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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 12:47

 

 

 

Eypte - Retour à la normale ?

 

 

 

Par Yéochoua SULTAN

 

La bourse égyptienne va reprendre ses activités à partir du dimanche 13 février, selon une information émanant des autorités du pays. Elle a été fermée le 27 janvier à la suite des manifestations et des émeutes contre le président égyptien, Hosni Moubarak. A l’extérieur, les Etats-Unis semblent sinon virer de bord du moins modérer leurs ardeurs. Après lui avoir enjoint de quitter le pouvoir il y a de cela une semaine, ils lui demandent expressément de rester en place, afin de ne pas créer un vide. Cependant, ils comptent sur Soleiman pour faire avancer les réformes. Le journaliste Carl Bernstein révèle dans le Daily Beast que Washington investit d’importants efforts pour soutenir Moubarak et éviter qu’il ne quitte le pouvoir, pour ne pas laisser le terrain aux mains des islamistes des Frères musulmans.

De son côté, l’Allemagne a décidé de suspendre l’aide militaire qu’elle acheminait vers l’Egypte, sans fixer de délai pour la reprise des livraisons. Le ministère allemand de l’Economie a fait savoir que cette décision était due à la situation des droits de l’homme dans le pays. Le ministère allemand va entreprendre de bloquer les livraisons d’armes de contrats déjà entérinés antérieurement.

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 10:28

 

 

 

Alors que l'agitation balaie le monde arabe, Israël est un modèle de stabilité 

Par Alan Elsner, Directeur exécutif de la communication à The Israel Project 

• Israël a tenu la première des 18 élections en 1949 
• Les États-Unis font face à un dilemme difficile dans le monde arabe 
• Les démocraties font de meilleures alliées

theisraelproject

Manifestants au Caire

 

Washington, le 28 janvier – Alors que l'agitation balaie le monde arabe, menaçant de renverser les 30 ans de régime du président égyptien Hosni Moubarak, Israël demeure un îlot de stabilité démocratique dans la région et l'allié le plus fiable des États-Unis. 

Les événements se sont déclenchés à la suite de l'expulsion, plus tôt dans le mois, du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali. Des protestations ont également éclatées en Jordanie, au Yémen et en Algérie – mais c'est l'Égypte qui est manifestement sous les projecteurs, en particulier en raison de son statut d'allié stratégique des États-Unis et de son accord de paix avec Israël.

L'instabilité ébranle également le Liban où le gouvernement pro-occidental s'est effondré et semble sur le point d'être remplacé par un régime dominé par le Hezbollah, soutenu par l'Iran. 

Ce qui illustre, sans doute plus radicalement qu'avant, combien Israël est différent de tous ses voisins. En tant que démocratie dynamique et énergique, les événements qui se déroulent dans les rues arabes à travers la région seraient inimaginables à Jérusalem ou à Tel-Aviv.

 

Israël a tenu sa première élection en assembléeconstitutive qui est devenue plus tard la Knesset (parlement) en janvier 1949, moins d'un an après la déclaration d'indépendance. Bien que le pays fût toujours officiellement en guerre avec les États arabes qui avaient envahi dans l'intention de détruire le nouvel État juif naissant, le vote s'est poursuivi. Il a depuis tenu 17 autres élections à intervalles régulières – une séquence ininterrompue par la guerre, les assassinats ou le terrorisme. 

Durant la dernière élection en février 2009, 12 partis ont obtenu des sièges à la Knesset, y compris trois partis à prédominance arabe ainsi que des partis représentant la droite, la gauche, le centre et plusieurs tendances du judaïsme orthodoxe.

Mais la démocratie requiert bien plus que des élections. Elle nécessite la liberté de la presse, de réunion, de communiquer et d'organiser. Elle nécessite un système judiciaire indépendant et une panoplie d'organisations indépendantes non gouvernementales représentant des groupes tels que l'emploi, le commerce, les femmes, les homosexuels, les immigrants, les personnes âgées, les environnementalistes, les défenseurs de la santé – la liste est infinie.

Israël possède tout ce qui précède et bien plus.

Evidemment, la corruption et l'abus de pouvoir menacent toute démocratie. Mais lorsqu'il a été confronté à de tels problèmes, Israël les a gérés même lorsqu'ils se sont produits au plus haut niveau. L'ancien Premier ministre Ehud Olmert a été obligé de démissionner en 2008 après avoir été soupçonné d'avoir accepté des pots-de-vin et falsifié des frais de déplacement.

L'ancien président Ezer Weizman a démissionné en 2000 après que les médias ont prétendu qu'il avait accepté de l'argent d'homme d'affaires sans le signaler. Son successeur, Moshe Katzav, a quitté ses fonctions dans la disgrâce à la suite d'allégations d'harcèlement sexuel et il a été récemment accusé de viol.

La démocratie d'Israël a également survécu au choc de l'assassinat tragique en 1995 du Premier ministre Yitzhak Rabin par un extrémiste qui espérait stopper le processus de paix.

D'autres pays au Proche-Orient ont occasionnellement organisé des élections – mais il s'agit en général du cas d'une seule personne, d'un vote, d'une unique fois. Des élections locales ont été organisées à Gaza en janvier 2005, qui ont abouti au contrôle du Hamas, mouvement fondamentaliste islamique soutenu par l'Iran. C'était il y a six ans et il n'y a aucune perspective de prochaines élections par les Gazaouis dans un futur proche.

En 2007, le Hamas a écrasé brutalement l'opposition du Fatah. Un sondage réalisé parThe Israel Project à Gaza au mois d'octobre dernier a révélé que le Hamas avait un taux d'approbation de 40 pour cent seulement, se traînant considérablement derrière le Fatah, parti de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité Palestinienne - mais évidemment, les Gazaouis n'ont pas l'occasion d'exprimer leur volonté démocratiquement.

D'autres pays arabes ont tenu de fausses élections ou les ont truquées. La Syrie a eu un référendum présidentiel en 2007 pour confirmer le président Bashar al-Assad dans ses fonctions. Il a été dûment approuvé avec 97,62 pour cent du vote. 

L'élection égyptienne la plus récente, en date du 28 novembre 2010, a été marquée par des accusations de bourrage des urnes, d'intimidation et de diffamation. De nombreux candidats de l'opposition ont boycotté la parodie du scrutin dans lequel le Parti Démocratique National a obtenu 95% des 221 des sièges convenus au premier tour.
La vague d'agitation qui menace aujourd'hui de renverser Hosni Moubarak a mis les États-Unis dans une position délicate. 

Durant des décennies, ils ont soutenu Hosni Moubarak ainsi que d'autres dirigeants arabes autoritaires faute d'une meilleure alternative. La révolution iranienne de 1979 a donné une leçon grinçante quant à ce qu'il peut arriver lorsqu'un régime corrompu, non démocratique est remplacé par un autre encore plus vicieux. Le gouvernement du Shah piétinait, sans aucun doute, cruellement les droits de l'homme – mais le fondamentalisme islamique des Ayatollahs qui l'a remplacé a été bien pire encore et menace aujourd'hui la paix dans le monde avec son programme d'armement nucléaire imprudent. 

Il n'y a pas de réponses simples au dilemme de Washington. Mais la leçon générale est évidente. Les États-Unis ont besoin de plus d'amis démocratiques dans la région. Des amis sur lesquels ils peuvent compter.

