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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 07:14

 

 

Lieberman scandalisé par les mensonges de la Gauche

 

Par Yéochoua SULTAN

Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liebermann, a parlé d’une façon très directe des organisations d’extrême-gauche, dimanche, alors qu’il s’est penché sur la nouvelle escalade de la violence anti-israélienne en provenance de la bande de Gaza. Il a commenté: «En fin de semaine, environ 10 roquettes sont tombées sur le sol du sud du pays. La dernière fois que les soldats de Tsahal sont partis défendre les citoyens de l’Etat d’Israël contre des attaques de ce genre, ils ont dû par la suite essuyer des attaques de délégitimation et des poursuites dans des tribunaux à travers le monde. Il vaudrait mieux, avant que nous ne sortions une nouvelle fois pour protéger nos citoyens, vérifier qui sont ces mêmes organisations qui soutiennent le terrorisme et qui ont créé cette campagne de délégitimation et qui ont provoqué ce déluge d’attaques en justice dans de nombreux pays.»

Il a ajouté: «A mon grand regret, ce à quoi j’ai assisté ces derniers jours, c’est à une tentative de s’attaquer à la légitimité du parti Israël Betenou et de notre initiative de créer une commission d’enquête parlementaire. Je n’ai jamais vu une aussi grande quantité de mensonges, de calomnies et de déformations de la vérité que dans ce contexte. Je le dis et je le répète: Il ne s’agit pas ici d’organisations de gauche, ni d’organisations pour la défense des droits de l’homme. Il s’agit d’organisations terroristes et d’organisations qui soutiennent le terrorisme, et d’individus qui participent activement au soutien du terrorisme. Toutes ces organisations, comme Adala, Yesh Din (la loi existe), Shovrim Shetika (rompons le silence), ou Profil Hadash, ont fourni 90% des documents faux et falsifiés à la Commission Goldstone. Ce sont les mêmes personnes et les mêmes organisations qui se trouvaient à bord du Marmara et qui ont gêné Tsahal dans l’accomplissement de sa tâche de protection du pays. Ce sont ces mêmes organisations qui ont transmis les noms et les coordonnées personnelles d’officiers de Tsahal aux tribunaux de l’étranger. Et ce sont ces mêmes personnes auxquelles même l’Angleterre interdit l’accès sur son sol, car elles ont été jugées coupables d’espionnage en faveur du Hezbollah et des ennemis d’Israël. »

Liebermann a été précis: «Je veux parler d’Amir Mehol, ancien président de l’organisation Atidjaa ; je veux parler de ces mêmes organisations qui pendant des années n’ont pas fait de déclarations aux autorités de l’impôt, ni au registre des associations. Je suggère à ceux qui parlent du pouvoir de la loi et de gestion équitable de se rendre auprès de l’Autorité de l’impôt sur le revenu, et auprès du responsable du registre des associations pour vérifier ce qu’il se passe en ce qui concerne les rapports de ces associations. Ce sont des organisations qui soutiennent le terrorisme fondamentalement. Elles passent d’une école à l’autre pour inciter les élèves à ne pas s’engager à l’armée et pour leur expliquer comment déserter. C’est pourquoi il est question ici d’une entreprise légitime d’autodéfense d’un Etat qui veut vivre. La démocratie a aussi le droit de se défendre.» Il s’est montré surpris de l’affirmation du Premier ministre selon laquelle nul ne serait besoin d’enquêter:

«Je respecte beaucoup le Premier ministre, c’est pourquoi j’ai été très étonné de l’entendre déclarer tout d’un coup à la Knesset qu’il ne fallait pas enquêter. Jusqu’à présent, 25 commissions d’enquêtes parlementaires ont été créées, dont 7 au moins ont été dirigées par des membres du Likoud. Je peux citer la commission d’enquête parlementaire mise en place en raison des événements d’Amona (quand 9 maisons ont été détruites avec une violente répression sous le gouvernement Olmert ndlr) et présidée par celui qui est aujourd’hui ministre des Finances, Youval Steinitz, et je me rappelle que celui qui l’a soutenue avec beaucoup d’engouement n’a été autre que l’actuel Premier ministre, Benyamin Netanyahou. Je me rappelle que l’actuelle Knesset et la coalition ont soutenu le projet d’Ahmed Tibi, qui a demandé qu’une commission d’enquête parlementaire soit ouverte pour se pencher sur la répartition et l’absorption des Arabes israéliens dans les services publics, commission qu’il dirige. Mais c’est tout particulièrement contre l’initiative d’Israël Beitenou que les dirigeants du Likoud s’insurgent avec tant d’intransigeance. Ça me paraît louche. Cette position très bizarre du Likoud nous indispose énormément, moi-même et le parti Israël Beteinou. Nous ne nous en servirons pas pour provoquer une crise gouvernementale. Je pense qu’il n’y a pas de raison que ce gouvernement ne poursuive pas son travail jusqu’en 2013, mais j’attends  des responsables du Likoud plus de loyauté envers ses principaux collaborateurs.»

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 18:28

 

Israël - La Frontière maritime Israélo-libanaise fixée !

 

 

Le gouvernement israélien a adopté dimanche matin la carte de la frontière des eaux territoriales entre Israël et le Liban. Cette carte sera transmise à l’ONU. Le Liban avait dernièrement fixé de manière unilatérale une carte à laquelle Israël avait préalablement fait part de son opposition, et il est certain que c’est maintenant le Liban, avec son gouvernement contrôlé par le Hezbollah, qui refusera la version israélienne. L’enjeu est de taille puisque les deux pays revendiquent la souveraineté sur d’énormes gisements de gaz et de pétrole d’une valeur de milliards de dollars, et s’accusent mutuellement « d’atteinte à la souveraineté dans les eaux territoriales».
Selon Israël, l’ONU avait publié une décision fixant la frontière selon les exigences libanaises mais sans avoir pris le soin d’entendre l’argumentation israélienne, qui affirme entre autre « qu’il s’agit d’un élargissement conséquent vers le sud de la frontière maritime signée entre le Liban et Chypre en 2007, ce qui lèse les droits israéliens ». Israël entend démontrer « que le Liban tente de s’approprier des ‘territoires maritimes’ qui normalement devraient être sous souveraineté israélienne, et qu’il y de fortes chances que le Liban puisse également trouver des gisements dans les zones maritimes qui seraient sous sa juridiction ».
Les Israéliens sont très irrités du fait qu’une entreprise norvégienne, à la demande du gouvernement libanais, effectue depuis un certain temps des études sismiques dans la zone revendiquée par Israël, comme si la Norvège avait accepté de prime abord la thèse libanaise. Le gouvernement israélien a donc pris une décision dimanche matin, indiquant aux responsables de l’ONU en ce domaine « que l’absence de réaction israélienne jusqu’à ce jour ne signifiait pas un acquiescement aux revendications libanaises. Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a déclaré à « Kol Israël » « qu’il existait des procédures claires et précises dans le domaine de la fixation des frontières maritimes, et qu’elles appuyaient la thèse israélienne ». Le ministre a rajouté « que ce nouvel épisode était une décision du Hezbollah de créer un nouveau point de friction entre le Liban et Israël, qu’Israël ne renoncerait au moindre centimètre de ses droits maritimes » et « que les Etats-Unis soutiennent Israël sur ce point également ».
On s’attend évidemment à ce que les terroristes du Hezbollah accusent Israël « de piller les trésors naturels du Liban ».
Par Shraga BLUM

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 14:27

 

 

 

 

Sud-Soudan Israel. Une reconnaissance stratégique.

 

 


 

Par Dominique BOURRA

Le gouvernement israélien reconnaît  le Sud-Soudan dans la foulée de la proclamation d’indépendance d’hier. Jérusalem a assuré Juba (capitale du Sud-Soudan) de son soutien, vient d’annoncer dans un communiqué le Bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

De nombreux experts israéliens sont actuellement présents au Sud-Soudan, notamment dans l’agriculture. Le nombre de clandestins soudanais en Israël est estimé à  8.700. Moins de 20% d’entre eux (1.600) viennent  du Sud Soudan. Tous sont  entrés illégalement sur le territoire israélien via les filières du Sinaï égyptien.

Israël reconnaît le Sud-Soudan, et nous lui souhaitons du succès, a déclaré Benjamin Netanyahu en conseil des ministres. « Ce pays aspire à la paix, et nous serons heureux de coopérer avec lui pour contribuer à sa prospérité », a-t-il ajouté, selon le communiqué.

