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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 13:54
Egypte-Hamas : la rupture officielle
Par JPOST.FR 
11.01.10
http://fr.jpost.com/ 

Les relations entre l'Egypte et le Hamas sont au plus bas. Mercredi, à Rafah, au sud de la bande de Gaza, des partisans du Hamas manifestaient, à grand renfort de jets de pierres. Ils étaient des centaines, regroupés pour protester contre la construction du mur d'acier le long de la frontière égyptienne et contre les restrictions imposées par l'Egypte aux membres du convoi humanitaire de "Viva Palestina". Le groupe basé en Grande-Bretagne et dirigé par George Galloway cherchait à entrer dans la bande de Gaza via le Sinaï.

Manifestation du Hamas. 
PHOTO: AP , JPOST

Bilan : un soldat égyptien tué, une douzaine de Palestiniens blessés, dont certains grièvement et le Caire qui exige des excuses publiques du Hamas. D'après les Egyptiens, le soldat posté dans un mirador a été abattu par la balle d'un sniper.

Toutefois la situation n'est pas envisagée de la même façon par tous. Partagés entre la surprise et la colère, les Egyptiens ont pris connaissance de la déclaration de Sami Abou Zouhri, porte -parole officiel du Hamas. Il affirme qu'au cours des protestations le soldat égyptien a été tue par une balle perdue, tirée par un autre soldat égyptien. "Pas la moindre balle n'a été tirée côté palestinien." Abou Zouhri accuse les Egyptiens d'exagérer les faits. Le but : détourner l'attention des 35 Palestiniens blessés dans les affrontements. Selon ses déclarations, deux parmi eux se trouvent dans un état critique. Le porte-parole du Hamas accuse aussi l'Egypte de chercher à faire oublier la construction du mur d'acier souterrain, à la frontière. Les responsables du Hamas sont formels : désormais l'Egypte est "activement et publiquement partie-prenante de la guerre contre les Palestiniens de la bande de Gaza". La construction d'un nouveau mur et la fermeture continue de la frontière de Rafiah sont équivalentes à une déclaration de guerre.

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 03:47
L’Egypte serre encore plus la vis

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmad Aboul Gheit, en visite aux Etats-Unis, a annoncé que son pays "ne permettrait plus le passage de convois d'organisations humanitaires à destination de la Bande de Gaza". Suite aux violents affrontements qui ont eu lieu au port d'El-Arish entre les forces de l'ordre égyptiennes et le convoi "Viva Palestine", menée par le parlementaire britannique George Galloway, le Caire prépare avec Washington un plan qui permettrait l'acheminement d'aide humanitaire par le biais du Croissant Rouge Egyptien. Les militants de "Viva Palestine" et surtout Galloway ont été "invités" à la manière égyptienne à quitter le territoire national.
http://www.actu.co.il/



Les Imams égyptiens prêchent violemment contre le 'hamas

Suite au décès du soldat égyptien par la main d’un sniper palestinien durant une manifestation contre le retard d’un convoi d’aide à la bande de Gaza, les imams accusent le Hamas d’être responsable du blocus de la bande de Gaza, leurs leaders voulant ‘rester au pouvoir au prix de la famine de leur peuple’.
 
Mardi, des affrontements ont éclaté entre les membres d’un convoi d’aide et la police anti-émeute égyptienne dans la ville d’El-Arish après que l’entrée du convoi dans la bande de Gaza ait été retardée du à la nature de certains matériaux qu’il convoyait. Des dizaines de protestants et de policiers ont été blessés.
 
Sept membres du convoi ont été arrêtés à leur retour en Egypte.
 
Une manifestation de soutien le long de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte a dégénéré mercredi, avec des lancers de pierres et des échanges de tirs entre la sécurité égyptienne et des terroristes palestiniens, tuant un garde frontière égyptien.
 
Le journal londonien de langue arabe, al-Qods Al-Arabi, a déclaré samedi que la plupart des 14 000 mosquées opérants sous les auspices du ministère égyptien de l’Awqaf ont participé à l’offensive verbale contre le groupe islamiste palestinien.
 
Un imam de la mosquée al-Rahman du Caire a appelé la mort du soldat une « tragédie » et, s’adressant au sniper palestinien, a dit « que diras-tu a ton D.ieu demain ? »
 
Selon un autre imam, le Hamas est à blâmer pour le blocus imposé aux palestiniens de Gaza. « Ses dirigeants veulent rester au pouvoir, même au prix de l’expulsion ou de la famine de leur propre peuple, » a-t-il déclaré lors de son sermon. Il a appelé le soldat égyptien un « shahid », ajoutant que le tireur d’élite qui l’avait tué serait envoyé « en enfer » s’il ne se repend pas.
 
Le journal égyptien Al-Ahram, a titré « Tuer des égyptiens ne libèrera pas la Palestine », qui explique que « les tensions à la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza sont exactement ce que veut Israël. »
 
S’adressant à la population de Gaza, le journaliste dit « l’Egypte ne mérite pas toute votre animosité aveugle. »
 
Le chroniqueur koweitien Fouad Al-Hashem écrit : « le Hamas a l’impression qu’il peut heurter l’Egypte et son leadership avec ses 3 000 combattants et ses pipes qu’il appelle missiles. »
 
« Tout comme les combattants égyptiens ont donne une leçon aux leaders libyens en 1977 en les bombardant, le gang de Gaza (Hamas) demande le même traitement, » écrit Al-Hashem dans son éditorial publié dans le Al Watan.
 
 
Photo : le corps du soldat égyptien est emmené de son poste d’observation.
 
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 07:32
« Les Libanais payent partout dans le monde le prix des armes du Hezbollah », déplore le BN
  
08/01/2010


Eh Ben OUI !!!!  L'HEZBOLSIRAN a bouffé le LIBAN !




La réunion hebdomadaire que le comité exécutif du Bloc national a tenue sous la présidence du Amid du BN, Carlos Eddé, a porté sur trois dossiers de première importance : la décision des autorités américaines de considérer que le Liban fait partie des quatorze pays dont les ressortissants doivent faire l'objet d'un contrôle minutieux à leur départ pour les Etats-Unis, le problème des nominations administratives et l'échéance des élections municipales. 
Concernant le premier point, le BN souligne que « les Libanais ont été choqués en apprenant que les autorités américaines les ont classés sur la liste des voyageurs dangereux qui doivent être soumis à un contrôle minutieux, alors que ces mêmes Libanais ont combattu le terrorisme par le biais de leur armée et de leurs institutions ». « Une fois de plus, les Libanais et ceux qui sont porteurs d'un passeport libanais sont soumis à des vexations, relève le BN. La souveraineté du Liban est bafouée et l'État n'est pas en mesure d'imposer son autorité sur l'ensemble du territoire, de même qu'il est soumis à la logique de l'État dans l'État ainsi qu'à l'hégémonie du Hezbollah et de ses armes, ce parti contrôlant les accès au pays et le mouvement des voyageurs. Les Libanais payent le prix de cet armement (du Hezbollah) non seulement dans le pays, mais partout dans le monde. » 

Et le BN d'ajouter : « Au lieu que le ministre des Affaires étrangères perde son temps à tenter de torpiller la résolution 1559, il devrait œuvrer nuit et jour afin d'éviter que le Liban soit victime de cette mesure injuste » (la décision des autorités US d'imposer un contrôle strict aux voyageurs détenteurs d'un passeport libanais). 
Sur un autre plan, le BN s'est élevé contre la logique du partage du gâteau qui semble prévaloir au niveau des nominations administratives en gestation, soulignant que ces nominations devraient se faire suivant un mécanisme impliquant des institutions telles que la Fonction publique et l'Inspection centrale. Enfin, le BN a rejeté tout report des élections municipales, prévues au printemps prochain. 

http://www.lorientlejour.com/
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 14:53







La barrière d'acier souterraine en construction à la frontière entre l'Egypte et la Bande de Gaza pourrait bien changer la donne dans la région: en coupant en deux des centaines de tunnels de contrebande d'armes, de vivres et d'argent, elle pourrait réussir à asphyxier le territoire et forcer le Hamas à transiger.

Depuis le retrait israélien de Gaza en 2005, le Hamas est soupçonné d'avoir considérablement renforcé son approvisionnement en armes.

L'Etat hébreu bombarde régulièrement les tunnels pour tenter de faire cesser le trafic et prévenir des attentats sur son territoire, mais l'Egypte s'inquiète aussi de la présence du régime islamiste à sa porte, et de son éventuelle influence, alors que le gouvernement du Caire lutte déjà contre des mouvements intégristes sur son sol. Le Hamas, qui a chassé le Fatah plus modéré de la Bande de Gaza en juin 2007, a jusqu'ici refusé tout partage du pouvoir avec l'Autorité palestinienne, qui ne contrôle plus que la Cisjordanie mais est soutenue par les Occidentaux.


