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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 16:31

 

Terre juive, terre arabe :


la question de la propriété foncière

 

comme désinformation et propagande. (2/3)

 

Par Sacha Bergheim

Pour © 2011 contrecourant1© 2011 aschkel.info

 

Première partie > Terre juive, terre arabe: la question de la propriété foncière comme désinformation et propagande (1/3)

 

Il importe de rappeler le constat initiale: il existe peu d'études d'ensemble fiables sur la question, et l'accès aux sources présente de nombreux manques, de nombreuses lacunes, ne permettant pas de déterminer avec exactitude le rapport exact entre la propriété foncière arabe, le type de fermage et la proportion de terres cultivées effectivement.

 

L'affirmation déclamatoire d'une possession entière du territoire du mandat par les habitants arabes de la Palestine est aussi illusoire qu'idéologique: cela reviendrait par exemple, en extrapolant de façon similaire, à prétendre que le Sahara algérien, dont les limites ont été établies par la France, est une propriété algérienne de toute éternité et qu'il atteste d'un lien consanguin entre la terre et le peuple.

 

Tout au plus pourrait-on conclure que le Sahara constitue l'espace de vie et d'échanges de populations nomades... et que l'histoire du judaïsme en Afrique du Nord est également liée à cet espace semi-désertique de flux et d'échanges (Juifs de Touat,...)

Mais en aucun cas, l'espace lui-même ne peut en toute décence être l'objet d'une identification à un projet nationalisme. Sans quoi nous aboutissons à la formulation d'un Lebensraum aux funestes connotations.

 

La réforme ottomane de 1858 et 1873

 

La Réforme du code de la propriété ottomane de 1858-1859 répondait à plusieurs besoins :

  • - exercer un contrôle sur l'espace, sur le modèle européen,

  • - effectuer partiellement un recensement (lié à la conscription),

  • - augmenter les revenues liées aux taxes foncières,

  • - légaliser les formes d'utilisation de la terre (et notamment celles des grands propriétaires, qu'ils soient issus de la hiérarchie administrative ou militaire ottomane, ou de l'élite arabe du Levant)

 

Pour plusieurs raisons (refus de participer au service militaire dans l'armée ottomane, refus de payer les taxes, méconnaissance de la législation de la part de paysans analphabètes, pratiques corrompues des intermédiaires locaux), l'enregistrement de la propriété ne s'est pas faite conformément à la réalité de terrain: en ce qui concerne les terres enregistrées, les bénéficiaires en ont été les chefs de village, les fonctionnaires ottomans, les marchants, et l'administration ottomane, mais l'essentiel des terres arables étant cultivée sans titres individuels de propriété.

jericho-copie-1.jpg

Vue de la ville de Jéricho - autour de 1880

 

Cette situation va perdurer jusqu'aux années 1930 où on ne compte par exemple que moins de 50 000 dunams de terres enregistrées sur près de 12 millions de dunams du district de Beersheba.

Et pour cause!

Il n'empêche que l'historiographie pro-arabe présentera l'Etat juif issu de la partition comme regroupant 55% de la Palestine, sans mention de ces 40% désertiques. Affirmer en revanche que l'Etat juif, selon le Plan de partition de 1947, dispose de moins de 30% des terres arables est à la fois plus proches de la réalité et moins mobilisateur dans l'idéologie anti-israélienne.

hartsion-ph-bonfils.jpg

Une Palestine surpeuplée ? Vue sur les alentours du Mont Sion - Jérusalem

Photo Bonfils - autour de 1880

 

Depuis la Réforme ottomane de 1858, des colons allemands (piétistes) sont présents en Palestine et commencent à mettre en valeur une terre considérée – comme l'ensemble des témoignages de l'époque le corroborent – comme une terre peu peuplée, mal cultivée et à défricher.

Il faut comprendre la loi d'émancipation de 1873 comme s'inscrivant dans le cadre de cette mesure d'attraction de colons visant à valoriser la terre. Et ce n'est qu'à partir de 1873 que les habitants juifs de « Palestine » sont autorisés à détenir des titres de propriété en leur noms, sans que l'ensemble des restrictions ne cessent concrètement. Les premières parcelles achetées seront dans des zones marécageuses, infestées de paludisme, sablonneuse.

 

Quelles sont les différents statuts juridiques de la terre durant la période ottomane ?

 

Pour bien comprendre en quoi la distinction entre terres « arabes » et terres « juives » est fallacieuse, il faut avoir en tête que la terre, en droit ottoman, relève de plusieurs catégories juridiques et de plusieurs usages.

 

Ainsi, la propriété foncière à titre privé correspond au mulk, qui peut être également identifié comme terre n'appartenant pas au gouvernement.

 

Le miri désigne la terre arable appartenant à l'Etat, dont des individus peuvent acheter un droit de métayage et cultiver la terre. Non cultivée au bout de trois années, ou sans droits payés à l'Etat, elle est désignée alors comme mahlul, et redevient propriété légale de l'Etat.

 

Il existe d'autres catégories de propriété :

  • - le waqf correspond à la terre possédée par des institutions religieuses musulmanes (comme le Zawiyah hindiyah, propriété de Musulmans venant d'Inde et établie en Palestine mandataire),

  • le matruka qui est une terre utilisée à titre collectif comme les routes, les pâturages, mais elle appartient à l'Etat.

osman-manzil--batiment-zawiyat-hindiya-1945-photo-ahmad-al-.jpgOsman Manzi, bâtiment principal du Waqf indien du Zawiyat Hindiyyah (1945) Phot Ahmad al ansari

  • - le mewat, propriété d'Etat, non réclamée, et représentant autour de 60% de la terre. Elle est parfois cultivée mais sans enregistrement légal. Le rapport Hope-Simpson définit le mewat comme la terre située au-delà de deux kilomètres d'un village et sans propriétaire enregistré.

  • - le musha, sous-catégorie du miri ou du mulk, est une propriété collective constituant le principal mode de propriété foncière. Le plus souvent elle est aux mains de propriétaires urbains, absents, laissant les travaux agricoles à des manoeuvres.

  • - le mudawara (ou jiftlik) constitue des domaines d'Etat. Les trois principaux étaient autour de Beersheba, Beit Shean et de Jericho.

L'église grecque orthodoxe dispose de large propriétés, notamment autour de Jérusalem rangée dans la catégorie de waqf et dont la validité est encore aujourd'hui scrupuleusement respectée par l'Etat d'Israel (la knesseth par exemple est sur un bail de long terme d'un waqf grec-orthodoxe).

 

L'absence d'un cadastre complet démontre que l'essentiel des terres en Palestine ne relevaient d'aucun titre de propriété. Les cartes ne mentionnent aucun finage (limite des terres appartenant à un village) mais seulement les routes et quelques bâtiments (maison du mukhtar par exemple).

Qui plus est, une part importante de terres défrichées par les pionniers juifs comme les zones marécageuses  ou incultes (rocailleuses), défrichées par les haloutsim, étaient comptabilisées parfois comme terres incultes et non arables, ce qui rappelle à nouveau la relativité des assertions dans ce domaine.

kfar-etsion-pionniers-paysans.-24-08-1943.jpgLes paysans juifs du Kfar Etsion 1947

 

Comment calculer la surface cultivée par la population rurale arabe en Palestine mandataire?

L'Institut d'Etudes palestiniennes s'appuie en réalité, non sur les titres de propriété, mais de l'assiette du calcul de l'imposition foncière, qui incluait les terres utilisées pour les habitations, les lieux communs (places du village, routes) et n'offrent finalement qu'une indication partielle, relative, de la propriété réelle de la terre, et de là, de la proportion de terres cultivées.

Paradoxalement le seul chiffre fiable concerne la propriété dite « juive » indiquée dans le Cadastre des établissements juifs reconnu légalement par les autorités mandataires en 1926 lors des essais pour régulariser l'enregistrement de la propriété foncière.

 

Un accès inégal à la propriété foncière mais une productivité différente

 

En dépit des termes du Mandat qui précisait explicitement que les Britanniques devaient favoriser l'installation sur terres d'Etat et non cultivées des populations juives – qui représente la majorité de la surface de la Palestine mandataire – , l'accès juif à la terre a sans cesse été restreint.

L'achat d'une parcelle par un Juif se faisait directement par un contact épistolaire avec le propriétaire, souvent hors de Palestine, soit indirectement par le biais de fonctionnaires, intendants des propriétaires vivant en Palestine, soit enfin dans une minorité des cas, avec les autorités des villages (le mukhtar, les anciens).

differents-contrats-de-proprietes-fonciere-saa-copie-1.jpg

Différents contrats, titres de propriété des premières parcelles juives - 1890

 

 

La légalisation des ventes de terres à des Juifs se faisait au prix du marché, tandis que l'enregistrement des titres de propriété auprès de l'administration britannique par un Arabe se faisait à titre forfaitaire, soit entre 7 et 14% de leur valeur réelle.

 

Lorsque le gouverment britannique chercha en 1930 à attribuer les terres relevant du jiftlik ou du mewat, (autour de 959 000 dn) ils n'octroyèrent que 98 000 aux Juifs, réservant le reste aux Arabes, de façon à exclure ultérieurement les Juifs d'achat de terres d'Etat, une grande partie fut donc enregistrée au profit de propriétaires arabes, ce qui était en oppostion avec les termes du Mandat qui précisait à l'article 6 que la puissance mandataire devait encourager et permettre l'acquisition de terres d'Etat aux immigrants juifs.

