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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 04:33
Face à Israël, la posture du nouveau venu

J-Ph Katz pour désinfos

lundi 15 juin 2009


Il est stupéfiant de constater qu’avec l’élection d’Obama, tous les fais établis, historiques et politiques relatifs à Israël, sont remis en cause. Pire, ils ont l’air de n’avoir jamais existé.

Première réalité partie en fumée : Israël état juif. Il semble tout à fait normal depuis quelques mois de contester ce qui est pourtant à l’origine même de sa création. On se demande d’ailleurs à quoi bon un pays de plus, lilliputien, dans cette région du monde, puisque s’il n’est pas juif, il sera forcément musulman, l’islam étant la religion ultra majoritaire du moyen orient.

Mieux, aucun critique ne veut se souvenir qu’un état juif peut avoir des citoyens non-juifs, près de 20% de la population israélienne. Mais la logique à l’œuvre est plus perverse, elle vise à dénoncer un état théologique, comme si un état juif était forcément un état tenu par les religieux, bref comme en Iran (personne dans les milieux antisionistes occidentaux ne contestent cependant le caractère chiite du régime Iranien, allez comprendre).

Ce qui était évident devient sujet à caution, alors que oui, Israël est l’état des juifs au sens de Herzl, et un état juif par ses racines religieuses, tout en étant un état laïc et démocratique dans ses structures.

Deuxième réalité effacée des tablettes : un futur état palestinien, dans l’esprit des Israéliens, a toujours été démilitarisé. Ce que l’on présente aujourd’hui comme une « condition » inacceptable par l’AP, est vieille comme la négociation elle-même. Une force de police a toujours été intégrée dans les textes des accords passés, une armée jamais.

Cet étonnement est un corollaire à la remise en cause de l’armement nucléaire israélien, venant tout à coup faire pendant à la politique iranienne actuelle. Le monde occidental est invité à faire pression sur Israël pour, in fine, baisser le niveau de danger iranien. C’est un raisonnement inversé complètement idiot mais terriblement présent ces derniers mois. La peur est mère de tous ces échafaudages intellectuels…

Troisième fait passé sous silence : l’échange de territoires pour maintenir les « colonies » les plus importantes de Cisjordanie. Rabin puis Barak avaient proposé à l’AP 1 km2 contre 1km2. On se demande pourquoi cette voie de négociation assez réaliste a disparu des éditoriaux actuels. On a même l’impression que les antisionistes espèrent des images d’évacuation des « colonies » par les Israéliens eux-mêmes. Et bien non, la Judée Samarie n’est pas Gaza ni le Sinaï. En dehors du fait que les infrastructures modernes abandonnées aux Palestiniens et aux Egyptiens ont été soigneusement démolies et saccagées au lieu d’être utilisées, le nombre d’habitants israéliens dans cette région interdit toute idée d’évacuation. La simple logistique à mettre en œuvre pour faire partir, reloger et indemniser des centaines de milliers de personnes devrait pourtant frapper les esprits. D’autres suggèrent une nationalité palestinienne pour ces citoyens, voire une double nationalité. Comment peut-on imaginer des israéliens sans défense, après tant d’années de haine, protégés efficacement par des policiers palestiniens ? Comment imaginer des citoyens palestiniens juifs avec des mouvements comme le Hamas ou le Djihad Islamique comme voisins ? Ces gens sont-ils sérieux ?

Quatrième banalité enterrée : on ne peut pas exiger 2 pays pour le prix d’un. Je veux parler des fameux réfugiés sortis de sa besace par Arafat en son temps. Non seulement l’AP demande un état souverain, mais en plus des centaines de milliers de ses citoyens devraient avoir le droit de vivre en Israël du jour au lendemain. Pire encore : ces réfugiés potentiels sont sensés rêver de vivre dans une entité dénoncée comme sioniste, fasciste, raciste… Bref le masochisme le plus effrayant.

Dernière petite réalité soigneusement mise sous le manteau : le Hamas règne à Gaza. Ce petit détail empêche pourtant toute négociation sérieuse en vue d’établir un état palestinien. Imaginons que Abou Mazen et le gouvernement israélien tombent d’accord, qu’en sera-t-il pour Gaza ?

Comment les antisionistes occidentaux peuvent-ils faire la fine bouche devant le discours « timide » de Nétanyahou et ne pas prendre en compte le recul abyssal du Hamas en regard des accords passés à Oslo puis avec la feuille de route ? Il n’y a aucune porte de sortie possible tant que le Hamas dirige Gaza, et passer le temps à chercher des poux dans la tête du gouvernement « de droite » israélien ne changera rien à l’affaire (un gouvernement de gauche mené par Barak serait-il si différent ? On peut sérieusement en douter).

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 04:29

« Barack Obama se doit de comprendre qu’il fait fausse route, que le dialogue avec l’Iran de Mahmoud Ahmadinejad est voué à l’échec. » 

Cet appel au président américain pour qu’il renonce à dialoguer avec Téhéran, a été formulé d’une voix rocailleuse par le vice-Premier ministre israélien, Silvan Shalom. C’était l’une des toutes premières réactions officielles de l’État juif à la réélection du président Ahmadinejad. Des réactions qui vont crescendo, aussi bien dans la presse que dans les milieux politiques, et où se mêlent la volonté d’en découdre et un sentiment diffus d’inquiétude. 

« Inquiétude »
 est le mot qui revient le plus souvent dans la bouche des commentateurs israéliens. Certains d’entre eux affirment que « l’État juif n’acceptera jamais qu’un négationniste comme Mahmoud Ahmadinejad puisse entrer en possession de l’arme atomique ». Puis d’ajouter :« Israël a tiré les leçons du passé, de l’Holocauste. Il utilisera tous les moyens à sa disposition pour neutraliser ceux qui rêvent de le détruire, de le rayer de la carte.Réponse « musclée »

Cette détermination ne parvient cependant pas à calmer les appréhensions d’une partie de la population. L’impression générale veut qu’un conflit israélo-iranien pointe à l’horizon. « Les États-Unis se sont montrés incapables d’empêcher la Corée du Nord de se livrer récemment à un essai nucléaire ; ils se montreront également impuissants à juguler la menace atomique iranienne », dit-on dans les rangs du Likoud, le parti au pouvoir en Israël. 

Les formations de droite incitent le Premier ministre Benjamin Netanyahou à réagir en termes 
« musclés » à la réélection d’Ahmadinejad. Le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, estime toutefois que le danger ne provient pas du seul président, mais du régime islamiste en place à Téhéran. 


