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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 09:33

Assad tire sur ceux qui tentent de fuir à la frontière turque - Vidéo

 

 

Des centaines de villageois  de Jisr al Shughour marchaient vers la frontière turque lorsqu'ils sont tombés sous un feu nourri.

http://www.hurriyetdailynews.com/n.php?n=hdn-exclusive-footage-shows-armed-attack-on-villagers-2011-06-14

 

 

 

HDN exclusive: Footage shows armed attack on villagers
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par Isabelle Kersimon  

 


 

 

 

 

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Les forces syriennes ont balayé une région frontalière du Nord-Ouest pour endiguer l’exode de réfugiés vers la Turquie, selon des témoins et un militant des droits civiques.

 

 

 
CEUX QUI VIENNENT EN AIDE AUX REFUGIES SONT EGALEMENT PRIS POUR CIBLE PAR L'ARMEE SYRIENNE
 

 

 

 

Ammar al-Qurabi, militant syrien pour les droits de l’homme, a aussi accusé les forces pro-gouvernementales de s’attaquer à ceux qui aidaient les réfugiés à fuir des représailles militaires destinées à écraser les manifestations contre le régime autocratique de Bachar al-Assad.
 

Le responsable du comité international de la Croix-Rouge s’était rendu à Damas dimanche 19 juin 2011 pour discuter de l’organisation des secours avec les officiels syriens.


Le dernier assaut a suivi la plus grande manifestation dans l’ensemble du pays depuis le début de la révolte anti-Assad, en dépit de la répression qu’il exerce sur les civils. Les forces de sécurité ont tué par balle plus de 19 opposants en fin de semaine, selon les militants des Droits de l’homme.


Le régime syrien déplore les violences commises par les groupes armés et les islamistes, dont il affirme qu’ils sont soutenus par les pays étrangers.


La plupart des journalistes internationaux ayant été interdits, il est difficile de vérifier les allégations des militants des droits civiques et des officiels du régime.

 

Ammar al-Qurabi a assuré que les troupes et les tireurs pro-Assad avaient fermé les routes vers la frontière turque, dans la région riche et arable de Jisr al-Shughour, bloquant des milliers de réfugiés.
 

« L’armée syrienne s’est déployée tout autour de la frontière pour éviter que les habitants effrayés ne s’enfuient en Turquie », a-t-il ajouté.
 

Des gens qui voulaient les aider ont été attaqués aux environs de la petite ville de Bdama, près de la frontière turque également, que les troupes syriennes et les tueurs d’Assad ont détruite, brûlant des maisons et arrêtant des dizaines de personnes, selon des témoins.
 

M. Qurabi confirme que « des miliciens proches du régime attaquent les gens de Bdama et des alentours, ces gens qui essaient d’apporter de l’aide et de la nourriture aux réfugiés massés le long de la frontière et qui essaient de s’enfuir ».
 

Ses observations ne peuvent pas être vérifiées de manière indépendante, mais Omar, un fermier du coin qui a pu atteindre la zone frontalière, confirme : « Il y a des barrages routiers partout pour empêcher les gens de fuir, mais les villageois trouvent d’autres trajets à travers les vallées, en direction de la frontière turque ».
 

Des témoins ont affirmé que les forces pro-Assad tiraient au hasard, saccageant les maisons et brûlant les récoltes à Jisr al-Shughour, une région connue pour ses pommeraies, ses oliviers et ses champs de blé.
 

« Nous n’avons pas pu nous procurer de pain aujourd’hui. Aucune boulangerie n’était ouverte à Bdama, car on les a obligées à fermer. Les shabbiha (les brigades tueuses d’Assad) tirent au hasard », raconte un réfugié, menuisier du nom de Hammoud.
 

« Un homme a été blessé à Bdama aujourd’hui et nous avons réussi à le transporter jusqu’à un hôpital en Turquie. Mais beaucoup craignent d’être abattus s’ils tentent de traverser », ajoute-t-il.

Bdama est l’un ces centres névralgiques du pays qui apporte nourriture et aide à plusieurs milliers d’autres Syriens ayant fui les violences dans les villages frontaliers pour trouver refuge dans les champs.

 

10 114 REFUGIES ONT GAGNE LA TURQUIE 
 

Le nombre de réfugiés qui ont gagné la Turquie s’élève à 10 114 personnes, tandis que 10 000 autres cherchent à se protéger en bordure de la frontière, selon les autorités turques.
 

La Turquie sunnite, qui aspire à restaurer son rôle régional, a resserré ses liens avec Assad, adepte de la secte minoritaire syrienne alaouite, soutenu sa volonté de chercher la paix avec Israël et d’améliorer ses relations avec les Etats-Unis.
 

Mais les crimes de masse des Syriens sunnites ont rendu le Premier ministre Tayyip Erdogan de plus en plus critique envers Assad.
 

Erdogan a mis en garde la Syrie contre une réédition de la campagne de répression brutale des années 1980, qui avait fait des milliers de morts. Il a aussi dépêché son ministre des Affaires étrangères et le chef des forces armées terrestres à faire le tour des régions frontalières qui abritent les réfugiés syriens ces derniers jours.
 

La Fédération internationale des droits de l’homme et le Centre d’études pour les droits de l’homme américain, basé à Damas, ont annoncé dans une déclaration qu’ils ont vérifié les chiffres suivants auprès de sources locales : les forces gouvernementales ont tué plus de 130 personnes, et en ont arrêté plus de 2 000 à Jisr al-Shughour et dans les villages environnants ces derniers jours.
 

Jakob Kellenberger, président du Comité international de la Croix-Rouge, est sur place pour un voyage de deux jours afin de discuter de l’organisation de l’aide humanitaire dans leur pays avec les officiels syriens.
 

Cette visite résulte de l’appel lancé par l’organisation non-gouvernementale la semaine dernière, visant à accéder plus largement à la population civile, y compris aux blessés et aux prisonniers.
 

Les militants syriens des Droits de l’homme affirment qu’au moins 1 300 civils ont été tués, et  que 10 000 sont emprisonnés depuis le mois de mars.
 