Le ministre de l’Intérieur israélien a pour sa part appelé a entamer des négociations immédiates pour le Sud Soudan pour organiser le retour de plusieurs centaines de migrants soudanais qui ont traversé la frontière illégalement au cours des dernières années (lire l’article « Sinaïstan terre de tous les trafics »ici).

La reconnaissance du Sud Soudan intervient alors qu’Israël tente, selon Haaretz,  de bloquer la reconnaissance d’un État palestinien par l’ONU en septembre. La position israélienne maintient qu’un État palestinien ne peut être établi que dans la négociation et pas unilatéralement.

L’exemple du Sud Soudan est ainsi mis en avant puisque dans ce cas l’indépendance a fait suite à des négociations et à un accord conclu avec le Nord. Le nouvel état du Sud Soudan, 54ème État africain, proclamé hier, a ainsi été reconnu officiellement par Khartoum.

Afin de trouver un débouché sur la mer, le Sud Soudan, totalement enclavé, a récemment passé un accord avec le Kenya pour disposer d’un port sur l’Océan Indien. Un pipeline sera également raccordé au réseau kényan afin de permettre l’exportation de l’importante production pétrolière sud-soudanaise. (La Banque Mondiale a d’ores et déjà accordé une ligne de 75 millions de dollars pour les projets d’infrastructures).Le brut alimentera la raffinerie de Lamu à côté de Mombassa au Kenya.

Les trois quarts des réserves pétrolières soudanaises se trouvent au Sud soudan qui hérite ainsi d’un pactole  potentiel de 6,5 milliards de barils. Le Sud Soudan apparaît déjà comme le troisième producteur de pétrole en Afrique après le Nigeria et l’Angola.   A suivre.

D.B.
Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 20:07

 

 

 

 

Quand les tergiversations politiques brouillent les pistes

 

Par Yéochoua SULTAN  

 © 2011 www.aschkel.info


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Le manque de détermination des dirigeants israéliens, quoique surprenant, peut s'expliquer. En général, ils sont pris à leur propre piège de politique politicienne, si l'on peut dire, et le tort de la démocratie – sans bien sûr vouloir défendre le totalitarisme – qui la paralyse, c'est bien cette façon de marcher en regardant derrière soi, ou d'avancer à reculons.

 

Vous êtes-vous demandé pourquoi les dirigeants politiques sont toujours en train de zigzaguer et de tomber dans des pièges qu'ils semblent s'être eux-mêmes tendus?

Ils sont tout simplement obnubilés par les sondages. Aucune décision ne peut améliorer une situation donnée, du moment qu'elle se heurtera à un moment ou à un autre à de l'impopularité auprès du public.

 

Une autre façon par laquelle il s'exprime fait moins peur. Il s'agit des rassemblements ou manifestations. Les gens bien élevés ne manifestent pas en brûlant ou en cassant tout sur leur passage.

 

Tant qu'ils ne bloquent pas les axes routiers, ou tant qu'ils le font sous contrôle, ils ne dérangent personne. Il sera toujours possible de les marginaliser, ou de les étouffer médiatiquement quand ils sont suffisamment peu nombreux.

 

En fait, tout est dans les médias.

 

Voyez plutôt: quelques marginaux se rassemblent devant l'ambassade de Grèce parce qu'elle arrête le capitaine d'un bateau qui jette l'ancre sans y être autorisé.

 

Signalons au passage qu'il s'agit d'un membre de l'expédition maritime pro-Hamas.

 

Quelques titres les feront exister. Trois cents personnes manifestent devant le siège de l'univers impitoyable de Galatz, même cette dernière chaîne n'en fera pas la moindre dépêche.

 

Donc, les sondages sont pris au sérieux, mais pas les manifestations.

 

Quand Pérès devait devancer Netanyahou à raison de 4 à 7% d'avantage, on l'a presque félicité à l'avance pour son élection ; en revanche, trois cent mille personnes n'ont pas empêché les accords d'Oslo de poindre ni de s'imposer, il y a presque vingt ans, pas plus que d'empêcher l'expulsion des Juifs et l'anéantissement des havres de paix et de verdure qu'ils avaient créés à Gaza.

 

Le désert et la mort ont tout recouvert, la poussière et la sècheresse ont pris la place de la verdure, et les lance-roquettes celle des jardins d'enfants.

 

 

Parfois, pour noyer le poisson, un Premier ministre peut faire semblant de s'accrocher à des principes moraux, nationaux, desquels personne ne pourrait les faire bouger.

 

C'est le cas aujourd'hui de Netanyahou. Il exige, condition sine qua none, des terroristes de reconnaître Israël en tant qu'Etat juif avant de reprendre les négociations. Il attend juste une toute petite phrase.

 

Remarquez, ce n'est pas évident, quand on pense que tous ces terroristes sont adeptes d'une religion à laquelle on se convertit avec juste une toute petite phrase.

 

Par ailleurs, les dirigeants politiques sont prêts à tous les mensonges, qui ne sont pour eux et leurs admirateurs que des manœuvres pour lâcher du lest, pour faire diminuer la pression internationale.

 

Ils vous expliqueront que, de toute façon, on peut faire aux ennemis les promesses les plus compromettantes vis-à-vis du droit du peuple d'Israël sur sa terre, on peut miser sur l'aboutissement de toutes les souffrances du peuple juif et de la Présence divine, offrir à des assassins sur un plateau d'or, et non plus seulement d'argent, la raison d'être du judaïsme qui n'aspire qu'à sa restauration nationale et religieuse, en ses frontières, du moment qu'on reste persuadé que les ennemis refuseront toutes les propositions, et toutes les conditions, si futiles soient-elles à première vue.

 

Chacun connaît l'expression: «J'en mettrai ma main au feu», qui signifie qu'on est tellement sûr qu'une chose est impossible qu'on est prêt à dire n'importe quoi.

 

Donc, beaucoup admirent cette tacticité. «Comme cet homme est brillant!», se dit-on. «Il parvient, sans trop s'engager, sans prendre de risque, tout en étant certain de ne jamais devoir mettre la main au feu, à révéler au monde toute la turpitude d'ennemis qui cherchent la haine pour la haine, et le meurtre non pas pour une juste cause mais pour la soif de tuer.»

 

Mais que compte faire M. Netanyahou si le négationniste et boucher de Ma'alot prononce la petite phrase?

 

Ou s'il l'écrit sur un petit bout de papier qu'il lui glisserait dans la main (voir la «condamnation» d'Arafat de l'attentat meurtrier au lendemain de la signature de l'accord)?

 

Lui donnera-t-il ensuite avec une larme de soulagement de fin de conflit au coin de l'œil, le cœur de la terre du peuple Juif, en chassant, frappant et emprisonnant les siens de leurs villes et villages, en abondant dans le sens des désirs de l'ennemi de ne voir aucun Juif en ces terres?  

Cependant, ces mensonges ne sont pas symptomatiques uniquement d'une déontologie qui laisse à désirer. Certes, on ne s'attendrait pas à entendre un dirigeant israélien, hélas, déclarer haut et fort: «Cette terre, nous ne vous la donnerons jamais, tout simplement parce que c'est la nôtre. Nous ne l'avons jamais oubliée ni abandonnée dans les plus profondes et les plus sombres phases de l'exil. Nous ne sommes pas rentrés chez nous pour tout ruiner en faisant cadeau de notre patrie à un tiers. Même si vous vouliez réellement sincèrement la paix, nous ne vous la céderions pas. De la même façon que nous ne renoncerions pas à la cacherout en échange d'une déclaration de philosémitisme définitif.»

Non, ces mensonges, ils sont aussi dangereux. Contrairement aux apparences, ils n'assurent aucune protection. Le précédent par excellence a à peu près trente ans aujourd'hui.

 

Grisés par les discours bourrés de tergiversations et autres inepties, on est allé jusqu'à inviter Sadate à la Knesset. On ne s'attendait certainement pas à ce que l'autre – qui avait quand même, ne l'oublions pas, avec son patron Nasser, attaqué Israël à Kippour dans le but de la rayer de la carte – réponde: «Chiche! Me voici!» Et pourtant.

 

Aux pessimistes, on rétorquait: «Oui, mais le Sinaï sera démilitarisé! Oui, mais ils nous le fourniront ce gaz. Nous le payerons, mais à bas prix. Et si jamais ils osent ne plus nous en fournir, ou en fournir moins, ou nous le faire payer cher, alors Oh oh oh ! Ah ah ah !».

