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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 11:51

Erdogan claque à nouveau la porte au nez d'Israël parce que l'ONU affirme que le blocus de Gaza est légal.

 


DEBKAfile Reportage spécial July 6 juillet 2011, 11:24 PM (GMT+02:00)

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

 

http://www.debka.com/article/21093/ 

Tags:  Turkish flotilla      Erdogan    Israel-Turkey    Gaza blockade    UN 

 

 

Le Premier Ministre Tayyip Erdogan

 

 

Le Premier Ministre turc Tayyip Erdogan a freiné des quatre fers le processus de réconciliation avec Israël, dès qu’il a appris, mercredi 6 juillet, que l’enquête de la Commission de l’ONU au sujet de la flottille conduite par des éléments turcs, l’an dernier, allait déclarer que le blocus naval de la Bande de Gaza par Israël est parfaitement légal. Huit citoyens turcs et un américano-turc avaient été tués, lors des affrontements avec les commandos israéliens qui sont montés à l’abordage du Mavi Marmara.


Le juriste de la Commission, Sir Geoffrey Palmer, qui dirige le panel d’experts de l’enquête n’a pas encore publié ses conclusions. Mais, ce cadre juridique signifie qu’Israël était parfaitement dans son droit, lorsqu’il a accosté le vaisseau, parce que l’expédition organisée et financée par le Gouvernement Erdogan a agi illégalement en tentant de briser le blocus. Ankara, par conséquent, n’a pas voix au chapitre pour réclamer des excuses israéliennes au sujet de cet incident.

 

L’adjoint au Premier Ministre israélien, le Ministre des Affaires stratégiques, Moshé Ya’alon, a conduit une délégation dans les quartiers-généraux de l’ONU de New York, cette semaine, afin de sortir de l’ornière. Mais les discussions entre les délégations israéliennes et turques ont été interrompues, lorsqu’il est devenu flagrant que la partie turque exigeait que le Rapport Palmer soit entièrement réécrit, en vue de blanchir son Premier Ministre de toute faute commise dans l'arrêt de sa décision politique.

 

Pour détourner l’attention de cette situation embarrassante, le Ministre des Affaires étrangères, Ahmed Davutoglu, a réitéré, mercredi, ses exigences de plates excuses israéliennes pour cet incident, « marquant un plus qui permette de rétablir les relations ». De telle sorte que cela fasse glisser la question de la légalité de la flottille turque comme une simple annexe de l’avenir des relations avec Jérusalem, en faisant reposer leurs conditions d’amélioration sur la reconnaissance de sa culpabilité par Israël. Mais cela n’est pas prêt d’arriver. Plus tôt dans la journée de mercredi, le Ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman a plaidé, devant un panel de la Knesset, que le gouvernement ne s’excuserait pas face à la Turquie, parce qu’il n’a aucune raison d’essuyer une humiliation quelconque, ni de permettre que les soldats israéliens soient accusés à tort.   


Le Premier Ministre turc craint aussi que la reprise des relations de renseignements et de sécurité avec l’Etat juif ne se mette en travers de son chemin, dans le rôle auquel il aspire, de contribuer à consolider la position de Bachar al Assad contre la dissidence en Syrie et de renforcer le directoire rebelle contre Mouammar Kadhafi en Libye.

 

Un responsable occidental a confié à des sources de Debkafile qu’Erdogan était déçu, parce qu’il espérait que l’aplanissement des désaccords avec Israël progresse discrètement. Au lieu de quoi, Israël l’a claironné sur tous les toîts et le processus a été utilisé par certains politiciens afin de promouvoir leur propre agenda individuel. Au même moment, les sources de Debkafile mentionnent la conviction d’observateurs chevronnés du Moyen-Orient que le Premier Ministre turc reviendra à l’idée de restaurer les relations avec Israël, après que la tempête provoquée par le Rapport Palmer se sera dissipée et qu’il aura été remisé tout au fond des archives de l’ONU. Tout cela, uniquement parce qu’Obama a cruellement besoin d’Erdogan pour se ménager, lui-même, des relations convenables avec Israël, qui lui permettent de remplir les tâches qui lui sont assignées, au cœur des conflits du Moyen-Orient.

 

Par conséquent, Washington ne manquera pas d’exercer des pressions sur Erdogan, de façon à ce qu’il laisse le rapport Palmer loin derrière lui et aille de l’avant. Un indice de cette éventualité est parvenue de l’Ambassadeur américain en Turquie, Francis J. Ricciardone, qui a déclaré, mercredi : « Nous sommes persuadés que les deux pays travailleront, à nouveau, ensemble… »

 

 

Rappel

 

Un rapport sur la flottille Free Gaza 2010, reporté mercredi en raison de l’impasse des pourparlers entre Israël et la Turquie, contient de sévères critiques contre les deux états, mais insiste sur le fait que le blocus naval est légal, selon des sources israéliennes.
 
Le vice-premier ministre Moshé Yaalon est récemment arrivé aux Etats-Unis, où il a rencontré des représentants turcs au sujet de la commission d’enquête sur la flottille désigné par l’ONU. Il a ensuite indiqué que le rapport Palmer sur la flottille avait été reporté sine die en raison de désaccords entre les deux pays.
 
La Turquie est préoccupée par certaines clauses dans le rapport, qui l’accusent d’avoir des liens avec l’IHH, exprimant aussi son implication directe dans la flottille.
 
Le rapport Palmer critique également Israël, malgré son affirmation disant que le blocus ne viole pas le droit international. Il affirme que l’armée israélienne a agi « trop tôt » et avec une force excessive contre les activistes à bord du navire Mavi Marmara.
 
Israël a rejeté cette critique, affirmant que Tsahal n’avait pas d’autre choix que de mener le raid de cette manière.
 
En outre, le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a souligné mercredi qu’Ankara continue d’exiger des excuses et une indemnisation pour les neuf extrémistes islamistes morts dans le raid de Tsahal du 31 mai.
 
Auparavant, le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman a déclaré qu’il ne croyait pas qu’Israël devait présenter de telles excuses. « Il y a certaines choses dont je suis prêt à discuter, et certaines autres pour lesquelles je ne suis pas disposé à discuter. Je ne vais pas présenter des excuses qui mettront à mal la dignité nationale d’Israël, et je ne verrai pas les soldats de Tsahal humiliés, » a-t-il dit.
 
Mais la Turquie reste inflexible. « Nous avons toujours dit la même chose depuis l’an dernier. Israël doit présenter des excuses et donner une indemnisation. Ceci est notre position de principe sur cette question, » a-t-il dit.
 