Des amis comme Israël. 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 10:18

 

 

Les plaies du monde arabe, ou chronique d'un désastre annoncé

Cet article de Michel Faure paru dans L'Express du 18 juillet 2002 n'est plus en ligne, mais il a été reproduit sur le forum Algérie.com en 2008. Il est particulièrement pertinent aujourd'hui.

L'islam des Frères musulmans est bien la pire chose qu'on puisse souhaiter aux Égyptiens et aux autres peuples du monde arabe. L'islam salafiste n'est pas la solution: il est plutôt la cause des problèmes et ne fera que les aggraver. 

 Caire-revolte

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L'ignorance, l'aliénation des femmes et le manque de liberté font du monde arabe, aujourd'hui, une région désolée que rêve d'abandonner la moitié de sa jeunesse.

Ce terrible constat n'est pas la dernière condamnation de quelque «Grand Satan» occidental; c'est le fruit d'une étude, «Arab Human Development Report 2002», menée pendant dix-huit mois par un groupe d'experts et d'intellectuels arabes, et que vient de publier au Caire le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). «Si vous voulez comprendre le milieu qui a produit les adeptes de Ben Laden, lisez ce rapport»

Ce rapport étudie les 22 pays membres de la Ligue arabe, qui rassemblaient, en 2000, 280 millions d'habitants. Une population jeune (38% ont moins de 14 ans), mal éduquée (65 millions d'Arabes, soit près d'un quart d'entre eux, sont analphabètes et, parmi ceux-ci, 2 sur 3 sont des femmes). De plus en plus urbaine, elle sera de plus en plus nombreuse, dépassant 400 millions d'individus vers l'année 2020. Elle est généralement pauvre (1 Arabe sur 5 vit avec moins de 2 dollars par jour) et souvent sous-employée (12 millions de chômeurs estimés en 1995, soit 15% de la population active, et sans doute 25 millions en 2010 si les tendances actuelles se poursuivent). Enfin et surtout, la moitié de cette population - les femmes - est maintenue à l'écart de la vie sociale, économique et politique.

Cette situation aboutit à un désastre qui aurait pu être évité, alors que la région est riche d'une histoire, d'une culture, d'une religion, d'une tradition, d'une langue communes à tous ses habitants, autant de facteurs qui auraient dû lui permettre de jouer un rôle moteur dans le développement de ses échanges, de son économie et de son influence politique dans un monde globalisé. Elle est riche, aussi, en pétrole et en matières premières. Et pourtant elle reste en dehors du progrès.

Un désastre à venir

Les auteurs du rapport résument ce paradoxe par cette condamnation lapidaire: «Le monde arabe est plus riche qu'il n'est développé.» Elle annonce également, sans doute, un autre désastre, à venir, né de la conjonction de la démographie, de l'ignorance et de la pauvreté, quand on songe que rien n'est fait aujourd'hui pour la génération de demain, qui viendra, mal éduquée et sans perspectives d'emploi, peupler des villes déjà saturées. «Si vous voulez comprendre le milieu qui a produit les adeptes de Ben Laden, écrivait dans le New York Timesl'éditorialiste Thomas Friedman, lisez ce rapport» (il est consultable sur Internet: UNDP | United Nations Development Programme).

Au cours des vingt dernières années, la croissance du revenu par tête a été, dans les pays de la Ligue arabe, le plus bas du monde (0,5%), à l'exception de l'Afrique subsaharienne. Alors que les habitants de certaines régions en développement doublent leurs revenus en une décennie, le Pnud estime qu'il faudrait, au rythme actuel, cent quarante ans aux Arabes pour réaliser la même performance. Tandis que, dans les autres zones de la planète, la productivité augmentait à un rythme accéléré entre 1960 et 1990, elle déclinait dans le monde arabe. Le produit par tête de la région était supérieur à celui de l'Asie dans les années 1960. Aujourd'hui, les 22 pays réunis ne représentent que la moitié du PIB par habitant de la Corée du Sud. Le PIB global du monde arabe en 1998 - 531,2 milliards de dollars - était inférieur à celui de l'Espagne.

Un tel déclin n'est pas sans conséquences. La pauvreté en est une. Pauvreté économique, bien sûr, mais aussi et surtout «pauvreté des capacités et des opportunités», soulignent les auteurs. Cette piètre performance est encore aggravée par l'inadéquation de l'éducation avec les besoins de l'économie, et les rigidités du marché du travail. Les jeunes sont les principales victimes de ces dysfonctionnements. Les auteurs font ressortir un signal alarmant: 51% des adolescents et 45% des jeunes interrogés au cours de cette enquête expriment le désir d'émigrer. «Une indication claire de leur insatisfaction à l'égard des conditions présentes et des perspectives d'avenir que leur offrent leurs pays d'origine.»

La lecture de ce rapport pose la question de savoir ce qui est arrivé à un monde qui fut pendant des siècles à l'avant-scène de la civilisation, dominant les arts, la poésie, l'astronomie, l'architecture, les mathématiques, alors que l'Europe traversait un long Moyen Age. Cette question, à laquelle le rapport ne répond pas, le grand historien britannique du Moyen-Orient Bernard Lewis la pose dans son dernier ouvrage, What Went Wrong (Oxford University Press). Pourquoi, s'interroge Lewis, la civilisation de l'islam, qui dominait tous les domaines de la connaissance il y a six ou sept siècles, est-elle devenue ce qu'elle est aujourd'hui: «Une arrière-cour pauvre, faible et ignorante», dominée par de «minables tyrannies, allant des autocraties traditionnelles aux dictatures dont le seul élément de modernité réside dans leurs appareils de répression et d'endoctrinement»? Selon tous les critères qui comptent dans le monde moderne - développement économique et création d'emplois, éducation et succès scientifiques, liberté politique, respect des droits de l'homme, poursuit Lewis, «ce qui était jadis une grande civilisation est vraiment tombé très bas».

Depuis longtemps, le monde arabe tend à chercher les coupables hors de chez lui, des Mongols aux colonialistes français et britanniques, en passant par les Turcs ou les juifs, note Lewis. Aujourd'hui, cependant, les Arabes sont de plus en plus nombreux à rechercher chez eux, dans leurs gouvernements ou dans le rôle de l'islam dans leurs sociétés, la cause de leur déclin. Et, pour le vieil historien anglais, la réponse est évidente: c'est le «manque de liberté» qui est à la racine de tous les problèmes. «La liberté de l'esprit, affranchi des contraintes et de l'endoctrinement, la liberté de questionner, de rechercher et de s'exprimer, la liberté de l'économie, hors du champ de la corruption et de l'incompétence, la liberté des femmes, hors de portée de l'oppression des hommes, et la liberté des citoyens, hors de l'emprise de la tyrannie.»

Source :  postedeveille -L'Express via Forum Algérie

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 09:37

 

Banner Alain Rubin

 

Situation dans les pays arabes - Comparaison n’est pas raison…

Par Alain Rubin

© 2011 www.aschkel.info 

Ce samedi 5 février, tous les journaux sont toujours unanimes. Toutes les premières pages sont consacrées à l’Egypte. Le quotidien « ouest France » voit ainsi « un monde arabe enfiévré ». Le quotidien « le Parisien » est plus dithyrambique. Il écrit : «  l’Egypte explose, tempête sur le monde arabe », page deux et trois, c’est « le monde arabe en pleine révolution ». La première page montre une photo avec  un lanceur de pavés porteur d’une barbe manifestement celle d’un islamiste,  bombardant les pro-Moubarak.

