Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 05:16

 

Hezbollah - nouvel Islam béatifiant les terroristes

 

 

L’éditorial de Mediarabe.info

En attendant leurs miracles, le Hezbollah béatifie ses terroristes

http://mediarabe.info/spip.php?article2014

Une nouvelle religion est née, fondée sur la violence, la drogue et les mariages de jouissance... Et des apôtres à la pelle en attendant Judas !!

mardi 26 juillet 2011 - 14h50, par Mediarabe.info - Rome

Logo MédiArabe.Info

Aux abois, le Hezbollah est déboussolé, au point de perdre la direction de la Mecque, de Qum, de Nadjaf et de Karbala, les lieux saints de l’islam et du chiisme plus particulièrement. Ainsi, après avoir prouvé son attachement politique à l’Iran au détriment du Liban, le Parti de Dieu vient d’attester sa perte idéologique en "béatifiant des terroristes". Un acte prohibé par l’islam !


Tip A Friend  Envoyer par email impression Imprimer cet article

Mohammed Raad, l’un des responsables du Hezbollah, a réitéré dimanche le refus catégorique de son parti de livrer ses militants suspectés par le Tribunal international pour le Liban d’implications dans les assassinats politiques depuis 2004, notamment dans celui de Rafic Hariri. Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Parti, avait affirmé que « ces militants ne seront arrêtés ni dans 30 jours (conformément au mandat d’arrêt lancé début juillet) ni dans 30 ans, ni dans 300 ans ».

Mais les choses semblent se compliquer pour le Parti de Dieu, qui n’a de Dieu que le nom. La presse libanaise croit savoir que le Tribunal s’apprête à lancer un second mandat visant, cette fois-ci, des responsables politiques et sécuritaires libanais, anciens et actuels, ainsi que des personnalités syriennes très proches du régime de Bachar Al-Assad. Le Tribunal devrait également, toujours selon les mêmes sources, publier l’acte d’accusation détaillé et faire ainsi la lumière sur les implications des uns et des autres dans le terrorisme qui a frappé et décapité la classe politique libanaise et les milieux journalistiques et intellectuels (Marwane Hamadé, Georges Haoui, Antoine Ghanem, Pierre Gemayel, Walid Eido, May Chidiac, Wissam Eïd, Samir Kassir, Gebran Tueini, Samir Chehadé, Samer Hanna...). Le Hezbollah ne pourra alors plus se dédouaner des attentats, les détails étant accablants pour lui et pour ses commanditaires.

Aujourd’hui, la seule défense du Parti s’articule autour de l’attaque, dans un but bien précis : intimider la communauté internationale et la contraindre à cesser la recherche de vérité. C’est dans ce cadre que Mohammed Raad a littéralement « pété les plombs » en annonçant que « plus il y aura de suspects réclamés par la justice internationale, mieux c’est pour le parti ». Car, a-t-il expliqué, « ils seront tous érigés en icônes et placés au rang de saints ». Le Hezbollah veut ainsi béatifier des terroristes qui ont réalisé des miracles en répandant la terreur et la mort au Liban, et qui récidivent aujourd’hui en Syrie.

Mais en voulant faire de ces terroristes vivants des icônes et des Saints, le Hezbollah bat en brèche l’islam dont il se revendique. Car c’est une religion qui ne reconnait aucune icône et aucun Saint. D’ailleurs, les contradictions entre le Hezbollah et l’islam sont légion : il en va des mariages de jouissance tolérés voire encouragés par le Parti ; de la consommation et du commerce de la drogue, alors que le Hezbollah produit et exporte de la drogue pour financer son terrorisme...

Ainsi, le Hezbollah invente un nouveau concept et une nouvelle religion. Fini le temps où la Kabaa de la Mecque en Arabie saoudite, ou le sanctuaire de Qum en Iran, ou encore les villes saintes de Karbala et de Nadjaf en Irak, étaient les références du parti de Dieu. Désormais, le terrorisme, la violence et le mensonge sont les maîtres mots du Hezbollah. Le comble est que des politiciens chrétiens se déclarent les apôtres de cette nouvelle secte et affirment que « la survie du Liban dépend de celle du Hezbollah et de son armement ». Mais heureusement, ces apôtres ont déjà joué le rôle de Judas et ne manqueront pas de récidiver.

En attendant le miracle, les Libanais prient pour en finir avec cette occupation d’un nouveau genre. Ils regrettent qu’après la succession des occupations étrangères (l’OLP de Yasser Arafat, Israël, la Syrie), ils sont aujourd’hui victimes d’une occupation interne menée par une milice armée, défendue par des politiciens opportunistes. A la veille du Ramadan, les vrais miracles se font toujours attendre. Le premier serait le transfert des faux Saints à La Haye.

Mediarabe.info

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source« MediArabe.info »

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 05:10

 

 

 

Liban : cinq soldats français blessés dans un attentat visant la FINUL

http://mediarabe.info

mardi 26 juillet 2011 - 17h23
Logo MédiArabe.Info

Selon la télévision « Al Arabiya », l’attentat commis ce soir à Saïda, au sud-Liban, a visé une patrouille du contingent français. L’explosion s’est produite au passage du dernier blindé d’un convoi de trois véhicules, faisant cinq blessés français. Selon des sources libanaises, l’un des blessés serait dans un état sérieux.

Cette attaque intervient alors que Paris a réitéré son attachement à la justice internationale, invitant le nouveau gouvernement de Beyrouth d’honorer les engagements du Liban en ce qui concerne le financement du Tribunal. L’attaque contre les intérêts français serait également liée à ses prises de positions dans le dossier syrien. Paris a en effet multiplié ses critiques à l’encontre de la politique répressive de Bachar Al-Assad. Ces deux raisons font dire aux observateurs que l’attentat contre la patrouille française de la FINUL n’est qu’un avertissement destiné à intimider la France, l’Europe, l’Occident et l’ONU et les contraindre à abandonner le Tribunal international et à tolérer le massacre en cours en Syrie pour permettre à Assad de se maintenir.

Cliquez ici pour lire ou relire les intimidations syriennes : des engins explosifs découverts devant l’ambassade de France à Damas (fin juin)

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

 

 

Explosion au passage d’un convoi militaire français de la Finul (MàJ)

26 juillet 2011 – 17:15

http://www.opex360.com

Trois militaires français appartenant à la Force interimaire des Nations unies au Liban (FINUL) ont été blessés par l’explosion d’un engin explosif improvisé, ce 26 juillet à 17h, alors qu’ils circulaient dans les environs de la ville côtière de Saïda, dans le sud du pays. Leur convoi, composé de 4 véhicules de combat et d’un de logistique, était sur la route reliant Beyrout à Dar Kifa.

Selon l’Etat-major des armées à Paris (EMA), « trois soldats français ont été blessés et transportés à l’hôpital civil de Saïda. Trois autres, souffrant d’un traumatisme sonore, ont été soignés sur place, leur état ne nécessitant pas une hospitalisation. » Ces militaires appartiennent au 515e Régiment du Train et au 1er Régiment de Chasseurs. L’un d’entre eux a le visage brûlé et reçu des éclats dans un oeil, selon l’hôpital Hammoud de Saïda.

« Les secours libanais et un médecin sont rapidement intervenus sur les lieux de l’explosion tandis qu’une patrouille sécurisait la zone. Une enquête, coordonnée par la Finul et les forces de sécurité libanaise a été ouverte pour déterminer l’origine de cette explosion », a encore précisé l’EMA.

Pour le moment, l’origine de l’explosion « reste à ce stade indeterminée » mais selon l’armée libanaise, il s’agirait d’une charge explosive placée sur le bord de la route.

