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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 11:04

 

 

 

 

La démocratie dans le monde arabe – Intérêt israélien 
 

Par Dore Gold

 

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Israël suit avec inquiétude les troubles dans les pays arabes, craignant que l’instabilité dans le monde arabe crée des régimes beaucoup plus hostiles, mais il semble que l’absence de démocratie encourage en fait l’hostilité à notre égard. 

Les vagues de manifestations dans le monde arabe, qui ont débuté en Tunisie, et se sont étendues en Egypte, Jordanie, Yémen, Libye, et Bahreïn, soulignent la nécessité d’élaborer une politique cohérente à l’égard de ces mouvements.

Cependant, il est clair qu’Israël a un intérêt évident de voir que des pays qui l’entourent adopteront un jour de véritables valeurs démocratiques. En fait, le manque de démocratie dans le monde arabe a contribué ces dernières décennies à la perpétuité du conflit israélo arabe. 

Dans les années 70 du siècle dernier, l’orientaliste américain Michael Hudson de l’université George Town a déjà écrit sur la « crise de la légitimité » qui a influé sur le monde arabe. Alors que les dirigeants arabes n’ont pas été élus d’une manière démocratique, la question a toujours été posée concernant les sociétés qui les acceptent et respectent leurs lois. Les régimes militaires établis en Egypte, en Syrie et en Irak sont restés au pouvoir principalement grâce à l’utilisation de Muchabarat- la police secrète. Ils se sont consacrés également à des objectifs qui leur ont apporté un soutien populaire. 

En conséquence, deux sujets ont été mis en évidence : l’union arabe et la lutte contre Israël. Sur ces deux objectifs ils ont régné pour accroître la légitimité du régime. Cette stratégie politique était particulièrement vitale pour les pays arabes comme la Syrie et l’Irak dont les populations ne sont pas homogènes et sont gouvernées par un régime minoritaire détesté dont la majorité de la population le considérait comme illégitime.

Jusqu’au renversement de Saddam Hussein ces deux pays ont été les plus extrémistes de la région. Le président syrien Bechar al Assad a déclaré en janvier dernier au Wall-Street Journal qu’il n’a pas fait face aux mêmes troubles égyptiennes étant donné qu’il n’a pas de liens diplomatiques étroits avec Israël comme Moubarak. En d’autres termes, Assad reconnaît que la poursuite de l’hostilité à l’égard d’Israël constitue pour les régimes arabes un « filet de sécurité » politique et contribue aux dirigeants actuels à demeurer au pouvoir. Le conflit aide également les régimes arabes à détourner l’attention des citoyens et ne pas critiquer les gouvernements. D’ailleurs, Mouammar Kadhafi a appelé la diaspora palestinienne à envahir les côtes israéliennes pour pouvoir échapper à des confrontations devant les appels constants aux réformes politiques dans son pays. Nous devrions créer une crise mondiale » a-t-il dit clairement. Bien que la démocratie dans le monde arabe pourrait aider à mettre fin au conflit israélo arabe, la période de transition à un gouvernement démocratique est jonchée de graves problèmes.

Malheureusement, il y existe des forces anti-démocratiques dans le monde arabe qui espèrent profiter des élections pour s’emparer du pouvoir. Les Frères musulmans en Egypte tentent depuis les années 90 d’accroître leur influence au sein du parlement égyptien mais ils ne sont guère attachés à la démocratie.

L’ancien guide suprême des Frères musulmans, Mohammed Mehdi Aakef, a exprimé son opinion lors d'une interview à la BBC diffusée en 2007, il a déclaré que seul l’Islam est « une véritable démocratie ». Selon lui, la démocratie occidentale n’est « pas réaliste » et elle est « fausse ». Ainsi des élections sans engagement à un processus démocratique et à la paix pourraient donner des résultats inverses aux souhaits de l’Occident. En 2006, les élections législatives palestiniennes ont conduit à la victoire du Hamas. Encouragée par sa victoire électorale, l’organisation a intensifié ses attaques à la roquette contre des villages israéliens durant plusieurs années et ont conduit à l’opération Plomb durci en décembre 2008.

