massée autour des villes, qui sera la première à fuir les combats à l’appel des armées arabes déclarant vouloir « rejeter les juifs à la mer » et qui formera en 1948, le gros des réfugiés dits « palestiniens », pris en charge par l’ONU à travers l’UNRWA, agence dédiée aux Palestiniens. Pour l’UNRWA, un « réfugié de Palestine » est une personne dont le lieu de résidence habituelle était la Palestine entre juin 1946 et mai 1948 et qui a perdu à la fois son domicile et ses moyens de subsistance en raison du conflit israélo-arabe de 1948. La définition de réfugié de l’UNRWA couvre également les descendants des Palestiniens qui sont devenus des réfugiés en 1948. En conséquence, le nombre de réfugiés palestiniens enregistrés est passé de 914 000 en 1950 à plus de 4,4 millions en 2005 et continue à augmenter du fait de l’accroissement naturel de la population. Cette définition extrêmement large du réfugié, qui permet d'englober ainsi les descendants, est utilisée uniquement dans le cadre des Palestiniens.

 

Un autre des arguments de la propagande « palestiniste » est de mettre en avant que le peuple « palestinien » ne saurait être « puni » des exactions commis par le nazisme contre les Juifs et que c’était aux européens de supporter le poids de leur faute.

 

La aussi cet assertion est contredite par l’histoire.

 

D’abord parce que, comme on vient de le voir, la décision de créer un foyer national juif sur la Palestine mandataire date de 1917, à l’époque où la Grande Bretagne était en conflit avec l’empire ottoman pour la maîtrise du Moyen-Orient. Après la guerre, au contraire la puissance mandataire a tout fait pour freiner l’immigration juive au mépris de ses engagements. Même en 1946, alors que des rescapés des camps de la mort attendaient dans des camps de transit, les britanniques ne changèrent pas de politique (Affaire de l’Exodus).

 

Dans les pays qui avaient pris une participation active à la Shoah, comme la France, ce fut le grand silence. La France ne voulait connaître de cette sombre période que les hauts faits de la Résistance qui lui avait permis de faire partie des vainqueurs de 1945, alors que le régime de l’état français avait été un des régimes les plus collaborationnistes de l’Allemagne nazie. En 1956, quand Alain RESNAIS monte le documentaire « Nuit et brouillard », la censure lui fit transformer une scène parce que, sur des archives filmées d’époque, on voyait l’ombre du képi d’un gendarme français. En fait la responsabilité de la France, à travers l’état français, ne fut vraiment reconnue qu’en 1995 par Jacques CHIRAC.

 

On ne peut donc dire que le sentiment de culpabilité de l’Europe ait été pour quelque chose dans la naissance d’Israël.  En fait l’assistance que la France et d’autres états européens avait fourni au jeune état juif avait une autre raison, pas morale celle-là mais militaire.

On sait maintenant qu’entre 1943 et 1945, alors qu’ils avaient la maîtrise de l’air et bombardaient de manière « disproportionnée » les villes allemandes, les alliés n’ont rien fait pour empêcher la poursuite de la solution finale dont ils étaient informés. Les camps de la mort n’ont pas été détruits, les voies ferrées qui y menaient n’ont pas été coupées.

 

Le commandement allié a laissé se poursuivre l’extermination industrielle et massive du peuple juif en escomptant que la folie antisémite d’Adolf Hitler mobiliserait des forces appréciables loin des théâtres d’opération militaire spécialement au moment de la préparation et de l’exécution du débarquement du 6 juin 1944. En 1943, alors que le sort de la guerre bascule, mais que la Shoah bat son plein, ce détournement des forces allemandes hors des théâtres d’opérations est plus importante que celui qu’obtiendra la Résistance française par des coups de main encore bien limités.

Cette logique militaire choque évidemment quand on la regarde à la lumière de la morale, mais elle est imparable dans son efficacité qui a permis la victoire finale des alliés.

 

Mais si l’extermination du peuple juif a aidé l’effort de guerre des alliés en retenant des forces appréciables qui ont manqué à la défense des pays de l’axe, alors on doit considérer le peuple juif comme un allié objectif des puissances qui ont remporté la victoire du 8 mai 1945. Cela sans compter l’exode des savant juifs, Einstein et Oppenheimer en tête de liste, dont l’absence ne permit pas à Hitler ne fabriquer une bombe atomique avant la fin de la guerre (Que se serait-il passé si un V2 avait fait exploser une charge atomique sur Londres ?) alors qu’elle permit aux Américains de fabriquer celles qui mit fin à la guerre avec le Japon.

 

En ce sens, les 6 millions de morts de la shoah ne sont pas seulement le témoignage de la barbarie nazie et de la folie meurtrière de son initiateur, mais constituent le sacrifice que le peuple juif a consenti à la défaite du 3ème Reich, continuateur au-delà des siècles de l’idéologie totalitaire de l’empire romain, à l’issue d’une guerre de 2 millénaires. L’Etat d’Israël, expression nationale du peuple juif, doit donc être considéré comme faisant partie des puissances victorieuses de la 2ème guerre mondiale au même titre que les Etats Unis d’Amérique, l’Union Soviétique ou la France. Sa création n’est pas seulement la reconnaissance du fait national juif, c’est la reconnaissance de la contribution du peuple juif à la victoire de 1945.

 

Cela, sans oublier, bien sûr, l’aide que les combattants juifs ont fourni contre la puissance nazie et notamment les brigades juives qui sont constituées dans les territoires sous mandat britannique et qui vont participer aux combats contre l’Afrika corps, en s’illustrant à Bir Hakeim.

Mais pendant ce temps-là, les « palestiniens » eux s’affichaient plutôt avec les gens d’en face. C’est notamment le cas du grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini.

 

En 1941, il s’enfuit en Allemagne et rencontra un certain nombre de chefs nazis. Il voulait les persuader d’étendre au monde arabe le programme anti-juif des Nazis. Le Mufti envoya à Hitler 15 avant-projets de déclarations concernant le Moyen Orient qu’il demandait à l’Allemagne et à l’Italie de faire. L’une d’elles en appelait aux deux pays pour qu’ils déclarent illégal le Foyer juif en Palestine. De plus, "ils accordent à la Palestine et aux autres pays arabes le droit de résoudre le problème des éléments juifs en Palestine et dans les autres pays arabes, conformément à l’intérêt des Arabes et au moyen de la même méthode qui permet de régler la question dans les pays de l’Axe".

En novembre 1941, le Mufti rencontra Hitler personnellement, qui lui dit que les Juifs étaient ses pires ennemis. Le Führer, cependant, repoussa la demande du Mufti d’une déclaration en faveur des Arabes, car il estimait que ce n’était pas le moment. Le Mufti présenta à Hitler ses "remerciements pour la sympathie qu’il avait toujours montrée pour la cause arabe et en particulier pour la cause palestinienne, et qu’il avait clairement exprimée dans ses discours publics… Les Arabes étaient les amis naturels de l’Allemagne car ils avaient les mêmes ennemis que l’Allemagne, à savoir… les Juifs…".