D’autre part, la victoire écrasante (????) du candidat ultraconservateur aux présidentielles iraniennes aura, dit-on encore ici, un impact à la fois au Liban et dans la bande de Gaza. 
« Le Hezbollah libanais (battu aux récentes législatives) , de même que le Hamas palestinien (de plus en plus isolé sur la scène arabe) , se sentiront encouragés à hausser le ton, peut-être même à réactiver la lutte armée contre Israël », ajoute l’entourage de Benjamin Netanyahou. 
Hier, une roquette tirée à partir de la bande de Gaza s’est écrasée sur une des plages de la station balnéaire d’Ashkelon, au sud de Tel-Aviv.

Correspondance de Jérusalem, Serge Rabinovici 
pour http://www.lalsace.fr
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 19:40

Un discours très gênant

[Lundi 06/15/2009 20:10]



Le Premier Ministre Benjamin Netanyahou, au vu et au su de la planète, a reconnu sous certaines conditions la nécessité d’un état pour les ‘’Palestiniens’’. Malgré cette reconnaissance explicite, l’Autorité palestinienne, la ligue arabe ou encore les sympathisants de leur cause n’y voient que raisons pour la poursuite du conflit.

Pour autant, le discours du Premier ministre signifie, pour l’intellect de tout quidam éclairé, la fin de la ‘’colonisation’’ des territoires gagnés lors de la guerre défensive de juin 1967. Chose particulièrement gênante pour ceux qui ont comme objectif premier l’éradication d’Israël, et ont donc besoin de la justification de l’accusation facile et systématique de ce pays comme fauteur de guerres. En conséquence, ces derniers s’empressent de trouver des palliatifs idéologiques de substitutions permettant la continuité du conflit.

Une des conditions du Premier ministre israélien est un état ‘’palestinien’’ désarmé, sans maitrises de l’espace aérien et possibilités de signer divers accords défensifs avec d’autres états. Ce qui autorise les ‘’artisans’’ d’une « paix juste et durable » (sic) à qualifier d’ors et déjà ce futur état de « camp », « réserve », « protectorat » et/ou « bantoustan ». Tout individu, non dénué de bon sens, s’interrogera quant à l’exigence d’une armée, d’accords défensifs ou du contrôle aérien hors l’objectif de la poursuite du conflit actuel !

Il en va de même pour la reconnaissance d’Israël comme « état du peuple juif ». Ces mêmes ‘’artisans’’ d’une « paix juste et durable » s’étonnent que ce pays ait cette revendication ‘’alors qu’il a en son sein près de 20% de musulmans et de chrétiens’’. Le quidam intègre s’étonnera, lui, que cinquante sept pays se soient associer au sein de l’Organisation de la Conférence Islamique qui a inscrit dans sa charte la sauvegarde des seuls lieux saints de l’islam, ou encore la solidarité islamique entre les États membres, malgré l’existence de minorités en leurs seins. ! Le tout sans que ces mêmes ‘’artisans’’ pour une « paix juste et durable » ne trouvent à y redire !

Il en va de même également pour le « droit de retour des réfugiés » au sein même d’Israël alors qu’un état ‘’palestinien’’ sera disponible pour permettre l’installation et l’épanouissement des ‘’réfugiés’’. Le quidam, là encore, s’interrogera quant à ce ‘’droit’’, sauf, évidemment, si la disparition du seul refuge juif de par le monde et la reconnaissance, par la communauté internationale, de la faute originelle d’Israël par sa renaissance étaient l’objectif de cette exigence !

Gageons que dans les jours à venir, les adeptes d’une « paix juste et durable » nous indiquerons d’autres motifs de refus de négociations, et nous expliquerons la nécessité du combat contre « l’entité sioniste ».

Il n’en reste pas moins, que Benjamin Netanyahou a démontré par ce discours, très gênant pour beaucoup, que l’excuse de la ‘’colonisation’’ ne tient plus face à la réalité. Si Israël a tenu le mauvais rôle depuis les « accords d’Oslo », la communauté internationale ne pourra plus ignorer, comme ce fut le cas jusqu’à présent, les demandes exorbitantes de la communauté musulmane. Elle se devra d’y répondre fermement en contraignant l’Autorité palestinienne à admettre un état juif, vivant en toute sécurité à ses cotés.

Dans le cas contraire, il ne restera plus au peuple juif et aux véritables démocrates qu’à se compter et à renifler l’odeur nauséeuse du pétrole et des pétrodollars.

http://victor-perez.blogspot.com

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 05:46
1. Yérouchalaïm  

Le premier Hébreu à avoir visité la Sainte cité qui portera plus tard le nom de Jérusalem est Abraham Avinou, le Patriarche. 

Il est accueilli par le roi Malkhitsédèk qui lui offre du pain et du vin (Béréchite 14, 18-20). Au cours des siècles, la ville recevra une multitude de noms. Au dire des savants, au moins soixante dix ! Naturellement, celui qui demeure le plus connu et le plus usité est Yéruchalayim, mentionné 657 fois dans la Tora. Sa première apparition se trouve dans le livre de Yéhochoua' (10, 1). 

En voici d’autres : Cité de David, Cité de D', Cité de la Vérité, Ville joyeuse, Ville fidèle, Lion de D', Parangon de beauté, etc. 

Les envahisseurs romains vont naturellement la débaptiser après la destruction du second Bèt Hamikdach. Elle devient Aelia Capitolina, d’après le nom de l’empereur Aelius Adrianus (Adrien) qui changea le nom d’Israël en « Palestine » d’après les Philistins de l’époque biblique, appellation qui, encore de nos jours, suscitent bien de polémiques et d’interprétations fallacieuses. 


Siège de Jérusalem en 1099
Avec la conquêtedes Croisés, Jérusalem retrouve sa juste appellation "Hiérusalem" ou "Hages Polis" (ville sainte). 

Les Musulmanschangèrent, une fois de plus, son nom. Elle devient "Iliya" (d’après Aélia) puis "Bayt al Maqdis" (la Maison du Sanctuaire) suivant ainsi son origine hébraïque, pour enfin adopter le nom connu de nos jours al-Quds (La Sainte). On le voit, chaque conquérant a modifié le nom de notre sainte ville, afin d’en effacer toute trace juive et d’y imposer sa marque.


2. Le Temple de Jérusalem  



La ville de Jérusalem n’est, bien entendue, pas une ville comme les autres. C’est elle qui abrita le Saint Temple, à deux époques distinctes. Toute la foi fervente du Peuple juif s’y concentrait et nul autre lieu au monde ne possédait autant de sainteté. 

La destruction des deux Temples sera un véritable traumatisme pour tous les Juifs, qui encore de nos jours perdure Baroukh Hachèm. On remarquera que selon la tradition, Jérusalem abritera le troisième et ultime Temple, signe d’une nouvelle ère pour l’humanité entière (que ce jour arrive rapidement, Amen). 