Le 27 mai dernier, dans le même secteur, 6 militaires italiens avaient été blessés au cours d’une attaque similaire. Par le passé, plusieurs attentats ont été commis contre la Finul, dont celui de juin 2007, au cours duquel 6 casques bleus (3 espagnols et 3 colombiens) avaient perdu la vie.

La présence de la Finul embarrasse les radicaux-islamistes sunnites et le Hezbollah, la milice chiite libanaise, dont des militants ont été à l’origine de plusieurs incidents avec les militaires français au cours de ces dernières années (caillassage de véhicules notamment).

Environ 1.500 soldats français sont déployés au Liban, dans le cadre de l’opération Daman, ce qui en fait le contingent le plus important après celui fourni par l’Italie. Ils sont notamment équipés de VBCI, de CAESAR, de radars Cobra et de missiles Mistral. Leur mission est d’armer la Force de réaction rapide (QRF) de la Finul et de surveiller l’application de la résolution 1701 des Nations unies qui a mis un terme à l’affrontement entre Israël et le Hezbollah en 2006.

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 06:36

 

 

SYRIE.gif

 

 

La Syrie dans l’équation géopolitique régionale

Par Jean-Sylvestre MONGRENIER, Chercheur associé à l’Institut Thomas More, Chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis).

 

 


Située sur l’isthme qui conduit de la Méditerranée orientale au golfe Arabo-Persique, la Syrie est un pivot géopolitique régional à l’intersection de complexes jeux de pouvoir. Malgré la répression ordonnée par Bachar Al-Assad, l’insurrection en cours menace la stabilité de cet État composite. La possible chute du pouvoir baathiste a déjà un impact sur la stratégie de l’Iran comme sur les ambitions de la Turquie, ces deux puissances non-arabes en situation de rivalité objective. Les Occidentaux ne sauraient se détourner de cette question hautement géopolitique. 

Par Jean-Sylvestre MONGRENIER, Chercheur associé à l’Institut Thomas More, Chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis). 

 

Malgré la répression, Bachar Al-Assad et le régime baathiste ne sont pas encore parvenus à endiguer l’insurrection qui gagne les différentes villes de Syrie. L’enchaînement des causes et des effets pourrait remettre en cause les équilibres géopolitiques régionaux, avec des contrecoups dans l’ensemble du Moyen-Orient. La Turquie et l’Iran sont engagés au premier chef dans cette recomposition. Si les puissances occidentales ne sont pas en mesure d’intervenir de manière active dans la situation intérieure syrienne, il leur faut cependant anticiper la transformation des rapports de force régionaux. L’art de la prudence est une prévoyance avisée ; il ne consiste pas à se voiler la face ou à s’enfermer dans des apories.

 

 

Insurrection et chantage au chaos

Voici plus de trois mois que la dynamique des révoltes arabes s’est étendue à la Syrie où les pratiques et le principe même du régime baathiste sont contestés dans la rue. Située dans le sud du pays, à proximité de la frontière avec la Jordanie, la ville de Deraa est l’épicentre originel de la contestation et la première victime d’une répression menée au nom de la lutte contre le complot de l’étranger. On se souvient du discours prononcé par Bachar Al-Assad, galvanisé par les députés de son parti qui lui promettaient de verser leur sang pour lui (30 mars 2011). La contestation a vite gagné d’autres centres urbains, à Lattaquié, Homs, Alep. Un temps à l’écart des émotions populaires, Damas est atteinte par le phénomène depuis le mois de juin. Chaque vendredi, au sortir de la mosquée, ce sont des centaines de milliers de manifestants qui défilent au péril de leur vie. Le régime réplique à l’arme lourde et le bilan approche les 1 500 tués, chiffre auquel il faut ajouter des milliers de blessés. Quelque 12 000 Syriens ont fui le Nord-Ouest du pays pour la province turque d’Hatay où il a fallu improviser des camps de réfugiés (1). Par voie de conséquences, les relations entre Recep T. Erdogan, le premier ministre turc, et Bachar Al-Assad, son ancien « ami », se dégradent très vite. Il faudra revenir sur cette dyade géopolitique Turquie-Syrie.

Les prétendues ouvertures du pouvoir n’ont pu apaiser la situation politique intérieure mais Bachar Al-Assad pratique le chantage au chaos régional pour dissuader la « communauté internationale », très divisée nonobstant la pression diplomatique des puissances occidentales, d’intervenir de manière active dans cette insurrection (2). De fait, la Syrie se trouve à la croisée des équilibres géopolitiques régionaux. Alliée à Téhéran qui a dépêché des hommes de la force Al-Qods pour aider à la répression, elle est le point d’entrée de l’Iran dans le monde arabe. Par la Syrie transitent les armes iraniennes à destination du Hezbollah, ou encore du Hamas, dont l’hostilité à l’existence même d’Israël est connue. Vis-à-vis de l’État hébreu, Damas affiche toujours une intransigeance qui va bien au-delà de l’enjeu territorial représenté par le plateau du Golan, passé sous contrôle israélien lors de la guerre des Six Jours (1967). Le fragile équilibre entre les deux États et la crainte à Jérusalem de voir à Damas s’installer un pouvoir islamiste ne sauraient occulter cette réalité (les dirigeants israéliens se placent déjà dans l’optique d’un effondrement du régime). Enfin, le pouvoir syrien compte des relais actifs au Liban dont le Hezbollah, chapeauté par Damas et Téhéran. Il pourrait aussi jouer de son pouvoir de nuisance sur le théâtre irakien alors que l’armée américaine poursuit son retrait. Ce n’est donc pas seulement le sort d’un régime-bunker oppressif qui est en jeu.

 

 

Le triangle Damas-Téhéran-Ankara

Il faut notamment insister sur l’importance du territoire syrien dans le dispositif du Hezbollah, cette organisation militaro-partisane chiite alliée à Damas et Téhéran qui pèse sur les destinées du Liban (il contrôle le nouveau gouvernement libanais). Les lignes logistiques reliant le Hezbollah à l’Iran traversent la Syrie qui abrite plates-formes et dépôts d’armements. Missiles, roquettes, terroristes partant s’entraîner dans les camps des Gardiens de la Révolution (l’épine dorsale du régime islamique chiite iranien) et cadres fournis au Hezbollah par la force Al-Qods, le bras armé de Téhéran au plan extérieur, transitent par la Syrie. L’unité 108 du Hezbollah a un bureau à Damas ainsi que divers sites dans la capitale et sa périphérie (aéroport d’Adra et ville de Douma). Les villes syriennes d’Alep, de Homs et Tartous abritent d’autres dépôts et relais. Le matériel de guerre arrive ensuite dans la plaine de la Bekaa, hors de portée de la force de l’ONU (la FINUL) déployée sur la frontière avec Israël, et dans le Sud-Liban où le Hezbollah, malgré la présence des « casques bleus », a renforcé son appareil militaire (3).

Toutefois, le Hezbollah anticipe la possible chute de Bachar Al-Assad et il cherche désormais à récupérer les armements stockés en Syrie ; une opération délicate exposée aux vues et aux coups de l’ennemi (rappelons le raid israélien sur le site nucléaire d’Al-Kira, le 6 septembre 2007). L’effondrement du régime baathiste désorganiserait le dispositif du Hezbollah et les ambitions iraniennes, entre golfe Arabo-Persique et Méditerranée orientale, seraient contrariées. Aussi le régime iranien apporte-t-il au pouvoir baathiste ses compétences en matière de répression (4).