 

Seulement, si certaines bombes explosent immédiatement, comme les accords d'Oslo ou le retrait de Gaza, d'autres sont à retardement. Trente ans plus tard, plus de gaz! On nous apprend que l'électricité va augmenter de 20%!  Et à qui la faute? Aux Egyptiens?

 

 

Va-t-on nous ressortir le fameux: «Oh oh oh ! Ah ah ah !» Non, pensez-vous, on s'en prendra au ministre de la Protection de l'environnement, qui ne veut pas qu'on se serve de produits polluants pour produire de l'électricité.

 

A propos, comment se fait-il que l'on n'entende plus aucune nouvelle de la militarisation du Sinaï autorisée provisoirement par Israël pour permettre à l'Egypte de lutter contre les gangs bédouins armés?

Pour reprendre notre propos, il faut se poser la question suivante, qui met en doute la démocratité de la démocratie: est-ce que c'est le peuple qui sert le dirigeant qui a besoin de lui pour prendre le pouvoir, ou est-ce que c'est le dirigeant qui se met au service du peuple en répondant à ses aspirations et à ses intérêts?

 

Malheureusement, il faut bien reconnaître que c'est le peuple qui sert d'outil au dirigeant qui le considère de haut une fois le pouvoir entre ses mains. Les citoyens des démocraties l'ont compris, et le pourcentage de votants est de plus en plus faible dans tous les pays du monde libre.

 

Remarquez, ne pas voter est excellent pour la santé. Il est effectivement salutaire de ne pas se sentir trompé et trahi après avoir mis un politicien au pouvoir ; à moins de ne soumettre tous les candidats à un test contrôlé par un détecteur de mensonges. Ce test serait très simple, et ne comporterait qu'une seule question: «Qu'est-ce qui vous pousse à vous présenter?»

 

La réponse, à faire analyser par une équipe de sociologues, psychologues et psychiatres, et qu'il faudrait placer sur une échelle dont les pôles seraient «pour le bien de la nation» et «pour ma propre gloire», en dirait long sur leurs intentions.

 

Curieusement, les journalistes ne la posent jamais. Il est vrai qu'un dirigeant œuvrant pour la gloire de son peuple servirait par la même occasion, même sans le vouloir, sa propre gloire, mais la réciproque est fausse: un candidat motivé par sa propre réussite ne se servira jamais de son peuple autrement que d'un outil. Quoi qu'il en soit, cette même démarche réciproque part d'une approche foncièrement antidémocratique.

En effet, le peuple ne compte pas; il a juste un rôle tactique préélectoral. Avant les élections, les accords d'Oslo sont une plaie pour le peuple. Après, le nouvel élu, qui vient normalement supplanter l'école précédente, déclare qu'il respectera tous les engagements contractés par ses prédécesseurs, même si la partie adverse viole de son côté ces mêmes engagements, avec des attentats tous les jours, et même s'il a été élu pour mettre fin au cauchemar national et au piège d'une importante supercherie.

 

De «Celui qui oublie l'importance de Hébron porte un coup aux espérances millénaires du peuple d'Israël etc.», on passe à la militarisation de la cité des Patriarches par les soldats de l'Olp. C'est le cas de Netanyahou, lors de son premier mandat. Plus tard, Sharon est élu parce que le peuple ne veut plus entendre le discours de l'extrême-gauche qui parle du démantèlement de Netzarim sous prétexte que c'est un village isolé.

 

Résultat, il exclut tous les Juifs de Gaza. Le peuple ni son avis ne pèsent dans la balance. Pourtant, le parti tente de rappeler à l'élu qu'il n'en a pas le droit. «Eh bien, faisons voter les membres du parti!» Puis, quand ça ne marche pas: «La charte ne le permet pas? Qu'à cela ne tienne! Convoquons l'assemblée générale et modifions la charte!» Mais là, personne ne lui rétorque que les électeurs ont voté précisément en raison des termes de la charte en vigueur. Quoi qu'il en soit, la majorité s'est opposée au  changement demandé. «Qu'à cela ne tienne! Je vais fonder un nouveau parti avec tous les arrivistes et opportunistes les moins embarrassés de principes moraux et d'idéaux, avec une charte que me laissera faire ce que je veux. Au diable les promesses faites aux électeurs et les chartes astreignantes!»

 

Puis la roue tourne, et on ressert au peuple du Netanyahou et du Barak, inventeur du jeu de «chat-frontière». (Tout individu qui a été à l'armée pendant la terrible période des attentats sait qu'il ne fallait pas toucher aux terroristes dès qu'ils parvenaient à franchir les limites entre les zones A, B, ou C préconisées par Oslo). Le peu de cas que les dirigeants font du peuple finit par émousser les limites établies entre la démocratie et le totalitarisme. La démocratie n'est plus qu'une dictature limitée dans le temps qui ne laisse les despotes au pouvoir que le temps d'un mandat, ou plus, si le peuple en redemande.

Mais déconsidérer le peuple, en dehors du mépris de la démocratie, implique un revers difficile, car c'est aussi se retrouver terriblement seul face aux grands enjeux.

 

Quel intérêt électoral un Netanyahou peut-il tirer d'un gel antijuif de la construction?

 

Ceux qui abondent dans ce sens ne voteront pas pour lui. Ils ont déjà leur formation politique. Le problème, c'est qu'il n'est pas préoccupé de considérations électorales.

 

Jusqu'à l'ouverture de la prochaine campagne, les élections sont derrière lui. Le peuple ne compte pas. Le dirigeant ne peut donc pas se sentir fort, soutenu par la nation qui l'a élu pour défendre ses intérêts. Il reviendra donc la tête baissée, se soumettra et mettra des tueurs avec des fusils à lunette au-dessus du quartier Abraham Avinou, d'où ils pourront viser des bébés dans leur landau, et il acceptera un gel de la construction, en disant qu'il n'a pas le choix, et que c'est la solution la moins terrible pour Israël. Il n'est certes pas évident pour un Premier ministre qui méprise son peuple de ne pas se sentir seul face à cette grande puissance que représentent dans l'intellect les Etats-Unis d'Amérique. 

Et par le même état d'esprit, il pourra sans la moindre honte affirmer que personne n'est au-dessus de la loi, quand des sommités du judaïsme seront persécutées par des avocats et autres procureurs avides de montrer leur force.

 

Il ne fera pas la moindre remontrance à un chef de la police donnant l'ordre d'arrestations dignes de la Russie soviétique, du moins au niveau de l'humiliation, alors que les lyncheurs de Juifs du quartier dit d'Yssaouiya ne sont pas inquiétés, que les brandisseurs de drapeaux de l'Olp de Jaffa ont repris tout naturellement le cours de leur routine, ou quand des vignes sont arrachées chez des cultivateurs légitimes.

 

Il faut bien réaliser qu'il ne s'agit pas de promesses non tenues par un candidat arrivé au pouvoir pour cause que de force majeure. Il n'est pas question ici de promettre de doubler les salaires avant de se rendre compte que les fonds manquent. C'est une méthode qui consiste à zigzaguer dans les méandres des sondages et des médias qui leur accorde l'importance voulue. Netanyahou le sait. Il n'y peut rien par manque de détermination. Dans la formule «c'est eux ou moi», il n'a pas opté pour le bon choix, parce que, déjà, quand il a été élu la première fois, et qu'à cinq heures du matin le journaliste de service sur l'antenne s'est écrié: «Il se pourrait qu'il y ait un renversement en faveur de Netanyahou. Non, c'est impossible, pourvu que ce ne soit pas vrai!», il a refusé de mettre à la porte toute cette clique à la solde de l'extrême-gauche, et c'est cette mauvaise pitié qui a rendu sa situation pitoyable.  

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 20:08

 

Envoyé par Guitel

 

 

Moshé Yaalon au CAPE devant la presse française et francophone d’Israël

 

Par Richard Darmon

 

Le ministre des Affaires stratégiques et Premier ministre suppléant, Moshé (Bouguy) Yaalon, ancien chef d’état-major de Tsahal, fut le 20 juin dernier l’invité du premier forum destiné à la presse française et francophone en Israël. Une conférence organisée par le CAPE-JCPA - à son siège de Jérusalem - en présence d’une trentaine de journalistes de nombreux médias venus entendre et questionner le ministre sur la stratégie de l’Etat hébreu face aux bouleversements en cours dans les pays arabes, notamment en perspective de septembre prochain et d’une proclamation unilatérale d’un Etat palestinien reconnu par l’ONU.  Voici un résumé des principaux points abordés par Moshé Yaalon.