Davutoglu a ajouté que les pourparlers entre Israël et la Turquie n’ont rien d’extraordinaire. « Il est naturel pour les autorités israéliennes et turques de s’entretenir sur les revendications de la Turquie, » a-t-il dit.
 
Pendant ce temps, le premier ministre Benyamin Netanyahou a également abordé les relations entre les deux états lors d’une conférence de presse en Roumanie mercredi, disant qu’il aimerait voir une amélioration dans ce domaine.
 

Il a dit qu’Israël prenait des « mesures concrètes » pour atteindre cet objectif.

Juif.org

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 10:14

Le Gazoduc égyptien à nouveau frappé par une explosion

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele et ©2011aschkel.info

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4090643,00.html

 

Vidéo) Des hommes armés ont forcé les gardes à s’enfuir, déposé des explosifs sur le gazoduc, au cours du troisième attentat contre le flux de gaz naturel vers Israël. Des responsables israéliens : cette partie du gazoduc est destinée à la consommation interne.

 



 

 

 

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4090643,00.html

 

VIDEO - Des saboteurs ont fait exploser le gazoduc transportant le gaz d’Egypte vers Israël et la Jordanie, lundi, imposant un arrêt des flux de gaz, selon les sources égyptiennes de la sécurité.  

 

 

Les responsables en Israël ont déclaré un peu plus tard à Ynet que cette partie du gazoduc est destinée à la consommation interne et ne débouche pas en Israël. Ils ont affirmé que les hommes armés ne s’en sont pas pris au réseau dirigé vers Israël, ni le suivant, qui achemine le gaz en Jordanie. Ils ont fait remarquer que l’acheminement de gaz repartirait, au plus tard, lundi ou mardi.

 

 

L’explosion a eu lieu aux premières heures de la matinée, dans une station le long du gazoduc, dans la Péninsule du Nord Sinaï, à Bir Abd, à 60 kms à l’Est du Canal de Suez, d’après les sources.

 

Il s’agissait du troisième attentat, depuis le début février, contre ce gazoduc, qui fournit du gaz naturel à Israël et à la Jordanie, les installations de ciment local et une station d’énergie.

 

Une source de la sécurité a raconté que des hommes armés de mitraillettes, arrivant dans un petit camion, ont contraint les gardes à s’enfuir de la station et déposé des charges explosives.

 

Nous ne disposons pas de plus amples informations jusqu’à présent, mais, en principe, l’explosion est survenue de la même façon que les deux précédentes explosions », d’après ce qu’a confié une autre source de la sécurité à Reuters.


 

 

précédente explosion...
 

 

 

La compagnie de gaz naturel qui gère le gazoduc l’a coupé après l’explosion, selon la source.

 

Des témoins ont déclaré que le bruit de l’explosion a retenti à travers le désert, effrayant les résidents du voisinage, et qu’on apercevait des flammes gigantesques au-dessus de la station.

 

Deux précédentes explosions ont interrompu le fonctionnement du gazoduc, les 27 avril et 5 février, durant des semaines.

 

 

Le gazoduc est géré par Gasco, la compagnie d’acheminement du gaz égyptien, qui est une succursale de la compagnie national du gaz, EGAS.

 

Tani Goldstein a contribué à ce reportage.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 21:41

 

 

Algérie paranoïaque, (entre autres pays arabo-musulmans), la chasse aux étoiles de David !

Merci Jean-Philippe

 

 

En Algérie, la chasse aux signes est depuis des années un sport national. Des journaux du cru nourrissent une paranoïa religieuse.

 

סמל לניצחון הטוב על הרוע, by zeevveez via Flickr CC

 

 

 

 

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http://www.aschkel.info/article-iran-une-gaffe-du-regime-islamique-une-etoile-de-david-au-milieu-de-la-


Les journaux arabophones, conscients de l'importance du lectorat islamiste —ou du moins conservateur et très sensible au religieux—, ont développé des «pages» spéciales fatwa depuis des années, des rubriques de conseils religieux animées par des stars locales et des imams de renom, et se font concurrence pour attirer les cheikhs les plus respectés. On n’en est pas encore à l’industrie éditoriale égyptienne et ses talk-shows, mais cela commence déjà.

La paranoïa antisémite

Et pour bien booster le lectorat, la thématique de «l’invasion» par les signes et la guerre des «codes» est constamment nourrie. En tête de liste: la croix de David. Entre El Khabar, principal journal arabophone algérien, et Echorouk, plus gros tirage du pays, la concurrence est rude. Elle se fait aussi par la surenchère religieuse.

Les correspondants des deux publications excellent dans les trouvailles: la croix de David «retrouvée sur des cahiers d’écoliers», sur des cartables, par vue aérienne, avec l’architecture de certains édifices administratifs, sur des parfum, etc. Echorouk osera des titres parfois risibles, style «Promotion de la pensée sioniste à Chelf», prouvée par la découverte d’une étoile du genre sur des autocollants scolaires. Le libraire revendeur de ces autocollants s’empressera de brûler son stock et d’accuser ses fournisseurs. L’auteur de l’article en appellera comme de coutume, aux «autorités pour protéger les Algériens contre cette invasion».

La chasse à l’étoile de David se greffe, souvent, dans ces articles, à l’actualité internationale, celle du Moyen-Orient, fait appel au cliché sur le complot sioniste international et convoque toute la littérature antisémite qui fait florès dans la blogosphère et sur les étalages des librairies islamistes. Les articles des journaux sont repris en boucle dès leurs parutions par les internautes de cette «famille».

La forte pression de cette littérature a fini par peser apparemment sur les administrations de contrôle de commerce et sur les services des douanes. Des journaux algériens signalent parfois, sur le ton du plus grand sérieux, la saisie, aux ports, d’importations de marchandises portant une «croix de David», sans en expliquer les raisons légales ou les lois qui en font un délit.

Un article de presse digne d’une anthologie du genre:

«Un conteneur de chaussures composé d'une quarantaine de cartons renfermant chacun 24 paires de sabots importés de Chine vient de faire l'objet d'un blocage et d'un refus d'admission sur le territoire national, apprend-on de source portuaire.

Ce refus, notifié par les services de la police des frontières opérant au port d'Oran, intervient après un contrôle qui a révélé l'existence d'une anomalie sur la base de la semelle. En effet, c'est au cours d'une opération de vérification des cartons réceptionnés au port d'Oran, il y a une semaine, que les services intervenants ont constaté le mot "Allah" sur les semelles des sabots, indique la même source.

