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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 09:56



L'identité, force de la liberté

Par DAVID BRINN

Source : Jpost

 

Face au bureau du président de l'Agence Juive, Natan Sharansky, à l'entrée de la salle de conférence de l'organisation, trônent deux portraits : l'un est celui du père du sionisme moderne, Théodore Herzl ; l'autre représente le premier président d'Israël, Haïm Weizmann. Mais assis à son bureau ordonné, qu'il occupe depuis sa prise de fonctions en juin dernier en succédant à Zeev Bielski, Sharansky contemple un troisième portrait. Celui d'Andrei Sakharov, dissident et ardent défenseur des droits de l'Homme en URSS.

Natan Sharansky.

(Photo: Ariel Jerozolimski , JPost)

Trois figures, qui ont toutes joué un rôle majeur dans la formation du caractère de Sharansky. Ce sont elles qui ont conduit le jeune ingénieur informaticien à devenir l'emblème de la lutte pour la communauté juive soviétique et à vaincre les sombres pouvoirs des autorités soviétiques. Herzl et Weizmann pour la quête d'un Etat juif - ultime réalisation de l'identité juive - et Sakharov pour le combat de la liberté.

Et ce sont justement ces bases que Sharansky, aujourd'hui âgé de 62 ans, a emportées avec lui à l'Agence juive, dernière étape en date du périple de l'illustre immigrant, arrivé en Israël en 1986, alors entouré d'une aura héroïque. Il établira par la suite son propre parti politique, Israël Baaliya, et sera ministre sous trois gouvernements. Mais c'est sans conteste aujourd'hui, en tant que responsable de la relation entre Israël et le monde juif, que Sharansky se sent le plus à l'aise et le plus impliqué. "J'ai fait le choix de quitter le gouvernement et de venir ici", raconte l'ancien refuznik qui a accepté de se confier au Jerusalem Post à l'occasion des fêtes de Pessah.

"Je sens une grande continuité entre les sujets dans lesquels je me suis impliqué toute ma vie - l'identité juive et la convergence entre nos luttes propres et celles visant à faire du monde un endroit meilleur. Car d'ici, je peux influencer le cours de l'histoire juive." L'homme avait suscité la surprise le mois dernier lorsqu'il avait déclaré, à l'occasion d'une rencontre du Bureau des gouverneurs de l'Agence juive : "Notre but ne doit pas simplement consister à faire venir le plus de Juifs possible en Israël. Il faut qu'une forte identité juive précède l'aliya." Et fermement déterminé, Sharansky avait exposé la meilleure façon d'invoquer et de renforcer le sens de l'identité juive là où celle-ci se trouvait à l'état latent. Vaste entreprise. Mais Sharansky n'en est pas à son premier combat.

Face à cet homme trapu, doux, poli et élégamment vêtu, il est facile d'oublier qu'il a enduré les pires épreuves dans une prison soviétique, où il a été incarcéré pour haute trahison et espionnage durant huit longues années. Jusqu'à ce qu'une campagne internationale lancée par sa femme Avital parvienne à faire obtenir sa libération, en 1986. La nuit même, il arrivait en Israël.

Devant le tribunal soviétique en 1978, avant d'être emprisonné, Sharansky avait conclu son appel par ces mots : "Pendant plus de 2 000 ans, le peuple juif, mon peuple, a été dispersé. Mais où qu'ils aient été, les Juifs ont répété chaque année 'l'an prochain à Jérusalem'. A présent, loin de mon peuple, loin d'Avital, confronté à de nombreuses rudes années d'emprisonnement, je déclare à mon peuple et à Avital : 'l'an prochain à Jérusalem.'" Qui saurait mettre en perspective les notions de peuple et d'identité mieux que l'homme qui déclarait : "Cette année nous sommes esclaves, l'année prochaine nous serons des hommes libres", et qui a vu sa prophétie se réaliser ?

Jerusalem Post : Il y a une centaine d'années, il existait une communauté juive mondiale unifiée et reconnue. Pensez-vous qu'elle existe encore aujourd'hui ?

Natan Sharansky : Je ne suis pas sûr qu'il y ait jamais eu de communauté juive unifiée. On peut peut-être avoir cette impression rétrospectivement. Il y a cent ans, Théodore Herzl découvrait l'idée d'une communauté juive, au moment même où il percevait la nécessité du sionisme et de sauver les Juifs. C'était un Juif assimilé, et il ne se sentait pas appartenir à une quelconque communauté.

Je pense que l'idée de communauté juive évoque différentes choses pour chaque Juif. A cette époque, en Russie, on a pu assister à de grandes luttes entre les Sionistes et les Bundistes (Juifs laïcs socialistes) : ils affichaient une différente interprétation de ce qu'est la communauté juive. Quant à la communauté juive américaine, elle pensait globalement n'avoir rien à voir avec ce qui se passait en Palestine. Dans mon dernier livre, Défendre l'identité : son rôle indispensable dans la protection de la démocratie, j'ai inclus un texte de la Plateforme de Pittsburgh (document central du 19e siècle sur l'histoire du mouvement de Réforme américain, adopté en 1885).

On peut constater la façon dont les principes constitutifs de l'identité juive étaient en train de changer : d'un côté les citoyens américains de confession juive qui ne souhaitaient pas embrasser les idéaux sionistes, de l'autre, les Juifs respectueux des principes de la démocratie américaine pour qui Israël est la base de leur identité. Avec l'exode d'Egypte, deux choses se sont passées : des hommes esclaves sont devenus libres, et ils se sont constitués en tant que peuple.

Le lien entre l'identité et la liberté - au centre de mon intérêt ces vingt dernières années - est exprimé de manière tellement profonde et significative avec la sortie d'Egypte. De tous temps, le fait de comprendre pourquoi certains quittaient ou rejoignaient la communauté juive s'est inscrit dans un débat sur la connexion entre identité et liberté. Les idéaux de justice et de liberté peuvent-ils se combiner avec des idées tribales, nationales et religieuses de la communauté juive ou doivent-ils être séparés ?

Je pense qu'à l'image de ce qui s'est passé au moment de l'Exode biblique, on retrouvait ces conflits dans l'Union soviétique des années 1970 : la connexion profonde entre le combat pour la liberté et celui pour l'identité. Et cela demeure vrai aujourd'hui.

J.P. : Enseigner l'identité juive ne dépend-il pas du pays auquel on s'adresse - que ce soit la Russie, les Etats-Unis, la France ou même Israël ?

N.S. : Si. Selon les pays, la façon dont les Juifs se rendent compte qu'ils sont juifs est différente. En Russie, l'assimilation était absolue et totalement forcée. Par conséquent, le retour aux racines passe par une connaissance basique du judaïsme. D'un autre côté, aux Etats-Unis, la meilleure manière d'alimenter l'identité juive passe par des programmes tels que Birthright, Masa ou Lapid (permettant à des lycéens et des étudiants d'université d'étudier en Israël), ou tout type d'expérience en Terre sainte. En France, il s'agit de renforcer le système d'éducation juive sioniste. Et ainsi de suite.

Mais, quelle que soit la communauté, renforcer l'identité juive est pratiquement impossible sans placer Israël au centre de la question. Sans doute, y a-t-il un grand besoin de renforcer l'identité juive en Israël. Il est intéressant de noter que des Israéliens impliqués dans Partenariat 2000 - programme de partenariat entre communautés juives de l'étranger et communautés israéliennes, mené par l'Agence juive - découvrent pour la première fois leur propre dimension juive, longtemps demeurée en sommeil. Ils ne la suspectaient même pas. Et cela inclut les directeurs de programmes eux-mêmes. Ils pensaient qu'être israélien était au-dessus du fait d'être juif. Pendant des milliers d'années, nous étions des Juifs ; à présent nous sommes israéliens. Nous avons construit l'Etat juif, l'avons défendu, nous parlons hébreu et nous vivons ici - difficile d'être plus juif. Mais nous avons découvert la signification de "communauté juive".

Développer des cours pour les écoles israéliennes dans la diaspora juive fait partie des défis et du nouveau plan stratégique de l'Agence juive. C'est une très grande priorité, pour laquelle nous bénéficions actuellement d'excellents partenaires au sein du ministère de l'Education comme le ministre Gideon Saar et le directeur-général Shimshon Shoshani. Nous envisageons également les prochaines étapes, dans la lignée des programmes Masa et Birthright, pour rassembler des groupes d'Israéliens et de Juifs de la diaspora. Leur expérience renforcera leur identité commune.

