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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 05:57

 

 

 

 

Middle East ForumMiddle East Forum
L’Irak affronte la tempête politique

L’Irak affronte la tempête politique

Bouleversements moyen-orientaux
Par Sterling Jensen

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info


Middle East Quarterly (Le trimestriel du Moyen-Orient)
été 2011, pp. 31-34 (view PDF)

http://www.meforum.org/2991/iraq-political-upheaval


La tempête politique du début 2011 au Moyen-Orient a eu un impact intéressant sur l’Irak. Alors que le gouvernement était confronté à des manifestations presque quotidiennes, qui ont conduit à un grand nombre de démissions de hautes personnalités et à l’usage de la force pour réprimer la dissidence politique, le Premier Ministre Nouri al-Maliki s’est senti suffisamment confiant pour se vanter du fait que « l’Irak est devenu le pays le plus stable de la région [1]». Bien que cela puisse apparaître comme une bravade un peu difficile à avaler, étant donné le passé récent, Maliki n’est pas seul à faire preuve de confiance dans les perspectives pour l’Irak. Les Sadristes, les Kurdes, et les dirigeants du bloc essentiellement sunnite « Iraqiya » sont, tout autant, optimistes, concernant les perspectives pour le pays, alors que de nombreux irakiens de l’intérieur pensent que leur pays déchiré par la guerre ne se contentera pas d’affronter l’instabilité, mais qu’il servira, également, de modèle de démocratie.

Effectivement, le système démocratique établi en Irak, à travers son second gouvernement élu en six ans, devient plus représentatif et plus sensible aux préoccupations du peuple. Bien que le pays connaisse encore des différences confessionnelles et politiques à résoudre, s'il veut assurer sa stabilité sur le long terme, ce système va probablement perdurer, du fait de quatre conditions essentielles : un gouvernement représentatif, des médias indépendants et transparents, des forces de sécurité professionnalisées et une relation de proximité avec les Etats-Unis.

Un gouvernement élu

Les Irakiens se sont montrés euphoriques après la réussite de leurs élections nationales de mars 2010. La plupart des stations de médias locaux, indépendamment de la critique des biais politiques, ont diffusé des commentaires bruyants et des discussions saluant ces élections comme celles qui tracent une voie démocratique dont les autres pays arabes devraient s’inspirer. Cette euphorie est vite retombée, quand les controverses sur les résultats des élections et les huit mois de négociations entre les partis ont suivi.

Aux environs de décembre, les reportages des médias concernaient le fait que le processus politique était devenu plus déprimant et craignaient même l’émergence d’une nouvelle dictature Maliki. Puis, une fois le gouvernement formé, la plupart des Irakiens lui ont donné un mois d’état de grâce. Durant cette période de la mi-janvier, les manifestations publiques en Tunisie sont parvenues à évincer du pouvoir Zine al-Abidine Ben Ali, leur dictateur depuis 23 ans. En février, ensuite, Hosni Moubarak a démissionné en Egypte, à la suite des manifestations. Puisque le sommet de la Ligue Arabe devait se dérouler à Bagdad, à la fin mars, les hommes politiques irakiens, qui exhortaient leur propre gouvernement à entreprendre des réformes, ont également prêché auprès de leurs homologues arabes, de la nécessité de tirer des enseignements de la démocratie irakienne.

Un point essentiel, pour Washington, sera de renforcer l’importance de la poursuite d'élections libres et intègres. En réponse à l’instabilité arabe, beaucoup de responsables du gouvernement, dont Maliki, ont appelé à un report des élections locales [2]. Ce n’est pas la bonne direction à suivre. Washington devrait aider les Irakiens à se préparer aux élections locales, puis porter l’attention sur les élections nationales de 2014. A la suite du départ de Moubarak, Maliki a annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat [3]. Sa déclaration d’intention devrait contribuer à une transition pacifique du pouvoir en Irak, en 2014, et Washington devrait faire pression sur le Premier Ministre pour qu’il tienne parole.


Des Media indépendants et transparents

L’Irak a fait l’expérience de ses premières manifestations d’ampleur nationale le 25 février 2011, en partie autour du Square Tahrir de Bagdad. Le Premier Ministre Maliki, qui avait précédemment encouragé les citoyens à exercer leurs droits constitutionnels à manifester pacifiquement – même contre lui- a effectué un brusque retournement, et deux jours avant ce que les organisateurs irakiens ont appelé « le jour de colère », conçu sur le modèle de la « révolution de la colère », qui avait débuté le 25 janvier, a dénoncé l’évènement prévu comme une provocation des terroristes et des baathistes. Ce stratagème a échoué, et bien qu’il y ait eu des incidents disparates, entraînant des violences, comme les affrontements mortels de Mossoul [4], et la dégradation de propriété publique à Kut [5], les manifestations se sont avérées relativement pacifiques. Bien que les forces de sécurité irakiennes (FSI) aient usé d’une brutalité excessive, les médias intérieurs ont donné une large couverture au sentiment de scandale et de mécontentement partagé par le public, conduisant le gouvernement, ainsi averti, à dénoncer toutes les violations et à promettre des enquêtes approfondies sur les faits qui se sont déroulés. Des gouverneurs, des maires et des conseils communaux ont démissionné sous la pression des manifestants [6], et le gouvernement a modifié significativement les attributions du budget 2011 pour accroître les investissements sur l’assistance financière immédiate, de façon à apaiser les revendications de la foule.

Une telle réactivité n’aurait pu se produire auparavant, s’il n’avait pas existé des medias indépendants et transparents. Le fossé entre le gouvernement et le peuple aurait été plus difficile à combler, si la population n’avait été gavée que par la propagande d’état, comme en Libye, en Egypte et en Syrie.

La poursuite de la transition de l’Irak vers la démocratie et un plus grand respect des droits de l’homme requerra, de la part des Etats-Unis et de la communauté internationale, une pression pour qu’il conserve des médias ouverts et libres. Et, alors que Washington s’est montré réticent à critiquer le gouvernement, puisqu’il y achève sa guerre la plus controversée et la plus coûteuse, il ne doit pas perdre de vue le rôle des médias libres en tant qu’observateurs et garants de la démocratie.


Des forces de sécurité plus professionnelles

Alors que les Forces de sécurité irakiennes (FSI) ont déjà traversé un long chemin depuis les jours sombres des escadrons de la mort d’origine confessionnelle, entre 2004 et 2008 [7], elles doivent encore établir la confiance requise pour être vraiment considérées comme une force politiquement neutre et purement nationale. Plutôt que d’être accusées de sectarisme, les FSI sont, actuellement, accusées de politisation. Comme on a pu en témoigner, au cours de la Journée de Colère, et en dépit des tentatives du gouvernement de les dépeindre comme les protecteurs neutres du peuple, les FSI se sont avérées plus loyales envers les partis politiques dirigeants qu’envers le peuple qu’elles étaient censées protéger [8]. Pour apporter une note plus positive, quand des violations ont eu lieu, comme le fait de tirer sur les manifestants ou de fermer les bureaux des groupes politiques, la pression des médias et du public a fourni des preuves de la manipulation des FSI par certains partis à des fins politiques.

Aussi longtemps que les médias demeurent libres et que le gouvernement reste représentatif, les FSI auront tendance à devenir plus apolitiques. Le respect dont l’armée égyptienne a fait preuve envers les manifestants a été observé avec attention en Irak. Durant la vague de manifestations en Irak, qui a débuté avec la journée de colère, la majorité des stations de télévision a diffusé des témoignages aussi bien de manifestants que de membres des forces de police, qui exprimaient leur espoir d’agir comme l’a fait l’armée égyptienne et de ne pas réprimer ou empêcher les manifestations pacifiques [9].