 

Il ajoutait : « Le monde arabe était convaincu de la victoire de l'Allemagne, non seulement parce que le Reich possédait une importante armée, des soldats courageux et des chefs militaires de génie, mais aussi parce que le Tout-puissant ne pourrait jamais accorder la victoire à une cause injuste. »

 Hitler répondit :"L’Allemagne soutenait une guerre sans compromis contre les Juifs. Cela comprenait naturellement une opposition active au Foyer national juif en Palestine… L’Allemagne fournirait une aide concrète et pratique aux Arabes impliqués dans le même combat… L’objectif de l’Allemagne [est] uniquement la destruction de l’élément juif résidant dans la sphère arabe… À ce moment-là, le Mufti serait le porte-parole le plus digne de foi du monde arabe". Le dit Mufti remercia Hitler avec effusion.

Amin al-Husayni participa à l'organisation d'une division de la Waffen SS formée de musulmans de Bosnie, nommée “Handschar” (poignard), d'un effectif d'environ 10 000 membres, qui intervenait au cours des actions de la SS en Hongrie et en Croatie.

 

Si on veut faire remonter les palestiniens à cette population, alors il faut bien dire que leurs dirigeants se sont rangés manifestement du coté des forces de l’axe et qu’ils font partie des vaincus de la 2èmeguerre mondiale. 

En 1945, la Yougoslavie chercha d’ailleurs à inculper le Mufti pour crimes de guerre, à cause de son rôle dans le recrutement pour les SS de 20 000 volontaires musulmans bosniaques, qui participèrent au massacre de Juifs en Croatie et en Hongrie. Cependant, il « s’évada »  d’une prison française en 1946 et continua le combat contre les Juifs à partir du Caire et plus tard de Beyrouth, où il mourut en 1974.

 

Al-Husseini est un personnage encombrant que les « palestinistes » évitent de montrer en public, car, outre son penchant affirmée pour son copain Adolf,  il démontre que la différence entre antisionisme et antisémitisme est très mince et qu’elle n’est surtout qu’à usage externe.

Cela montre aussi que le cliché des « Palestiniens » bouc émissaires de la culpabilité de l’Europe ne tient guère à la lumière des faits historiques et leur attitude pendant la dernière guerre les place sans équivoque dans le camp des forces de l’axe.

 

Fin de la quatrième partie........à suivre

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 12:46

 

 

 

 

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L’invention de la Palestine

Histoire d’une imposture, impostures de l’Histoire.

 

3/5.

 

Par Michel KÖNIG

 

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info


PARTIE 1 - PARTIE 2

 

Impostures de l’histoire : Antisionisme et Antisémitisme.


Le maintien de la présence juive en « Palestine »

 

La propagande de l’OLP a fait passer l’idée d’une nation « palestinienne » occupant de toute éternité un territoire lui appartenant avec Jérusalem, ville arabe, lieu saint de l’Islam, comme capitale.

Or on n’en retrouve nulle  mention dans l’histoire réelle, telle qu’elle ressort des travaux des historiens et des écrits des grands témoins.

 

L’immigration juive avait commencé dès 1880, sous l’administration turque, qui l’avait autorisée et la voyait même d’un bon œil car cela pouvait revigorer une région quasi désertique, peuplé d’environ 400.000 habitants, mais dans lequel la continuité d’une présence juive, notamment à Jérusalem et Sfad, est attestée.

La découverte d’un ouvrage historique capital sur cette question, écrit à la fin du XVII ème siècle, apporte d’ailleurs un éclairage de la plus haute importance.

 

“Voyage en Palestine“, est le titre d’une œuvre écrite en 1695, par Hadrian Reland (ou Relandi), cartographe, géographe, philologue et professeur de philosophie hollandais. Le sous-titre de l’ouvrage, rédigé en Latin, s’intitule : “Monumentis Veteribus Illustrata”, édité en 1714 aux Editions Brodelet.

L’auteur de cet ouvrage, l’un des premiers orientalistes, connaissait les langues, hébraïque, arabe et  grecque (ancien).

 

 

“Palestina” : un ouvrage historique essentiel

 


En 1695, Relandi est envoyé en voyage d’études en Israël, en Palestine d’alors, pour un objectif bien spécifique : recenser plus de 2500 lieux (villes et villages) apparaissant dans le texte de la Bible ou de la Michna, dans leur appellation originelle. A chaque fois, Relandi y mentionne le nom hébraïque tel qu’il apparaît dans le texte et le verset exact auquel il se réfère. Relandi y fait également figurer son équivalent en Latin-Romain ou Grec ancien.

Outre ce remarquable travail linguistique, l’auteur opère surtout un recensement de l’époque, pour chaque localité visitée : d’abord une considération d’ordre général spécifiant que la terre d’Israël d’alors est pratiquement déserte, très peu peuplée. La majorité de ses habitants se concentre alors dans les villes de Jérusalem, Acco (Acre), Tsfat (Safed), Yafo (Jaffa), Tveria (Tibériade) et Aza (Gaza). Surtout, le constat établi par le géographe conclut à une présence dominante de Juifs sur cette terre, quelques Chrétiens et très peu de Musulmans, dont la plupart étaient des Bédouins.

 

Quelques remarques extraites de cette passionnante étude :

Aucune localité d’alors ne propose de nom ou de source arabe

La grande majorité de ses villes ou villages possède un nom hébreu, quelques-uns en Grec ou Latin-Romain

Pratiquement aucune ville possédant  aujourd’hui un nom en arabe n’en possédait à l’époque : ni Haïfa, ni Yafo, ni Naplouse (Shehem), Gaza ou Djénine.

Aucune trace dans les recherches de Relandi de sources historiques ou philologiques établies aux noms arabes, plus tardifs, de Ramallah, Al Halil (Hébron) ou Al Qods (Jérusalem)

En 1696, Ramallah s’appelle “Beteïlé” (du nom hébreu “Bet El”), Hévron s’appelle … Hévron

La plupart des villes étaient composées de Juifs, à l’exception de Naplouse (Shehem) qui comptait 120 personnes issues d’une même famille musulmane, les “Natashe”, ainsi que 70 Samaritains

A Nazareth, en Galilée, une ville entièrement Chrétienne : 700 Chrétiens

A Jérusalem, plus de 5000 habitants, dont la plus grande majorité est juive, et quelques Chrétiens. Relandi n’évoque que quelques familles bédouines musulmanes isolées, composées d’ouvriers temporaires saisonniers, dans les domaines de l’agriculture ou de la construction.

A Gaza, près de 550 personnes, 50% de Juifs et 50% de Chrétiens. Les Juifs étaient essentiellement spécialisés dans l’agriculture : la vigne, les olives et le blé (Goush Katif). Les Chrétiens s’occupant davantage de commerce et transport des différents produits de la région 

Tibériade et Safed étaient de localités juives. On sait surtout que la pêche du Lac de Tibériade constituait le principal emploi de l’époque.