L’observatoire syrien des Droits de l’homme indique que plus de 300 soldats et policiers ont aussi été tués. D’autres militants progressistes indiquent due des dizaines de personnels de sécurité ont été tués par les troupes loyalistes pour avoir refusé d’abattre des civils désarmés.
 

Assad a déployé les forces militaires avec une violence croissant à mesure que des agitations se produisaient en réaction aux tueries. Les provinces centrales des cités plus mixtes de Damas et Alep, où la sécurité est intense, n’ont pas connu de grandes manifestations.

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 09:27


Les soldats syriens font revenir de force les réfugiés vers des villes-fantômes - Les palestiniens se joignent aux protestations

DEBKAfile Reportage exclusif  21 juin 2011, 7:28 PM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info


 http://www.debka.com/article/21049/

Tags:  Bashar Assad     Barack Obama    Erdogan    Syrian uprising    US warships 

 

Des personnes déplacées des villes et villages syriens

 

L’armée syrienne est entrée en action, mardi 21 juin, au lendemain du discours d’Assad, pour ramener de force vers leurs maisons, le Presque quart de million de civils qui ont fui les villes et villages sur la frontière turque, au cours des dix derniers jours, pour échapper aux persecutions de l’armée. Les sources de Debkafile font état de bruits de coups de feu et d’explosions en provenance des refuges dans les collines.

 

Cela apparaît être la réponse du Président syrien Bachar al Assad à la conversation téléphonique, tôt ce mardi, entre le Président américain Barack Obama et le Premier Ministre turc, suite auquel un responsable turc de premier plan a donné au Président syrien moins d’une semaine pour honorer ses promesses de réforme et mettre un terme définitif aux violences contre sa population.


Dans son discours de lundi, le dirigeant syrien a appelé les réfugiés à revenir chez eux sous la protection de l’armée. Il a tenté de convaincre par une remarque bienveillante disant que «  sans leurs enfants », ces villes étaient des « villes mortes ».

 

 

Mais ces opposants n’ont eu aucun doute sur le fait qu’il menaçait les citoyens déplacés qui bafoueraient son « appel » du même traitement violent qu’il a infligé à l’opposition depuis avril. La détermination d’Assad d’écraser les dissidents par la force est trempée dans le même acier qu’elle l’a toujours été.

 

Contrairement à ce qui est rapporté à Washington, Ankara et Damas de plus de 10 000  réfugiés syriens qui soient passés en Turquie y chercher asile et un petit millier qui se seraient installés dans les collines à l’intérieur du territoire syrien, les sources militaires de Debkafile font état d’un tableau réel plus proche de 250 000 réfugiés.

 

Dimanche 19 juin, la Turquie a commencé à transporter de la nourriture, de l’eau potable et des fournitures médicales vers ces gens affamés et traumatisés se cachant dans les collines du nord de la Syrie – beaucoup d’entre eux ayant perdu des membres de leurs familles et tous leurs biens et propriétés, leurs maisons, leurs affaires et leurs cultures ayant été détruits et confisqués dans des villes telles que Jisr al-Shugour. Les hélicoptères turcs ont lâchés des fournitures vers les gens cachés dans des endroits inaccessibles.

 

Ankara ne s’est pas laissé dissuade de ses efforts par les mises en garde de Damas, signifiant que toute aide aux réfugiés et personnes déplacées sur le territoire syrien serait considérée comme une action militaire étrangère et s’exposerait à une réplique appropriée. L’émissaire spécial d’Assad à Ankara, le Général Hassan Turkmeni était chargé de véhiculer cette mise en garde.

 

Assad est impudemment en train de démontrer qu’il n’a pas peur d’un bras de fer avec Washington ou Ankara. Il estime qu’au bout du compte, nul ne se lancera dans une aventure militaire contre son régime et son armée. Même la forte condamnation du Président américain du « scandaleux » usage de la violence par le régime contre les manifestants, disant que cela « doit finir, maintenant » a laissé entendre au tyran syrien qu’il disposait encore de temps pour s’en jouer ; Obama s’est, une fois encore, abstenu de nommer Bachar al Assad comme responsable de la violence ou de l’appeler à démissionner.

 


Au cours de la journée, quatre civils ont été tués à Homs et Deir Al Zour, alors que des affrontements entre manifestants pro et anti-gouvernementaux éclataient à Damas et dans d’autres villes. Bien que le gouvernement se soit arrangé pour faire sortir des milliers de partisans d’Assad dans les rues, après l’allocution du Président, la situation en Syrie semble s’approcher dangereusement de l’imposion :


1.Pour la première fois, de larges forces gouvernementales sont entrées dans Hama, la ville qui symbolise la défiance des Frères Musulmans à l’encontre de la famille Assad depuis les massacres de 1982. Ces forces se sont confrontées au risque majeur d’une opposition armée – raison pour laquelle l’armée n’avait pas interféré avec les rassemblements anti-gouvernementaux à cet endroit.


2. Egalement, pour la première fois, les Palestiniens des camps de réfugiés autour de Damas ont mis tout leur poids avec l’opposition contre Assad. Durant le dernier week-end, de petits groupes armés ont fait feu sur des bâtiments appartenant aux sympathisants d’Assad, comme le Front Populaire pour la Libération de la Palestine-Commandement général d’Ahmed Jibril et le FLP..


3.   Les Etats-Unis et l’OTAN continuent de stocker des atouts militaires en Méditerranée et en Turquie. Le gigantesque porte-avionsUSS George H. W. Bush croisant en Méditerranée centrale, en face des côtes syriennes a été rejoint par le destroyer lance-missiles USS Truxtun qui a quitté la base navale israélienne d’Haïfa le 17 juin et le destroyer doté de missiles guidés USS Barry, qui mouillait au large du port italien de Gaeta, le même jour.


Egalement ce jour-là, la Turquie a pris le commandement du 2ndgroupe naval de l’OTAN des forces d’intervention en Méditerranée.


A Paris, le Premier Ministre russe Vladimir Poutine a diffusé un nouvel avertissement contre toute intervention en Syrie, sur le modèle libyen.