 

Cette discrimination, que les Juifs avaient connue sous le règne ottoman (et en Europe) est réintroduite en 1940 par les Britanniques lors de l'adoption du British Land Sale Act faisant suite au "White Paper" de 1939.

erusalem.-Jewish-protest-to-White-Paper-1939.jpg

Manifestations à Jérusalem contre le "Livre Blanc"

soumettant l'entrée de réfugiés juifs européens (au moment où le nazisme s'étend à l'Europe)

à la bonne volonté des leaders extrémistes arabes. 1939

 

Il introduit une différenciation de la terre selon le propriétaire: ainsi, seule sur 5% des terres les achats sont possibles en faveur des Juifs. 95% restant pouvaient être échangés entre acheteurs et clients arabes.

Plus précisément, le reste de la terre était divisée en deux groupes, le premier sur 32%, les transfert ne pouvaient avoir lieu qu'entre Arabes, réintroduisant de facto les législations discriminatoires ottomanes, et les 63% restant ne pouvaient faire l'objet d'aucune transaction.

 

Et les Britanniques continuèrent à limiter l'accès à la propriété si bien que l'Agence juive achetait des terres directement à des propriétaires arabes en passant par des intermédiaires arabes (22 000 dn en 1940, 14 000 dn en 1941, puis une moyenne de 13 000 dn par an durant la guerre, soit moins de 0,05% de la surface totale).

Gat-fonde-en-1941--12-feb-46.jpgLe kibbuts Gat fondé en 1941 - photo 1946

 

Cette pratique de vendre aux Juifs sur prix exagérés, dans le but d'en limiter l'extension, était encouragée par les Britanniques. En 1921, les Sursocks ont vendu autour de 4 piastres egyptiennes par dunam des terres, soit 60 fois le prix d'achat lors de l'enregistrement du titre de propriété.

 

De façon significative, les terres cultivées par les populations juives fournissaient deux tiers de l'apport fiscal aux autorités mandataires, et le secteur arabe un tiers, ce qui implique également un régime d'imposition différent et supérieur de quatre fois, rapporté à la surface supposée cultivée par les Juifs et par les Arabes.

Un tel niveau d'imposition indique en réalité un seuil de propriété de terres arables – et rendues arables – particulièrement élevé du côté juif et incompatible avec le chiffre de 5 ou 6%, voire 10% avancé par les sources pro-arabes concernant les biens fonciers « juifs » en Palestine.

k-Degania--vue-aerienne-Vallee-Jourdain-Kinneret--30-12-1.jpg

Vue aérienne sur Degania Alef / Degania Bet et des terres agricoles des kibbutzim du sud du lac Tibériade 1938

 

 

De surcroît, ce chiffre ne représente pas l'occupation réelle et l'utilisation réelle du sol, notamment en raison de nombreux transferts non enregistrés, de parcelles louées à des propriétaires arabes,...

 

En l'absence de relevé exactes du côté arabe, sur la base d'environ 6 millions de dunams de terres enregistrées et taxées en 1936, dont 2 millions environ cultivés par des Juifs selon l'estmation de Kenneth Stein (The Land Question in Palestine. University of California Press 1984) et sur la base d'une taxation quatre fois supérieure, on peut déduire que la propriété dite juive s'avère en réalité supérieure à un tiers (à l'exclusion de terres relevant du waqf) de l'ensemble des terres arables.

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Récolte des céréales du kibbutz Ein Hanatsiv 1949

 

L'enjeu est d'importance: non seulement cette réalité de terrain conteste l'idée selon laquelle l'identité juive n'aurait aucun lien avec la terre.

 

La productivité agricole des exploitations juives dément l'affirmation selon laquelle l'Etat d'Israel naissant serait le bénéficiaire d'une société arabe prospère qu'il aurait spolié, pour au contraire révéler que progressivement s'est tissée une interaction, notamment économique, entre villages juifs et arabes, si bien que durant la guerre de 1948-49, de nombreux villages arabes dépendront quasi exclusivement de la fourniture par les autorités juives de biens agricoles. La vigueur et l'innovation du côté juif ont en rebanche nettement accentué le décalage avec une société arabe dont les élites refusaient la modernisation au bénéfice de ses citoyens; une situation qui prévaut encore aujourd'hui.

19576v.jpg

En direction de Kfar Saba: la route et l'électrification sont l'oeuvre des sionistes... 1946

 

A suivre...

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:55

 

 

Bann H.Ouizemann 

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Magazine le Météor - Edition nationale Israel 

Meteor janvier

 

 

 

 

 

SIONISME ET ACTUALITE

- INCENDIE DU CARMEL: UNITE NATIONALE OU L'ESPOIR RETROUVE

Par 'Haim OUIZEMANN

Pour le Magazine le Météor, et les sites aschkel.info et lessakele.

 

Un drame national

Après le méga-incendie décimant près de cinquante mille hectares de forêts  naturelles du Carmel (soit plus de cinq millions d'arbres), tournant bientôt au drame terrible et douloureux avec la disparition prématurée de quarante-quatre âmes, le peuple juif pris dans sa dimension collective devra, à la suite de ce deuil national, mobiliser ses forces vives, celles mêmes qui lui permirent dans les années 30-50 de faire renaître ce paradis verdoyant, théâtre de nombre d'incendies destructeurs, et d'être une nouvelle fois l'acteur de sa propre restauration. La  reconstitution du «poumon vert» d'Erets-Israël sera l'œuvre d'un long et patient  travail, compte tenu des pluies diluviennes qui ont immédiatement succédé à l'incendie et risquent de compromettre sa régénération. Un demi-siècle au moins sera nécessaire pour revoir s'élever les nobles et belles forêts aujourd'hui calcinées laissant à découvert une terre nue, blessée  et déchirée.

Le Carmel est, en effet, constitué de «forêts, bois et broussailles méditerranéens» («forêts sclérophylles» où se développent des plantes méditerranéennes à feuilles résistantes au climat sec et chaud). Il est déclaré, en 1997, par l'Organisation des Nations Unies réserve biosphérique, constituant le seul et unique écosystème d'Israël reconnu internationalement. Le chêne de Palestine (Quercus calliprinos) et le Térébinthe (Pistacia palaestina) cohabitent généralement en symbiose sur les Monts du Carmel. Le pin d'Alep (Pinus halepensis- en hébreu: Oren Yeroushalmi ou pin de Jérusalem), brûlé, ne peut se renouveler qu'à partir de germinations de semences et non de bourgeons latents enfouis sous terre comme cela se produit pour le Pin des Canaries. Le pin d'Alep retient des pommes de pin dénommés «serotinous» car, restées closes plusieurs années, elles finissent par s'ouvrir sous l'intense chaleur du feu, libérant une quantité innombrable de pignons qui, s'éparpillant sur la terre brûlée, finissent par germer. Le renouveau total  d'une forêt composée de pins d'Alep s'étale sur au moins 40 ans. C'est la raison pour laquelle nombre de scientifiques sont d'avis de ne point toucher immédiatement les forêts brûlées et de laisser dans un premier temps la nature reprendre le soin de panser ses propres blessures. La  flore et la  faune  ont été durement touchées lors de l'incendie de la forêt du Mont Carmel.

Une renaissance permanente

L'histoire de trois implantations, parmi les plus touchées lors de l'incendie, reflète admirablement la volonté ardente des pères sionistes du pouvoir de domination sur la nature sauvage, de renouveau spirituel aux sources de la tradition hébraïque loin de la diaspora et de créativité. Ces traits caractéristiques de l'œuvre pionnière des sionistes amants d'Erets Israël constituent l'apanage de nombre d'intellectuels, scientifiques et artistes, accomplissant chacun à leur manière le verset: «Je ramènerai les captifs de mon peuple Israël: ils restaureront leurs villes détruites et s'y établiront, planteront des vignes et en boiront le vin, cultiveront des jardins et en mangeront les fruits. Je les replanterai dans leur sol, et ils ne seront plus déracinés de ce sol que je leur ai donné, dit l'Eternel, ton Dieu.» (Amos 9, 13).

. Le kibboutz Beit Oren: sionisme socialiste

Le kibboutz Beit Oren, durement touché par les flammes dévastatrices du 2 décembre dernier, est fondé en 1934. Il se compose dès sa fondation de la «jeunesse socialiste hébreue», la jeune garde du mouvement Mapaï (*1). Grâce à l'initiative de ses jeunes membres, et dans le cadre national de l'opération «'Homah OuMigdal» («Enceinte et Tour») visant à contrer la Grande Révolte arabe (1936-1939), il devient le premier kibboutz dans la zone du Carmel. Il sert de base de départ à la première opération historique du «Mouvement juif de résistance» de la Haganah, menée par le Palma'h. Le 9 Octobre 1945, Nahum Sarig et Its'hak Rabin sous son haut commandement, quittent  Beit Oren à partir duquel ils prennent d'assaut le camp d'Athlit dont les 208 prisonniers incarcérés par les britanniques sont libérés. Leur crime: être  «illégalement» montés en Palestine, le futur Etat d'Israël et y vivre en hommes libres. Recherchés par les forces britanniques parmi les Juifs du Yishouv vivant en Palestine avant que l'Etat d'Israël ne soit créé, tous reçoivent l'injonction de prononcer «Je suis un Juif d'Erets-Israël» afin de mieux rendre impossible l'arrestation des immigrants «illégaux».