J.P. : Quelles priorités de l'Agence juive sont actuellement en train de changer ? Il y a eu des modifications majeures dans l'équipe, avec l'intégration de personnes que vous avez soutenues en son sein. Où va l'Agence aujourd'hui ?

N.S. : Nous sommes en train de préparer la tenue de rencontres stratégiques pour discuter des priorités de l'Agence juive, qui réuniront les 120 membres du Bureau des gouverneurs. A l'assemblée de juin prochain, des propositions seront mises sur la table et, espérons-le, approuvées. En octobre, à notre prochaine rencontre, le budget sera validé. Ainsi, en 2011, nous travaillerons avec de nouvelles priorités.

Bien sûr, nous sommes dévoués à l'aliya, de la même façon que nous sommes dévoués à l'éducation et à la démocratie. Ce qu'on pourrait qualifier d'"aliya choisie" dépend entièrement du renforcement de l'identité juive.

C'est un défi pour les Juifs de la diaspora qui sont confrontés à l'assimilation, et pour les Israéliens pris dans la lutte pour la légitimité de l'existence d'un Etat juif. La clé de tout cela est de développer, étendre, renforcer et défendre ce sentiment d'appartenance à la famille juive. C'est le centre autour duquel toutes nos discussions gravitent, ce qui signifie, en termes pratiques : comment transformer ces idées générales et ces bonnes intentions en programmes concrets et en budgets.

Je rejette l'idée d'une Agence juive qui s'éloigne de l'aliya. L'aliya est l'expression la plus riche du renforcement de l'identité juive. L'idée de rassembler les exilés est toujours présente. Mais elle évolue : il ne s'agit plus de s'évader de pays ennemis ou de sauver des milliers de Juifs, mais d'une aliya choisie.

Il y a quelques jours, j'étais en train de parler à un groupe d'Américains, tous religieux, qui avaient fait leur aliya l'an dernier. Ils m'ont demandé comment il était possible que moi, qui me suis tant battu pour faire mon aliya, je dérive de la lutte pour l'aliya vers la lutte pour le renforcement de l'identité juive. Je leur ai répondu : "Vous savez que Hakadosh Barouch Hou a donné l'ordre 'Lekh lekha'. Vous croyez que des Juifs qui ne veulent pas entendre la voix de Dieu écouteront un shaliah (émissaire) de l'Agence juive leur disant de faire leur aliya ?"

Il est impossible de forcer nos émissaires à concurrencer Dieu et à essayer de crier plus fort que lui pour faire passer le message. Vous ne pouvez pas parler plus fort que le Créateur.

Ce que nous avons à faire est donc d'aider les gens à entendre la voix de Dieu. Comment ? En renforçant leur sentiment de connexion, de fierté et de tradition juives et leur lien avec Israël. C'est notre fonction. Notre fonction n'est pas de leur imposer ce que Dieu lui-même ne peut leur imposer, mais de leur faire entendre Sa voix.

J.P. : Que pouvez-vous dire des Juifs en détresse dans le monde ?

N.S. : Chaque Juif amené depuis le Yémen l'est grâce à une grande collaboration avec la communauté juive mondiale. Je ne veux pas fermer de portes en mentionnant d'autres pays. Nous devons être sur nos gardes. Nous examinons les situations et essayons d'aider tout Juif qui pourrait se retrouver en danger. Nous faisons beaucoup d'efforts pour être sûrs de ne pas arriver trop tard.

C'est peut-être pour les Juifs iraniens que la situation pourrait actuellement être la plus difficile. Si j'en étais un, je réfléchirais sérieusement sur le pourquoi de ma présence persistante dans le pays. Je ne veux pas mentionner d'autres nations car cela rend l'aide plus complexe. Une partie essentielle du travail de l'Agence est similaire à celui de l'armée : être prêt, même si il n'y a pas de guerre. Nous devons nous tenir prêts à sauver des Juifs, même si eux-mêmes n'y pensent pas encore. Il y a des dépenses pour sauver mais aussi des dépenses pour être prêts à sauver. Et tous ces efforts se déroulent loin des yeux du public.

J.P. : Quel genre de message voudriez-vous donner aux lecteurs du Post pour Pessah ?

N.S. : Nous sommes en train d'augmenter notre rôle sur les campus et les universités américaines de façon spectaculaire. Des gens pourront se demander pourquoi dépenser autant d'énergie et d'argent pour cela. J'ai découvert, il y a de nombreuses années, que les campus sont le principal lieu de gestation du peuple juif. Et la boucle est donc bouclée.

Le défi pour les Juifs durant des milliers d'années était de faire le lien entre, d'une part, leur désir de liberté, les idées universelles de justice et de l'autre leur appartenance à la communauté juive et la loyauté à leur "tribu". En général, quand les Juifs sont convaincus qu'il y a un choix à faire, ils privilégient les chemins de l'universalité.

Quand j'étais porte-parole du groupe de surveillance Moscou-Helsinki en URSS, avec Sakharov, certains disaient qu'on ne pouvait pas faire les deux à la fois, qu'il faut impérativement choisir. J'ai senti avec force que je ne voulais pas choisir. Je ne peux pas. Car toute ma force dans mon combat pour la liberté vient de mon identité juive. Sans cela, se battre contre ce genre d'idéaux n'a aucun sens.

Aujourd'hui, dans la bataille qui a lieu sur les campus, nos ennemis tentent de convaincre les étudiants juifs en leur disant que pour faire partie du monde de la justice et de la liberté, il faut se désolidariser d'Israël et se départir de son identité juive. Ces attaques, ces discriminations et ces calomnies résultent du fait que beaucoup de jeunes Juifs ne veulent rien avoir à faire avec leur identité juive.

Notre histoire, celle qui remonte à 2 000 ans, celle de la communauté juive soviétique ou celle d'aujourd'hui, est pleine de situations de ce type. C'est quelque chose que nous devons faire savoir à chaque jeune Juif. Si tu veux faire partie du monde de la justice, de la liberté et du tikkoun olam (réparation du monde), ton identité est source de force dans le combat que tu mènes - ton identité, basée sur notre histoire, nos traditions propres et bien entendu notre connexion avec Israël.

J.P. : Y a-t-il quelque chose dans le Seder de Pessah qui vous a permis de tenir bon pendant vos années en prison ?

N.S. : Je me souviens du premier Seder de ma vie, j'avais 25 ans. J'étais à Moscou avec Avital, quelque mois avant qu'elle ne devienne ma femme. Nous étions un grand groupe d'étudiants apprenant l'hébreu, et nous avions été emmenés là par trois professeurs. Aucun des professeurs ne pouvait lire la Haggada en entier, donc chacun en lisait un tiers. Nous avions appris quelques chansons, comme "Dayenou". Je me souviens que cette phrase du Seder, "cette année nous sommes esclaves mais l'an prochain nous serons des hommes libres" nous avait beaucoup émus. Quelques années plus tard, je me trouvais dans un cachot le soir de Pessah, et j'étais seul. J'ai décidé qu'avec mon pain, mon sel et mon eau chaude, j'allais faire mon propre Seder. Rien d'autre que cela.

J'ai essayé de réciter la Haggada, mais je ne pouvais pas me souvenir de grand-chose. Mais cette phrase "cette année nous sommes esclaves, mais l'an prochain nous serons des hommes libres" me suffisait. Et je me suis rappelé du passage : "A chaque génération, chaque individu doit se comporter comme s'il était lui-même sorti d'Egypte." C'était tellement facile de sentir que c'était vrai, que je faisais partie de cette génération qui garde le flambeau de la liberté. C'était facile de se sentir faire partie d'une grande lutte historique ? Cela m'a donné beaucoup de force.



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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 01:09

 

DOCAS

SUR LE CHEMIN DE LA LIBERTE
ISRAEL 1947 – 1949

__________________

II

La restauration politique juive

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II.1

Le nationalisme religieux arabe

et la présence juive sous le mandat britannique

AVIS:La publication complète ou partielle de l’article et/ou des cartes est soumise à l’autorisation préalable de l’auteur (contacter aschkel.info ou à-contre-courant).