Fin janvier, les soldats égyptiens ont refermé la frontière qui sépare la bande de Gaza de l'Egypte.(Photo : Reuters)

Et c'est largement grâce aux tunnels que le régime du Mouvement de la résistance islamique résiste au blocus israélo-égyptien. Mais depuis novembre environ, l'Egypte construit ce mur "anti-tunnels" souterrain. Les autorités égyptiennes refusent de livrer des détails sur l'état d'avancement des travaux mais, face à l'opposition croissante au projet, des responsables montent au créneau pour le défendre. "

Les frontières égyptiennes sont sacrées et aucun Egyptien ne permet qu'on les viole, d'une façon ou d'une autre", a lancé le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, la semaine dernière. Lundi, on pouvait ainsi voir les ouvriers travailler juste derrière la frontière, enfonçant de gros poteaux d'acier dans le sol à l'aide de grues et d'énormes foreuses. Des soldats veillaient sur l'équipe du haut de quatre véhicules blindés surmontés de mitrailleuses.

Les ouvriers ont déjà essuyé des coups de feu, même si aucun n'a été blessé jusqu'ici. Un peu plus loin, des gardes du Hamas observaient également les opérations, et les insultes ont fusé quand un militaire égyptien a sorti la tête de son véhicule. Furieux, le Hamas tente de mobiliser l'opinion publique arabe et musulmane.




Pendant une manifestation dimanche devant les ambassades d'Egypte en Jordanie et au Liban, la foule a brandi des portraits du président égyptien Hosni Moubarak le front marqué de l'étoile de David. Le Mouvement a trouvé des docteurs de l'islam pour déclarer le mur "haram" -contraire au Coran-, en réponse à la conclusion contraire livrée la semaine dernière par la prestigieuse université théologique cairote d'Al-Azhar.

L'enjeu économique est énorme: près de 400 tunnels courent sous les 14 km de frontière séparant l'Egypte de la Bande de Gaza, faisant travailler 15.000 personnes et passer l'équivalent d'un million de dollars (695.000 euros) en biens divers par jour, selon Issa Nashar, maire Hamas de la ville-frontière de Rafah. La municipalité fournit de l'électricité et prélève 2.500 dollars de taxes par tunnel, précise-t-il.

Les rumeurs sur le mur souterrain vont bon train. Beaucoup croient ainsi que l'Egypte veut inonder les tunnels et cherchent à les rendre étanches. De grandes tentes blanches marquent l'entrée des tunnels du côté gazaoui, séparées de la frontière par 200 mètres environ de terrain sablonneux, un muret de pierre ou des conteneurs rouillés. Les tunnels émergent un kilomètre plus loin, côté égyptien, souvent dissimulés par des habitations. Issa Nashar affirme que certains contrebandiers ont réussi à arracher des morceaux du mur souterrain, d'autres pensent qu'ils vont juste creuser plus profond. Il y a deux ans, des militants du Hamas avaient percé une ouverture dans un mur métallique érigé par Israël à la frontière, et permis à des dizaines de milliers de Gazaouis de passer en Egypte jusqu'à ce que le bouclage soit rétabli. "

Les gens veulent vivre et avoir quelque chose à manger. Ils pourraient faire n'importe quoi", prévient le porte-parole du ministère de l'Intérieur à Gaza, Ehab Ghussein, ajoutant: "Mais j'espère qu'on n'en arrivera pas là".

  KARIN LAUB, THE ASSOCIATED PRESS http://www.jerusalemplus.tv/ 
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 05:18
Entre menaces et exercices 
Par Jean Tsadik
crepuscule
© Metula News Agency 
http://www.menapress.com/








Une région en sursis



 

Le fait de savoir si Israël attaquera ou n’attaquera pas les installations stratégiques iraniennes dépend uniquement de la décision que prendra le gouvernement de Jérusalem.

 

Ceci dit, il est indéniable que tous les protagonistes de la région se préparent au pire.

 

D’après Michaël Béhé, notre correspondant permanent à Beyrouth, Téhéran déploie, ces jours, une intense activité destinée à "coordonner" les activités militaires entre le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza.

 

Ouvertement, il s’agirait d’envisager une attaque limitée des zones frontalières israéliennes, au cas où il apparaîtrait évident qu’une opération de l’Etat hébreu ou des Etats-Unis contre l’Iran est devenue inéluctable.

 

Mais Béhé croit savoir que ce scénario ne constitue qu’une diversion rhétorique, visant à dissimuler l’objet authentique de la volonté des ayatollahs.

 

Selon lui, une agression préventive, comme l’Iran aimerait le laisser penser, est hors de question.

 

C’est une riposte que Téhéran s’emploie à organiser, dans le cas d’un assaut israélien contre son territoire. Suivant une analyse, qui est celle de la Ména depuis le début de la crise, s’ils étaient frappés, les Perses s’abstiendraient de tenter eux-mêmes de s’en prendre à Israël ou aux bases US dans la région.

 

Inutile d’être un immense stratège pour savoir que la "République" islamique ne possède actuellement pas les moyens militaires de soutenir un conflit de cette nature.

 

Aussi, en cas d’opération israélienne ou alliée, Téhéran se contenterait de tenter de défendre ses installations, sans s’engager dans des actions offensives.

 

De telles actions élargiraient l’étendue du conflit vers une confrontation généralisée, dans laquelle les Iraniens courent à une déroute certaine.

 

Dans ces conditions, et à moins de risquer tout son appareil militaire sans contrepartie, ce qui aboutirait à un véritable suicide, le régime chiite compterait sur les séides qu’il entraîne, qu’il finance et qu’il arme afin de répondre à une agression israélienne.

 

Encore, Téhéran souhaiterait une riposte symbolique et frontalière, pour ne pas exposer non plus ses acquis au Liban et à Gaza.

 

Elément supplémentaire à verser à ce dossier des menaces sémantiques, les déclarations émises hier par la junte de Damas. Le régime du président-dictateur syrien, Béchar Al Assad, a en effet fait savoir qu’ "il ne resterait pas inactif en cas d’attaque israélienne contre le Liban", et qu’il considérait toute opération contre le pays des cèdres comme "une agression contre la Syrie".

 

Dans le même communiqué, Damas a annoncé qu’il "suivait de très près les manœuvres israéliennes en cours" le long de notre frontière nord.

 

La Ména tient à préciser qu’elle ne constate aucun exercice militaire le long de la frontière israélo-libanaise, pas plus que sur le plateau du Golan, où elle a envoyé des observateurs samedi et hier, mardi.

 

Nos observateurs se sont approchés, sur la route abandonnée reliant la Galilée à Damas, jusqu’à une distance de trente mètres de la ville syrienne de la Nouvelle Kouneitra. Ils n’ont relevé aucune activité, des deux côtés de la frontière, permettant de conclure à un quelconque état d’alerte, voir au plus insignifiant des exercices.

 

Seule une activité aérienne de la Khei’l avir, l’armée de l’air frappée d’une étoile de David bleue, dans la zone séparant l’Etat hébreu du Liban, est perceptible depuis trois ou quatre jours. Mais là aussi, il s’agit de vols de routine.

 

Il ne faut surtout pas sous-estimer le potentiel militaire de Damas, non plus d’ailleurs, que ceux du Hamas et du Hezbollah.

 

Le scénario hypothétique qui ressort des déclarations d’intention de l’axe syro-iranien est le suivant :

 

1.      Attaque israélienne ou alliée – majoritairement aérienne – contre les sites stratégiques en Iran.

 

2.      Réplique du Hezbollah contre la Galilée et du Hamas dans le Sud.

 

3.      Intervention massive de l’armée israélienne contre les agresseurs.

 

4.      Ralliement de la Syrie au Hezbollah, par l’envoi de soldats au Liban, ou par l’ouverture d’un troisième front sur le Golan.

 

L’inconnue de ce scénario consiste à savoir si, à l’heure de vérité, le Hezbollah, le Hamas et la Syrie s’exposeraient volontairement à une confrontation directe avec Israël.

 

Contre une armée d’Israël autrement affûtée qu’en 2006, à l’occasion de la Seconde guerre du Liban, disposant de soldats bien entraînés en vue de conflits classiques, de renseignements à jour et de nouveaux équipements révolutionnaires !

 

Les califes de Gaza désirent-ils un second Plomb Fondu, qui pourrait signifier leur arrêt de mort ? Rien ne paraît moins sûr.

 

Le Hezb et la clique alaouite au pouvoir à Damas s’empresseraient-ils de mourir pour Téhéran, alors que leurs situations politiques, prédominantes et stables, leur donnent satisfaction ?