Quelques discrets signes d’inquiétude cependant. On ne dit rien des Coptes tués il y a quelques jours, ni des deux églises attaquées, mais on laisse quand même percer une goutte d’angoisse, en rapport avec la question du Hezbollah et celle des Frères musulmans.

Comparer n’est pas raison disions-nous. En effet, nous pouvons lire en haut de la première page d’enquête : « (…) ce bouleversement qui rappelle la libération des peuples d’Europe de l’est en 1989 (…) ».

Non, non messieurs les journalistes et les politiques enthousiastes par convictions tiers mondiste ou par opportunisme, non, cela ne ressemble pas du tout, mais alors pas du tout à la libération des peuples soumis à la dictature totalitaire de la bureaucratie stalinienne. Et pour cause.

Un peu d’histoire

En novembre 1989, un siècle jour pour jour après la chute de la monarchie des Junkers prussiens, tombait le mur de Berlin. Pendant des semaines, à Dresde, puis à Berlin, la jeunesse allemande, puis de moins jeunes, défiaient la dictature appuyée sur la Stasi et la crainte du retour face à la foule des tourelles de canon des chars des troupes du pacte de Varsovie.

Ce combat n’était pas tombé du ciel. En novembre 1918, la classe ouvrière renversait le Reich des Hohenzollern. Elle s’organisait en « räte », en conseil ouvriers élus, formes allemandes d’organisation de même nature que les soviets russes. Cette classe ouvrière d’Allemagne s’était alors, depuis presque cinq décennies, organisée en forts partis et en syndicats. Elle avait des objectifs. La république de Weimar, essaiera donc d’introduire dans la constitution ses aspirations sociales et politiques, dans les difficiles conditions crées par le traité de paix signé le couteau sous la gorge (traité de Versailles). L’Allemagne devra payer pendant plusieurs années de lourdes indemnités de guerre supportées principalement par la classe ouvrière et la petite bourgeoisie.

Le nazisme interrompra le travail d’auto organisation ouvrier et/ou démocratique. Puis le stalinisme qui prendra ce relai, de retour dans les fourgons de l’armée rouge. Il interdira l’auto organisation de la classe ouvrière qui renaissait dans le Berlin en ruine des premières journées de mai 1945. Puis, il imposera l’unification politique PS/PC (SPD-KPD) pour corseter le mouvement ouvrier.

La classe ouvrière n’était pas devenue amnésique, malgré l’intimidation quotidienne du prétendu socialisme du SED (le parti né de l’unification forcée soumettant les militants ouvriers socialistes, majoritaires parmi les travailleurs, à l’appareil stalinien et ses militants minoritaires).

En juin 1953, éclatera la grève unanime des ouvriers maçons de la Stalin Allee à Berlin-Est. Cette grève va faire tâche d’huile ; tout le Berlin ouvrier et populaire va se soulever contre les cadences infernales et la privation des libertés démocratiques. Les grévistes, et les manifestants qui les rejoindront, demanderont la démission de Walter Ulbricht, le sous-Staline local, ainsi que la formation d’un « gouvernement des métallos »…

Berlin-Est, réprimé par les chars russes et les emprisonnements, laissera un sillon.

Quelques mois plus tard, les mineurs Tchèques d’Ostrava s’engageaient dans la grève, eux aussi. Ils exprimaient des revendications ouvrières économiques et politiques. Puis ce seront les peuples de Pologne et de Hongrie qui prendront le relais à l’échelle de deux pays entiers, démasquant l’imposture des prétendues « démocraties populaires ».

Au printemps de 1956, les ouvriers des grandes usines des régions industrielles de Pologne du sud éliront des conseils ouvriers révocables. L’ancien secrétaire général du PC, Gomulka, sera sorti en toute urgence de sa prison pour reprendre, cinq minutes après,  le gouvernail du gouvernement, pour faire des concessions et restaurer dés que possible le monopole du POUP, pour le compte de la bureaucratie moscovite. Elle pensera, cette dernière, y être parvenue. Mais, à l’automne de 1956, le peuple et la classe ouvrière de Hongrie se soulevaient à leur tour. Ils élisaient des conseils ouvriers, formaient des milices. Un gouvernement, constitué de communistes et de membres du parti paysan, se déclarait : responsable seulement devant les conseils ouvriers ! Il déclarera la neutralité de la Hongrie qui sortira pour quelques jours du pacte de Varsovie.

La révolution ouvrière et nationale hongroise de l’automne-hiver 56-57 sera écrasée à l’issue de quatre mois de grève pratiquement totale de tout le pays. La révolution des conseils en Hongrie sera écrasée : sous les bombardements, sous les tirs de mitrailleuses lourdes et d’artillerie broyant les immeubles des quartiers ouvriers de Csepel, le Billancourt des métallurgistes hongrois. Les volontés populaires seront brisées, sous les coups des déportations dans le goulag de dizaines de milliers de Hongrois, hommes, femmes, enfants.  

La réalité du pseudo socialisme édifié par la bureaucratie stalinienne et ses avatars se révèlera alors sans fard. Le PCF, solidaire des bourreaux du prolétariat, y perdra presque un quart de ses électeurs et de nombreux militants.

C’est la Tchécoslovaquie qui va prendre le flambeau, en novembre 1967. Ce sera le printemps de Prague, réprimée militairement à partir du 21 août 1968 puis débouchant sur ce que l’on a appelé la normalisation avec son cortège d’exclusions et d’emprisonnements.

1970, la Pologne revient sur le devant de la scène du combat ouvrier contre l’usurpation totalitaire stalinienne. A Szczecin, Sopot et Gdansk, la grève éclate dans les chantiers navals. Un comité élu, comité de grève inter-chantier- inter-ville est constitué. Il siège dans l’ancienne Stettin, une ancienne ville allemande vidée de sa population autochtone par le stalinisme s’emparant de la Pologne orientale, donnant en compensation, à la nouvelle Pologne amoindrie, l’Allemagne orientale, et remplaçant les allemands des anciennes Prusse orientale et de Silésie par des polonais eux-mêmes transférés sans avoir le choix.

La répression est féroce. Des centaines de polonais sont tués, fusillés dans les rues par la milice, la Zomo. Mais la grève et son organisation tiennent. Gomulka est débarqué. Son successeur, Gierek, vient à Szczecin. Il rencontre le Comité de grève. Il va  essayer de le convaincre que cette fois le POUP (le parti stalinien résultant de la fusion forcée du PSP, le parti socialiste polonais majoritaire parmi les ouvriers polonais, et le PRP le groupe stalinien issu des restes de l’ancien PC dissous par Staline en  1938) a compris et va tenir compte des demandes ouvrières. Gierek demande aux délégués des grévistes « qu’on lui laisse du temps », lui qui a été un ouvrier mineur de Silésie. Le comité de grève acceptera. Mal lui en prendra. Ses animateurs disparaîtront, l’un après l’autre, morts en accident de voiture, suicidés, « malades »… Edmund Baluka,  le président élu des grévistes n’aura d’autre choix qu’accepter de quitter son pays pour échapper au « probable accident de la route ».

Pourtant le combat d’organisation libre et indépendante ne cessera pas parmi les travailleurs de Pologne. Il produira des groupes socialistes authentiques et clandestins ou semi clandestins. Il amènera la naissance et l’action du KOR (le comité de défense ouvrier) de la décennie soixante dix-quatre-vingt.

