Procès ajourné
Le procès de Hosni Moubarak et de ses deux fils vient d'être ajourné au 15 août par le président du tribunal Ahmed Refaat. Qui a ordonné que l'ex-président, désormais très affaibli, soit admis dans un hôpital près du Caire jusqu'à la prochaine audience. Le procès de l'ex-ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et de six hauts responsables de la police a, quant à lui, été ajourné à jeudi.

"Je ne suis pas responsable"
Sans surprise, Hosni Moubarak a plaidé non coupable des accusations de meurtres portées contre lui. "Je nie complètement ces accusations, je ne suis pas responsable", a-t-il déclaré sans ciller.

Comparution sur une civière
Une école de police reconvertie en tribunal. Et un ex-président allongé sur une civière, elle-même à l'intérieur d'une cage. Le tableau a de quoi marquer. Déjà que voir un ancien chef d'Etat devoir répondre de ses crimes n'est pas si banal... Hosni Moubarak, 83 ans, est pâle et tout vêtu de blanc. L'audience, suspendue une fois pour l'heure, poursuit son cours dans un silence assourdissant, que ne perturbent que les menaces du juge de faire évacuer la salle à l'encontre de ses quelque 600 occupants...

L'arrivée au tribunal
Une immense cage à barreaux noirs, au milieu d'un amphithéâtre. Voilà ce qu'a réservé la justice égyptienne auxaccusés de l'un des procès les plus importants de l'histoire du pays, qui débutera ce mercredi matin au Caire. Où est déjà arrivé le principal accusé, le président déchu Hosni Moubarak. Lequel a quitté, à bord d'une ambulance, l'hôpital de Charm El Cheikh, où il était en détention préventive depuis le 11 février, date de son renversement par une population ulcérée par 30 ans de règne autoritaire... Il sera jugé pour meurtres et corruption.

Mais il ne sera pas seul. L'accompagneront sur le banc ses deux fils Alaa et Gamal, l'ex-ministre de l'Intérieur (autrefois redouté, aujourd'hui haï de tous) Habib El Adli, et six anciens hauts responsables de la police, sans oublier le sulfureux homme d'affaires Hussein Salem, qui sera, lui, jugé par contumace... Tout ce petit monde est accusé d'avoir détourné des millions de dollars de fonds publics et d'avoir ordonné les meurtres de 846 manifestants durant l'insurrection du début de l'année. Il risque la peine de mort. 

Suivez ci-dessous l'audience en direct (et en VO) :