Le fameux Mur (Kottèl) est l’un des derniers vestiges de la zone qui entourait le Temple. Le Mont Moria, quant à lui, est toujours contesté par les Musulmans. Son appropriation par ces derniers focalise l’ampleur des différends, opposant Juifs et Musulmans. 


Siege de Jérusalem par Vespassien
Un peu d’histoire : Le deuxième Temple fut détruit par les Romains en l’an 70 (le 9 du mois hébraïque de Av, qui deviendra un jour de deuil national). Cela est la conclusion d’un conflit meurtrier entre Juifs et Romains. 

Le Talmud rapporte que Titus assigna quatre de ses commandants à cette destruction : un pour chaque muraille. Tous exécutèrent fidèlement leur tache à l’exception d’un seul à qui avait été assigné le mur occidental. 

Sommé de s’expliquer, il répondit qu’il voulait laisser un vestige afin que les gens puissent constater combien avait été impressionnant le Temple et que cette muraille n’en était qu’une infime partie. 

Parachevant cette œuvre diabolique, les Romains interdirent aux Juifs survivants de visiter les ruines du Temple ou de séjourner dans la ville, sous peine de mort. L’empereur Adrien fit bâtir un temple dédié à Jupiter sur le site même du Saint Temple. 

En dépit de ces catastrophes,les Juifs gardaient toujours l’espoir de rebâtir le Temple. A deux reprises, cet espoir sembla pouvoir se concrétiser. L’empereur Julien l’Apostat, pour des raisons politico-religieuses, autorisa en 362 cette reconstruction, et était prêt à financer ce projet. 

Les communautés de la Diaspora, enthousiastes, envoyèrent de substantielles contributions, mais l’assassinat de Julien en 365, mit fin au rêve. 

En 614, suite à l’arrivée des conquérants perses qui avaient été aidés par 25.000 guerriers juifs de Galilée, l’autorisation de reconstruire le Temple fut accordée. Hélas, le roi perse, n’honorera pas cette promesse, afin de conclure la paix avec les Byzantins. Et à nouveau le temps des lamentations…


3. Jérusalem : le Centre du Monde  


D’anciennes cartes médiévales nous montrent Jérusalem au centre du monde. Les diverses contrées se situant tout autour d’elle. 

Le Mont Moria,sur lequel se dressait le Saint Temple, abritait la Pierre de Fondation (Evèn Hachétiya) celle qui sert de base au monde entier et qui en est le centre. 

On sait qu’Adam Harichone fut formé par D’ à partir de la poussière de cette hauteur (la traduction en araméen du passage de la Tora précise : de la poussière du site du Temple). Chétiya évoque le verbeboire et ainsi la Massorèt (tradition) révèle qu’en dessous de la pierre, est cachée la source de toutes les sources et fontaines du monde. 

Il est dit aussi que le nom divin imprononçable (Chèm Haméforach) fut gravé sur cette pierre (c’est le roi David qui aurait placé la pierre dans le Saint des Saints). Les Sages craignant que des jeunes gens puissent venir et apprendre à prononcer le Nom sacré, et ainsi causer la destruction de l’univers, décidèrent de fabriquer deux lions d’airain qui furent posés sur deux colonnes de fer, dressées à l’entrée du Saint des Saints. 

Si d’aventure, quelqu’un avait réussi à pénétrer et à apprendre le Nom divin, les lions se mettaient à rugir effroyablement. La peur causée à l’intrus blasphémateur lui faisait perdre la mémoire. 

Les deux tables de pierre sur lesquelles furent gravés les Dix Paroles ('Assérèt Hadibérote) par ledoigt de D’, provenaient de la Evèn Hachétiya. 

Le prophète Yona, lors de son périple sous-marin à l'intérieur de l’énorme poisson qui l’avait avalé, put voir du fond de l’abîme cette pierre. Le Zohar nous relate qu’un groupe d’anges et de chérubins plane au-dessus de la pierre et entonne une certaine mélodie qui est une bénédiction pour le monde entier. 

Ce Mizmor (chant de gloire) au Créateur est entonné à l’aube, et les étoiles et les planètes y participent activement. Une fois encore, on est stupéfait de voir le nombre d’appellations concernant le Mont Moria

Le "Mont de la Maison du Seigneur" ou simplement Le "Mont de la Maison" (Har Habaïte) ou le "Mont Sacré", tandis que Daniel Hanavi la nomme La "Montagne Belle et Sainte" ou "Har Tsvi Kodèch", que l’on pourrait traduire également par "Le Saint Mont de la Gazelle" ! 

En effet, la gazelle (Tsvi) est un symbole de gloire et de beauté. D’ailleurs, on trouve quelque fois la Terre d’Israël sous le vocable de Erèts Hatsvi (Terre de la Gazelle). La construction de la langue hébraïque permet de trouver une multitude de sens pour chaque mot. 

Ainsi le mot Mor (myrte), une plante entrant dans la composition de l’encens brûlé au Temple. 

Une tradition rapporte que le nom du lieu dérive de Ora (lumière), car c’est le lieu où brilla la toute première lumière qui éclaira le monde entier et l’humanité. D’autre part, Morapeut signifier, crainte, respect. Accolé au nom de D’, on peut lire Crainte de D’. 

L'appellation de Moria proviendrait aussi de Témoura ce qui veut dire échange ou récompense. Cela est directement lié à Avraham Avinou qui vint en ce lieu pour y sacrifier son fils Its'hak. On se souvient qu’un bouc fut sacrifié à la place du jeune Its'hak. Les Sages disent en hommage au rôle du bouc que rien de cet animal ne fut gaspillé. 

Ses dix veines devinrent les dix cordes de la harpe sur laquelle le roi David jouait. Ses deux cornes devinrent des Chofarim. La gauche fut utilisée par D’ lui-même au mont Sinaï, tandis que la droite était destinée à être sonnée aux jours du futur rassemblement de tous les exilés d’Israël. Enfin la peau du bouc servit-elle à entourer les reins du prophète Eliy-a. 

 
1. Les Noms du Saint Temple  



Ils sont bien évocateurs et ne nécessitent aucun commentaire ! Bèt Hamikdach : Maison de sainteté. Bèt Kodèch : Maison sainte. Bèt Elokim : Maison de D'. Bèt Avoténou : Maison de nos pères. Bèt Téfila : Maison de prière. Bèt Ménou'ha : Maison du repos. Habaïte Ha'élyone : Maison suprême. Bèt 'Olamim: Maison éternelle. Bèt 'Hayénou : Maison de notre vie. Bèt Méorénou : Maison de notre lumière. Ariel : Le lion de D'. Devir : Saint Temple en entier. 