 

 

 Les révoltes dans le monde arabe

 

- Les aspects politiques, sociétaires, religieux et économiques des soulèvements intervenus depuis six mois au Maghreb et au Proche-Orient sont évidemment suivis de très près en Israël, où le gouvernement fait un double constat : d’une part, ces explosions attestent d’une volonté populaire et des aspirations réelles des peuples concernés à plus de liberté et au respect des droits de l’homme pour en finir avec ces régimes dictatoriaux et despotiques ; d’autre part, le caractère assez flou de ces soulèvements et de leurs revendications, tout comme l’absence de traditions et d’élites démocratiques dans les pays concernés risquent de générer une situation d’instabilité et de confusion qui pourrait  durer longtemps…

 

- Ce processus de déstabilisation pourrait être récupéré par les forces islamistes (les Frères musulmans en Egypte, Syrie et Jordanie) et du Djihad global (Al-Qaïda à Gaza, en Jordanie, au Liban, en Lybie, en Tunisie  et au Yémen), en même temps que par l’Iran des mollahs chiites partout impliqué dans les conflits régionaux : en Afghanistan, au Pakistan, au Liban, en Syrie, à Gaza, au Bahreïn, au sud de l’Arabie Saoudite  et dans la région du Golfe persique.

 

 Une autre « grille de lecture » des enjeux du conflit israélo-palestinien 

 

1/ Le fait souvent ignoré qu’avant l’irruption des révoltes dans le monde arabe, le Proche-Orient n’a jamais été une région stable, car il existe non pas un seul conflit, mais bien des  conflits proche-orientaux : l’opposition Chiites-Sunnites ;  la volonté hégémonique de l’Iran notamment face à l’Arabie Saoudite ; l’aspiration des minorités kurdes du Liban, de Syrie, d’Irak, de Turquie et d’Iran à créer leur propre Etat ; l’oppression accrue des minorités chrétiennes dans les pays arabes ; l’entrée en jeu de la Turquie qui veut aussi devenir une puissance régionale - des développements sans nul rapport avec Israël et le conflit avec les Palestiniens !

2/ L’illusion selon laquelle le conflit israélo-palestinien ne serait qu’un conflit territorial susceptible d’être finalement un jour résolu par un simple « compromis territorial »… Alors qu’il s’agit d’un conflit identitaire opposant deux cultures historico-politiques différentes. Pour preuve  le fait que toutes les factions palestiniennes s’entêtent à nier à Israël tout droit d’exister en tant qu’Etat-nation du peuple juif dans cette région ! Et ce, parce qu’elles estiment que les Juifs ne constituent au mieux qu’une religion, mais ni un peuple ni une nation ayant de quelconques droits sur cette terre !

 

 Comment sortir de l’impasse avec les Palestiniens ?

 

Israël est prêt à reprendre immédiatement des négociations avec l’AP – mais pas avec le Hamas qui nie à Israël tout droit à l’existence, même dans ses frontières de 1949.  Les Israéliens auront trois questions à poser à leurs interlocuteurs palestiniens :

1/ L’AP est-elle prête à reconnaître Israël en tant qu’Etat-nation du peuple juif ?

2/ Le futur accord marquera-t-il la fin définitive du conflit : pas seulement sur les revendications actuelles « tactiques »  de l’AP, mais aussi sur l’ensemble de ses prétentions « historiques », comme leurs pseudos-droits  sur toutes les terres et villes israéliennes à l’ouest de la ligne verte ?!

3/ L’AP est-elle prête à tenir compte des impératifs sécuritaires d’Israël - d’autant plus incontournables dans le Proche-Orient incertain actuel – comme une démilitarisation de l’Etat palestinien et le maintien d’une présence militaire israélienne dans la Vallée du Jourdain !?   

 

- En septembre à l’ONU,  il est peu probable que les Palestiniens demandent au Conseil de Sécurité (CDS) de reconnaître la proclamation unilatérale d’indépendance de leur Etat parce qu’ils s’y heurteront à un véto américain.  S’ils s’adressent à l’Assemblée générale, ce ne sera qu’une réédition d’un fait intervenu en novembre 1988 à Alger à l’initiative d’Arafat  quand l’ONU a déjà « reconnu »  l’Etat palestinien autoproclamé : une décision à caractère délibératif sans suite concrète…

 

Le rôle grandissant de l’Iran dans les conflits régionaux

 

Depuis trente ans, la République islamiste d’Iran soutient les mouvements islamistes chiites et sunnites de la région luttant contre ce que Téhéran appelle le « petit Satan » (Israël) et le « grand Satan » (les USA). Or nul conflit territorial n’oppose l’Etat hébreu à l’Iran, ce qui n’empêche pas les dirigeants iraniens de répéter vouloir « rayer Israël de la carte du Proche-Orient » !

 

- Parce que l’Iran chiite souhaite devenir une puissance hégémonique régionale puis mondiale, ses dirigeants agissent à deux niveaux :

*1/ Ils tirent les ficelles - en les finançant et en les entraînant - d’entités et de groupes terroristes comme le Hezbollah (maître politico-militaire du Liban), le Hamas de Gaza, les réseaux Al-Qaïda, et aussi les kamikazes du Djihad global.    

* 2/ Pour appuyer leur stratégie hégémonique, ils se sont dotés d’un large arsenal d’armes chimiques et biologiques, ainsi que d’une lourde panoplie de missiles balistiques capablesd’atteindre toute la région… Et ce, en poursuivant leur course à la maîtrise de l’arme suprême : la bombe nucléaire, qui est devenue à la fois le but et le moyen ultime du régime de Téhéran.

 

- Face à ce danger menaçant la planète toute entière, Israël développe une politique fondée sur quatre axes : l’élargissement de l’isolement international du régime iranien ; l’aggravation des sanctions économiques ; le soutien aux mouvements de l’opposition iranienne ; la préparation d’une option militaire crédible et réalisable d’Israël et des pays occidentaux contre les installations nucléaires iraniennes.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 20:26

 

 

 

 

Les leçons du triomphe de Netanyahou

Par Caroline B. Glick - Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

samedi 28 mai 2011 - desinfos

 

 

 

Dans les semaines et les mois à venir, les menaces sur Israël ne feront sûrement que croître. Et avec ces menaces croissantes, viendra aussi le besoin croissant d’une direction forte et assurée. 
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou espérait éviter un affrontement avec le président des USA Barack Obama la semaine dernière à Washington. Quatre jours avant sa confrontation à la Maison Blanche avec le dirigeant américain, Netanyahou s’adressa à la Knesset. Son discours a été le plus ‘pacifiste’ qu’il ait jamais fait. Il y fixait les paramètres des concessions territoriales qu’il est prêt à faire aux Palestiniens, dans le cas où ils décideraient un jour qu’ils sont intéressés par la négociation d’une paix finale.

Entre autres choses, Netanyahou a parlé pour la première fois des « blocs d’implantation », et signalé par là qu’il aurait la volonté d’évacuer les communautés juives les plus isolées en Judée et Samarie. Il a aussi parlé d’une présence militaire à long terme dans la Vallée du Jourdain plutôt que de la souveraineté israélienne de nature vitale militairement.

Aussi bien stratégiquement et idéologiquement, le discours de Netanyahou a constitué une concession massive à Obama. Le Premier ministre avait une bonne raison de croire que son discours préviendrait toute exigence des USA pour de nouvelles concessions israéliennes pendant sa visite à Washington.

Hélas, il ne devait pas en être ainsi.

Au lieu de faire bon accueil aux concessions sans précédent de Netanyahou, Obama les a écartées comme insuffisantes alors qu’il attaquait vicieusement Netanyahou jeudi dans son discours au département d’Etat. Là, quelques heures seulement avant que Netanyahou ne s’envole pour le rencontrer dans le Bureau Ovale, Obama adopta la position de négociation palestinienne en appelant Israël à accepter que les futures négociations soient basées sur les lignes d’armistices indéfendables – et à vrai dire suicidaires – de 1949.

Ainsi, au moment où il montait à bord de son avion, Netanyahou réalisa que sa mission dans la capitale des USA avait changé. Son travail n’était pas d’y aller pour s’entendre. Son travail était d’arrêter Obama conduisant au précipice les relations d’Israël avec les USA.

Netanyahou n’allait plus à Washington pour expliquer d’où Israël s’écartera. Il allait à Washington pour expliquer ce à quoi Israël s’en tient. Obama avait jeté le gant à terre. Netanyahou devait le relever en ralliant aussi bien le Peuple israélien à son bord et en ralliant le Peuple américain du côté d’Israël. Il mesurait que les deux objectifs ne pouvaient être accomplis qu’en présentant sa vision de ce que Israël est et de ce à quoi il tient.