En environ un siècle de présence juive en Palestine, entre les progroms de Damas de 1840 et l’instauration du Mandat Britannique, le statut discriminant de dhimmi – sous l’égide du Califat ottoman – est remplacé sous l’égide d’une tutelle britannique partagée entre la reconnaissance politique des minorités juives (dans la lignée de la Déclaration Balfour) et les intérêts stratégiques d’une alliance avec les élites arabes (dans la lignée de la correspondance entre McMahon et le Chérif Hussein).

L’histoire moderne du Proche-Orient – et de ce fait incluant, Israel – peut être comprise comme les différentes formes politiques et religieuses que va prendre le rejet de la tutelle occidentale après le désenchantement consécutif à la libération du monde arabe contre la domination turque.

En ce sens, la confrontation entre Juifs et Arabes ne représente qu’un épisode d’une reconquista arabe, vieille de plusieurs siècles, et visant la retour d’une hégémonie théologico-politique musulmane sur le modèle de celle qui aurait existé du vécu du prophète et des quatre premiers califes. Il s’agit ainsi du retour de l’islam comme puissance expansionniste dans lequel la guerre acharnée contre Israel constitue d’une certaine façon la clé de voûte et l’étape initiale d’une revanche impérialiste et multiforme envers l’Occident, comme le montrent clairement les appels des dirigeants arabes à une future conquête de l’Europe par la démographie.

 

Si l’on revient sur la période charnière des années 1920, l’attribution du Mandat de la SDN sur la « Syrie du Sud » apparaît en effet dans le contexte d’une dépeçage progressif des vestiges de l’Empire Ottoman, en parallèle à l’émergence de la puissance saoudienne, sur fond de dépendance croissante aux hydrocarbures.

La sécurisation de la route des Indes et la soumission des musulmans du monde indien impliquaient par ailleurs pour les Britanniques l’instauration de contre-pouvoir à la main-mise religieuse et politique ottomane : la promotion identitaire arabe sera ainsi encouragée dès le 19e siècle chez les premiers théoriciens du nationalisme arabe (Kawakibi,…), qui avaient le plus souvent été éduqués dans les établissements occidentaux du Levant.

Si l’on observe ainsi une carte de la péninsule arabique, on remarquera comment la Grande-Bretagne va grignoter au fur et à mesure l’ensemble du littoral, établissant depuis le canal de Suez une série de protectorats, passant par l’Egypte – qui dès 1882 perd toute autonomie politique –, Aden, Oman ou les futurs monarchies pétrolières du Golfe persique jusqu’à Bassorah.

Carte Empire britannique et péninsule arabique

La présence britannique en péninsule arabique. Fin XIXe - début XXe siècle

 

L’essor de la fibre nationaliste-religieuse arabe rejoint donc indirectement les intérêts stratégiques britanniques qui vont parvenir à obtenir le soutien du maître du Hedjaz et gardien des Lieux saints de l’Islam dans la guerre contre l’Empire ottoman.

Mais, débordés par la nouvelle puissance théologico-tribale des Sa’ud – alliés stratégiques des ulama d’obédience wahhabite –, les Hachémites s’enfuient de la Mecque au début des années 1920, et rêvent d’organiser à leur avantage un royaume étendu sur l’ensemble du croissant fertile oriental, incluant Damas, Bagdad, Jerusalem via le bassin du Tigre et de l’Euphrate.

En vain.

 

Durant l’entre-deux-guerres, les révoltes arabes vont se succéder de la Syrie à l’Iraq : là où un « grand royaume arabe » avait été promis se trouve substitué un découpage du Proche-Orient en zones d’influence entre la France et l’Angleterre, concentrant l’ensemble des frustrations nationalistes arabes.

Le Proche-Orient - Aspirations nationalistes arabes. Début années 1920
Les aspirations nationalistes arabes et la présence alliée : 1917-1923

Le paradoxe réside dans le fait que l’émergence de l’affirmation collective juive sera à tort identifiée à un effet de cette mise sous tutelle occidentale. Une idée reprise à leur compte par l’idéologie crypto-marxiste plaquant arbitrairement sur le conflit proche-oriental le paradigme de la lutte des classes.

Lorsque Lord Balfour en 1917 évoque l’instauration d’un foyer national juif en Palestine, il entend la portion de territoire de part et d’autre du Jourdain.

La déclaration Balfour

 

Il faut se souvenir qu’à ce moment, non seulement le yichouv, la communauté juive en erets yisra’el, n’est pas une virtualité ni encore moins un projet dans un tiroir des chancelleries européennes, mais la restauration effective et déterminée d’un projet social, culturel et politique juif.

Une réalité que la rhétorique et l’imaginaire arabo-musulman ne sauraient concevoir puisqu’en aucun cas, la revendication juive ne s’inscrit dans les catégories onto-théologiques édictées par le Coran.

L’activisme arabe dirigé contre les Juifs et les Britanniques à partir des années 1920 provient partiellement du ressentiment arabe contre la privation de souveraineté. Il s’enracine surtout dans la volonté de revanche liée à la perte de la domination musulmane sur la société.

Or, pour les minorités chrétiennes et juives, la présence occidentale signifie, à défaut de l’abolition, l’érosion progressive de la dhimmitude : en témoigne l’essor de l’alphabétisme parmi les populations chrétiennes arabes, tandis que l’analphabétisme subsiste à un niveau élevé parmi les populations arabes musulmanes de Palestine durant l’entre-deux-guerres.

De nombreux syndicalistes européens (Le pays d’Israel, un marxiste en Palestine,…) se rendront durant les années 1920 et 1930 en Palestine. Ils seront dans leur majorité attirés par l’expérience sioniste dont la tendance collectiviste incarnée par le kibboutz semblait correspondre aux critères de la doxa marxiste d’une dilution de l’identité juive dans l’émancipation sociale.

Ils notèrent également dans leurs carnets de voyage que l’éclatement traditionnel de la société arabophone en factions diverses fondées sur l’allégeance clanique, la grande propriété foncière et l’origine ethnique (syrienne, caucasienne, maghrébine, balkanique), se combinait avec une lutte féroce pour le pouvoir entre bourgeoisie et élite religieuse.

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Bédouins près du lac Houla - Photo 1946
Bédouins près du lac Houla – Photo 1946

 

Pysans juifs et Bédouins, vallée de Houla - Photo 1946
Paysans juifs et Bédouins aux bords du lac Houla – Photo 1946

 

Ils remarquèrent que seule une portion relative de la population arabe rejetait la présence juive : il s’agissait d’une part, de la petite bourgeoisie, qui voyait d’un mauvais œil la concurrence des commerçants juifs, et surtout les revendications sociales des Juifs s’étendre aux ouvriers arabes, et, d’autre part, des élites religieuses presque toujours appartenant à la caste des propriétaires terriens égyptiens ou syriens possédant terres et villégiature en « Syrie du sud ».

En revanche, les ouvriers, les petits paysans obéissant au mukhtar, les bédouins trouvaient un bénéfice à l’amélioration des conditions de vie, à l’assainissement des territoires, aux défrichements ou à l’essor économique, et parvenaient à un modus vivendi avec les populations juives. Les recensements et rapports britanniques indiquent ainsi clairement que les mouvements migratoires arabes au sein de la Palestine mandataire se caractérisent entre 1920 et 1939 par une concentration précisément dans les zones de peuplement juives (la plaine côtière, la Galilée, la vallée du Yézréel).