Certains commentateurs relient ce nom à davar, car l'Arche Sainte contenait les Dix Commandements (mots, paroles en hébreu: 'Assérèt Hadibérote). Af Ha'olam : le nez du monde. Tsavar Ha'olam : le cou du monde. Talpiote : viendrait de Tel (colline), et Pi-ot (bouches). 

Enfin, le Zohar nomme le Saint des SaintsLev Chèl Kol Ha'olam, le cœur de tout l'univers.


2. Quelques faits intéressants  



1) Jérusalem sera l'une des premières villes à être photographiée. En 1839, deux ans seulement après la découverte du principe de la photographie par Daguerre. 
2) Les seuls mots d'hébreu connus des Juifs d'Ethiopie étaient 
Chalom et Yérouchalaïm.
3) Des dix mesures de beauté que reçut le monde, neuf furent attribuées à Jérusalem, et une au reste du monde. 


4) Le Kottèl (Mur)
est constitué de sept strates de pierres énormes remontant au second Temple, et de quatre couches datant de la période romaine-byzantine. 

Si la plupart des pierres taillées mesurent trois mètres de long sur un mètre de hauteur, certaines dépassent douze mètres de long, pour un poids de plus de cent ton
nes. D'autres sont encore plus lourdes : près de quatre cent tonnes ! 




5) En dépit des difficultés évidentes, certaines plantes sont parvenues àcoloniser ce lieu, apparemment peu propice. L'éphèdre ou raisin de mer, est un petit arbuste ne possédant que peu de feuilles. 

La plantefemelle développe des fruits rouges appréciés des oiseaux. Le muflier de Sicile avec ses fleurs jaunes, se trouve dans la partie supérieure. Ses fruits contiennent des milliers de minuscules graines qui sont disséminées avec le vent. La dernière découverte sera celle du câprier épineux. Les bourgeons de ses fleurs servaient autrefois d'épices après avoir été marinés. 

6) Trop longtemps, le Kottèl demeura quasiment inaccessible à la grande majorité des Juifs. Un droit exorbitant était exigé pour avoir le droit de le visiter ou d'y prier. 

Au début du XX° siècle, les Arabes multiplièrent les agressions et vexations envers les visiteurs. En 1912, l'allumage de bougies était proscrit. En 1919 (cette fois sous le Mandat Britannique) les bancs de bois utilisés par les vieillards et les infirmes pratiquants, étaient également interdits, ainsi que le Chofar qui était sonné le jour de Roch Hachana (Nouvel An). Les polices, arabe et britannique, censées surveiller le site, se gardaient bien d'intervenir à bon escient. 

Le Rav Its'hak Orenstein, chargé officiellement par les Britanniques du respect de la loi nota de nombreux cas de profanation du Mur, d'harcèlements répétés, et de destruction par le feu de rouleaux de la Tora. Il fut abattu à la veille de la guerre de 1948, par un sniper arabe. 7) La coutume consistant à laisser un pan de mur non fini (non peint, non tapissé) dans une maison, est appelée Zékhèr La'hourbane, souvenir de la destruction (du Temple). 

 
Le Rambane
8) Au cours des siècles qui suivirent la destruction du Second Temple, et selon les caprices des occupants illégitimes de la Terre d'Israël, des milliers de pèlerins juifs vinrent se recueillir auprès du Kottèl et d'autres sites comme ceux de Safed. 

D'autres arrivaient pour s'installer définitivement. Parmi les premiers immigrants, nous noterons, l'arrivée en 1212 d'un groupe de 300 éminents Rabbanim, originaires de France et d'Angleterre. En 1267, c'était au tour du Rambane (Na'hmanide) (1194-1270) de débarquer sur cette terre en compagnie de ses disciples. De semblables migrations se firent plus tard d'Espagne ou d'Europe orientale. 

En 1267, c'était au tour du Rambane (Na'hmanide) (1194-1270) de débarquer sur cette terre en compagnie de ses disciples. De semblables migrations se firent plus tard d'Espagne ou d'Europe orientale. 


9) Lorsque quelqu'un prie à Jérusalem, c'est comme si celui-ci priait devant le Trône de D', parce que la Porte du Ciel est là, et qu'elle est ouverte à la voix de tous les fidèles. 

Les Mékoubalim accordent une valeur spéciale à ces prières, car selon eux, notre monde est enveloppé de plusieurs sphères (comme les pelures d'un oignon) mais au-dessus de la Terre Sainte et de Jérusalem, existe une ouverture sacrée, dirigée vers la Porte du Ciel. 

A ce propos, le Kabbaliste Rabbi Avraham Azoulay de Hébron, au 17° siècle (grand père du 'Hida) nous dit: "qu'il soit connu de vous que lorsqu'il est dit que la Terre d'Israël est placée sous la Porte du Ciel, cela signifie sous l'ouverture dans la fenêtre

Celle-ci se trouve dans le firmament de la taille de la Ville Sainte de Jérusalem, et que l'Emanation divine vint d'en haut et descendit sur le Temple et de par sa propre puissance se répandit sur l'ensemble de la Terre Sainte. "


3. Le Dernier Temple  


La tradition nous dit que celui-ci descendra du ciel, entièrement construit, lors de l'ère messianique. L'Ultime Temple deviendra alors uneMaison de Prières pour toutes les nations. 

En attendant ce jour,
les Juifs se doivent d'étudier constamment en détail ses caractéristiques. Le Temple est en fait en voie de construction dans les pensées profondes des croyants : un rêve qui deviendra une réalité. 

Rabbi Na'hmane de Breslevécrit à ce propos: " la pensée, lorsqu'elle se concentre intensément, peut exercer une immense influence. Chaque faculté de l'esprit jusqu'au point le plus intérieur doit être dirigée sans aucune distraction (vers un but précis). Quand un grand nombre de personnes font cela, leurs pensées peuvent en fait forcer l'avènement d'un nouveau fait ". Ainsi les Mékoubalim se préparent-ils en étudiant certains textes comme les Michkéné 'Eliyone (les Demeures du Suprême) du vénéré Rav Moché 'Haïm Luzzatto (Ram'hal). 

Le but de cet ouvrage est expliqué par l'auteur : " Mon but dans ce travail est de discuter du sujet du Temple Céleste, mentionné par nos Sages, d'expliquer sa forme et sa structure, dans tous leurs détails variés, et de montrer comment le Temple terrestre est en alignement direct avec celui-ci, dans sa structure et toutes ses dimensions ". Les prophètes Icha'ya et Yé'hézkèl eurent le privilège de recevoir une vision leur montrant ce Temple Céleste (voir Icha'ya 6 :1 et Yé'hézkèl 40 :1-4 ; 40-43 :17) et ainsi nous pouvons avoir une idée pleine de riches promesses, du Temple à venir. Que ce jour vienne, très bientôt ! 