Historiquement parlant, les démocraties ont cherché à se protéger contre les forces antidémocratiques. La République fédérale allemande a proclamé des lois interdisant la participation des nazis ou du parti communiste aux élections locales.

En fait, l’accord intérimaire Oslo II signé en 1995 a souligné que tous les candidats, partis ou coalitions ne seront pas autorisés à participer à des élections s’ils préconisent toute sorte de racisme ou s’efforcent à mettre en œuvre leurs objectifs par des moyens non démocratiques (annexe 2 article III). L’administration Bush a complètement ignoré ce paragraphe, lorsqu’elle a exercé des pressions sur Israël et a permis au Hamas de participer aux élections. Quand l’Occident examine la question des réformes dans le monde arabe, il est clair que des critères convenus sont préalables à la participation aux élections.

Malheureusement, il y a tendance à négliger l’importance des intentions véritables des groupes extrémistes et radicaux tels que le Hamas et l'organisation tutelle des Frères musulmans. Le 10 février dernier, le chargé américain du renseignement national, James Clapper, a surpris des observateurs politiques lorsqu’il déclara que la définition "Frères musulmans" est un terme générique qui concerne une variété de mouvements. Dans le cas hétérogène, largement séculaire, qui a évité la violence et critique Al Qaïda comme « détournement de l’Islam ».

Si la personne la plus qualifiée des services de renseignements américains puisse donner ce conseil au président Obama il n’est pas étonnant que la Maison blanche ne s’opposera pas au partenariat des Frères musulmans au sein d'un gouvernement égyptien futur. Israël ne peut accepter cette analyse. Après tout, le guide suprême actuel des Frères musulmans, Mohammed Badi a fait l'éloge du djihad dans ses derniers discours. La majorité des dirigeants d'al Qaïda tel que Khaled Cheikh Mohammed l'auteur de l’attaque des Twins à New York, est issue musulmans ».

Malgré l’approche prudente qu’Israël adopte sur la transition à la démocratie dans le monde arabe, son expansion constitue un développement positif, tant que celle-ci ne sera pas détruite par des mouvements intérieurs et extérieurs hostiles. de l’Egypte, il s'agit d'un groupe très des « Frères

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 19:33

 

Merci Guitel et Abraham

 

 

 

 

Interview d'Elie Yishaï

 

Par Avraham Azoulay et Guitel Ben-Ishay du leptithebdo

 © 2011 www.aschkel.info

 

Le parti orthodoxe, Shass, s'est retrouvé ces dernières semaines au cœur d'une tempête qui n'aura laissé personne indifférent. Dès le départ, nous avons suivi cette affaire de près et nous avions récemment interviewé l'un des protagonistes : le Rav Haïm Amsellem. Fidèles à notre politique d'indépendance et d'objectivité, nous accordons cette semaine un droit de réponse au dirigeant du parti Shass: Elie Yishaï.

Il est également vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur et malgré son agenda chargé, il nous a consacré cette interview exclusive, lors de laquelle il a accepté d'aborder un grand nombre de sujets. Il nous a confié sa vision sur un certain nombre de questions politiques, la population orthodoxe, mais aussi sur la discorde au sein de son parti avec le Rav Haïm Amsellem. Pour finir il nous a exprimé la difficulté d'être un homme public et un père de famille à la fois.

 

Le P'tit Hebdo : Comment se porte le parti Shass aujourd'hui ?

Elie Yishaï : Barou'h Hachem, le parti Shass va très bien. Il devient de plus en plus clair aux yeux de tous, qu'il est le seul réel parti social du paysage politique israélien. L'action que nous avons menée contre l'augmentation du prix de l'essence et de l'eau en est la preuve. J'ai proposé une loi à la Knesset, contre le gouvernement, et qui a influencé Benyamin Netanyahou dans sa prise de décision.

 

Lph : Ce n'est pas l'action d'Ofer Eini ?

E.Y : Nous avons commencé notre action contre l'augmentation du prix de l'eau depuis 6 mois et nous nous battons de la même façon concernant le prix de l'essence depuis un mois et demi maintenant. Bien entendu, Ofer Eini joue un rôle dans tous ces évènements. Mais, il est clair que la solution trouvée par le ministre de l'économie et le Premier Ministre a été obtenue grâce à ma proposition de loi qui a recueilli la majorité des voix à la knesset.