Enfants juif et arabe dans la plaine de Sharon. Photo 1934

Arabe accompagnant les pèlerins juifs lors de Lag baOmer (1939) à Méron, tombeau de Rabbi Shimon Bar Yo'haï

Rencontre entre les habitants juifs de Zihron Yaakov et arabes de Subrin - Photo 1940

Zihron Yaakov et Subrin réunis : Jabri Amin alHaj, Deb Ail Ali, Yaakov Epstein, Zeev Neiderman, Dov Leitman - Photo 1940

Arabes visitant le kibbouts Amir, vallée de Houla - Photo 1940

Paysan juif de Dorot donnant de l'eau pour le bétail des bédouins de passage par dessus la clôture - Photo 1943

Arabes de Dabburia fêtant l'établissement du kibbouts de Dovrat au pied du Mt Tabor - Photo 1946

Arabes de Dabburia fêtant l'établisement du kibbouts Dovrat au pied du Mt Tabor - Photo 1946

 

 

Toutefois, tant que la puissance mandataire exerce le pouvoir – contre lequel tant le yichouv que les arabes lutteront en vue de l’indépendance – la question de la souveraineté exercée sur l’autre ne se pose pas. Du côté arabe, il est inconcevable qu’une portion de territoire ne retourne pas dans son giron. C’est pourquoi dès 1923 Vladimir Jabotinsky perçoit l’inéluctabilité du conflit et souhaite favoriser la constitution de groupes d’auto-défense juifs. Pour lui, le sionisme est synonyme de régénération par le labeur, le travail de la terre, mais aussi de souveraineté.

Or, la libération sociale et culturelle prônée par la pensée sioniste ne saurait exister sous la forme d’une nouvelle tutelle musulmane dont le vécu des Sépharades soulignait la dureté et l’iniquité. Les pionniers juifs venant du Yémen témoignaient de cette vie humiliante sous la domination et l’arbitraire. Dès lors, les projets unificateurs comme celui d’Abdallah de Jordanie ne pouvaient trouver aucun écho, car inclure la population juive au sein d’une majorité musulmane ne pouvait concrètement que signifier la réinstauration d’une nouvelle soumission, que le souvenir des pogroms de Turquie, de Syrie, d’Egypte, et bien sûr des années 1920-1930 rendait tout autant inconcevable.

Maisons juives détruites à Jaffa à la suite d'attaques arabes - Photo déc. 1936

Maisons juives détruites suite aux attaques arabes de Jaffa - Photo déc.1936

 

Le statut juridique prôné en islam pour les Juifs et les Chrétiens inclut la loyauté au pouvoir musulman, ce qui se concrétise dans l’interdiction de porter une arme. Toutefois une telle exigence impliquait aussi l’interdiction de se défendre en cas d’injustice, les règles juridiques islamiques n’offrant qu’une inégalité institutionalisée lors d’un litige avec un musulman.

Dans la continuité de ce principe théologico-politique, les chartes et textes législatifs de l’OLP ne font, aujourd’hui encore, aucune mention à un statut juridique égalitaire avec les populations non musulmanes.

Des années 1920 aux 1940, les affirmations respectives des nationalismes juifs et arabes se dirige quasi inexorablement vers un point de non-retour, un état de fait inconciliable résultant essentiellement d’une non-reconnaissance de l’autonomie juive.

Le sionisme ne saurait être compris sans cette réalité vivace et douloureuse d’un vécu sous l’arbitraire politique, l’injustice sociale et le déni culturel le plus complet.

Or, en tant que tel, l’idéal libérateur sionisme contenait les ferments d’une contestation frontale du mode de relations sociales et interconfessionnelles des sociétés musulmanes.

 

Pour résumer, une ligne de fracture se dessine ainsi graduellement et définitivement entre l’idéologie nationale-religieuse arabe et le projet sioniste, avec pour résultat concret une situation paradoxale où un projet autonomiste juif se heurte à son interprétation arabo-musulmane comme avatar de la domination occidentale.

Les indépendances arabes après-guerre (Liban 1943, Syrie 1946, Transjordanie 1946,…) verront ainsi dans la Palestine mandataire le chaînon manquant d’une représentation de l’espace où devrait être réinstaurée la suzeraineté arabo-musulmane, alors que les élites aux tendances régionalistes faisaient achopper le projet d’unification.

L’affrontement acharné contre l’indépendance juive maintient jusqu’à aujourd’hui encore une unité compensatoire dans l’imaginaire arabe où la défense exagérée de l’umma ou encore le sauvetage fantasmé de ses lieux saints attisent l’hostilité antijuive et réactive l’illusion revancharde d’une fierté à restaurer.

Les pogroms de 1929 commenceront par l’appel du mufti al Husseini à la « défense d’al Aqsa » censée être menacée par la seule présence des pèlerins juifs au Mur occidental… Aujourd’hui encore, la même thématique sert à justifier autant des violences antijuives que la destruction du patrimoine culturel mondial non musulman sur les territoires régis par les factions mafieuses de l’OLP.

On comprendra aussi caractère artificiel de la question « palestinienne » en rappelant que la Jordanie, pays de population arabe « palestinienne », dominée par un roi hedjazien entouré de sa garde bédouine et tcherkesse, et le produit d’un marchandage, n’a survécu qu’à travers le soutien britannique qui dès 1922 met en place la Légion arabe.

L’implication ambiguë des troupes britanniques lors de l’invasion arabe de 1948 – par exemple lors du bombardement de Tel Aviv par les avions égyptiens alors que Londres tenait le canal de Suez –, jusqu’aux manipulations historiographiques contemporaines, laissent entendre que la compréhension du conflit échappe globalement à toutes les réductions complaisamment servies dans la plupart des médias.

A suivre …
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 13:06

Nous avons le plaisir de vous présenter cette série-documentaire en plusieurs articles dont voici le premier.

Aschkel et Sacha


Avis:

La publication complète ou partielle de l'article est soumise à l'autorisation préalable de l'auteur (contacter aschkel.info ou à-contre-courant).


Sur le chemin de la liberté

Israel 1947 – 1949

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Partition de l'Inde, partition de la Palestine : 
un parallèle saisissant

 

L'abandon progressif par les Britanniques de leur Empire a conduit après la Seconde Guerre mondiale à la mise en oeuvre de partitions politiques au sein de leurs anciennes colonies.

Du British Raj sont nées artificiellement le 15 août 1947 deux entités politiques, l'une dirigée par la Ligue musulmane de M. Jinnah au Pakistan et au futur Bangladesh, l'autre sous l'égide des membres du Parti du Congrès, artisans de l'indépendance de l'Union Indienne.

1-Nehru et Jinnah
Nehru et Jinnah

 

La partition de l'Inde a eu deux principales conséquences :

·d'une part, le déplacement sanglant de plus de 20 millions d'habitants, et faisant plusieurs millions de victimes, hindous, chrétiens et sikhs fuyant majoritairement les régions attribuées à la Ligue musulmane, tandis qu'une partie des musulmans rejoignait le futur Pakistan, le reste formant une importante minorité en Inde ;

2-violences interreligieuses lors de la partition
Violences interreligieuses lors de la partition

·d'autre part, l'émergence de la question du Kashmir, région de montagne à majorité musulmane, à forte minorité hindoue, et rattachée à l'Inde.

3-Réfugiés sikhs rejoignant le Punjab oct 47- photo marga
réfugiés sikhs rejoignant le Punjab oct 47 - photo manga

 

L'assaut contre le Kashmir par l'armée pakistanaise dès octobre 1947 – sous direction britannique – s'est soldée par l'établissement d'une ligne de front permanente depuis le cessez-le-feu de janvier 1949, objet de plusieurs tentatives infructueuses de conquête pakistanaise, et suscitant un terrorisme sanglant depuis près deux décennies.

 

Le parallèle avec la gestion de la fin du Mandat britannique en Palestine est saisissant.

 

Cela concerne le déplacement des populations juives et arabes, le soutien britannique à la partition musulmane, et, sur une échelle plus large, sur le maintien d'une zone de conflit violent plus de 60 ans après les événements fondateurs, ainsi que l'émergence d'un terrorisme islamique visant les institutions démocratiques indiennes et israéliennes.

5-Lashkar eTaiba
Lashkar e Taiba

On remarquera également que les victoires indiennes contre le Pakistan (1965, 1971, 1999) tout comme les victoires israéliennes n'ont pas conduit à l'anéantissement de l'adversaire, mais à l'obtention temporaire d'une diminution de la menace à leurs encontre.

Plus encore, les nationalismes arabes palestiniens et pakistanais se sont en grande partie forgés et subsistent en tant qu'idéologies de combat avec l'unique objectif de destruction de l'adversaire.

6-Terroriste Samir Quntar

terroriste Samir Kuntar

Si la partition de l'Inde laisse toujours aux prises deux puissances militaires disposant d'une profondeur stratégique et plus de 1,5 milliards d'habitants – auxquels on pourrait ajouter la Chine qui a annexé une partie du Kashmir lors de l'établissement d'une route stratégique reliant le Tibet au Turkestan –, c'est en revanche un conflit mineur au plan mondial, regroupant moins de 20 millions d'habitants, qui fait l'objet de toute l'attention médiatique.