 

De ce côté-ci des frontières, l’accent est surtout mis à la défense des populations civiles contre d’éventuelles attaques chimiques et bactériologiques.

 

On évite d’identifier l’agresseur potentiel, afin de ne pas générer de panique ; on évoque vaguement, comme le brigadier général de réserve Zéev Snir, la "nécessité de préparer le pays à faire face à des attaques biologiques d’origine terroriste".

 

Evidemment, les observateurs avisés ne sont pas dupes. Ils savent parfaitement que, s’ils ne disposent pas encore de l’arme atomique, l’Iran et la Syrie regorgent d’agents chimiques et bactériologiques destinés à la guerre, de même que de lanceurs capables de les transporter.

 

Pour parer à cette menace, le gouvernement a décidé de modifier ses plans originaux, et de doter toute la population de masques à gaz, à moyen terme. Un milliard de Shekels supplémentaire (environ deux cents millions d’euros) sera dévolu à cette affectation [1].

 

Elle remplace la conception en vigueur jusqu’à maintenant, qui voulait qu’on équipât uniquement 60% de la population la plus exposée, à savoir celle du Nord et du Goush Dan, la zone de Tel-Aviv.

 

L’aire de Dan, où va se dérouler, mercredi et jeudi de la semaine prochaine, le plus grand exercice de défense civile de l’histoire d’Israël, tout entier consacré à la gestion d’une attaque biologique "accidentelle ou terroriste".

 

L’exercice est intitulé "Flamme orange". Il aura lieu à Tel-Aviv, Holon et Ramat-Gan, et devra déterminer le degré de capacité de la Défense Civile, des services médicaux ainsi que des autorités municipales à répondre aux conditions générées par une attaque biologique.

 

Tous les grands centres médicaux de la zone concernée se prépareront à recevoir des milliers de blessés. De plus, un stade de foot, un country club et un troisième site seront transformés en centres d’accueil pour les personnes atteintes.

 

Plus de mille volontaires prendront également part à la Flamme orange. Ils joueront le rôle des blessés.

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 20:53


Gad, pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info.

Un soldat égyptien est mort, près de Rafah, lors d'échanges de tirs avec les terroristes du Hamas, qui semblent avoir délibérément ouvert le feu et que l'AFP ose encore appeler "policiers" (agresseurs d'un pays étranger). On dénombrerait au moins 35 blessés au total, dont deux Palestiniens en état de mort cérébrale et 9 policiers égytiens.

Clashes at border Photo: AFP
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Anti-Egyptiens primaires.
Environ 200 aspirants à la Shahada ont lancé des pierres contre les forces de l'ordre égyptiennes, pour protester contre l'édification du mur d'acier souterrain, ayant fonction de protéger l'Egypte des incursions des Jihadistes affiliés au Hamas et à d'autres confréries des Frères Musulmans, dont al-Qaeda, dans le but de déstabiliser les régimes dits modérés.

Le jeune policier de 21 ans est mort de la suite de ses blessures à l'hôpital de Rafah. Au moins 5 Palestiniens sont dans un état qualifié de grave, dont deux en mort cérébrale.

15 Palestiniens, au moins, auraient été blessés par les "services de sécurité" du Hamas, faisant usage de gaz lacrymogènes et de matraques, sans doute pour rectifier le tir et faire bonne figure, après le meurtre délibéré du policier égyptien. Le pire de l'affaire est que la "manifestation" avait été organisée par le Mouvement Hamas, et la répression également!

Le Hamas pense "l'incident regrettable". Des centaines de policiers égyptiens seraient actuellement déployés pour s'occuper en détail du prochain qui s'y risque, accompagnés d'ambulances et de camions de pompiers.

Hier soir, à El Arish, ce sont 55 pro-Palestiniens qui  ont été blessés en tentant de prendre d'assaut la frontière, sous les ordres du Britannique Galloway, alors que l'Egypte voulait faire passer un convoi par Israël. Parmi les manifestants, des membresde l'Ambasse Turque, qui ont été arrêtés par l'Egypte. Erdogan intercéderait actuellement pour les faire relâcher.      
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:18

Il y en a franchement qui ne manquent pas de culot, dans ce cas nous devrions faire le compte de tout ce que l'Irak a causé comme dégâts, pertes, préjudices, spolliations énormes et j'en passe  aux juifs irakiens, et aux israeliens pour les scuds envoyés pendants la guerre du golfe.

L'addition risque d'être autrement plus salée.

Talabani moins stupide a vite fait le compte

Par le passé, le président irakien Jalal Talabani avait indiqué qu’il ne soutenait pas ces démarches et ne revendiquait pas d’indemnités de la part d’Israël pour le bombardement de la centrale nucléaire de Tammouz. Il a expliqué que si l’Irak présentait ce genre d’exigences, les autorités israéliennes risquaient de leur côté de réclamer des dédommagements considérables pour les biens spoliés aux Juifs.







L’Irak réclame des dédommagements d’Israël

[Mercredi 06/01/2010 11:09]

 

28 ans après la fameuse attaque de l’armée de l’Air israélienne contre le réacteur nucléaire irakien Tammouz, le gouvernement de Bagdad a décidé d’engager des poursuites contre Israël et d’exiger des dédommagements pour un montant de plusieurs milliards de dollars.  Les Irakiens prétendent en effet que ce raid leur a causé à l’époque des dégâts considérables.

C’est un parlementaire irakien, Mohammed Naji Mohammed, qui a fait part de la décision des autorités de son pays, en précisant que celles-ci déploieraient tous leurs efforts pour obtenir satisfaction. Interviewé par le journal en langue arabe al-Sahabah, il aurait souligné que le chef du gouvernement irakien, Nouri al-Maliki, et le ministère irakien des Affaires étrangères avaient présenté une requête à l’Onu et à son Conseil de Sécurité pour demander qu’Israël prenne l’engagement de verser des dommages et intérêts à l’Irak pour se dédouaner du bombardement de son réacteur, en 1981.

Pour étayer ces exigences, le député irakien a invoqué la résolution 487 de l’Onu, votée en 1987, c’est-à-dire six ans après l’opération israélienne. Elle stipule qu’Israël « n’a pas adhéré au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires » et condamne « énergiquement  l’attaque militaire menée par Israël contre les installations nucléaires irakiennes ». En outre, cette résolution onusienne demande qu’Israël « place d’urgence ses installations nucléaires sous la garantie de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) ».

Par le passé, le président irakien Jalal Talabani avait indiqué qu’il ne soutenait pas ces démarches et ne revendiquait pas d’indemnités de la part d’Israël pour le bombardement de la centrale nucléaire de Tammouz. Il a expliqué que si l’Irak présentait ce genre d’exigences, les autorités israéliennes risquaient de leur côté de réclamer des dédommagements considérables pour les biens spoliés aux Juifs.

En Israël, on estime en fait que si les Irakiens exigent  maintenant d’être indemnisés, c’est pour réagir aux démarches d’une organisation juive qui compte quant à elle obtenir réparation pour toutes les familles juives qui ont dû fuir le pays au moment de la création de l’Etat d’Israël.

par Claire Dana-Picard 

 
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 11:09

LE YEMEN, UNE REPUBLIQUE EN PLEIN CHAOS

 

Par Albert Soued, www.symbole.chez.com pout www.nuitdorient.com – 5/01/10

 




yemen-map.jpg





Le Yémen est l'Arabie heureuse d'antan, riche grâce au commerce des épices, agréable et convoitée grâce à ses montagnes qui apportent la fraîcheur et la verdure, dans une péninsule désertique et torride. Pays de contrastes, ayant à peu près la superficie de la France, avec une population de 24 millions d'habitants, le Yémen est la seule république de la péninsule arabique, contrôlant le passage étroit entre la mer Rouge et l'Océan indien, le golfe d'Aden, face à Djibouti et à la Somalie.

 

Historiquement le Yémen est divisé entre le Yémen du Nord, ancienne possession ottomane qui a accédé à l’indépendance sous la forme d’un imamat en 1918, et le Yémen du Sud, ancienne possession britannique devenue indépendante en 1967, un moment communiste et défendue par 15 000 soldats de Nasser, contre le Royaume du Nord. Les 19 gouvernorats du Yémen ont été unifiés le 15 mai 1990.

Pays très pauvre et tribal, n'ayant pas d'autres ressources exportables que le pétrole dont les réserves s'épuisent, avec une espérance d'exploitation se situant entre 7/15 ans.

A partir de 14h, en petits groupes, les hommes d'un côté et les femmes de l'autre, les Yéménites s'adonnent à un exercice favori, le remplissage d'un côté de la bouche avec une herbe euphorisante qui coûte fort cher, le qat, alors qu'un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté. La boule formée laisse suinter un suc qui apporte une certaine satisfaction à des gens pauvres et désoeuvrés, autrefois "heureux".