Partant de ce constat, les éléments de la PAF [la police algérienne des frontières, ndlr] ont contacté les services de la direction des Affaires religieuses pour le complément de l'enquête. Pour leur part, les représentants de cette direction confirment le fait et précisent qu'après réunion des membres du Conseil scientifique, il a été relevé le mot «Allah» sur la base de la semelle du sabot.

"Nous avons contrôlé l'écriture arabe sur les semelles et nous avons confirmé l'existence du mot Allah. C'est sur cette base que la décision du conseil a été prise", souligne le directeur des Affaires religieuses de la wilaya d'Oran.

Par conséquent, il a été décidé de refuser la commercialisation de cette marchandise. Pour les services portuaires, cette décision signifie la saisie et le blocage de la marchandise au niveau du port d'Oran, en attendant son refoulement ou sa destruction.»

La chasse à l’étoile est un marronnier pour les médias de nombreux pays musulmans — l’Iran, entre autres. L’année dernière, les médias du régime iranien ont «découvert» que la fameuse étoile figurerait sur le toit du quartier général de la compagnie nationale Iran Air, en plein centre du quartier de l’aéroport de Merhrabad.

Google Earth et ses vue aériennes ont même donné un second souffle à ce «sport», y compris en Algérie où les pratiquants se font un devoir de signaler cette icône là où ils croient la retrouver —sur des murs, dans les décorations des petites mosquées, sur des couvertures de livres et même sur les éditions du Coran.

Dernier fait divers en date, la saisie, cette semaine à Batna (est du pays) d’un lot de Coran portant la fameuse étoile, selon l’édition du 24 juin d’El Khabar.

Khaled Bentounès, guide d’une confrérie soufie historique à l’ouest du pays,Ettarika Allawiyya, en fera les frais lors de la publication d’un ouvrage,Soufisme, l’héritage commun, avec des illustrations et des reproductions de miniatures représentants le prophète Mohammed et ses quelques compagnons. Des illustrations qui font partie, comme il l’expliquera, du patrimoine de la civilisation musulmane («Ce ne sont pas des caricatures danoises», lancera-t-il un jour, excédé) —sans pouvoir convaincre ses détracteurs qui rétorqueront en montrant l’étoile de David ornant la couverture de son œuvre, entourant le figure de l’Emir Abd El Kader…

La polémique occultait avec art le fond du problème: une lutte d’influence entre la confrérie fondée dès 1909 et l’association des oulémas algériens, encore toute puissante dans le paysage politique du pays.

Le thème de l’étoile de David est repris, enfin, à chaque fois qu’il faut faire campagne contre le Maroc voisin. La raison? Son drapeau porte une étoile. —celle supposée de David et donc signe de l’affiliation de la monarchie au complot sioniste mondial. Il en va de même du Pentagone ou encore du logo de la navette Columbia…!

Le nom d’Allah, une marque déposée

 La chasse aux «ennemis» de l’islam touche aussi et de plein fouet les commerces et les marques. Régulièrement, des journaux font état de saisies de marchandise, chaussures surtout, où «est inscrit le nom d’Allah». Le «signe» est «retrouvé», souvent, selon les inquisiteurs, sur des semelles de marques dont on veut récupérer les parts de marché.

En sourdine, une guerre de labels et d’importateurs, sachant que le commerce informel reste le grand monopole des islamistes post-90 en Algérie, qui, peu à peu, en récupèreront les parts depuis l’échec du projet politique de l’ex-FIS.

Agressifs, calculateurs, pragmatiques; les «business-barbus» n’occupent pas seulement les trottoirs des revendeurs informels, mais aussi des segments du commerce et, depuis deux ans, les sièges des chambres de commerces algériennes par élections interposées.

Les «scandales» fabriqués sur des prétendues guerre contre l’islam par utilisation du nom d’Allah sur des produits d'usage domestique en est un aspect. La grille permet de mieux comprendre pourquoi, dans la blogosphère, les «chasseurs de signes» s’empressent de donner les marques et les identifications des entreprises «incriminées».

Le nom d’Allah est donc retrouvé, selon les volontés, sur des protège-cahiers, dans les conteneurs d’importateurs que l’on veut casser, sur des sabots importés de Chine, sur des bibelots, des livres et même des plans d’architecte ou des tapis de voiture et des batteries.

Cela permet de fabriquer des indignés de masse, bien que, parfois, l’humour des Algériens désamorce la crise:

«Moi je trouve ça sympa, le gars marche et laisse une empreinte sur le sol, écrit "Allah". C'est pas plus sympa que "Sport 2000" non?», répond un internaute dans un forum.

C’est avec la même idée qu’il faut comprendre la mention d’avertissement que publient des journaux algériens en haut de leurs pages «Ne jetez pas le journal n’importe où car il contient le nom d’Allah». «Que faire avec ces journaux après les avoir lu?» interroge le lecteur lambda. Réponse d’un mufti: «On doit, après avoir terminé la lecture des journaux ou des feuilles précitées, soit les conserver, ou bien les brûler, ou encore, les enterrer dans une terre propre, pour éviter que des versets coraniques et les noms d’Allah ne soient diminués de leur valeur. Il n’est pas permis de les jeter dans les poubelles, ni dans les rues, ni de les prendre comme papier d’emballage, ni de s’en servir comme nappe pour manger, etc, car cela comporte un rabaissement et un manque de respect pour les versets.». Valable pour les journaux arabophones. Pas pour ceux publié en français.

Mais les chasseurs de signes ne font pas que dans le commerce: ils poursuivent le nom divin jusque dans… la nature. La propagande islamiste algérienne collectionne sur le Net et dans les journaux, surtout arabophones, l’album des «stigmates de l’islam». Comprendre le nom d’Allah retrouvé sur le dos des poissons, dans la forme des arbres, dans le dessin des nuages, sur des pierres, des photos satellites, écrit en arabe sur Whistler Mountains au Canada…

Allah fervent des autographes, face à des sionistes comploteurs contre l’islam. Le fabriqué contre le naturel. Le cosmos contre l’Occident. La nature contre la modernité. Selon la tradition musulmane, Allah possède 99 noms. Le 100e est connu de peu d’élus depuis l’éternité. Parmi eux, cependant, beaucoup de commerçants algériens.

Kamel Daoud

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 19:53


 

 


 

DEBKAfile  Reportage spécial  30 juin2011, 6:58 PM (GMT+02:00)

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

 

http://www.debka.com/article/21078/

Tags:  Hariri tribunal-SLT      Lebanon    Syria    Bashar Assad    Hizballah 

 

La main de Damas fera t-elle l’objet d’une enquête dans le meurtre d’Hariri?