 

Lundi, Debkafile mentionnait que certaines sources décrivaient des hélicoptères de l’armée turque en train d’infiltrer le nord de la Syrie durant des missions de reconnaissance et que l’OTAN planifiait d’envoyer par air des troupes supplémentaires venues des bases d’Espagne et d’Allemagne vers la base aérienne d’Izmir dans l’Ouest de la Turquie. 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 15:57

 

 

 

Des hélicoptères turcs survolent la Syrie. L’Otan renforce sa présence sur la base d’Izmir.

 
DEBKAfile Reportage spécial 20 juin 2011, 8:07 PM (GMT+02:00)

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

 

http://www.debka.com/article/21046/

Tags:  Bashar Assad     Syria    Turkey    NATO 

 

 

Des troupes syriennes dans le nord de la Syrie

 

Debkafile relève une poussée de fièvre guerrière en et autour de la Syrie, à l’issue du discours du Président Bachar al-Assad, lundi 20 juin, qui a déclenché des émeutes menées par des manifestants désillusionnés, à Damas et Latakieh. Nous sources militaires examinent les rapports des sources de l’aviation chypriote, selon lesquels la Syrie a fermé son espace aérien au trafic civil, alors que ces sources découvraient que les cieux syriens restaient encore ouverts.


Selon d’autres sources, plusieurs hélicoptères iraniens et turcs ont infiltré le nord de la Syrie, lors de missions de reconnaissance. Des sources arabes révèlent que l’OTAN projette d’envoyer par air des troupes supplémentaires, depuis ses bases espagnoles et allemandes, vers la base aérienne d’Izmir dans le nord de la Turquie, afin d’étoffer leur nombre actuel qui est de 400 soldats. Damas accuse la Turquie de chercher à occuper des pans de territoire syrien sur le simple prétexte que fournir une zone de sécurité aux réfugiés syriens. 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 17:40

 

L’Armée libanaise restera en état d’alerte à Tripoli durant 3 à 6 mois pour contenir la “lave du volcan syrien”.

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naharnet

 

 

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L’armée libanaise doit rester en état d’alerte dans la ville portuaire de Tripoli, au nord du Liban, pour une période de trois à six mois, de façon à contenir les tous récents affrontements qui ont éclaté entre Alaouites et Sunnites, à l’issue d’un rassemblement contre le gouvernement syrien.

 

Des responsables à Tripoli, qui sont en contact avec les autorités sécuritaires, ont déclaré au quotidien An Nahar, publié dimanche, que « l’armée est parvenue avec succès à mettre fin à la lave provenant du volcan syrien et qu’elle continuerait à se confronter, aux côtés des forces de sécurité » à toute nouvelle irruption.

“L’armée demeurera en état d’alerte pour une durée de trois à six mois, jusqu’à ce que le volcan voisin” cesse d’être en activité, d’après ces sources. Elles faisaient référence à la tourmente liée aux manifestations contre Assad, en Syrie.

Des combats de rue ont éclaté, vendredi, dans les quartiers de Bab al-Tabbaneh et Jabal Mohsen à Tripoli, quand des centaines de manifestants se sont rassemblés pour manifester contre le Président alaouite syrien, Bashar al –Assad.

“Ce serait une erreur de considérer les incidents de Tripoli comme partie prenante d’une crise (politique) locale, parce que cela n’arrive que comme conséquence des incidents en Syrie”, expliquent ces sources à An Nahar. Sept personnes ont été tuées et 50 blessées durant les affrontements.

Le Commandement de l’armée a averti, dans un communiqué, que l’armée “ répliquera avec fermeté et force à toutes les sources de tirs de quelque bord que ce soit et ne montrera aucune clémence envers quiconque porte les armes ou met en danger la vie d’autrui ».

Bien que l’armée se soit lourdement déployée dans les deux quartiers de Tripoli et leurs voisinages, la station radio de la Voix du Liban a fait savoir que deux grenades à main aaient été dégoupillées à Jabal Mohsen, durant la nuit, blessant une personne.

Elle n’a pas donné de détails supplémentaires.

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 08:59

 

Moyen-Orient : Nouvelle stratégie ? par Moshé FEIGLIN

 © 2011 www.aschkel.info

 

 Le monde entier reste médusé devant le théâtre des opérations sur la scène arabe qui nous entoure. Dans l’un après l’autre de ces pays, se produisent des révolutions dont le dénominateur commun est très étrangement le même : Dans tous ces pays il n’y a pas de véritable alternative au pouvoir en place. Il n’existe pas dans ces pays un Khomeiny qui attend à Paris de venir et de recevoir en main propre le pouvoir.

Ces 22 "soit disant" pays qui ont été crées ex-nihilo par l’occident dans l’étendue du monde arabe – des pays qui n’ont jamais fonctionné comme tel - se désintègrent tout simplement devant nos yeux. Tous attendent de voir quelle sera la suite, mais seule une hypothèse n'est pas prise en compte, celle qu’il n’y ait pas de suite…

C’est-à-dire la possibilité qu’en fait nous ayons devant nos yeux un processus de désintégration qui n’est pas une période intermédiaire, et sûrement pas un processus de progrès. Il est possible que les gouvernements qui sont tombés ne soient pas remplacés par un autre gouvernement national ,et que les châteaux de cartes qui ont plus ou moins fonctionné pendant les soixante-dix dernières années, depuis le départ des français et les anglais, s’effondrent pour redevenir les anciennes tribus qui constituaient alors le monde arabe. Cette possibilité n’est absolument pas envisagée.

Cet artefact qui a permis de transformer des tribus arabes en des pays possédant une identité nationale, a été réalisé de toutes pièces il y a soixante-dix ans, et perdure depuis. Dans les années quarante les français et les anglais ont quitté la région. Cela a duré le temps qu’a duré l'ancienne Union Soviétique et se terminera sans doute comme la tentative de Bush de faire adopter une démocratie au peuple iraquien…

Il serait amusant de voir comment en septembre l’ONU décidera de la naissance d’un nouvel état arabe alors que les 22 autres pays s’effondrent devant nos yeux.

Et quelles en sont les conséquences pour nous?

Un grand danger et une opportunité encore plus grande.