Source : univers torah
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:31

[Dimanche 06/14/2009 12:27]

 


 

Ce soir, 20h00, Université Bar-Illan. Tous les projecteurs seront braqués sur un homme, Binyamin Netanyahou. Le monde retient son souffle. Que nous promet le chef d’Israël ? Le discours va-t-en guerre. La paix et les concessions. De Washington à Paris. De Londres à Amman. Toutes les chancelleries de la planète auront les yeux rivés sur le pupitre de l’amphithéâtre de la faculté de Ramat-Gan. Tous écouteront le chef du gouvernement d’une oreille attentive.

Le moment est important pour l’avenir de la région, voire du monde. Le Liban a choisi la voie de la modération en élisant les Chrétiens au Parlement. Saad Hariri a annoncé, ce matin, qu’il serait vraisemblablement le nouveau Premier ministre du Pays du Cèdre. L’Iran va constituer une menace pour les quatre prochaines années. Mahmoud Ahmadinedjad a été réélu avec 62.6 % des voix. Netanyahou devrait en toucher deux mots aux chefs d’Etat de la planète dans son intervention. Pour le Premier ministre, l’Iran met à mal l’équilibre le monde et l’existence d’Israël. Bibi étudie toutes les options, voire une intervention armée.

Au sujet du conflit contre les Palestiniens, le chef du gouvernement a entendu avec attention le brouhaha cacophonique des dirigeants de la planète. Barack Obama et ses alliés ont expliqué pendant une semaine l’intérêt des Israéliens de se retirer des territoires de Judée Samarie. Ils sont convaincus que la paix avec les Palestiniens passe par l’arrêt des constructions dans les “colonies.” Ainsi, un Etat Palestinien pourrait voir le jour dans un avenir proche. Bien sûr, l’avis du Premier ministre israélien n’est pas aussi tranché. Binyamin Netanyahou veut, avant tout, préserver la sécurité de ses concitoyens. Il est prêt à certaines concessions et même à un “Etat palestinien aux frontières provisoires.” L’idée première de “Bibi” est de créer des “relations économiques et commerciales” avec ses homologues palestiniens. L’objectif est de venir en aide à une population déchirée entre les luttes intestines que se livrent le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas d’Ismail Haniyeh. Israël proposerait ses services. Reste à connaître la position du camp d’en face.

Si Netanyahou est prêt à des concessions, il se sait mis sous pression par sa propre coalition. Aujourd’hui, le Premier Ministre fait avec une majorité nationaliste. Des personnalités comme Liebermann, Benny Begin, Israel Katz ou Elie Yshai verraient d’un mauvais œil tout relâchement du chef de la coalition. Tous ces personnages sont favorables à la solution dure et ne veulent pas entendre parler d’une cession de territoires.

Ce soir, 20h00, le chef d’Israel a rendez-vous avec l’Histoire. A lui de ne pas manquer le tournant.

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 19:56

[Mardi 06/09/2009 19:28]

 


 

Il y a dix jours, le Premier Ministre, Binyamin Netanyahou, s’envolait pour Washington, la fleur au fusil. Le chef du gouvernement israélien se montrait ferme et déterminé dans ses positions. Pas d’Etat Palestinien tant que la partie adverse ne reconnaîtra pas le caractère juif de l’Etat d’Israël. Les faucons de la coalition s’en donnaient à cœur joie et ne tarissaient pas d’éloges sur le “Bibi” va t-en guerre. Cette semaine changement de ton. On a droit au Netanyahou « homme de paix ». Les Etats-Unis de Barack Obama ont soufflé dans les bronches des officiels de l’Etat Juif. Le Président américain et son discours du Caire ont suffi à faire tanguer le microcosme politique israélien. Netanyahou a, donc, décidé de frapper du poing sur la table et d’annoncer un discours choc prévu dimanche prochain. L’intervention du Premier Ministre est attendue par toutes les chancelleries de la planète.

L’émissaire spécial américain qu Proche-Orient, George Mitchell, présent en Israël, aujourd’hui, a évoqué des « désaccords entre la position de son pays et celle d’Israël ». Mais ce sont des « désaccords entre amis » assure l’instigateur de la paix en Irlande du Nord en 1998.

Binyamin Netanyahou a discuté avec le Président Obama, hier soir, et lui a assuré de « geler la construction des colonies et de voir dans un futur proche, l’avènement d’un Etat Palestinien ». Le Président américain est du même avis. Pour Obama, le temps presse. Les intérêts américains à la création d’un énième Etat arabe sont nombreux. Cela permettrait de faire écran de fumée lorsque les G.I américain se retireront d’Irak. Où comment passer d’une défaite cinglante à un triomphe romain. La question iranienne reste en suspens. La menace est réelle pour les Etats-Unis. Un conflit armée avec Israël veut à tout prix être éviter par l’administration Obama sous peine de mettre la région à feu et à sang. A ce propos, les Etats-Unis et le reste du monde ont du se réjouir des résultats des dernières élections au Liban. Le Hezbollah a perdu. Les chrétiens restent au pouvoir. Le Liban n’est pas mort.

Maintenant, comme dans un concert de klaxons après une victoire importante, le balai diplomatique se met en ordre de bataille. Sa cible : Israel. Ses slogans : Discutez ! Cédez ! Renoncez !

Prochain round. Dimanche après le discours de Binyamin Netanyahou.

 

Netanyahou: “La puissance de notre armée nous donne un gage de force et de sécurité”

[Mardi 06/09/2009 18:42]

 


Le Premier Ministre, Binyamin Netanyahou, en visite dans une base du Nord du Pays a assuré et rassuré tout le pays quand à “la puissance de Tsahal”. “Notre armée nous offre un gage de sécurité et de force pour notre Etat” et le chef du gouvernement d’ajouter “Tsahal est prêt à faire face aux défis sécuritaires majeurs de ces prochaines années”.

par Jonathan Serero 
Actu.co.il 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 12:06







Merci Marc pour cet excellent texte !!!

Par Marc Brzustowski.
 
La plupart des commentaires sur la sortie faussement "surprenante" d'Avigdor Lieberman à Moscou, - selon laquelle Israël n'a pas d'intention ni d'intérêt exclusif à endosser le rôle de père fouettard pendant que le reste du monde s'en laverait les mains-, présentent ce discours comme "en retrait" par rapport aux précédents. Les "spectateurs" semblent déçus. Il y aurait soudain "quelque chose" qui ne fonctionne pas comme d'habitude dans la répartition bien comprise des rôles : à Israël celui de méchant oppresseur des Palestiniens et d'annihilateur  de l'Iran, aux autres la tranquillité de conscience et les condamnations faciles qui affluent à la bouche.
 