 

La capitale libanaise n’était pas le seul, si ce n’est le premier arrêt pour la délégation du Tribunal pour le Liban mise en place par l’ONU pour enquêter dans l’assassinat de l’ancien Premier Ministre libanais, Rafiq Hariri, en 2005. Jeudi 30 juin, le groupe est arrivé à Beyrouth et a présenté 4 mandats d’arrêt contre des officiers supérieurs du Hezbollah. Sa prochaine destination pourrait être Damas, pour y soumettre un second lot de mandats d’arrêt contre des responsables syriens soupçonnés d’avoir téléguidé le groupe d’attaque du Hezbollah, lors de la commandite du meurtre.

 

Les autorités libanaises disposent de 30 jours pour procéder aux arrestations. Le Hezbollah n’a donné aucune réponse à ces inculpations, mais la sécurité a été renforcée dans les rues de Beyrouth. µLes trois membres du Hezbollah recherchés ont été désignés comme : Sami Issa et Salim Ayyash, officiers supérieurs de l’appareil sécuritaire du Hezbollah et proches associés du Secrétaire Général Hassan Nasrallah, et Mustapha Badreddine, le beau-frère de feu le Commandant de sa branche terroriste, Imad Moughnieh, mort dans un attentat à la bombe à Damas. Le Quatrième inculpé est Hussein Anaissi.

 

Rostom Ghazalé, l'homme fort d'Assad, derrière le théâtre d'ombres dirigeant le Liban 

 

Les sources anti-terroristes de Debkafile révèlent que les responsables syriens les plus souvent mentionnés comme recherchés par le Tribunal, sont : le général Asif Showqat, beau-frère du Président Bachar al-Assad, ancien chef du renseignement militaire et actuel chef d’Etat-Major syrien ; et Rostom Ghazalé, l’homme fort syrien derrière le gouvernement libanais à l’époque du meurtre. Aujourd’hui, il est le bras droit d’Assad dans la répression contre le soulèvement dans le Sud et l’Est de la Syrie. Depuis six ans, le Liban boîte d’une crise politique sur une autre, sous l’ombre au tableau produite par cet assassinat de l’homme politique et dirigeant sunnite libanais, Rafiq Hariri aux côtés de 23 autres victimes.

 

 

Le Tribunal Spécial sur le Liban a été instauré pour enquêter sur ce crime et définir les culpabilités, et ainsi clore le chapitre sur un assassinat dont les répercussions s’étendent loin et profondément, jusqu’à ce jour. Les enquêtes de la Cour ont découvert chaque phase du cheminement parcouru par le Hezbollah, la Syrie et l’Iran.

 

Le gouvernement pro-occidental conduit par son fils, Saad Hariri a été renversé en janvier dernier, après qu’il ait refuse de renoncer à la tenue de ce procès. Le Guide Suprême en Iran, l’Ayatollah Khamenei est intervenu depuis, au nom des intérêts du Hezbollah chi’ite, supplétif de Téhéran. Il a rejeté toute accusation du TSL comme « nulle et non-avenue », le dénonçant comme un instrument de l’Occident et d’Israël visant à discréditer le Hezbollah et à briser l’alliance entre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah.

 

 

Dès lors, Téhéran et Damas ont joint leurs forces pour remplacer le Gouvernement Hariri par un régime croupion dirigée par la mascotte du Hezbollah, Najib Mikati. Après six mois de dispute, il est quand même parvenu, un peu plus tôt, ce mois-ci à former un gouvernement « d’unité » qui met en selle le Hezbollah et ses soutiens iraniens et syriens.


Saad Hariri a opté pour demeurer dans l’opposition.

 

 

Dès que les actes d’accusation ont été scellés et transis jeudi au procureur général du Liban, Mikati a donné une conférence de presse dans laquelle il a clairement cherché à gagner du temps pour éviter d’avoir à obéir aux mandats d’arrêt et d’extradition des quatre suspects du Hezbollah vers la Hollande.

 

Mikati a déclaré que personne n’avait le dernier mot, à propos de qui avait tué l’ancien Premier Ministre : « Les mises en examen ne sont pas des verdicts », a-t-il expliqué, et tous les suspects restent innocents jusqu’à ce qu’il soit prouvé qu’ils sont coupables. Cela dit, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts du Moyen-Orient, depuis a été choisi pour la mission d’invalider le Tribunal International. Aujourd’hui, le « printemps arabe » souffle de toute sa fureur en Syrie, laissant Bachar al Assad, le plus proche allié de Téhéran, suspendu au pouvoir par un fil, dans son propre pays.

 

Au beau milieu de la tempête de protestations contre son régime, le tyran syrien pourrait décider de refuser l’accès de Damas à l’équipe du TSL et ainsi esquiver un acte d’accusation inculpant ses sbires comme les scénaristes du meurtre d’Hariri, une étape qui réduirait le rôle du Hezbollah à celui d’accessoire.


L’impact d’une telle tournure des évènements sur le régime déjà bien secoué d’Assad serait potentiellement explosive, selon les sources militaires et moyen-orientales de Debkafile – Ceci allant de pair avec les effets déstabilisants de l’assassinat d’Hariri sur le Liban, au cours des six dernières années.


Si, comme on s’y attend, Damas et Beyrouth bafouent les actes d’accusation du Tribunal et refusent d’extrader les suspects et témoins qui sont convoqués, ils s’exposeraient à l’application, par la Cour, de la demande de sanctions au Conseil de Sécurité, contre les deux gouvernements ensemble, de façon à les contraindre à obtempérer. Pas plus la Russie que la Chine ne sont fondés à voter contre de telles motions, sans apparaître au grand jour comme ceux qui soutiennent le terrorisme d’état et l’assassinat politique.

 

Par conséquent, si Assad n’est pas renversé par son propre peuple, lui-même, sa famille proche et leurs comparses pourraient se retrouver à devoir endosser ces deux accusations. D’une manière ou d’une autre, il rejoint la liste des dirigeants arabes à dégager en priorité, pour les  Etats-Unis et l’Europe. 

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 14:41

 

 

 

Info ou intox ?

URGENT : Des engins piégés auraient été découverts devant l’ambassade de France en Syrie

 

Le régime cherche-t-il à prouver l’existence de groupes terroristes inexistants ? Ou s’agit-il simplement de menaces ?


mercredi 29 juin 2011 - 22h04, par Mediarabe.info

Logo MédiArabe.Info

Selon une source syrienne bien informée, des engins piégés et munis de minuteries, auraient été découverts et désamorcés devant l’ambassade de France à Damas.