Nonobstant l’invocation de Maliki de la présence dans ses rangs d’Al Qaeda en Irak (AQI), de façon à discréditer la manifestation, AQI et d’autres groupes violents n’ont pas exploité la contestation pour perpétrer des attentats de grande ampleur. Le Mollah Nathem Jabouri, un ancien guide religieux d’AQI, a prétendu que, quoique l’organisation aurait aimé par-dessus tout faire sauter un Square Tahrir bourré de milliers de Chi’ites, elle ne le ferait pas, parce que les manifestations contribuaient aussi à saper la confiance du public dans les FSI et dans le Gouvernement [10].

S’il veut gagner, plutôt que perdre la confiance des manifestants, le gouvernement aura besoin d’instaurer des réformes et de résister à l’impulsion d’utiliser les FSI pour réprimer la contestation. Qui plus est, pour que l’Irak poursuive sa route sur le chemin de la démocratie, les FSI devront être plus disciplinées et politiquement neutres, particulièrement au cours des manifestations publiques. Pour leur part, les Etats-Unis et l’OTAN devraient maintenir leur relation étroite avec les FSI pour leur permettre de devenir plus professionnelles, ce qui nous conduit à la quatrième condition garantissant l’avenir de l’Irak en tant que démocratie stable.


Plus proche de Washington,  plus éloigné de Téhéran.

Se manifeste une crainte croissante parmi quelques experts, particulièrement dans les états du Golfe persique, que les tentatives du régime iranien d’exploiter l’instabilité arabe rapprocheront Bagdad de Téhéran. En fait, les révolutions ont rapproché Bagdad d’un cran de Washington. Ainsi, par exemple, Jassib Moussawi, un éminent professeur de l’Université de Bagdad, a prétendu, sur la télévision d’état Iraqiya, en février dernier, juste après la démission de Moubarak, que « le projet néo-conservateur américain de démocratiser le Moyen-Orient et de contribuer au développement humain dans le monde arabe avait réussi, et que l’Irak devrait renforcer ses liens avec les Etats-Unis, dans le but de devenir un peu plus un modèle de démocratie pour les pays de la région ». Il a même exhorté le parlement irakien à étendre les accords de sécurité avec les Etats-Unis, au-delà de 2011, tout cela sur la station de télévision d’état [11]. De telles déclarations sont devenues de plus en plus courantes dans les médias irakiens [12].

Le gouvernement irakien souhaite gagner un plus grand respect régional et une réaffirmation de sa position dans le monde arabe. La tendance émergente vers la démocratie et la société ouverte placera Bagdad plutôt dans le camp occidental que dans celui de Téhéran. Bien qu’en désaccord avec les alliés des Etats-Unis dans le Golfe persique, notamment avec l’Arabie Saoudite, le Koweit et le Bahreïn, du fait de leur réticence à accepter un gouvernement dirigé par des Chi’ites, Bagdad continuera de se tenir aux côtés de Washington plutôt que de Téhéran, à mesure qu’il développera de plus en plus son potentiel démocratique. La télévision d’état irakienne et les hommes politiques chi’tes ont, tous deux, condamné l’usage de la force de Téhéran contre l’opposition iranienne, en février 2011[13], et se sont encore davantage fait entendre au sujet de l’usage de la force par le Bahreïn contre la majorité chi’ite de l’Emirat [14]. Alors que les Sunnites et les anti- Iraniens pourraient considérer cette prise de position forte contre le Bahreïn comme un indicateur de la propension de Bagdad à soutenir les intérêts iraniens dans la région, il est important de distinguer entre la solidarité irakienne ou iranienne sur les problèmes chi’ites et leurs intérêts nationaux particuliers. Bagdad démontrera sa solidarité avec Téhéran sur les problèmes liés aux Chi’ites dans la région, mais il ne le fera pas au risque d’affaiblir son propre développement politique. Alors que l’Irak réalise une plus grande stabilité intérieure, on peut s’attendre à ce que, le gouvernement démontrant une plus grande confiance en sa démocratie dirigée par des Chi’ites, cela affaiblisse, plutôt que cela ne renforce Téhéran.

Conclusion

Les révolutions arabes ont apporté au gouvernement irakien un surcroît de confiance dans le fait qu’il sortira plus fort des huit dernières années de conflit et plus à même de jouer un rôle de meneur au Moyen-Orient, au cours de la prochaine décennie ou dans deux. Bagdad se perçoit comme une économie et une démocratie émergente qui aura besoin de l’assistance de Washington et des autres états occidentaux pour accomplir ces aspirations, et bien que les responsables de l’énergie irakienne puisse se montrer exagérément optimistes, quand ils prédisent que le taux d’exportation quotidien se montera à dix millions de barils par jour en 2021, n’exporter même que la moitié de cette quantité stimulerait grandement le poids géopolitique de l’Irak.

Les états du Golfe persique seraient bien avisés de cesser de ne percevoir l’Irak qu’à travers le prisme confessionnel. Si Bagdad se montre capable de résoudre ses controverses internes de façon pacifique et d’améliorer l’efficacité de son gouvernement, à travers un train de réformes modestes, son avenir sera brillant. Des médias ouverts aideront le peuple à contraindre le gouvernement à rester intègre, et des élections libres et régulières ne le rendront que plus représentatif. Les administrations américaines devront rester à proximité, quoi que la relation avec l’Amérique ne soit plus fondée uniquement sur la sécurité. La proximité de Washington contribuera à contrôler les impulsions du gouvernement dans l’usage des FSI à ses seules fins politiques, la volonté de faire taire les médias, ou de ne pas instaurer complètement les réformes promises par le gouvernement. Bien que le retrait des troupes américaines a rendu plus facile pour Bagdad de défier Washington, il est probable qu’il compte sur l’assistance américaine pour appuyer sa tentative de devenir un modèle pour la démocratie arabe qu’il commence à définir.


Sterling Jensen a travaillé en Irak entre 2006 et 2008 en tant qu’interprète contractant et qu’officier civil dans les zones éloignées pour les Marines américains. Il est, actuellement, chercheur associé au Centre d’études stratégiques du Proche-Orient et d’Asie du Sud, à Washington D.C., et candidat à un doctorat au Collège Royal de Londres.

[1]   Iraq Daily Times (Baghdad), Mar. 23, 2011.
[2] See, for example, The Boston Globe, Mar. 1, 2011.
[3] Middle East Online (London), Feb. 6, 2011.
[4] The Guardian (London), Feb. 25, 2011.
[5] Dawn (Karachi), Feb. 26, 2011.
[6] Middle East Online, Feb. 27, 2011The Washington Post, Feb. 27, 2011.
[7] The Times (London) Feb. 16, 2006; BBC News, Feb. 16, 2006.
[8] The Christian Science Monitor (Boston), Feb. 25, 2011.
[9] Baghdadiya TV (Baghdad), Feb. 25, 2011; Sharqiya TV (Baghdad), Feb. 25, 2011.
[10] Author telephone interview with Mullah Nathem Jabouri, Mar. 2, 2011.
[11] Jassib Moussawi interview, Iraqiya TV (Baghdad), Feb. 18, 2011.