Dans les années 90, le tourisme a été encouragé pour apporter des ressources et des devises au pays. Mais s'estimant lésées par le gouvernement central, les tribus se sont adonnées depuis une dizaine d'années à un sport favori, l'enlèvement généralement pacifique de touristes, ce qui leur permet d'obtenir du gouvernement rançons et avantages divers.

 

Le président Ali Abdallah Salah, un shiite, arrivé au pouvoir dans le nord en 1978 à la suite de l’assassinat de ses deux prédécesseurs, a présidé à l’unification du Yémen en 1990, tout en conservant son poste.

Le contexte politique a toujours été animé et trouble dans cette partie méridionale de la péninsule, et surtout depuis la réélection contestée du président actuel en 2006. Ouvert à tous les vents, peu voilé, émancipé et contestataire, le Sud cherche à retrouver son indépendance. Sous l'influence de l'Iran, la minorité shiite du Nord (1) cherche à faire sécession pour constituer un satellite pro-iranien pouvant agir dans la péninsule arabique.

Pour venir à bout de ces 2 rébellions, le président Salah applique la recette habituelle au  Moyen Orient: il s'appuie provisoirement sur une frange de la population formée au combat et décidée, les islamistes d'al Qaeda. Entraînés en Afghanistan à l'époque des Talibans, pris par les Américains puis libérés de Guantanamo, ensuite jetés en prison au Yémen, puis fuyant leurs geôliers, ces miliciens ont une foi aveugle et n'ont rien à perdre et tout à gagner au Paradis promis. Ils ont coopéré un temps avec Salah contre les shiites Houthis du Nord (2), mais aujourd'hui ils jouent leur propre partie. Avec un gouvernement faible, dans un pays morcelé en tribus, où on compte 3 armes offensives par habitant (en plus du poignard courbe djambia) et maintenant 3 rébellions, on comprend aisément qu'en Arabie heureuse, le chaos s'installe, sans que l'on comprenne clairement qui gouverne quoi.

L'armée est occupée au Nord à battre la rébellion Houthie, avec l'aide de l'aviation saoudienne (3). La police est occupée au Sud à contrecarrer le soulèvement local. Et les services spéciaux doivent tenir à distance la nébuleuse des militants d'al Qaeda qui trouvent des appuis dans certaines tribus du sud contestant le pouvoir central. Les cibles de l'organisation terroriste sont d'abord les intérêts étrangers au Yémen, puis les responsables de la sécurité yéménite, une politique de harcèlement pour affaiblir davantage le gouvernement yéménite et profiter du chaos.

 

Al Qaeda

La mère de Ben Laden est yéménite et Osama, depuis toujours, a eu la nostalgie de sa demi-patrie où il envisageait de passer ses derniers jours. Aujourd'hui, vieillissant, il pense que son éviction de la frontière pakistano-afghane reste toujours possible, et les montagnes de la frontière arabo-yéménite sont encore plus belles pour une retraite bien méritée. Alors le Yémen est devenu, avec les circonstances, une bonne et heureuse alternative au Pakistan. De plus, en face, en Somalie, le chaos s'est déjà installé, et beaucoup de "shabab" (jeunes militants jihadistes) trouvent refuge au Yémen ou viennent s'entraîner dans les divers camps ouverts par al Qaeda (4).

Plusieurs milliers de militants gravitent autour d'un nouveau chef politique dans la péninsule, Nasser al-Wouhaishi, qui s'est enfui d'une prison yéménite avec l'aide de ses geôliers, et un chef militaire, Qassem al Raimi. Al Qaeda recrute ainsi auprès desShababs somaliens et des repentis saoudiens libérés de Guantanamo. Trois autres noms : Ali al Shihri et Soulayman al Roubaysh, guide théologien, tous les deux citoyens saoudiens "réhabilités", et Anwar al Awlaki, imam américain, Grâce à alShihri, formé en Iran, il y aurait une collusion entre al Qaeda et le régime des mollahs…

 

Les ambassades de Grande Bretagne et des Etats-Unis à Sanaa ont fermé leurs portes et des drones américains bombarderaient les rebelles Houthis.

L'aide anglaise au Yémen a été portée à 80 millions $. Les Etats-Unis se sont engagés pour une somme analogue qui double la mise. Mais que peuvent ces poignées de dollars dans un pays où la corruption règne, où tout le monde est armé et où la course pour la prise d'un pouvoir chancelant est déclenchée entre al Qaeda et l'Iran, via lesHouthis (5).

 

Notes

(1) Un tiers environ de la population est zaïdite, sectarisme de la shiah qui croit à 5 imams, alors que la shiah d'Iran croit, elle, à 12 imams. La secte la plus importante est appelée Al Houthi, du nom de son chef.

(2) Les Gardiens de la Révolution d'Iran forment les Houthis dans des camps enErtyhrée.

(3) Le torchon brûle entre l'Arabie et l'Iran. L'Arabie protège sa frontière sud contre une rébellion shiite qui risque de déborder sur son territoire où on compte dans la zone orientale pétrolière une majorité shiite. L'Iran protège les Houthis du Yémen, car ils constituent une large minorité, leur permettant de prendre pied ferme dans la péninsule arabique et narguer l'Arabie sunnite. On parle d'attaque possible des ambassades d'Arabie et du Yémen à Téhéran.

(4) On compte 200 000 réfugiés somaliens au Yémen

(5) D'après le journal fiable al Sharq al Awsat (le Moyen Orient), des responsables des Gardiens de la Révolution d'Iran, des officiers du H'ezbollah et des représentants des Houthis se sont réunis récemment à la frontière arabo-yéménite pour coordonner une escalade de l'insurrection shiite. Par ailleurs, ces mêmes Gardiens ont installé des réseaux d'achat d'armes pour les Houthis, en Erythrée et en Somalie, convoyant les armes du port d'Assab vers les ports yéménites de Salif et de Shaqra.

Depuis novembre 2009, les pertes de l'Arabie ne sont pas négligeables et s'élèvent à une centaine de morts et plusieurs centaines de blessés. Equipés de missiles sol-air les rebelles Houthis ont également abattus 2 avions saoudiens…


Qu'est ce que le Yémen ?

 

 

Source: France-Diplomatie

Mise à jour : 25.02.09

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/yemen_426/presentation-du-yemen_1365/presentation_13528.html#so_1#so_1

 

 

Données géographiques et générales

Nom officiel : République du Yémen.

Superficie : 527 970 km².

Population : 23,8 millions d’habitants (estimation 2009).

Population de moins de 15 ans : 46,2% (2005).

Densité : 45,1 habitants/km2.

Urbains : 46% ; Ruraux : 54%.

Capitale : Sanaa.

Villes principales : Sanaa, Aden, Taëz, Hodeïdah, Mukalla.

Langue officielle : arabe.

Monnaie : rial yéménite ; le taux de change est flottant depuis juillet 1996 (1 euro valait 253 rials yéménites le 20 février 2009).

Fête nationale : 22 mai (proclamation de la République unifiée du Yémen en 1990) .

 

Données démographiques

- Croissance démographique : 3,46 % (estimation 2008).

- Indice synthétique de fécondité : 6,2 enfants/femme (2007).

- Espérance de vie(2005) : 59 ans pour les hommes, 62 ans pour les femmes.

- Alphabétisation : 72,5% des hommes, 33,2% des femmes (2006). 40% des enfants de 6 à 14 ans ne sont pas scolarisés, très majoritairement des jeunes filles.

- Religion : 60% à 75% de sunnites de rite chaféite, 25% à 40% de chiites zaïdites (nord du pays).

- Indice de développement humain : 0,508 ; Rang : 153e sur 177 pays (classement 2007 du PNUD, à partir des données statistiques 2005).

 

Données économiques

- PIB (2008) : 22,3 milliards $ (prévision 2009 : 22,9 milliards $).

- PIB par habitant (2008) : 1100 $ (970$ en 2007).

- 34,8% de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 2007 (42% en 1998).

- Taux de croissance (2008) : 3,2% (2,8% en 2007, 3,6% en 2006, 2,8% en 2005, 3,1 % en 2004). Estimation pour 2009 : +5%.

- Taux de chômage (2007) : estimé entre 35 et 40% de la population active.

- Taux d’inflation (2008) : 19% (12% en 2007, 18,5% en 2006, 11,8 % en 2005, 12% en 2004). Prévision pour 2009 : +5,6%

- Recettes budgétaires (2008) : 38,3% du PIB (36,0% en 2007).

- Dépenses budgétaires (2008) : 46,9% du PIB (41,6% en 2007).

- Solde des comptes publics(2008) : estimé à -8,6% du PIB (-3,7% en 2007, -2,4% en 2006 ; -1,6% en 2005 ; - 4,1% du PIB en 2004 et -5,1% du PIB en 2003).