Tous ces combats, polonais, allemands, tchèques, hongrois, tous ces combats pour l’organisation libre du mouvement ouvrier, créeront les conditions qui permettront le déferlement ouvrier d’août 1980 au chantier naval Lénine de Gdansk, qui produira Solidarnosc avec ses dix millions de membres librement organisés.

A son premier congrès, le vieux socialiste, Lipinski, compagnon de lutte de Rosa Luxembourg, déclarera devant le libre congrès des délégués librement élus par dix millions d’ouvriers de toutes les parties de la Pologne, en défiant et en démentant les mythes mensongers du prétendu socialisme « édifié » contre la vie quotidienne et au mépris de la liberté ouvrière et de toute démocratie  : « Ici, dans cette assemblée de délégués, nous, nous sommes les travailleurs ! Ici, Nous, nous sommes le socialisme. » Nous n’avons pas oublié. En réponse, la bureaucratie déclenchera l’état de guerre le 11décembre 1981, pour détruire la libre organisation ouvrière et barrer la route à toute démocratie, même restreinte.

Et cela eut une fin.

Cette fin, Lev Davidovitch Bronstein (Trotski) l’avait annoncée, dès le triomphe du stalinisme organisateur de la famine en Ukraine et fusilleur de presque tous les militants du vieux parti bolchevik. Cette fin, le vétéran bolchevik, assassiné par le stalinien Ramon Mercader en 1940, la diagnostiquait comme ce qu’il appellera une « révolution politique », c'est-à-dire une révolution détruisant le monopole politique de la bureaucratie tout en préservant la propriété socialisée des grands moyens de production.

La révolution politique a bien eu lieu. Mais en fin de compte, la bureaucratie qui combattait le socialisme en prétendant le construire, la bureaucratie qui sapait le caractère socialiste des moyens de production étatisés, la bureaucratie organisera les privatisations spoliatrices des années succédant à l’effondrement de l’URSS. C’est dire, que la révolution reste malheureusement et partout une arme à double tranchant : La révolution est le meilleur et le pire des outils à la disposition des hommes et des femmes. C’est un accélérateur de l’histoire, qui peut trop souvent entrainer la société et la faire verser dans un précipice.

Mais peut-on dire, comme le journal que nous citions, que les événements « arabes » « rappellent la libération des peuples d’Europe de l’est ». Si l’on doit retenir la comparaison et la ressemblance, c’est plutôt dans le sens d’une mise en garde, à savoir : que le peuple risque, une fois encore, une fois de trop, de travailler pour les « rois de Prusse ». En Tunisie, les « rois de Prusse », ce sont les variantes locales des pasdarans et des Bassidji, en clair, ce sont les partis des Frères musulmans et d’Ennhada.

 

En décembre 1989, en Tchécoslovaquie, après vingt ans de normalisation, la dictature est tombée. Sans violence.

Ce qu’on a alors appelé la « révolution de velours » , cette révolution rapide et pacifique, constituait une suite différée, de tout cela et de 21 années : depuis le début du « printemps de Prague », de la période de reprise en main des syndicats par les syndiqués, de reconquête par ses membres du parti communiste dont le congrès se réunira en  août 1068 dans une grande usine sous le protection d’ouvriers armés, congrès formé de délégués représentant ses membres et mandatés par eux pour mettre en œuvre le pluralisme politique des idées et des partis sur la base des fondements socialistes fondamentaux des grands moyens de production et d’échange.

En 1989, la normalisation est tombée, avec elle, ira au tombeau le pseudo socialisme qui étouffait la souveraineté et la liberté populaire.

Les peuples d’Europe de l’est n’ont pas encore réalisé leurs buts sociaux mais ils ont définitivement conquis la liberté politique. Leur combat continue.

Le peuple d’Egypte arrive sur le devant de la scène, sans expérience du combat et de l’organisation pour la démocratie et le progrès social, sans expérience significative du combat pour la justice sociale en produisant plus de richesses mieux réparties.

Son propre passé, sa propre expérience, n’éclaire pas encore son présent pour qu’il se libère de l’oppression. Est-ce impossible ? Il pourrait, comme les ouvriers et les moujiks russes des années 1905-1917 apprendre des autres nations, des autres classes ouvrières. Les Russes apprendront en effet des ouvriers parisiens de la commune du printemps de 1871, ils apprendront des ouvriers d’Allemagne et d’Autriche Hongrie. Ils le purent parce que les réseaux militants, Bund, POSDR (bolcheviks et mencheviks), Dachnaktoutsioun, Socialistes populistes… leur firent connaître, leur firent apprendre des ouvriers, des peuples et des démocrates des autres pays. De qui apprennent aujourd’hui les peuples tunisiens et égyptiens ? Des émissaires d’Obama ? des hommes de sangs d’Ahmadinejad-Nasrallah ?

Des Pasdarans et Bassidji, manipulateurs de potences, fusilleurs des millions de manifestants iraniens du printemps 2009, que peuvent-ils apprendre ?

Peuvent-ils apprendre du Hezbollah et de ses milices défilant à Beyrouth au pas de l’oie, le bras tendu à l’hitlérienne, en passant devant le dictateur religieux inféodé à la dictature du fascisme des ayatollahs ?

Des pogromes anti coptes ont eu lieu.

Cela ne veut pas dire qu’au Caire il n’y a pas une révolution parce qu’il y a eu plusieurs débuts de pogromes contre des Coptes et que la foule révoltée est excitée contre ses voisins israéliens, nouvelle figure du Dhimmi refusant la soumission du pacte d’Omar.

En 1917, en Russie, il y eu aussi  révolution et des pogromes, contre les Juifs. Mais les soviets et les partis qui combattaient pour une assemblée constituante libre ou pour un gouvernement des soviets, tous sans exception, dénonçaient et combattaient, par les armes si nécessaire, les pogromes et les pogromistes.

Et en Egypte ? Que disent les organisations et les manifestants assiégeant Moubarak ? Disent-ils : Nous sommes frères des Coptes, leur vie, leurs biens, leurs droits sont les nôtres ! sus au pogromistes qui veulent violer leurs droits et les réduire définitivement à l’état de Dhimmi !

Les photos, les images rapportées par les télévisions ne montrent aucune banderole, aucune pancarte de manifestants, aucun propos officiel d’opposant à Moubarak, aucune déclaration du sieur Obama, rien qui  viennent dénoncer les pogromistes et affirme l’égalité politique et religieuse des Coptes !

Que faut-il en déduire ? Rien, que cela n’aurait aucune importance ? Que ce n’est quand même pas une révolution déjà trahie avant de commencer et qui commence par une fin tragique : une contre-révolution ?

Alain Rubin

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 07:52

 

 

 

Troubles dans les pays arabes - Quelques données

 

      Pour zoommer ctrl + roulette de votre souris

troubles dansles pays arabes

fr.rian.ru

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 07:41

 

Logo - Gaza vous avez dit blocus

 

Gaza nourrit les Egyptiens et est devenu exportateur de produits alimentaires et autres denrées explosives

 

logo arié

Par Arié 

Avec autorisation

Pour aschkel.info


 

Vous connaissez le camp de concentration de Gaza; l’Auschwitz du Moyen-Orient, le Ghetto où l’on meurt de faim et de soif, parce que d’horribles Nazis israéliens verrouillent hermétiquement l’accès aux marchandises. Eh bien, il semble, selon l’Agence Reuters, que la misère y soit moins grande qu’on ne le pensait. La preuve, ce sont les Gazaouis qui nourrissent depuis des jours les soldats égyptiens massés à la frontière qui ne sont plus approvisionnés par leur intendance.