[12] Hassan Snayd, Abdul Hadi Hamani, and Mahmood Othman, Sharqiya TV, Apr. 7, 2011; Borhan Mizher, Hurra Iraq TV (Baghdad), Mar. 29, 2011.
[13] Iraqiya TV, Feb. 15, 16, 2011.
[14] TVNZ (Auckland, New Zeal.), Mar. 17, 2011Kuwait Times (Kuwait City),Mar. 21, 2011
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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 17:21

 

 

 

 

Le Hezbollah tient les rênes du Liban et place un homme à lui comme chef de la Sécurité

  
DEBKAfile Reportage exclusif 16 juillet 2011, 1:00 PM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

 

 

http://www.debka.com/article/21124/

Tags:  Hizballah      Lebanon    Israel    Syria    Nasrallah 

 

Le cabinet Miqati se réunit à Beyrouth

 

Au cinquième anniversaire de la seconde guerre du Liban, en Israël, cette semaine, alors que les anciens généraux de Tsahal et les experts militaires célèbrent ses conséquences comme apportant une victoire dissuasive qui maintient à distance le groupe terroriste chi’ite du Hezbollah, depuis lors, Hassan Nasrallah achève tranquillement la prise de contrôle du Liban, par son organisation, à travers les agences de sécurité et de renseignement et a pris livraison de missiles balistiques avancés en provenance de Syrie.

 

Les sources anti-terroristes de Debkafile révèlent que, lundi 18 juillet, le Cabinet libanais soumettra au vote l’approbation de la désignation-clé dictée par le Hezbollah, qui promeut celle du Général de Brigade Abbas Ibrahim, de directeur-adjoint du renseignement militaire libanais à celui de directeur de la sécurité générale.

 

C’est un poste ultra-sensible et tout-puissant qui n’a jamais été détenu par aucun membre de la communauté chi’ite. Cela le propulse –ainsi que le Hezbollah – à la tête de la surveillance du territoire, de l’espionnage, du contre-espionnage et de toutes les branches clandestines du Liban.


Ce poste était, au départ, détenu par un chrétien maronite et est passé entre les mains d’un musulman sunnite en 1998. Le Président chrétien Michel Souleiman a tenté par tous les moyens d’empêcher cette nomination, parce qu’elle sape l’équilibre fragile du partage des pouvoirs entre les communautés, qui a prémuni le Liban de toute guerre civile, au cours de ces dernières années. Il a même demandé aux rivaux de l’opposition – l’ancien premier ministre et dirigeant sunnite Saad Hariri et le chef des phalanges chrétiennes, Samir Geagea de le soutenir en ce sens.


Mais ceux-ci lui ont tourney le dos, en lui rappelant amèrement comment, en tant que Président, il avait contribué à l’installation d’un gouvernement-croupion dirigé par Najib Miqati, aux ordres du Hezbollah. A présent, d’après eux, Suleiman doit assumer ses responsabilités dans l’extension du contrôle de l’armée et des agences de sécurité du pays, entre les mains du Hezbollah. Après cette rebuffade, le Président Suleiman est revenu auprès du Hezbollah et exigé, en échange, que le rôle de chef d’Etat-Major des armées, une position comparable à celle de chef des opérations dans la plupart des armées du Moyen-Orient, soit réservé à l’un de ses proches, le Général de Brigade Walid Suleiman.

 

Les sources de Debkafile au Moyen-Orient remarquent que le franchissement de cette étape a ouvert la porte au Hezbollah lui permettant d’avoir la main pour procéder, pour la première fois, à des nominations au plus haut niveau de l’armée. Sa supervision de la sécurité intérieure débordera, désormais, sur les forces armées et le contrôle militaire des frontières du Liban avec Israël et la Syrie. L’agenda de la rencontre du cabinet libanais de ce lundi, comporte également,  sauf modifications de dernière minute- l’extension du mandat de Saïd Mirza, en tant que Procureur général, aussi bien que les nominations du Général Major Ashraf Rifi comme chef des forces de sécurité intérieure et du Colonel Wissam Hassan, en tant que chef du bureau des renseignements.

 

Tous trois sont des personnages pro-syriens et pro-Hezbollah issus du Nord-Liban et des fidèles engagés personnellement autour du Premier Ministre Miqati.


Ils doivent leurs postes à la volonté de faire barrage aux mandats émis par le Tribunal International sur le Liban, qui devraient être publiés ce mois-ci, en vue de l’arrestation et de l’extradition de quatre dirigeants du Hezbollah, suspectés de complicité dans l’assassinat de l’ancien Premier Ministre Rafiq Hariri en 2005.

 

Samedi 16 juillet, le Times de Londres a confirmé, à partir de sources du renseignement, que la Syrie avait accéléré ses livraisons au Hezbollah, d’armes de haute technologie, comprenant des M-600 –la version syrienne du missile balistique Scud-D- dont la portée de 700 kms range la majeure partie d’Israël, de la Jordanie et des régions de la Turquie dans le rayon d’action du Hezbollah.

 

Ces derniers développements démontrent à quel point les commentaires empreints d’autosatisfaction émis cette semaine, par les généraux israéliens et autres sommités sont éloignés de la réalité, ainsi que leur vision illusoire que l’insurrection qui menace le Président syrien Assad avait affaiblit, d’une manière ou d’une autre, son allié du Hezbollah. C’est exactement le contraire qui se produit : même le dos au mur, le dictateur syrien a clairement assigné une priorité maximale à la perpétuation de l’amélioration de l’arsenal de guerre du Hezbollah.

 

 

Et, à Beyrouth, son dirigeant Hassan Nasrallah, bien que toujours caché dans son bunker, ne s’est jamais si bien porté. 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 05:15

 

 

 

Mumbaï sous attentats terroristes multiples. Au moins 21 morts, 140 blessés.


DEBKAfile  Reportage exclusif  July 13 juillet 2011, 6:00 PM (GMT+02:00)

 

 

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info


http://www.debka.com/article/21112/

Tags:  Mumbai      Terror 

 

 

 


Trois sites séparés ont été frappés par des explosions au cours de la même heure de ce mercredi 13 juillet, dans la capitale de la finance indienne : Dadar la populeuse, foyer de millions de banlieusards, le fameux marché de la bijouterie et le quartier d’affaires de la Maison de l’Opéra. Il y a trois ans, des terroristes avaient assiégé la ville, réussissant à tuer 166 personnes. Le porte-parole du Ministère de l’Intérieur indien a déclaré qu’il était trop tôt pour commenter la nature et les causes de ces explosions. Les employés qui n’avaient pas encore quitté leurs bureaux ont été avertis de ne pas s’aventurer à l’extérieur. Au moins 21 personnes ont été tuées et 140 blessées au cours de ces explosions. Mumbaï a été déclarée ville fermée, et se trouve sous alerte permanente, ainsi que Dehli, Chennaï, Kolkata et Bangalore. 

 

 

Selon certains rapports, les explosions ont été programmées pour l’anniversaire de Mohammed Ajmal Amir Qasab, le seul combattant survivant des attentats de 2008.

 

 

Le Lashkar e-Taïba pakistanais, lié à Al Qaeda, avait été accuse d’avoir perpétré ces attentats.

 

 

Le Ministère de l’Intérieur  confirmé qu’il s’agit bien d’un attentat terroriste et a dépêché vers la ville dévastée trois équipes issues de l’agence du renseignement national nouvellement créée, qui comprend des experts légistes.

 

La plupart des gens blesses l’ont été au Zaveri Bazaar, près des quartiers-généraux de la police, où les traders bouillants de Mumbaï et les boutiques des joalliers sont situés, ainsi qu’à la Maison de l’Opéra, où se trouvent les bureaux et ateliers des exportateurs de diamants.

 

Les sources anti-terroristes de Debkafile remarquent que les explosions coïncident avec la visite à Washington du Lieutenant-Général Suja Pasha, directeur de l’ISI pakistanaise, pour une rencontre avec le prochain directeur de la CIA, David Petraeus.


L’Inde a insisté sur le fait que l’ISI soutient secrètement les terroristes du Lashkar- e-Taïba et que, par conséquent, il avait trempé dans les attentats de 2008. 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 05:02


 

Usa-obama-freres-musulmans

Les frères  musulmans et l'Iran appellent a éliminer la tumeur cancéreuse sioniste

 

 

Et nous appelons  les nations occidentales a prendre très au sérieux cette menace !!!