- Prévision du budget 2009 : -7,8% du PIB.

- Exportations(2008) : 8,6 milliards $ (33,1% du PIB).

Importations(2008) : 9,2 milliards $ (30,0% du PIB).

- Balance commerciale(2008) : -605 millions $ (+700 millions $ en 2007, +1,4 milliards $ en 2006, +2,1 milliards $ en 2005).

- Principaux clients (2008) : Chine (22,1%),Inde (19,5%), Thaïlande (19,0%), Corée du Sud (7,9%), Japon (6,9%), Etats-Unis, Emirats arabes unis.

- Principaux fournisseurs(2008) : Emirats arabes unis (14,7%), Chine (12,3%), Etats-Unis (8,0%), Arabie saoudite (6,9%), Koweït (5,2%), Brésil, Malaisie, Etats-Unis.

- Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2007) :

 Agriculture et pêche : 20%.

 Hydrocarbures : 25%

 Services : 55%.

- 47% de la population active travaille dans le secteur agricole.

- Dette extérieure : 6,5 milliards $ en 2008, soit 29,15% du PIB (25,8% du PIB en 2007 ; 85% du PIB en 1998).

- Service de la dette(2008) : 3,7% des exportations de biens et services.

- Réserves en devises de la Banque centrale : 8,245 millliards $ fin décembre 2008, soit 11 mois d’importations (7,9 milliards $ fin 2007, contre 7,0 milliards $ un an plus tôt et 6,1 milliards de $ fin 2005).

- Production de pétrole brut : environ 290.000 barils/jour début 2009 (306.000 barils/jour en moyenne en 2008contre 434.000 barils/jour en 2001, date de début de déclin de la production).

- Les réserves de pétrole sont évaluées entre 3 et 4 milliards de barils, soit 15 à 20 ans de production. Le secteur pétrolier représentait environ 90% des exportations et 72% des recettes budgétaires de l’Etat en 2008.

- Exportations de la France vers le Yémen (2008) : 200,8 millions (164,7 millions en 2007, 120,7 millions en 2006, 120 millions d’euros en 2005, 305 millions en 2004, année de vente de deux Airbus).

- Importations françaises du Yémen (2008) : 11,5 millions (50,8 millions en 2007, 19,8 millions en 2006, 23,2 millions en 2005, 15,7 millions en 2004 et 19,1 millions en 2003).

- Excédent commercial pour la France : +189,3 millions en 2008, 113,9 millions en 2007. L’agro-alimentaire représente 45% de nos exportations.

Avec une part de marche de 4%, la France était le 6ème fournisseur du Yémen en 2008, comme en 2007. Le Yémen était en 2004 le 71ème client de la France (0,04% de nos exportations) et notre 133ème fournisseur.

- Poste consulaire : chancellerie consulaire de l’ambassade de France à Sanaa.

- Communauté française : 725 Français immatriculés, dont environ 30% de binationaux (au 31 décembre 2008). Les deux tiers d’entre eux vivent à Sanaa. Le lancement du projet Y-LNG (août 2005) a favorisé un doublement de la communauté française en l’espace de cinq ans (+11,7% en 2004, +9,1% en 2005, +38,7% en 2006, +14,6% en 2007, +12,4% en 2008).

Communauté yéménite en France : n.c.

Politique intérieure

 

Historiquement divisé entre le Yémen du Nord, ancienne possession ottomane qui a accédé à l’indépendance sous la forme d’un imamat en 1918, et le Yémen du Sud, ancienne possession britannique devenue indépendante en 1967, le Yémen a été unifié le 15 mai 1990.

Seule république de la péninsule, il a recouvré une certaine stabilité au lendemain de la guerre civile de 1994 (mars-juin) qui avait vu s’affronter Yéménites du Nord et du Sud. Cette guerre civile n’est pas parvenue à remettre en cause l’unité du pays, même si des tensions internes demeurent.

Peuplé de plus de 20 millions d’habitants, le Yémen se distingue par l’existence d’une importante minorité zaydite, concentrée dans le nord du pays. Rattaché au chiisme, le zaydisme, branche reconnaissant cinq imams, est apparu vers 740 autour de Zayd bin Ali Al-Hussein et rassemble entre 25% et 40% des Yéménites. La majorité des Yéménites sont musulmans sunnites de rite chaféite (le chaféisme constitue une des quatre écoles juridiques de l’islam sunnite).

Le président Ali Abdallah Saleh, arrivé au pouvoir dans le nord en 1978 à la suite de l’assassinat de ses deux prédécesseurs, a présidé à l’unification du Yémen en 1990, tout en conservant son poste.

Il a accru sa légitimité en se faisant élire au suffrage universel en septembre 1999. Il a été réélu lors de l’élection présidentielle du 20 septembre 2006 avec 77,17% des suffrages. Une mission d’observation européenne a suivi ces élections.

La vie politique, pluraliste (le Yémen compte 23 partis politiques), se structure autour de plusieurs grands partis, principalement le Congrès populaire général, parti du président Saleh, au pouvoir, le parti islamo-tribal de la réforme (Al-Islah) et le Parti socialiste yéménite (PSY, ancien parti unique du Yémen du Sud). L’opposition s’est toutefois, jusqu’à récemment, montrée assez peu vigoureuse face à la domination du parti du Congrès. Un nouveau parti politique, le Conseil national de la Choura , avec à sa tête Hussein Al Ahmar (fils du cheikh Abdallah Al Ahmar, dirigeant historique du parti de l’Islah), a vu le jour le 31 juillet 2007. Décédé le 29 décembre 2007, Cheikh Abdallah Al Ahmar a été remplacé à la tête de l’Islah par M. Mohammed Al Yadoumi.

Les élections législatives du 27 avril 2003 ont donné une large majorité au Congrés populaire général au sein du Parlement.

La structure largement tribale de la société yéménite influence fortement le jeu politique. Les Hachid et les Bakil représentent les deux principales confédérations tribales du Nord, elles-mêmes divisées en sous-ensembles. Les liens familiaux et les allégeances claniques conditionnent pour une large part l’expression de préférences politiques.

La campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2006 s’est caractérisée par un certain dynamisme, le principal candidat d’opposition, Fayçal Ben Shamlan, soutenu par une plate-forme (les « Joint Meeting Parties ») rassemblant cinq partis d’opposition (notamment Al Islah, le parti socialiste yéménite et le parti nassérien) étant parvenu à rassembler sur son nom 21,82% des voix. Trois autres candidats ont rassemblé environ 1% des voix. Si l’opposition n’a pas contesté le principe d’une large victoire d’Ali Abdallah Saleh, elle a, en revanche, mis en cause l’invalidation d’environ 650.000 bulletins (sur 6 millions de votants) et estimé que le président n’aurait ainsi obtenu qu’un peu moins de 70% des suffrages.

Les élections locales, organisées le 7 octobre 2006 (le Yémen a connu ses premières élections locales le 20 février 2001), ont été remportées par le Congrès populaire général, qui a obtenu 315 des 425 sièges des assemblées de gouvernorat (avec 74,12% des voix) ainsi que 5.078 des 6.902 sièges des assemblées de districts (avec 73,57% des voix). L’Islah a obtenu 28 sièges aux assemblées de gouvernorat et 794 sièges à celles des districts, le Parti socialiste remportant respectivement 10 et 171 sièges aux mêmes élections.

M. Ali Mohammed Mujawar, a été appelé, le 31 mars 2007, à remplacer M. Abdekjader Bajamal au poste de Premier ministre et à former un nouveau gouvernement, présenté le 5 avril.

Longtemps président du Parlement, le Cheikh Abdallah Al Ahmar a été remplacé, suite à son décès, par M. Yahia El Ra’i, le 17 février 2008.

Le report des élections législatives, prévues initialement le 29 avril 2009, a été annoncé le 24 février.

Une rébellion a éclaté en juin 2004 dans la région montagneuse de Saada dans le Nord du pays. Menée par un chef religieux zaïdite, Hussein Badr el Din Al Houthi (tué en septembre 2004), puis par son frère Abdelmalik Al Houthi, celle-ci a nécessité l’engagement d’importantes forces militaires. Elle a depuis connu une alternance de périodes de combat et de trêves : deux mois d’affrontements en 2004 (2.000 morts entre juin et août), plusieurs semaines au printemps 2005 (300 morts en mars et en avril), près de cinq mois en 2007 (1.200 morts et 35.000 civils déplacés entre la fin janvier et le 16 juin, date de la conclusion d’un accord de cessation des hostilités sous médiation qatarienne), trois mois en 2008 (entre le 10 janvier et le 1er février, date à laquelle une réunion à Doha a permis de rétablir le cessez-le-feu, puis de nouveau entre le 11 mai et le 18 juillet, date de l’annonce d’une trêve partielle). Lors de ce dernier épisode, malgré le recours à des moyens lourds, l’armée yéménite n’est pas parvenue à déloger les rebelles de leurs positions tandis que près de 80.000 civils durent fuir les combats.