 

Lph : Etes-vous satisfait de cette solution ?

E.Y : Elle est bonne mais pas encore suffisante à mes yeux.

 

Lph : Le problème de la pauvreté touche particulièrement la population orthodoxe. Que proposez-vous pour améliorer ses conditions de vie ?

E.Y : Il existe plusieurs moyens d'action. En premier lieu, par le biais d'accords de coalition, nous avons débloqué 1.5 milliard de shekels sur quatre ans pour aider les populations dans la pauvreté.

Par ailleurs, j'ai toujours œuvré avec Shass, dans mes différents postes ministériels, pour permettre aux orthodoxes d'entrer sur le marché du travail, dans toutes les professions.

 

Lph : L'affirmation selon laquelle les orthodoxes ne travaillent pas est donc fausse ?

E.Y : Cette affirmation est totalement fausse. Notre position est et a toujours été que l'étude de la Torah est fondamentale pour l'existence du peuple juif. Vous savez, pendant 2000 ans, le peuple juif a survécu sans Etat, sans drapeau, sans armée, éparpillé dans le monde entier. C'est par le mérite de la Torah que nous sommes là aujourd'hui. Il est donc indispensable que certaines personnes s'emploient à l'étude de la Torah à plein temps.

D'un autre côté, nous sommes conscients que tout le monde ne peut pas faire de la Torah  à plein temps. C'est pourquoi, depuis que le parti Shass a été créé, nous avons introduit des dizaines de milliers d'orthodoxes sur le marché du travail.

Nous avons également œuvré dans le domaine académique en poussant à la création de classes universitaires non mixtes. La première classe de ce genre a été ouverte en 1996-1997. Plus de 10 000 étudiants orthodoxes font des études universitaires.

 

Lph : Alors pourquoi continue-t-on à voir les orthodoxes comme une population qui s'oppose à participer au monde du travail ?

E.Y : A mon grand regret, les différents gouvernements ont préféré attaquer les orthodoxes plutôt que de les aider. Il a fallu attendre que je sois ministre du travail pour créer des académies non mixtes ou pour installer des entreprises dans les zones à majorité orthodoxe. Pourquoi personne ne l'avait-il fait auparavant ? Pourquoi les gouvernements n'ont-ils jamais essayé d'adapter la culture du travail au public religieux ?

 

Lph : Et les rabbanim sont d'accord avec ce mode de vie ?

E.Y : Les rabbanim approuvent, le Rav Ovadia Yossef en tête, mais aussi les rabbanim ashkénazes.

 

Lph : Les orthodoxes sont pointés du doigt car ils ne s'engagent pas dans l'armée. Cette affirmation aussi est erronée ?

E.Y : Les orthodoxes sont présents à l'armée ! Il existe une unité Na'hal 'haredi ! Et je me bats pour que cette unité grandisse. Mais pour le moment, le gouvernement n'accorde pas le budget. Il n'y aurait pas d'argent à allouer pour que davantage d'orthodoxes s'enrôlent dans l'armée. Ne venons pas leur reprocher ensuite de ne pas faire l'armée !

 

Lph : Les jeunes orthodoxes sont-ils réellement encouragés par leurs dirigeants rabbiniques à servir dans l'armée ?

E.Y : Ceux qui étudient la Torah à plein temps doivent continuer. Pour les autres, les rabbanim eux-mêmes leur ordonnent de s'engager dans l'armée.

 

Lph : Vous semblez soutenir les mêmes idées que le Rav Haïm Amsellem ? Sur quoi porte alors la discorde ?

E.Y : A mon grand regret, les médias ont exagéré les faits, ils y ont trouvé une plate-forme rêvée pour attaquer la population orthodoxe. Ce qu'il défend, nous le faisons depuis de nombreuses années, avant même qu'il soit au parti Shass et député. Si ces idées n'étaient vraiment pas défendues au sein du parti Shass, pourquoi a-t-il attendu 5 ans pour parler?

Ce que le Rav Ovadia Yossef lui reproche c'est de s'être prononcé contre le monde de la Torah.

 

Lph : Qu'a-t-il fait exactement ?