 

Adapté par Aschkel - © 2011 www.aschkel.info

english.farsnews

Un des membres éminents des frères musulmans égyptien à déclaré que les USA, Israël et l'Arabie Saoudite font pression sur le Caire pour renoncer à la reprise avec ses liens aves l'Iran.

Kamal Al-Halbawi ancien porte parole de la confrérie demande à l'Egypte et l'Iran de prendre les mesures nécessaires pour se débarrasser des problèmes et des obstacles dressés par leurs adversaires qui entrave la reprise de des liens

Il a rappelé les relations amicales et séculaires entre les nations iranienne et égyptienne, et a appelé a accélérer les activités diplomatiques entre les deux parties.

 

 

"La nation égyptienne appuie et salue 'l'attitude antisioniste de l'Iran parce que les deux nations voient le régime sioniste sur les Territoires palestiniens comme un acte brutal et contre les intérêts régionaux des nations musulmanes" dit-il

 

"Les deux nations soulignent la nécessité pour les nations musulmanes a maintenir la solidarité et leur unité pour annihiler cette tumeur cancéreuse (Israël)"

Après l'effondrement du régime Moubarak, Les responsables d'Iran et d'Egypte  ont exprimé leurs intérêts dans la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays.

Le ministre des affaires étrangères Ali Akbar Salehi a officiellement invité l'Egypte Nabil Al Arabi a visiter Téhéran

 

Les deux ministres des affaires étrangères avait tenu une réunion au printemps à Bali en Indonésie.

En marge  de cette réunion du Mouvement des non alignés, les deux diplomates avaient étudié les moyens de promouvoir les relations bilatérales entre Téhéran et le Caire et souligné la nécessité de poursuivre les consultations a cet égard

Al-Arabi a précisé qu'il fallait ouvrir une nouvelle page avec l'Iran.

 

Al Arabi est devenu le nouveau secrétaire de la Ligne arabe en remplacement Amr Moussa qui lui se présente à la présidence égyptienne qui ne se cache pas de ses positions anti-Israël également.

 

Lire aussi Juppé et les Frères Musulmans Par Alain Rubin 

et les autres textes dans ce dossier

Banniere Freres musulmans

USA : Obama embrasse les Frères musulmans, trahissant son serment d'office

En annonçant récemment qu'il ouvrait le dialogue avec les Frères musulmans d'Égypte, Obama les renforce à l'étranger et aux USA.

Dans une interview au Figaro, le père Henri Boulad d'Égypte parle du combat de David (les forces démocratiques) contre Goliath (les Frères musulmans) qui se joue actuellement dans son pays. En tendant la main aux Frères musulmans, Obama renforce le camp de Goliath, soit celui des islamistes rétrogrades qui vont faire basculer le pays dans l'obscurantisme et la violence.

Sur sa page Facebook, Tarek Fatah, par ailleurs un chaud partisan d'Obama, fulmine contre sa décision de s'incliner devant les islamistes. Il déplore l'influence de ses proches conseillers inspirés par les Frères musulmans infiltrés à la Maison blanche, dont Huma Abedin, Dalia Mogahed et Rashad Hassan.

Frank Gaffney du Center for Security Policy ne mâche pas ses mots : il accuse Obama de trahir son serment d'office.

«Allah est notre but. Le prophète est notre guide. Le coran est notre loi. Le jihad est notre voie. Mourir sur le sentier d’allah est notre plus grand espoir» - Devise des Frères musulmans

L'administration Obama a choisi la veille de la fête marquant la naissance de notre nation pour reconnaître publiquement une politique menée discrètement depuis longtemps à l’extrême détriment des USA : ses officiels admettent maintenant qu'ils embrassent les Frères musulmans (Ikhwan en arabe ).

Cette organisation islamiste internationale a pour objectif explicite la destruction des États-Unis, d’Israël et du reste du monde libre. Jeudi, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a tenté de minimiser l’importance de ce changement majeur de politique en le dépeignant comme suit lors d'une escale à Budapest : «L'administration Obama poursuit son approche de contacts limités avec les Frères musulmans qui ont lieu de manière sporadique depuis environ cinq ou six ans.» En fait, comme le souligne l’ancien procureur fédéral Andrew McCarthy dans une analyse brillante et cinglante, l’équipe Obama, en légitimant les Frères musulmans, marque une rupture radicale du refus historique du gouvernement américain de transiger officiellement avec les Ikhwan. [...]

L’effet absolument prévisible de cette nouvelle politique sera de miner les intérêts américains et ceux de ses alliés au Moyen-Orient et de catalyser davantage la campagne des Frères musulmans en vue d’infiltrer la charia aux États-Unis pour aboutir au remplacement de la constitution par la loi islamique. Par conséquent, les efforts de l'administration Obama pour «dialoguer» avec les Frères musulmans ne sont pas seulement irresponsables. Ils sont totalement incompatibles avec le serment du Président de « préserver, protéger et défendre la constitution des États-Unis», et l’engagement de ses subordonnés au même effet.  [...]

Au lieu de s’appuyer sur les agents et les associés des Frères musulmans, voire de les embaucher, le gouvernement américain devrait fermer les «centres communautaires» qui leur servent de façade ainsi que leurs autres opérations insidieuses d’influence aux États-Unis qui promeuvent la charia et sont des incubateurs à djihad. En reconnaissant ces entreprises pour ce qu'elles sont, à savoir des véhicules permettant aux Frères musulmans de poursuivre les objectifs séditieux de leur djihad civilisationnel, elles peuvent et doivent être traitées comme des organisations subversives passibles de poursuites et non pas comme des organisations religieuses protégées par la constitution américaine. [...]

Source : The Tipping Point: Embracing the Muslim Brotherhood, par Frank Gaffney, Center for Security Policy, 1 juillet 2011. Traduction par postedeveille

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 15:51

 

Le Blocus de Gaza à l'envers : le 'Hamas fortifie sa frontière égyptienne contre les infiltrés lybiens.

 

 

DEBKAfile  Reportage exclusif 11 juillet 2011, 10:06 AM (GMT+02:00)


Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

 

http://www.debka.com/article/21105/

Tags:  Gaza      Hamas    Libya    Sinai Bedouin    smuggling 


 

Des voitures amenées en contrebande à Gaza, encore munies de leurs plaques d’immatriculation libyennes.

 

Tout en se plaignant devant le monde entier de subir le blocus israélien et égyptien de la Bande de Gaza, il y a quatre jours, le Hamas a commencé à construire des fortifications dans le but de bloquer la frontière occidentale du territoire avec le Sinaï égyptien, selon les sources militaires de Debkafile. On dit que le Hamas est anxieux de se prémunir de tout débordement provenant du chaos postrévolutionnaire d’Egypte et du Sinaï dans la Bande de Gaza, qui entraînerait un nouveau flux de combattants et de contrebande venu de Libye et des Bédouins du Sinaï affiliés à Al Qaeda. Ces groupes ont investi dans le trafic de contrebande par les tunnels pour leur propre compte et provoquent du grabuge.


Ces infiltrés sont hébergés par “l’Armée de l’Islam” (un groupe affilié à Al Qaeda) dans la Bande de Gaza, qui leur procure asile et nourriture dans les camps de réfugiés autour de Gaza City. Le Hamas les accuse de la résurgence de tirs de roquettes contre Israël, en violation du cessez-le-feu informel concédé avec Israël, depuis 4 mois.

 

Samedi 9 juillet, trois missiles Qassam ont été tiré sur Ashkelon et le secteur d’Eshkol, qui ont explosé dans des terrains vagues.