 

 

Israel en ligne de mire du nationalisme arabo-musulman

 

La centralité artificielle de ce conflit dont les enjeux dépassent ainsi largement sa portée politique réelle, mérite ainsi une plus grande prudence.

 

Si l'Etat d'Israel fait l'objet de critiques sans cesse plus virulentes, si l'apologie de la politique arabe de purification ethnico-religieuse semble trouver dans l'espace médiatique une diffusion toujours plus grande, c'est en grande partie sur la base d'un imaginaire politico-médiatique fondé sur la mise en question du droit du peuple juif à disposer de lui-même en tant que peuple.

 

Ce qui implique de reprendre le fil de l'histoire des années 1947-1949, au moment de l'accession du peuple juif à l'indépendance.

7- 29 nov 47

 29 Nov 1947

Singulièrement, la souveraineté politique juive en Israel a été favorisée par l'intransigeance arabe à reconnaître le droit du peuple juif à refuser la sujétion archaïque et religieuse, ainsi que par la déroute des forces arabes chargées d'anéantir le foyer irrédentiste juif.

Là où la Légion arabe de Transjordanie est restée maître du terrain, l'expulsion de toutes les populations juives a pu y être menée conformément aux objectifs de la Ligue arabe.

 

Dans un Proche-Orient aux frontières façonnées par les chancelleries occidentales depuis la fin de la Première Guerre mondiale, il faut remonter bien auparavant pour comprendre les enjeux de l'ingérence russe et occidentale, ainsi que la résurgence de la thématique de l'unité arabo-musulmane, dont le ressentiment lié aux échecs répétés s'est concentré sur l'indépendance d'un petit Etat juif.

 

Sans doute doit-on voir aussi dans l'acharnement actuel contre l'Etat d'Israel la résurgence d'un sentiment de culpabilité européenne, ancienne puissance coloniale du monde musulman, cherchant à peu de frais à détourner l'esprit de revanche nationaliste arabe à l'encontre de ce petit pays né pourtant des mouvements d'émancipation et de décolonisation du XXe siècle.

8-le bateau jewish state arraisonné par les britanniquess
Le bateau Jewish State arraisoné par les britanniques

 

Périlleux carrefour des voies commerciales menant à l'Extrême-Orient, le monde arabo-musulman s'était trouvé progressivement marginalisé à partir de la Renaissance, avant que le pétrole ne redonne aux trois détroits (Bosphore, Ormuz, Bab el Mandab) une importance stratégique.

À ce titre, la polarisation politique autour de la question d'Israel appartiendrait alors à un échange de coups stratégiques dans un grand jeu entre puissances émergentes et puissances occidentales.

 

En quête d'un nouvel âge d'or, où il représentait le modèle dominant souverain sur une partie du monde, le monde arabo-musulman a fait de la confrontation avec l'indépendance juive le coeur de sa confrontation avec le modèle occidental et s'est soldé jusqu'à présente par l'expulsion quasi complète des Juifs en terre d'islam, et celle, irrémédiable et silencieuse, des Chrétiens d'Orient.

 

Le modèle singulier qu'Israel, seul pays à majorité non-musulmane du Proche-Orient, oppose au népotisme des élites arabes, ravive alors de façon plus aiguë encore la difficulté du monde musulman à percevoir sa restauration politique hors du champ d'un conflit de cultures.

 

L'intrication des facteurs politiques, culturels, stratégiques et sociaux forme un puissant concentrateur émotionnel, où les années 1947-1949 forment un tournant généralement déformé par le prisme des idéologies, invitées sournoises dans le jeu des alliances et des compromissions.

 

 

Un nouveau regard sur l'indépendance juive

 

En quoi la restauration culturelle et politique du peuple juif serait-elle une menace pour la paix à l'échelle mondiale ? Inversement, ceux qui cherchent au prix de la haine à dénier le droit à un peuple à sa libre expression, ne seraient-ils pas ainsi les véritables promoteurs d'une conflictualité politico-religieuse dont Israel serait la première cible ?

 

À cet égard, il nous semble plus décisif aujourd'hui de rappeler que la naissance de l'Etat d'Israel s'inscrit dans l'ensemble des mouvements d'émancipation politique de l'époque moderne, et qu'en aucun cas il ne pourrait s'agir d'une éventuelle « compensation » après l'Holocauste dont on se demanderait comment elle pourrait donner naissance à une nation.

9-L'indépendance restaurée - Photo Shershel mai 1948

 

L'indépendance restaurée-Photo Shershel mai 1948

L'indépendance de l'Etat d'Israel en 1948 consacre ainsi l'aboutissement dans le monde juif d'un risorgimento culturel et politique vieux de plus d'un siècle et demi. Néanmoins, l'idéologie dominante tente d'imposer la vision d'une indépendance entachée d'une faute originelle supposée, celle de l'expulsion des arabes de Palestine.

 

Aux motsphrases qui trompent et mentent, que nous révèlent les archives et les images ?

Quel regard contemporain porter de l'intérieur à des événements généralement connus par le biais de réductions et d'idées toute faites ? Qui étaient ceux qui ont mené le peuple juif à la liberté ? Qui étaient les leaders arabes ? À quoi ressemblait la société multiculturelle juive des années de l'indépendance ?

 

Nous vous proposons une série d'article donnant à voir de très nombreuses images d'archives donnant à l'histoire l'épaisseur et l'authenticité qui lui manque souvent cruellement.

Et sans chercher à faire une nouvelle histoire, puisque l'Histoire était déjà présente dans l'objectif des photographes. 

A suivre...


Avis:

La publication complète ou partielle de l'article est soumise à l'autorisation préalable de l'auteur (contacter aschkel.info ou à-contre-courant).


 

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 20:15

ISRAEL EST DE RETOUR

Les règles du jeu changent, nos ennemis sont effrayés par notre "folie"

 

Par Guy Bechor

www.YnetNews.com   émanation de Yédio't Ah'oronot  19/02/10

Traduit par Albert Souedsoued.  pour nuitdorient

 

drapeau-israel.jpg


Merci Albert pour l'envoi de ce texte



Nous sommes aujourd'hui face à une situation étrange que nous avons perdue de vue depuis fort longtemps. Les ennemis d'Israël sont pris de panique – à moins que cela ne soit une paranoïa – ils craignent qu'Israël ne les attaque. Hezbollah est convaincu qu'il recevra un coup incessamment, Hamas n'a pas fini de panser ses blessures, la Syrie est fort inquiète et le ministre des Affaires étrangères d'Iran vient de déclarer qu'Israël est une nation de "fous", avec des dirigeants "fous" qui peuvent à tout moment lancer une
  attaque. En parallèle, les Libanais apeurés se tournent vers l'Onu, l'Unifil, le président Sarkosy, demandant la protection de la France contre ce "terrible Israël". Les Français se sont contentés de leur annoncer que tant que le Hezbollah est armé, ils ne demanderont à Israël que d'épargner les infrastructures civiles et pas plus. 
Tout cela a été publié dans les médias arabes.

 

Par ailleurs, nos frontières n'ont jamais été aussi calmes depuis de nombreuses années. Comment expliquer alors cette étonnante paranoïa au Moyen Orient ?

L'armée Tsahal ne s'est jamais autant entraînée depuis des douzaines d'années. Tous les jours, du matin au soir, des chars, des avions, des hélicoptères, des exercices à feu réel et des soldats courant partout, tout cela est visible à l'œil nu par les Libanais ou les Syriens qui regardent de l'autre côté de la frontière. Alors ils deviennent anxieux. "Que nous préparent ces Israéliens, dans notre dos ?" se demandent-ils

 

L'agitation permanente israélienne provoque l'inquiétude de nos ennemis, ce qui est appréciable, somme toute, et cela s'appelle la dissuasion. Aussi bien le Hezbollah que les Syriens savent que l'armée d'Israël a fait un grand saut en avant en matière de défense, depuis la 2ème guerre du Liban. C'est la seule armée au monde équipant ses chars de systèmes anti-missiles, et cela change les règles de la guerre. Tsahal s'est équipé de systèmes avancés de défense, alors que ses ennemis sont à l'ère des années 80/90.