E.Y : Je ne souhaite pas m'étendre davantage sur le sujet. La lettre que le Rav Ovadia Yossef a écrite peut être consultée.

 

Lph : Peut-être vous différenciez-vous dans votre rapport au sionisme ?

E.Y : Nous sommes de vrais sionistes. Qu'est-ce que le sionisme ? Revenir à Sion et construire le pays. C'est exactement ce que nous faisons.

 

Lph : Cette affaire va-t-elle faire du tort au parti Shass ?

E.Y : Je pense que la population israélienne sait faire la part des choses. Elle a vu tout ce que nous avons accompli. Tout le monde connait la vérité.

 

Lph : Le retour d'Arié Dery fait également beaucoup de bruit. De quel œil voyez-vous cela ?

E.Y : Le parti Shass est étroitement lié au Rav Ovadia Yossef. Nous faisons ce qu'il dit. Je crois donc qu'Arié Dery fera ce que le Rav décidera.

 

Lph : Expliquez-nous le revirement de Shass concernant les conversions au sein de l'armée ?

E.Y : Il n'y a eu aucun revirement. Nous avons attendu la décision du Rav Ovadia Yossef. Il voulait d'abord s'assurer que ces personnes respectent bien la Torah et les Mitsvot. Nous ne pouvons pas accepter tout le monde, nous devons avoir la garantie que ces personnes seront dans le chemin de la Torah.

 

Lph : Venons-en au sujet des relations entre séfarades et ashkénazes. Certains dirigeants de shass et séfarades en général scolarisent leurs enfants dans des établissements ashkénazes. N'est-ce pas incohérent ?

E.Y : Depuis que le parti Shass existe, nous avons fondé des centaines de crèches, des centaines de maternelles, des centaines d'écoles et des dizaines de séminaires. Nous devons encore en ouvrir dans les prochains temps. Lorsque les structures nécessaires existeront, tous les dirigeants de Shass enverront leurs filles dans des établissements séfarades.

Le problème est que les écoles ashkénazes acceptent les filles séfarades qui ont un excellent niveau, déjà moins celles qui ont un bon niveau et n'acceptent pas du tout celles d'un faible niveau. Pour nous, si les ashkénazes n'autorisent pas toutes les séfarades à étudier chez eux, il vaut mieux qu'ils n'acceptent personne. C'est pourquoi nous montons des séminaires séfarades. Mais le processus est long.

 

Lph : La discrimination envers les séfarades est-elle toujours réelle ?

E.Y : Elle existe et représente un phénomène très préoccupant, contre lequel nous agissons.

 

Lph : Concernant la politique envers les Palestiniens, êtes-vous prêts à des concessions ?

E.Y : Vous savez quel est notre problème ? Nous parlons sans arrêt de concessions. Je pose juste une seule question : les Palestiniens sont-ils prêts à des concessions ? Nous parlons de leur céder des territoires, des parties d'Eretz Israël et eux refusent ne serait-ce que de prononcer le fait qu'Israël est un Etat juif ! Ne sommes-nous pas idiots dans cette histoire ?

Je ne veux pas être associé à cette bêtise. Nous n'avons rien obtenu malgré tous les signes de bonne volonté que nous avons montrés. Quand ils seront sérieux, nous pourrons parler avec eux.

 

Lph : Peut-on construire dans les Yishouvim ?

E.Y : Ehud Barak veut geler les projets étatiques mais les particuliers peuvent construire librement. Le Premier Ministre et moi-même négocions avec E. Barak pour qu'il autorise la construction de logements dans plusieurs points d'implantation. La flambée des prix dans l'immobilier est  insoutenable.

 

Lph : Quelle est votre analyse sur les révolutions dans les pays arabes ? Est-ce bon pour les Juifs?

E.Y : C'est un choc pour les Etats non démocratiques. Le monde libre, au fil des années, ne peut compter, en son sein, des régimes dictatoriaux. Je pense qu'en ce qui concerne les Juifs, tout est toujours pour le bien, nous ne comprenons pas toujours les plans de D'ieu, mais il en sort toujours du bien.

Je pense surtout que l'accord de paix avec l'Egypte doit absolument être préservé.