Consécutivement à une longue crise financière, Beit Oren voit  son statut de kibboutz se transformer en village communautaire. Même si la philosophie communautaire du kibboutz exprimée par l'adage communiste: «De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins» a certes perdu de sa force, il n'est pas faux de penser que la vision gordonienne (*2) du retour à la terre et de la mystique du travail anime encore l'esprit des contemporains héritiers du premier  kibboutz  (Kvoutsa ou Commune) Dégania. Celui-ci, fondé  par le parti Hapoël Hatzaïr (« le jeune travailleur »)  (*3) s'inspirant  de la pensée communautaire de Léon Tolstoï (*4) est la mère -la matrice- du mouvement socialiste agraire qui enfantera le kibboutz dont Israël, cette année, commémore fièrement le centenaire.

. Nir Etzion: sionisme religieux

Nir Etzion naît en 1950 grâce aux réfugiés du kibboutz religieux Kfar Etzion (*5), un groupe du Kibboutz religieux Be'erot Its'hak situé dans la région du Néguev que rejoindront des rescapés de la Shoah. Le village Nir Etzion est édifié sous le signe du verset: «En ce jour, je relèverai la tente caduque de David, j'en réparerai les brèches, j'en restaurerai les ruines, je la rebâtirai [solide] comme au temps jadis» (Amos 9, 11). Originellement édifié comme kibboutz, Nir Etzion est, depuis 1953, un Moshav shitoufi (village coopératif).

. Eyn Hod: Village d'artistes et d'artisans

Ce village pastoral aux couleurs de la Provence a été édifié en 1953 sur les ruines d'un village arabe abandonné. Le fondateur, Marcel Janco (1895- 1984) ami de Tristan Tzara, (de son vrai nom Samuel Rosenstock), le fondateur l'école Dada dont il s'inspirera, rêve alors d'un lieu unique où s'épanouiraient artistes et artisans, un lieu d'éducation par excellence ouvert sur l'Autre (*6). En 1953, sur  l'invitation de Marcel Janco, Gertrude Krauss, chorégraphe autrichienne (1903-1977), pionnière de la danse expressionniste aspirant à associer la matière à l'esprit, s'installe à Eyn Hod. Elle y exprime tout son génie dans les domaines de la musique, de la sculpture et de la peinture. En 1968, Gertrude Krauss est couronnée du  prestigieux Prix d'Israël pour son  œuvre artistique originale. 

La flamme de l'espoir

En d'autres termes, si les flammes ont si durement frappé cette région du Carmel défigurant son unique beauté,  elles ne réussiront, toutefois, point à effacer le souvenir de son histoire si riche d'exploits et d'héroïsme ni à entamer la flamme intérieure d'Israël. La reconstruction de cette partie si verdoyante du «pays où coule le lait et le miel» dépend, certes, de la bonne volonté des dirigeants politiques à unir leurs efforts et à cesser de tirer un étroit profit politique sur le compte des familles endeuillées. Cependant, seule la prise de conscience que des pionniers, partis de rien, ont su transformer une région déserte et brûlée (*7) en paradis terrestre, au prix de leur vie, aura raison des affres du feu. Le dénominateur commun aux trois implantations réside dans leur double volonté: celle de rebâtir les ruines physiques d'Israël faisant fi de tout fatalisme et celle de reconstruire une vie communautaire hébraïque sur le modèle abrahamique. En effet, leur voie faite de renoncement personnel associé à leur choix de mener une vie exemplaire toute axée sur l'amour d'Erets-Israël ne peuvent que forcer l'admiration des générations futures qui sans aucun doute, fidèles au modèle sioniste et à l'espoir insufflé  par les prophètes d'Israël, y trouveront à la fois une source d'inspiration, de réconfort et une lumière d'espoir. Le prophète Isaïe (43, 2) n'a-t-il point promis: «quand tu marcheras à travers le feu, tu ne seras pas brûlé; à travers la flamme, elle n'aura point prise sur toi». Alors, nos enfants naîtront face au Mont Carmel et chanteront les paroles du chansonnier Yoram Taharlev: «Dès que j'ouvris les yeux … je vis  le Mont au vert éternel» (*8).

 

 (*1) Le terme Mapaï  est l'agrégation  du mouvement «Hapoël Hatzaïr» et «Ahdout ha'Avodah» - Berl Katznelson l'idéologue et Ben Gourion le maître d'œuvre de l'idéal sioniste prônent tous deux la réalisation d'une société exemplaire qui verrait les thèses socialiste et sioniste fusionner et d’où surgirait «l'homme nouveau».  Le Mapaï historique, aujourd'hui incarné par le  parti Avoda ou parti travailliste, détint  le monopole du pouvoir jusqu'en 1977, date à laquelle  Menahem Begin accède  aux rênes du pouvoir.

(*2) Aaron David Gordon  (1856-1922) est une des plus grandes figures emblématiques du sionisme socialiste. Prônant le retour à la nature, il croit à la renaissance d'une société juste et équitable fondée sur  le  dur  labeur de la terre qui en constitue l'essence. Par sa vie exemplaire associant humilité et simplicité- âgé de 48 ans, il monte en Erets-Israël où pourtant malade, il se donne corps et âme au travail des champs - il démontre que l'idée du «nouvel homme Jjuif», loin des contingences de l'Exil aliénant  n'émergera que de son rapport amoureux (organique et spirituel) avec la terre et le travail manuel. «Le travail épuise le corps mais il prodigue tant à l'âme» dira-t-il.

(*3) A ne pas confondre avec l'autre parti sioniste marxiste Poalei Tsion fondé en 1906 par Dov-Ber Bourochov opposé  à la thèse du projet Ouganda.

 (*4) L'idée tolstoïenne de vie communautaire inspirera également  le Mahatma Gandhi. Le futur libérateur de l'Inde crée «la ferme Tolstoï» (1910) et soutenu par son disciple préféré Vinoba Bhave va, comme le mouvement  sioniste Hapoël Hatzaïr en Israël, s'écarter de la vision marxiste et développer une réforme  agraire visant à l'épanouissement de villages agricoles autonomes.

 (*5) 1927: un groupe venu de Jérusalem fonde Migdal Eder, le futur village Kfar Etzion qui, détruit à maintes reprises, renaît en 1967. 1935: Schmouel Zvi Holzmann (homme d'affaires Juif orthodoxe)  rachète les terres de  Migdal Eder après leur abandon à la suite du pogrom arabe de 1929. Son nom composé  de Holz signifie en allemand «arbre» d’où naîtra le nom de Kfar Etzion (Le «village de l'arbre»). En  1943, sur la proposition du KKL (Le fonds National Juif), après l'abandon du village Kfar Etzion lors de la Grande Révolte arabe en 1936 et la détermination de Shalom Karniel, la Commune 'hassidique d'Abraham (Kvoutsat Avraham) et David ben David fondent le kibboutz Kfar Etzion. Le jour précédant la Déclaration d'Indépendance de l'Etat d'Israël (1948), le kibboutz tombe sous l'offensive jordanienne lors de la guerre d'Indépendance. Le kibboutz est finalement reconstruit en 1967 consécutivement à la guerre des Six Jours. David ben David est le principal initiateur de Nir Etzion.

(*6)  Le musée Marcel Janco abrite nombre d'œuvres du peintre. 150 artistes  vivent à Eyn Hod en bonne communauté  dans le respect de la différence d'Autrui. Site internet: http://www.ein-hod.org/artists.asp

 (*7) Les Turcs déboisèrent cette région lors de la première guerre mondiale. Le bois servit en grande partie pour la construction de la voie ferrée.

(*8) En hébreu «Hahar haYarok Tamid» écrit en 1972 à l'occasion du jubilé du kibboutz Yagour situé  au pied du Mont Carmel.

 

Haïm Ouizemann

 


Plus de 2 millions d'arbres calcinés
lors du plus grave incendie de l'histoire d'Israël 

Pour planter un arbre

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 09:40

 

Voir l'article que nous consacrons à cet évènement : Vanessa Paradis, étoile éblouissante en plein cœur de l’opéra de Tel Aviv


ISRAELVALLEY MUSIQUE – VANESSA PARADIS DÉBARQUE EN ISRAËL LE 10 FÉVRIER PROCHAIN. LA STAR FRANÇAISE SERA ACCOMPAGNÉE PAR L'ACTEUR JOHNNY DEPP. LE PRODUCTEUR DE L’ÉVÈNEMENT DAVID STERN DÉVOILE LES PREMIERS SECRETS DE CETTE VISITE

JAN 201104

Par Lisa Ascoli
Rubrique: Musique
Publié le long

 

Vanessa ParadisISRAELVALLEY : Vous présentez le concert de Vanessa Paradis comme l’évènement francophone de l’année en Israël. Pour quelle raison ?

David Stern : Sa venue en février constitue d’abord une première que je suis ravi d’offrir au public francophone d’Israël. Par son style musical, son élégance et sa sensualité, cette artiste incarne pour moi l’excellence même de la culture française. Sa renommée ne se dément pas depuis plus de vingt ans et le succès de Joe le Taxi. Son parcours de chanteuse et d’actrice reste aussi très marqué par les rencontres de sa vie. Elles ont assurément contribué à lui forger un statut de vedette internationale. Sur le plan musical, ses textes en anglais sont un plus pour un public étranger. Son concert en Israël dépasse donc largement la sphère de la francophonie.

Des rumeurs vous prêtent l’intention de faire de Tel Aviv une nouvelle Croisette…

(Sourires) Parce que je suis un passionné de musique française mais aussi parce que je sais à quel point la venue de stars est positive pour un pays comme Israël, je souhaite évidemment multiplier ce type d’initiative. Mettre en place un grand évènement associant à la fois des artistes français et israéliens serait de ce point de vue formidable. Pour revenir à Vanessa Paradis, il est évident que son union avec l’acteur Johnny Depp apporte une dimension supplémentaire à sa visite. Il vient d’ailleurs de confirmer sa présence dans quatre semaines. La presse israélienne a pour sa part évoqué la venue de personnalités aux cotés de la chanteuse. Je ne peux à ce stade rien confirmer mais je compte bien réserver quelques surprises.