Si nous parvenons à comprendre que nous avons en face de nous un unique peuple arabe, composé de différentes tribus qui ne pense pas en termes de souveraineté nationale mais en termes de souveraineté religieuse, nous pourrons développer une politique extérieure complètement différente. La question n'est pas, par ou passera la frontière entre la Syrie et Israël. La véritable question est, quelles seront les forces dominantes qui régneront sur toute la région.
S’il se passe ce qui a été décrit précédemment, il est hors de doute qu’Ahmadinedjad, Erdogan, et d’autres dirigeants du même calibre seront heureux de prendre la tête du nouveau Califat Musulman, qui s’étendra de l’Euphrate au Nil. Il me semble que c’est exactement ce qui leur passe par la tète dès maintenant - ces deux pays en ayant déjà l’expérience historique.

Septembre est dangereux. Septembre est en fait une étape importante dans le processus d’isolation d’Israël. Il est clair que l’explosion de la structure des pays arabes entrainera la libération d’énergies qui chamboulera toutes les règles. Chaque souverain qui tentera d’unir sous sa domination le monde arabe utilisera la seule chose capable de réussir cette union: la haine d’Israël.

Le monde occidental plonge dans une énorme crise financière cherchera lui aussi à mettre la main sur les grandes richesses de la région et viendra en aide aux palestiniens. Si Obama est réélu, il ne répugnera pas à créer « une coalition de paix » comme au temps de Bush en Irak et a envoyer sa flotte vers le port de Haïfa. Totalement impuissants, les parlementaires du Congrès le feront rire tout bas. Celui qui lit le journal "Haaretz" comprend qu’ici en Israël il y aura des gens qui attendront ce défilé maritime les bras grand ouverts.

Il est possible d’empêcher ce scenario inquiétant si nous commençons à penser de façon offensive et non défensive. Dans l’optique politique immédiate, selon la proposition du député Danon, il s’agit d’étendre immédiatement la souveraineté d'Israël aux blocs d’implantation. Ceci est une excellente proposition naissant de l’intérieur du Likoud (endroit idéal), avec l'appui de nombreux autres parlementaires dans les partis politiques au pouvoir.

D'un point de vue national, nous devons intérioriser que les Etats-Unis ne nous sont pas vitaux. Israël est à elle seule une puissance régionale. Israël est plus forte sur le plan de la défense et sur le plan économique que tous les pays en face d'elle et est capable de causer des dommages irrémédiables à tout pays dans le monde qui menacera sa souveraineté.

Le monde fera des affaires avec celui qui prendra le contrôle de la région, et saura faire payer à celui qui le menace. Comment se comporte l'Amérique avec celui qui ne se comporte pas de cette façon? Pour cela il faudra poser la question à Moubarak…

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 22:03

 

 

Turquie - Le Mouvement Mondial Gülen  

  

Par Albert Soued, écrivain, www.chez.com/soued pour www.nuitdorient.com

Le 18 juin 2011

 

Le parti AKP, le Parti de la Justice et du Développement, vient de gagner pour la 3ème fois les élections législatives et son chef le 1er ministre Erdogan, est au pouvoir déjà depuis 8 ans. Bien qu'ayant de moins en moins de sièges au parlement (325 au lieu de 363 en 2002), Erdogan est de plus en plus populaire, puisqu'en 2002, il avait gagné avec 34% des votes et aujourd'hui, il en a 50%.

Erdogan cherche à changer la Constitution pour transformer son régime en système présidentiel comme aux Etats-Unis. Comme c'est son 3ème et dernier mandat, il pourrait être tenté, dans la foulée, par "un système présidentiel à vie". Nous avons ouvert la rubrique "Turquie" à l'arrivée d'Erdogan au pouvoir et nous l'avions intitulée "La Turquie se réislamise lentement et s'éloigne de l'Occident", à bon escient.

D'où vient cet engouement turc pour l'islamisation au détriment des partis démocratiques et laïcs, héritiers de la révolution deKémal Ataturk ? La corruption de ces partis et les exactions de la police et de l'armée n'expliquent pas totalement le succès de l'AKP, d'autant que celui-ci se révèle autant corrompu que les autres partis et que les cadres de la police et de l'armée n'ont pas changé d'attitude, quoique plus jeunes.

 

Sous l'empire ottoman, la Turquie était un modèle d'islam tolérant s'appuyant sur la tradition soufie dont les confréries se développaient harmonieusement dans tout le Moyen Orient. Depuis près d'un demi-siècle, l'islam radical a supplanté cette vision, et les soufis sont persécutés, voire interdits en Arabie et en Iran. Un mouvement religieux inspiré du soufisme, appelé "Gülen" du nom de son fondateur, résiste à l'Islam radical issu d'Arabie et d'Iran et se développe aujourd'hui dans le monde entier.

Fethullah Gülen est né en 1938, en Anatolie. Fils d'imam, il a commencé une carrière d’imam à 17 ans, puis est devenu un enseignant religieux. Arrêté après le coup d’état militaire de 1971 pour activités clandestines, il a été condamné en 1999 pour avoir fomenté "un complot contre les institutions laïques turques" (il a été blanchi en 2008). En 1998, Gülen fuit aux États-Unis avec un groupe d’adeptes où il achète une parcelle de terrain au milieu des montagnes Pocono en Pennsylvanie, qui est devenue la base de ses opérations.

Ayant amassé plus de 25 milliards $ d’actifs, dont l'origine reste opaque, il continue à partir de là à influencer les activités politiques turques, ainsi que les événements dans toute l’Asie centrale et dans une grande partie du monde musulman. Il est aujourd’hui à la tête d’un empire tentaculaire constitué de 2000 écoles réparties dans une centaine de pays, d'universités, d'hôpitaux, de journaux et de chaînes de télévision, d'associations culturelles et professionnelles en Turquie, de sites internet en près de 20 langues dont un en français (http://fr.fgulen.com/).