Une ville comme Oum El Fahem par exemple était complètement chrétienne : 10 familles

 

Dans « Itinéraire de Paris à Jérusalem » (1811), François René de Chateaubriand écrivait ceci :  

« Tandis que la nouvelle Jérusalem sort ainsi du désert, brillante de clarté, jetez les yeux entre la montagne de Sion et le temple; voyez cet autre petit peuple qui vit séparé du reste des habitants de la cité. Épris, il baisse la tête sans se plaindre; il souffre toutes les avanies sans demander justice; il se laisse accabler de coups sans soupirer; on lui demande sa tête: il la présente au cimeterre. Si quelque membre de cette société proscrite vient à mourir, son compagnon ira, pendant la nuit, l’enterrer furtivement dans la vallée de Josaphat, à l’ombre du temple de Salomon.
 
Pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère, faisant lire un livre mystérieux à des enfants qui, à leur tour, le feront lire à leurs enfants. Ce qu’ils faisaient il y a 5000 ans, Ce peuple le fait encore. Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem, et rien ne peut le décourager; rien ne peut l’empêcher de tourner ses regards vers Sion.

 

Quand on voit les Juifs dispersés sur la terre, selon la parole de Dieu, on est surpris sans doute; il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur propre pays; il faut les voir attendant, sous toutes les oppressions, un roi qui doit les délivrer

Les Perses, les Grecs, les Romains ont disparu de la terre: et un petit peuple, dont l’origine précéda celle de ces grands peuples, existe encore sans mélange dans les décombres de sa patrie. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici. »

 

Et en 1894, Pierre LOTI écrivait dans « Jérusalem »: « C’est le vendredi soir, le moment traditionnel où, chaque semaine, les juifs vont pleurer, en un lieu spécial concédé par les Turcs, sur les ruines de ce temple de Salomon, qui « ne sera jamais rebâti ». Après les terrains vides, nous atteignons maintenant d’étroites ruelles, jonchées d’immondices, et enfin une sorte d’enclos, rempli du remuement d’une foule étrange qui gémit ensemble à voix basse et cadencée. Déjà commence le vague crépuscule. Le fond de cette place, entourée de sombres murs, est fermé, écrasé par une formidable construction salomonienne, un fragment de l’enceinte du Temple, tout en blocs monstrueux et pareils.

 

Contre la muraille du Temple, contre le dernier débris de leur splendeur passée, ce sont les lamentations de Jérémie qu’ils redisent tous, avec des voix qui chevrotent en cadence, au dandinement rapide des corps …

Et il y en a deux ou trois de ces vieux, qui versent de vraies larmes, qui ont posé leur bible dans les trous des pierres, pour avoir les mains libres et les agiter au-dessus de leur tête en geste de malédiction.

Si les crânes branlants et les barbes blanches sont en majorité au mur des Pleurs, c’est que, de tous les coins du monde où Israël est dispersé, ses fils reviennent ici quand ils sentent leur fin proche, afin d’être enterrés dans la sainte vallée de Josaphat. Et Jérusalem s’encombre de plus en plus de vieillards accourus pour y mourir. »

 

En 1799, Napoléon, encore Bonaparte fit, à partir de son quartier général de Jérusalem, la fameuse déclaration du 1er floréal, an VII de la République (20 avril 1799) 

Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine :

 

« Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d'années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !

 

Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s'ils n'ont pas les dons prophétiques d'Israël et de Joël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s'enfuiraient à jamais. (Isaie 35.10)

 

Debout dans la joie, les exilés ! Cette guerre sans exemple dans toute l'histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer. Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d'ignominie. Bien que l'époque et les circonstances semblent peu favorables à l'affirmation ou même à l'expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd'hui, contrairement à toute attente, le patrimoine israélien.

La Providence m'a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serais à Damas, dont la proximité n'est plus à craindre pour la ville de David.

 

Héritiers légitimes de la Palestine !

 

La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu'elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires.

 

Levez-vous ! Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n'a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Maccabée 12.15). Montrez que deux mille ans d'esclavage n'ont pas réussi à étouffer ce courage.

 

Hâtez vous! C'est le moment qui ne reviendra peut-être pas d'ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d'adorer librement le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20 ) »

Le 16 août 1800, Napoléon déclara: " Si je gouvernais une nation juive, je rétablirais le temple de Salomon."

 

On connait aussi sa répartie à Varsovie en 1812, lorsque préparant la campagne de Russie, il demanda après les commerçants juifs locaux qui lui fournissaient chevaux et approvisionnements. « Sire, répondit l’aide de camp, ils sont au Temple. » « Mais ce n’est pas le Shabath » fit remarquer l’Empereur. « Non Sire, mais ils commémorent la date de la destruction du Temple de Jérusalem ». Napoléon dit alors : « Un peuple qui se souvient de sa terre depuis plus de 1800 ans finira par y retourner »

 

Mais ce que Napoléon ne put réaliser (on peut raisonnablement penser que si l’armée d’Orient n’avait pas échoué devant St Jean d’Acre, l’état juif de Palestine aurait été créé, sous protectorat français, 150 ans avant l’actuel état d’Israël), l’Angleterre sembla vouloir l’accomplir.

 

En 1917, Lord Balfour, alors ministre britannique des Affaires étrangères, publia sa fameuse déclaration visant à la création d’un foyer juif en Palestine. Au cours des débats qui précédèrent la Déclaration, un député des communes demanda à Haïm Weizman, Président du congrès juif mondial, pourquoi les Juifs tenaient tant à créer leur foyer national en Palestine, alors qu’il existait tant de terres inoccupées de par le monde. Weizman lui répondit : « Pourquoi, Monsieur, faites vous 20 km tous les dimanches pour aller voir votre mère, alors que vous avez quantité de dames âgées dans votre rue ? »

 

Après la victoire de 1918, les alliés procédèrent au démantèlement de l’Empire Ottoman à la conférence de San Remo (19 au 26 avril 1920), la Grande Bretagne se vit attribuer la « Palestine » pendant que la France se voyait mandater pour la Syrie et le Liban. Cette attribution fut confirmée par la SDN sous forme d’un mandat accordée à la Grande Bretagne sur la Palestine qui fut appelée de ce fait « mandataire » Ce mandat reprenait intégralement la Déclaration Balfour dans son objectif de créer un foyer national juif, sur les territoires de la « Palestine mandataire ».

 

Fin de la troisième partie..........ç suivre

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 12:40

 

 

 

 

 

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L’invention de la Palestine

Histoire d’une imposture, impostures de l’Histoire.

 

2/5.

 

Par Michel KÖNIG

 

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

 

Première partie - ICI


b) La damnatio memoriae

 

Epuisés, les Romains en eurent assez de ces Juifs qui leurs avaient causé plus de pertes en hommes et en ressources qu'aucun autre peuple au cours de l'histoire. Après avoir écrasé la révolte de Bar-Korba, Hadrien, pour parachever sa vengeance, décida que le seul moyen de ne pas s'exposer à un autre soulèvement était de couper les Juifs de tout lien avec leur terre bien-aimée. Il procéda à des déportations massives qui vidèrent le pays de son peuplement juif .

 

Il voulut selon la coutume romaine prononcer la « damnatio memoriæ » la damnation de la mémoire du peuple juif, usage réservé aux empereurs fous comme Dioclétien. En ouvrant la Bible, il trouva le nom des Philistins, anciens occupants, pensait-il vaincus par David à la bataille de la vallée d’Elah, en luttant contre Goliath, le philistin.