Comme la présence du président Shimon Peres le soir du spectacle ?

Une rencontre est d’ores et déjà programmée avec le chef de l’Etat d’Israël à Jérusalem. Mais si Shimon Peres, qui parle français, souhaite assister au concert, je n’en serai que plus honoré.

Quelle sera la particularité du spectacle de Vanessa Paradis ?

Il s’agit d’un concert en acoustique qui se prête parfaitement au cadre choisi, à savoir l’Opéra national d’Israël. Sur le plan artistique, Vanessa Paradis sera accompagnée par une vingtaine de musiciens et de techniciens qui la suivent tout au long de sa tournée internationale. Tel Aviv s’inscrit au passage comme l’ultime étape de la chanteuse avant l’Amérique. Pour ajouter à la magie du spectacle, j’ai personnellement souhaité la venue de pointures de la production musicale comme Didier Thibault, Florent Bergerot et Dimitri Vassiliu. Cet ingénieur lumière a accompli des prouesses lors du concert de Mylène Farmer au Stade de France.

Ne redoutez-vous pas d’être concurrencé par la venue, la même semaine, de l’humoriste Gad Elmaleh ?

Je ne peux d’abord que me réjouir de la venue d’un tel artiste, très apprécié du public français en Israël. Mais ceux qui le produisent à Jérusalem et Tel Aviv n’ont véritablement pas agi en bonne intelligence. Placer Gad Elmaleh quelques jours avant le concert de Vanessa Paradis est proprement déplorable quand on sait que le budget de certains francophones, notamment les jeunes, reste limité. Tout au plus, deux à trois artistes français viennent se produire chaque année en Israël. Il y avait tout le loisir de décaler le spectacle de Gad, d’autant que le concert de Vanessa Paradis avait été annoncé bien avant.

Propos recueillis par Lisa Ascoli


ISRAELVALLEY PLUS

“SUB CHRONO” est le partenaire officiel du concert de Vanessa Paradis en Israël

Pour tout renseignement complémentaire ou réservation :

Stern & Lights : +972 57 5788 575 ou sur le site www.vanessaopera.com

Distributeur Castel: +972 3 546 4343 ou *8965
Internet : www.tkts.co.il

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 03:36

 

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Dora Marrache-copie-1

 

Je n'ai pas de mots Dora - juste MERCI

 

LETTRE OUVERTE AUX HABITANTS DU SUD D’ISRAEL -

Dora MARRACHE

Pour aschkel.info et lessakele.

 


Ecouter Dora ECOUTER ICI-copie-1

Une pensée toute spéciale pour Gilat Shalit enlevé le 25 juin 2006, près de1597 jours dans la solitude la plus exécrable qui soit ! On pense à toi tous les jours Guilat !

 

En ces temps difficiles où la judéophobie étend ses tentacules à travers le monde, le Juif doit savoir que , quoi qu’il arrive, rien ne sera jamais plus comme avant, car aujourd’hui « Le Juif errant » n’existe plus. Aujourd’hui, les Juifs ont un pays où les habitants défendent avec leurs armes et avec leur cœur chaque pouce de terrain.

 

Et c’est en pensant à eux que j'ai choisi de parler aujourd'hui de la vie des habitants du Sud d'Israël. Je veux ainsi rendre hommage à tous ces Israéliens qui résident dans les villes et villages frontaliers  et qui risquent leur vie pour protéger notre pays.
Je  veux aussi rendre hommage  à une amie irremplaçable, Aschkel Lévy, qui vit également à la frontière avec Gaza et qui est non seulement une amie avec un grand A, mais aussi une « super woman » : elle est professeur d'histoire, s'occupe quotidiennement de son blog absolument remarquable, « Aschkel.info »,  que consultent  près d'un million d'internautes, elle est lue et très appréciée et, comme beaucoup d’Israéliens, elle trouve aussi le temps de travailler pour son pays. Elle mérite toute notre admiration pour son courage et son dévouement.

 

LETTRE OUVERTE AUX HABITANTS DU SUD D’ISRAEL - Dora MARRACHE

 

 

Si vous,  habitants de Sdérot et  d’Aschkléon,  villes situées respectivement à 2 et à 11 kilomètres de Gaza, et vous riverains de la bande, veniez à parler de votre vie aux touristes de passage, ils vous répondraient: “ On sait ! On  sait ! » .

 

Mais que savent-ils ? Que depuis près de dix ans vous êtes la cible privilégiée des Gazaouis parce qu’à portée de leurs tirs? Que vous êtes aux premières loges pour qu’ils déversent sur vous leur pluie de missiles ? Que vous avez subi de nombreux attentats, sans parler des attentats déjoués ?

 

Oui, cela ils le savent, oui, cela nous le savons. Nous n’avons pas oublié cette roquette qui s’est abattue sur une salle de classe, par bonheur inoccupée, ni cette bombe qui a frappé un centre de soins situé dans un centre commercial d’Aschkelon  faisant alors 14 blessés, ni non plus le tir de roquettes à partir de l'UNRWA,  située au cœur d'une école.  

 

Mais qui se souvient aujourd’hui, à l’exception des habitants d’Aschkelon, de cette pluie de roquettes dont les ont gratifiés les terroristes palestiniens  alors qu’ils fêtaient Hanoucca, le 24 décembre 2008.  Il est tombé en 2009 jusqu’à 32 roquettes par jour, 32 fois vous avez été contraints d’abandonner vos occupations pour tenter de gagner un abri ! 32 fois en 24 heures ! Je lisais même que vous pouviez en recevoir plusieurs centaines par jour !

 

De 2005 à 2007, immédiatement après  le retrait unilatéral  israélien de la bande de Gaza, ce sont 5700 roquettes qui se sont abattues sur le Sud d’Israël, soit onze fois plus qu’en 2003-2004. Heureusement, comme vous aimez la vie, que vous vous protégez du mieux que vous pouvez, que vous consentez à vivre dans des abris pour échapper à la mort, et comme pour vous « celui qui sauve une vie sauve l’humanité », le nombre de victimes est somme toute peu élevé comparé à celui des victimes palestiniennes. Mais qui osera se lever et dire que les Palestiniens se servent de boucliers humains, qu’ils entreposent des armes dans les hôpitaux et les écoles ? Qui se lèvera pour déclarer au gouvernement de Gaza qu’il est inacceptable d’agir ainsi et pour l’enjoindre de cesser ses activités? Et qui se rappellera l'attitude humanitaire d'Israël qui, sous le feu incessant des roquettes, prodigua des soins médicaux à 12 000 Palestiniens de Gaza,  eux-mêmes maltraités par les leurs?

 

On se souvient aussi de Sderot qui a dû être désertée mais qui, depuis l’opération « Plomb Durci » connaît une accalmie, accalmie toute relative,  puisque la ville ne reçoit «pas plus d’une ou deux roquettes par semaine», aux dires de Avi Melaned, ancien agent du renseignement israélien.

 

Comme on n’entendait plus parler de tirs de Qassams, on en avait conclu un peu trop vite que vous étiez tous , habitants du Sud, en sécurité. C’était oublier que le mot « trêve » n’a guère de sens pour les terroristes palestiniens, qu’ils n’ont aucun scrupule à la rompre. Et le 30 juillet de cette année les Palestiniens se sont rappelés à notre souvenir en tirant une roquette sur Aschkelon,  plus précisément un missile,  d’une force et d’une puissance nettement supérieures à celles des roquettes artisanales. Le Premier ministre Netanyaou avait alors déclaré « Israël prend très au sérieux l’attaque contre Aschkelon ». Cette mise en garde n’a pas empêché les Palestiniens de récidiver le 15 septembre dernier en lançant plusieurs obus de mortier sur le terrain du Conseil régional d’Eshkol.

 

Qui plus est, la situation s’est même aggravée puisque les roquettes artisanales ont ont fait place à des obus au phosphore blanc qui ont une portée de 6 kilomètres et qui ont la particularité de s’enflammer aussitôt qu’ils entrent en contact avec l’oxygène de l’air, provoquant des brûlures et allumant des incendies. Un de ces obus est tombé le 19 novembre près d’Aschkelon, heureusement sur un terrain vague. L’ambassadeur israélien à l’ONU a alors été chargé de déposer une plainte auprès de Monsieur Ban Ki-moon, Secrétaire général de notre ex Société des Nations. C’était il y a bientôt un mois, je ne crois pas que le Secrétaire général ait donné suite à cette plainte.

Bien sûr, on n’ignore pas non plus que le 8 décembre, il y a tout juste deux semaines,  pendant les fêtes de Hanoucca, les terroristes ont lancé 5 roquetttes et mortiers sur le Sud d’Israël. C’était leur façon à eux de remercier le Cabinet israélien d’avoir voté des mesures d’aide à l’économie gazaouie.

 

Oui, tout cela, nous le savons ! Et l’Occident  aussi le sait !