Sous son influence et celle de l'AKP dont le mouvement a fourni les cadres, la Turquie s’est transformée en quelques années d’un état laïc en un pays islamique avec 85.000 mosquées actives - une mosquée par 350 citoyens soit le plus grand nombre par habitant dans le monde  -- 90.000 imams, en plus grand nombre que les enseignants et les médecins et des milliers d’écoles islamiques administrées par l’État. Il aurait en Turquie une dizaine de millions de s'adeptes et de sympathisants.

 

Gülen a fondé son enseignement sur la notion soufie de "travail pour le bien commun de l’humanité", totalement opposée au "jihad" violent de la guerre sainte. Le véritable islam doit coopérer avec les autres religions en vue d’assurer la liberté, le progrès matériel et justice sociale.

Cheikh Saïd Kurdi-i (1878-1960), le penseur turc appelé Saïd’i Nursi, avait déjà créé un mouvement "Nour ou lumière" qui a essayé de concilier l'islam avec la science, donnant aux musulmans les moyens de s'approprier le savoir scientifique, sans l’opposer à la religion. Grâce à l'action de Fethullah Gülen qui s’inscrit dans son prolongement, cette mouvance néo-soufie est restée vivante et influente.

Réformateur de l’islam, Gülen a une approche où se mêlent la nostalgie d’un islam modéré de l’empire ottoman, une vision turco-centrée du monde islamique et une volonté farouche de s’appuyer sur une éducation scientifique et moderne. Il ne milite pas ouvertement pour la création d’un état théocratique, création prématurée qui viendrait en son temps.

Pour lui, l’AKP est trop pressé et trop voyant dans son désir d’instaurer un état islamique et la sharia'h en Turquie, car il est encore trop tôt pour donner le coup de grâce au Kémalisme. Peu attiré par les courants fondamentalistes issus de la péninsule arabique et rejetant toute forme d’action violente, il est l’une des rares personnalités de l'Islam à dénoncer les attentats du 11/9.


Gulen reproche à Erdogan son implication dans l'affaire de la "flottille" qu'il aurait dû éviter, soninutile"anti-israélisme", et la mauvaise image qu'il répand en Occident.
Par ailleurs, souhaitant sérieusement diminuer l'influence de l'armée dans la société civile et renforcer celle-ci,Gulen reproche à Erdogan d'avoir fait des compromis avec l'armée sur les nominations et l'organisation des promotions et d'avoir libéré la plupart des officiers compromis dans la préparation de coups d'état -- qui n'ont jamais eu lieu. 

De nombreux observateurs politiques pensent que le Mouvement Gülen est dangereux car il aurait les mêmes objectifs que les Frères Musulmans au Moyen Orient  -- un califat mondial – mais avancerait caché, sous couvert d'idées de compassion et d'ouverture, le temps que l'Islam récupère la technologie et la science de l'Occident. D'autres pensent qu'il serait manipulé par la CIA, pour contrôler les républiques d'Asie centrale issues de l'empire communiste… Le mouvement Gülen étonne et inquiète.

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 20:50


 

 

Le Liban a un nouveau gouvernement radical. Il offre à Assad son second front

 

DEBKAfile Reportage exclusif 17 juin 2011, 11:03 AM (GMT+02:00)

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

 

http://www.debka.com/article/21037/

Tags:  Lebanon      Bashar Assad    Hizballah    US    Turkey    Israel   Syria 

Le nouveau Ministre de la Défense libanaise, Suleiman Franjiyeh

 

Après six mois de stagnation politique, le Liban s’est doté d’un nouveau gouvernement dirigé par Najib Mikati, allié du Président syrien Bachar al-Assad et du Hezbollah. Soudainement formé le 13 juin, la cohorte de 30 ministres a gratifié les fidèles du Hezbollah et les politiciens pro-syriens d’un nombre sans précédent de portefeuilles -18, dont celui de la sécurité intérieure -. Le précautionneux acte d’équité interconfessionnelle, qui maintenait une mesure d’équilibre et préservait le Liban de la guerre civile, est balayé.

 

 

C’est le soulèvement syrien qui a directement frayé le chemin de cette percée : le Hezbollah chi’ite a capitalisé ces troubles dans le voisinage pour arracher sa plus grosse tranche de gouvernement qu’il ait jamais obtenu auparavant. Assad a mis sur pied son second front contre ses adversaires à Beyrouth, ajoutant encore du muscle à sa répression militaire à domicile et signalant, par la même occasion, aux Etats-Unis, la Turquie et à l’Europe que les tentatives de renverser son régime risquait fort d’être l’étincelle mettant le feu aux poudres à des querelles et un chaos civil dans le Liban voisin. Le danger consistant à enflammer le Levant tout entier était destiné à dissuader de toute intervention militaire étrangère en Syrie.

 

 – Mais ce n’est pas tout –

 

1. Le premier Ministre de la Défense libanaise pro-syrien peut, désormais plier l’armée libanaise aux désidératas de Damas et du Hezbollah pro-iranien. Le Ministre, Suleiman Frangieh appartient à l’influent clan chrétien libanais du nord dont la milice privée a traditionnellement été financée par la famille Assad à Damas. Aussi, la prochaine fois que le Hezbollah coordonne avec la Syrie, une manifestation palestinienne de masse visant à détruire les deux frontières – comme c’était le cas le 15 mai – l’armée libanaise ne sera pas là pour la faire refluer. Un affrontement avec les troupes israéliennes deviendrait ainsi inévitable sur les deux fronts.


2. Frangieh peut compter sur le ferme soutien du nouveau minsitre de l’intérieur, le Général de Brigade Marwan Charbel, l’un de ses disciples qui contrôlera les services de renseignement national et la sécurité. L’étroite collaboration entre les deux assure à Damas et au Hezbollah une mainmise totale sur tout aspect relatif à la sécurité – intérieure et extérieure. Les agences de renseignement pro-occidentales vont connaître des temps difficiles. Le Général Charbel est proche d’un autre personnage puissant de la minortié chrétienne, ayant un rôle dans le gouvernement, le Général Michel Aoun, dirigeant du Mouvement patriotique libre et chef chrétien, allié du Hezbollah.