Non seulement les Gazaouis nourrissent leurs frères soldats – gratuitement, ou moyennant monnaies sonnantes et trébuchantes, l’histoire ne le dit pas – mais les commerçants de Gaza font sortir des oeufs, des légumes, et autres articles alimentaires de la bande, pour les vendre en Egypte, où les commerçants égyptiens sont en rupture de stock; on comprend aisément pourquoi. Gaza ne souffrirait pas de surabondance, plutôt?

 

 

 

 

 

On est aussi en droit de se demander si les Gazaouis n’exportent que des produits alimentaires vers l’Egypte ? En effet, une explosion dans une station de pompage du gazoduc égyptien près d’El Arish, à moins de 40 kilomètres de Gaza, prive la Jordanie et, accessoirement Israël, de leur principal fournisseur en gaz. Pas de chance pour les Jordaniens qui produisent 80 % de leur électricité à partir du gaz égyptien. Ca va faire un tel trou dans les finances du royaume hachémite que le roi n’aura plus de sous pour subventionner les produits de première nécessité. La révolution du Caire va t-elle converger vers Aman, en suivant le gazoduc à sec ? Hasard, malveillance, force est de constater qu’El-Arish est la ville la plus proche de Gaza. Le Hamas de Gaza, affilié aux Frères Musulmans, n’exporte t-il que des produits alimentaires ? Les commerçants de Gaza se contentent-ils de vendre des légumes et des oeufs à El-Arish? Quelques artificiers entraînés aussi peut-être ?

Mais comme dit Obama « Moubarak dehors, tout de suite et les Frères musulmans au pouvoir ». Que se passerait-il aujourd’hui, si conformément à ses exigences, Moubarak avait quitté le pouvoir ? Ce n’est pas une seule station de pompage qui aurait explosé, mais le Canal de Suez serait sans doute en flammes. Heureusement que les propres envoyés d’Obama en Egypte ne l’écoutent plus. Frank Wisner, émissaire de Barack Obama en Égypte a déclaré qu’Hosni Moubarak ……. « devait rester en fonctions », afin de conduire les changements nécessaires à la transition politique. Faudrait savoir !!

On ne sait vraiment plus à qui se fier. A moins que, hypothèse d’école, Obama aurait déjà « dégagé », dans les faits; plus personne aux Etats-Unis ne fait plus attention à ce qu’il dit. Serait-il devenu un Président de pacotille, un roi fainéant dérangé de la citrouille, au point que ses propres Ambassadeurs le contredisent en public, sans se gêner? Allez savoir.

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 11:13

Différentiel d'information:

l'annonce du décès du cinéaste syrien Omar Amiralay

par la presse française en ligne.

 

Revue de presse par S.B.

 

Après avoir mentionné les appels à l'organisation d'une journée de révolte sur les modèles tunisiens et égyptiens en s'appuyant sur les réseaux sociaux (), on peut noter curieusement la présentation, issue des agences de presse, du décès du cinéaste Omar Amiralay. Silence radio, ou presque puisque seul le Figaro en fait mention en s'appuyant sur Reuters tandis que Romandie l'évoque dans des termes similaires en se basant sur une dépêche AFP.


Outre le peu d'écho (à 10h30) à cette information pour un cinéaste ayant étudié en France, l'annonce des deux agences choisit de faire l'impasse sur le contexte politique syrien pour se transformer en simple rubrique nécrologique: on y apprend en effet que Oma Amiralay serait décédé d'une "crise cardiaque à son domicile" : deux éléments qui donnent l'impression d'une mort, malheureuse, mais naturelle.

 

Autre remarque, la relativisation de son engagement contre le régime syrien : aucune mention de "l'Appel des 99" intellectuels syriens qui, en 2000, demandaient la fin de l'Etat d'urgence appliqué par le régime dictatorial des Assad depuis1963 (soit environ 20 années de plus que l'instauration de l'état d'urgence en Egypte), ainsi que la libération de tous les prisonniers politiques et la liberté de penser et d'association en Syrie. Le "Printemps de Damas" n'a pas eu lieu à lors de la prise de pouvoir par Bashar el Assad.

 

En 2005, Omar Amiralay avait également signé une pétition exigeant le retrait des troupes syriennes du Liban suite à l'assassinat de Rafic Hariri dont il ne faisait, et ne fait toujours aucun doute, qu'il impliquait la participation du régime syrien. Son film "A Flood in the Ba'ath Country" est une dénonciation sans faille de l'idéologie du régime et de la réalité de la vie sous la dictature alaouite.

 

Les deux dépêches mentionnent uniquement qu'il aurait appelé à soutenir les manifestants d'Egypte (Romandie par Reuters) tandis que le Figaro (par AFP) en fait une figure d'intellectuel mollement contestataire.

 

Autre point de vue sur la question, celui de Mediarabe qui de son côté dénonce l'assassinat de l'opposant sous la torture en relevant les contradictions dans l'annonce du décès.

 

Un différentiel d'information qui n'est pas sans rappeler le black-out dont les médias français se font les promoteurs à propos des manifestations en Egypte transformées en lutte "démocratique pour la liberté", niant la réalité de terrain et une compréhension minimale de la réalité proche-orientale.

 


SYRIE : mort du cinéaste opposant Omar Amiralay sous la torture

Il avait appelé à manifester contre le régime du Baas

dimanche 6 février 2011 - 09h23, par Mediarabe.info

Logo MédiArabe.Info

Les autorités ont annoncé, hier, le décès du cinéaste syrien Omar Amiralay, à son domicile de Damas. Deux versions officielles divergent sur les causes de cette disparition. L’une l’attribue à une embolie cérébrale, l’autre à une crise cardiaque ! Ces divergences "officielles" accentuent la crédibilité de la version de l’opposition citée par "Beirut Observer", selon laquelle Amiralay est mort sous la torture.


Le réalisateur syrien proche de l’opposition, Omar Amiralay, est décédé samedi à l’âge de 66 ans. Il a longtemps dénoncé, dans ses réalisations et ses films documentaires, la vie sociale et économique de la Syrie qui ne cesse de se dégrader depuis le mouvement de redressement du 8 mars 1963 et l’arrivée du Baas au pouvoir. Il avait été convoqué par les Services, avec plusieurs autres opposants, accusés d’avoir appelé à manifester et de réclamer des réformes politiques et des libertés. Selon plusieurs sources, il serait décédé sous la torture.

 

Amiralay était l’un des cinéastes les plus influents du monde arabe et s’était attiré une renommée internationale avec des films comme « Déluge au pays du Baas », ce qui lui a valu l’interdiction de la majorité de ses films en Syrie. D’autant plus qu’il a frontalement critiqué le régime avec son film documentaire sur l’opposant syrien Riad al-Turk, qui a passé plus de 17 ans en prison, en tant que prisonnier politique. Plus récemment, Amiralay avait déclaré « vivre dans un pays qui marche fermement vers sa propre fin après avoir été trahi par ses gouvernants, déserté par son intelligence et abandonné par ses intellectuels ».