Pour l’instant, on ignore encore le nombre exact des engins prêts à l’emploi. On ignore également comment et par qui ils ont été découverts. Mais selon notre source, il s’agirait d’un message adressé par Damas à Paris, en guise de menace et d’intimidation. En effet, le régime syrien n’apprécie pas la politique française qu’il considère « hostile à Bachar Al-Assad, du simple fait qu’elle défend la légitimité des revendications de la population, et réclame l’arrêt de l’usage de la force par le régime ». Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Moallem, avait ainsi critiqué, la semaine dernière, le complot étranger et particulièrement « le néocolonialisme de Paris ». Il a eu des propos indignes de son rang. En effet, pour parler du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, Al-Moallem a utilisé le terme « l’autre » ! Pour faire plier la France et l’Europe, la Syrie a annoncé son retrait de l’Union pour la Méditerranée, l’arrêt des négociation de partenariat avec l’Union européenne, et affirmé que pour Damas, « l’Europe n’existe pas sur la carte du monde ». Des propos qui, au lieu de faire plier la France et l’Europe, ont fait plier de rire les opposants !!

Alors qu’aucune source n’a encore confirmé ou infirmé le démantèlement de bombes devant l’ambassade de France à Damas, il convient de noter que le régime peut en attribuer la responsabilité aux groupes armés, une façon de confirmer leur présence plus que douteuse. Mais il est plus vraisemblable que ces bombes relèvent d’une tentative d’intimidation qui intervient moins de dix jours après l’attentat visant un convoi de l’ambassade de France à Bagdad. Les Irakiens n’excluent pas une implication syrienne directe ou par l’intermédiaire des nombreux réseaux qu’ils ont mis en place en Mésopotamie depuis 2003.

Faut-il rappeler, à cet égard, que 65% des kamikazes qui ont sévi en Irak y ont transité via la Syrie, avec la complicité du pouvoir ? Faut-il rappeler, aussi, que Damas héberge et soutient le Baas irakien dans ses différents courants ? Comment alors Assad et Al-Moallem peuvent-ils parler de complots contre la Syrie, alors que leur régime a comploté contre tous les pays riverains, et les pays du Golfe. Au nom de la cause palestinienne, il a comploté contre les Palestiniens et a fait un commerce lucratif de leur sang... Son dernier complot connu a visé le Koweït, comme l’a affirmé la presse koweïtienne, ces deux derniers jours. La police a arrêté cinq Syriens et deux membres du Hezbollah libanais, recrutés par un officier de l’ambassade de Syrie au Koweït pour déstabiliser la monarchie...

Le « message-menace-intimidation » ainsi adressé à la France via son ambassade à Damas porterait sur la politique syrienne de Paris, où se tiendra le 4 juillet un meeting de l’opposition syrienne (voir l’affiche en bas de page), pour dénoncer la poursuite du massacre et réclamer la chute du régime. Damas en veut aussi à Paris pour avoir soutenu jusqu’au bout le Tribunal international pour le Liban, qui s’apprête à publier son acte d’accusation, avant-dernier acte dans la chute d’Assad. Les opposants affirment que la chute du régime sera effective quand le président et son entourage seront conduit devant la Cour Pénale Internationale.

La France n’est cependant pas le seul pays occidental visé dans la région. L’Italie a été visée par un attentat contre ses unités déployées au Sud-Liban dans le cadre de la FINUL. Une unité belge y a également été prise à partie, le 28 juin, par le Hezbollah. Ces intimidations pourraient s’accentuer, avec l’arrivée à Beyrouth de combattants palestiniens du FPLP-Commandement général (Ahmed Jibril), envoyés par le régime syrien pour contribuer à l’implosion du Pays du Cèdre, désormais l’otage de la Syrie et du Hezbollah.

Pendant ce temps, le massacre se poursuit en Syrie. Ce 29 juin, au moins onze personnes ont été tuées dans la région d’Idlib (nord-ouest), et une cinquantaine d’autres ont été blessées par l’armée. Mais les opposants n’ont plus rien à perdre et poursuivent leur mouvement. Ils promettent une forte mobilisation dès le 30 juin, jusqu’à la chute d’Assad qu’ils estiment inéluctable.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 08:37

 

 

L’acte d’accusation dans l’affaire Hariri a été remis au procureur de la République, mais son contenu restera secret tant que les Libanais présumés impliqués dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre n’ont pas été arrêtés.

Six ans après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005, la vérité sur l’attentat qui a également coûté la vie à 22 autres personnes n’a jamais paru aussi proche, même si, pratiquement, le procès devrait tarder. Une délégation du Tribunal spécial pour le Liban s’est rendue dans la matinée auprès du procureur général près la Cour de cassation, Saïd Mirza, et lui a remis, a indiqué notre chroniqueuse judiciaire Claudette Sarkis, les mandats d’arrêt émis par le juge de mise en état, Daniel Fransen, à l’encontre de quatre Libanais soupçonnés d’être impliqués dans l’assassinat, ainsi que quatre enveloppes scellées, contenant chacune une copie de l’acte d’accusation.
L’entretien a duré une heure et demie. Le juge Mirza a refusé plus tard de dévoiler les noms des quatre accusés présumés, ou de confirmer ceux que les médias audiovisuels avaient révélés, avant même que la réunion du Palais de justice n’ait pris fin. Les quatre appartiendraient au Hezbollah, selon les indiscrétions relayées par les médias. Moustapha Badreddine, alias Élias Saab ou Sami Issa, n’est autre que le beau-frère de Imad Moghniyé et serait accusé d’avoir planifié et exécuté l’assassinat avec Sélim Ayache, un autre cadre du Hezbollah, alias Abou Salim. Les deux autres seraient Assad Sabra et Hassan Anaïssé.
En principe, le Liban a obtenu des copies de l’acte d’accusation, mais en pratique, il en ignore le contenu. Selon des sources judiciaires, les enveloppes doivent être remises en main propre à chacun des accusés, au moment de son arrestation. Si ces derniers ne sont pas arrêtés, les enveloppes doivent être rendues au bout de trente jours, toujours scellées, au juge Fransen.
Le contenu de l’acte d’accusation restera donc secret conformément à l’article 74 du règlement de procédure et de preuve. Celui-ci stipule : « À la demande du procureur ou de la défense, le juge de la mise en état peut ordonner dans l’intérêt de la justice, et dans des circonstances exceptionnelles, la non-divulgation au public de l’acte d’accusation, ou de tout document ou toute information connexes, et ce jusqu’à nouvel ordre. »
Les Libanais resteront donc sur leur faim et ne sauront surtout pas si des mandats d’arrêt ont été également délivrés contre des non-Libanais dans le cadre de cette affaire. Selon les mêmes sources, le juge Mirza ne reçoit de l’acte d’accusation que la partie concernant les accusés ayant la nationalité libanaise. Au cas où des étrangers seraient impliqués dans l’assassinat de Rafic Hariri, le TSL remettra aux autorités du pays auquel ils appartiennent les mandats d’arrêt ainsi que des copies de la partie de l’acte d’accusation les concernant.
Aujourd’hui, le procureur doit remettre à la police judiciaire les mandats d’arrêt contre les quatre personnes qui doivent être notifiées dans les règles de la nécessité de comparaître devant le TSL.