 

Remarquons, entre parenthèse, que cette appellation est d’origine purement biblique et n’a donc aucune confirmation archéologique comme tout ce qui se passe en Judée-Samarie à l’époque du roi David, il y a 3.000 ans.

Mais puisque le terme est revendiqué par les Palestiniens d’aujourd’hui qui se disent descendants des Philistins, rappelons ce qu’en dit la Bible.

 

Les Philistins ne sont ni des Cananéens ni même un des 7 peuples donnés par la Bible. Ils ne proviennent pas de la région. Le prophète Amos (ch.9, v.7) dit: « N’ai-je pas fait émigrer Israël du pays d’Egypte et les Philistins de Caftor et Aram de Kir ». Caftor est une île de la Méditerranée, apparemment l’île de Chypre, près de la Grèce. Ainsi, le nom ancien de cette nation semble donc être Caftor, et en  Israël ils ont été dénommés du nom de Philistins, qui vient du mot « polèche », qui signifie envahisseur. Ils sont donc étrangers à cette terre. Ils sont venus de Caftor (Chypre), et ont envahi le pays de Canaan qu’ils ont occupé de Hatserim jusqu’à Gaza. En fait, dans la Bible ce sont des usurpateurs qui réclament un droit de propriété sur la terre d'Israël et la bataille d’Elah est significative de leur volonté de s’enfoncer à l’intérieur des terres.

Hadrien s’était donc trompé. Les premiers occupants de la terre promise était les Cananéens et les Jabuséens, fondateurs de Jérusalem. C’est donc Syria-jabusa ou Syria-canaa qu’aurait dû s’appeler la province après le diktat d’Hadrien.

 

Pour en revenir à ce personnage, cher à Marguerite Yourcenar, il est donc le premier « antisémite » partisan d’une solution finale, certes moins radicale que celle de son successeur qui a sévi pendant la deuxième guerre mondiale, mais avec la même finalité : faire disparaître la mémoire et le message du peuple juif. A cette époque bien sûr, il n’y avait pas un seul arabe palestinien dans la contrée, quoiqu’en dise M. Bole-Richard qui affirme, sans rire, dans le Monde, que les philistins étaient les ancêtres des Palestiniens. Il n’y avait même plus d’ailleurs de Philistins à l’époque romaine.  Askhelon, l’ancienne métropole des rois Philistins était devenue depuis longtemps une ville grecque et faisait partie de la décapole, un réseau de dix villes grecques qui avaient obtenus une franchise de la part des romains. Si les philistins-palestiniens veulent donc aller se recueillir sur la tombe de leur vrai père fondateur, ce n‘est pas à Ramallah qu’ils doivent se rendre, mais à Rome, au château St-Ange que le Vatican a fait construire autour du mausolée d’Hadrien.

 

Mais ensuite c’est l’église catholique romaine qui a maintenu le décret d’Hadrien sur le pays tout au long de l’histoire de l’Occident chrétien pour des raisons d’abord théologiques et ensuite politiques.

 

Théologiques parce que, au 2ème et 3ème siècle, les pagano-chrétiens de Paul, partisans d’une déconnection totale du christianisme à l’égard du judaïsme, vont l’emporter sur les judéo-chrétiens, l’entourage primitif du Christ. Ils font valoir que le Temple de Salomon n’est plus de ce monde, mais dans le corps du Christ que représente l’Eglise et que Dieu s’est lui-même détourné du peuple élu en laissant détruire le 2ème Temple. Il n’y a donc plus de temple terrestre et l’absence des Juifs sur leur terre est la marque du 3ème temple, incarné dans l’Eglise dont la communauté est le nouveau peuple élu.

 

Politiques parce que, après l’alliance entre l’Eglise et l’empire romain au 4ème siècle, permise par la doctrine augustinienne du péché originel et concrétisée par la conversion de Constantin en 312, l’église se devait de dédouaner les romains de la crucifixion du Christ et en fit retomber la faute sur les Juifs condamnés pour cette raison à l’errance éternelle et à l’opprobre des nations.

 

Cette alliance maintiendra l’appellation latine de Palestine sur l’ancien royaume de David tout le temps que dura les empires chrétiens d’Occident et d’Orient et à leur disparition par le Saint Empire romain germanique qui s’en proclamait le continuateur. C’était une façon de conforter le dogme catholique en niant le lien du peuple juif avec sa terre par punition divine.

 

Ces considérations ne représentent pas seulement une explication historique, elle pourrait avoir des retombées juridiques en matière de droit international. Les massacres et les déportations massives opérés par Hadrien vont bien au-delà du matage d’une rébellion comme on avait pu le voir sous Titus, même si elle ne s’est pas faite dans la dentelle et témoignent de la volonté de l’Empereur de faire disparaître la nation juive, non seulement physiquement, mais aussi dans les mémoires en supprimant le nom juif de la contrée.

Aujourd’hui en droit international, cela s’appellerait un génocide et un génocide est considéré depuis les procès de Nuremberg comme un crime contre l’humanité déclaré imprescriptible.

 

Alors certes on n’ira pas déterrer les ossements de l’hôte posthume du château Saint-Ange pour les pendre à un gibet et de toute façon, diront les juristes, une loi ne saurait être rétroactive.

 

Mais la non rétroactivité n’entraîne pas l’annulation du fait et donc depuis 1945, il existe un receleur de ce crime contre l’humanité, c’est l’église catholique romaine qui continue de faire usage du mot Palestine, synonyme de la volonté d’éradiquer le lien entre le peuple juif et sa terre.

 

Cela d’autant que le génocide des juifs pendant la 2ème guerre mondiale par celui qui se voulait le fondateur du « 3ème empire » (Le premier étant celui des romains et le second le saint empire romain germanique, expression politique de la catholicité), se situe dans la même ligne que les évènements de 135, la disparition physique de la nation juive.

 

Les différents régimes musulmans qui se sont succédés après les conquêtes arabes du 7ème siècle, sur la terre de Canaan, califat arabe d’abord, puis perse, puis empire ottoman n’ont jamais utilisés l’appellation « Palestine » pour l’ensemble de la contrée qui s’appelait « Syrie ». Même les croisés l’avait appelé « terre sainte », abandonnant pendant le royaume latin de Jérusalem le terme de Palestine. Après la défaite turque avec la triple alliance en 1918, la SDN confie à la Grande Bretagne Le 24 juillet 1922 l’administration de l’ancienne possession turque sous le nom de Palestine mandataire. Pour, dit ce texte, "l’administration du territoire de la Palestine, qui faisait autrefois partie de l’Empire ottoman, dans des frontières à fixer par lesdites puissances en vue de mettre à exécution la Déclaration Balfour, considérant que cette déclaration comporte la reconnaissance des liens historiques du peuple juif avec la Palestine et des raisons de la reconstitution de son foyer national en ce pays."

 

Les leaders arabes à la tête desquels on trouvera Hadj Amin el Husseini qui deviendra grand mufti de Jérusalem s’opposèrent à cet objectif et trouvèrent l’oreille complaisante de l’administration britannique qui laissa se produire les violences contre les Juifs. Mais Hadj Amin ne demanda pas à la Grande Bretagne d’accorder l’indépendance aux « Palestiniens ». Au contraire, dans une lettre à Churchill, alors ministre des colonies, de 1921, il demandait que la Palestine soit réunie à la Syrie et à la Transjordanie.