MediArabe.info

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 21:37

 

bann daniel pipes

 

Banniere Freres musulmans
Une Égypte démocratique : ce n'est pas pour demain

par Daniel Pipes
The Economist
4 février 2011

http://fr.danielpipes.org/9422/egypte-democratique

Version originale anglaise:Why Egypt Will Not Soon Become Democratic
Adaptation française: Johan Bourlard

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

The Economista invité Anoush Ehteshami de la Durham University et Daniel Pipes à s'exprimer sur la question de savoir si l'Égypte sera une démocratie dans un an. On pourra lire la réponse favorable d'EhteshamiICIet celle de Daniel Pipes ci-dessous :

Deux raisons me conduisent à penser que, dans un an, la République arabe d'Égypte ne pourra se vanter d'avoir un système politique démocratique.

La première raison, c'est que la démocratie ne se résume pas à la tenue d'élections. Elle nécessite le développement d'une société civile, c'est-à-dire d'institutions aussi complexes et novatrices que l'État de droit, un pouvoir judiciaire indépendant, le multipartisme, le droit des minorités, un monde associatif, la liberté d'expression, de circulation et de réunion. La démocratie est un réflexe acquis et non pas inné, qui demande de profonds changements d'attitude tels qu'une culture de la modération, un ensemble de valeurs communes, le respect des différences d'opinions, le concept d'opposition loyale et un sens civique de la responsabilité.

En outre, les élections doivent être mises en pratique pour être perfectionnées. Idéalement, un pays débute l'organisation d'élections au niveau municipal et, progressivement, au niveau national, en commençant par le pouvoir législatif puis l'exécutif. Dans le même temps, il faut que la presse acquière une liberté pleine et entière, que des partis politiques arrivent à maturation, que le parlement gagne en autorité au dépens de l'exécutif et que le pouvoir judiciaire puisse trancher entre eux.

Une telle transformation de la société ne peut se produire en quelques mois ni même en quelques années. L'histoire nous a montré qu'un tel processus prend au moins plusieurs dizaines d'années pour se mettre en place. Il est impensable que l'Égypte, qui dispose de si peu d'expérience en matière de démocratie, puisse en douze mois réunir un nombre suffisant d'éléments pertinents pour à établir un régime démocratique à part entière.

La deuxième raison c'est que, quelle que soit l'issue des événements, il n'y a pas de démocratie en vue.

  • Si Hosni Moubarak reste au pouvoir, ce qui est peu probable mais possible, il se comportera plus que jamais comme un tyran. Si l'on en juge d'après ses agissements ces derniers jours, il ne fera pas dans la dentelle.

  • Si l'armée assume plus directement le pouvoir qu'elle exerce dans la coulisse depuis son coup d'État de 1952, Omar Souleiman, le vice-président fraîchement nommé, pourrait très bien devenir président. Il apporterait des changements au système, en éliminant les abus les plus criants de l'ère Moubarak. Mais, fondamentalement, il n'accordera pas aux Égyptiens une participation au régime qui les gouverne. L'Algérie de 1992, où un gouvernement soutenu par l'armée a réprimé les islamistes, fournit un précédent.

  • Si les islamistes arrivent au pouvoir, ils fomenteront une révolution semblable à celle de l'Iran en 1979, dans laquelle leur croyance en la souveraineté de Dieu fait obstacle à la participation politique des masses. La volonté des islamistes de recourir aux élections pour accéder au pouvoir ne doit pas masquerla nature profondément antidémocratique du mouvement islamiste. Pour reprendre les termes prémonitoires prononcés en 1992 par unresponsable américain, les islamistes soutiennent un programme de type « une seule personne, un seul scrutin, une seule fois. »

Quelle que soit la manière – théorique ou pratique – dont on envisage le problème, les Égyptiens se sont embarqués dans une galère où ils n'ont, dans l'immédiat, aucune chance de pouvoir choisir eux-mêmes leurs gouvernants.

Comme le suggère son logo, l'association égyptienne des Frères musulmans n'est pas ce qu'on pourrait appeler une organisation démocratique.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 20:02

 

Banniere Freres musulmans

 

 

Merci Albert

 

Obama décidé à accepter les Frères Musulmans

 

Par Hillel Fendel

IsraelNationalNews.com - 2/2/11 

Traduit par Albert Soued,  http://soued.chez.com  pour www.nuitdorient.com 

 

Pour la 1ère fois un gouvernement américain accepte la participation d'une organisation islamique dans un gouvernement, les frères Musulmans d'Egypte. Lundi, le porte parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs a précisé que le nouveau gouvernement qui serait formé devrait inclure "tous les acteurs non-laïcs importants". On comprend qu'il s'agit des Frères Musulmans, la plus importante organisation islamique en Egypte dont l'objectif suprême est un califat musulman mondial. Cette organisation s'oppose au traité de paix avec Israël, en vigueur depuis 30 ans. Gibbs a précisé que les Frères Musulmans devaient rejeter la violence et accepter la démocratie, pour que les Etats-Unis puissent les accepter. Cette mise en garde verbale ne remet pas en question la nouvelle approche de l'Administration américaine, opposée à celle définie par G W Bush qui, bien qu'encourageant M Moubarak à la réforme, n'a jamais admis un rôle quelconque pour les islamistes.

 

Aujourd'hui, le nouveau chef de cabinet de la Maison Blanche, William Daley a légèrement modéré cette position, disant que les Etats-Unis espéraient en Egypte "un gouvernement fort, stable et laïc", tout en ajoutant que "le renforcement des Frères Musulmans était l'espoir d'une partie du peuple, et la crainte d'une autre partie et que la situation était hors du contrôle de son pays".

La nouvelle donne américaine suscitée par Obama ne surprend guère, mais inquiète plus d'un. "La Maison Blanche semble abandonner Hosni Moubarak, un allié depuis 3 décennies et clé de la stabilité au Moyen Orient, se retournant comme le vent", écrit David Horowitz du Centre de la Liberté. "Et pire que cela, elle semble ouverte à ce que les Frères Musulmans puissent jouer un rôle clé dans un gouvernement de la "réforme", aussi longtemps que cette organisation renonce à la violence et soutient la démocratie. Si la Maison Blanche d'Obama croit sérieusement que cela est possible, elle est encore plus incompétente que je ne le pensais".

L'organisation des Frères Musulmans qui compte 600 000 membres en Egypte n'est pas sur la liste officielle américaine du terrorisme, comme le Hamas ou le Hezbollah, mais l'administration américaine n'a jamais eu de contact avec elle, du fait des problèmes liés, selon Gibbs, à son non engagement à suivre la loi, la non-violence et la démocratie. En effet, les objectifs fondamentaux de cette organisation sont le rétablissement d'un Califat ou empire islamique, la conquête du monde, pacifiquement ou non, le jihad et le martyr. Elle a des succursales sous diverses couvertures dans le monde entier, notamment en France, au Royaume Uni et aux Etats-Unis.