Depuis les débuts de cette crise, il s'est initié une sorte de jeu des chaises musicales où le premier exposé devra faire "le sale travail" pour tous ceux partis se cacher la tête dans le sable. L'Amérique, en particulier, s'y entend pour jouer la politique de la main tendue à tours de bras jusqu'à s'en faire des crampes et autant d'entorses à tout principe de précaution. Incarnant un paternalisme new-look, Oncle Sam est "bien obligé d'assurer sa protection à l'Etat Juif", mais, s'il ne tenait qu'à lui, s'abstiendrait bien de toute décision douloureuse. Comme si, ni lui, ni les Russes n'étaient en rien concernés par ce qui se passe, juste là pour dire le bien et le mal : toute prolifération, à terme, même si les deux grands sont supposés détenir le plus d'ogives dans leur manche, réduirait considérablement leurs rôles respectifs de leaders mondiaux, pour les ramener au rang de cible potentielle parmi toutes les autres. Même si la dissuasion mutuelle jouait à plein (ce qui est peu probable), malgré les asymétries technologiques et géostratégiques, la menace d'embrasement généralisé risque surtout de paralyser tout échange et tout ordre de marche. Pour qu'une "violence légitime" s'exerce et fasse office de régulation, de "gendarme du monde" ou de certaines "chasses gardées" (Asie Centrale), il faut qu'elle ne soit pas à la portée du premier outsider venu qui fausse aussitôt les règles de "l'équilibre de la terreur". Et certains pays de moyenne importance et d'économie déficitaire ont la gâchette plus facile, d'autant qu'ils ne reposent, à l'intérieur, sur aucun contrôle de type institutionnel ou rationnel,mais plutôt sur la vision prophétique d'un avenir meilleur dans un "autre monde", après l'arrivée de l'Imam caché dont il faudra bien se décider à ouvrir la voie...    

Puis, surtout, Lieberman n'est pas à sa place, alors qu'on lui demande d'être l'épouvantail, le "fasciste" attitré de ce Gouvernement Netanyahou à descendre en flammes aussi souvent que possible!
 Sa mission était, pourtant, de dire qu'il allait réduire à néant des millions d'Iraniens et que cela ne lui ferait ni chaud ni froid! Là, c'était du grand Lieberman! Décidément, ce "videur moldave" est un incontrôlable de la pire espèce. Le voilà qui rappelle le monde à l'ordre des réalités et des menaces réelles , valables pour la Russie, l'Europe et tous les autres, et leur fait comprendre qu'ils ne s'en tireront pas à si bon compte. Qu'il dit qu'Israël s'attend à ce concert de lâcheté multilatérale, trop heureux de lui laisser éponger la dette à l'égard de la protection du monde libre, en traditionnel "Juif des Nations", se défiant de ses ennemis et essuyant les crachats de ses "amis".

Ce discours de Moscou a le mérite de recadrer certains "points de détail" de la répartition des pièces sur l'échiquier mondial, à l'heure où le Grand Manitou du Power Islamic Flower, Obama le Grand, surnommé "Toutankhamon" en Egypte,  s'en vient par le Caire et Riyad chanter les louanges de la paix qui se gagnerait par le nombre de pressions exercées sur Israël et Israël seul. Alors Lieberman rappelle à tout ce beau monde de gorges chaudes que la paix et la tranquillité, cela se gagne et se gagne âprement. Si c'est, là, un clé de tout poker-menteur, on reprend le paquet de cartes en main, on les rebat et on redistribue...

Recul? Tiens donc! Qui est en recul pendant qu'Israël se penche aux avant-postes, toujours prêt à envoyer les premiers coups et à en recevoir? Un discours va t-en guerre, à Moscou, allié traditionnel de l'Iran et de la Syrie, la veille du message du Messie de Washington aurait été pain béni pour marquer le contraste stéréotypé entre les uns et les autres. Au gentil Président musulman du monde : la paix, l'amitié et l'amour, au méchant "bouffeur d'Arabes", Avigdor Lieberman les déclarations intempestives, à scandale, incendiaires! A la Russie, qui n'est pas à la veille d'exercer la moitié des pressions sur l'Iran qu'exerce l'Amérique sur le Gouvernement Netanyahou, il signale qu'elle pourrait bien s'en mordre les doigts également. Un Tchéchène à Moscou doté d'une bombe sale ferait autant de dégâts qu'à Tel Aviv, toute proportion gardée ou toute indifférence pour les victimes civiles mises à part...

Le dirigeant d'Israël Beitenou fait ses premières armes à travers les pièges et subtilités de la diplomatie et démontre qu'il a parfaitement intégré ses rouages et la tête sur les épaules. Sa remarque n'est stratégique que par le fait de mettre les autres dirigeants face à leurs propres responsabilités et aux conséquences réelles de leurs propres désistements scéniques. Il rappelle incidemment qu'Israël n'est pas uniquement tenu par  la faiblesse 
a priori de son positionnement géostratégique au Moyen-Orient, que les menaces sont sans effet patent, qu'il n'a pas peur, paré à toute éventualité et que l'insistance même du discours d'Ahmadinedjad contre l'existence d'Israël vise essentiellement à faire oublier aux autres à quel point ils sont également dans sa ligne de mire. L'antisionisme est un leurre facile qui permet de s'exonérer de la gestion de risques, en supputant une conspiration juive contre les pays qui lui seraient potentiellement hostiles. A ceux-là, il redit que si Israël n'existait pas pour expier leurs propres manques, il leur faudrait sans douter l'inventer, juste pour se protéger de tout accès de conscience sur ce qu'ils sont eux-mêmes et ce qu'ils sont réellement prêts à mettre en œuvre pour se prémunir, à toutes fins utiles. L'antisionisme est un chiffon rouge que l'on agite, en espérant qu'un taureau va se lâcher dans l'arène, pour le grand sacrifice. Tout jeu de dupes rencontre un beau matin sa limite.

Il démontre à tous les détracteurs que compte la planète qu'il n'est pas nécessairement celui que l'on croit, qu'il sait aussi faire preuve d'habileté et de prudence, tout en remettant quelques pendules à l'heure H de la bombe en prolifération exponentielle... "Vous voulez jouer la montre? Parfait, mais arrêtez également de compter sur le vilain petit canard pour régler vos problèmes à votre place!" Quelle déception, on la comprend... Il se situe sur le même plan réflexif qu'un Etat comme les autres se posant les mêmes questions des moyens de sa défense. Assez de susceptibilités irréfléchies, de registre de l'émotionnel ou de chantage affectif pour aborder les questions cruciales du bon agencement du monde...