La situation et ses développements pourraient aussi remettre en cause les nouvelles relations turco-syriennes, historiquement antagoniques. Le différend territorial sur le sandjak d’Alexandrette n’est pas le seul litige entre les deux pays. Le conflit porte aussi sur l’usage des eaux de l’Euphrate suite à la construction en Turquie d’un complexe de barrages dans les régions kurdes orientales (Projet d’Anatolie du Sud-Est) avec un impact sur le débit du fleuve (5). S’ajoutent enfin le soutien passé de Damas au PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) et à son chef, Abdullah Öcalan. En 1998, la Turquie et la Syrie étaient au bord de la guerre. Damas retire alors son soutien en 1999 et les deux pays amorcent un rapprochement amplifié par l’arrivée au pouvoir de l’AKP (Parti de la Justice et du Développement), plus tourné vers l’Orient musulman. Signé en 2007, un accord de libre-échange stimule les échanges. En 2010, le Liban ainsi que la Jordanie sont associés à cet accord et l’on évoque la proche intégration de l’Iran dans la zone (6). En 2009, un Conseil de coopération stratégique Turquie-Syrie est mis en place et des exercices conjoints sont organisés alors que les relations d’Ankara avec Israël se dégradent.

L’insurrection en Syrie et l’afflux des réfugiés en Turquie ont inversé cette logique. Après bien des tergiversations, Erdogan a fini par dénoncer les « atrocités » du pouvoir en Syrie (dixit) et la Turquie accueille l’opposition syrienne en exil ; Damas dénonce un complot turc en liaison avec l’OTAN. Sur la frontière, les troupes turques sont en état d’alerte. Ainsi le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, redécouvre-t-il les dangers de l’Orient complexe et belligène avec lequel Mustafa Kemal voulait précisément rompre (7).

 

 

La grande prudence des Occidentaux

Au regard des enjeux régionaux et compte tenu des engagements militaires sur d’autres fronts, la prudence des puissances occidentales est compréhensible et elle ne relève pas d’un « deux poids, deux mesures ».

Au plan moral, les points de référence des Occidentaux sont bien les mêmes qu’en Libye mais la décision politique n’est pas réductible à un simple raisonnement logique. Il faut aussi prendre en compte le contexte, régional et international, les moyens d’action et les perspectives de succès. Les États-Unis et l’Union européenne ont mis en œuvre des sanctions contre le pouvoir syrien mais Moscou et Pékin s’opposent à l’adoption d’une résolution des Nations unies qui condamnerait Bachar Al-Assad et son régime. La Russie est plus particulièrement engagée auprès du pouvoir baathiste et considère la Syrie comme une porte d’entrée au Moyen-Orient, en sus de l’Iran avec lequel les relations demeurent étroites malgré le vote de sanctions internationales à l’ONU l’an passé (la résolution 1929 du 9 juin 2010). Le précédent libyen et l’interprétation faite à Paris, Londres et Washington de la résolution 1973, votée le 17 mars 2011 (Moscou et Pékin n’ayant pas apposé leur veto), expliquent aussi le raidissement de l’exécutif russe que l’on voudrait présenter, dans l’establishment français du moins, comme compréhensif et bienveillant. En visite à Moscou le 1er juillet 2011, Alain Juppé a pu ainsi constater les limites du « partenariat » ostensiblement invoqué pour justifier la vente d’équipements militaires français à la Russie (8).

Assurément, le contexte géopolitique ne se prête guère à une action de force occidentale alors même que les opérations en Libye n’ont pas encore atteint leur objectif naturel (à défaut d’être partagé et assumé par tous les Alliés), à savoir l’éviction de Kadhafi et le changement de régime. Et ce alors que les États-Unis et leurs alliés transfèrent les pouvoirs vers les autorités afghanes et irakiennes, avec en perspective d’importantes échéances électorales (élections présidentielles en France et aux États-Unis en 2012).

Cela dit, le contexte et l’absence d’un cadre « action-espace-temps » n’expliquent pas tout ; après des années d’engagements militaires divers pour des résultats encore incertains, une « grande fatigue » se fait ressentir. Jouent aussi en profondeur le nihilisme et la déconstruction des normes morales (voire anthropologiques), les débats sur le bien-fondé des interventions extérieures oscillant entre moralisme désincarné et cynisme au petit pied. Le moralisme consiste à afficher des fins illimitées quand l’action humaine est conditionnée et repose sur des moyens d’action limités. Il fait fi des servitudes d’une situation concrète, appelant en retour une forme de cynisme absentéiste. Souvent masqué par les tartufferies ordinaires (ne pas hiérarchiser les malheurs du monde), la dénonciation usée des « dogmes » ou encore du « manichéisme » (la théologie et l’histoire religieuse ne sont pas leur fort), ce petit cynisme est aussi affiché sans vergogne par de tristes cabotins tentés par un « come-back » sur la scène nationale et internationale. Pour dire les choses autrement, les puissances occidentales devraient s’enfermer dans le « tout ou rien », au nom du purisme et d’une logique du tiers exclu (9). Bien au contraire, il faut restaurer l’art de la manœuvre et travailler à la constitution d’un front diplomatique qui ouvre le champ du possible, sans céder à l’hubris qu’il soit rhétorique ou autre.

 

 

Politique et morale

Pourtant, c’est un mouvement de fond qui se déploie en Syrie comme dans d’autres États arabes ; les puissances occidentales ne sauraient s’abstraire d’une région névralgique comparable à un « nœud gordien » mondial. Le maintien du statu quo peut bien sembler préférable à certains, celui-ci n’existe plus. Il faut donc envisager avec lucidité les possibles bouleversements syriens, leurs contrecoups et répercussions dans le voisinage géographique comme dans l’ensemble Méditerranée-Grand Moyen-Orient. De fait, la Fitna, la division interne et la sécession politique ajoutent leurs maux à ceux provoqués par le Djihad et le terrorisme.

La situation en Syrie et ses prolongements, plus largement les révoltes

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 10:35

 

La Jordanie - Prochaine victime du "printemps arabe" ?

 

Le Roi Abdallah II de Jordanie était à Washington la semaine dernière et il y a rencontré les responsables du Département d’Etat, du Pentagone et du Conseil de la Sécurité Nationale. Tous ses interlocuteurs lui ont dressé un tableau sombre sur ce qui était en train de se préparer dans son Royaume. Selon les renseignements américains, la révolution syrienne pourrait bientôt déborder vers la Jordanie, voisin direct de la Syrie.
Selon les services américains de Renseignement, ce scénario ne serait pas du tout le fruit d’une décision du gouvernement Assad ni même de l’opposition syrienne, mais serait la conséquence de deux facteurs bien précis : premièrement, parmi les opposants à Bachar El-Assad dans le sud de la Syrie, certains ont des liens étroits avec certaines tribus jordaniennes du nord de la Jordanie, hostiles au Roi, qui leur fournissent argent et armes. Ces tribus commencent à se poser la question si en plus d’aider à la rébellion en Syrie, elles ne devraient pas également commencer à ébranler le régime hachémite. Les renseignements américains ont déjà décelé certains signes d’organisation en ce sens. Deuxièmement, les Frères Musulmans en Syrie prennent de plus en plus d’influence, et leur vision politico-religieuse, qui dépasse les frontières nationales, les pousse à vouloir exporter leur combat et venir en aide à leurs frères de Jordanie qui les soutiennent depuis un moment.
Si l’hypothèse américaine se vérifiait, cela aurait des conséquences considérables pour Israël. Plusieurs questions se posent : Israël interviendrait-il pour préserver le trône de Jordanie ? Une révolte en Jordanie serait-elle suivie par un soulèvement des Arabes palestiniens de Judée-Samarie ? Ou des Arabes israéliens ? Tsahal et la Police sont-ils prêts à ce genre de scénario ?
D’après les sources israéliennes de Renseignement, les autorités américaines ont pressé Abdallah II de Jordanie de prendre d’ores et déjà des mesures préventives pour ne pas en arriver à une situation de non-retour : procéder à de sérieuses réformes constitutionnelles pour apaiser les foyers de révolte, instaurer le pluralisme politique en renforçant le pouvoir du parlement et en réduisant les pouvoirs de la monarchie, réformer le système électoral afin d’améliorer la représentativité de la population, notamment des Frères Musulmans et des Palestiniens (majoritaires dans le pays), et enfin, renforcer les liens de la Jordanie avec le « Gulf Cooperation Council », qui regroupe l’Arabie Saoudite et les Emirats – voire l’adhésion à cette structure – et qui assure un soutien militaire réciproque en cas de soulèvements internes, comme cela s’est passé le 14 mars dernier avec l’entrée des forces saoudiennes à Bahreïn pour y sauver la monarchie.
Après avoir entendu tous ces « conseils amicaux », le Roi Abdallah II aurait fait deux remarques essentielles. La première « que ces mesures devaient être progressives et prudentes sous peine d’une prise de contrôle du pays par l’opposition, et la deuxième « qu’il n’y avait pas de raison que la Jordanie fasse des concessions envers les Palestiniens en Jordanie alors qu’Israël n’en faisait pas envers eux en Judée-Samarie » !!! Il a alors demandé à Barack Obama « de faire pression sur Israël à ce sujet ».
Dans l’ensemble, l’Administration US est inquiète face à l’attitude du Roi de Jordanie qui semble tempérer face à ce qui est en train de se préparer dans son pays, car si un jour les émeutes éclataient dans les grandes villes du Royaume, il serait trop tard et le scenario syrien pourrait bien se reproduire en Jordanie.