Nos sources révèlent qu’une force de travail construit une barrière de 10 à 12 mètres de haut et de 14 kilomètres de large, à l'aide de matériaux et d'équipements, en travaillant jour et nuit. Ces travaux de terrassement, vont du passage de Rafah jusqu’à la Méditerranée, sur 50 mètres à l’intérieur du territoire de Gaza. Le côté débouchant sur l’Egypte est rendu inaccessible, grâce à des fils barbelés densément répartis, de façon à stopper ceux qui voudraient passer par-dessus. Des équipements de terrassement aplanissent le sommet de ces talus, probablement pour y installer des tours d’observation vers l’horizon.

 

Lundi 11 juillet, les fortifications étaient terminées dans la ville-frontière de Rafah et les travaux se poursuivaient plus loin vers l’ouest, dans la zone des tunnels de contrebande d’armes du Hamas.

 

Une situation bizarre se développe : alors que le Hamas poursuit des opérations de contrebande souterraines, important illégalement des munitions, des roquettes et des explosifs pour son usage terroriste, à la surface, il met en place des mécanismes visant à interdire le passage de sa propre frontière.

 

En juin, les fondamentalistes palestiniens ont été déconcertés de découvrir qu’ils avaient de la compagnie, en fouissant les tunnels souterrains, servant à la contrebande dans la Bande de Gaza : d’un côté, un patchwork de combattants armés, ex-libyens et de rebelles libyens, de l’autre côté, des gangs de bédouins du Sinaï qui cherchaient à mettre un terme à leur dépendance des tunnels appartenant au Hamas et qui avaient donc creusé leurs propres tunnels parallèles.

 

Les Libyens ont découvert que le racket moyen-oriental, lié à la contrebande de biens et d’armes, pouvait être bien plus profitable que de se combattre les uns les autres. Ils ont transformé les provinces de l’Est libyen détenues par les rebelles en un vaste dépôt du marché de gros en équipements et marchandises transportés clandestinement d’Extrême-Orient et d’Europe. Les produits sont chargés à Benghazi et Tobrouk à bord de bateaux qui sont déchargés en Egypte – où la loi et l’ordre se sont effondrés – puis transportés à travers le Sinaï et à l’intérieur de la Bande de Gaza. Debkafile tient de sources familières avec la situation à Gaza qu’elles révèlent l’arrivée d’environ un millier de nouvelles petites voitures Kia, munies de plaques numérologiques libyennes, qui sont stockées couramment dans la bande de Gaza, en attente d’acheteurs des pays arabes.

 

 

Le Hamas a, tout d’abord, encouragé ce trafic, parce les voitures arrivées clandestinement fournissaient un sauf-conduit pour importer en même temps des missiles antitank et anti-aériens. Mais ensuite, lorsque ses hommes se sont aperçus que ces véhicules arrivaient chargés d’anciens combattants libyens avides de s’aligner sur l’Armée de l’Islam, ils ont décidé de mettre un terme à leurs pertes et d’interrompre ce flux. Le Hamas trouve maintenant que cette mafia, qui est l’entremetteuse entre les intrus libyens, en lutte pour extorquer les bénéfices de la guerre, leur pays et les filières d’Al Qaeda à Gaza et dans le Sinaï, devient une menace pour son contrôle de la bande de Gaza, autant qu’un risque patent de sabotage de sa trève officieuse avec les Forces de défense d’Israël.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 11:37

 

 

Syrie - Une foule commanditée par le régime d'Assad attaque l'ambassade américaine

Par Barry Rubin

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

Avec l’aimable autorisation de Yeru Aharoni

Directeur des Publications/Rédacteur en chef du

Global Research in International Affairs (GLORIA)

Center Interdisciplinary Center

 

gloria-center

 

Les ambassades de France et des Etats-Unis attaquées


A Damas, une manifestation organisée par le régime syrien a attaqué les ambassades américaine et française. Les gardes français ont tiré en l’air, blessant deux personnes et les manifestants ont immédiatement cessé. Trois employés de l’Ambassade française ont été blessés. A l’Ambassade américine, pendant que les gardes syriens laçaient des gaz lacrymogènes, les Marines américains ont refusé de tirer et la foule a surgi au sein de l’Ambassade, brisant les vitres des fenêtres et saccageant des parties au moins du bâtiment, durant deux heures et demi, alors que les forces de sécurité syriennes restaient les bras croisés…

Voici ce que sont les faits élémentaires. La question est : qu’est-ce que cela signifie et que va faire l’Administration Obama à ce propos ?

Ce que cela nous raconte de la nature du gouvernement syrien

La Syrie, à la difference de l’Egypte de Moubarak, est un véritable régime totalitaire. Les dirigeants croient, et l’expérience leur  prouvé, que la violence et l’intimidation l’emportent toujours. C’est précisément le type de gouvernement que le Président Barack Obama et les partisans bien-pensants du « processus de paix », ainsi que ceux qui tiennent le haut du pavé universitaire en matière de « résolution du conflit » sont parfaitement incapables de comprendre. C’est l’Irak de Saddam Hussein qui aurait perdu tout visage humain.

C’est un régime qui parraine le terrorisme dans le but de tuer des Américains en Irak. Il a orchestré le terrorisme contre Israël depuis 50 ans et continue à le faire. Il a assassiné des dirigeants politiques, des journalistes et des juges au Liban. A quelques encablures à peine, il y a quelques mois, des responsables américains se rendaient en visite, et gazouillaient sur le merveilleux café qu’on buvait dans les bars, pendant que les dissidents étaient torturés à mort.

Et ainsi, reconsidérons l’échange suivant :

“N’êtes-vous pas préoccupé du fait que votre politique de la main tendue soit interprétée par les extrémistes, particulièrement par [le Président iranien Mahmoud] Ahmadinedjad, [le dirigeant du Hezbollah] Nasralla, [le dirirgeant du Hamas] Meshaal comme de la faiblesse?”.

PRESIDENT OBAMA: «  Eh bien, je ne vois vraiment pas pourquoi ma politique de la main tendue devrait vraiment être interprétée comme un aveu de faiblesse ! »

Et c’est précisément ce qui est arrivé. La précédente Administration Bush appliquait une ligne dure contre la Syrie, en employant des sanctions et d’autres pressions. Cela ne marche pas, s’est dit l’Administration Obama, aussi allons-nous tenter d’être plus tendres. Durant deux ans et demi, on a laissé la Syrie aller toujours plus loin dans le meurtre. Le Sénateur John Kerry et la porte-parole du Congrès, Nancy Pelosi attestaient de la nature « réformiste » et « modérée » de ce régime meurtrier. La Maison Blanche faisait tout son possible pour réduire le niveau des sanctions contre la Syrie.

Mais, cela n’a pas marché non plus. Les deux camps jouaient des parties complètement différentes. L’idée que les Etats-Unis aient la moindre chance d’attirer la Syrie loin de son patron iranien a toujours été parfaitement absurde, mais les médias et l’université ont largement cautionné les multiples arguments persuasifs qui accréditaient ce point.

Il y a seulement quelques jours, le Département d’Etat convoquait l’Ambassadeur syrien et lui faisait savoir que les Etats-Unis savaient que des agents syriens filmaient les manifestations menées, en Amérique, par les étudiants syriens et les Américano-syriens contre Assad. Quiconque pouvait-il ignorer que l’étape suivante consistait à les intimider en punissant leurs proches restés au pays ?

Très bientôt, les journalistes écriront qu’il doit y avoir un hiatus au sein du régime : après tout, pourquoi certains responsables nous parlent-ils de démocratie et de compromis, alors que les autres ordonnent de tirer à vue et de torturer ? Il n’y a là aucune contradiction ; c’est ainsi que le régime perdure. Il pense que l’usage de la force, des menaces et de l’intimidation fonctionnera toujours. Les autres méthodes sont juste utiles à paralyser le système de temps en temps ou à confondre les crédules pour obtenir des concessions de leur part.