 

Ce Ministre de l’Intérieur a été choisi pour cimenter les parties disparates du gouvernement et pousser le Président Chrétien Michel Souleiman dans ses cordes, à partir de quoi il n’a pas d’autre choix que de se prosterner devant une administration qui n’est que l’instrument de Damas et du Hezbollah.

 

3. Le bloc chrétien d’Aoun s’est vu gratifier de 8 portefeuilles, comprenant, parmi les plus importants, les ministres de la Justice, de l’énergie et des communications.

 

Depuis des années, le Hezbollah convoitait les télécommunications, à cause de leur contrôle des satellites de communications, de leurs lignes fixes au sol et systèmes de réseaux téléphoniques cellulaires aussi bien que leurs relais de radiodiffusion et de télévision. Lorsqu’il se voyait refuser ce poste, le Hezbollah utilisait des financements iraniens pour établir ses propres réseaux de médias indépendants.


Now telecommunications is in friendly hands.
 Désormais, les télécommunications sont entre des amies plus amicales.

 

4.   Damas et le Hezbollah ont aussi atteint les leviers de commande des systèmes judiciaires et sécuritaires libanais à temps pour anticiper la publication, par la Cour Pénale internationale des actes d’accusation pour l »assassinat due l’ancien Premier Ministre libanais Rafic Hariri. Selon les câbles qu’ils ont reçus, le Tribunal Spécial sur le Liban –TSL- prévoit de publier ces inculpations contre des responsables de l’appareil sécuritaire et militaire syrien et des membres des organisations de la sécurité et du renseignement du Hezbollah à la fin de ce mois ou au début juillet. Ces publications interviendront assorties de mandats d’arrêt et d’extradition de ces suspects.


Damas perçoit le bras long de Washington derrière ce geste, avec l’objectif de punir Assad pour sa répression sévère contre les dissidents syriens. Le nouveau gouvernement libanais est structuré pour contrecarrer le Tribunal spécial par la production d’une déclaration invalidant son autorité et en refusant d’obéir à ses décrets.


5. Le gouvernement pro-iranien et pro-syrien installé désormais à Beyrouth donne un coup de fouet magistral à l’alliance entre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, qui  fléchissait après la perte de l’un de ces membres les plus importants : la Turquie.

 

Juste avant l’irruption de la révolte arabe, en décembre 2010, le Premier Ministre turc Tayyip Erdogan était un membre predominant de ce bloc, le voyant comme le véhicule qui lui permettrait d’accomplir son rêve d’atteindre un rôle régional dominant et servirait de pont entre le Monde musulman et ‘Occident. Au cours des trois derniers mois, Erdogan a établi un rapport avec le Président Barack Obama, qui résulte de la décision de l’Iran, de la Syrie et du Hezbollah de rabaisser l’importance de ce rôle. Le nouveau gouvernement libanais permet de remplacer la Turquie par le Liban, son état, plutôt que par le seul Hezbollah, le mouvement, comme membre à part entière de cette alliance. 

Dernière minute : 

Le juge Mehlis: "Assad a ordonné l'assassinat d'Hariri" 
Publié :  .17.06.11, 19:00 / Israel News


Le Juge allemand dirigeant l'enquête sur le meurtre de l'ancien Premier Ministre Rafik Hariri déclare que c'est le régime syrien qui a ordonné son assassinat. 

Dans une interview avec une station de radio allemande, Detlev Mehlis a déclaré que le Président syrien Bachar al Assad a "ordonné qu'Hariri soit tué", parce qu'il craignait que le Premier Minstre coppérait avec la France et les Etats-Unis pour renverser le régime syrien et désarmer le Hezbollah (Roee Nahmias). 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 17:11

 

 


Shane Farrell, 15 juin  2011   


Par Marc Brzustowski,

pour© 2011lessakeleet © 2011aschkel.info


http://www.nowlebanon.com/NewsArticleDetails.aspx?ID=282019

 

Une manifestante, portant une pancarte disant : “Liberté pour la Syrie », se tient à l’extérieur de la Cour Pénale Internationale (CPI) à la Haye, Pays-Bas, le 7 juin 2011 (AFP photo/ Anp Robin Utrecht)


A la mi-mai, Les Ministre d’état britannique des Forces Armées, Nick Harvey, disait qu’il était “hautement probable” qu’un mandat d’arrêt soit diffusé par la Cour Pénale Internationale (CPI), contre le Président syrien Bachar al-Assad, concernant son rôle dans la répression féroce contre les manifestants dans son pays. C’est une grave accusation. La CPI enquête sur des individus suspectés de commettre « les crimes les plus graves de préoccupation pour la Communauté Internationale », comprenant le génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.


Depuis la déclaration d’Harvey, le nombre de tués en Syrie est monté “d’au moins 600” à plus de 1.100 et plus de 10 000 ont été emprisonnés, selon des groups des droits de l’homme. De plus, les accusations de torture et de disparitions forcées abondent, et les appels à ce qu’Assad et les autres membres importants du régime syrien comparaissent devant la CPI ont augmenté.


L’observatoire des droits de l’homme, Amnesty International, par exemple, a publié un communiqué de presse, au début de ce mois, répétant ces appels, diffuses en avril, pour que le Conseil de Sécurité de l’ONU transmette l’examen de la situation en Syrie à la Cour Pénale Internationale



Human Rights Watch, pendant ce temps, a rendu un
 rapport public qui soutient que la nature et l’échelle des violations causes par le régime d’Assad “suggèrent fortement que ces violations soient qualifiées de crimes contre l’humanité”.


Les crimes contre l’humanité, , selon le Statut de Rome, le traité qui a instauré la CPI, incluent le meurtre, la torture ou les disparitions forcées qui sont « commis comme part d’une attaque généralisée et systématique dirigée contre toute population civile ».


Si la Communauté Internationale en venait à considérer les évènements en Syrie en tant que crimes contre l’Humanité, comment ceux qui les commettent pourraient-ils être traînés devant l Justice ?


Puisque la Syrie n’est pas signataire des traits de la CPI, le Tribunal  n’a pas de juridiction sur ce pays, et les dossiers ne peuvent pas lui être transférés par les états signataires ni le Procureur du tribunal. En ce cas, la seule voie pour que le dossier soit déféré devant la CPI serait celle du Conseil de Sécurité de l’ONU qui l’instruirait devant la Cour basée à La Haye. C’est ce qui est arrivé avec le Soudan en 2009 et la Libye au début de cette année.