 

 Par Shraga BLUM

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 15:19

 

Les Juifs rendus responsables de la situation en Egypte

 


par Isabelle Kersimon 


Malgré la révolution et la liberté inédite des médias en Egypte, les théories du complot continuent à fleurir comme (et pire qu') au temps d’Hosni Moubarak. Une caractéristique culturelle bien ancrée, selon une spécialiste.

 

 

Les « Protocoles des sages de Sion », ce faux historique antisémite décrivant un projet juif de domination du monde, est un triste exemple de la présence des théories conspirationnistes antisémites en Egypte, malgré la révolution.
 

En vente dans toutes les librairies du Caire, ce best-seller tristement célèbre et maintes fois démonté (1) figure en bonne place au côté de titres moins connus décrivant comment les Juifs, Israël, voire les Américains dirigent le monde en sous-main.
 

Selon le professeur de psychologie à l’Université américaine du Caire Hani Henry, les théories de la conspiration constituent une part du tissu culturel égyptien. Elle prévoit que même avec un gouvernement démocratique, « ce problème ne disparaîtra pas ».
 

Selon elle, le fait d’accuser Israël d’être à l’origine des problèmes nationaux relève soit d’un calcul cynique de politiciens cherchant à détourner l’attention du public, soit de la conviction réelle qu’Israël conspire constamment contre l’Egypte.
 

Mais dans un cas comme dans l’autre, la pensée conspirationniste serait profondément ancrée dans la « Weltanschauung » égyptienne.
 

Et les exemples ne manquent pas, illustrant cette propension à imaginer que les Juifs et Israël « sont partout ».
 

Côté politique, rien de neuf : au temps d’Hosni Moubarak, les complots ourdis par les Juifs et/ou Israël étaient régulièrement évoqués par les officiels du gouvernement, et repris en chœur dans les médias égyptiens. On se souvient de la déception du ministre de la culture d’alors, Hosni Farouk, qui, n’ayant pas obtenu le poste de directeur de l’Unesco qu’il briguait en 2009, avait invoqué un complot juif « fabriqué à New York ».
 

Plus récemment, le ministre Ayman Abu-Hadid a déclaré à la presse égyptienne qu’« Israël mène une guerre économique contre les exportations égyptiennes », suite à la découverte européenne de la source de la bactérie mortelle E. coli : des graines de fenugrec en provenance de son pays.
 

L’arrestation le mois dernier du jeune étudiant en droit américano-israélien Ilan Grapel et son maintien en détention pour espionnage au bénéfice d’Israël et tentative de déstabilisation de l’Egypte illustre bien ce phénomène. Les Egyptiens perçoivent toutefois cette affaire comme une tentative du gouvernement de détourner leur attention. Ilan Grapel travaillait comme bénévole dans une ONG accueillant les réfugiés africains, et sa famille tout comme le gouvernement israélien ont démenti qu’il soit un agent du renseignement.
 

En juin, le vice-Premier ministre avait déclaré qu’Israël « veut affaiblir l’Egypte » en organisant les conflits entre musulmans et chrétiens (coptes).
 

Des chaînes de télévision proposent des programmes parfaitement antisémites. Aux premiers jours de la contestation égyptienne, une femme dont le nom n’a pas été révélé et qui s’est présentée comme une ancienne journaliste, avait déclaré sur la chaîne de télévision pro-Moubarak Al Mehwar qu’elle avait été formée par des Juifs, aux Etats-Unis, dans le but de déstabiliser le gouvernement.
 

Sur cette même chaîne le 17 juillet, une présentatrice et une actrice ontdéclaré, avant la diffusion d’un « sketch » consacré au sujet, que les Juifs se livrent du trafic d’organe. Sur la chaîne Nile Life, ils sont dépeints comme des escrocs avares.
 

Les téléspectateurs égyptiens n’ont rien à envier à ceux de la chaîne Al-Manar (Hamas) ou aux Iraniens bercés par des séries négationnistes.
 

Quelques théories conspirationnistes sont tellement délirantes qu’elles font le bonheur des médias occidentaux. Par exemple, lorsqu’en décembre 2010 le gouverneur du Sud Sinaï a accusé le Mossad d’avoir fomenté l’attaque de requins dans la station balnéaire de Sharm el-Shiekh.
 

Et pourtant, la presse égyptienne est aujourd’hui plus libre que jamais depuis un demi-siècle, mais le gouvernement est toujours contrôlé par l’armée de l’ère Moubarak.
 

Le gouvernement égyptien, nommé et dirigé par le Conseil suprême des forces armées, doit faire face à un taux de chômage abyssal, à un déclin du tourisme et à une inflation qui atteint les 12 %. Il est donc plus simple d’accuser un ennemi extérieur d’être responsable de ces fléaux que de prendre ses responsabilités et de se confronter à la colère du peuple.
 

Bien qu’ils ne soient pas toujours dupes de ces manipulations, de nombreux Egyptiens se déclarent en revanche hostiles à Israël, une majorité d’entre eux souhaitant mettre fin à l’accord de paix signé en 1979.

Le professeur Henry accuse les médias sensationnalistes de propager les théories du complot sans y être nécessairement encouragés par le gouvernement, leur reprochant de vouloir vendre à tout prix sans se préoccuper le moins du monde d’éthique.
 

La « révolution Facebook » et les médias numériques parviendront-ils à faire changer les mentalités ? C’est ce sur quoi tablent les experts les plus optimistes.
 

Un optimisme à relativiser cependant, sachant qu’aucun observateur étranger ne sera admis pour les élections et que l’ancien secrétaire général de la Ligue arabe et candidat à l'élection présidentielle en Egypte vient de déclarer que le prochain dirigeant du pays ne pourra pas ignorer la colère du peuple égyptien envers Israël.
 

« Les gens sont en colère à cause du blocus de Gaza et de la situation à Jérusalem », a-t-il affirmé.