De plus une série d'éliminations osées et attribuées à Israël a semé la panique auprès de certains dirigeants de l'axe du mal qui commencent à avoir peur de leur ombre et qui vivent dans la confusion. Rappelons que Nasrallah, le chef du Hezbollah vit caché depuis 3,5 années, étonnant pour un chef qui s'est empressé de clamer une "divine victoire".

 

Israël est là pour toujours

 

Selon les groupes terroristes, Israël aurait infiltré toutes leurs organisations, tous les états arabes et peut atteindre n'importe quelle cible. La réputation des services secrets Israéliens a été restaurée et on les craint dans toute la région.

C'est pourquoi les ennemis d'Israël ne cessent de répéter qu'Israël est de retour,après avoir disparu de la scène pendant une décennie et demie de "paix", et perçue alors comme "faible". Aujourd'hui Israël est de retour et en pleine force.

Les 2 dernières guerres en sont les raisons. Si dans le passé, la guerre du Liban a incité les Palestiniens à lancer leur "intifada" ou à oser Gaza, selon la théorie de la "toile d'araignée" de Nasrallah, aujourd'hui c'est l'inverse. Le Hezbollah a compris les conséquences de l'opération "Plomb durci" à Gaza et ses velléités guerrières se sont calmées.

Le rapport Goldstone qui prétend qu'Israël est devenu "fou" après avoir été attaqué, nous a causé du tort, -- mais n'exagérons rien – car on peut considérer que dans la région, il a été une bénédiction. Si Israël devient "fou" et détruit tout sur son chemin, quand on l'attaque, ses ennemis doivent faire attention. Ce n'est pas la peine de provoquer "un dément".

 

Qu'est ce qui préoccupe maintenant nos ennemis, plus qu'autre chose ?

Tout simplement, la perception qu'Israël, pour la 1ère fois dans son histoire, a compris les règles du jeu qui régissent la région. Le temps est révolu, celui où nos ennemis avaient devant eux un pays sans honneur, prêt à céder devant n'importe quelle proposition faite pour le duper. Nos ennemis ont compris que la société israélienne a mûri, qu'elle a appris l'art de la dissuasion et que dès lors, elle est installée dans la région pour toujours. Terminé le temps des avances fallacieuses, des offres illusoires, des mots qui n'ont pas de sens réel.

Nos ennemis sont en train de réaliser qu'il ne sera plus facile pour eux de contrôler le pays de l'extérieur ou de déployer leurs pions à l'intérieur, parce que la société a changé en profondeur et qu'elle ne leur fait plus confiance. Ils commencent seulement à comprendre qu'Israël est plus solide qu'ils ne le pensaient ou qu'ils ne le fantasmaient. Cette nouvelle perception est en train d'atteindre l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes, et cela fait mal, à leur grand regret.

 

 

Israel is back

Our enemies scared of ‘crazy’ Israel, which finally learned rules of region

By Guy Bechor

www.YnetNews.com Febr 19th, 2010

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 13:25
De génération en génération, pour la postérité
Par SCHELLY TALALAY DARDASHTI 
18.02.10
JPOST LOGO




Un nouveau partenariat vient de voir le jour. La collaboration aura lieu entre MyHeritage.com, site mondial de réseau spécialisé dans la généalogie sociale et situé à Bnei Atarot, et le célèbre musée de la Diaspora et du Peuple juif de l'université de Tel-Aviv, Beit Hatfoutsot. Le but fixé : créer une base de données unifiée sur la généalogie juive afin de la préserver digitalement pour les générations futures et pour la rendre plus accessible à tous.

L'arbre généalogique de la famille Sasson. 
PHOTO: COLLECTION BEIT HATFOUTSOT , JPOST

"Je veux que Beit Hatfoutsot soit le gardien du souvenir du peuple juif" déclare Avinoam Armoni, directeur du musée. Le fondateur et directeur de MyHeritage.com, Guilad Jafet, un généalogiste assidu, voit sa coopération avec Beit Hatfoutsot comme un honneur : "C'est un privilège que d'aider à recueillir les arbres généalogiques des familles et de préserver ainsi leurs souvenirs pour l'éternité."

"Les témoignages historiques de familles entières ne doivent pas s'éteindre dans les caves et greniers poussiéreux, mais doivent être gardés et conservés en bonne et due forme", soutiennent les deux hommes unanimement. "Retracer l'historique familial est une expérience humaine, enrichissante et touchante", ajoute Jafet.

Le projet est récent. Et relativement peu onéreux : "C'est stupéfiant ce que vous pouvez achever avec un budget limité et un minimum de réflexion", pointe Armoni. C'est à la dernière réunion du conseil administratif du musée qu'une résolution a vu le jour, explique-t-il. Dès lors, pour Beit Hatfoutsot, la généalogie doit devenir un point clé stratégique, pour préserver l'histoire du peuple juif.

Le futur du musée s'annonce technologique. Au programme : une plate-forme en ligne de discussion et d'éducation et une base de données multimédia collective. Dont une généalogie juive, un recensement des noms de familles et de communautés, des films, des vidéos, photographies et archives musicales.

Des arbres généalogiques électroniques

Le tout sera rendu possible grâce à la collaboration avec le site MyHeritage. com. Fondé en 2003 par Jafet, expert en informatique, il élabore des arbres généalogiques électroniques. Son logiciel informatique, dispensé librement à ses partenaires mondiaux, permet de créer des sites liés à la famille. Objectif pour les internautes : prendre ou reprendre contact, dans le cas de membres de famille perdus de vue, partager des informations et collaborer aux recherches.

Aujourd'hui, MyHeritage.com est un leader international en matière de logiciels généalogiques. Il est considéré comme le second site au monde spécialisé dans l'historique familial. L'avantage immédiat du projet, précise Armoni, sera de fournir au public des logiciels gratuits pour que chacun puisse créer son arbre généalogique. Il pourra ensuite, être offert ou partagé avec le musée Beit Hatfoutsot. Jafet ajoute : "Nous prenons part à un projet d'ampleur historique, tout en remplissant notre propre ambition : propager l'historique familial." Les arbres seront intégrés dans la base de données du musée, uniquement avec le consentement des participants et leurs signatures, établis dans un contrat.

Ceux qui souscrivront au registre en ligne de MyHeritage.com peuvent profiter en qualité de membre, des dernières innovations technologiques en matière de recherche. Grâce au logiciel, les arbres généalogiques seront préservés numériquement. L'accès à l'information sera donc plus libre, les générations futures pourront facilement accéder aux informations concernant leurs aïeux.

Une opération qui vient s'ajouter, au travail déjà précieux qu'effectue le musée Beit Hatfoutsot depuis 1978 dans la collecte d'informations numériques pour la préservation de l'Histoire du peuple juif et de son héritage. Depuis quatorze ans déjà, le musée organise une compétition internationale annuelle, "Mon histoire familiale", qui regroupe chaque année plus de 20 000 étudiants du monde entier.

Dorénavant, les participants utiliseront le logiciel de MyHeritage.com pour créer leur arbre généalogique. "Depuis que Beit Hatfoutsot est devenu une institution nationale" ajoute Armoni, "le public doit savoir qu'il peut confier son héritage au musée qui le préservera pour toujours." Une campagne d'envergure est prévue pour récolter des fonds et des sponsors. Selon Armoni, la base de données devrait rapidement s'enrichir de millions d'éléments supplémentaires.

Le plus grand musée interactif d'Israël

Un des principes de base : la confidentialité des données. Les informations pourront soit être rendues totalement transparentes au public, soit être conservées de façon strictement confidentielle.

Les chercheurs inquiets peuvent ainsi être rassurés : le système empêche des individus non autorisés de s'infiltrer et de modifier ou ajouter des informations fortuites. Autre avantage : l'usager peut inviter ses proches à visionner son site, tout en choisissant les limites d'accessibilité et d'action de chacun.
MyHeritage.com, proposé en 36 langues différentes, compte plus de 35 millions de membres, 420 millions de profils dont 9 millions d'arbres généalogiques.