La région de Saada demeure interdite aux étrangers.

Les autorités yéménites ont décidé, le 10 septembre 2007, de rétablir le service militaire obligatoire pour tous les bacheliers, suspendu en 1999.

La pratique des enlèvements d’étrangers par des tribus yéménites a repris à partir de 2005 : des groupes de touristes étrangers sont retenus en otage pour servir de monnaie d’échange dans les négociations entre certaines tribus et les autorités gouvernementales. Quatre touristes français ont ainsi été pris en otage entre le 11 et le 25 septembre 2006. Trois ressortissants allemands puis trois touristes sud-africains ont successivement été pris en otage en décembre 2008 et en janvier 2009, avant d’être libérés. Enfin, un ressortissant allemand travaillant sur un chantier gazier a été pris en otage le 18 janvier 2009. Les touristes retenus en otage ont en général été rapidement relâchés.

La situation sécuritaire s’est depuis cette date sensiblement dégradée avec la multiplication des attaques à caractère terroriste contre des cibles occidentales ou gouvernementales :

 deux tentatives d’attentats à la voiture piégée ont visé des sites pétroliers près de Marib et de Mukalla le 15 septembre 2006 ;

 un attentat-suicide à la voiture piégée a tué sept touristes espagnols et deux Yéménites près de Marib le 2 juillet 2007 ;

 deux touristes belges et un Yéménite ont été tués par balles dans une embuscade dans le Hadramaout le 18 janvier 2008 ;

 le 18 mars 2008, des tirs de roquettes ont visé l’ambassade américaine à Sanaa, faisant cinq morts yéménites (deux écolières, trois soldats) ;

 des installations pétrolières appartenant à des compagnies occidentales ont été visées lors de deux attaques les 27 et 29 mars 2008 ;

 un deuxième tir de roquettes a visé, toujours à Sanaa, un quartier d’expatriés travaillant dans le secteur pétrolier le 6 avril 2008 ;

 le 16 avril 2008,deux policiers ont été tués dans un attentat à la bombe à Marib ;

 le 30 avril 2008, deux tirs de roquettes ont touchés le ministère des finances (l’ambassade d’Italieétait visée et l’attentat a été revendiqué par le groupe Kataëb Jund Al Yemen) ;

 le 2 mai 2008, un attentat à la moto piégée a fait seize morts et plus de trente blessés à la sortie d’une mosquée à Saada ;

 le 30 mai, une attaque au fusil-mitrailleur dans une mosquée de la ville de Kahal (une centaine de kilomètres au nord de Sanaa) a fait sept morts et douze blessés ;

 le même jour, deux tirs de roquettes ont pris pour cible la raffinerie d’Aden, sans atteindre leur but ;

-le 25 juillet, un attentat suicide à la voiture piégée (revendiqué par les Kataëb Jund Al Yemen) contre un camp de la sécurité centrale dans la ville de Sayoun (Hadramaout) a causé la mort d’un policier et blessé huit autres personnes ;

-le 8 août, une grenade a été lancée contre une patrouille de police dans la région du Hadramaout, sans faire de victime ;

 le 17 septembre, une attaque menée par un commando terroriste contre l’ambassade américaine a causé la mort de 16 personnes ainsi que de nombreux blessés.

Une cellule d’Al Qaïda a été démantelée, près de Mukalla le 15 août 2008 et une trentaine de membres supposés de l’organisation arrêtés le 24 août 2008. Enfin, deux membres supposés d’une cellule d’Al Qaïda (un Saoudien et un Yéménite) ont été tués par les forces de sécurité à Sanaa le 19 janvier 2009 tandis qu’un troisième était arrêté qu’un quatrième parvenait à prendre la fuite.

D’importantes manifestations à caractère social, notamment de retraités civils et surtout militaires de l’ancien Yémen du Sud mis à pied au lendemain du conflit de 1994 réclamant une revalorisation de leurs droits ou leur réintégration, mais aussi de protestation contre la hausse des prix des produits de base, ont éclaté dans le sud du pays au cours de l’été 2007, faisant cinq morts.

Enfin, plusieurs villes du sud du pays ont également été touchées au début du mois d’avril 2008 par de violentes manifestations aux motivations multiformes (renchérissement des prix des produits alimentaires, accès à l’armée et à la fonction publique des « sudistes »...), qui ont donné lieu à des affrontements avec les forces de sécurité et au saccage de boutiques et de bâtiments publics.

 

Situation économique

 

Le Yémen connaît une situation socio-économique fragile. Sa croissance démographique, alimentée par une fécondité particulièrement élevée (6,2 enfants par femme en 2007), dépasse les 3% par an. La population, désormais supérieure à 20 millions d’habitants, se distingue du reste de la péninsule par un important retard en terme de développement humain. L’analphabétisme touche ainsi 30% des hommes et 71% des femmes. 40% des enfants âgés de 6 à 14 ans ne sont pas scolarisés, pour leur majorité des jeunes filles, les garçons étant deux fois plus nombreux que les jeunes filles dans l’enseignement primaires et trois fois plus nombreux dans l’enseignement secondaire. Près d’un tiers (31%) de la population n’a pas d’accès à l’eau potable. 45% des Yéménites vivent avec moins de deux dollars par jour.

L’économie du Yémen, avec un PIB par habitant estimé à 1.100 $, repose sur trois piliers : l’agriculture (la production de céréales ne couvre qu’un quart des besoins du pays tandis que la culture du qat, plante à effets hallucinogènes, représente un tiers de la production agricole), le pétrole (environ 290.000 barils/jour début 2009), et les transferts des travailleurs émigrés. Le pays s’est engagé dans un ambitieux programme d’ajustement depuis 1995, avec l’appui des institutions financières internationales. Les autorités yéménites ont mis en place, ces dernières années, certaines réformes, concernant notamment la restructuration des dépenses budgétaires, la libéralisation du commerce extérieur et l’assainissement du secteur bancaire. Le Parlement yéménite a donné son feu vert, au deuxième semestre 2007, à la création d’une Commission nationale supérieure de lutte contre la corruption. Des réformes ont également touché la fiscalité : introduction d’une taxe sur la valeur ajoutée et baisse du niveau de l’imposition sur le revenu.

La croissance économique s’est élevée à environ 3,2% en 2008 dans un contexte relativement favorable sur le marché des hydrocarbures avec un prix de vente moyen supérieur à 100$ le baril au premier semestre 2008 (mais très inférieur au deuxième semstre), contre 70 $ en 2007, 63$ en 2006 et 51,5 $ en 2005. Ceux-ci constituent le principal (90% des recettes) poste d’exportation du pays malgré le recul régulier de l’extraction de pétrole brut (passée de 434.000 à 306.000 barils/jours entre 2001 et 2008). L’excédent de la balance commerciale s’est contracté de 1,4 milliard $ en 2006 à 700 millions $ l’année suivante. Le solde de la balance des paiements courants est, pour sa part, passé d’un excédent de 206 millions $ en 2006 à un déficit de 1,3 milliard $ en 2007, soit 6,4% du PIB.

Si la hausse des prix avait affiché un léger recul en 2007, passant de +18,5% en 2006 à environ +12% en 2007, elle est repartie à la hausse en 2008, avec une progression de l’ordre de 19% sur l’ensemble de l’année (les prévisions pour 2009 tablent cependant sur un recul sensible de celle-ci).

Alimenté à hauteur de 72% par des recettes issues des exportations d’hydrocarbures, le budget de l’Etat a affiché en 2008 un déficit de l’ordre de 8,6% du PIB après un déficit d’environ 4% du PIB en 2007 et un quasi-équilibre en 2006 (+1,3% du PIB). Calculé sur la base d’un baril de pétrole à 55$, le budget 2009 prévoit un déficit de 7,8% du PIB. Afin de compenser la baisse en cours des droits de douane, le gouvernement a décidé d’introduire une « general sales tax » (TVA) dont le taux de 5% dans un premier temps pourrait être ensuite porté à 10%.

Un quart du budget de l’Etat yéménite était consacré, en 2007, aux subventions des prix des carburants et de l’essence (2 milliards $ en 2007, soit 9,4% du PIB).