 

(1) Lire par exemple Pierre-André Taguieff, "Les Protocoles des sages de Sion : faux et usages d'un faux", "La foire aux illuminés. Esotérisme, théorie du complot, extrémisme", "L'imaginaire du complot mondial. Aspects d'un mythe moderne", ou encore l'excellent essai illustré de Will Eisner : "Le Complot : l'histoire secrète des Protocoles des sages de Sion". guysen

 

 

MEMRI Middle East Media Relinksearch Institute

Dépêche     FR n° 267

 

Avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah


 

Après Al-Mehwar et Al-Rahma, la chaîne égyptienne Al-Faraeen s´en prend aussi aux Juifs, et aux francs-maçons

 

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais sur MEMRI TV :

 

http://www.memri.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/3039.htm

 

Ci-dessous des extraits d´un débat sur la franc-maçonnerie et le judaïsme, diffusé sur la chaîne égyptienne Al-Faraeen le 18 juillet 2011 :


 

Franc-maçonnerie : "Son but ultime est de prendre le contrôle du monde pour le remettre aux mains des Juifs"


 

Le savant égyptien Omar Mahmoud Mutawa : [La franc-maçonnerie] est une organisation internationale qui œuvre pour restaurer la domination juive dans le monde entier, au moyen de complots à court et long termes. Voilà en un mot ce qu´est la franc-maçonnerie.

 

Tawfiq Okasha, propriétaire de la chaîne Al-Faraeen et candidat aux élections présidentielles en Egypte : M. Abir, comment définissez-vous la franc-maçonnerie dans vos recherches ?

 

Le savant égyptien Abir Abdel Salam Ibrahim : C´est une organisations aux objectifs fort nobles, l´un d´eux étant de venir en aide aux pauvres. Un autre de ses objectifs est [toutefois] de prendre le contrôle du monde. Son but ultime est de prendre le contrôle du monde pour le remettre aux mains des Juifs.

 

Tawfiq Okasha : Etes-vous d´accord avec Omar ?

 

Abir Abdel Salam Ibrahim : Absolument.

 

Tawfiq Okasha : Vous êtes d´accord pour dire que la franc-maçonnerie est un groupe juif, dont le but est la domination juive du monde.

 

Abir Abdel Salam Ibrahim : Oui, d´amener le monde entier sous la domination des Juifs.

 

[…]

 

"L´islam est devenu le seul et unique ennemi de la franc-maçonnerie, parce que l´islam est le seul et unique ennemi des Juifs"

 

Omar Mahmoud Mutawa : Avec l´avènement de l´islam, [l´islam] est devenu le seul et unique ennemi de la franc-maçonnerie, parce que l´islam est le seul et unique ennemi des Juifs. Les Juifs contrôlent plus ou moins l´intégralité du monde chrétien occidental : son économie, son commerce, ses médias… Ils contrôlent toutes les principaux [secteurs d´] activités.

 

[…]

 

Tawfiq Okasha : Pouvez-vous expliquer le lien qui existe entre la franc-maçonnerie et le Protocole des Sages de Sion ?

 

Abir Abdel Salam Ibrahim : Assurément.

 

Tawfiq Okasha : Quel est ce lien ?

 

Le protocole des Sages de Sion, constitution des francs-maçons, preuve du lien entre Juifs et francs-maçons

 

Abir Abdel Salam Ibrahim : Il est leur constitution. Le Protocole est le fondement de la franc-maçonnerie.

 

[…]

 

Tawfiq Okasha : Je voudrais juste clarifier que le Protocole est un ouvrage philosophique. Il peut être attribué aux Juifs : il se peut aussi qu´ils n´aient rien à voir avec lui. Je le précise parce qu´ils m´ont poursuivi à ce sujet. J´ai du payer une grosse amende, et ils ont même voulu fermer cette chaîne de télé.

 

[…]

 

La "Nouvelle" Egypte de Mrs Juppé et Obama n'a, décidément, qu'une unique doctrine : l'antisémitisme. Il n'est pas un jour que D. fait sans qu'on assiste à nouvelle tirade anti-juive.  

 

 

 

MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche     FR n° 267

 

 

 

Avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah


 

Sur Al-Rahma : Les Juifs rendus responsables de la situation en Egypte

 

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais sur MEMRI TV :


http://www.memri.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/3038.htm


 

Ci-dessous des extraits d´une interview du propriétaire de la chaîne élé égyptienne Faraeen, Tawfiq Okasha. L´entretien a été diffusé sur la chaîne égyptienne Al-Rahma le 17 juillet 2011 :


 

Tawfiq Okasha : Les Juifs croient à une doctrine divine selon laquelle ils doivent être les maîtres et les propriétaires du monde. Selon eux, le monde ne leur appartiendra vraiment – pour prendre la forme d´un homme confortablement assis dans son fauteuil, content de lui – que quand leur Conseil du trône se sera installé ici, en Egypte. Si cela a bien lieu en Egypte, le monde entier deviendra la propriété des Juifs.


 

Il y a entre 16 et 18 millions de Juifs dans le monde, pour une population mondiale d´un demi billion. Comment ces 16 ou 18 millions peuvent-ils gouverner un demi billion de personnes ? Par des complots, des intrigues, la guerre civile, etc.


 

Présentateur : C´est ce à quoi on assiste aujourd´hui


 

Tawfiq Okasha : C´est ce à quoi on assiste aujourd´hui en Egypte.

 

[…]


 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à :memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à :memri@memrieurope.org

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 13:19

 

 

L'Hiver Arabe par Giulio MEOTTI

http://www.ilfoglio.it/zakor/877

adapté par Danilette

 

Lire aussi

Avec le printemps arabe, ressurgissent les livres interdits et maudits


En commençant par l'Egypte, il faut se préparer à une société désoccidentalisée, statique, construite sur les lignes d'un État totalitaire du VIIème siècle.

"Les révolutions ne font pas pleuvoir de l'or", c'est un titre éloquent du journal arabe Asharq al Awsat.

Dans un rapport publié le mois dernier, l'Institut de Finance internationale [the Institute of International Finance] prédit que la croissance en Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie et Tunisie chutera de 4,4 % en 2010 à 0,5 % cette année.

L'Égypte est un cas d'espèce pour analyser les conséquences financières du soi-disant Printemps Arabe au Moyen-Orient car c'est le centre de la culture et de la politique du monde arabe. Ce qui s'y produira dans les prochains mois façonnera l'avenir du Moyen-Orient.

Le 25 janvier, le jour même de la première grande manifestation anti-Moubarak, une mission du FMI quittait le Caire en déclarant que la croissance annuelle du PIB était de 5 %, que le système bancaire était solide et la balance des paiements équilibrée.

Après le soulèvement, le PIB s'est effondré, diminuant de 4 % au premier trimestre de l'année.

Bien que la révolution ait soulevé les espoirs de nombreux Égyptiens désireux d'un avenir prospère, libre et démocratique, la crise a détruit l'économie de la nation. Depuis le début des protestations, l'Égypte a perdu près de 10 milliards de dollars, presque un tiers de ses réserves en devises étrangères.

Le taux de croissance globale a diminué de 10 % et la production industrielle locale a diminué de plus de 12 %. Le nombre de jeunes chômeurs a doublé et la bourse a perdu une grande partie de sa valeur. L'industrie du tourisme baisse à un rythme alarmant, 35 %.

Comme le journal égyptien, Al Masri al Ayoum l'explique : « au pied des pyramides de Gizeh, le site le plus populaire du pays et la destination incontournable des visiteurs du Caire, pas un seul touriste occidental n'a été vu durant un jour de semaine ». Les hôtels sont vides et les tour-opérateurs internationaux n'offrent plus l'Égypte dans leurs destinations. Le taux d'occupation des hôtels  stagne à 33 % au Caire, 36,5 % à Alexandrie, 33,5 % dans le sud du Sinaï, 30 % sur la mer Rouge, 23 % à Luxor, 16 % à Assouan 23,1 % sur les hôtels flottants (croisières).