Mais les projets de Beit Hatfoutsot ne s'arrêtent pas là. Selon Armoni, il est voué à devenir le plus grand musée interactif d'Israël. Pour l'heure actuelle, il subit des travaux de reconstruction pour un coût de 25 millions de dollars, qui devront s'achever en 2012. La présence d'Internet sera omniprésente au sein de ce musée "virtuel". Quant à la base de données digitalisée, elle devrait être opérationnelle d'ici un an. Les visiteurs ne seront alors plus uniquement des spectateurs, mais participeront activement à perpétuer le souvenir du peuple juif. La collaboration avec MyHeritage.com, marque un pas décisif vers l'achèvement de ce dessein.

Pour plus d'informations, veuillez visiter le site de MyHeritage.com et visionner les ressources en ligne de Beit Hatfoutsot.

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 07:40

Chers amis,

 

 

LE RÉTABLISSEMENT DE LA PATRIE JUIVE,

ANNONCE DE BÉNÉDICTION

 

Le rétablissement du Juif dans son propre pays annonce la bénédiction de toutes les nations, en accomplissement de la promesse de Dieu en Gen. 22 : 18 — « Et toutes les nations de la terre s'estimeront heureuses par ta postérité, en récompense de ce que tu as obéi à ma voix ».

La bénédiction des nations annonce la fin du « règne de terreur » sur la terre.

Certaines personnes enseignent qu’il n’existe pas de Satan personnel —qu’il n’y a qu’un principe de mal, appelé l’ « Adversaire », Job 1 : 6 — « Or, un jour les fils de Dieu vinrent se présenter devant l'Éternel, et le Satan, lui aussi, vint au milieu d'eux ».

Il y a, non seulement un « mauvais principe », mais un Mal Principal, même un Prince du Mal, appelé Satan !

Et c’est lui qui a suscité, qui continue à susciter maintenant et, nous le craignons, qui continuera à susciter une telle opposition au Sionisme que, sans intervention divine, elle détruirait la nation d’Israël et contrecarrerait par là-même les desseins de Dieu sur la Terre.

Satan sait très bien que le Rétablissement d’Israël marquera, selon les desseins éternels de Dieu, la fin de sa propre domination mauvaise sur l’homme. De là proviennent l’intelligence sous-jacente, l’amertume, la continuité, l’universalité et la coordination, dans notre jour prophétique, de la haine envers les Juifs et le Sionisme en particulier, et d’épisodes tels que l’Holocauste en Europe [le terme Shoah catastrophe est plus approprié] qui fut un essai de génocide systématique provoqué par Satan.

Hitler avait déjà déclenché contre les Juifs sa «Solution Finale », son vaste programme inhumainement cruel de stérilisation génétique. Avant sa défaite, l’Allemagne avait pris six millions de vies juives, un tiers de toute la population juive du monde.

Si l’Allemagne avait obtenu la victoire, Hitler aurait achevé ses desseins féroces en réalité ceux de Satan, en entraînant le monde dans le sillage de ses armées pour détruire cette « semence d’Abraham », et pour refuser le Pays d’Israëlà ses seuls vrais héritiers.

Cependant, tel est le soin de Dieu sur les Juifs, que quoi qu’il arrive, Il les préservera de l’anéantissement et les élèvera pour accomplir Ses desseins en eux, à Son temps Convenable.

Jér. 46 27, 28 — « Pour toi, ô mon serviteur Jacob, ne crains rien ; ne sois point alarmé, ô Israël ! car mon secours te fera sortir des régions lointaines et tes descendants de leur pays d'exil. Jacob reviendra, et il jouira d'une paix et d'une sécurité que personne ne troublera. 28 Non, toi, tu n'as rien à craindre, mon serviteur Jacob, dit l'Éternel, car je serai avec toi. Dussé-je détruire de fond en comble tous les peuples, parmi lesquels je t'aurai relégué, que toi, je ne te détruirais pas. Je te frapperai avec mesure, mais n'aurai garde de consommer ta ruine ».

Jér. 30 : 10 — « Ne crains donc rien, ô toi, mon serviteur Jacob, dit l'Eternel, ne sois point alarmé, ô Israël ! car mon secours te fera sortir des régions lointaines et tes descendants de leur pays d'exil. Jacob reviendra et il jouira d'une paix et d'une sécurité que personne ne troublera ».

V.P. 380 p. 39

COMMENTAIRE DU RÉDACTEUR SUR CE QUI PRÉCÈDE

Nous encourageons nos amis et le peuple Juif à garder la foi dans les merveilleuses promesses qui sont en train de se réaliser. Avec nos amis de la COMMISSION D'ISRAËL, nous ne relâchons pas, notre détermination pour cette année 2010 reste intacte malgré les difficultés que nous pouvons rencontrer. L'année qui commence nous permet de prendre de nouvelles résolutions, selon les promesses de l’alliance qui constituent la base des relations entre D.ieu et Israël. Deut. 32 : 10 — « II le rencontre dans une région déserte, dans les solitudes aux hurlements sauvages ; il le protège, il veille sur lui, le garde comme la prunelle de son œil ». Nous remercions tous nos amis de leur soutien leur compréhension et leurs encouragements.

Gilbert Hermetz

Rédaction : Jacques Obojtek

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 19:51

J’ai écouté attentivement Haïm Ramon, l’un des leaders du parti Kadima, sur l’antenne de la première chaîne israélienne, Arutz 1, répondant indirectement au discours du Premier ministre Netanyahou énoncé à la conférence d’Herzliya

Par:Victor-Perez

<<< Ecouter

Cet ancien député assurait aux téléspectateurs que si les négociations du processus de paix ne reprennent pas vite, il ne fait aucun doute que les ‘’palestiniens’’ saisiront, tôt ou tard, la communauté internationale afin qu’elle impose une solution définitif au conflit. D’après cet homme politique, mais aussi d’autres tel le ministre de la défense Ehud Barak (pourtant au gouvernement), cela serait une terrible menace existentielle pour l’état d’Israël. Pire, disent-ils, que la menace nucléaire iranienne.

C’est dire ! Que proposent-ils donc d’autre que des négociations sans fin ? Nul ne le sait encore mais l’on se doute des concessions supplémentaires à venir. A les croire, donc, les ‘’Palestiniens’’ se présenteront d’ici peu comme un peuple pondéré, refusant toute forme de violence et exigeront des instances internationales une amélioration de leur ‘terrible’’ situation ressemblant de plus en plus à l’Afrique du Sud, celle de l’apartheid évidemment. Ils exigeront de cette communauté internationale, en conséquence, que chaque individu situé entre le Jourdain et la mer méditerranée ait, au moins, le droit de vote. « One man = one vote ».

Ce qui conduirait à terme, si l’on a bien suivi le raisonnement de Ramon & Co, à la fin de l’état d’Israël, refuge du peuple juif et à la création d’un état binational. Il y a donc urgence, à les entendre, à s’asseoir à la table des négociations et à essayer d’obtenir un accord de paix coûte que coûte.

Comme première réaction à cette ‘’analyse’’, anxieuse de la situation politique israélienne, il serait logique de s’interroger quant aux raisons qui ont empêché l’ancien gouvernement d’Ehud Olmert, dirigé alors par Kadima parti de Haïm Ramon , de signer la paix avec Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité palestinienne, et ainsi de déterminer les frontières « sûres et reconnues » de l’état juif ? Pour quelles raisons, malgré toutes les embrassades publiques que l’on a pu voir sur les écrans, les dirigeants israéliens de l’époque, si apeurés actuellement, ne parvinrent même pas, selon Mahmoud Abbas à « combler le fossé séparant les positions » ?

Quelles sont donc ces raisons ? On peut assurer sans ce tromper que la raison principale fut que le gouvernement d’Ehud Olmert, comme ceux qui l’ont précédé mais aussi celui qui lui a succédé n’avaient et n’ont pas de partenaire ‘’palestinien’’ candidat sérieux à la paix.

Un partenaire ‘’palestinien’’ qui se refuse toujours à accorder au peuple juif le droit de s’autodéterminer en tant que tel sur une parcelle de la terre de ses ancêtres mais aussi de lui reconnaître un lien indéfectible avec le Mont du Temple. Comme deuxième réaction à l’analyse de ces défaitistes, véritable dangers de l’intérieur, on peut leur opposer que le jour où les ‘’palestiniens’’ saisiront la communauté internationale pour résoudre, selon leurs conceptions, le processus de paix, Israël sera libéré de toute entraves morales ou contraintes légales pour imposer à la dite communauté internationale ses propres frontières.