Que va donc faire l’Administration Obama?

Elle devrait immédiatement laisser tomber la politique qu’elle a cru bon de suivre jusqu’à présent, renoncer à ses illusions tenaces, et retourner à une posture plus ferme. Une position ferme ne modifiera pas l’esprit du régime syrien, mais elle pourrait contribuer à changer le régime syrien. Plus que tout, une politique mielleuse ne rend les choses que de pire en pire.

L’attaque contre l’Ambassade était une réponse  aux critiques américaines très enrobées et à la visite de l’Ambassadeur américain à Hama. Un régime de type occidental, et même une dictature, aurait dit : « Excellent ! Les Américains nous laissent tomber, excepté si nous faisons un petit geste et quelques déclarations sans consistance. Continuons de jouer au chat et à la souris avec eux ! »

Mais nous sommes au Moyen-Orient et le régime syrien exige des Etats-Unis et de la France la même chose qu’il exige de son propre peuple : un soutien aveugle et total ou ils seront matraqués jusqu’à la soumission totale.

Malheureusement, l’Administration Obama semble ne rien vouloir faire et ne rien apprendre du tout. Il y aura certainement quelques paroles de réprimande sévère et on trépignera des pieds sur le sol. Mais reconnaître que le régime syrien est un ennemi et agir en conséquence (et je ne suis PAS, je le répète, Pas en train d’évoquer des représailles militaires) ? Cela n’est pas prêt d’arriver.

 L’avenir de la Syrie

Le point de départ devrait être qu’on admette que personne ne sait ce qui adviendra. La révolution ne se poursuit pas facilement. Il suffit de regarder cette vidéo pour s’en rendre compte.

Mais l’avenir du régime n’est pas plus sûr. L’évidence montre que le gouvernement, et l’élite alaouite derrière lui, pensent qu’ils doivent triompher ou mourir.

Je pourrais prédire les choses ainsi :

Les chances que le régime procède à des réformes (ce que l’Administration Obama a prédit jusqu’à présent) : 0 %

Les chances que le régime se fractionne jusqu’au sommet : 10%

Les chances que des unités non-alaouites, n’appartenant pas à l’élite désertent et entament une guerre civile : 25%.

Les chances que de plus en plus de gens se fassent tués : 100%

Une révolution risque t-elle de  conduire un régime islamiste au pouvoir ? On ne peut rien en savoir avec certitude. J’insisterais sur le fait que les chances sont plus faibles qu’en Egypte. D’autres forces politiques organisées existent. 40 % du pays n’appartient pas aux masses arabes sunnites musulmanes et s’opposeraient à un régime islamiste. Le portrait en Egypte correspond à à peine 10%, qui sont tous chrétiens et absolument sans la moindre influence politique.

J’aimerais aussi ajouter que nous n’en sommes qu’au commencement. Que la politique américaine s’oppose ou soutienne les régimes existant ici, il continuera d’y avoir un accroissement d’anti-américanisme, un problème que sont incapables d’expliquer ceux qui dénoncent que le seul problème résidera it dans les mauvaises politiques américaines du passé. En Egypte, lorsque l’Administration Obama s’est soudain mis à soutenir de façon enthousiaste la révolution, elle était déjà en cours de construction.

Mais on peut conclure, pour le moment, par une petite comparaison entre la vision du Moyen-Orient par Barack Obama et selon le Président syrien Bachar al-Assad :

Obama : «  Eh bien, je ne vois vraiment pas pourquoi ma politique de la main tendue devrait vraiment être interprétée comme un aveu de faiblesse ! »

Assad : “Il est assurément préférable d’être craint que d’être aimé ! ». 

 

 

Barry Rubin est directeur du Centre pour la Recherche Globale en affaires internationales (GLORIA) et éditeur du journal : la revue des Affaires Internationales et du Moyen-Orient (MERIA). Ses derniers ouvrages sont « le lecteur israélo-arabe (7è édition), La longue guerre pour la liberté : la lutte arabe pour la démocratie au Moyen-Orient (Wiley), ainsi que La vérité sur la Syrie (Palgrave-McMillan). Le site internet du Centre GLORIA est à l’adresse : http://www.gloria-center.org et celle de son blog, Rubin Reports, à :http://www.rubinreports.blogspot.com.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 05:35

 

 

SYRIE - Les forces syriennes empoisonneraient l'eau potable

Adapté par Aschkel -  © 2011 www.aschkel.info

Titre original - 

 - http://terrorw.wordpress.com/2011/07/10/vomii-syria/ המשטר הסורי מרעיל את מי השתייה   ? 



 

י 

 

Jusqu'ici malgré la répression féroce, les massacres utilisés par Bachar contre son propre peuple n'ont pas réussi à dissuader les manifestants de sortir dans les rues pour faire valoir leurs droits élémentaires.

Selon certaines sources de l'opposition, les autorités syriennes commenceraient à empoisonner l'eau potable afin de nuire à la dissidence.

 

En début de semaine dernière, des troupes gouvernementales se sont déployées à l'entrée de certaines villes considérées comme rebelles près des réservoirs d'eau, notamment à Adlib.

L'opposition accuse les forces de Bachar de verser dans les réservoirs des produits chimiques. De nombreux cas de vomissements et de diarrhées ont été signalés juste après l'absorption d'eau qui coule des robinets.

 

L'expérience serait encore limitée, la ville d'Aidlib au Nord-Ouest à la frontière avec la Turquie en a fait les frais. L'opposition pense que ce sont des tests qui pourront être employés à plus grande échelle.

L'opposition met en garde.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 04:44

 

 

 

 

Syrie - Violentes attaques contre les ambassades de France et Etats-Unies - 


Réponse d'Obama - Nous allons déposer plainte !

Question à Obama

"Ne craignez-vous que votre main tendue soit interprétée par les extrémistes comme M. Ah'madinedjad, le 'Hezbollah, le 'Hamas……Assad…comme une faiblesse ?"

Obama – "Je ne suis pas sur que ma main tendue soit interprétée comme une faiblesse, ce n'est pas clair pour moi !"

Assad – "Il vaut meiux être craint qu'aimé !

Les deux pays qui ont fait du lèche-botte a Assad sont ainsi formellement remerciés !

Aschkel

 

 

 

 

Des manifestants fidèles à Bachar-el-Assad ont attaqué les ambassades de la France et des États-Unis à Damas. Les deux pays accusent la Syrie de les avoir largement laissés faire. Voire encouragés.


 

L'ambassade de France à Damas a été attaquée, hier après-midi, par des manifestants pro-régime. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valéro, a détaillé les actes commis: «Utilisation de bélier pour tenter d'enfoncer les portes de notre mission diplomatique, fenêtres brisées, intrusions dans l'enceinte de l'ambassade, trois agents du poste blessés, destruction du véhicule de l'ambassadeur.» 

Des assaillants entraînés 

«On a eu un assaut pendant trois heures et demie, de gens qui n'avaient rien à voir avec des manifestants mais qui étaient des gens très entraînés», a quant à lui décrit l'ambassadeur de France, Éric Chevallier. Au même moment, l'ambassade des États-Unis était la cible d'attaques similaires. Les deux États ont dénoncé de concert le manque d'empressement des autorités syriennes à répondre à ces événements. «Devant la passivité des forces de l'ordre, les agents de sécurité de l'ambassade ont été contraints d'effectuer trois tirs de sommation pour empêcher la multiplication d'intrusions dans le périmètre de l'ambassade», s'est indigné Bernard Valéro. «Nous condamnons vigoureusement le refus du gouvernement syrien de protéger notre ambassade et demandons des compensations pour les dégâts causés», a renchéri le département d'État américain. Washington et Paris dénoncent encore une volonté manifeste de créer un écran de fumée. 