Israël n'a pas l'intention de bombarder l'Iran, affirme Lieberman

 

De Steve Gutterman – Il y a 18 heures


MOSCOU — En visite en Russie, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a affirmé mercredi que l'Etat hébreu n'avait pas l'intention de bombarder l'Iran, mais que les autres pays devraient s'inquiéter de la menace que représente le programme nucléaire de Téhéran.

Il s'agissait du commentaire le plus explicite à ce jour sur le sujet par un responsable du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.

"Nous n'avons pas l'intention de bombarder l'Iran, et personne ne réglera ses propres problèmes avec nos mains à nous", a-t-il lancé. "Nous n'avons pas besoin de ça. Israël est un pays fort, nous pouvons nous protéger".

Il a estimé que si l'Iran se dotait effectivement d'armes nucléaires, cela déclencherait une course aux armements dans la région susceptible de menacer la planète entière.

Le chef de la diplomatie israélienne s'exprimait à l'issue d'une visite de trois jours en Russie.

"Mais le monde devrait comprendre que l'entrée de l'Iran dans le club nucléaire déclencherait une véritable course aux armements, une course folle à l'armement non-conventionnel dans tout le Proche-Orient qui sera une menace pour la totalité de l'ordre mondial, un défi pour la totalité de la communauté internationale", a-t-il ajouté.

"Nous ne voulons donc pas qu'un problème global soit résolu à travers nous", a conclu le chef de la diplomatie israélienne.

Ce commentaire semblait être légèrement en retrait par rapport aux dernières déclarations en date, le gouvernement Nétanyahou ayant laissé entendre qu'il pourrait se voir contraint à prendre des mesures militaires contre l'Iran.

Nétanyahou a répété à plusieurs reprises que Téhéran ne devait pas être autorisé à se doter de l'arme nucléaire, et a refusé d'exclure le recours à la force.

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 11:40


Après la déportation des Tribus réparties dans les Royaumes d’Israël et de Juda précédée par la destruction du Temple à Jérusalem, le principal vœu des exilés fut le Retour à Sion


: Sion étant la Jérusalem terrestre et céleste. De nombreux prophètes ont inoculé dans le cœur des descendants des fils de Jacob tant l’espoir de recouvrer leur terre que l’espoir messianique. Ce vœu pieux ne pouvait se faire qu’avec le retour du peuple sur sa terre. Le Retour à Sion. Le Sionisme prophétique était né. Un Peuple, une loi, une terre, tels étaient les fondements doctrinaux de la philosophie théocratique juive.



De ces principes émergea un amour infini pour la ‘’Terre Promise’’, cet ‘’Amour pour Sion’’ : ‘’Haavat Tsion’’ a été le moteur fondamental de l’espérance juive qui a permis au Peuple Juif de recouvrer sa terre après plus de 2000 ans d’un second exil. Or, ce sionisme prophétique et utopique, s’est transformé à la fin du XIXème sous la plume de Théodore Herzl en Sionisme politique et réaliste.

Pourtant dans tout le courant du XIXème d’éminents penseurs juifs essayèrent de mettre en œuvre cet Espoir suprême du Peuple Juif : la réimplantation des juifs exilés de toute la terre dans la petite province ottomane connue sous le nom de Palestine : nom indûment donné à la ‘’Terre de Canaan’’ par l’Empereur Hadrien après sa victoire sur les troupes israélites de Bar Kochba. Bien avant la seconde destruction du Temple de Jérusalem, les Juifs vivant en dehors des limites du pays donné par l’Eternel aux enfants d’Israël par la voix de Moïse, ce qu’on appelle du terme grec : ‘’La Diaspora’’, ont continué à avoir un lieu direct avec la terre de leurs ancêtres en payant la dîme au Temple de Jérusalem. Des émissaires étaient envoyés dans tout le bassin méditerranéen pour collecter ces fonds qui servaient à entretenir le temple.

Plus tard, les juifs gardèrent le souvenir de cette pratique mais collectèrent plutôt pour la ‘’Halouka’’ ; les besoins des juifs pauvres qui étaient partis passer leurs derniers jours près du Mur Occidental à Jérusalem. A chaque mariage, le marié casse un verre, en souvenir de la destruction de Jérusalem et la mariée portait à la place de son alliance ; une bague représentant la ‘’Cité de David’’. A chaque fête de Pessah : Pâque, les convives des repas pascals répètent plusieurs fois, la fameuse phrase:

‘’L’Année prochaine à Jérusalem’’,

depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948, certains commensaux rajoutent : ‘’l’Année prochaine à Jérusalem libérée’’. Le Sionisme prophétique a été véhiculé par de nombreux savants et rabbins. De nos jours, les religieux les plus extrémistes refusent l’idée d’un état juif fondé par des hommes et non par Dieu. Ils se sont alliés à d’autres fanatiques religieux pour défendre leur point de vue et ainsi mettre en danger les fondements même de l’Etat d’Israël. Parmi ces ‘’Naturé Karta’’, des groupes s’étaient installés en Israël et refusaient certains principes d’un état démocratique. Mais est-on plus religieux quand le ‘’Shabbat’’, jour saint et béni, on lance des pierres sur les voitures qui passent près de son quartier ? Hâte-ton la venue du Messie lorsqu’on siège près d’un président iranien qui vitupère et préconise la destruction d’un état voisin ? Pourtant il ne fait aucun doute que ces ultra-religieux n’ont aussi qu’un seul but : voir la ‘’Jérusalem céleste sur terre’’ et l’arrivée d’un monde messianique. Donc une forme de Sionisme.



Dans l’histoire de l’Humanité, il est possible de se rendre compte de la diversité de pensées du Peuple Juif. En effet, on peut constater que certains juifs sont à l’origine de la pensée philosophique moderne : Socialisme, Communisme, Nationalisme, etc…. C’est avec le début de l’industrialisation et la formation d’un monde ouvrier que va apparaître un prolétariat nouveau : l’ouvrier juif. Or, cet ouvrier va vouloir s’émanciper et vivre sur une autre terre que celle où règne un antisémitisme religieux et économique. Le prolétaire juif va très vite comprendre qu’il lui faut de nouveaux horizons ; ses chances devaient être l’Amérique du Nord et l’Argentine : la solution dans ces pays en voie de développement : la ‘’Communauté’’ : ‘’La Colonie’’.