Une fois qu’un dossier est déféré à la CPI, le Bureau du Procureur mène un examen préliminaire pour déterminer si les crimes en cause ont été commis sous la Juridiction de la CPI et voit s’il faut ouvrir une enquête. Se fondant sur les preuves recueillies, le procureur peut requérir à des sommations individuelles à comparaître devant la Cour ou diffuser un mandat d’arrêt contre ces individus.


Mardi dernier, une délégation comprenant des représentants de Syrie et des groupes internationaux des droits de l’homme ont rendu visite à la CPI et déposé une requête appelant à l’ouverture d’une investigation des violations des droits de l’homme en Syrie. Selon Yasser Tabbarz, un magistrat de Chicago qui travaille avec les groupes militants des droits de l’homme, lors d’une interview avec CNN, les membres de l’opposition syrienne ont rencontré le responsable de l’unité d’information et de preuves de la CPI, lui apportant les preuves de ces violations et demandant à la Cour de poursuivre « les examens préliminaires nécessaires et analyss » des crimes présumés.


Si le Procureur détermine que ce qui se déroule en Syrie relève de crimes contre l’humanité, il pourrait faire pression sur le Conseil de Sécurité afin qu’il défère le dossier devant la CPI.


Cependant, de nombreux experts doutent que cela puisse se produire, du fait de l’opposition au sein du Conseil de Sécurité. Ils citent, par exemple, les deux projets de résolution condamnant la violence en Syrie qui ont échoué à leur examen de passage, à cause de l’opposition de la Russie et de la Chine.

Selon le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères russe, s’exprimant devant les journalistes, lors d’un point de presse à Moscou, jeudi dernier, « Nous ne pensons pas que le problème syrien est un sujet à traiter par le Conseil de Sécurité, mis à part l’adoption d’une forme quelconque de résolution ».


“Je pense que ce dossier sera bloqué, parce que les enjeux, aussi bien pour la Russie que pour la Chine, s’ils perdaient le régime syrien pour qu’il soit remplacé par un régime démocratique soutenu par l’Occident aurait des répercussions stratégiques extrêmes pour les deux pays, particulièrement pour la Russie », explique le Professeur de sciences politiques de l’Université libano-américaine Imad Salameh, au cours d’une interview avec Now Lebanon. « Cela transformerait complètement l’orientation stratégique du Moyen-Orient ».


“La Russie fournit la Syrie en armement significatif, et la Syrie continue d’être l’un des plus proches alliés de la Russie au Moyen-Orient. C’est là que la Russie prend pied, ce qui lui permet de se maintenir comme un acteur stratégique des affaires du Moyen-Orient… Si ce lien était rompu, la Russie n’aurait plus de levier politique au Moyen-Orient », ajoute t-il.


Cependant, selon un analyste base à Moscou qui s’est exprimé auprès de NOW Lebanon la semaine dernière, les intérêts géopolitiques de la Russie sont morts avec l’Union Soviétique. Selon Dmitri Trenin, directeur de la Fondation Carnegie pour la paix mondiale à Moscou, le gouvernement russe pense qu’une résolution sur la Syrie est la première étape avant une intervention militaire contre le régime d’Assad, qui conduirait droit à une conflagration régionale, ce que la Russie veut éviter.


Quelles que soient leurs motivations, la Russie, et, à un degré moindre, la Chine, ont été réticents à critiquer publiquement le régime syrien. Cela dit, l’envoyé spécial du Président russe Dmitry Medvedev a déclaré, lors d’une conférence de presse,vendredi dernier, qu’il pourrait rencontrer « dans un avenir très proche », une délégation de l’opposition syrienne à Moscou.


Il reste à voir si, oui ou non, cela denote une nouvelle orientation dans la politique étrangère syrienne.


A ce jour, en tout état de cause, il apparaîtrait que les commentaires de Nick Harvey étaient extrêmement prématurés, sinon l’expression d'un simple vœu pieux. 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 06:10

 

 

 

 

Du printemps arabe au brouillard d'hiver

 Par Avraham Azoulay

Edito du leptithebdo pour © 2011 www.aschkel.info



 


A la lecture des grands titres de Yediot ou Haaretz, il y a de quoi se demander si notre Premier Ministre s'appelle Assad ou Kadhafi ! À entendre la radio Galey Tsahal ou Reshet Beth, il y a de quoi s’interroger : en quoi la situation en Israël est-elle comparable à celle de l'Égypte ou de la Tunisie ? À force d'écouter les journalistes bien pensants s'auto-flageller et accuser notre pays d'immobilisme face aux demandes extravagantes du monde arabe et de l'Occident, on pourrait croire qu'une fois livrée aux coyotes, la terre promise deviendrait enfin un havre de paix pour tout le monde, en tous cas pour les minorités de gauche.
Pourtant, vue la situation ambiante, pas besoin de calculatrice. À partir de combien de morts massacrés, un pays est-il condamnable pour « crimes de guerre »?

Mille deux cents hommes éliminés - femmes, enfants et vieillards syriens : n’est-ce pas
suffisant ? Même notre gauche, alarmée par tout ce qui respire en terre sainte, accompagnée par nos ONG israéliennes financées par l’Europe, n'a pas encore été émue par ce dossier. Cette situation tragique soulève en nous quelques questions : Quand Tsahal envoie ses commandos arraisonner la flottille du « Marmara », en situation de légitime défense qui abattent neuf terroristes – et non neuf cents, pourquoi les médias internationaux réagissent-ils immédiatement en réclamant une enquête internationale ? Pourquoi faut-il, après la riposte à Gaza, après des années de bombardements sur nos civils, être épinglés par un rapport Goldstone? Expliquez-moi aussi ce que veut dire « nous garantissons la sécurité d’Israël », des mots si vite dits, par ceux qui veulent nous jeter en pâture aux dirigeants du Hamas et de la Syrie ?