Depuis les pyramides de Gizeh jusqu'aux hôtels de la mer Rouge, le nombre des touristes se réduit à un mince filet portant un coup dévastateur aux millions d'Égyptiens qui vivent du tourisme.

Les riches hommes d'affaires égyptiens quittent le pays : 30 milliards de dollars sont sortis l'Égypte depuis le début des protestations. Sur la place Tahrir, les manifestants ont réclamé « un tourisme qui respecte les normes de l'islam » et le personnel navigant des vols Air Égypte a organisé une protestation pour réclamer le droit de porter le Hijab (voile intégral).

La confrérie des Frères Musulmans est sur le point d'imposer l'aumône obligatoire (Zakat) et un système de régulation des oeuvres religieuses (la confrérie avait déjà envisagé la mise en place d'un système socialiste dans un cadre islamique à l'époque de Nasser).

La Fraternité tente également de mettre en place le développement d'un tourisme « propre » en provenance d'Iran, d'Arabie Saoudite et des Etats du Golfe. Des islamistes étudient aussi la création d'une « police des moeurs » et Sobhi Saleh, une étoile montante de la fraternité étudie le projet destiné à purifier les lois et mettre en oeuvre la Charia en Égypte (interdire l'alcool dans les espaces publics et rendre le port du foulard obligatoire pour les femmes).

Il y a 50 ans, les femmes d'Alexandrie, appelé autrefois « le petit Paris » pour son style occidental, se promenaient sur la plage en bikini1. Désormais si les femmes se rendent à une plage publique, elles doivent être couvertes des pieds à la tête d'une Burka.

Le magnat chrétien le plus important, Naguib Sawiris est confronté à des menaces de mort et à un boycott parce qu'il a publié une image de Mickey et Minie en tenue islamique.

Entre 2004 à 2006, il y a eu une série d'attentats meurtriers dans les stations balnéaires de la mer Rouge, dans le Sinaï, mais l'afflux des touristes avait vite repris son rythme. Les analystes prédisent maintenant que la baisse d'activité post-révolutionnaire est bien plus grave que le ralentissement qui avait suivi le bain de sang de Luxor en 1997, quand un commando terroriste avait massacré 58 touristes occidentaux sur le site des temples de Thèbes et des tombes des pharaons.

Désormais le groupe à l'origine de ce massacre, la Jamaa Islamiya se présente aux élections législatives après qu'une amnistie générale ait été approuvée par l'armée égyptienne, concernant des centaines de terroristes, y compris ceux du Jihad islamique dont fait partie le nouveau chef du mouvement terroriste Al Qaïda, Ayman Al Zawahiri (leur action la plus connue a été l'assassinat du président Sadate en 1981).

Cette stagnation islamisée peut être le début d'un long hiver arabe : une société statique, desoccidentalisée, construite sur les lignes d'un État totalitaire du VIIème siècle. Comme l'a écrit hier le plus grand quotidien égyptien, Al Ahram : « le rêve islamiste d'établir un État islamique en Égypte est désormais plus proche que jamais d'être réalisé ».

Il y a quelques jours, des égyptiens laïques ont lancé un cri de ralliement hystérique « 1 million de bikinis » destiné à imiter la campagne des islamistes pour « 1 million de barbes ». Il est facile de deviner qui va gagner.

adapté par Danilette

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 14:31

 

 

 

ANKARA VEUT DES EXCUSES ET DU FRIC !


Mais pas seulement...

Comme Erdogan, l'islamiste modéré ne doute de rien, il va jusqu'à demander à Netanyaou des excuses bien sirupeuses, des dommages financiers pour les familles des terroristes et la levée du blocus maritime de Gaza !

Avec de telles revendications, peut-être que le grand Vizir d'Ankara pourra se sentir mieux et se tourner vers les pays musulmans, face radieuse : « j'ai fait plier les juifs ! ».

Recep joue ni plus ni moins que sa place de grand Calife dans cette affaire de flottille 2010.

Alors que presque toute la lumière a été faite sur cette organisation IHH, supposée être une ONG turque, la Turquie insiste lourdement pour qu'Israel s'excuse...De quoi au juste ? D'avoir défendu un blocus parfaitement légal ?

Les barbus terroristes turcs embarqués dans cette galère avaient pourtant été très clairs : ils voulaient mourir en martyrs et rejoindre le groupe céleste de la grande partouze promise aux tueurs d'infidèles juifs. Ils ont été exaucés au-delà de tout il me semble...

Notre juge de l'anti-terrorisme Bruguière avait pourtant depuis plus d'une décennie, prévenu que IHH était une organisation terroriste qu'il ne fallait pas négliger. Qu'ont fait les turcs ? Qu'a fait Erdogan et son parti AKP ? Rien ou plutôt si...ils ont donné les moyens financiers à ces terroristes pour s'attaquer à « l'entité sioniste ».

C'est bel et bien en Turquie que les fonds ont été levés auprès des partisans de l'AKP pour que IHH puisse avoir les moyens de ses stratégies meurtrières.
En ces temps de crise économique, on peut aisément trouver quelques millions d'euros pour affréter un navire et le charger de médicaments certes périmés mais ça en jette !

Regardez nos gaulois par exemple ! Alors que tout le monde semble subir les affres d'une économie plus que chancelante, ils arrivent à trouver rapido 650 000 eurospour tenter de forcer le blocus maritime israélien ! Et avec ça...il n'y a plus de blocus ! L'Egypte ayant ré-ouvert la porte de Raffah.

Alors que des milliers de travailleurs se retrouvent dans la mouise, sans travail, les syndicats CGT, FO et les Conseils Généraux donnent allègrement un petit coup de main à la flottille de la haine, en donnant leur contribution financière !

Ah que la France est belle ! Toujours se tromper de combat, c'est un must gaulois ça mes chers compatriotes !

Je me vois parfaitement dans le rôle de la bonne femme visitant de tout nouveaux chômeurs du nord de ma doulce France et leur dire : « Bon ! Vous n'avez plus de taf mais on a réussi, nous à la CGT, a nuire à l'image d'Israel et même qu'on a donné du fric pour les flottilles ! »

C'est sûr que ça leur ferait plaisir ! Ils dormiraient mieux nos chômeurs en sachant que Mohamed de Gaza, certainement plus friqué que lui, avec l'UNRWA et des centaines d'ONG le mettant à l'abri du besoin, fera l'objet de toute l'attention des médias. Nos chômeurs à nous, on s'en cogne ! Non mais !

Puisque on vous dit que les gazaouis, c'est la priorité du monde !

Ce ne sont pas les milliers de morts syriens, libyens qui feraient sortir l'humanité ou ce qu'il en reste dans les cœurs des anti-sionistes !

Ah non ! Merde alors ! Ils vont pas pleurer ou affréter des navires pour aller les sauver ! C'est qu'ils risquent leurs petites peaux nos zhumanistes pro-palestiniens !

Faire face à Bachar Al Assad et à Kadhafi et leurs armées, elles-mêmes soutenus par des mercenaires du Hezbollah ou Soudanais...C'est autre chose que de se mesurer aux flics ou à l'armée sioniste !

On sait bien dans les milieux dans lesquels Olivia Zémor trempe, on n'a rien à redouter des juifs. On peut donc se tailler une petite réputation de héros à moins d'un shekel !

Comme justement ils n'ont rien à redouter des sionistes, ils arrivent même à inventer des sévices histoire d'animer les veillées de retour au bercail.

En effet, le comité des vieilles peaux rentrées d'Israël après un petit tout à la case prison de Bersheeva est typique de l'atmosphère de "néantitude" pour imiter Ségo.