 

Le Yémen cherche de nouveaux axes de développement mais ses avantages comparatifs sont limitéspar la faiblesse de ses ressources naturelles et sa faible productivité. Le pays n’a que peu attiré jusqu’à présent des investissements directs étrangers (ceux-ci ont toutefois atteint 1,441 milliards $ en 2007, soit 6,7% du PIB) ni à stimuler l’investissement national, même si le climat des affaires tend à s’améliorer (la Banque mondiale classait le Yémen au 98ème rang sur 198 pays dans son rapport Doing Business 2009, contre la 123ème un an plus tôt). Dans ces conditions, le Yémen fait appel largement à l’aide internationale, en particulier sous forme de rééchelonnements et d’annulations de dette, dont le dernier est intervenu lors de la réunion du Club de Paris du 15 juin 2001. Le Yémen appartient officiellement à la liste des « Pays Pauvres Très Endettés » (PPTE).

Le projet gazier, développé depuis plusieurs années par le consortium Yémen LNG (participation de Total de 39,62% ; contrat signé en juillet 2005) devrait compenser la baisse prévisible de la production pétrolière (la phase de production et d’exportation de ce projet doit débuter au printemps ou à l’été 2009). L’exploitation des hydrocabures représente environ 30% du PIB, 72% des recettes budgétaires et 90% des recettes d’exportation (les pays asiatiques sont les principaux acheteurs de pétrole yéménite).

Le secteur de la pêche (1,5% du PIB en 2004) connaît une forte expansion avec une production qui dépasse désormais les 250 000 tonnes/an. Le tourisme représente entre 1 et 2% du PIB.

Enfin, lors de la réunion à Londres (15-16 novembre 2006) du groupe consultatif de la Banque mondiale sur le Yémen, des promesses importantes d’aide, de l’ordre de 5,312 milliards $, ont été faites, pour la période 2007-2010, par l’Arabie saoudite (1 milliard $), le Qatar (500 millions), les Emirats arabes unis (500 millions), le Royaume-Uni (172 millions), l’Allemagne (146 millions) et les Pays-Bas (88 millions). 49% de ces promesses sont des dons. Début 2008, les deux tiers de cette somme avaient déjà été attribués à des projets spécifiques.

Une conférence pour les investissements au Yémen a réuni près d’un millier de participants à Sanaa les 22 et 23 avril 2007. Les investisseurs des pays du Golfe, en particulier d’Arabie saoudite et du Qatar, sont de plus en plus présents.

Politique extérieure

 

Inséré dans le monde arabe et membre fondateur en 1945, s’agissant du Yémen du Nord, de la Ligue arabe, le Yémen entretient également des liens privilégiés avec le pays de la Corne de l’Afrique tout en cherchant à resserrer ses liens avec les pays occidentaux et du Golfe, dont le soutien politique et financier lui est nécessaire.

 

Le Yémen et son voisinage

Le Yémen et l’Arabie Saoudite ont conclu, le 12 juin 2000, à l’occasion de la visite à Djeddah du Président yéménite, un traité frontalier, ouvrant la voie, au-delà de la fixation définitive du tracé de la frontière commune (dont la délimitation s’est achevée en juin 2006), à la normalisation de leurs relations bilatérales. Celle-ci a favorisé les investissements saoudiens, la relance du flux de travailleurs yéménites en direction de l’Arabie saoudite, l’exploitation de certains gisements pétroliers dans le nord-est du pays et, au-delà, la réinsertion régionale de Sanaa, notamment en direction des pays du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe.

Environ un million de Yéménites résideraient ainsi à l’heure actuelle en Arabie saoudite.

Au-delà de l’Arabie saoudite, le Yémen s’est efforcé de se rapprocher du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe dans son ensemble avec l’espoir d’une adhésion qui paraît toutefois exclue à ce stade.

Le Yémen a ainsi été admis à participer à certaines instances de coopération technique (santé, éducation, travail et affaires sociales, sport) du CCEAG lors du 22ème sommet de l’organisation, tenu à Mascate (30 et 31 décembre 2001).

Bien que la substance soit à ce stade modeste, le geste n’en demeurait pas moins fort. Il était le signe de la reconnaissance de la vocation du Yémen à appartenir à l’ensemble régional de la péninsule mais l’adhésion complète du Yémen demeure une perspective lointaine et peu probable même si la date de 2016 est officiellement annoncée.

Lors de la réunion du groupe consultatif de Londres de la Banque mondiale sur le Yémen (novembre 2006), les pays du CCEAG (dont les ministres des affaires étrangères s‘étaient réunis deux semaine plus tôt à Sanaa) ont annoncé d’importantes promesses d’aide en faveur du développement du pays : 1 milliards $ de la part de l’Arabie saoudite, 500 millions $ de la part du Qatar, 500 millions $ de la part des Emirats arabes unis.

La frontière commune avec le sultanat d’Oman a été délimitée par un traité signé en 1992.

 

Le Yémen et les crises régionales

Le Yémen a toujours apporté son soutien à la cause palestinienne. Ayant accueilli, en décembre 1983, une partie des militants armés de l’OLP contraints de quitter le Liban, le Yémen (du nord) a abrité, jusqu’aux accords d’Oslo, en 1993, des camps d’entraînement de l’Armée de libération de la Palestine.

Yasser Arafat entretenait par ailleurs des relations personnelles étroites avec le Président Saleh.

Si le Yémen a salué, en 2005, l’élection de Mahmoud Abbas à la tête de l’Autorité palestinienne, il s’est toujours prononcé, depuis la victoire électorale du Hamas en 2006, puis sa prise du pouvoir à Gaza en juin 2007, pour une reprise du dialogue inter-palestinien, qu’il a tenté de favoriser. Le Président Saleh avait ainsi reçu dans ce but à Sanaa le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, en août 2007 et s’était impliqué dans la conclusion de l’accord de dialogue entre le Fatah et le Hamas, signé à Sanaa le 23 mars 2008.

Les Yéménites ont été nombreux à manifester leur soutien aux Palestiniens de Gaza lors de l’offensive israélienne de décembre 2008/janvier 2009. Le Yémen a participé à la conférence économique arabe de Koweït (19-20 janvier 2009 ; lors de laquelle la question de Gaza a été évoquée) puis à la conférence des ministres des affaires étrangères à Abou Dabi (2 et 3 février 2009).

Par ailleurs, Sanaa, qui n’a jamais rompu ses relations avec l’Irak, a toutefois adopté une attitude plus neutre lors de l’intervention anglo-américaine en mars 2003 que lors de la crise du Golfe en 1990. Les autorités yéménites ont cependant condamnée cette intervention militaire, restant ainsi en phase avec leur opinion publique. Des manifestations de protestation contre la guerre en Irak ont eu lieu dans la plupart des grandes villes.

Le Yémen est particulièrement attentif à la Corne de l’Afrique, dont il n’est distant que d’une trentaine de kilomètres.

Il accorde un intérêt particulier à la stabilité de Djibouti où réside une communauté yéménite (10.000 à 20.0000 personnes) qui relaie des échanges commerciaux non négligeables tandis que le Président Saleh entretient des contacts réguliers avec son homologue djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh.

Avec l’Erythrée, le contentieux territorial sur l’archipel des îles Hanish, en mer Rouge, que l’armée érythréenne avait occupées en 1995, a été réglé grâce à une médiation française suivie de deux sentences rendues en octobre 1998 et décembre 1999 par un tribunal d’arbitrage, qui a reconnu la souveraineté yéménite sur celles-ci. Les relations des deux pays se sont normalisées bien qu’un conflit d’interprétation sur les droits de pêche traditionnelle entre les deux pays demeure source de tensions.

Le Yémen tente de s’appuyer sur ses bonnes relations avec ses voisins de la Corne pour jouer un rôle plus actif en faveur de la stabilité régionale, notamment en tant que médiateur régional, en particulier dans le cadre du « Rassemblement de Sanaa » (structure régionale créée en 2002 et réunissant le Yémen, le Soudan, l’Ethiopie, l’Erythrée et Djibouti)..

S’agissant de la Somalie, dont la dissolution représente une menace de déstabilisation, le Yémen tente depuis 2007 de promouvoir le dialogue entre le gouvernement fédéral de transition et l’opposition des tribunaux islamistes. Le Yémen est particulièrement vigilant face aux mouvements de réfugiés en provenance des différents pays de la Corne, mais principalement de Somalie (une centaine de milliers de personnes dont peut-être 90.000 Somaliens).

En 2008, année record, 50.000 personnes (en majorité Somaliens mais également Ethiopiens et Erythréens) ont rejoint les côtes yéménites par la mer (en 2007, alors que le HCR recensait 28.882 arrivées -dont 17.379 Somaliens et 11.477 Ethiopiens-, on dénombrait au cours de la même année 1.979 migrants morts de noyage ou portés disparus dans le golfe d’Aden).