 

Lph : Sur le plan privé, vous êtes marié, vous avez 7 enfants, des petits-enfants, vous dirigez le parti Shass, êtes député à la Knesset et ministre de l'Intérieur. Avez-vous du temps pour tout ?

E.Y : Honnêtement, non. J'arrive péniblement à faire 10% de ce que j'aimerais faire... Le plus grand sacrifice est pour ma famille. Je n'ai pas assez de temps à lui consacrer. C'est ce qui est le plus dur pour moi.

Le temps passe tellement vite, je vois à peine grandir mes enfants. A la maison, on m'appelle « Abba Shabbat »... Les enfants savent qu'ils sont mes partenaires dans ma mission pour le peuple israélien et ils en sont très fiers.

Par ailleurs, lorsque je suis avec eux, je m'efforce de l'être à 100%. Le shabbat est réservé à ma famille et à l'étude avec mes enfants. La semaine, c'est beaucoup plus difficile, sauf lorsqu'il s'agit d'aller chez le dentiste, il n'y a que moi qui peut les accompagner !

 

Lph : D'où vient votre lien très particulier avec les Juifs de France ?

E.Y : Mes parents sont Tunisiens et parlaient français. J'ai de la famille et des amis en France. La communauté française est hors du commun, chaleureuse. J'encourage tous les Juifs de France à faire leur alya !

 

Lph : Un message pour les francophones d'Israël ?

E.Y : Lors de mes déplacements, je rencontre souvent des francophones. Ils me font du bien, je me sens en famille avec eux. La Alya française est très particulière et nous apporte énormément. 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 18:51

 

Plus tard on dira tout bas bien sûr : ils avaient raison ces Israéliens !.

 

Vivement Shabbat!

Par Avraham Azoulay du leptithebdo

Editorial

Pour  © 2011 www.aschkel.info

 

Commençons par les bonnes nouvelles : la bergère peut bien rentrer ses moutons, il pleut,il pleut, depuis un mois en Israël et les Israéliens sont de loin les habitants les plus optimistes de la terre. L'eau en semaine, le soleil en week-end… qui mieux que nous ? Autour de nous, le Moyen-Orient est en feu, un feu que personne ne sait expliquer de manière pragmatique...à part nous, comme toujours. Plus tard on dira tout bas bien sûr : ils avaient raison ces .

Pendant que la Lybie, récemment nommée membre du Conseil de sécurité de l'ONU mitraille allégrement sa population à grands renforts de chars d'assaut et de tireurs d'élite, l'ONU, elle, se tait. Mais après tout, c'est normal, entre membres on ne va pas se fustiger... Vive la tolérance, la liberté d'expression et les droits de l'homme.

Le plus grand bailleur de fonds des pays arabes reste l'Europe, ce que nous signalait fièrement   Hervé Morin de passage cette semaine en Israël. Après Moubarak et Ben Ali partis se terrer au fin fond du désert munis de milliards de dollars et d'euros, au tour de Kadhafi ?

Ces dictateurs ont su détourner l'argent aveuglément distribué par la France et tous ses banquiers naïfs... des euros destinés à une population qui n'en a jamais vu la couleur, mais la confiance qui règne depuis plus de 40 ans, règne toujours ! Les nouveaux bénéficiaires, les dirigeants palestiniens cumulent cette manne qui un jour se retrouvera dans les banques suisses, selon la méthode Arafat. Enfin heureusement, pour nous D. envoie la pluie, sa plus grande bénédiction.

On ne peut qu'être touché par la solidarité du président Sarkozy au dîner du CRIF : quel honneur, l'entendre parler de Guilad Shalit nous a émus. 

Au moins, quand on est victime on nous aime et on nous soutient. Dommage que son discours éloquent se soit achevé sur une absurdité : "Israël doit donner le Golan à la Syrie'', et voilà le prix à payer pour la larme à l'œil et les applaudissements de ce président aux racines juives.

C'est vrai que la Syrie est un pays encore stable et fiable... jusqu'à la semaine prochaine. Effectivement, la polarisation dont Israël est l’objet a de quoi nous étonner, surtout quand tout brûle autour.  A croire que notre pays est le plus stupide de la région avec sa croissance plus de deux fois plus importante que celle des pays européens.