 

En 1947, le plan de partage de ce qui restait de la Palestine mandataire en 2 états, un juif et un arabe et qui faisait de Jérusalem une zone internationale œcuménique, est voté par l’ONU. Cette décision internationale fondatrice est rejetée par les  pays arabes environnants : Egypte, Jordanie, Syrie, Irak et Liban dont les armées envahissent le territoire accordé aux Juifs par le plan de partage et Jérusalem. Les milices issues des populations arabes locales sont dissoutes et intégrées à ces armées.

 

La défaite de ces armées en 1948 et la signature de l’armistice permet la création de l’état Israël et on parle alors de conflit israélo-arabe. Pour la plupart, les réfugiés qui fuient la zone des combats sont constitués par ces populations issues de l’immigration illégale et massés autour des villes. Les véritables « palestiniens », cultivateurs attachés à leur terre, sont restés sur place et constituent aujourd’hui la minorité arabe, musulmane ou chrétienne, de la population d’Israël.

 

Mais à Jérusalem, l’armée jordanienne de Glub Pacha, formée, entrainée, équipée et encadrée par les Anglais, prend la vieille ville et refoule l’armée juive derrière la ligne verte. Seule une résistance acharnée et le maintien de la voie sacrée permet de sauver Jérusalem ouest.

 

De 1947 à 1967, la Jordanie Hachémite occupe la Judée-Samarie et Jérusalem-est qu’il vide de sa population juive. La ville qui devait, selon le plan de partage de 1947, être proclamée zone internationale est annexée par la Jordanie. Le mont du temple est interdit aux pèlerins juifs. 29 lieux de culte juifs sont détruits, dont la synagogue de la « Hourva », construite une première fois au XVIIIème siècle, et reconstruite en 1864  et qui vient d’être restaurée. Le cimetière juif du mont des oliviers est vandalisé et les pierres tombales récupérées.

 

Personne n’a protesté, ni dans la communauté internationale, ni dans la population de ces territoires annexés par la Jordanie laquelle population n’a réclamé aucune indépendance « palestinienne » en demandant de faire de Jérusalem leur capitale.

 

Ce n’est qu’après la guerre des 6 jours, quant tout espoir pour les arabes de renverser la situation par un conflit classique entre armées nationales va prendre fin, que l’OLP, pour reprendre le flambeau de ce conflit en l’insérant dans la mouvance des mouvements révolutionnaires de l’époque (Carlos), va lui donner son contenu nationaliste « palestiniste » pour appuyer sa propagande à destination de l’occident.

 

Jusqu’à cette date, le terme « Palestine » était dans le langage vernaculaire,  l’ancienne terre des juifs qui en avaient été chassés par les romains. Dans les manifestations antisémites d’avant guerre, on criait alors : « Les Juifs en Palestine ».

 

C’est sous le terme de Palestine, comme on l’a vu, que la SDN confirme le lien du peuple juif avec la Palestine pour y fonder un foyer national juif. Encore en 1947, la Ligue Française pour la Palestine libre milite, non pour un état arabe, comme le vocabulaire d’aujourd’hui pourrait porter à le croire, mais pour un état juif indépendant après le retrait britannique. Jean-Paul Sartre écrit à la ligue au début de l’année 1948 qu’un « Etat Palestinien (le futur état d’Israël), un Etat indépendant, c’est une garantie pour la paix à condition qu’il soit assez fort pour se faire respecter. »

 

C’est à partir de cette date que le terme « Palestine » va être en quelque sorte « squatté » par la propagande arabe, détourné de sa signification historique originelle pour lui donner son contenu actuel qui vise une prétendue antériorité nationale arabe sur les territoires de la Palestine mandataire, moins la Jordanie accordée par avance à la dynastie hachémite par les Anglais.

 

Pourquoi cette occupation sémantique ?

 

D’abord, parce qu’expliquer que c’est la charria qui commande à tout musulman de mener le djihad pour imposer l’islam aux populations infidèles, et notamment de reprendre en priorité les terres autrefois musulmanes, n’était pas très porteur à l’égard de l’Occident, ni même à l’égard des autres mouvements révolutionnaires de l’époque, pas très réceptifs aux motivations religieuses.

 

En outre cette motivation pourrait donner lieu à des polémiques religieuses, car les premières sourates du Coran et notamment celle de « la Vache », reconnaissent l’antériorité du Pentateuque et du caractère prophétique de la personnalité de Moïse, y compris la promesse qui lui est faite par l’Eternel de donner le pays de Canaan aux enfants d’Israël. (Mais, on attend encore l’imam qui osera dire que la lutte contre le sionisme est contraire aux préceptes coraniques et que les « martyrs » de la cause palestinienne risquent de se retrouver en enfer plutôt que dans les bras des hétaïres sacrées.)

 

Cela d’autant que le sionisme se revendique du concept de nation qui ouvre droit à l’auto-détermination des peuples et au droit de ceux-ci de disposer d’un état souverain établi sur le territoire nationale. Ce qui le sous-tend et que l’on retrouve dans la déclaration Balfour qu’il inspire, c’est que le peuple juif dont la continuité est attestée à travers les siècles a droit à un état sur la terre dont il a été injustement privé. Cet argument très fort dans la conscience internationale à l’époque de l’émancipation n’aurait pu être battu en brèche par des arguments uniquement religieux.

 

Alors imaginer, au mépris de la chronologie historique la plus élémentaire, que la Palestine formait une nation autrefois unie, mais occupée ensuite par les vilains sionistes, colonialistes et impérialistes, était beaucoup plus efficace à l’égard des bonnes consciences européennes et altermondialistes.

Ensuite parce que la référence au mot Palestine permet vis-à-vis de l’Occident, de demander, sans le dire, le retour, non pas à la situation d’avant 67, mais à celle de 47, c’est-à-dire au retour à la Palestine mandataire. Cela développe une ambiguïté dont jouent les différents mouvements palestiniens.

Enfin, comme on l’a vu plus haut, le terme Palestine réveille d’anciennes connotations anti-juives et surfe sur la crainte théologique qu’inspirent aux catholiques le renouveau de l’état d’Israël qui contrarie, dans une vision millénariste, le fondement du dogme de l’église romaine.

 

Ainsi a été créé un « palestinisme », théoriquement pendant nationaliste du sionisme, mais en fait faux-nez (ou « avatar » si l’on veut) de la propagande de l’Islam djihadiste en direction de l’Occident.

 

Si ce néologisme de « palestinisme » est utile c’est pour bien faire la différence entre la situation humanitaire et économique des habitants des territoires autonomes qui peut être solutionnée sur un plan politique et la propagande djihadiste qui se cache sous le vocable « palestinien » en utilisant le concept occidental de nationalité que l’Islam ignore.

 

Certes tous les musulmans ne sont pas djihadistes, mais quand les gazaouites portent au pouvoir, par voie électorale, le Hamas, dont la charte est fondée sur le djihad islamiste, ils en prennent la responsabilité. Tous les allemands n’étaient pas nazis, mais leur responsabilité collective dans l’avènement du nazisme a été reconnue et, comme le rappelle la série « Apocalypse », il a fallut détruire l’Allemagne pour détruire le nazisme.