Et que fait la communauté internationale ? Que fait l’ONU, elle si prompte à condamner Israël (41 % des résolutions de l’ONU depuis 2003 ont été votées à l’encontre d’Israël) ?  L’une et l’autre brillent par leur silence, elles ont choisi de rester les bras  croisés comme  à l’époque d’Hitler, comme en 67 quand près de 200 millions d’Arabes s’étaient donné rendez-vous à Tel-Aviv  en se lançant à l’assaut d’Israël. Les Qassams, vous dira-t-on, ce n’est pas grave, ils ne tuent pas. D’ailleurs, une fois de plus, ce sont des intellectuels antisionistes  qui vont minimiser le danger : « Il faut se dire que les roquettes du Hamas, c’est plutôt pour les enfants, avait déclaré Stéphane Hessel, ancien déporté de Buchenwald, cela n’a aucun rapport avec les dégâts de l’armée israélienne ».

 

C’est pour les enfants, dites-vous, Monsieur Hessel. Quelle insulte pour les habitants du Sud d’Israël ! N’avez-vous jamais entendu dire qu’à Sderot une personne sur deux connaît quelqu’un qui a été tué par une roquette ? Et que pensez-vous alors des 56% des habitants de Sderot affectés par les dégâts des roquettes, que ce soit physiquement ou émotionnellement , quand ce n’est pas les deux à la fois ?

Ignoreriez-vous que le tiers des enfants souffrent de troubles post-traumatiques dont la guérison prend parfois des années ? Et les maladies chroniques comme la dépression ou encore l’anxiété généralisée, sont-ce là des exagérations des Israéliens ? Mais non, vous êtes trop bien informé pour l’ignorer !

 

Condamne-t-on le Hamas qui a choisi la violence et qui porte la responsabilité du millier de blessés à Aschkelon et  Sderot?  Il va sans dire que non. Les roquettes s’abattent sur le Sud d’Israël sans qu’aucun gouvernement ne s’en émeuve. En revanche, quand les Israéliens décident de réagir et de recourir à l’action militaire puisque l’ONU se refuse à prendre une action concrète, quand ils choisissent l’autodéfense (art.51 de la Charte de l’ONU) pour mettre fin aux crimes perpétrés par le Hamas, la communauté internationale le déplore et l’ONU se dépêche de voter une résolution – la énième – condamnant l’État d’Israël.

 

Bien sûr, tous vous diront qu’Israël a le droit de se défendre comme toutes les nations, mais ce droit est assorti de tellement de MAIS, que tout cela revient à dire en fin de compte qu’Israël n’a pas le droit de se défendre. On vous dira : « Mais la riposte était disproportionnée ! » ou encore « Mais c’est un massacre ! ».

 

Pourtant, ce qui est remarquable et qu’il est bon de souligner, c’est la retenue dont a fait preuve Israël devant ces pluies de roquettes. Faut-il rappeler que  le gouvernement a attendu deux ans et demi avant de décider de riposter militairement pour mettre un terme au quotidien qu’imposait la branche armée du

Hamas aux habitants du Sud d’Israël?

 

Qu’aurait dû faire alors Israël pour satisfaire l’Occident ? Demander à ses citoyens de se  comporter comme pendant la Deuxième Guerre, en « bons citoyens »  ou, au contraire,  en « peuple guerrier » prêt à tout pour se défendre comme il l’a fait en 67 et en 73 ? Certes, il est évident qu’on préfère le Juif victime, le Juif persécuté et courbant l’échine au Juif qui relève la tête. « Dieu est du côté des persécutés », entend-on souvent dire, et comme les Palestiniens sont passés maîtres dans l’art de la mise en scène pour jouer les martyrs, on pourrait penser qu’il est normal que la sympathie de l’Occident aille vers eux. Seulement voilà, l’Occident ne s’apitoie guère sur le sort des habitants du Darfour, sort infiniment moins enviable que celui des Palestiniens, pas plus qu’il ne s’afflige des génocides ou des guerres ailleurs qu’au Moyen-Orient. En vérité, ce n’est pas le sort des Palestiniens qui préoccupe l’Occident, c’est la puissance d’Israël, c’est la présence d’un état fort qu’il ne supporte pas.

 

 

Et vous, habitants du sud d’Israël, que pouvez-vous faire, que pouvez-vous dire ?

Pour savoir ce que vous vivez, il faudrait partager votre vie, ne fût-ce qu’une semaine, et s’imaginer ensuite devoir vivre avec la peur au ventre non pas un jour, ni un mois, mais des années. Les Gazaouis ne vous préviennent pas quand ils vont lancer une roquette, contrairement à Tsahal qui téléphone aux habitants pour les inviter à évacuer les cibles qu’elle s’est fixées.

 

Faire entendre votre voix, parler de votre vie au quotidien, de cette menace permanente, atténuerait peut-être votre souffrance. Mais, contrairement aux civils libanais ou palestiniens, vous, habitants d’Israël n’intéressez pas les medias, ils ne veulent pas savoir comment vous vivez. Vous aimeriez vivre comme tous les peuples de la terre, vivre dans des villes où vous vous sentirez en sécurité et non avec un code de survie. Chacun considère sa ville comme son chez-soi, il s’y sent en sécurité plus que partout ailleurs, mais vous ne pouvez en dire autant. Quel pays accepterait de vivre sous la menace constante de ses voisins ? Quel gouvernement tolérerait que des roquettes s’abattent quotidiennement, de jour comme de nuit, sur ses villes ? Qui en Europe voudrait revivre la situation des années 39-45, et dormir d’un demi-sommeil pour rester à l’affût du son strident des sirènes qui déchire le silence de la nuit, annonçant la mort et le désespoir ? Qui jugerait normal de vivre dans une ville où l’on dispose de quinze secondes pour gagner un abri quand la sirène annonce un tir de missile ?  Et cela peut se produire à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit ! « Alors,  me disait une amie,  si tu es loin d’un abri, tu te couches à terre et tu récites le Shema Israël ».

.

 Je vous vois , vous habitants du Sud d’Israël, isolés, menacés de toutes parts par les terroristes du Hamas, en danger de mort. Mes mots ne peuvent ni dresser un mur pour vous protéger ni désarmer l’ennemi. Vous le savez, vous, que les Palestiniens ne veulent pas de vous comme voisins, qu’ils ont refusé en 47 le plan onusien pour le partage en deux États, qu’ils n’ont jamais voulu de vous et qu’ils ne voudront jamais de vous !  D’autres que vous auraient déserté la ville et les terroristes auraient gagné. Vous, vous ne la quittez que le temps de souffler, de reprendre de l’énergie ou encore quand,  sous le feu des bombardements, on vous oblige à partir, mais vous revenez, déterminés à lutter de toutes vos forces contre ces terroristes. Les Palestiniens n’ont-ils pas encore compris que vous ne vous laisserez pas terroriser ? Que vous ne leur abandonnerez jamais les territoires qu’ils convoitent ? Je comprends pourquoi le héros toranique Samson est l’emblème de la ville d’Aschkelon et pourquoi vous, les Aschkélonites, portez le surnom  de Samsonites. Votre sang-froid, votre détermination  et votre courage suscitent l’admiration de tous.

 

Notre souhait à tous –nous savons qu’il ne s’agit là que d’un vœu pieu - est de voir la communauté internationale quitter cette attitude de passivité pour réagir et condamner les agissements du Hamas. Il faut qu’elle comprenne qu’Israël a besoin de son soutien dans cette guerre qui l’oppose au Hamas,  et qu’elle comprenne qu’on ne peut ’établir une équivalence entre Israël et le Hamas.

 

Pour conclure, c’est à  vous, habitants du Sud d’Israël, mais aussi à tous les Israéliens, que je voudrais dédier la chanson que vous allez entendre. C’est ma voix, c’est notre voix à tous – à quelques exceptions près -  qui parle ici. Cette chanson a été écrite en 1967 par Serge Gainsbourg, juste  à la veille de la Guerre des Six  Jours, et elle est restée pendant 35 ans dans les archives de Kol Israël. Ce n’est qu’en 2002, donc 10 ans après sa mort, que les fans de Gainsbourg ont pu l’écouter pour la première fois.  Une chanson que vous n’entendrez jamais sur quelque radio francophone que ce soit, exception faite évidemment des radios juives.

Écoutez maintenant , interprétée par Serge Gainsbourg, la chanson qui s’intitule « Le Sable et le Soldat ».

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 20:32

 

Quelques magnifiques photos de la Palestine début du XXème siècle

 

flickr

merci à EoZ

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Tombeau de David sur le Mont Sion, à Jérusalem.

C'est une copie faite à partir d'un sel négatif original par Robertson et Beato en 1857, monté sur carton."" N ° 27 "" et "" Robertson Beato & Co. "" sur l'impression. empreinte ovale de "" Gambart E & Co., à Londres "sur la montagne. Il a été classé dans "Description d'une série de vues de Jérusalem et ses environs, exécuté par Robertson et Beato de Constantinople" (sans date) comme suit: "" n ° 27. Le tombeau de David. Ce bâtiment était autrefois une église chrétienne, elle est d'une grande antiquité, et très vénéré par les musulmans, qui ne permettent à aucun chrétien d' entrer dans le tombeau. L'enceinte est en face du cimetière de la Mission américaine ".

 


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Le Mur des Lamentations, à Jérusalem.

C'est une copie recadrée albumine fait à partir d'une colonie d'origine américaine négative. Il peut être les mêmes que N ° 119, page 5, de «1911 révisée et augmentée Catalogue des diapositives sur verre réalisés par l'American Colony, Jérusalem ..."" (publié par Fr.Vester & Co.). La photo montre des femmes juives prier au Mur occidental (parfois connu sous le nom du Mur des Lamentations) à Jérusalem. "" American Colony, à Jérusalem "" dans le coin inférieur droit de l'impression. "" 2 "" au crayon sur le dos. De la collection de J. Garstang, compte tenu en 1947. Cette image est identique attribuée au photographe Antoine Sfeir (MJS Postcard Series No.21) et datée de c. 1902 par D. Pearlman dans sa "" Cartes postales de la Palestine n ° 32, août 1990, page 2.