Les interrogations ne manquent pas, mais ce qui est sûr, à voir les bouchers qui dirigent les
populations voisines, c’est qu’il n’y a aucune illusion à se faire... ni pour la « paix », ni pour les conseils avisés de l'Occident avec ses conférences piégées ou déclarations superficielles.
Sans notre foi en D., en notre force militaire, et notre regard averti, nous ne pourrions subsister dans cette jungle irrationnelle et sanguinaire. Notre prudence vaut mieux que toutes les recommandations de nos « amis » pressés de boucler le dossier du fameux conflit israélo-palestinien. Nos frontières actuelles sont déjà menacées, et voilà qu'après les nations, les présidents unis voudraient encore les réduire et les fragiliser ! Adieu Tunisie, Égypte, Liban, Yémen, Lybie, Syrie... le mouvement enclenché va produire la situation inverse de l’Union Soviétique : un monde de Frères musulmans prônant l’obscurantisme, avec un seul but, conquérir la planète entière, et soumettre tout l’univers à sa dictature islamiste.
Pour notre part, en Israël, nous savons nous défendre, mais pour les autres, nous les aurons avertis ! Le printemps arabe est en train de virer à un brouillard annonçant un hiver très rude, très long, qui s’étend lentement mais sûrement à toute l’Europe.

Pas besoin cette fois-ci d’envoyer des explorateurs, même le brouillard épais qui plane depuis six mois, ne réussit pas à masquer le danger… La carte du nouveau monde, pas le meilleur, se dessine déjà sous nos yeux, mais notre attachement à notre terre nous guidera, comme toujours, vers la meilleure voie.

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 16:53


 

Des documents d'états syriens prouvent qu'Assad a orchestré l'assaut du plateau du Golan, le jour de la Nakba

 

Par Michael WeissWorld mise à jour : 13 Juin 2011


Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info


http://blogs.telegraph.co.uk/news/michaelweiss/100092061

 

Rioters storming Israel-Syria border fence (Photo: AP)

Je viens juste d’être mis en face de ce qui semble bien être des documents émanant de l’Etat syrien, dont la fuite provient du Gouverneur d’al-Quneitra, dans le sud-ouest de la Syrie, qui suggère que le régime a pleinement orchestré les assauts de réfugiés palestiniens, au cours du « Jour de la Nakba », le 15 mi, contre les hauteurs du Golan détenues par Israël.


Le document (ci-dessous) qui porte le sceau de la République syrienne, est daté du 14 mai 2011 et il décrit une « réunion urgente » entre le Général-Major Asef Shawkat, l’aide de camp de l’Etat-Major des forces armées, et les chefs des branches du renseignement sécuritaire et militaire de la province d’al-Quneitra, qui est située à la frontière syro-israélienne. La note décrit de quelle façon le régime a ordonné le déploiement de 20 bus, chacun d’une capacité de transport de 47 passagers, pour traversr la frontière vers Majdal-Shamms, sur les hauteurs du Golan, dans le but de provoquer une confrontation entre les réfugiés palestiniens, les soldats israéliens et les forces de maintien de la paix de l’ONU, et ainsi distraire l’attention internationale loin de la révolution syrienne.


Je cite le document complet, attribute au “Bureau du Maire”, dans la province d’al-Quneitra :


"Après une rencontre d’urgence, convenue par le Comité de sécurité, samedi, en presence du Maire d’al-Quneitra, le Général-Major Asef Shawkat, l’aide de camp à l’Etat-Major des forces armées – et les chefs des branches du renseignement sécuritaire et militaire de la province, il a été décidé ce qui suit :


Toutes les unités de sécurité, militaires et du contingent de la province d’Ain-el-Tina et du vieux al-Quneitra, par la présente, se voient ordonner d’offrir l’autorisation de passage à l’ensemble des 20 véhicules de transport (d’une capacité de 47 passagers), dotés de leurs plaques d’immatriculation, qu’on prévoit devoir arriver à dix heures le matin, samedi 15 mai 2011, sans qu’ils soient interrogés ou arrêtés jusqu’à ce qu’ils parviennent sur les sites de défense de la frontière.

Cette autorisation est donnée par la présente de permettre les foules d’approcher et de franchir la ligne de cessez-le-feu (avec Israël), jusqu’à Majdal-Shaams occupée, et de leur permettre ensuite de s’engager physiquement contre les agents des Nations-Unies et leurs bureaux. De plus, il n’y a pas d’objection à que quelques coups de feux soient tirés en l’air.

Le Capitaine Samer Shahin, de la division des renseignements militaires est, par la présente, désigné comme chef du groupe qui a pour mission de faire une brèche et d’infiltrer en profondeur les hauteurs du Golan syrien occupées à travers un chemin spécifiquement tracé afin d’éviter les champs de mines.

Il est essentiel d’assurer que personne ne porte sur lui de moyens d’identification militaire ou d’arme, de façon à entrer en mettant l’accent strictement sur la nature pacifique et spontanée de la manifestation.

Le comité de sécurité provincial est considéré comme en constante délibération, en coordination avec le Centre.

Puissiez-vous être la source de prospérité pour la nation et le parti.

(signature)

Dr. Khalil Mash-hadiya

Maire d’Al-Qunaitera"


Les affrontements frontaliers sur le Golan, combines à des assauts similaires, le long des frontiers israélo-libanaises et entre Israël et Gaza, ont causé la mort de 13 personnes au total et des dizaines de blessés, quand les troupes israéliennes ont été contraintes d’ouvrir le feu sur les manifestants qui les caillassaient avec des pierres. Deux cents réfugiés ont traversé la barrière de la frontière dans les hauteurs du Golan, bien que quelques-uns, selon les rapports de la presse israélienne, recherchaient, en réalité, asile à l’écart de la violence syrienne, et non en train de protester contre la « catastrophe » de la fondation d’Israël.


Ce document – que j’ai de bonnes raisons de penser qu’il est absolument authentique – apparaît représenter la première pièce à conviction émanant du régime-même, et qui prouve qu’Assad a, cyniquement essayé de manipuler les médias occidentaux et arabes, au cours du soulèvement syrien qui dure depuis plus de trois mois.

 

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