Ces amis qui vous veulent du bien et qui vous condamnent à l'ONU, siège de toutes les dictatures bien pensantes arabes...on s'en passe. Le pauvre Eric Zemmour en paye le prix : condamné pour avoir pensé différemment et avoir osé s'exprimer. Difficile à croire que la France aussi a mis en place une police de la pensée, et pourtant….

Obama et Hillary cette semaine ont choisi le bon camp, enfin.  En ne tenant aucun compte de l’ampleur des événements qui se déroulent dans la région, ils ont su imposer le veto dans cette assemblée décidément très douteuse. Ils ont l'air de comprendre, après la chute de quelques pays alliés, qu'Israël finalement reste leur seul vrai allié et que peut-être, mieux vaut garder ce dernier ami fidèle, intelligent et fort. Ce n'est sûrement pas Thomas Friedman, le rédacteur en chef du New York Times, qui crache sans arrêt son venin sur nous, qui les a conseillés...bien au contraire.

En tous cas, je préfère de loin nos petites rixes politiques, nos tensions entre tribus juives plus ou moins orthodoxes, nos couches faibles à soutenir par tous les moyens et notre économie à maintenir, à cette symphonie de réactions insensées, avec des chefs d'orchestre qui se relayent dans une incompréhension totale de la musique. Et si on pensait plutôt à la parasha? Suivez-la bien, elle ne parle pas du gaz égyptien mais plutôt de cet oxygène dont nous avons l'entière possession, et que personne ne peut nous voler... chut, notre O2 s'appelle le shabbat...

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 08:18

 

 

 

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La semaine politique en iSRAEL-copie-1

 

 

LA SEMAINE POLITIQUE EN ISRAEL

Du 11 au 17 février 2011

 Par 'Haim Ouizemman

 © 2011 www.aschkel.info

 

Chers Lecteurs,

 

Shalom, Bonjour, nous avons souhaité faire un résumé des événements majeurs de la politique israélienne pour la semaine qui vient de s'écouler.

 

Vous retrouvez chaque vendredi, le compte-rendu de la semaine. Certains éléments sont développés plus en détail dans le fil d'info du site.

 

Bonne lecture

Aschkel&Haim

  

  

 11-02-2011

- Visite des ministres des Sciences et de la Technologie Daniel Hershkovitch, des Affaires Sociales Moshe Kachlon, de l'Information (Hasbarah) et de la Diaspora, Youli Edelstein à Shekhem (Naplouse). Le ministre Youli Edelstein, après s'être recueilli sur le Tombeau de Joseph, ne cache pas son émotion: «Il est difficile de ne pas s'émouvoir après le pogrom réalisé par les vandales sur la tombe de Joseph que nous avons pu voir restaurée, après être restée abandonnée et calcinée pendant plusieurs années; toutes mes félicitations à tous ceux qui ont agi en ce sens, à Tsahal, au Conseil régional de Samarie». Youli Edelstein espère agir afin que «les visites au Tombeau de Joseph deviennent courantes, que la Yéshiva soit réédifiée et que Tsahal y soit présent chaque jour; nous ne sommes pas venus au Tombeau de Joseph pour dominer Shekhem (Naplouse): le Tombeau d'après les Accords d'Oslo est sous souveraineté israélienne».


 Selon la source biblique, le tombeau de Joseph est acquis par son père, le Patriarche Jacob (Genèse 33, 18-20). Joseph ordonne de son vivant que sa dépouille soit inhumée à Shekhem (Naplouse) (Gen. 50, 24-26). Moïse emportera les ossements de Joseph (Ex. 13, 19) et les Fils d'Israël réaliseront (Josué 24, 32) sa dernière requête (Genèse 50, 25).