 

Un ex-ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Dr Dore Gold parle de la crainte qu'un personnage comme M el Baradei puisse servir de couverture pour les Frères Musulmans qui prendront en otage la révolution égyptienne, après un laps de temps où ils feront croire qu'ils sont devenus modérés. Il note que depuis leur fondation il y a 80 ans, ils se sont distingués dans le terrorisme politique, assassinant un 1er ministre Nokrashi Pasha en 1948, essayant de tuer le président Nasser quelques années plus tard, etc…(1)

Un ex-Ministre de l'Education du Koweit, Dr Ahmad al Rabii', écrit le 25/1/05 dans Al Shark al Awsat (le Moyen Orient) que les groupes terroristes les plus éminents sont issus de la sphère des Frères Musulmans. Même le président honoraire du Conseil des Relations Extérieures, Leslie Gelb, dit que l'arrivée au pouvoir de ces gens-là serait une calamité pour la sécurité américaine… Ils soutiennent le Hamas, et d'autres organisations terroristes, ils agissent en écho des dictateurs Iraniens, ils seront les maîtres incontrôlables du Canal de Suez, s'opposeront au traité de paix égypto-israélien, généralement considéré comme le fondement de la paix au Moyen Orient. Ils mettront en péril nos efforts contre le terrorisme dans le monde entier…. Un plus grand problème, c'est que nos experts, nos spécialistes et nos professeurs fassent croire au public américain qu'on peut maintenant leur faire confiance.

 

Note de www.nuitdorient.com

(1) Les Frères Musulmans sont à l'origine de nombreux attentats au Caire, notamment dirigés contre des citoyens égyptiens juifs, dans les années 40, et contre des coptes depuis.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 19:52

 

 

BANNER SENTINELLE

 

 

 

Israël et la démocratie arabe

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

 

Que ce soient des démocrates ou des autocrates, nous n’attendons que la poursuite de leur haine à notre égard.

   

Au cours de la semaine écoulée, Israël a été critiqué pour avoir insuffisamment apporté son soutien au changement démocratique en Egypte. Alors que le Premier ministre Benyamin Netanyahou a prudemment fait l’éloge de la cause de la démocratie tout en prévenant contre les dangers d’une prise de contrôle islamique de l’Etat arabe le plus peuplé, beaucoup d’Israéliens n’ont pas été aussi diplomates. 

Pour comprendre pourquoi, il est nécessaire de faire un petit tour du monde arabe.

Au milieu de la révolution tunisienne le mois dernier, l’Agence Juive s’est mobilisée pour évacuer tous les membres de la communauté juive du pays qui souhaitaient partir. Jusqu’à la fin du gouvernement colonial français en 1956, la communauté juive de Tunisie comptait 100.000 membres. Mais comme toutes les communautés juives dans le monde arabe, l’avènement du nationalisme arabe au milieu du 20ème siècle a contraint l’immense majorité des Juifs de Tunisie à quitter le pays. Aujourd’hui entre 1500 et 3000 membres, la toute petite communauté juive de Tunisie est parmi les plus grandes du monde arabe.

Jusqu’à présent, six familles sont parties en Israël. Beaucoup d’autres pourront suivre. Il y a deux semaines, Daniel Cohen de la communauté juive de Tunis a déclaré au journal ‘Haaretz’ : « Si la situation continue comme actuellement, nous devrons définitivement quitter ou immigrer en Israël ».

Depuis lors, Rachid Ghannouchi, le chef du parti islamiste de Tunisie, est revenu en Tunisie après 22 ans d’exil à Londres. Il a été condamné à la prison à vie par contumace pour des accusations de terrorisme, par le régime du président évincé Zine El Abidine Ben Ali.

Puis lundi soir, des agresseurs non identifiés ont mis le feu à une synagogue de la ville de Ghabès et brûlé des rouleaux de la Torah. Dans un entretien à l’AFP, Trabelsi Perez, président de la synagogue de la Ghriba [à Djerba, NdT], a dit que le crime était d’autant plus choquant qu’il est survenu alors que la police stationnait à côté.

Le jour suivant l’attaque, Roger Bismuth, président de la communauté juive de Tunisie, a contesté l’avis que la mise à feu des rouleaux de la Torah avait quelque chose à voir avec l’antisémitisme.  L’homme responsable de représenter la communauté juive de Tunisie devant le nouveau régime en formation a déclaré au ‘Jerusalem Post’ que l’attaque était de la faute des Juifs eux-mêmes, « parce qu’ils avaient laissé la synagogue ouverte… Ce n’est pas une attaque contre la communauté juive ».

La peur qui étreint maintenant les Juifs de Tunisie n’est pas surprenante. La même peur a étreint la bien plus petite communauté juive irakienne après que les USA et les Britanniques eûssent renversé le régime de Saddam Hussein en 2003. La communauté irakienne était la plus ancienne, et sans doute celle qui avait le mieux réussi dans le monde arabe jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Ses 150.000 membres étaient des hommes d’affaires et des fonctionnaires dirigeants pendant la période du gouvernement britannique.  

Après la création d’Israël, le gouvernement irakien retira la citoyenneté des Juifs du pays, les obligea à s’enfuir et vola leurs propriétés et jusqu’à leurs alliances de mariage. Les biens expropriés de la communauté juive irakienne  se montent aujourd’hui à une valeur de plus de 4 milliards de dollars.

Seulement 7.000 Juifs sont restés en Irak après l’aliya de masse en 1951. Au moment où Saddam Hussein était renversé en 2003, il ne restait que 32 Juifs. C’était surtout des gens âgés, et appauvris. Et du fait des menaces d’al Qaïda et du harcèlement du gouvernement, ils furent obligés de s’enfuir.

Peu après avoir renversé Saddam, les forces des USA trouvèrent les archives de la communauté juive submergées dans un sous-sol inondé d’un immeuble de la police secrète à Bagdad. Les archives furent séchées et congelées et envoyées aux USA pour leur préservation. L’an dernier, en dépit du fait que la police secrète de Saddam ne détenait les archives que parce qu’elle les avait volées aux Juifs, le gouvernement irakien exigea leur retour en tant que trésor national.

Alors que le président égyptien assiégé Hosni Moubarak a entamé sa contre-offensive envers les protestataires anti-régime, ses porte-parole ont commencé d’alléguer que les protestataires étaient incités par le Mossad.

Pour leur part, les protestataires anti-régime ont déclaré que Moubarak est une marionnette israélienne. Les protestataires brandissent des affiches avec l’image de Moubarak couverte d’étoiles de David. Une photo en effigie du nouveau vice-président nommé, et chef du renseignement, Omar Suleyman, a été brûlée dans le square Tahrir le montrant sous les traits d’un Juif.

Mercredi soir, le commentateur des affaires arabes Zvi Yehezkeli, sur la Chaîne commerciale 10, a donné un reportage démoralisant sur l’état des tombes de sages juifs enterrés dans le monde arabe. La rapport faisait la chronique des voyages du Rabbi Ysrael Gabbaï, rabbi ultra-orthodoxe qui a pris sur lui de voyager pour sauver ces tombeaux importants. Comme Yehezkeli l’a rapporté, la semaine dernière Gabbaï a voyagé en Iran et visité les tombeaux des héros de Pourim, la reine Esther et le Juif Mordeh’aï [Mardochée, NdT], et ceux des prophètes Daniel et Habacuc.

Il était ému de voyager en Iran après que le président iranienMahmoud Ahmadinejad eût ordonné la destruction des tombes d’Esther et de Mordeh’aï. Les media suivaient un édit d’Ahmadinejad avec une campagne proclamant qu’Esther et Mordeh’aï étaient responsables du meurtre de 170.000 Iraniens.

Les voyages de Gabbaï l’ont amené en Iran, à Gaza, au Yémen, en Syrie, au Liban et au-delà. Et à travers le monde arabe et musulman, comme les communautés juives déclinantes, les cimetières juifs sont la cible d’attaques antisémites. « Nous parlons de milliers de cimetières à travers le monde arabe. C’est le même problème partout », dit-il.

