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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 06:59

Sur les rives des fleuves de Babylone, là nous nous assîmes et nous pleurâmes au souvenir de Sion. Aux saules qui les bordent nous suspendîmes nos harpes. (Ps137, 1-2)

Si je t'oublie jamais, Jérusalem, que ma droite m'oublie ! Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies. (Ps137, 5-7).

Célèbre, ô Jérusalem, l'Eternel, glorifie ton Dieu, ô Sion! (Ps147, 12).


[Mercredi 05/20/2009 23:29]

 


A la veille du 42e anniversaire de la Libération et de la Réunification de Jérusalem, la Knesset s’est réunie afin de parler de l’avenir de la capitale d’Israël. Cette année encore plus que les autres, le sujet est brûlant car les bruits venants des Etats-Unis indiquent que le Président américain a décidé de pousser de toutes ses forces vers la création d’un Etat palestinien avec une partie de Jérusalem comme capitale.

Intervenant au nom du Premier ministre, qui était en vol de retour de Washington, le vice-Premier ministre, Silvan Shalom a été très clair dans son intervention: « Jérusalem ne sera plus jamais redivisée, et elle restera la capitale éternelle de l’Etat d’Israël. Ce n’est pas une promesse, mais un fait.(…) Pour chaque Juif où qu’il soit, Jérusalem n’est pas seulement sa capitale, mais le cœur battant de tout le peuple juif. (…) Jérusalem est un symbole et elle est protégée par tous les gouvernements israéliens, quels qu’ils soient. Jamais nous ne renonceront à elle. Jamais ! (…) Nous avons de nombreuses divergences entre nous, mais sur un point, l’immense majorité de la population est d’accord : Jérusalem est la capitale unique et unifiée d’Israël. Il n’y a pas deux Jérusalem et elle ne sera jamais un sujet de compromis».

Prenant la parole après lui, Tsipi Livni, a immédiatement attaqué le gouvernement sur le « gel du processus de paix » et a parlé de Jérusalem d’une manière assez ambigüe : « On parle beaucoup de Jérusalem réunifiée, mais en fait on utilise Jérusalem pour diviser le peuple. C’est la faute de ceux qui ont transformé Jérusalem, symbole du peuple juif, en slogan électoral. (…) Je demande à ce que personne ne s’autorise le droit de donner des leçons de morale, et de diviser la population entre ceux qui aimeraient Jérusalem et ceux qui l’aimeraient moins. Tout le monde l’aime et nous nous devons de la préserver ».

Ces mots n’indiquent en rien quelle est la position de Livni concernant l’avenir de la capitale, ou plutôt confirmeraient même que les négociations entre Israël et les Palestiniens sous le gouvernement Olmert étaient déjà avancées sur la question de Jérusalem, et qu’il sera extrêmement difficile au gouvernement actuel de faire marche arrière.

La Présidente de Kadima a poursuivi dans le même style équivoque : « Israël doit avoir une vision politique qui s’exprime à travers un programme, et la seule manière d’assurer l’avenir et les intérêts nationaux d’Israël, ainsi que Jérusalem (laquelle ?), est de proposer un plan de paix israélien. Nous ne pourrons pas garder Jérusalem en disant toujours ‘non’ à tout, car nous apparaîtrons comme une nation peureuse et nous provoquerons un gel diplomatique total (…) Je crois qu’avec une attitude raisonnable, nous pourrons convaincre le monde de nous laisser ce qui est important pour nous, et pouvoir préserver Israël comme foyer du peuple juif et comme démocratie, avec Jérusalem comme capitale éternelle ». (partitionnée ou unifiée ?).

Dalia Itzik, également de Kadima, a critiqué les attaques venant de la droite et qui visaient les gouvernements Pérès, Sharon et Olmert, pour « avoir tenté de diviser Jérusalem ». Pour l’ancienne Présidente de la Knesset, « ceux qui parlent ainsi font entrer cette division dans la conscience collective, et ne laissent la place qu’à la question du prix ». Elle a également abordé la situation socio-économique de la capitale, regrettant « que de nombreux jeunes quittent Jérusalem car il n’y a pas de perspectives d’emploi pour eux ».

« Jérusalem est en train de devenir la ville la plus pauvre du pays », s’est elle exclamée, avec raison d’ailleurs.