Qui pourra, en effet, refuser à un état ayant prouvé à plusieurs reprises sa prédisposition à signer la paix depuis les accords d’Oslo, l’ayant déjà fait à deux reprises et toujours disposer pour cela, de déterminer unilatéralement -faute de partenaire- ses propres frontières et ainsi se préserver de toute disparition ?

Pas grand monde hormis les éternels ennemis d’Israël. C’est donc une réponse logique qui fera face, alors, à cette demande ‘’palestinienne’’ qui angoisse tant et tant les dirigeants de l’opposition mais aussi du parti travailliste pourtant au gouvernement. Une réponse qui démontre au final que leur vision du conflit serait un véritable danger intérieur s’ils parvenaient à se saisir à nouveau des manettes du pouvoir. Une vision qui les contraindra alors à faire des concessions dangereuses pour Israël. Les garder dans l’opposition ou comme simple complément d’un gouvernement est donc faire preuve de sérieux.

Victor PEREZ ©
et  

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 12:04
Merci à Hanna d'avoir publier la rectification sur le Groupe Vérité.

Traduit par Galila le 28/01/2009

pour
 sionisme.xooit

JE SUIS ISRAEL !

 


TRADUCTION EN FRANCAIS DU CLIP :


JE SUIS ISRAEL 

Je suis né des millenaires avant d’avoir été renommé « Palestine » par les conquérants romains et avant même que l’ONU ait décidé de transformer mes terres à l’Est en ce qui est aujourd’hui la Jordanie.

Mon peuple , les juifs maintinrent des communautés , ici même depuis trois mille ans jusqu’au jour où les Arabes décidèrent de massacrer mes juifs en 1920 et 1929 . Des centaines de civils furent ainsi assassinés , pour la plupart femmes et enfants . Pendant le même temps , les Etats arabes , leurs frères , exilaient un million de juifs arabes , effacant toute leur histoire .

JE SUIS 
ISRAEL 

J’ ai été attaqué  quatre reprises par 5 armées arabes en l’espace de 60 ans . Je suis un survivant . J’ai gagné toutes les guerres lancées contre moi .

J’ai dit aux Arabes qui vivaient sur ma terre , qu’ils étaient les bienvenus et qu’ils pouvaient rester – mais leurs frères leur dirent : « Quittez temporairement , le temps pour nous d’en terminer avec les juifs ! » 

Depuis que je suis né , j’ai toujours offert un message de paix mais mes ennemis ont répondu seulement par des bombes , et par le sang – le notre et le leur !

Réalisant qu’ils ne pouvaient pas nous vaincre par les armes , mes ennemis se sont rabattus sur les mensonges –


JE SUIS 
ISRAEL

Maintes et maintes fois , mon nom a été sali , tout comme la frauduleuse affaire de Muhamed AL- DURA mais chaque mensonge est finalement dementi .

Mes ennemis continuent toujours de clamer que je commets un "génocide" .

Si j’avais réellement exilé tous les Arabes en 1948 , POURQUOI ce sont 20% de mes citoyens arabes qui votent ?

Dites-moi ! Est-ce qu’on donne les opportunités de l’enseignement lors d’un « genocide d’arabes palestiniens" ?

20% des étudiants à l’universite de Haifa sont arabes ….. !!!

Pourquoi ai-je rendu tout le SINAI et la bande de GAZA , déracinant mon propre peuple de sa demeure ? Seulment pour un ESPOIR de paix ?

JE SUIS 
ISRAEL 

Dans les combats je mets en péril les vies de mes jeunes gens pour réduire les victimes civiles palestiniennes ! J’essaie dans la mesure du possible de cibler les combattants terroristes seulement mettant en danger mes soldats !

Pendant la guerre , j’ai lancé des tracts pour prévenir les civils des zones qui allaient être attaquées –

Est-ce qu’une seule armée dans toute l’histoire de l’humanité a fait cela pour son ennemi ?

J’ai attendu 8 ans pour que le Hamas cesse ses tirs de roquettes journaliers .

certaines tombèrent même sur les jardins d’enfants-

Je suis patient mais la patience n’est pas infinie !

JE SUIS 
ISRAEL 

Je découvre de nouveaux médicaments pour traiter des maladies dévastatrices !

J’ai créé des technologies : tels Intel , des anti-virus , téléphones portables !

Je suis parmi les premiers au monde par mes publications scientifiques par habitant !

J’envoie des missions humanitaires pour développper les pays , y compris les pays musulmans !

J’ai intégré des centaines de refugies musulmans menacés de génocide au Darfour , des réfugiés qu’aucun pays musulman n’aurait reçus !

JE SUIS 
ISRAEL , UN DES PLUS PETITS PAYS AU MONDE et probablement le plus persévérant : je refuse de renoncer à tout espoir de paix ! 

Mes amis me soutiennent non pas par quelque lobby , mais parce qu’ils voient la vérité !

Je suis le cœur du proche-orient et l’esperance de son futur !

Mon prophète a dit : comme nation tu ne leveras pas le sabre contre les nations ! Et j’essaierai et essaierai et essaierai jusqu'à ce que ces mots soient vérité parce que JE SUIS 
ISRAEL ! 



_______________________

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 10:27

Par Jacques Bendelac à Jérusalem
Israel Valley
Publié le 29 janvier 2010



Ce vendredi soir, les Juifs célèbrent la fête de Tou Bishvat. Selon la tradition rabbinique, Tou Bishvat est la date du nouvel An des arbres. La fête marque aussi la fin de l’hiver et célèbre le renouveau de la nature. Parfois, Tou Bishvat donne lieu à un festival agricole, voire à une journée de l’écologie.

En Israël, la coutume de Tou Bishvat veut que l’on plante de jeunes arbres qui sont destinés à faire reculer le désert et à bien marquer le lien étroit qui existe entre l’homme et la nature. C’est ainsi qu’au cours de 2009, la surface boisée en Israël a fortement augmenté: des jeunes arbres ont été plantés sur une superficie de 779 hectares alors que 430 hectares de forêts existantes ont été rénovées. Cette forte progression du reboisement fait suite au gel des plantations de 2008, l’année de la 
Shmita durant laquelle la tradition interdit de planter de nouvelles semences.

Par ailleurs, l’institut de la Statistique indique que la production des arbres fruitiers a progressé de 3% en 2009, pour atteindre 1,2 million de tonnes de fruits. La moitié (602.000 tonnes) est constituée de primeurs (oranges, pamplemousse, citrons); le reste est composé de fruits sont plus traditionnels comme pommes, bananes, raisins, abricots, etc.

En 2009, les primeurs israéliens ont connu une progression de 6% par rapport à la saison précédente. Ce sont les pommes qui ont réalisé le plus fort taux de croissance de la production (+ 158%), suivies des avocats (+ 30%). En revanche, la production d’abricots a baissé de 21%. En fait, la reprise de la production des fruits en 2009 fait suite à une chute brutale enregistrée en 2008 en raison de la pénurie d’eau et de la crise mondiale.

Côté fruits secs, la production locale ne suffit pas à la demande, ce qui oblige à importer massivement de l’étranger. Les principaux fruits secs importés sont les noisettes (5.400 tonnes), les pistaches (3.370 tonnes) et les amandes (3.320 tonnes). Les Etats-Unis sont le principal fournisseur d’amandes, noisettes et raisins secs, alors que la Turquie fournit aux Israéliens les pistaches, figues et abricots secs.

A Tou Bishvat comme durant toute l’année, les Israéliens sont de gros consommateurs de fruits et légumes, y compris de fruits secs. Pour satisfaire à leur gourmandise, ils n’hésitent pas à y mettent le prix: en 2008, une famille israélienne a dépensé 389 shekels par mois (70 euros) pour s’approvisionner en fruits et légumes, dont 33 shekels (6 euros) par mois de fruits secs. La dépense la plus forte a été observée parmi les Arabes israéliens: ils consacrent 556 shekels par mois (100 euros) à l’achat de fruits et légumes, dont 55 shekels (10 euros) pour les fruits secs.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 17:02










L'action humanitaire d'Israel dans le monde 

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