Selon les Accords d'Oslo, le Tombeau de Joseph, pourtant situé en zone A, reste sous le contrôle d'Israël.  En 1996, à la veille de la fête de Soukkot, le Tombeau est pris d'assaut et sauvagement saccagé par les Palestiniens. 6 soldats de Tsahal y perdent la vie. En 2000, au deuxième jour du Nouvel an Juif, lors de l'intifada d'El-Aksa, le Tombeau est de nouveau sous le feu des Palestiniens qui blessent le soldat druze, Medhat Youssouf qui décédera des suites de ses blessures, n'ayant pu être secouru à temps. Le 7 octobre 2000, Tsahal se retire du Tombeau avec la promesse des Palestiniens que ceux-ci préserveront la sainteté du lieu. Le Tombeau, rasé, est finalement  transformé en mosquée. La restauration de ce haut lieu historique et spirituel permettra, grâce au maintien de Tsahal sur place, la visite de tout Israël en ce site encore si méconnu.


 

12-02-2011

-  Démission de Saeb Erekat de la direction de l'équipe des négociateurs dans les pourparlers avec Israël. Cette démission intervient après la révélation des pourparlers par la chaîne Al-Jezzira financée par le Quatar révélant que l'Autorité palestinienne aurait accepté l'annexion par Israël de tous les quartiers juifs de Jérusalem y compris Ramat Shlomoh (excepté Har Homa) en contrepartie d'un Etat palestinien démilitarisé.


 La démission Saeb Erekat ne marque-t-elle pas un tournant décisif dans le processus  des pourparlers avec Israël ?

Saeb Erekat, le seul et unique dirigeant de l'Autorité palestinienne à accompagner les pourparlers avec Israël depuis la Conférence de Madrid (1991) (6 premiers ministres israéliens se sont depuis succédé), souligne que celle-ci permit les Accords d'Oslo (1993): «Nous n'avons pas cru un instant que Shamir avait la véritable intention de conduire avec nous des pourparlers…  Sans Madrid, nous ne serions pas arrivés à Oslo. Itzhak Shamir n'avait pas saisi ce que nous avions saisi, à savoir que les choses se développeraient naturellement et que ceux qui tenteraient de freiner le processus disparaîtraient. Il fut le premier à en subir le prix» (Interview avec Akiva Eldar du journal HaAretz, 2006). Lors de cette même entrevue, Saeb Erekat déclare: «l'échec de l'effort politique tendant à trouver un accord entre l'Autorité palestinienne et Israël  conduira l'Autorité palestinienne à renoncer à la lutte en faveur de la division d'Israël en deux pays, à l'annulation des Accords d'Oslo et à  lutter pour l'instauration d'un état binational».

Saeb Erekat est élu en 2009 comme membre du Conseil central de l'OLP. En 2010, il félicite les meurtriers du ministre israélien Rehavam Ze'evi.


 

13-02-2011

-Sur l'initiative du parti Israël Beitenou, le ministre des Transports, Moshe Katz (Likoud) dirigera le Comité chargé de réviser le système électoral. La réforme devrait permettre l'instauration d'un régime présidentiel, l'adoption du système d'élections locales, ainsi que la possibilité pour les Israéliens résidant hors d'Israël (depuis plus de 10 ans) de voter.


En 1992, la loi sur l'élection directe est votée. Elle devait constituer une étape dans la réforme du système électoral en Israël. Le seul et unique député à avoir associé sa voix à celle de l'opposition fut Benyamin Netanyahou, alors vice-ministre au sein du gouvernement en place. En 1996, Il sera le premier des Premiers  ministres à jouir du nouveau système électoral. Pourtant, ce sera lui qui permettra le rétablissement du système parlementaire après l'échec de l'application de cette loi et son abolition en 2003.


-La Commission ministérielle en charge de la législation autorise la proposition de loi gouvernementale qui permettra de réaliser une réforme générale dans le domaine du Service civil national afin d'élargir l'incorporation de volontaires qui y serviront. L'initiateur du projet est le ministre de la Science et de la Technologie, le Rabbin et Professeur Daniel Hershkovitch. La réforme prévoit l'incorporation de dizaines de religieux orthodoxes, Arabes, jeunes en marge de la société et handicapés généralement exemptés de service militaire. Les ministres Michaël Eytan (Likoud) et Dan Meridor (Likoud) s'opposent à la proposition de loi. Ce dernier motive son opposition en déclarant que la réforme «ne fera que perdurer le phénomène d'insoumission au service militaire».