Et Netanyahou a fait son travail. Il l’a fait brillamment.

Israël est aujourd’hui la cible d’une campagne toujours croissante pour le diaboliser et le délégitimer. Seulement cette semaine, nous avons appris qu’une dizaine de villes en Ecosse ont décidé d’interdire les livres israéliens dans leurs bibliothèques publiques. Une ville écossaise a décidé d’afficher des posters appelant ses résidents à boycotter les produits israéliens et à mettre une marque distinctive (une étoile jaune peut-être ?), sur tous les produits israéliens vendus dans les magasins locaux pour en tenir les résidents à l’écart.

Des Israéliens hochent la tête en se demandant : qu’avons-nous fait aux Ecossais ?

A San Francisco, une proposition de vote sur l’interdiction de la circoncision est prévue pour les élections d’automne. Cette proposition rendrait criminel de réaliser le plus ancien rituel religieux juif. Les contrevenants seront punis jusqu’à une année de prison et d’une amende jusqu’à mille dollars.

Des Israéliens hochent la tête en se demandant : qu’avons nous fait aux habitants de San Francisco ?

Il semble que partout où nous regardons, on nous dit que nous n’avons pas le droit d’exister. Depuis Ramallah jusqu’à Gaza, en passant par l’Egypte, l’Ecosse, la Norvège et San Francisco, on nous dit que nous sommes le mal et que ferions mieux de céder la boutique. Puis Obama s’est emparé de la scène jeudi et nous a dit que nous devons céder notre capacité à nous défendre nous-mêmes de façon à faire de la place à un Etat palestinien dirigé par des terroristes engagés dans notre destruction.

Mais alors Netanyahou est arrivé à Washington et a déclaré : « C’en est assez, nous en avons eu largement assez de cette dangereuse absurdité ».

Et nous avons senti des choses que nous n’avions pas ressenties depuis longtemps. Nous nous sommes sentis revigorés. Nous avons senti que nous avions une voix. Nous nous sommes sentis fiers. Nous avons senti que nous avions un chef. Nous nous sommes sentis soulagés.

Le Peuple américain, dont l’immense soutien à Israël a été démontré par leurs représentants dans les deux Chambres du Congrès mardi, se sont aussi sentis revigorés, fiers et soulagés. Non seulement parce que Netanyahou leur a rappelé éloquemment pour quoi ils se tiennent aux côtés d’Israël, il leur a rappelé pourquoi tous ceux qui aiment vraiment la liberté se tiennent aux côtés de l’Amérique.

Il est vrai que les législateurs américains, qui ont interrompu les remarques de Netanyahou des dizaines de fois pour applaudir, voulaient user de sa présence dans leur Parlement pour adresser un message de solidarité au Peuple d’Israël. Mais pendant son discours, il est apparu que ce n’était pas seulement leur désir de montrer leur solidarité qui les faisait se dresser et applaudir de si nombreuses fois. Netanyahou est parvenu à les soulager aussi.

Depuis qu’il occupe son poste, Obama a voyagé à travers le monde en s’excusant de la direction du monde par l’Amérique. Il a fait des conférences au peuple américain sur le besoin de subordonner les intérêts nationaux de l’Amérique aux organisations mondiales comme les Nations Unies qui sont contrôlées par des dictatures qui le méprisent.

Soudain, voilà un dirigeant allié qui leur rappelle pourquoi l’Amérique est une grande nation qui dirige le monde par le Droit, et pas du fait d’un hasard historique.

Ce n’est pas par hasard que beaucoup d’observateurs américains et israéliens ont décrit le discours de Netanyahou comme « Churchillien ». La capacité de direction de Winston Churchill était un exemple classique de direction démocratique. Et Netanyahou est l’élève le plus fervent de Churchill. Le modèle de direction démocratique nécessite un dirigeant pour montrer sa vision de la direction où le pays doit aller et convaincre le public de le suivre. C’est ce que fit Churchill. Et c’est ce que Netanyahou a fait cette semaine. Et comme Churchill en juin 1940, le succès de Netanyahou cette semaine a été éblouissant.

Tellement éblouissant que cela été éclairé par un sondage [du journal de Gauche, NdT] ‘Haaretz’ conduit auprès du public israélien après le discours de Netanyahou devant le Congrès. Le sondage a trouvé que les taux d’approbation de Netanyahou ont augmenté d’un étonnant 13 %, de 38 à 51 % en une semaine. Les deux tiers des Israéliens qui ont observé son discours ont déclaré qu’il les rendait fiers.

De même pour la réponse des USA, le fait que les Démocrates majoritaires sur la Colline du Capitole [siège du Congrès], que le dirigeant minoritaire de la Chambre Steny Hoyer, et le dirigeant de la majorité du Sénat Harry Reid aient ressenti la nécessité de prendre leurs distances par rapports aux déclarations d’Obama sur les frontières finales d’Israël montre clairement que Netanyahou a rallié avec succès le public américain au côté d’Israël.

Ce point a été aussi démontré chez nous avec la requête intéressante de la présidente du Comité national Démocrate Debbie Wasserman Shultz aux Républicains pendant leur réunion conjointe avec Netanyahou. Devant le dirigeant israélien, Wasserman Shultz a demandé à ses homologues Républicains de ne pas utiliser le soutien à Israël comme question dans la campagne [électorale]. Sa demande montre clairement qu’après le brillant triomphe de Netanyahou à Washington, les Démocrates réalisent que le mauvais traitement du président envers Israël est un problème qui leur nuira politiquement si les Républicains décident de le soulever dans les élections de l’an prochain.

Alors que le modèle de direction démocratique est certainement le modèle que les fondateurs de la majorité des sociétés démocratiques ont à l’esprit quand ils établissent leurs programmes démocratiques, ce n’est pas le seul modèle de direction qui guide les dirigeants dans les sociétés démocratiques. Cette semaine, alors que Netanyahou démontrait la force du modèle de direction démocratique, les deux autres modèles de direction ont été aussi en démonstration proéminente. Le premier a été démontré par Obama, le second a été exhibé par la chef de l’opposition Tzipi Livni.

Le modèle de direction d’Obama est le modèle de la direction subversive. Les dirigeants subversifs de démocraties ne disent pas à leurs citoyens où ils veulent mener leurs sociétés. Ils cachent leurs objectifs à leurs concitoyens parce qu’ils comprennent que ceux-ci ne partagent pas ces objectifs. Puis quand ils sont parvenus à leurs objectifs tacites, ils les présentent à leur peuple comme un ‘fait accompli’ et annoncent qu’ils sont compétents pour guider leur société à travers le changement radical qu’ils ont entrepris dans le dos du public.

Avant Obama, l’exemple le plus flagrant de direction subversive a été Shimon Peres. Comme ministre des affaires étrangères sous le précédent Itzhak Rabin, Peres a négocié son accord avec l’OLP dans le dos du public, et dans le dos de Rabin – et contre leur claire opposition. Puis il a présenté l’accord que personne ne soutenait comme un fait accompli.

Et comme architecte de l’accord qui a placé les forces terroristes de l’OLP à la périphérie des villes importantes d’Israël, Peres a mis en avant qu’on ne pouvait faire confiance qu’à lui pour mettre en oeuvre l’accord qu’il avait réalisé. 18 ans et deux mille victimes israéliennes du terrorisme plus tard, Israël n’est toujours pas parvenu à comprendre comment se titrer de cet héritage subversif. Et il est le président [d’Israël].

Aujourd’hui, Obama reconnaît que le public américain ne partage pas son antipathie envers Israël, et donc alors qu’il a adopté une stratégie politique à l’antithèse de la sécurité d’Israël, il utilise un langage poétique sur son engagement pour la sécurité d’Israël. Jusqu’à présent, sa stratégie politique a conduit à la quasi-désintégration de la paix entre Israël et l’Egypte, à l’établissement d’un gouvernement d’unité Fatah – Hamas dans l’Autorité Palestinienne, et au progrès permanent, et rien moins qu’entravé, de l’Iran vers la bombe atomique.

De même pour Livni, son modèle de direction est de diriger par derrière. Bien que les conseillers d’Obama aient déclaré que c’est son modèle de direction à lui, c’est en réalité celui de Livni. Un dirigeant qui dirige par derrière est un suiveur. Elle observe où ses électeurs se trouvent et elle y va.