 

 

Fin de la deuxième partie .........à suivre

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 12:13

 

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L’invention de la Palestine

Histoire d’une imposture, impostures de l’Histoire.

 

1ère Partie de 5.

 

Par Michel KÖNIG

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

 

 

Nota :

Pour faciliter la compréhension de l’exposé historique contenu dans ce texte, il m’arrivera d’utiliser des concepts politiques modernes. Ce sont bien sûr des anachronismes  que le lecteur replacera dans leurs contextes.

 

 

J’ai été frappé, lorsque, allant sur des sites ou des blogs pour m’informer de ce qui se passe au Proche-Orient, il m’arrive de lire les commentaires que laissent des internautes manifestement pro-palestiniens, par la méconnaissance profonde de l’Histoire dont ils témoignent.

 

Cela se rapproche plus d’une mythologie ou des contes de bonne femme que de la vérité historique.

 

Politiquement cela s’appelle de la propagande éhontée, de la veine de celle du Dr. Goebbels qui disait : « plus c’est gros, plus ça passe. ». Historiquement cela s’appelle une imposture et c’est de ce point de vue que je voudrais me placer.

 

Si on lit ces interventions et même certains articles de journaux réputés sérieux, on a l’impression de que toute éternité, en tout cas depuis plusieurs millénaires, juifs et arabes vivaient en paix sur cette terre de Palestine sous la sage administration des palestiniens dont Jérusalem était la capitale éternelle.

 

C’est après la deuxième guerre mondiale que le vilain sionisme, colonialiste, impérialiste, (voire nazi !) est venu troubler cette belle harmonie.

 

Certes, il ya eu la Shoah, reconnaissent certains propagandistes palestiniens, (encore que d’autres leaders islamistes comme le Président iranien vont jusqu’à la nier), mais ce n’est pas notre faute.

 

Pourquoi le sang des juifs que l’Europe a fait couler retomberait-il sur nos têtes ? Nous ne sommes pas coupables et les européens n’avaient qu’à trouver d’autres formes de dédommagement que d’aider les sionistes à voler notre terre.

On retrouve bien sûr dans cette argumentation l’effet de la propagande palestinienne sur des cerveaux européens bien enclins à la croire sur parole. La difficulté, et c’est ce qui m’a poussé à écrire ce texte, c’est qu’elle n’est qu’un amoncellement de contre-vérités historiques. On ne fait pas la paix avec un mensonge ou plus exactement maintenir une fiction historique comme base de revendication n’est jamais le signe d’un désir sincère de trouver un compromis.

 

D'abord l'imposture du mot PALESTINE

La conquête romaine -67 à 135

D’

 

 

C’est d’ailleurs cette imposture qui m’a poussé par réaction, entre autres raisons, à écrire mon ouvrage « le 3ème Temple. » dans le contexte de la véritable réalité historique.

 

Pour cela il faut en revenir à l’apparition de ce mot sur les cartes au deuxième siècle de l’ère chrétienne.

L’ancien royaume de David, avait été conquis par le général Pompée en -67, profitant des dissensions entre les grands prêtres et les rois, nous dirions aujourd’hui entre le trône et l’ église. Mais les romains avaient maintenu une façade d’indépendance nationale en laissant le pays gouverné par un roi juif. C’est ainsi que Hérode, plus romain que juif et qui se plaisait mieux à Césarée, ville romaine qu’à Jérusalem, gouverna jusqu’en 4 après JC, sous la dépendance des empereurs, tout en ménageant le Sanhédrin pour qui il fit faire les travaux cyclopéens du deuxième temple. Mais il fit bâtir à l’angle nord-ouest de l’esplanade, la tour Antonia, qui surplombait le Temple et dont la garnison romaine surveillait tout ce qui s’y passait (Tout un symbole) !

 

Mais cette façade était encore trop favorable aux juifs. A la mort d’Hérode, le pays passait directement sous l’administration des procurateurs romains, nous dirions aujourd’hui sous administration coloniale.

Le Sanhédrin, l’organe religieux suprême de la religion juive, avec le grand prêtre à sa tête, jouait la carte de l’occupant romain, estimant, qu’une révolte armée serait fatale à l’existence de l’identité religieuse juive. Mais il préservait aussi de la sorte son pouvoir sur le peuple juif ainsi que les richesses provenant des offrandes et des legs qu’il recevait.

On peut comprendre ainsi l’aventure rapportée du Christ-Yoshua, si tant est qu’il est historiquement existé, ou qu’elle ne soit pas le syncrétisme de l’histoire de plusieurs individus. Le sanhédrin et le procurateur romain étaient liés dans leurs intérêts (on parlerait aujourd’hui de collaboration) à éviter l’émergence d’un nouveau leader religieux qui, s’appuyant sur les prophéties « l’étoile du matin », serait prétendant au trône d’Israël restauré. C’était d’ailleurs ce motif qui figurait sur la croix du Christ « Rex judorum »

Mais la première guerre juive fut inspirée plus par les « nationalistes » Zélotes que par un soulèvement religieux, encore qu’il est difficile dans le contexte de l’époque de séparer les deux. Disons qu’on est plus près des motivations de Jeanne d’Arc que de celle de Luther.

Elle a commencé en 66, après les exactions du nouveau procurateur Gessius Florus, corrompu jusqu’à la moelle, qui avaient abouti à un soulèvement généralisé, à la fois contre l’occupant romain et contre le Sanhédrin, tribunal suprême de la religion juive, gestionnaire du Temple, accusé de pactiser avec l’ennemi.

 

Cette révolte  avait été inspirée par les Esséniens, mais c’est leur branche « armée », les Zélotes, avec son chef Menahem ben Yaïr, qui avaient soulevé le peuple et fait assassiner le grand prêtre Ananias.  Menahem se proclamait descendant de David et prétendant au trône.  Il avait rassemblé une première armée qui avait chassé de Jérusalem en 67 le général romain Cestius Gallus, Légat de Syrie, qui fut battu sévèrement à Beth Horon près de Jérusalem. Mais Menachem fut assassiné à son tour par le fils du grand prêtre Ananias, Eléazar. La ville avait été libérée de sa garnison romaine, mais, sans leader reconnu, fut abandonnée aux différentes factions juives, menées par plusieurs chefs de guerre, qui s’entredéchirèrent à belles dents.

Entre temps, Vespasien, alors général de l’armée d’orient, avait débarqué à Antioche en Syrie à la tête de 3 légions et de leurs troupes auxiliaires. Il devait reconquérir une à une toutes les villes de Galilée, malgré la défense héroïque de Gamla, grâce à un matériel de siège efficace, pendant qu’à Jérusalem les luttes intestines occupaient toute l’énergie des différentes factions et de leurs chefs.