On voit donc ces vieilles dondons se raconter leur « trip » dans l'entité sioniste après avoir atterri à Ben Gourion. Et elles en rajoutent ! C'est à pleurer de rire !

Ça donne ça en gros : « Nous sommes arrivés les camarades et moi à Tel Aviv et nous avons vu une armée de flics nous entourer ! Et puis, on nous a transféré dans une prison en Israël. Nous étions plusieurs par cellule. Nous les femmes, savions que nous n'avions rien à redouter mais nous avions peur pour les hommes. La plupart d'entre eux sont arabes alors... on pensait qu'ils pouvaient être frappés...»

Arrrgggghhhh !!! Faut-y être bêtes, bêtasses, complètement à côté de ses pompes pour sortir de telles conneries !

Les frapper ? Parce qu'ils sont arabes ? Il va falloir vous renseigner un peu mieux sur « l'entité »...Il n'y a pas que des historiens d'extrême gauche en Israël ! Il y a des historiens tout court !

Il y a même des citoyens arabes en Israël ! 20 % de la population de l'état juif ! Comme en France !

Alors, ce ne sont pas vos petits bras français et arabo-musulmans qui iraient faire perdre patience à la police et l'armée israéliennes.

Faut être particulièrement bêtes pour croire que les flics auraient tapé sur ces français, arabes ou pas. Israël n'est pas en guerre contre la France et entretient même des relations commerciales et culturelles avec l'état juif.

Malgré tout et pour donner un peu de sel à la réunion des vieilles charrues pro-palestiniennes, certains « vétérans » iront jusqu'à inventer quelques sévices physiques...comme ça...très rapidement...de peur sans doute que quelqu'un demande à voir les bleus, les gnons, éventuellement les morsures...Alors ils se rattrapent comme ils peuvent sur « les sévices psychologiques » que la soldatesque israélienne leur aurait fait subir ! A les entendre ils ont vécu une scène de Midnight express les mecs !

Vous aurez compris les aminches que des nuisibles comme euro-palestine, les verts, le NPA (dont Besançenot rentré très discrètement par Orly), les syndicats CGT, FO et autres conseils régionaux et généraux auront encore une fois pris le parti des cons, des abrutis, des faiseurs de guerre.

Encore une fois, ils se seront ridiculisés et discrédités car à force de l'écrire et de le dire, les français, certes un peu longs à la détente à cause de leur presse, ouvriront les yeux sur ce « combat » minable.

Bientôt, on connaîtra l'ampleur de la répression des pays voisins de l'état juif...J'attends de voir et d'entendre ces bandes d'abrutis qui lèveront encore des fonds par millions pour venir en aide à des arabes de Gaza qui viennent d'inaugurer en grandes pompes un hôtel de luxe dont le coût de construction s'élève à plus de 45 MILLIONS D'EUROS !

Ils sont comment les gazaouis ????

Euh...dans un camp de concentration ???

Nous les juifs savons mieux que personne ce que ce terme recèle comme horreur. Je ne vous pardonne pas vos comparaisons de merde, ni maintenant, ni jamais...

Image

Les cons ça ose tout...c'est même à ça qu'on les reconnait !
Partager cet article
Repost0
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 14:14

 

ANALYSE A LA UNE

 

Comment Erdogan compte avaler une Syrie Verte trempée dans l’huile des Frères Musulmans…

  

 

par Marc Brzustowski

  

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info


  

Ce serait une erreur de discerner, chez Erdogan, un regain d’humanisme, voire un retour au compromis avec Israël et l’Occident, à la faveur des évènements de Syrie. Par contre, il est certain que l’insurrection contre Assad signe l’échec complet de la politique étrangère de son Ministre, Ahmet Davutoglu : « zéro problème avec les pays voisins », prônait-il.

  

Après un grand projet de coopération régionale, Ankara se rend compte qu’elle n’a aucun point commun avec Damas, ni Bagdad, ni Beyrouth et surtout pas avec les ambitions de Téhéran, l’ennemie chi’ite jurée.  Par effet de bascule, il est normal de chercher un nouvel équilibre temporaire avec les forces de l’Ouest. L’entente ne durera que le temps d’en tirer quelques bénéfices opportuns. Erdogan veut se rendre à Gaza pour s’aliéner un Hamas pro-iranien, peser dans le processus de « réconciliation » et manifester son mécontentement à Jérusalem et Washington : à l’un, à cause duMavi Marmara et de la résolution Palmer, favorable à Israël. A l’autre, parce qu’Obama s’appuie sur les Russes pour régler la sortie de crise libyenne.

 

 En jouant les humanitaires au grand cœur envers les réfugiés syriens, Recep Tayyip Erdogan n’a pas « perdu le nord », au contraire :

 

Toutes les conférences organisées autour du Conseil de Salut National issu de l’insurrection sont pilotées depuis la Turquie, même quand elles se déroulent à Bruxelles. L’objectif est de redorer le blason de ses alliés frères musulmans, aux yeux de la rue, où ils ont peu d’influence. C’est encore lancer une bouée de secours au régime alaouite, en lui offrant une porte de sortie : qu’il entame des réformes, tout en insistant sur le caractère arabe sunnite de la Syrie et en spoliant les Kurdes. En l’échange, le pouvoir alaouite conserverait une minorité de blocage et les clés du régime…

 

La véritable insurrection est représentée par la Commission de Coordination Nationale, composée, à parité d’Arabes et de Kurdes, ainsi que des autres minorités, sur le mode pluraliste et laïc. Erdogan compte lui substituer une représentation artificiellement crée par l’AKP turque. Il est clair qu’Erdogan cherche à faire durer le régime et à installer ses pions pour s’octroyer les prébendes de la transition.  

 

Les Insurgés kurdes ont toutes les raisons historiques de se méfier de ces mises en scène. Ils y voient un détournement complet du sens de la rébellion, au profit de vieux critères colonialistes et impérialistes battus et rebattus dans la région, au fil des siècles. Les Kurdes sont porteurs d’un projet de résolution du problème de l’étouffement des minorités au Moyen-Orient, où ils figurent parmi les premières victimes, avec les Chrétiens Syriaques et tant d’autres. Ils sont favorables à l’auto-détermination, tout en appartenant à la même nation : ainsi le Kurdistan irakien est-il partenaire et un des trois piliers de l’Irak démocratique, par une répartition des pouvoirs aussi représentative que possible. Une telle fédération pourrait s’étendre à la Syrie, d’abord. Sans le feu vert de la Turquie par les Islamistes, comment résoudre un ensemble de conflits séculaires ? Sur ce point, les anciens empires de Grande Syrie, de Perse et d’Anatolie restent sur la même longueur d’ondes.  

 

L’Empire ottoman s’est effondré avec la fin de la Première guerre mondiale. A cette époque, la frontière entre les deux pays dont nous parlons n’existait pas. Alep était un carrefour commercial de l’empire et la haute société sunnite mariait ses filles avec les classes supérieures d’Istanbul ou d’ailleurs. L’osmose était totale.

 

Tant que cette aristocratie des affaires syriennes s’accordait au pouvoir des Assad, depuis plus de 30 ans, contre de très larges bénéfices, Erdogan n’avait aucun mal à commercer avec ces Alaouites. Mieux, les deux familles, meilleures amies du monde, passaient leurs vacances ensemble. On comprend que le Premier Ministre turc ne souhaite pas la tête de son ancien comparse.