La « Bataille pour Jérusalem » se précise de jour en jour.

http://www.actu.co.il 

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 06:15
Par Thomas Zylberstein pour Guysen International News
Mardi 19 mai 2009 à 12:03
 

La rencontre entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président américain Barack Obama à la Maison Blanche lundi 18 mai a fait couler beaucoup d’encre en Israël, aux Etats-Unis ainsi que dans le monde arabe. Le leader du Likoud est unanimement pris pour cible, comme s’il s’opposait par principe à l’établissement d’un Etat palestinien. Quant au président Obama, il est décrit par beaucoup, à l’exception du Hamas, comme volontariste. Face à sa popularité, la presse étrangère ne manque pas de faire valoir ‘l’outrage’ du Premier ministre israélien, qui ose ne pas s’aligner sur la position du président démocrate.

En Israël tout d’abord, le Likoud a préféré mettre l’accent sur l’atmosphère de cordialité entre les deux dirigeants plutôt que sur le contenu de la rencontre. « Les prophéties d’une rencontre sous tension se sont avérées fausses. Cette entrevue entre Barack Obama et Benyamin Netanyahou a prouvé, une fois de plus, la force du lien entre les USA et Israël » a déclaré le député Likoud Ofir Akunis.

Et d’ajouter que le processus de paix avec les Palestiniens, dans lequel le gouvernement est « engagé n’est pas basé sur deux Etats pour deux peuples, mais la reconnaissance palestinienne d’Israël comme un Etat juif ».
 
À Kadima, les commentaires n’ont pas été moins prompts, quoi que beaucoup plus virulents :  « C’est une honte que l’expert numéro un israélien en politique américaine ait échoué en essayant de séduire le président Obama avec des bavardages insensés » a déclaré Ze’ev Boim, député Kadima à la Knesset.
 
Chez les travaillistes, Youli Tamir s'est montrée tout aussi cinglante : « Netanyahou essaie d’ignorer les politiques sans équivoque menées par Barack Obama. En agissant ainsi, il sabote l’Etat d’Israël et va à l’encontre de ses intérêts vitaux ».
 
Côté palestinien ce mardi 19 mai, l’habituelle fracture Fatah/Hamas semble s’estomper. Nabil Abu Rdainah, un collaborateur du président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, a ainsi loué l’engagement de Barack Obama à la création d’un Etat palestinien. « Les déclarations de M. Obama sont encourageantes, en revanche celles de Benyamin Netanyahou sont décevantes ».
 
Un autre haut responsable de l’Autorité Palestinienne, qui a souhaité rester anonyme, a expliqué que « Benyamin Netanyahou a remplacé la demande de reconnaitre Israël comme un Etat juif par son slogan démagogique de ‘donner et recevoir’ ». Et d’ajouter que le gouvernement israélien, qualifié au passage de « gouvernement d’extrême droite », « n’est pas intéressé par le processus de paix. Ce qui l’intéresse, ce sont les négociations éternelles ».
 
Quant à Fawzi Barhoum, un porte-parole du Hamas, aucun infléchissement de discours n’est à noter. « Les déclarations de Barack Obama et ses messages d’espoir n’ont d’autre but que d’induire en erreur l’opinion publique mondiale au regard de l’existence et de l’attitude continue de l’entité sioniste raciste et extrémiste ».
 
Outre-Atlantique, on reste sceptique. Pour Robert Malley par exemple, l’ancien conseiller spécial de Bill Clinton pour les affaires israélo-arabes, « à un moment donné, peut-être dans six mois ou dans un an, Benyamin Netanyahou devra décider s’il veut sacrifier la qualité de sa relation avec les USA ou avec ses partenaires de coalition ». Néanmoins il demeure optimiste et pense que le Premier ministre israélien va trouver un moyen de se ranger derrière les positions américaines, notamment en ce qui concerne la « colonisation » et les contrôle du « quotidien des Palestiniens ».
 
A noter qu'au moment où se déroulait cet entretien entre Barack Obama et Benyamin Netanyahou, un sondage de l’institut Zogby était publié dans la presse. Il montre un net recul du soutien inconditionnel des américains à Israël. 80% des électeurs de Barack Obama se prononçant en faveur de pressions sur Israël, alors que 73% des électeurs de John McCain s’y opposent. Au niveau national, 45% des Américains sont pour des pressions accrues sur l’Etat juif.
 
Par ailleurs, la moitié des électeurs du président américain considèrent justement qu’un soutien inconditionnel à Israël affaiblit leur pays. Plus éloquent encore, 67% des électeurs de Barack Obama se prononcent en faveur d’une ouverture de dialogue avec le mouvement terroriste palestinien du Hamas, alors qu’un nombre plus important encore (79%) d’électeurs de John McCain s’y opposent. Au niveau national, 41% sont pour, et 45% contre.
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