Dans le cas de Livni, ses partisans sont à Gauche et leur principaux porte-parole dans les media. Aussi bien la Gauche et les media s’opposent à tout ce que Netanyahou fait et à tout ce qu’il est. Ainsi, de la façon dont Livni voit les choses, son boulot de chef de l’opposition est de donner une voix à leur façon de voir.

Alors que Netanyahou a fait baissé les yeux d’Obama dans le Bureau Ovale et rappelé pourquoi Israéliens et Américains, nous avons une relation particulière, Livni déclarait devant des auditoires à Washington et en Israël que Netanyahou est un va-t-en guerre qui nous conduira à la dévastation si nous ne l’élisons pas, elle, pour le remplacer bientôt. Avec Obama adoptant la position de négociation des Palestiniens et avec le Fatah adoubant le Hamas plutôt que d’admettre honnêtement que tout espoir de paix est mort durablement, Livni a déclaré que Netanyahou nous conduit à la guerre, alors qu’il défend le pays.

L’extraordinaire capacité de direction de Netanyahou cette semaine a démontré que quand il est bien utilisé, le modèle démocratique de direction bat tous les autres modèles. Il nous a aussi montré qu’il a la capacité d’être le dirigeant de notre époque.

Dans les semaines et les mois à venir, les menaces sur Israël ne feront sûrement que croître. Et avec ces menaces croissantes, viendra aussi le besoin croissant d’une direction forte et assurée.

Netanyahou doit réaliser ce que son succès stupéfiant signifie pour lui et pour Israël. Le Peuple d’Israël et nos nombreux amis à travers le monde continueront de se tenir fièrement derrière lui s’il continue de nous diriger aussi bien et merveilleusement qu’il l’a fait cette semaine. Et nous l’admirerons. Et nous le remercierons.

http://www.jpost.com/Opinion/Column...


caroline@carolineglick.com

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 15:05

 

 

 

 

Au Congrès US, Netanyahou fait allusion à une action israélienne contre l’Iran, pourrait quitter plusieurs implantations au-delà des frontières. 


DEBKAfile Reportage spécial  24 mai 2011, 8:42 PM (GMT+02:00)

 Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

http://www.debka.com/article/20965/

 

Tags:  Binyamin Netanyahu      US Congress    US-Israel 

 

Netanyahu a prononcé un discours sans concession devant le Congrès américain

Binyamin Netanyahu s’adresse au Congrès américain

 

 

Le Premier Ministre Binyamin Netanyahou a été accueilli par de longues ovations debout de la part des deux partis rassemblés, lors de sa rencontre au Congrès américain à Washington, le 24 mai, lorsqu’il a déclaré : « En Judée-Samarie, le peuple juif n’est pas un occupant étranger. C’est le pays de nos ancêtres ». Néanmoins, a-t-il dit : « Nous acceptons l’idée de donner certaines parties de notre patrie juive ancestrale pour une paix authentique ».

 

Il a clairement affirmé que, si nécessaire, Israël agirait seul pour empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, tout en louant le Président Barack Obama d’appliquer des sanctions contre la République islamique.

 

L’accueil de Netanyahou à l’assemblée de la Chambre bipartisane des représentants a été exceptionnellement chaleureux et festif. Son discours de 50 minutes a régulièrement été interrompu par 30 ovations debout, parvenant des deux côtés de l’hémicycle, particulièrement, lorsqu’il a exclu tout retour aux frontières de 1967, en les décrivant comme indéfendables, tout en s’engageant à ce que, lors de pourparlers avec des parties prenantes vraiment impliquées dans la recherche de la paix, Israël ferait des compromis de grande ampleur, en vue d’un accord qui « ne perpétuera pas le conflit, mais au contraire, y mettra un terme définitif ».

 

“Mais, d’abord, Abbas doit faire ce que j’ai fait : j’ai accepté un état palestinien ; il doit accepter un état juif ». Tout en se montrant élogieux envers le Président Obama, sur certains problèmes, le Premier Ministre a mis en lumière leurs différences, au cours de leur quatrième cycle de conférences, depuis jeudi dernier. Il s’est vu gratifié par de grands moments d’applaudissements, de la part des membres du Congrès, en faveur de sa vision, au cours de l’exposé de leurs deux argumentaires. Malgré ces différences, Netanyahou a déclaré qu’il était déterminé à travailler avec le Président américain dans leur recherche de nouvelles discussions de paix.

 

Continuant d’exposer sa vision de la paix, Netanyahou a déclaré : “Israël se montrera généreux en ce qui concerne la taille de l’état palestinien, mais très ferme dans la définition de ce que seront les frontières ».

 

Il a insisté sur le fait que l’accord devrait refléter les changements démographiques marquants, intervenus depuis 1967 et intégrer, à l’intérieur des frontières permanentes d’Israël, d’autres sites d’importance stratégique. Le statut des implantations sera déterminé lors de négociations, a-t-il précisé. Il devient le premier dirigeant israélien à s’engager publiquement à ce qu’il soit « mis un terme » à plusieurs implantations, «  à l’extérieur des frontières ».

 

Debkafile ajoute, dans cette optique : au cours de conversations privées, Netanyahou a fait une liste d’implantations comprenant, au total, plus de 100 000 habitants en vue d’une éventuelle évacuation, à l’extérieur des limites définitives d’Israël.

 

« Il est absolument vital que l’état palestinien soit pleinement démilitarisé et qu’Israël maintienne une présence militaire de long terme le long du fleuve du Jourdain », a-t-il déclaré. « Dans ce Moyen-Orient instable, personne ne peut garantir que les partenaires pour la paix d’aujourd’hui continueront d’être ceux qui nous entourent demain ».

 

« Le problème des réfugiés doit être résolu en dehors des frontières d’Israël. Ils bénéficieront du droit d’immigrer vers l’état palestinien viable, prospère que je soutiens de mes vœux ».


Concernant Jérusalem, le Premier Ministre a affirmé : « La seule période de l’histoire, au cours de laquelle les trois religions ont joui d’un accès sans entrave vers leurs lieux saints et de leur pleine liberté de culte, c’est depuis que Jérusalem est revenue sous souveraineté israélienne. La ville restera, par conséquent, la capitale indivisible d’Israël. Les difficultés éprouvées par les Palestiniens trouveront des solutions, avec le sens de la créativité et de la bonne volonté ».

 

Netanyahou a encore été acclamé, lorsqu’il a affirmé qu’Israël ne négocierait pas avec le Hamas, « la version palestinienne d’al Qaeda », et qu’il a appelé Mahmoud Abbas à déchirer son pacte avec ce mouvement, qui se consacre à tuer des Juifs partout où ils se trouvent.

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 10:27

Netanyahou - Ovation entendue à la Maison Blanche, et autour du monde

Par HERB KEINON

 
Jerusalem Post 24/

http://www.jpost.com/DiplomacyAndPolitics/Article.aspx?id=222058

Adaptation française de Sentinelle 5771 © 

Netanyahou ne pouvait que rêver d’une telle réception en Israël ; l’ovation du Congrès a été entendue par Obama, les Palestiniens, et le monde entier.

L’importance d’ensemble du discours du Premier ministre Benyamin Netanyahou à devant une assemblée spéciale du Congrès mardi n’était pas la substance – il n’a pas lancé de nouvelle piste fondamentale – mais plutôt dans l’immense ovation chaleureuse qu’il a reçue .

    

Netanyahou ne pouvait pas rêver d’une telle réception en Israël. Même sa femme Sarah a reçu une ovation debout quand elle entra dans la salle.

Le Premier ministre a été applaudi une trentaine d efois, don’t beaucoup accompagnées d’une ovation debout.

L’ovation de près de quatre minutes qu’il a reçue en entrant dans la Chambre historique du Congrès – dont une brève période d’applaudissements rythmés qui ressemblaient plus à ceux de l’Auditorium Mann qu’à celui du Congrès – n’a pas seulement été entendue par Netanyahou, mais aussi par le président des USA Barack Obama, les Palestiniens et le monde entier.

Avec le discours sur la solitude existentielle du pays, et la véritable sensation d’isolement d’Israël, quand Netanyahou s’adressa au Parlement le plus important du monde, il ne se dégagea rien d’autre que de la chaleur envers Israël.

Même le commentaire du Premier ministre sur le fait que les Juifs ne sont pas des intrus en Judée et Samarie – à la différence de Belges au Congo ou les Britanniques en Inde – a reçu un énorme applaudissement et une ovation debout par la majorité de l’assistance.