L'armée romaine monta ensuite le siège de Jérusalem. L'assaut final fut entravé à deux reprises par des révoltes parmi les troupes romaines, dues à la succession de Néron et à l'accession au trône de Vespasien, sans que les insurgés juifs minés  par leurs divisions puissent mettre à profit ces délais inespérés. Le nouvel empereur envoya son fils Titus parachever la défaite des juifs. Titus entama un nouveau siège en avril 70 et réussit à prendre la ville qui fut pillée et incendiée. Le second Temple fut détruit (accidentellement, dit Flavius Josèphe). La grande Menora, symbole de l’Alliance, fut emmenée comme trophée à Rome. La reine Bérénice et l’historien juif romanisé Flavius Josèphe, de son vrai nom Yossef Ben-Matityahu, suivirent Titus à Rome.

Quand Titus retourna à Rome, il confia son rôle de commandant en chef à Vettenius Cerialis. Ce jour-là, la nation juive cessa d'être une entité politique. La Judée ne fut plus administrée par un procurateur placé sous l'autorité du gouverneur de la Syrie, mais gouvernée par un légat ayant rang de sénateur, directement responsable devant l'empereur.

 

Les trois premiers légats furent Vettenius Cerialis, commandant de la 5° légion qui avait pris d'assaut Jérusalem, Lucius Bassus qui s'était emparé des forteresses d'Hérodium et de Machaerus, et Flavius Silva qui prit Massada en 73, défendue par Eléazar Ben Yaïr, le propre neveu de Menahem. Eléazar et ses défenseurs, selon le récit de Flavius Josèphe, préférèrent se donner la mort plutôt que de tomber entre les mains des assaillants romains.

La 2ème guerre juive commença 59 ans plus tard, en 132. La révolte éclata lorsque l’empereur Hadrien lança une vaste campagne d’hellénisation de la population juive et voulut interdire la circoncision. Il avait décidé d’introduire dans tout l’Empire le culte de son amant, Antinoüs, divinisé, mort en 130, ce que les Juifs avaient refusé, non sans quelques considérants peu amènes sur l’origine du nouveau culte. Par rétorsion, il voulut éradiquer la religion juive qui pourtant était une religion reconnue par l‘Empire : ‘religio licita’. Le légat, Tineius Rufus, pour faire du zèle, décida de faire de Jérusalem une ville à la gloire de l’empereur qu’il voulait appeler Colonia Aelia Capitolina. Colonia, car c'était une colonie romaine. Aelia, en l'honneur de l'empereur Hadrien dont le prénom était Aelius. Et Capitolina, parce que la cité avait été dédiée à Jupiter Capitolin et qu’il voulait construire un temple de Zeus sur les ruines du  deuxième Temple.

 

La réaction des Juifs à ce déni de leurs libertés religieuses, pourtant garanties par l’Empire, a conduit à la deuxième des grandes révoltes de l'ère romaine. Simon Bar Kosiba anima le soulèvement, qui atteignit son paroxysme en 132. Cette fois il eut le soutien des plus hautes instances religieuses du peuple juif, avec le rabbi ben Akiva, un des plus grands rabbins de l’époque, contrairement à la première guerre juive. En 67, les romains étaient venus mater la révolte des Zélotes, mais sans toucher à la tolérance religieuse dont bénéficiait le culte juif, comme ‘religio licita’. Cela leur avait apporté le soutien du Sanhédrin, avant la révolte, et la neutralité des rabbins de l’école de Yabne ensuite, ce qui avait fait grandement défaut aux rebelles et entretenu les divisions au sein du peuple juif.

 

Bar Kosiba avait organisé une puissante guérilla armée et réussi à chasser les Romains de Jérusalem et d'Israël. Les succès de Bar Kosiba avaient encouragé beaucoup de gens du peuple et des religieux - et parmi eux Rabbi Akiva - à croire qu'il était le Messie. On l'avait surnommé " Bar-Korba ", ou " fils de l'étoile ", allusion à un verset dans le livre des Nombres: " Une étoile viendra de Jacob ", cette étoile étant censée désigner le Messie.

Cette fois, la révolte avait donc un leader, le « fils de l’étoile »  qui se déclarait, comme Menahem ben Yaïr, 60 ans plus tôt, prétendant au trône du royaume d’Israël. Il était soutenu par le clergé et réussit à faire l’union autour de lui. Son armée compta jusqu’à 100.000 hommes, l’équivalent de quatre  légions romaines et de leurs troupes auxiliaires, et remporta d’incontestables succès initiaux. Il a établi, pendant une brève période, un Etat juif indépendant qui put battre monnaie (On peut voir des exemplaires de ces monnaies au musée des pays de la Bible à Jérusalem).

 

Rome ne pouvait pas, à son tour, subir un tel revers militaire sans réagir à la situation. Les fondements politiques et économiques de l’Empire étaient remis en cause et la révolte juive pouvait être contagieuse chez tous les peuples assujettis.

 

Mais les Juifs, unis cette fois, ne furent pas faciles à vaincre. Les Romains perdirent une légion entière dans une bataille, la 22ème légion romaine qui était tombée dans une embuscade et avait été massacrée.

 

Hadrien envoya de plus en plus de troupes en Israël pour combattre les forces de Bar-Korba, au point de consacrer douze légions et leurs troupes auxiliaires à cette guerre, la moitié des forces armées dont disposaient l’Empire, plus de 240.000 hommes. Cela représentait près de quatre fois ce que les Romains avaient mobilisé pour écraser la " grande révolte ", 60 ans plus tôt.

 

On fut donc loin pour les romains du ‘veni,vidi,vici’ de César, car l’empereur Hadrien, lors de la présentation de l’état de l’empire devant le Sénat de l’année 133, omit volontairement  de prononcer l’apostrophe  rituelle, qui commençait son rapport sur l’état de l’Empire : « Si vous et vos enfants êtes en bonne santé, c'est bien. Quant à moi et mes légions, nous sommes en bonne santé ! » .

 

 

Fin de la première partie.....à suivre

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 13:36

 

 

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La "modération" de Mahmoud Abbas,

Par Mitchell BARD

(director of the Jewish Virtual Library)

Traduit par Fabien MIKOL

Pour aschkel.info et lessakele.

 



mf

MYTHE:

"Le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, est un modéré intéressé par le compromis".


REALITE:

 "La définition de "modéré" est relative. Comparé au Hamas, au Hezbollah et à Ahmadinejad, par exemple, Abbas peut être vu comme un modéré puisqu'il négocie explicitement avec Israël. Abbas, toutefois, n'a exprimé aucune réelle volonté de compromis sur quelque problème substantiel que ce soit, recule devant de véritables efforts de paix et recrache avec véhémence une rhétorique anti-israélienne qui, par le passé, a entravé significativement le processus de paix.