Détourner l'attention 

«Ce n'est pas avec de telles initiatives illégales que les autorités de Damas parviendront à détourner l'attention du problème de fond qui demeure la fin de la répression contre la population syrienne et la mise en oeuvre de réformes démocratiques», a ainsi insisté le ministère des Affaires étrangères. À l'origine de ces attaques contre les États-Unis et la France, les visites séparées et non coordonnées des ambassadeurs Robert Ford et Éric Chevallier à Hama. La ville, située dans le centre du pays, a été le théâtre de deux manifestations monstres contre le président Assad, réunissant à chaque fois des centaines de milliers de personnes. Lors de sa visite dans cette cité assiégée par l'armée, l'ambassadeur des États-Unis avait rencontré de nombreux manifestants. «L'ambassadeur Ford voulait voir de ses propres yeux ce qui se passe sur le terrain», avait alors affirmé l'ambassade américaine à Damas.

 

source

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 20:31

 

 

 

 

Syrie : trente ans après le génocide, Hama prend sa revanche (en vidéo)

Plus de 450.000 manifestants à Hama et 150.000 à Deir Ezzor, font trembler le régime. Assad rapatrie son trésor au Liban

samedi 9 juillet 2011 - 03h34, par Mediarabe.info - Rome

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Le peuple syrien insiste sur son slogan : la chute du régime. Pour y parvenir, la mobilisation a encore été à son comble, ce vendredi, endeuillé par au moins 17 morts et des dizaines de blessés. Malgré le terrorisme étatique exercé depuis le 15 mars dernier, et les 1.600 morts, la détermination des Syriens ne faiblit pas.


Vendredi dernier, 1er juillet, Ibrahim Kachouche, menant la manifestation pacifique de Hama, manifestation qui a précipité le limogeage du préfet, s’était distingué par une chanson révolutionnaire particulièrement critique - mais vraie - sur Bachar Al-Assad, son frère Maher et leur clan. Dimanche matin, Kachouche a été enlevé par les hommes du régime, qui lui ont arraché ses cordes vocales avant de le jeter, mardi, dans l’Oronte. Les images de son cadavre ont fait l’effet d’une bombe en Syrie ; ses vidéos se sont répandues dans le pays ; et sa chanson est devenue l’hymne de la Révolution et le carburant des révolutionnaires.

Voir ci dessous la vidéo de l’assassinat d’Ibrahim Kachouche, dont la gorge a été tranchée. Âmes sensibles s’abstenir

Voir ici comment Kachouche a fait trembler le régime, vendredi dernier, avant de mourir dimanche :

Ibrahim Kachouche a ainsi été assassiné par le régime après avoir dit, en chanson, les quatre vérités. Ce comportement rappelle les techniques du Baath au Liban, quand, au lendemain de la tentative d’assassinat de Marwane Hamadé, en octobre 2004, accusé d’être l’initiateur, avec Rafic Hariri et Walid Joumblatt, de la résolution 1559 du Conseil de sécurité, exigeant le retrait syrien du Liban et l’organisation d’élections présidentielles dans le respect de la Constitution. Hamadé a échappé à la mort, mais son garde de corps, Ghazi Abou Kroum, a été tué. Le surlendemain de ses obsèques, sa famille a reçu, dans une enveloppe, la langue de la victime en guise d’avertissement. La Syrie et ses alliés au Liban (Hezbollah, auquel se sont ajoutés d’autres formations) voulaient ainsi faire taire les souverainistes. Ces méthodes sont courantes dans les pays dictatoriaux : déjà en 1980, les Syriens avaient enlevé le journaliste libanais Salim Al-Lawzi, l’ont torturé, plongé sa mains droite dans l’acide (pour avoir écrit contre la politique de Hafez Al-Assad), et certaines sources affirment que sa langue a été coupée (pour se venger de ses paroles). Il a été retrouvé mutilé dans une montagne au sud-est de Beyrouth. De la même façon, et après avoir animé la révolution avec sa chanson (la deuxième vidéo), Ibrahim Kachouche a été sanctionné. Le régime lui a arraché sa seule arme : ses cordes vocales !

Mais au lieu de faire taire le peuple, ces agissements hérités de l’époque stalinienne, a alimenté la colère de la population comme l’ont prouvé les manifestations de ce vendredi, notamment à Hama, mais aussi à Homs, à Lattaquié, à Damas et à Deir Ezzor. Les vidéos ci-dessous prouvent que la révolution syrienne a atteint désormais sa vitesse de croisière, et elle est irréversible.

Manifestations impressionnantes à Hama - 8 juillet 2011

Grande mobilisation à Lattaquié - 8 juillet 2011

A Hama, des banderoles ont été brandies ce vendredi, pour rappeler le régime que ses crimes commis depuis les années 1970 jusqu’à nos jours ne sont et ne seront pas oubliés. Des enfants ont en effet déployé des slogans : « Je suis doublement orphelin. Hafez Al-Assad a assassiné mon grand-père. Bachar a tué mon père. Je ne veut pas que le petit Hafez achève mes enfants », affirmant ainsi que la transmission dynastique du régime de Bachar à son fils Hafez relève de l’impossible.

Le Liban : nouveau terrain de confrontation ?

Selon les opposants syriens, aucun retour en arrière n’est désormais possible. Les choses devront se compliquer le mois prochain, pendant le mois de Ramadan. Les activistes promettent que la mobilisation sera quotidienne : « tous les jours seront des vendredis », estiment-ils, avant d’ajouter que « l’économie est asphyxiée, le tourisme est mort, la Livre a perdu plus de 20% de sa valeur, les transactions commerciales sont au point mort, le régime est soumis aux sanctions, la Suisse a saisi 32 millions de dollars sur des comptes appartenant à Assad et à ses proches... ». Autant de signes qui donnent de la crédibilité aux informations, publiées cette semaine par « The Economist », selon lesquelles près de 20 milliards de dollars ont été transférés par le régime vers des banques libanaises. Mais ce vendredi, Joseph Torbay, président de l’Association des Banques libanaises et président du Crédit libanais, a démenti, affirmant que « les banques libanaises refusent les fonds dont l’origine est douteuse ». Pourtant, Damas a reconnu la semaine dernière que la Banque centrale de Syrie a bien ouvert un compte à la Banque centrale du Liban. Une manœuvre destinée à contourner les sanctions et qui, conjuguée à la nature du gouvernement de Najib Mikati, l’un des associés de Bachar Al-Assad en affaires, confirment que la Syrie cherche à prendre le Liban en otage, pour s’en servir comme la dernière porte économique vers l’extérieur, et pour exercer son traditionnel chantage à l’Occident.

Mais les pays occidentaux semblent conscients du jeu de la Syrie et de ses tentatives de contourner les sanctions. Outre les banques libanaises soupçonnées de financer le Hezbollah et la Syrie (Banque Libano-Canadienne, reprise récemment par la Société Général, mais également deux autres établissements), Damas bénéficie de relais importants en Europe, à travers lesquels le régime parvient à limiter les effets des sanctions. Parmi ces « tuyaux », des sources bancaires européennes affirment que « des soupçons planent sur des banques arabes à Paris dont l’une est dirigée par un ressortissant syrien et qui bénéficie d’une ligne de crédit de plus d’un milliard de dollars pour financer des activités commerciales avec son pays d’origine ». Mais à Paris, on affirme que depuis la crise en Syrie, « une banque française qui détient la plus grande part du capital de la banque arabe, a exigé que toutes les opérations soient vérifiées ».