D’accord, le Congrès n’est pas le monde, et c’est le président des USA qui en dernière analyse choisit la politique étrangère américaine. Mais le Congrès n’est pas un petit organe insignifiant qui peut être mis à l’écart à la légère – non pas par le président ou le monde – et il pose les limites jusqu’où le président peut pousser Israël.

Avec cette ovation retentissante, des deux côtés du spectre politique, les commentaires de Netanyahou sur Jerusalem unifiée, le non retour aux lignes de 1967, le refus de négociation avec le Hamas, le refus de permettre l’entrée des descendants des réfugiés palestiniens en Israël, Obama – soignant actuellement les affaires des USA en Europe – a reçu un signal clair du Congrès que quand il s’agit d’Israël, il n’a pas les mains libres

 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 19:13

 

 

 

 

 

 

Vous avez raison, M. Netanyahou

Par Yéochoua SULTAN  

 © 2011 www.aschkel.info


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Lire son dernier article -  Etiquettes relatives ou absolues, sur Humains et produits

J'ai suivi avec attention vos derniers discours, et je voudrais m'arrêter un peu sur celui qui vous avez prononcé à l'occasion de l'anniversaire de l'indépendance d'Israël. Le point fort de votre allocution est certainement votre affirmation établissant que le monde n'a pas retenu les leçons de la Shoah.

Lors de vos interventions écoutées par le grand public, vous vous attachez essentiellement à la menace iranienne, à la course de ce régime fanatique à l'armement nucléaire, et aux menaces d'extermination proférées par le dictateur de ce pays sans provoquer le moindre remous dans un monde libre accoutumé.

Ce qui est curieux, dans tout ce discours, qui n'est certes pas que le vôtre, c'est l'assurance absolue qui vous laisse voir en des Etats comme la France et l'Angleterre les garants de la morale universelle et de la protection des faibles.

Le comble, c'est que vous positionnez Israël dans une situation de faiblesse, afin d'attirer la compassion occidentale et d'arracher une larme aux consciences des dirigeants de ce continent. Les exemples fournis par la réalité ne manquent pas pour établir ce constat: interdire aux Juifs la construction ou se laisser bombarder pour que le monde entier comprenne, sans revendiquer ouvertement le droit d'Israël à vivre sur sa terre, ce qu'exige pourtant la charte de votre parti, et sans réoccuper le terrain de Gaza pour mettre fin à toute menace.

Prouver à tout prix qu'Israël n'est pas belliqueux et aspire inéluctablement à la paix, quitte à ne pas réagir et à mettre en hibernation une puissance qui pourrait ne pas être réduite uniquement à une garantie contre un anéantissement total, mais qui pourrait assurer la sécurité des citoyens sans le moindre attentat, marque son sceau sur la politique israélienne depuis la guerre de Kippour: montrer qu'Israël est dans son droit, que la haine et l'intolérance sont le caractère de ses ennemis.

Or, ces mêmes Etats approuvent la création d'un Etat terroriste au cœur de la terre d'Israël, appelant de leurs vœux l'expulsion de centaines de milliers de Juifs de leur foyer, et l'anéantissement de leur économie et de leurs synagogues, de la même manière qu'ils ont approuvé l'expulsion des Juifs de Gaza, voici presque six ans. Les bombardements qui risquent de s'étendre non plus à Sederoth, Béer-Cheva, et Ashdod, mais à Jérusalem, Tel-Aviv et Haïfa ne semblent pas les déranger, puisqu'ils sont coauteurs d'une résolution du Conseil de sécurité qui soutient les terroristes et accable Israël.

Par conséquent, s'il faut reconnaître en effet que ces pays n'ont pas retenu les leçons qui s'imposent de la seconde Guerre mondiale, il convient de reconnaître aussi que leur tendance morale à se ranger du côté du faible ou de l'opprimé n'est vraie qu'en période de tranquillité. Il ne faut pas les mettre à l'épreuve, car dès qu'une menace se profile à l'horizon, la France comme l'Angleterre commencent à fermer les yeux, avant de collaborer avec le persécuteur. La France a fermé les yeux sur les exactions du nazisme, avant de collaborer et de livrer ses Juifs aux Allemands.

L'Angleterre a fermé les yeux sur les pogroms à Hébron et Jérusalem, avant de promulguer le Livre blanc pour contenter Husseini, menaçant d'embraser la région jusqu'à l'Inde. La leçon qu'Israël peut en tirer, c'est de ne pas compter sur ces pays au moment où ils sont secoués par des pans prêts à s'enflammer de la population qu'ils abritent, de l'intérieur, et par la menace d'une flambée des prix de l'essence, de l'extérieur.

Ceci nous conduit donc à la question pivot pour Israël: est-ce que le peuple juif a retenu la leçon de la Shoah ou plus largement de la précarité de son existence en dehors de ses frontières?  La leçon est évidente, elle a été énoncée au départ, non seulement au moment de la proclamation de l'indépendance, mais également auprès du Congrès sioniste mondial, un bon demi-siècle plus tôt: Israël ne pourra, en cas de coup dur, même si les périodes de trêve peuvent être longues, compter sur personne mais être capable de se défendre.

Et ce n'est pas en se montrant conciliant qu'Israël pourra défendre sa sécurité et ses intérêts ou qu'il s'attirera la sympathie du monde occidental ; ce n'est pas en se montrant lésé et humilié qu'Israël sensibilisera ce monde-ci de sorte qu'il s'oppose à la fondation d'un Etat terroriste qui spoliera les droits d'Israël d'abord au cœur de sa terre puis dans la région côtière, lui faisant subir des assauts quotidiens, quand ce nouvel Etat, installé comme une tumeur au milieu du corps, s'attaquera aux membres restants, comme le préconisent les terroristes de Ramallah, et comme ils l'affirment par le biais de leur propagande médiatique et éducative qui engendre des égorgeurs de bébés juifs.

Contrairement à ce que l'on ressent à tort, cette faiblesse n'attirera pas la compassion mais l'exaspération. A l'opposé, le déterminisme, au lieu de fâcher, conduira au respect.

Le «non» que vous avez opposé au président américain qui a exigé brutalement la reddition volontaire d'Israël jusqu'aux frontières du cessez-le-feu de 49 n'a pas provoqué la rupture escomptée par la gauche, mais a, aussi surprenant que cela puisse paraître, amadoué le patron de la Maison Blanche le plus acharné.

Non seulement il n'a plus exigé ce retour suicidaire, mais il a affirmé que la proclamation unilatérale d'un Etat sur les collines de la Palestine du peuple d'Israël n'impliquerait en rien la concrétisation de cet Etat, dégonflant ainsi instantanément ce coup de bluff, qui a d'ailleurs connu un grand frère né en 1988.

C'est en n'ayant pas peur de vos droits et de ceux de votre peuple que les grands reculeront et admettront qu'ils sont allés trop loin. Un autre non les fera renoncer à la fondation d'un Etat terroriste sur les ruines des Juifs de Judée, pas même en exigeant des négociations. Il ne faut pas oublier que lorsqu'Israël savait se défendre diplomatiquement, les pays sérieux n'avaient pas soutenu une démarche analogue suivie par l'Olp.

Et un troisième «non», accompagné d'un renforcement de toutes les implantations juives dont les plus petites seront non plus des avant-postes mais des villes, fera comprendre que tous les usurpateurs de la terre d'Israël devront chercher un Etat ailleurs, du côté de l'Arabie, puisque la solution des deux Etats pour deux peuples, ou plus exactement des plus de vingt Etats pour deux peuples, avec un seul pour les Juifs, existe déjà.

Terminons cet exposé en considérant l'une des dernières trouvailles de l'argumentaire d'extrême-gauche: «Le peuple palestinien a peut-être été inventé, et il se peut qu'il soit constitué d'éléments provenant de pays étrangers, allant du Maroc au Koweït, en passant par la Libye, mais maintenant, c'est un peuple à part entière qu'il faut reconnaître et accepter.» Intéressant. Il ne reste plus qu'à compléter ce raisonnement: «… et comme la terre qui sert de support à sa définition est celle d'un autre peuple, il faut accepter l'idée de la caducité et de la disparition de cet autre peuple pour ne pas froisser l'avènement du nouveau».

Cet argument est en fait fort ancien: ce n'est qu'une version déguisée du concept usurpateur du Verus Israël qui vient remplacer celui que l'on veut faux, et du Verus Palestine, qui vient inventer non pas une religion cette fois mais un peuple pour prendre la place de celui que l'on veut ancien, et que l'ont veut obliger à donner sa terre en héritage en couchant le Verus Palestine sur son testament.