Les Israéliens ont été parfaitement francs dans la critique du soutien occidental aux forcer opposées au régime en Egypte du fait de notre préoccupation profondément gravée sur le fait que le régime actuel sera remplacé par un autre dominé par les ‘Frères Musulmans’.  

Représentant au minimum 30 % des Egyptiens, les ‘Frères Musulmans’ sont la seule force politique bien organisée dans le pays en dehors du régime.

Les prouesses organisationnelles des ‘Frères Musulmans’ et leur volonté d’user de la violence pour atteindre leurs objectifs ont été certainement démontrées dans les heures suivant le début du soulèvement. Peu après le début des manifestations, des agents de la branche palestinienne des ‘Frères Musulmans’ à Gaza – à savoir le Hamas – ont traverse la frontière vers le Sinaï. Et jeudi dernier, un poste de police à Suez a été attaqué avec grenades  propulsées par des roquettes et avec des cocktails Molotov.
 
Le Hamas a de vieux antécédents d’opérations dans le Sinaï. Il a aussi des liens étroits avec des bandes de Bédouins qui seraient impliqués dans l’attaque d’un autre poste de police dans le Nord Sinaï.

La volonté occidentale – et en particulier américaine – de prétendre que les ‘Frères Musulmans’ sont différents d’un mouvement totalitaire, a été accueillie avec stupéfaction et étonnement par les Israéliens à travers tout le spectre politique.  

C’est la probabilité de voir les ‘Frères Musulmans’ s’emparer du pouvoir, et non pas une aversion pour la démocratie arabe, qui a provoqué la crainte en Israël de la révolte populaire contre le régime de Moubarak. Si les ‘Frères Musulmans’ n’étaient pas un facteur influent en Egypte, alors Israël aurait certainement été simplement indifférent aux évènements là-bas, comme il l’a été au développement de la démocratie en Irak et de la révolte populaire en Tunisie.

L’indifférence d’Israël à la démocratisation du monde arabe a été une cause de consternation pour certains de ses partisans traditionnels dans les cercles conservateurs aux USA et en Europe. Les Israéliens sont accusés de provincialisme.

En tant que citoyens de la seule démocratie au Moyen-Orient, nous sommes réprimandés pour n’avoir pas soutenu la démocratie chez nos voisins. Le fait est que l’indifférence israélienne aux courants démocratiques dans les sociétés arabes n’est pas du au provincialisme.

Les Israéliens sont indifférents parce que nous réalisons que, qu’il s’agisse de férule autoritaire ou de démocratie, l’antisémitisme est le sentiment unificateur du monde arabe. Eclatés selon des fractures socio-économiques, tribales, religieuses, politiques, politiques et autres, la glue qui lie les sociétés arabes entre elles, c’est la haine des Juifs.

Une enquête d’opinion de l’institut ‘Pew Research Center’ sur les attitudes des Arabes à l’égard des Juifs réalisée depuis 2009, le montre clairement : 95 % des Egyptiens, 97 % des Jordaniens et des Palestiniens et 98 % des Libanais ont exprimé des opinions défavorables sur les Juifs. Les ¾ des Turcs, des Pakistanais et des Indonésiens ont aussi exprimé des opinions hostiles aux Juifs.

A travers tout le monde arabe et musulman, une propagande antisémite génocidaire est partout envahissante. Et comme le Pr. Robert Wistrich l’a écrit : « L’ubiquité de la haine et des préjugés mis en exemple par cet antisémitisme irréductible dépasse sans doute la diabolisation de périodes historiques antérieures – que ce soit le Moyen-Âge chrétien, l’Inquisition espagnole, l’Affaire Dreyfus en France, ou la judéophobie de la Russie tsariste. Le seul exemple comparable serait celui de l’Allemagne nazie pour laquelle nous pouvons aussi parler ‘d’un antisémitisme éliminationniste’ aux dimensions génocidaires, qui a culminé pour finir dans l’Holocauste ».

Voilà pourquoi pour la plupart des Israéliens, la question de la façon dont les Arabes sont gouvernés est aussi peu importante que le résultat des élections présidentielles de 1852 aux USA pour les noirs américains. Comme les deux Partis les excluaient ils étaient indifférents à qui détenait le pouvoir.

Ce que ces résultats, et le comportement antisémite des Arabes montre aux Israéliens, c’est qu’il n’y a pas de différence selon le régime qui les gouverne. Aussi longtemps que les peuples arabes haïront les Juifs, il n’y aura pas de paix entre leurs pays et Israël. Personne ne sera meilleur pour Israël que Moubarak. Ils ne peuvent qu’être identiques ou pires.

Voilà Pourquoi personne ne s’attendait à ce que le gouvernement démocratiquement élu en Irak signe un traité de paix avec Israël, ou même mette fin à l’état de belligérance avec l’Etat juif. En effet, l’Irak demeure officiellement en état de guerre avec Israël. Et après que le législateur indépendant Mithal al-Alusi ait visité Israël en 2008, deux de ses fils ont été” assassinés. La vie d’Alusi reste menacée en permanence.
 
L’un des aspects les plus troublants de la couverture des media occidentaux sur le tumulte en Egypte au cours des deux semaines écoulées, ça a été la décision des media d’effacer toute preuve de l’antisémitisme des protestataires.

Comme John Rosenthal l’a souligné” cette semaine dans ‘The Weekly Standard’, le journal allemand ‘Die Welt’ a mis en page de couverture une photo représentant un poster de Moubarak avec une étoile de David à travers le front en arrière-plan. La légende de la photo ne faisait pas mention de l’image antisémite. L’édition en ligne ne présentait pas la photo.

Comme l’auteur Bruce Bawer l’a noté sur le site en ligne ‘Pajamas’, Jeanne Moos de CNN a décrypté les signes des protestataires, notant l’authenticité et le caractère réconfortant des messages mal orthographiés en anglais, mais elle a négligé de mentionner que l’un des signes qu’elle montrait décrivait Moubarak comme un Juif.

Suivant la couverture obsessionnelle du conflit arabo-israélien par les media occidentaux, à première vue il semble curieux qu’ils ignorent la prévalence de l’antisémitisme parmi les protestataires présumés en faveur de la démocratie. Mais à la réflexion, ce n’est pas si surprenant.

Si les media rapportaient l’implacable haine antijuive dans le monde arabe en général et en Egypte en particulier, cela ruinerait la narration du conflit arabe avec Israël. Cette narration explique les racines du conflit par la frustration du nationalisme arabo-palestinien. Elle dénie constamment une antipathie antijuive plus profondément enracinée qui est projetée sur l’Etat juif. Le fait que le seul Etat juif soit seul face à 23 Etats arabes et 57 Etats musulmans, dont les populations sont unies par leur haine des Juifs requiert nécessairement une révision de la narration. Aussi leur haine est ignorée.

Mais les Israéliens n’ont pas besoin de CNN pour nous dire comment nos voisins nous perçoivent. Nous le savons déjà. Et comme nous le savons, alors que nous leur souhaitons la meilleure chance pour leurs mouvements démocratiques, et nous nous réjouirions de l’avènement d’une société tolérante en Egypte, nous reconnaissons que cette tolérance prendra fin dès qu’on en viendra aux Juifs. Ainsi, qu’ils soient démocrates ou autocrates, nous n’attendons que la poursuite de la haine à notre égard.  


caroline@carolineglick.com

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