 

 On passait outre le mépris culturel qui entoure, aux yeux des Sunnites, ces adulateurs alaouites de l’Imam Ali, qu’ils prennent pour un Messie, à l’instar de Jésus-Christ, chez les Chrétiens. Dès le jour où les grandes villes commerçantes sunnites entrent en rébellion ouverte contre Damas, Erdogan est dans l’obligation de préserver la stabilité de sa frontière et la vie de ses protégés sunnites.

 

Indirectement, cette révolution contre la tyrannie réveille tous les vieux démons de conflits géopolitiques, mais aussi théologiques, depuis la nuit des temps.

 

Les Alaouites sont des Chi’ites, et même des ultra-chi’ites : ils font du « XIIè Imam » un D.ieu, alors que les autres Chi’ites y voient surtout le descendant direct du Prophète, et donc l’incarnation du pouvoir sur les croyants. Ainsi l’Ayatollah Khomeyni a-t-il pris soin de laisser courir les rumeurs sur le fait qu’il était, lui-même, cet « Imam caché ».

 

Les Sunnites sont les descendants de l’aristocratie mecquoise qui a délesté la famille du Prophète du pouvoir et tranché la tête d’Ali pour résoudre le dilemme. Chacun se bat donc à mort pour le sens même de l’Islam : le sien contre celui de tous les autres. Les Sunnites représentent environ 85% de la population musulmane dans le monde. La survie d’Assad est donc essentielle pour les Mollahs et leurs supplétifs du Hezbollah. Erdogan ne veut pas la guerre, mais un accord qui restaure un peu de ce vieux rêve ottoman dans la région, avant de passer aux étapes suivantes.

 

Les précédents arrangements avec Téhéran ont surtout profité à l’Iran. Ce pays menace le leadership turc en matière d’acheminement des ressources énergétiques, entre l’Europe et l’Asie. A eux deux, ils se partagent les oléoducs et gazoducs en provenance d’Azerbaïdjan, Kazakhstan, Irak, dans les flancs de la Russie et en taxant les compagnies américaines et européennes. Téhéran conforte ses marchés vis-à-vis de l’Extrême-Orient en plein boom économique, pendant que l’Europe s’effondre, ou de la Russie. Ankara risque de perdre gros sur le plan économique, mais surtout du prestige géostratégique qui lui est associé. Il est donc crucial que l’ancien empire ottoman restaure son influence sur le monde arabe qu’il dirigeait avant l’entrée dans le 20 è siècle. Damas était, à l’époque, la pépite de l’Orient et l’une des principales capitales arabes, avec Bagdad, entre le Caire et Istanbul…

 

On peut s’illusionner sur le sens du « Printemps Arabe » ou « révolution Facebook ». L’instabilité présente fait remonter à la surface les ambitions démesurées de chacun des héritiers des grandes traditions qui ont alimenté les guerres durant des siècles. Chaque fois, les cartes sont rebattues et dépendent de rapport de forces préexistants.

 

Erdogan se veut le refondateur de la « région ottomane » d’avant la 1ère Guerre Mondiale. Cette ambition n’ira pas sans choc frontal avec le projet hégémonique d‘autres voisins : l’Iran, sauveur d’Assad, avec le Hezbollah.  A moins de se partager, temporairement, la Syrie…

 

et le reste de la région, sauf quelques rares ilots aspirant à l’autonomie ou à l’indépendance.

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 06:46

 

Fichier:Strait tiran 83.jpg

Un pont Saoudien sur la Mer rouge pour sauver l'Egypte ?

Adapté par Aschkel - pour © 2011 www.aschkel.info

http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,775020,00.html

 

Voici un article très intéressant d'un point de vue géopolitique.

Plutôt bien chronométré de la part des Saoudiens !

Nous savons que les Egyptiens tentent de se rapprocher de Téhéran, ou plutôt l'Iran tente de profiter de la faiblesse actuelle de l'Egypte au choix, ce qui prendrait géographiquement l'Arabie Saoudite en Etau. L'Arabie Saoudite une cible pour les Iraniens comme on l'a vu ces derniers temps, pour la blesser sur ses flancs notamment au Bahreïn.

L'Egypte depuis la chute de Moubarak est très instable, les frères musulmans grignotent, l'Armée ne souhaite pas vraiment se laisser faire, mais surtout fait face à une crise économique sans précédent.

L'Egypte oscillera donc entre la  tentation de rejoindre l'axe chi'ite et sombrer, ou alors de façon plus pragmatique tenter d'opter pour une certaine stabilité.

 

Si ce pont représente un risque sécuritaire certain et économique notamment pour la Jordanie déjà en difficulté, n'est-il pas préférable de le voir construit, tenter par tous les moyens de relever l'Egypte, que de se retrouver avec une masse de plus de 80 millions d'habitants exacerbée donc dangereuse.......?

 

Affaire à suivre


L'Egypte a donné son feu vert pour un plan de construction gigantesque pour un pont suspendu à travers la Mer rouge.

Il deviendra un lien direct entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Ce projet dit le journaliste de Spiegel pourrait perturber la Jordanie et Israël.

 

 

L'Egypte et l'Arabie Saoudite souhaite construire un pont enjambant le Golfe d'Aqaba pour le trafic routier et ferroviaire. Les responsables du Ministère égyptien des transports ont expliqué à Spiegel que le projet est en discussion depuis 1988, et qu'enfin il vient d'être approuvé.

Essam Sharaf, premier ministre égyptien a nommé le Général Abdul Aziz, le président de l'association des routes arabes en charge de superviser la mise en œuvre d projet.

 

Le golfe d'Aqaba longe la bordure orientale se la péninsule du Sinaï. Ces plans prévoient la construction d'un pont suspendu sur l'endroit le plus étroit Ras Nasrani près de  la station balnéaire de Sharm el Cheih soit 32 kms.

 

Une aubaine pour le pèlerinage et le commerce

 

Pour les arabes cette construction serait un triomphe, car ainsi les Etats arabes d'Afrique du Nord auraient une liaison routière directe avec d'autres pays du Moyen-Orient sans avoir à traverser le territoire israélien ou jordanien.

Il permettrait également de réduire les traversées souvent périlleuses sur la mer rouge.

 

Les planificateurs estiment que les péages payés par des millions de pèlerins musulmans en route vers la Mecque par exemple pourraient compenser le coût estimé à 5 milliards de dollars, en permettant au fil du temps d'accroitre considérablement le nombre des pèlerins.

 

 

Il y a 5 ans Moubarak avait brusquement mis le projet en attente en réponse aux préoccupations sécuritaires exprimées par ses voisins dont Israël.

 

Un porte-parole du gouvernement saoudien déclare.

"Nous ne laisserons personne nous décourager de nos plans de construction sur le détroit de Tiran qui se trouve dans les eaux internationales"

 

Cette zone de la mer rouge est très importante pour Israël et la Jordanie car elle leur donne l'accès à l'Océan Indien.

 

 

Les diplomates occidentaux voient cette annonce comme étant stratégiquement chronométrée pour soutenir le gouvernement faible de l'Egypte.

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 06:00

 

 

 

Recrues du Hezbollah – prêtes à s'attaquer à la marine de guerre israélienne ?

Partager cet article
Repost0

Traducteur/translator

 

 

France  ISREAL  English

Recherche

logo-lien-aschkel-copie-1.jpg

 

France  ISREAL  English
Traduire la page:
By
retour à l'acueil

------------------------------------- 

 

Communication and Information

 

Vous souhaitez 

- proposer un article ?
 - communiquer une info ?

Contactez la rédaction

bOITE-a-mail.jpg

-------------------------------

 

Nous remercions par avance tous ceux

qui soutiendront le site Aschkel.info

par un don

icone paypal

Paiement sécurisé


Consultez les dossiers

Archives

Mon livre d'or

 

 Livre_dor

 


 

Visites depuis la création du site


visitors counter

Catégories