Bien sûr, on ne saurait se contenter d'une proclamation unilatérale, d'où la nécessité d'un triple-non, une «trinité» de non, en quelque sorte: non aux frontières de 49, non à la proclamation d'un Etat dans l'Etat, et non à la présence des terroristes ni de leurs supporters en terre d'Israël.  

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 10:21


DEBKAfile Analyse exclusive 20 mai 2011, 7:38 PM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski


Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info


 http://www.debka.com/article/20955/

Tags:  Barack Obama      Binyamin Netanyahu    Mahmoud Abbas    Middle East 

 

 

Binyamin Netanyahu prend le taureau par les cornes avec Barack Obama

 

 

En rejetant les propositions du Président des Etats-Unis, Barack Obama, qui demande que les troupes de Tsahal se retirent de la Bande Occidentale [Judée-Samarie] jusque derrière les lignes indéfendables de 1967, le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou se tient en bonne compagnie : il est aux côtés de onze dirigeants du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord qui ont déjà eu l’occasion d’afficher leur mépris à l’égard de la politique moyen-orientale de Washington, au cours des six derniers mois du déroulement du soulèvement arabe. Hosni Moubarak, en Egypte, est le seul à avoir gardé confiance en Obama et il a été mis dehors pour récompense de ses efforts.


L’exposition, par Barak Obama, de sa vision du Moyen-Orient, jeudi 19 mai, a eu trois conséquences immédiates :

 

1.  Chaque dirigeant survivant encore au Moyen-Orient s’est vu confirmé dans sa détermination à se tenir à bonne distance des politiques de l’Administration américaine ;

2.  Un nouveau clou dans le cercueil du processus de paix israélo-palestinien s’est ajouté ;
3. L’huile sur le feu, qu'il a répandue sur les tensions régionales, accroît les perspectives d’une guerre israélo-palestinienne ou israélo-arabe, cette année.

 

Aucun politicien israélien ne peut se permettre de se soustraire aux  exigences minimales israéliennes, qui consistent à conserver une présence sécuritaire et des frontières défendables le long de ses limites à l’Est et, plus encore, dans la Bande Occidentale, dans le cadre de tout accord de paix futur. Ce principe fondamental n’a pas été remis en cause par les dirigeants de l’opposition, Tzipi Livni et Shaul Mofaz, même s’ils jetaient de l’huile bouillante sur la tête du Premier Ministre pour avoir offert des arguments au Président américain. Mais cette répudiation (de la politique Netanyahou) est exactement ce qu’Obama souhaite obtenir.

 

La conception selon laquelle Israël peut encore réaliser les conditions de sa sécurité à travers des pourparlers de paix est un rêve chimérique, pour la simple raison qu’aucun négociateur palestinien ne pourra envisager d’attendre moins de concessions de la part d’Israël que celles revendiquées par le Président américain. Il (négociateur pal.) s’appuiera simplement sur ce discours comme le point de départ des restrictions imposées à Israël, qui sont les plus vastes auxquelles l’Etat juif ait été confrontées à ce jour. On a vu Obama interpréter cette maxime depuis le tout début de ses deux ans de présence au Bureau Ovale :

 

il a d’abord déclaré que Netanyahou devait geler la construction dans les implantations de la Bande Occidentale (Judée-Samarie). Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, la première fois qu’il en a entendu parler, a trouvé l’exigence absurde – Elle n’avait jamais été formulée devant aucun ancien premier ministre, ni par Washington, encore moins par les Palestiniens. Mais, puisqu’Obama avait ouvert la voie, Abbas ne pouvait plus exiger moins. Du coup, il a haussé les épaules et pu retourner cette exigence comme un prétexte utile à ses manœuvres pour échapper, en se tortillant, à toute discussion avec Israël.

 

Le Premier Ministre israélien, - après avoir pratiquement mendié auprès des Palestiniens, pour qu’ils daignent s’assoir et discuter, depuis deux ans-, a, désormais décidé de mettre pied à terre, en allant à l’encontre des nouvelles propositions d’Obama. S’il s’en tient à son refus, il montrera que la vaste région qui s’étend à travers le Moyen-Orient, le Golfe persique et l’Afrique du Nord, n’a plus un seul dirigeant politique, militaire ou d’obédience royale qui daigne accepter les nouveaux principes politiques d’Obama. La seule exception éventuelle serait le Premier Ministre Tayyip Erdogan.


L’opposition régionale anti-Obama se répartit en deux camps :

 

Le plus vaste se compose de huit anciens alliés des Etats-Unis, beaucoup d’entre eux étant d’ex-partenaires stratégiques. Il est conduit par la famille royale saoudienne.


Un porte-parole de la direction des affaires saoudiennes, Nawaf Obaid, a fait la démonstration publique de la rupture entre Riyad et Washington, pour la première fois, le 16 mai, par le biais d’un éditorial dans le Washington Post :

 

“ Sur certains sujets, comme l’anti-terrorisme et les efforts pour lutter contre le blanchiment d’argent, les Saoudiens continueront d’être un partenaire puissant des Etats-Unis », écrit-il. « Dans tous les secteurs où la sécurité nationale et les intérêts stratégiques sont en danger, le royaume poursuivra son propre agenda. Le carburant de la formule pour obtenir la sécurité, c’est l’histoire… La relation spéciale [entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite]  ne sera plus jamais être la même… »

 

Le roi saoudien Abdallah a, d’ores et déjà, raflé l’appui de la demi-douzaine d’états du CCG (Conseil de Coopération du Golfe), partisans des politiques sécuritaires et stratégiques séparées qu’il poursuit, indépendamment des Etats-Unis. Elles sont, la plupart du temps, diamétralement opposées aux voies que suit Obama.

 

Il a invité la Jordanie, le Maroc et le Yémen à rejoindre le groupe. Cette semaine, le monarque jordanien Abdallah II a suggéré à Obama, que les Etats-Unis transfèrent leur rôle de parrain du problème israélo-palestinien au CCG. Cette suggestion souligne la montée en puissance de ce regroupement issu du Golfe. Cette proposition a, bien sûr, été fermement rejetée.

 

Le deuxième camp est constitué de quatre dictateurs arabes anti-américains : Bachar Al Assad de Syrie, le Libyen Mouammar Kadhafi, le Président Ali Abdullah Saleh du Yémen et le roi du Bahreïn, Hamad Ben Isa al Khalifa, qui ont recouru à la violence armée pour réprimer les mouvements pro-démocrates parrainés par le Président Obama.

 

 

L’Arabie Saoudite renforce les régimes du Bahreïn et du Yémen, en leur fournissant de l’argent frais, des armes, une assistance militaire et du renseignement. Tous quatre sont déterminés à faire l’impossible pour éviter de subir le même sort qu'Hosni Moubarak.

 

Les seuls dirigeants qui, jusqu’à jeudi 19 mai, se sont dispensés de se joindre à ces deux camps, étaient, jusqu'à présent, le Conseil militaire gouvernant l’Egypte et celui de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

 

Les généraux du Caire ont hoché docilement la tête aux exigences de Washington, sans, pour autant, faire quoi que ce soit.

 

Le dirigeant palestinien a commenté le discours d’Obama comme “décevant”, parce qu’il n’offrait aucun calendrier ni mécanismes diplomatiques.  Le Président américain a rejeté d’un revers de manche le plan d’Abbas, consistant à chercher une reconnaissance unilatérale d’un état palestinien en septembre, espérant ainsi fermer la porte à un nouveau stratagème, qui sert à éviter toute discussion de paix avec Israël. Le dirigeant palestinien pourrait bien le défier sur ce point.


Abbas, même s’il a perdu son principal patron, Moubarak, jongle encore avec plusieurs balles, dans l’espoir de repousser Israël dans ses cordes. Netanyahou, pour sa part, en restant passif, face aux nouveaux courants soufflant de Washington et de la révolte arabe, se retrouve, au moment crucial, sans atouts majeurs devant le Président américain.

 

Le fait que le torchon brûle entre la Maison Blanche et le Premier Ministre israélien, enferme également Abbas, confronté au choix épineux pour savoir dans quel camp arabe anti-Obama il compte se jeter  : soit le groupe dirigé par l’Arabie Saoudite, soit, alors, le groupe syrien qui comprend aussi le Hamas, avec lequel il vient juste de signer un pacte d’unité.

 

Sur le long terme, un tel pacte l’a mis en selle et aiguilloné pour qu’il ne lui reste plus que des options indésirables.

 

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