 


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Vue de la Vieille Ville de Jérusalem de la porte de Damas, à la recherche SE.

C'est une copie recadrée albumine fabriques à partir d'un  négatif original, monté sur  carte (pour plus de détails voir P 703). Il faisait partie d'une série  étiquetés et vendus par le DEP. Cette impression spécifique a été donnée par M. E Broughton en février 1918 dans le cadre d'un ensemble de photos PEF.

 


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Vue de la tombe de Rachel, près de Bethléem

C'est une copie recadrée albumine fabriquée à partir d'un négatif original, monté sur la carte (voir P 959). Notez le numéro "250" (et non par Phillips) dans le coin inférieur droit de l'impression. Il faisait partie d'une série de tirages montés étiquetés et vendus par le DEP. cette impression spécifique a été donnée par M. E Broughton, en février 1918, dans le cadre d'un ensemble de photos PEF.

 


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Le bâtiment renfermant le tombeau d'Aaron à la montagne de Hor.

Il s'agit d'une épreuve sur papier gélatine faite à partir d'un négatif par CAHornstein prise au cours de son voyage en Jordanie, en Septembre 1895 (cf PEFQSt 1898, pages 94 à 103). Il montre le bâtiment carré avec une coupole blanche entourant le tombeau d'Aaron, sur le mont Harun (Mt Hor) (pour plus de détails, voir P 2320). Sur la gravure: «CAH». Sur le dos au crayon: «Aaron's Tomb Mt Hor.". collection Wilson.

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 20:49

 

 

 

LA VENTE, EN ISRAEL,  DU PATRIMOINE FONCIER JUIF

 

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

 

logojusticebertrand

 

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

Le 7 décembre 2010, cinquante rabbins orthodoxes d’Israël ont cosigné une lettre appelant les juifs à ne pas vendre ni louer des biens fonciers juifs (maisons ou terres) à des non juifs, sous peine de sanction. La sanction envisagée par le document l’est en ces termes : « La Torah interdit de vendre à un étranger une maison ou un champ de la Terre d'Israël…Quiconque vend ou loue un appartement dans un quartier où vivent des juifs cause un grand tort à ses voisins, dans la mesure où le mode de vie est différent de celui des juifs, qu'ils nous persécutent et viennent s'immiscer dans notre existence…De nos jours, l'exclusion de la communauté (« nidouï ») n'est plus de mise. Néanmoins, quiconque vend ou loue à des non-juifs, doit être dûment sanctionné, d'abord en privé et ensuite en public, en fonction du mal qu'il cause »…

Cet appel, lancé par le rabbin Shmuel Eliahu de la ville de Safed (qui s’était déjà illustré en octobre 2010 en formulant les mêmes demandes), a été largement dénoncé par les autorités politiques en Israël. Ainsi, le Premier Ministre Benjamin Netanyahou, le Président Shimon Pérès ou encore le Président du parlement ont fermement condamné cette atteinte aux principes démocratiques et aux valeurs du judaïsme. Pour Benny Begin (Ministre sans portefeuille), il s’agit d’une initiative déplorable qui nuit à une minorité. Diverses personnalités publiques, des intellectuels et des académiciens ou encore leMinistre des minorités Avishaï Braverman, ont même demandé au Ministre de la justice Yaakov Ne’eman et au Procureur Général Yahouda Weinstein de suspendre les rabbins signataires, de leur fonction publique. Pour une association des survivants de la shoah, ce manifeste évoque les mesures nazies prises contre les juifs pendant la seconde guerre mondiale. Notons également que de nombreux rabbins n’ont pas non plus voulu s’associer à cette initiative et que d’autres, signataires du manifeste, sont finalement revenus sur leur position.

Les représentants de la communauté arabe israélienne ne sont pas non plus restés de marbre, tels les députés arabes israéliens Mohammed Barakeh etTalab El-Sana qui considèrent l’appel come étant raciste et heurtant la dignité humaine (la communauté arabe déplore déjà la discrimination dont elle fait l’objet, pour ce qu’il en est de l’emploi salarié et de l’achat d’appartements dans les localités juives). Mohammed Barakeh, stupéfait,  a même avancé que c’était Israël qui était venu en terre palestinienne pour s’y établir, non l’inverse : « Sur cette terre, nous ne sommes les hôtes de personne, ni sous la protection ou la tutelle de quiconque. Nous le répétons, nous n'avons pas immigré ici mais c'est Israël qui est venu s'installer chez nous et personne ne peut nous en arracher car nos racines sont profondes ».

Ce concert de protestations n‘a pas pour autant ébranlé le rabbin de la ville de Safed (déjà poursuivi pour incitation au racisme pour un appel identique il y a de cela 6 ans). Celui ci a, en effet, affirmé sa volonté de poursuivre sa campagne en dépit de la polémique provoquée en Israël.  Le Kikar Shabbat  (site orthodoxe) a alors repris ses propos : « Les attaques de la gauche et de ses suppôts (contre l'appel) ont eu pour effet contraire de renforcer le mouvement ». Le rav de Safed escompte même que le mouvement grossisse et s’amplifie : « Nous espérons recueillir des centaines de signatures supplémentaires la semaine prochaine »…

Il est certain que dans un état démocratique, l’appel à ne pas vendre ou louer des biens immobiliers à une catégorie de personne en considération de ses origines,  est tout à fait contraire aux valeurs humaines d’égalité, de tolérance et de coexistence. La démocratie repose sur le principe d’égalité des droits (quelque soit l’appartenance religieuse ou ethnique), notamment celui de louer ou d’acquérir des biens en quelque endroit qu’ils se trouvent. Elle suppose par ailleurs le respect des valeurs de liberté en ce compris celle de s’établir sur l’ensemble du territoire. Les valeurs démocratiques ont en effet un socle commun, l’humanisme, qui commande d’accorder une valeur identique à tout être humain, considéré comme unique et irremplaçable et dont la volonté supérieure et les prérogatives sont reprises dans la Déclaration des Droits de l’homme…

Pour autant, les principes démocratiques ne sont pas toujours compatibles avec les concepts de propriété, de pouvoir, et d’identité.

Les juifs ont historiquement compris que leur indépendance et leur autodétermination exigeaient d’être collectivement propriétaire de leur sol puisque la seule propriété immobilière individuelle (dans les pays où ils étaient établis) ne les a jamais protégés contre les expulsions, les expropriations, les spoliations. Aussi, ce sont bien les acquisitions de terres par le KKl et la générosité des donateurs juifs du monde entier, qui ont véritablement contribué à créer l’Etat d’Israël (non la résolution de l’Onu du 29 novembre 1947). Vendre des biens fonciers en Israël à des personnes non juives reviendrait à trahir les donateurs juifs qui ont permis de prendre possession du pays, dunams après dunam. Sur ce point, le principe reviendrait à remettre en question l’un des fondements de la création de l’Etat juif.

Par ailleurs, si le peuple juif entend faire d’Israël un pays juif pour les générations à venir, il se doit de conserver le contrôle de la propriété foncière. Or, vendre des biens immobiliers à des personnes non juives ôterait à Israël sa judéité et le pays deviendrait celui de ses occupants, non plus celui du peuple juif.  Rappelons que l’Etat d’Israël a pu se constituer parce que les arabes de Palestine ont accepté de vendre aux juifs leurs terres à des prix d’or. Si maintenant les juifs rétrocèdent les biens acquis à des non juifs, le KKl perdra son droit de préemption sur toute mutation immobilière, l’Etat d’Israël perdra son orientation philosophique, son pouvoir, son identité et bientôt son hymne la « Hatikva ».

A cet égard, les Etats islamiques ne sont islamiques qu’en raison de l’impossibilité pour un non musulman de faire l’acquisition de biens fonciers en terre d’Islam ou encore d’être majoritaire dans une société commerciale qui aurait son siège en terre musulmane (il ne peut pas non plus en être le mandataire social, président ou gérant). De même, et pour l’heure, les palestiniens ne se sont pas encore prononcés sur la faculté pour des juifs de demeurer sous souveraineté palestinienne dans le futur Etat palestinien, d’être propriétaires de biens fonciers ou chefs d’entreprises, et ce, dans le cadre d’un principe de réciprocité.

Le droit de propriété est le plus absolu dont une personne soit titulaire sur son bien (voir notamment Baba Metzia, second traité de l’ordre néziquin de la Michnah). Dans la mesure où lLa Bible lui accorde une nature quasi divine (voir notamment Ex 22,6-14 ; 24-26 ; Lévitique 25, 14.35-37 ; Dt 22,1-4), il n’est peut être pas nécessaire de s’en départir. Aussi, et dans l’attente d’une paix définitive avec le monde musulman, il serait peut être utile de s’en tenir au principe du judaïsme concernant la propriété du sol : le verset 23 du chapitre 25 du Lévitique rappelle que la terre n’appartient pas à l’individu mais à D lui-même : «  Et la terre ne se vendra pas à perpétuité ; car la terre est à moi ; car vous êtes chez moi des étrangers et des gens en séjour ».