Par ailleurs, le Yémen est particulièrement préoccupé par le développement de la piraterie dans le Golfe d’Aden. Plusieurs bateaux de pêche yéménites ont ainsi été attaqués tandis que le Yémen joue un rôle actif dans les différentes initiatives internationales de lutte contre la piraterie (conférences de l’Organisation maritime internationale, conférence régionale sur la mer Rouge, au Caire, Groupe de contact sur la lutte contre la piraterie...). Il a ainsi organisé les 10 et 11 février 2009 une conférence régionale sur la sécurité maritime.

 

Le Yémen et le monde

Les Etats-Unis sont pour le Yémen, un partenaire essentiel sur le plan économique comme sur le plan politique, et ce malgré une opinion publique majoritairement anti-américaine.

Les Etats-Unis, dont l’aide (qui transite par l’USAID) vient d’être revue à la hausse, comptent parmi les plus importants donateurs internationaux du Yémen.

Les deux pays se sont engagés, au lendemain de l’attentat, sans doute menée par un groupe lié à Al-Qaïda, contre le destroyer « USS Cole », en rade d’Aden le 12 octobre 2000, et plus encore depuis les attentats du 11 septembre 2001, dans une coopération antiterroriste. Les ressortissants yéménites représentaient en janvier 2009 environ 40% des détenus de Guantanamo (une centaine de personnes). L’ambassade américaine au Yémen a été la cible d’une attaque terroriste le 17 septembre 2008 qui a fait 16 morts, pour la plupart yéménites.

Le président Saleh a effectué une importante visite à Washington le 2 mai 2007 au cours de laquelle, outre le président Bush, il a rencontré de nombreux responsables américains (Nancy Pelosi, Condoleeza Rice, Robert Gates...). Le président Bush a salué en A.A. Saleh un « ami », et a évoqué le Yémen en tant que « partenaire » jouant un « rôle important pour la stabilité régionale ».

Le refus de Sanaa d’extrader en direction des Etats-Unis Jamal Al Badawi, principal artisan (yéménite) de l’attentat contre le destroyer USS Cole, qui s’est rendu aux autorités yéménites en octobre 2007, constitue néanmoins un point d’achoppement important pour les relations bilatérales. Les autorités yéménites ont bien accueilli l’élection du Président Obama et l’arrivée d’une nouvelle administration américaine.

Les autorités yéménites ont notamment indiqué à plusieurs reprises les divergences d’appréciation sur les dossiers israélo-palestinien et irakien entre le Yémen et les Etats-Unis n’affecteraient pas leur coopération bilatérale, notamment en matière de terrorisme.

Nouveau partenaire du Yémen, la Chine est devenue son premier partenaire commercial (premier client et deuxième fournisseur), et joue un rôle important par ses achats de pétrole comme par la présence de ses entreprises de construction. Pékin est également présent militairement dans le cadre de la lutte contre la piraterie. Un navire de la marine chinoisea, pour la première fois, fait escale à Aden le 23 février 2009.

Un dialogue régulier existe avec l’Union européenne qui est également un important bailleur d’aide. Mme Benita Ferrero-Waldner, Commissaire aux relations extérieures, s’est rendu au Yémen les 6 et 7 mai 2007.

Enfin, le Yémen a ratifié, le 24 mars 2007, le traité de Rome portant statut de la Cour pénale internationale (CPI), devenant ainsi le quatrième pays arabe a procéder à sa ratification.


L’Union européenne et le Yémen

 

Détérioration des conditions de sécurité au Yémen (27 août 2009)

 

Déclaration de la présidence au nom de l’Union européenne

Consciente que c’est au gouvernement du Yémen qu’il appartient de maintenir la paix et la sécurité sur son territoire, l’Union européenne se déclare néanmoins préoccupée par l’intensification récente des combats autour de Saada qui ont fait des victimes parmi les civils et sont la cause d’un nombre inquiétant de personnes déplacées à l’intérieur du pays. L’Union européenne est également préoccupée par les conséquences que pourraient avoir une extension du conflit aux gouvernorats yéménites voisins, voire à l’ensemble de la région.

L’Union européenne rappelle à toutes les parties l’obligation qui leur est faite de respecter les droits de l’Homme et le droit humanitaire international. Elle leur demande plus particulièrement de permettre aux civils qui le désirent de fuir le conflit pour gagner des zones sûres, de faciliter l’accès des Nations unies et des ONG aux endroits où se sont regroupées les personnes déplacées à l’intérieur du pays et de permettre sans plus attendre qu’une aide médicale et humanitaire d’urgence puisse parvenir à ces personnes.

L’Union européenne engage toutes les parties à cesser immédiatement le combat. L’Union européenne considère que seule une solution politique globale peut permettre d’instaurer une paix durable et appelle toutes les parties à œuvrer énergiquement à un règlement négocié.

L’Union européenne réaffirme qu’elle est favorable à un Yémen uni, stable et démocratique. La stabilité du Yémen revêt une importance capitale pour le peuple yéménite comme pour la région dans son ensemble.

L’Union européenne reste déterminée à renforcer son partenariat avec le Yémen en étroite coopération avec les partenaires régionaux, et notamment le Conseil de coopération du Golfe.

 
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 13:37
Watan : Israël est impliqué dans l’explosion dans la banlieue sud
iloubnan.info - Le 28 décembre 2009
http://iloubnan.info/




Qui d'autre pourrait-on accuser ?




Rappel :  

>>>> Le n° 2 du Hamas au Liban pulvérisé en plein fief hezbollahni

BEYROUTH – Le quotidien syrien al-Watan a rapporté lundi d’une source bien informée qu’Israël est « clairement impliqué » dans « l’explosion ambiguë » qui a visé le Mouvement Hamas dans la banlieue sud de Beyrouth, le dimanche 27 décembre. Il a signalé que Tel Aviv continue de viser les cadres de la résistance au Liban et en Palestine. 

La source a estimé que cette explosion doit servir de leçon à ceux qui mettent en cause la résistance et son utilité. « Ils doivent parvenir à distinguer le mouvement visant à défendre le Liban à tout prix de l’ennemi qui saisit toute opportunité pour viser la sécurité, le peuple et la résistance au Liban », a-t-elle signalé. 

Elle a appelé ceux-ci à prendre conscience du danger que promet la prochaine période et à abandonner les ripostes contre les armes de la résistance, quitte à être accusés de complot contre le Liban.

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 23:07

Analyse à chaud de Khaled Asmar

Liban : informations contradictoires concernant une explosion à Beyrouth

La bombe placée dans une voiture, dans le fief du Hezbollah, aurait fait un mort et trois blessés

samedi 26 décembre 2009 - 21h39, par Khaled Asmar - Beyrouth

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Plus d’une heure après l’explosion de la voiture à Haret Hreïk, le fief du Hezbollah au sud de Beyrouth, les informations restent contradictoires concernant l’identité de la cible visée. S’agit-il d’une personnalité du Hezbollah, du Hamas ou du Jihad islamique palestinien ? Ou encore d’un simple "accident de travail", la voiture ayant explosé accidentellement pendant sa préparation ?

Selon la télévision « Al Arabiya », l’explosion, survenue vers 21h00 (heure de Beyrouth - 20h00 à Paris) dans la « Grande rue », une artère de Haret Hreïk, au cœur de la Banlieue Sud de Beyrouth, semble avoir visé une personnalité palestinienne. En effet, la déflagration a eu lieu près du domicile de Abou Imad Al-Rifaï, un responsable du Jihad islamique palestinien, et dans une voiture appartenant à des militants du Hamas. D’autres sources affirment en effet que la victime aurait été identifiée comme étant un haut responsable du Hamas palestinien au Liban (Ali Baraka).

Or, le périmètre de Haret Hreïk est connu pour être le fief impénétrable du Hezbollah et où le parti organise les soirées de Ashoura et renforce la sécurité et la surveillance du quartier en prévision de la grande marche à laquelle il avait appelé pour dimanche soir (27 décembre). De ce fait, il n’est pas interdit de penser que l’explosion est due à un « accident de travail » et non pas à un attentat visant les organisations palestiniennes ou le Hezbollah.

Si certains n’écartent pas l’hypothèse d’une voiture en préparation pour exploser ailleurs, d’autres ne peuvent s’empêcher de dresser le parallèle avec l’assassinat du chef militaire du Hezbollah, Imad Moghnieh, tué à Damas en février 2008. Dans ce cas, la Syrie aurait mis sa « machine à tuer » en action pour décapiter le Hezbollah et les organisations palestiniennes, en guise « d’offrande sur l’autel » de la paix avec Israël. C’est ce que redoute le Hezbollah et qui alimente la crainte de l’Iran. Dans ce cas, l’explosion serait ainsi le premier résultat de la visite effectuée la semaine dernière par Manoushaher Muttaki, ministre iranien des Affaires étrangères. Une visite qui a suscité beaucoup d’interrogations notamment quant à la concurrence syro-iranienne sur le Liban.

Khaled Asmar

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