Pour une autre partie de ces bannis de la terre, l’idéal s’était ‘’La Terre Promise’’. Théodore Herzl, qui avait compris avec l’Affaire Dreyfus en France qu’il n’y avait pas d’avenir pour le ‘’Peuple Juif’’ en Europe conçut un projet politique pour remobiliser les masses juives d’Europe Centrale et de Russie et leur redonner l’idéal de ‘’Sion’’. Depuis les années 1880, des pionniers avaient quitté la Russie tsariste et xénophobe pour s’installer en groupes sur des terres de Palestine. Ces ‘’Amants de Sion’’ avaient décidé de vivre ensemble et de tout partager : terres, maison, travail….. Lorsque Théodore Herzl convoqua le Premier Congrès Sioniste à Bâle, durant cette réunion, il émergea que le fer de lance idéologique du projet d’implantation en Palestine devait être la colonisation par la collectivité.


Les principales bases étatiques d’Israël furent la construction de Kibboutzim (forme de phalanstères) et de Mochavot (premières agglomérations citadines). Pour financer le vaste projet des leaders sionistes, il fallut créer des institutions. La plus important semblait l’achat de terre en Palestine d’où le KKL, puis il fallut, hors les mécènes tels que le Baron Edmond de Rothschild ou le Baron Maurice de Hirsch, trouver de l’argent. En 1920, le Congrès de Londres jeta le fondement du Keren Hayesod qui devait financer : 1° la construction de maisons, la création d’usine, la naissance de toutes les infrastructures du pays 2° l’aide à l’immigration de la population juive défavorisée.

Dix ans plus tard, on vit la naissance de l’Agence Juive, qui jusqu’à la naissance d’Israël, gouverna les destinées du pays et le dota de toutes les institutions devant l’amener à cet ultime but.

Par définition, le Juif porte en lui le projet messianique du retour à Sion. Mais peut on faire un distinguo entre un juif et le Sionisme ? Peut on être Juif et non Sioniste ? Chaque juif apporte sa propre réponse à cette question existentielle. Généralement la réponse peut se résumer à la pensée politique du juif interrogé.

Selon sa conviction, selon son orientation philosophique et politique, il n’y aura jamais de réponse unique. Il y aura sans doute parmi celles-ci des cocasses et certaines proviendront sans doute de la ‘’Haine de Soi’’. Etre Juif et antisémite cela s’est vu.



Pour ce qui est des non-juifs, Certains peuvent-ils être antisémite et antisioniste ? En ce qui les concerne l’Antisémitisme était-il égal à l’Antisionisme ? Depuis le milieu des années 1980, l’antisémitisme est moins virulent qu’il ne l’a été même après la Seconde Guerre Mondiale. Une batterie de lois a relégué l’antisémitisme, le racisme ou toutes autres formes de xénophobisme au placard. Même le Front National ne peut plus se permettre d’attaquer directement le ‘’Juif’’ tel que le faisait les penseurs antisémites de la fin du XIXème siècle. La verve de Drumont, de Fourrier ou autres ne peut plus avoir cours dans l’hexagone sur les principes d’attaque contre le ‘’Protocoles des Sages de Sion’’. Aussi depuis Durban 1, on s’aperçoit que les antisémites et les anti-israéliens (car sciemment on confond les deux) ont changé de vocable. En effet, faute d’antisémitisme direct, on dévie la haine antijuive en oppression sioniste. Bel amalgame que ces détournements de langage et d’idéologie. Ces nouveaux termes sont véhiculés par la Gauche et l’Extrême Gauche, en grande majorité ‘’Pro-palestinienne’’ et orchestrés par les pays ou des entités musulmanes extrémistes. Pour eux, il ne s’agit pas de la possibilité de l’existence d’un Etat Juif au Moyen Orient mais l’occupation d’une terre musulmane, coin de fer planté en plein cœur de l’Islam. Pour eux les Palestiniens ne sont qu’un moyen de faire une guerre idéologique avec les ‘’Sionistes’’ avant de pouvoir en découvre avec les Juifs (israéliens). Les Gazaouis sont les faire-valoir du Hezbollah et du Hamas. Une fois, les Juifs rayés de la Carte du Croissant fertile, les Palestiniens redeviendront les fellahym des gros magnats musulmans. Les choses n’auront pas changé, il y aura toujours, les chiites, les sunnites, les chrétiens, les coptes, unis sous la même bannière, et chacun essayera de dicter sa loi aux plus faibles.

 Les pauvres arabes chrétiens de Nazareth ou de Bethlehem pourront aller rejoindre les chrétiens Maronites du Liban dans des exils dorés. Et à ce moment précis, l’humanité pourra pleurer sur le monde judéo-chrétien des larmes de sang. Car on ne peut que bien pleurer sur un juif mort. Nous avons déjà vu cela à l’ouverture des Camps de la mort en 1945. Mais alors lae monde ne culpabilisera plus puisque pour lui l’ennemi sioniste-juif aura été vaincu. Mais sans Peuple Juif, le Messie peut-il venir ? Dans une société dite ‘’Judéo-Chrétienne’’ est il possible de vivre sans espoir messianique ? Sans Peuple Juif est-il possible de voir la ‘’Rédemption’’ du Genre humain.

Sioniste, vous avez dit Sioniste comme si ce mot était un mot ordurier !



Vous avez tort de penser que ce terme est galvauder et qu’il ne signifie plus rien sur terre. Bien au contraire, il y a tout lieu d’être fier et d’être Sioniste car il conjugue tous les bienfaits que l’humanité a reçu. Les sept préceptes noachides furent offerts au Monde, les Juifs reçurent trois principes supplémentaires qui firent leur particularisme, c’est là toute la différente. Aussi comme par les vœux émis par ‘’Le Millénarisme’’, le Monde ne pourra être sauvé que si tous les Juifs rejoignent la Terre Promise : aussi qui saura assez bien faire la promotion du Sionisme ? Les Juifs ou les non-juifs.

par Frédéric Viey, recomandé par la rédaction



Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que la responsabilité de leur auteur et/ou de leur traducteur. En aucun cas l'Israel Actualités ne saurait être tenu responsable des propos tenus dans les analyses, témoignages et messages postés par des tierces personnes.


par Frédéric Viey
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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 06:54

 

JUDEE-SAMARIE



Suite à la déclaration de Benjamin Netanyahou concernant l'évacuation inévitable des points de peuplement illégaux, le Comité des rabbins de Judée-Samarie - qui s'est réuni mercredi soir dans l'une de ces implantations devant être démantelées, avec la participation de plusieurs députés de la droite nationaliste - s'est déclaré totalement opposé à ce projet "antisémite", "immoral" et "contre la Thora". 

"Nous ne cèderons même pas un grain de sable de la terre d'Israël. La seule loi valable pour nous est la Thora. Le peuple d'Israël est éternel alors que les gouvernements sont passagers. Tout soldat doit accepter les paroles de l'Eternel et non les ordres antisémites d'expulser des juifs de la terre d'Israël" a déclaré pour sa part le rabbin I.Ariel.


source : http://www.israel-infos.net/article.php?id=3931 
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