Présomption d’innocence
Les documents du tribunal lui ont été remis deux jours après que le juge de la mise en état, Daniel Fransen, eut confirmé, le 28 juin, un acte d’accusation relatif à l’assassinat de Rafic Hariri et d’autres personnes, selon un communiqué de Leidschendam, qui a ajouté que l’acte ainsi que le(s) mandat(s) d’arrêt qui l’accompagne(nt) ont été transmis aux autorités libanaises le 30 juin (hier). « Cette annonce fait suite à une déclaration des autorités libanaises affirmant avoir reçu un acte d’accusation confirmé », précise le texte selon lequel « la confirmation de l’acte d’accusation signifie que le juge Fransen est convaincu qu’il existe de prime abord des moyens de preuve justifiant l’ouverture d’un procès ». « Il ne s’agit pas d’un verdict de culpabilité, tout accusé étant présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit prouvée au cours du procès », poursuit le communiqué.
« Le TSL ne fait, à ce stade, aucun commentaire sur l’identité ou les identités de la ou des personnes désignées dans l’acte d’accusation. En effet, le juge Fransen a décidé que l’acte d’accusation devait demeurer confidentiel aux fins d’aider les autorités libanaises à s’acquitter de leur obligation de procéder à l’arrestation de l’accusé ou des accusés », note le texte, en rappelant que « la résolution 1757 du Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que les dispositions de ses annexes énoncent clairement les mesures à prendre par les autorités libanaises, parmi lesquelles la signification de l’acte d’accusation à l’accusé ou aux accusés, leur arrestation et leur détention, ainsi que leur transfèrement au TSL ».
« Conformément au règlement de procédure et de preuve du TSL, les autorités libanaises doivent rendre compte au TSL des mesures prises en vue de l’arrestation de l’accusé ou des accusés, au plus tard dans les 30 jours suivant la présentation de l’acte d’accusation », selon le texte, après quoi des mandats internationaux seraient émis à l’encontre des quatre, qui peuvent par la suite être jugés par contumace. Passé ce délai, le juge Fransen peut également décider de rendre public l’acte d’accusation, dont une copie aurait été remise, selon l’Agence nationale d’information, à l’ambassade des Pays-Bas à Beyrouth, en sa qualité de représentant de l’État hôte du tribunal. 

 

TSL: un acte d'accusation transmis aux autorités libanaises

Le Tribunal spécial pour le Liban.

30 juin 2011 – 
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a réitéré jeudi son soutien au Tribunal spécial pour le Liban (TSL) qui a confirmé qu'un acte d'accusation, accompagné de mandats d'arrêts, ont été transmis aux autorités libanaises.

 

 

 

Le Tribunal spécial pour le Liban a confirmé « qu'un acte d'accusation, assorti de mandats d'arrêt, a été transmis ce matin au Procureur général de la Cour suprême du Liban, Saïd Mirza », a fait savoir jeudi le porte-parole de Ban Ki-moon par communiqué.

 

« Si cette initiative a été rendue publique, le contenu de l'acte d'accusation et des mandats d'arrêt n'a pas été révélé aux Nations Unies », a-t-il ajouté.

 

Ban Ki-moon a rappelé que le TSL est un tribunal indépendant qui a été créé à la demande du gouvernement libanais et par la résolution 1757 du 30 mai 2007, avec pour mandat de poursuivre et de juger les auteurs et les commanditaires de l'attentat du 14 février 2005 qui a visé et tué à Beyrouth l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri et 22 autres personnes.

 

« En vertu de cette résolution, il est demandé aux autorités libanaises de localiser, d'arrêter, de détenir et de transférer les accusés au Tribunal », a précisé le porte-parole du chef de l'ONU.

 

Le Secrétaire général a réitéré « son ferme appui au Tribunal spécial pour le Liban et aux efforts que ce dernier déploie pour dévoiler la vérité et envoyer le message selon lequel l'impunité ne sera pas tolérée ».

 

Il a appelé « tous les États à appuyer le processus judiciaire indépendant, en particulier en coopérant avec le Tribunal spécial dans l'exécution de l'inculpation et des mandats d'arrêt ».

 

Enfin, le Secrétaire général espère « que le nouveau Gouvernement du Liban honorera toutes les obligations internationales de son pays et coopèrera avec le Tribunal spécial ».

 

Le Juge de la mise en état, Daniel Fransen, a confirmé un acte d'accusation relatif à l'assassinat de Rafic Hariri et d'autres personnes le 28 juin 2011. L'acte d'accusation ainsi que les mandats d'arrêt qui l'accompagnent ont été transmis aux autorités libanaises le 30 juin 2011. Cette annonce fait suite à une déclaration des autorités libanaises affirmant avoir reçu un acte d'accusation confirmé, a indiqué jeudi le TSL par communiqué.

 

 

 

« La confirmation de l'acte d'accusation signifie que le Juge Fransen est convaincu qu'il existe de prime abord des moyens de preuve justifiant l'ouverture d'un procès. Il ne s'agit pas d'un verdict de culpabilité, tout accusé étant présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité soit prouvée au cours du procès », a prévenu le Tribunal.

 

 

 

« Le TSL ne fait, à ce stade, aucun commentaire sur l'identité ou les identités de la ou des personnes désignées dans l'acte d'accusation. En effet, le Juge Fransen a décidé que l'acte d'accusation devait demeurer confidentiel aux fins d'aider les autorités libanaises à s'acquitter de leur obligation de procéder à l'arrestation de l'accusé ou des accusés », poursuit le TSL.

 

 

 

La résolution 1757 du Conseil de sécurité des Nations Unies ainsi que les dispositions de ses annexes énoncent clairement les mesures à prendre par les autorités libanaises, parmi lesquelles la signification de l'acte d'accusation à l'accusé ou aux accusés, leur arrestation et leur détention, ainsi que leur transfèrement au TSL.