    En novembre 2010, Abbas a pris la parole lors de la sixième conférence commémorative annuelle pour Yasser Arafat, et annonça définitivement qu'il continuerait à suivre la ligne dure de l'agenda de son mentor et prédécesseur (422). Arafat, le leader palestinien mort en 2004, est considéré comme l'un des pères du terrorisme palestinien. Abbas s'en tient aux choix politiques d'Arafat de déclarer Jérusalem capitale de la Palestine ; d'exiger des Israéliens un retrait de toutes les implantations ; de demander un complet droit au retour pour les réfugiés palestiniens et leurs descendants ; et de refuser de reconnaître le caractère juif de l'Etat d'Israël. Abbas glorifie aussi publiquement les martyrs palestiniens et autorise la diffusion de la négation de la Shoah par les canaux officiels palestiniens.
    Pour la question de Jérusalem, Abbas maintient que la ville sera la capitale d'un futur Etat palestinien. "Au sommet de Camp David, le leadership palestinien rejeta la proposition israélienne de partager la souveraineté", a-t-il dit en 2005. "Nous continuons à rejeter cette offre. Nous ne pouvons faire de compromis sur Jérusalem" (423). Dans une interview avec le Washington Post en 2007, Abbas a déclaré : "J'ai toujours dit que Jérusalem-Est était un territoire occupé. Nous devons le récupérer" (424). De nouveau en 2010, il dit que "la ville arabe de Jérusalem, incluant ses lieux saints, est une partie intégrante" du futur Etat palestinien (425).
    A propos du désengagement israélien de Gaza en 2005, Abbas insista : "Le retrait de Gaza doit être une partie d'autres retraits. (...) Israël doit partir de toutes les terres palestiniennes occupées en 1967" (426). Il réitéra de nouveau aux présidents Obama et Medvedev en 2010 que "le plus court chemin vers la paix est de mettre l'occupation israélienne de tous les territoires (...) incluant Jérusalem, le Golan syrien occupé et les territoires libanais restants" (427). Abbas refuse de reconnaître les inquiétudes sécuritaires israéliennes qui naîtraient d'un retrait complet, et a établi clairement qu'il n'accepterait pas d'échanges de territoires susceptibles de dissiper ces craintes.
    A l'égard du "droit au retour" des réfugiés palestiniens, Abbas a été fidèle à l'idée d'une absence de compromis (428). Selon Abbas, il y a 4,7 millions de réfugiés palestiniens auxquels le droit au retour doit être conféré. "Nous n'oublierons jamais les droits des réfugiés", a dit Abbas. "Ils finiront par faire valoir leurs droits, et le jour viendra où les réfugiés retourneront à la maison" (429).
    Bien qu'Abbas négocie avec Israël, il rejette sa raison d'être en tant qu'Etat juif. Parlant devant le parlement de la jeunesse palestinienne en 2009, Abbas proclama son refus de reconnaître le caractère juif d'Israël en disant : "Appelez-vous comme vous le voulez, mais nous ne l'accepterons pas... l'"Etat juif"... Je ne l'accepterai pas" (430). Abbas renforça de nouveau ce propos en septembre 2010, lorsqu'il affirma aux membres du parti Hadash que la reconnaissance d'Israël comme Etat juif était une "demande inacceptable" (431).
    Abbas est aussi supposé avoir renoncé au terrorisme, mais en février 2008, il a déclaré au journal jordanien al-Dustur qu'il n'avait pas exclu de reprendre le chemin de la "résistance" armée contre Israël. En fait, sa raison de ne pas s'engager actuellement dans une "lutte armée" n'est pas qu'il désavouerait le terrorisme, mais simplement qu'il ne croit pas en la capacité des Palestiniens d'atteindre leurs objectifs en l'absence d'une coalition. Comme il l'a dit à la Ligue Arabe en juillet 2010, "si vous voulez la guerre, et êtes prêt à combattre Israël [avec nous], alors cette solution a notre faveur" (432). De plus, Abbas était l'un des fondateurs de l'aile terroriste du Fatah et, en février 2008, il revendiqua fièrement le crédit d'avoir initié la campagne terroriste contre Israël : "J'ai l'honneur d'avoir tiré le premier coup de feu en 1965 et d'être celui qui a enseigné la résistance", a dit Abbas. Le président de l'AP a même revendiqué avoir entraîné le Hezbollah - "Nous avons l'honneur de diriger la résistance et nous avons enseigné la résistance à tout le monde, dont le Hezbollah" (433). Le quotidien de l'Autorité Palestinienne, Al Hayat Al Jadida, dont le budget est fourni par Abbas, a loué, honoré et même fait le panégyrique de terroristes martyrs. Le journal, par exemple, a chanté les louanges du Palestinien responsable du meurtre de huit jeunes dans une école de Jérusalem en 2008, le décrivant comme ayant accompli la condition de martyr de l'Islam. En 2010, Abbas s'est lancé dans le panégyrique de l'organisateur en tête du massacre des Jeux Olympiques de Munich en 1972, au cours duquel 11 athlètes israéliens ont été tués, et l'a décrit comme "une figure éminente de la résistance et du travail sincère", qui "s'est sacrifié pour les justes causes de son peuple" (434).
    Comme Ahmadinejad, Abbas autorise aussi la diffusion sous ses yeux de la négation de la Shoah. Les médias officiels de l'AP transmettent des programmes où des universitaires palestiniens enseignent qu'Auschwitz et Dachau "n'ont jamais existé", et le ministère palestinien de l'éducation produit des manuels scolaires qui enseignent l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale tout en ignorant complètement la Shoah et l'extermination de six millions de Juifs (435).
    Sur tous ces problèmes, Abbas n'est pas modéré. Israël n'entretient aucune illusion sur Abbas depuis qu'il a pris la suite d'Arafat, et a exprimé son scepticisme que quelque accord puisse être atteint avec un homme qui a montré ni la volonté ni la capacité de tenir ses promesses. Néanmoins, les dirigeants israéliens comprennent qu'il est le seul interlocuteur qu'ils ont présentement, et sont prêts à poursuivre les négociations dans l'espoir qu'Abbas finira par modérer ses vues et par faire les compromis nécessaires pour signer un accord.

 
422 "Abbas Talks Peace Process at Arafat Memorial", Ma'an News Agency, (November 12, 2010).
423 Tani Goldstein, "Rocket Hits Ashkelon House; Qassams Land in Sderot", YNET News, (March 3, 2008). 
424 "A Conversation with Mahmoud Abbas", The Washington Post, (September 30, 2007).
425 Khaled Abu Toameh, "Abbas Vows to Walk in Arafat's Footsteps in Palestine", The Jerusalem Post, (November 12, 2010).
426 AP Story, (January 1, 2005).
427 "Erekat Delivers Message from President Abbas to Quarter",Independent Media Review Analysis, (August 22, 2010).
428 Ali Waked, "Abbas: We Won't Waive Right of Return", YNET News, (July 12, 2009).
429 AP Story, (January 1, 2005).                
430 "Abbas Scorns 'Jewish State'", Palestinian Media Watch, (April 27, 2009).
431 Ynet, "Abbas: We Won't Recognize Israel as Jewish State", YNET News, (October 15, 2010).
432 Itamar Marcus and Nan Jacques Zilberdik, "Mahmoud Abbas: 'If all of you will fight Israel, we are in favor'", Palestinian Media Watch, (July 7, 2010).
433 Itamar Marcus and Barbara Crook, "Abbas Honors Hezbollah Spiritual Leader", Palestinian Media Watch, (July 11, 2010).
434 Tzvi Ben Gedalyahu, "Abbas Eulogizes Munich Massacre Mastermind", Arutz Sheva, (July 4, 2010).
435 "Palestinian Authority Holocaust Denial and Distortion", Palestinian Media Watch
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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 17:32

 

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