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 05:45

 

 

Aide israelienne en Albanie

 

Après l’aide internationale pour l’extinction de l’incendie du Carmel, Israël se mobilise pour offrir son aide à d’autres. Cette fois, c’est l’eau, et non le feu, qui est à l’origine du sinistre. Des pluies très denses ont inondé l’Albanie.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé dans la soirée de jeudi 9 décembre, suite à un appel de l’Albanie, qu’Israël envoyait sur le champ un soutien aux sinistrés albanais.

Plus de 300 tentes géantes seront envoyées pour des milliers de personnes ayant été contraintes d’abandonner leurs maisons inondées.

Dans le communiqué du ministère des Affaires étrangères, on apprend que ce sont les plus sévères inondations depuis cinquante ans qui ont sinistré l’Ouest et le Nord-Ouest du pays.

Mercredi, l’Albanie a tenté en dépit des inondations de célébrer le vingtième anniversaire de la chute du communisme par la « journée nationale de l’étudiant ». Dans une missive aux Albanais, le Premier ministre a félicité les leaders des mouvements estudiantins qui « ont restitué les droits de l’Homme aux citoyens de l’Albanie le 8  décembre 1990 »

Meir Ben Hayoun

israel7

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 18:13

 

Merci Albert

Albert SOUED

 

   

 

Bulletin - Tsedek-Info d'Israël n° 85             janvier-février 2011

 

 

 

Distinctions & performances

  

- A l'unanimité et parmi plus de 470 projets, les architectes Ganit Mayslits Kassif et Udi Kassif, qui ont conçu le port de Tel Aviv ont remporté le prix du meilleur design en Europe, à la biennale d’architecture paysagiste européenne de Barcelone

- Lors d’un concours européen pour jeunes scientifiques à Lisbonne, deux jeunes ont été primés, Nitaï Aspis,18 ans, du Kibboutz Sassa, pour ses travaux sur l’influence du "Galectin 8" sur les os et Pavel Fedayev,19 ans, d’Arad, pour son étude de la création d’étoiles dans les régions "HII" (nébuleuses en émission). Appelé EUCYS (European Union Contest for YoungScientists), ce concours cherche à faire coopérer des jeunes du monde entier.

- Le Magazine Global Finance a désigné Stanley Fisher, gouverneur de la Banque d'Israël, comme l'un des 6 meilleurs banquiers au monde, avec la mention A pour sa réussite à juguler l'inflation, atteindre les objectifs de croissance, stabiliser la monnaie et dans la gestion des taux d'intérêt. Le magazine Euromoney l'a nommé "meilleur gouverneur de banque centrale au monde" pour 2010.

- Les résultats de la 1ère promotion de bacheliers du Lycée Français Raymond Leven sont plus qu'encourageants: S:100%; ES:90%; L:86%, et de nombreuses mentions

- Le site populaire "Trip Advisor" a placé Jérusalem 7ème parmi les 10 premières destinations au monde pour sa signification profonde culturelle et historique, Florence étant la 1ère, suivie de Washington, Rome et Paris.


 

 

High Tech

  

Une centrale d'énergie éolienne de 200 Mégawatts, comprenant 70 turbines et coûtant 400 millions $ sera construite par la société Multimatrix sur le plateau du Golan, entre Majdal Shamset Masaa'déh. Selon la "Public Utility Autority" qui donne l'autorisation et selon les patrons du projet, Yossi et Ouri Omid, aucune objection n'a été émise sur le plan de l'environnement.


 

Archéologie

 

- Lors d'excavations sur le site d'Herodion, Ehoud Netzer et son équipe de l'Université Hébraïque ont découvert la scène d'un théâtre antique de 400 places qui confirme l'extravagance du roi Hérode. Ils ont découvert des peintures maritimes très élaborées et des moules en plâtre. Le théâtre n'a fonctionné que 11 ans et à la mort du roi (- 4), le complexe construit sur une colline artificielle de 670m, devint une forteresse protégeant les Juifs qui combattaient l'occupation romaine. Il a été détruit par les forces romaines en 71.

- Dr Ayelet Gilboaa' et son équipe du Département archéologie à l'Université de Haifa ont découvert un anneau chevalière en bronze à Tel Dor, près de Zikhrone Yaa'kov, signe que la place était habitée par une élite grecque (- 3ème s). Cet anneau servait de sceau ou d'offrande aux dieux.

- Wayne Horowitz et son équipe de l'Institut d'Archéologie de l'Université hébraïque ont découvert au parc national de Hatsor -- excavations financées par la Fondation Selz, à la mémoire de Yigael Yadin -- des fragments d'une tablette cunéiforme contenant un code légal en Akkadien, dans un style similaire à celui de Hammourabi. Le code traite des accidents personnels au 18ème s avant l'ère courante (âge de bronze) et des relations de maître à esclave.

Cette découverte montre la présence d'un centre d'étude et de scribes de haut niveau dans cette région. Un édifice monumental de cette époque est en cours d'excavation où on espère découvrir d'autres écrits et indices.

- 13 ans après la découverte d'une tablette de bronze portant l'effigie d'une femme, dans l'excavation d'El Ahwat, à Katzir, entre Haifa et Wadi Ara, par Oren Cohen de l'Université de Haifa, l'énigme semble être résolue. Il s'agit d'un fragment de chariot qui suggère que le général canaanéen Sisera se trouvait à Wadi Ara (H'aroshet Hagoyim), au moment de sa défaite décrite dans le livre des Juges. Cette pièce de 2 cm de diamètre et de 5 mm d'épaisseur serait une goupille qui tenait la roue d'un chariot. Le visage de la femme portant boucles d'oreilles et coiffe serait celui d'une déesse hittite, ennemie des Canaanéens et des Egyptiens qui ont construit la roue. Sisera dirigeait une armée de 900 chars.

- Karen Covello-Paran et son équipe de l'IAA (Israeli Antiquities Authority) ont découvert lors d'excavations à Ramat Razin, au sud de Safed, dans un édifice de l'époquecanaanéenne, un bracelet en bronze, objet rare et fascinant, datant de -3500, bien conservé et gravé d'un dessin avec des cornes, symbole du dieu-orage, celui de la puissance et de la fertilité.

- Sous la houlette de Pr Aren Maier du département Martin d'archéologie de l'Université Bar Ilan, une équipe internationale a découvert un Temple philistin à Tell el Safi (la Gat biblique), comprenant des objets rituels de l'âge de bronze (- 10ème s), et 2 colonnes centrales, à l'image du Temple où Samson a trouvé la mort, de même que les indices d'un tremblement de terre de magnitude 8, au 8ème s., rappelant celui d'Amos 1/1.


 

Révélations

 

Le saviez-vous ?  Marsh Dondurma est l'orchestre de Jazz qui a le plus de succès en ce moment parce que créatif et énergique, rappelant la musique tzigane d'Europe Orientale.

Le saviez-vous ?  Le 1er film indien tourné à Jérusalem par une équipe deBollywood, un film à grand spectacle coûtant 30 millions $, concerne la vie de Jésus, joué par un acteur hindou Pawan Kalyan.

Le saviez-vous ?  Ces 2 dernières décennies, l'exportation de la "pierre de Jérusalem" est devenue une activité majeure employant des centaines d'ouvriers dans les carrières. Ainsi récemment, la société "Jerusalem Gardens" a vendu à une églisepentecotiste (Eglise Universelle du Royaume de Dieu) à Sao Paolo pour 8 Millions $ de pierres, pour construire une réplique du 1er Temple de Salomon.



 

Défense

 

Israel Aerospace Industries (IAI) et Horizon Energy Systems (HES) ont annoncé le succès de l'intégration de la pile à combustible Aeropak d'Horizon en tant que nouveau système de motorisation du système d'avion sans pilote (Unmanned Aerial SystemUAS) Bird Eye 650 d'IAI. Sans augmenter la masse au décollage, la nouvelle pile à combustible d'Horizon permet aux mini-UAS d'IAI d'effectuer des vols de 6 heures, soit plus du double par rapport aux vols motorisés par des batteries au lithium. L'Aeropak est un système de pile à combustible à membrane échangeuse de protons (Proton Exchange Membrane, PEM)



 

Inventions et découvertes

 

- Les méthodes actuelles utilisées pour détecter des contaminations bactériennes dangereuses exigent le prélèvement d'échantillons sur le terrain, qu'on ramène au laboratoire afin d'y effectuer des cultures analysables. Ce processus dure au moins 24 heures. Dr. Ester Segal et ses étudiants de 3ème cycle de la faculté de biotechnologie et de génie alimentaire du Technion ont réussi à écourter le processus, le ramenant à quelques minutes seulement, grâce à une méthode de détection basée sur une puce à base de silicium qui cible et capture les bactéries.

- Pr Ouri Banin et Dr Janet Mac Donald de l'Université Hébraïque ont mis au point une nanoparticule hybride ayant la structure d'un panier et la forme d'une étoile à 6 branches, combinant du ruthénium, un métal, avec du sulfure de cuivre, un semi-conducteur. Cette nanoparticule sera utile, entre autres, pour détecter le glucose et diagnostiquer le diabète, ou pour servir de catalyseur pour extraire l'hydrogène de l'eau sous l'effet solaire 

- Sous la houlette de Pr Ronen Kadman, Omri Allouche, de l'Université Hébraïque, département de l'Evolution et de l'Ecologie, a mis au point un modèle mathématique pour prédire le nombre des espèces qui s'adaptent au changement d'habitat, en fonction de divers facteurs spécifiques à l'espèce et à l'environnement. Cette étude a reçu le prix Barenholz.