 

 

 

« Conformément au Règlement de procédure et de preuve du TSL, les autorités libanaises doivent rendre compte au TSL des mesures prises en vue de l'arrestation de l'accusé ou des accusés, au plus tard dans les 30 jours suivant la présentation de l'acte d'accusation », a fait savoir le TSL.

 

 

 

Le Procureur du TSL a soumis un acte d'accusation au Juge Fransen, pour examen, le 17 janvier 2011, et l'a par la suite modifié trois fois – les 11 mars, 6 mai et 10 juin 2011 (la dernière fois à la demande du Juge de la mise en état), a rappelé le Tribunal

 

source lorientlejourun.org

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 08:21

 

 

 

 

 

Egypte / vidéo - Violents affrontements place Tahrir

 

 

 

 

LE CAIRE (Reuters) - Des affrontements entre plusieurs centaines de jeunes et la police qui ont débuté mardi au soir au Caire ont fait un millier de blessés, rapporte mercredi le ministère égyptien de la Santé.

Une quarantaine de membres des forces de l'ordre figurent parmi les victimes. La plupart des blessés ont été intoxiqués par les gaz lacrymogènes utilisés par les forces de l'ordre.

Les premiers heurts ont éclaté mardi soir dans un quartier périphérique du Caire où les familles de plusieurs des 840 victimes civiles de la "Révolution du Nil" s'étaient rassemblées pour un hommage aux "martyrs".

D'autres, indignés que les noms de leurs propres défunts n'aient pas été mentionnés pendant la cérémonie, sont venus protester auprès des premiers. Des heurts ont éclaté avant de gagner la place Tahrir, épicentre de la révolution où les derniers affrontements remontaient à plusieurs semaines.

Ces manifestations "n'avaient aucun autre objet que de mettre en péril la sécurité de l'Egypte dans le cadre d'un projet organisé qui exploite le sang des martyrs de la révolution et qui vise à semer la discorde entre le peuple et les services de sécurité", estime le Conseil supérieur des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis février, sur sa page Facebook.

NOUVEAUX RASSEMBLEMENTS PLACE TAHRIR

Mohsen Mourad, vice-ministre de l'Intérieur, a assuré que les forces de l'ordre n'avaient pas pénétré place Tahrir dans la nuit de mardi à mercredi. Elles ne sont intervenues que lorsque 150 à 200 personnes ont tenté pénétrer dans les locaux du ministère de l'Intérieur, a-t-il ajouté.

L'agence de presse Mena, qui cite une source proche des forces de l'ordre, fait état de 40 arrestations, dont celles d'un Américain et d'un Britannique.

Pour certains, les violences sont à mettre sur le compte de fauteurs de troubles décidés à en découdre avec la police. Pour d'autres, les motifs sont politiques.

"Les gens sont furieux que les poursuites contre les hauts responsables soient sans cesse retardées", a expliqué Ahmed Abdel Hamid, employé d'une boulangerie âgé de 26 ans.

L'ancien ministre de l'Intérieur Habib al Adli a été condamné début mai à douze ans de prison pour blanchiment d'argent et corruption mais il n'a pas encore comparu en justice pour la mort des manifestants tués pendant les 18 jours de contestation qui ont poussé Hosni Moubarak vers la sortie, le 11 février.

L'ancien président, aujourd'hui hospitalisé, est lui-même inculpé du meurtre de manifestants. Son procès doit débuter le 3 août.

Les affrontements se sont poursuivis mercredi. En début de matinée, des jeunes ont lancé des pierres sur la police alors que les Cairotes se rendaient au travail et des manifestants ont par la suite érigé des barricades de pneus auxquelles ils ont mis le feu aux abords du ministère de l'Intérieur.

D'autres rassemblements, motivés par la répression de ceux de la vieille, ont par ailleurs eu lieu mercredi place Tahrir.

"Je suis ici aujourd'hui parce que j'ai appris que la police avait agi violement contre la foule, cette nuit", a expliqué un manifestant.

En visite au Caire, le diplomate américain William Burns, secrétaire d'Etat adjoint, a jugé "extrêmement important" que les Egyptiens continuent à exprimer leurs aspirations pacifiquement et a souhaité que l'enquête sur les dernières violences ait lieu en toute transparence.

Jean-Stéphane Brosse, Clément Guillou et Jean-Philippe Lefief pour le service français

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:13

 

 

 

 

 

Assad / Vidéos - Malgré les atrocités , les syriens continuent de manifester

 

 

 

 

 


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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:52

 

 

La Turquie fait savoir à l’Occident qu’elle pourrait lancer une offensive contre la Syrie.

 

TODAYSZAMAN.COM,

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info


Les réfugiés syriens en marche, alors qu’ils pénètrent du côté turc de la frontière, dans la zone frontalière entre la Syrie etla Turquie, près du village turc de Güveççi (45 kms) de la province d’Hatay, le 23 juin 2011.

 

 

 

Un journal koweitien a rapporté lundi que des responsables turcs ont fait savoir aux pays occidentaux que la Turquie pourrait lancer une opération militaire dans le nord de la Syrie pour renverser le régime du Président Bachar al-Assad,

 

Selon le site internet libanais nowlebanon.com , le quotidien al-Seyassah cité des responsables britanniques qui affirment que : “La Turquie a informé les dirigeants de la Grande-Bretagne, de  l’Italie, de l’Allemagne et de l’Organisation du Traité Nord-Atlantique (OTAN) de l’éventualité qu’elle puisse lancer une offensive sur… Alep, Homs, Hama et Latakieh ».

Ce reportage survient au beau milieu des craintes d’une confrontation indésirable entre les armées turques et syriennes, le long de la frontière. Environ 12 000 Syriens ont fui leurs maisons des villes du nord et ont trouvé refuge du côté turc de la frontière. On rapporte que l’armée syrienne renforce la présence de ses troupes près de la frontière turque pour empêcher de nouveaux afflux de réfugiés vers la Turquie. On dit aussi que l’armée turque prend en considération le renfort de ses propres troupes le long de la frontière. Les commandants en chef turcs ont séjourné dans la province frontalière d’Hatay pour inspecter la zone de la frontière.

“Les responsables turcs craignent l’éventualité que l’armée syrienne ne commette des erreurs d’interprétation sur cette frontière, qui obligerait l’armée turque à franchir la frontière syrienne”, a dit un diplomate libanais en poste à Ankara, cité par le quotidien koweitien. La répression violente du gouvernement syrien contre les manifestants opposés au régime a conduit les relations turco-syriennes, autrefois très proches, au point de rupture, le Premier Ministre Recep Tayyip Erdogan décrivant comme de la « sauvagerie » les représailles syriennes contre les manifestations.