Mais le renforcement des ces mesures ne servira à rien tant que le Liban n’est pas intégré dans ce processus. Car, comme l’a dit l’ancien premier ministre français Laurent Fabius, lundi 4 juillet lors d’un meeting à Paris en faveur de la démocratie en Syrie - transmis en direct sur la télévision Orient (proche de l’opposition syrienne qui émet depuis les Emirats Arabes Unis) - « la communauté internationale doit élargir les sanctions pour frapper les entreprises syriennes, mais aussi libanaises et iraniennes qui aident la dictature de Damas ». « En élargissant le terrain de confrontation sur le Liban, la Syrie fait de ce pays une arme. Automatiquement, le Liban doit aussi servir d’arme pour affaiblir le dictateur », renchérit un diplomate arabe en poste à Rome.

Or, la corruption mise en place par la Syrie durant son occupation du Liban, et qui lui a longtemps bénéficié, et le pillage du pays du Cèdre par l’occupant et ses alliés libanais, ont généré des fonds disponibles. Une source suisse bien informée affirme en effet que « l’une des plus hautes personnalités de l’Etat libanais, installée à son poste par les Syriens depuis les années 1990, et qui contrôle plusieurs secteurs économiques, dont un Fonds destiné à aider une région libanaise spécifique, pauvre et victime de plusieurs guerres (OLP, Israël...), se rend régulièrement dans la Confédération helvétique pour compter ses sous ». Ce haut responsable y disposerait de plus de deux milliards de dollars, alors qu’au Liban, il dénonce toujours la marginalisation de sa communauté !

Après le refus du Hezbollah de coopérer avec le Tribunal international, et après l’installation du nouveau gouvernement, imposé par la Syrie et le Hezbollah, le Liban entre, les pieds joints, en confrontation avec la communauté internationale, pour sauver Assad. Il est temps qu’il soit boycotté, que les pays du Golfe retirent les fonds généreusement déposés à la Banque centrale pour soutenir sa Livre et son économie. En l’absence de telles mesures, le Liban continuera à servir le dictateur, et l’opposition syrienne continuera à dénoncer le silence douteux du monde libre, qui assiste à un génocide sans réagir.

Mediarabe.info

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 16:52

 

 

Les tensions entre la Turquie et la Syrie s'échauffent de nouveau

par Daniel Pipes
19 juin 2011

http://fr.danielpipes.org/blog/2011/06/tensions-turquie-syrie

Version originale anglaise:Turkish-Syrian Tensions Flare Anew
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Il y a seulement 13 ans les gouvernements turc et syrien étaient proches de la guerre, point d'aboutissement de tensions existant depuis longtemps à propos des frontières, du terrorisme, de l'eau, des alliances opposées et des facteurs internes. Pris dans un compte-rendu que j'avais fait sur l'ambiance qui régnait enoctobre 1998:

Le vendredi, [2 octobre], le chef d'Etat Major turc Hüseyin Kivrikoglu a déclaré que les relations avec Damas étaient déjà devenues une «guerre larvée». Le Président Suleyman Demirel a annoncé que «nous sommes en train de perdre patience et nous nous réservons le droit d'opérer des représailles contre la Syrie. ». Il a également mis les Syriens en garde: «Ceux qui s'attendent à obtenir des avantages du terrorisme doivent savoir qu'ils auront aussi à souffrir du terrorisme à l'avenir. ». Le Premier ministre Mesut Yilmaz a accusé la Syrie d'être « le siège du terrorisme au Moyen-Orient» et aurait prévenu Damas que l'armée turque était en stand-by », « attendant les ordres » d'attaquer. Un «comité de crise » a apparemment été mis en place au bureau du Premier ministre turc pour faire face à ce problème.

Les journaux ne font que parler de plans militaires. Un grand quotidien a annoncé que les plans de l'armée commencent par des frappes aériennes sur les aéroports militaires syriens ainsi que sur les installations radar et de missiles; une incursion terrestre pourrait être envisagée plus tard. Un autre journal a prévu que les avions turcs pourraient atteindre les camps terroristes au Liban en trente minutes.

J'ai cité un ancien ambassadeur américain à Damas suivant lequel «la seule chose qui pourrait retarder une invasion turque de la Syrie serait la nécessité de s'arrêter pour boire du thé. »

Mais la crise a été évitée, puis Hafez al-Assad est mort en 2000 et le parti AKP (Adalet ve Kalkinma Partisi) est arrivé au pouvoir en 2002. Pendant neuf ans, les relations entre les deux Etats se sont améliorées. Enoctobre 2009, par exemple, les forces turques et syriennes ont effectué des manœuvres militaires conjointes près d'Ankara et un « Conseil de coopération stratégique de haut niveau entre la Turquie et la Syrie»a vu le jour, puis fut rapidement annoncée la signature de près de 40 accords destinés à être rapidement mis en œuvre. Même le problème frontalier concernant la province turque deHataya été abandonné, si ce n'est résolu.

Puis, d'un coup, l'Intifadaen Syrie a mis en discussion, en admettant qu'elle n'ait pas détruit, ces presque dix années de respect réciproque. Comme Bachar al-Assad avait sévi contre ses sujets rebelles, et qu'ils avaient fui vers la Turquie, une nouvelle crise, tout à fait étrangère à l'ancienne, a émergé. Muhlis Kaçar rapporte dans le journalZamanque « les opérations de la Syrie près de la frontière pourraient déclencher un affrontement avec la Turquie », s'appuyant sur l'analyse de Veysel Ayhan du Centre d'études stratégiques du Moyen-Orient (ORSAM). Ayhan avertit que

Réfugiés syriens dans un camp de réfugiés d'une ville frontalière dans la province turque de Hatay, le 13 juin 2011.

La Turquie ne restera pas à regarder, si et quand l'armée syrienne, qui est située à proximité de la frontière syro-turque, commence le meurtre de civils sous le regard de la Turquie. «Rappelez-vous lorsque l'OTAN a été accusé par les médias internationaux et l'opinion publique internationale de n'avoir pas été en mesure d'empêcher que 8000 Bosniaques musulmans soient assassinés sous le regard du monde entier? En tant que membre de l'OTAN et comme pays dont la frontière est sur le point d'être témoin d'un massacre par l'armée syrienne, la Turquie ne permettra pas qu'une telle chose se produise de nouveau, surtout sous ses propres yeux », dit Ayhan à Today's Zaman.

De hauts responsables politiques et des officiers de l'armée ont fait des visites à la région frontalière dernièrement pour vérifier le statut des réfugiés syriens et pour avoir en direct une vue de la situation.

Ces apparitions de haut niveau ont envoyé un message fort aux dirigeants syriens que la Turquie ne restera pas indifférente à ce qui s'est passé le long des zones frontalières avec la Syrie, ont fait valoir. .les experts …..

Selon Ayhan, l'ensemble de ces visites de haut niveau des responsables turcs de la région envoie un message clair et important à la Syrie que la Turquie ne fermera pas les yeux sur les massacres de civils à ses côtés. « J'ai encore des doutes au sujet de combien de ces messages sera compris par l'autre côté », a déclaré Ayhan. ...

Ayhan dit que si l'armée syrienne s'interpose et fait du mal à ces personnes le long de la frontière, cela aura de graves conséquences. Il avertit aussi que la Turquie ne restera pas sans rien faire dans le cas où l'armée syrienne se déplace dans la zone, surtout avec l'intention de perpétrer des assassinats de masse de son propre peuple avec lequel beaucoup en Turquie ont de nombreux liens historiques, culturels, religieux et familiaux. ...

Commentaire: Contrairement à 1998, quand j'ai vu les Turcs cherchant la bagarre avec Assad pour une foule de questions non résolues, cette fois je vois des signaux en provenance d'Ankara qui sont de nature défensifs et humanitaires ; plus que toute autre chose, Erdoğan et les autres ont vraiment envie de revenir au statu quo avec leurs homologues de Damas.

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