- Sous l'égide du Pr Noam Sobel, une équipe du département neurobiologie de l'Institut Weizman a mis au point un système "renifleur" qui permet aux quadraplégiques de se mouvoir et de communiquer en inhalant ou exhalant par le nez. Cette technologie pourra également servir de "3ème main" pour aider des pilotes ou des chirurgiens dans leur travail. Remplaçant la "souris", la manette ou le manche à balai, ce système repère les infimes changements de pression dans l'air et les traduit en signaux électriques.

- Au nord de Tamar, site ayant des réserves de gaz pour 30 ans de consommation, Léviathan est un énorme gisement potentiel au large de Haifa de 4 milliards de barils de pétrole, à une profondeur de 1600 m, au dessous d'une poche de gaz découverte qui contiendrait 400 milliards m3. La consommation annuelle de pétrole du pays est de l'ordre de 100 millions barils.


 

 

Problèmes de société

 

- Pour le 1er trimestre de 2011, l'organisation Taglit-Birthright, qui offre aux Juifs du monde entier de 18/26 ans un séjour éducatif de 10j en Israël, a reçu 23 623 demandes pour 9 576 places, soit une augmentation de 11% sur un an. Financée par des mécènes depuis plus de dix ans, cette initiative est une forte incitation à l'immigration et une bonne promotion du pays.

- Selon une enquête menée par le ministère des Affaires de la Diaspora, réalisée par ShiluvMilward Brown auprès de 507 adultes:

. . 68% des Israéliens considèrent que les couples mixtes font partie du peuple juif

. . 63% approuvent les conversions non orthodoxes

. . 67% s'opposent au vote des Israéliens résidant à l'étranger

La grande majorité des Israéliens seraient favorables à investir dans des activités de la Diaspora et à aider les Juifs à lutter contre l'antisémitisme.

- Selon le Bureau Central des Statistiques, 42% des Israéliens sont laïcs, 37% sont "pratiquants" et 8% sont orthodoxes.  21% se disent plus religieux qu'auparavant et 14% disent qu'ils le sont moins. 5% reviennent à la foi (h'ozrim bétchouva). Parmi les laïcs, 82% participent à un Seder de Pâque, 67% allument des bougies à H'anoukah, 29% allument régulièrement les lumières du shabat, 26% jeûnent à Kipour et 10% mangent Casher toute l'année.

- Il y aurait aujourd'hui 5,8 millions de Juifs en Israël, avec un taux de développement de 2,9%  en hausse (soit 6 millions en 2012 !), sur une population totale de 7,7 millions avec 1,6 millions d'Arabes ayant un taux de développement de 3,7%, en baisse. L'espérance de vie est de 80,5 ans pour les hommes et de 83,9 ans pour les femmes. Selon le professeur della Pergola, alors que la population juive d'Israël a crû de 1,7% en un an, celle de la Diaspora a baissé de 0,2%.

 



 

Agriculture et botanique

 

L'apiculture se porte bien en Israël, le pays du lait et du miel, l'Israélien consommant quelques 3600 t/an, avec une croissance de 9% par an. Le Qibouts Yad Mordekhay produit 60% des besoins avec150 ruches au sud d'Ashqelon et 6000 ruches disséminées sur tout le territoire, avec une technique héritée des soldats australiens stationnés sur le site pendant l'époque du Mandat. Rappelons que chaque abeille butine 100 fleurs en 10 minutes, parcourt 800 km dans sa vie, travaille en permanence et produit 45 kg de miel/an.


 

 

Économie

 

Selon le Bureau Central des Statistiques, le revenu net moyen n'a augmenté que de 0,2% en 2009, l'amenant à 11 354 sh/mois. Par rapport aux autres membres de l'Ocde, l'inégalité des revenus est importante: le 1er quintile reçoit 41% des revenus, alors que le dernier ne reçoit que 6% ! L'enquête a porté sur 16 752 salariés et 15 114 ménages.


  

 

Culture

 

- Le prix Ophir a couronné "le DRH" (directeur des ressources humaines), le dernier film d'EranRiklis (Lemon Tree, la Fiancée Syrienne…), basé sur une nouvelle d'A B Yehoushoua. Il avait déjà reçu un prix au festival de Locarno. Shlomi Eldar a reçu le prix du meilleur documentaire pour la "Vie précieuse" racontant son propre dévouement pour la survie d'un nouveau né de Gaza, né sans système immunitaire. Maya Dagan et Adir Miller sont les meilleurs acteurs, grâce à leur performance dans le film "Once I was" (j'étais dans le temps).

- Eitan Réouven de Hod Hasharon va révolutionner la mise en scène des films israéliens, pour les rendre rentables, avec le film de science-fiction "Another World" (un autre monde), traitant d'un virus qui élimine la presque totalité de l'humanité et des "6 derniers jours". En effet 2 films sur 18 récemment tournés sont bénéficiaires, "Ajami" et "Matter or Size" (histoire de Sumo)


 

Santé

 

- Le gourou du cannabis (marijuana) médical, Raphael Mechoulam de l'Université Hébraïque, qui a réussi dans le passé à isoler le THC ou tétrahydrocannabinol ainsi que l'anandamide et à les synthétiser, a mis au point des composés chimiques pour le traitement de nombreuses affections telles que le cancer, HIV, les colites, dans des programmes-pilotes au Centre médicalSheba (Tel Hashomer). L'herbe est fournie par la police et par des organismes approuvés par le Ministère de la Santé, tels que Tikoun O'lam de Safed. Le cannabis réduit la douleur, accroit l'appétit, remonte le moral; il a des effets positifs sur le système nerveux, mais avec le risque de légères hallucinations. Mechoulam est un pionnier dans ce domaine, sur le plan mondial.

- Abraham Loyter et des chercheurs de l'Université Hébraïque – Institut Silberman de la Vie et des Sciences -- ont mis au point une thérapie qui détruit totalement les cellules infectées par le HIV et rend le Sida "gérable". Le traitement est basé sur le fait que l'ADN du virus pénétrant une cellule saine la transforme en véhicule porteur du virus et infectant les cellules voisines, et qu'au maximum 2 copies de l'ADN sont injectées. L'équipe de chercheurs a réussi à développer des peptides (protéines courtes) qui interfèrent dans la transmission, multipliant massivement le nombre de copies d'ADN injectées et détruisant ainsi la cellule infectée.

 


 

 

Internet

 


http://masbirim.gov.il/eng/ relations publiques en anglais

http://www.youtube.com/user/IsraeliPM idem

http://twitter.com/IsraeliPM idem
http://www.facebook.com/IsraeliPM idem
http://www.flickr.com/israelipm idem

Jazz à www.marshdondurma.com/eng

 

source: Jerusalem Post, Jerusalem Report, Haaretz, Yédiot Ah'oronot -- contribution: Albert SOUED

la série de Tsedek-Info est en ligne à http://www.nuitdorient.com/40a.htm 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 09:32

 

 

KKL EN ISRAEL http://www.kkl.org.il/kkl/kklmain_blue.aspx

 

Catastrophe du mont Carmel :

Plus de 2 millions d'arbres calcinés
lors du plus grave incendie de l'histoire d'Israël 
Pour planter un arbre
kkl.png
Cliquez sur les boites pour faire un don

                               

 

Catastrophe du mont Carmel : le plus grave incendie de l'histoire d'Israël

L'incendie a d'ores et déjà causé des destructions importantes sur des sites qui étaient , depuis des décennies, des destinations prisées de randonnée et d'activités récréatives, à l'exemple de la réserve naturelle de Hai Bar, du versant ouest du mont Carmel, du nahal Haik, du nahal Calah, de la «Petite Suisse», d'Ein Hod, de Nir Etzion, de Givat Wolfson, de l'hôtel de la forêt du Carmel et du kibboutz Beth Oren.


 

Pour l'heure, il apparaît que la réhabilitation de la région détruite nécessitera de nombreuses années. Le KKL envisage déjà de mener des actions de restauration dès que les flammes seront éteintes, avec l'aide de ses amis du monde entier. Il ne manquera pas d'informer très prochainement les communautés juives et les amis d'Israël des projets qu'il conduira en ce sens.


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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 14:35

 

 

 

 

La chef de la police de Haïfa succombe à ses brûlures
Par REBECCA ANNA STOIL 
06.12.10 jpost

Ahouva Tomer a succombé, lundi, à ses brûlures. La chef de la police de Haïfa était dans un état critique depuis jeudi. Elle s'était précipité dans le piège de l'incendie du Carmel pour vérifier la situation des membres du service pénitentiaire pris dans les flammes.


PHOTO: JPOST

Filmée quelques minutes avant le drame au volant de son véhicule, elle exprimait toute sa préoccupation pour les mères et les enfants des environs du kibboutz Beit Oren, évacués lors de la tragédie.

Tomer a continué à envoyer des instructions par radio jusqu'à être elle-même prisonnière des flammes. Le temps que les sauveteurs ne l'atteignent, elle était grièvement brûlé sur tout le corps. Transportée d'urgence à l'hôpital, elle a bénéficié des soins de l'unité des grands brûlés.

Un parcours sans faute

En 1997, Tomer est devenue la première femme commandant d'un poste de police, dans la ville de Nahariya. En décembre 2006, elle est nommée responsable des opérations de police de la région nord. Aucune femme n'avait jamais tenu, dans la police ou dans l'armée, un rang aussi élevé dans le domaine du commandement opérationnel.

Moins de trois ans plus tard, Tomer s'inscrit de nouveau dans l'histoire de la police. Elle prend la tête de la base de Haïfa, et devient la première femme à diriger un poste de police principal, avec plus de 500 hommes sous ses ordres directs.

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