Un peu plus tôt, un éditorialiste du quotidien libanais al-Akhbar, cosidéré proche du Hezbollah, prétendait que l’Iran avait menacé la Turquie qu’en cas où elle serait utilisée comme une plateforme pour une action de l’OTAN contre la Syrie, alors l’Iran bombarderait les bases américaines et celles de l’OTAN en Turquie. Un autre éditorialiste du journal a aussi expliqué que l’Iran percevait la préservation du régime syrien au même titre que la préservation des gouvernements iraniens et libanais.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 07:11

 

 

 

Meurt le Liban !
par Paul Lémand

Le Liban est en train de mourir et le monde entier attend toujours les résultats du tribunal international sur l'assassinat du premier ministre libanais Rafic Hariri. 

Pendant ce temps, le fils de ce dernier est 'assigné à résidence' à Paris. D'aucuns trouveront l'expression un peu forte, mais c'est pourtant ce qui se passe réellement. 

L'ancien Premier Ministre libanais est bloqué à Paris pour que sa sécurité lui soit garantie. Pas un journal, pas un analyste un peu sérieux ne se penche sur cette question.

Les conclusions du TSL auraient dû être rendues publiques il y a maintenant quelques mois, puis, patatras, le tribunal a reculé la date de livraison du long rapport. 

La prise du pouvoir par le Hezbollah à Beyrouth est-elle pour quelque chose dans ce retard ? 

Nul ne saurait le dire, tant il est vrai que la justice est reconnue indépendante des aléas et pressions politiques. Il faut dire cela sans avoir envie de rire.

Le Tribunal Spécial pour le Liban avait pourtant réalisé une percée significative ces derniers mois. Le Hezbollah, parti islamiste et à tendance fascisante, est directement visé par les conclusions. 

Pour des raisons « inexpliquées », le résultat se fait attendre.

Le Hezbollah a toujours été clair à ce sujet : 'Le tribunal est une épée pointée vers le Liban… un combat est organisé au Moyen Orient et l'Amérique œuvre pour imposer un blocus aux pays arabes afin d'apporter de la détente aux Etats Unis et à Israël'. 

On se disait bien aussi : 'Les Juifs sont encore derrière tout cela'. Lamentable paravent servi jusqu'à la nausée par des groupes religieux terroristes et génétiquement antisémites.

Depuis des mois, le parti chiite avait demandé à l'ancien Premier ministre Saad Hariri de désavouer ce tribunal, ce à quoi il s'était toujours refusé. 

C'est dans le cadre de ce profond désaccord que le Hezbollah et ses alliés ont retiré leurs ministres du précédent gouvernement, entraînant la chute du cabinet.

Exit Saad Hariri, le fils, qui a trouvé refuge à Paris. Rassurons-nous, il continue à faire fructifier l'empire. Les affaires, toujours aussi florissantes pour le groupe financier et BTP qu’il dirige depuis la mort de son père, l’accaparent certainement.

Mais il y a une autre raison, inavouable, pour les libanais. 

Les services secrets américains, européens et saoudiens, toujours aussi perspicaces, craignent que sa vie soit menacée et lui ont demandé de rester planqué dans la capitale française. 

Ils estiment que le régime syrien pourrait organiser son assassinat dans le but de créer un conflit interconfessionnel entre chiites et sunnites au Liban.

Un bon petit conflit au Liban, avec, si possible une guerre ouverte avec Israël, détournerait l’attention de la communauté internationale des atrocités qui ont cours en Syrie. 

Le choix est cruel pour ce tribunal et la responsabilité est grande. 

Rendre public le rapport qui met en cause le Hezbollah revient à déséquilibrer un gouvernement libanais qui vient juste de se former et qui est justement tenu par le Hezbollah. 

Cela revient à incriminer directement un gouvernement du Moyen Orient qui n’est pas encore touché par le « printemps arabe ». 

En pleine guerre civile syrienne, car il faudra bien se résoudre à parler de guerre à quelques kilomètres, on réfléchit à deux fois dans les couloirs. 

Victimes collatérales

Si la situation devait s'éterniser, Jacques et Bernadette Chirac, logés gracieusement dans le somptueux appartement des Hariri, pourraient devenir SDF. Le fils Hariri risque faire valoir ses droits, encore que ses moyens lui permettent de se loger ailleurs.

Vont-ils se replier en Corrèze ou Chirac pourra, à foison, délivrer ses mots d’esprit ? 

La presse française, n’ayant que cela à faire, en fera des gorges chaudes. Il n’est absolument pas certain que le peuple libanais en apprécie les commentaires. 

Mais il faut noter en passant que cette même presse n'accable pas l'ancien président de la République pour son squat luxueux depuis 2007. 

Celui qui est désormais l'homme politique préféré des Français couche dans un appartement de grand standing appartenant à un ancien premier ministre affairiste et personne ne trouve à redire. 

Curieux, tout de même, cette sélectivité éthique de la part de nos bonnes âmes qui, juré-craché, ont fait serment de tout dire, de tout révéler.

L’enjeu

Désavouer le Hezbollah en le désignant comme principal responsable de la mort de Rafic Hariri risque de favoriser l’écroulement du Liban tel que nous le connaissons aujourd’hui. 

La Syrie n’est pas la Libye. La situation y est autrement plus dangereuse, assez en tout cas pour assister sans mot dire, à part quelques sanctions symboliques et haussements de ton, à l’écrasement de tout un peuple.

Ce serait également donner du grain à moudre à l’opposition syrienne et faire vaciller le régime Assad. Ce serait du même coup viser directement les intérêts iraniens dans cette région.

Pas certain que les démocraties occidentales aient particulièrement envie d’ouvrir un autre front militaire et diplomatique. 

Pas le temps, pas les moyens ! 

Elles sont déjà parvenues au bout de leurs moyens militaires. Les dernières bombes lâchées sur Kadhafi ont été empruntées précipitamment au grand frère américain. 

Dans ces conditions, l’enquête d’un tribunal, fût-il international, n’a plus aucun poids. 

Et tant pis pour l’idée que nous nous faisons de la justice ! 

Tant pis pour le peuple libanais qui agonisera lentement sous une coupe islamiste en contemplant les dites révolutions de leurs frères accoucher certainement d’une parodie de démocratie. 

Paul Lémand - primo-info
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