14-02-2011

-Egypte: Ayman Nour, le leader de l'opposition démocratique-libérale, demande à reconsidérer les Accords de Paix avec Israël: «de fait, Camp David n'a plus lieu d'être puisque l'Accord est désuet. Nous avons donc l'obligation d'améliorer ses conditions de sorte qu'il soit adapté aux intérêts de l'Egypte».


Fondateur de l'Organisation égyptienne des droits de l'homme et dirigeant du parti libéral laïc, Hizb-al-Ghad («Parti de demain»), Ayman Nour, docteur en droit, milite pour la démocratisation de l'Egypte et est à ce titre emprisonné à maintes reprises. Notons que ses prises de position à l'encontre des Accords de Paix avec l'Egypte convergent non seulement avec celles de la Confrérie des Frères Musulmans mais également avec ceux tenus par Mohamed El Baradai (Prix Nobel de la paix) qui, interrogé par la chaîne NBC, lie l'avenir de ces Accords à la politique israélienne à la résolution de la question palestinienne: «Israël ne doit pas poursuivre l'application de sa politique violente contre les Palestiniens, Israël doit admettre ce que tous savent déjà, à savoir le droit pour les Palestiniens d'édifier un pays». Dore Gold, ex-ambassadeur d'Israël aux Nations Unies, souligne que Menahem Begin a pris la précaution de séparer l'application de ces Accords historiques (1979) de la solution d'un état palestinien conformément à l’article 6 (alinéa 2): «Les parties s'engagent à remplir de bonne foi leurs obligations en vertu de cet accord, indépendamment de  l'action ou l'inaction d'une tierce partie».

- Abou Mazen, le dirigeant de l'autorité palestinienne, annonce que l'état palestinien, dès qu'il verra le jour, n'acceptera nullement ni Israéliens juifs, ni Israéliens musulmans ou chrétiens.

- Passation officielle du pouvoir entre Gaby Ashkenazi et Benny Gantz qui, conjointement décoré par le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre de la Défense Ehoud Barak du grade de Général en chef devient le 20e Chef d'état-major de Tsahal. S'adressant à Gaby Ashkenazi pour ses bons et loyaux services durant 42 ans au sein de Tsahal, le Premier ministre Benyamin Netanyahou déclare: «le peuple te remercie, Gaby».


 15-02-2011

- Vote à la Knesset en séance plénière (2e et 3e lecture) de la «loi Bashara». Pour: 36 députés; contre: 11. Les députés Israël 'Hasson (Kadima), Yariv Levin, Zeev Elkin (Likoud) et Moshe Matalon (Israël Beitenou) sont à l'origine de cette loi dont le but est de mettre un terme au versement salarial et à la retraite dont l'ex-député arabe Azmi Bashara bénéficia, malgré l'accusation de trahison envers de l'Etat d'Israël lors de la Seconde guerre du Liban, et malgré son total refus de retourner en Israël afin de répondre aux questions de ses enquêteurs. Azmi Bashara, depuis sa fuite d'Israël en 2007 a, en effet, continué à percevoir son salaire mensuel dont la somme globale s'élève à 520 000 shekels. Les députés de gauche, s'associant aux partis arabes de la Knesset, s'opposent à la loi.


- La Commission du Travail, des Affaires sociales et de la Santé de la Knesset autorise le vote en 2e et 3e lecture de la loi sur l'édification de banques de moelle osseuse. Zevouloun Orlev (Mafdal),  Amir Peretz (Avodah) et Zeev Bielsky (Kadima) sont les principaux initiateurs de cette loi qui contribuera grandement à sauver la vie de dizaines de personnes atteintes de cancer.


- Le ministre de l'éducation, Guid'on Saar, en visite en Judée-Samarie, déclare: «La réalité sur place selon laquelle des terres ne sont pas proposées à la vente par appel d'offre dans les grandes implantations est absurde et injuste». Guidon Saar, faisant mention d'Efrat, Ariel, Maale Adoumim et Beitar Illit, interpelle le gouvernement afin que les 1000 unités de logements dont la construction s'acheva il y a 8 ans de cela, soient autorisées à la vente.  Le ministre du Logement et de l'Habitat, Ariel Attias (Shas) interpelé à la Knesset par le député arabe, le Dr. Afu Agbaria ('Hadash), souligne que depuis l'arrivée de Benyamin Netanyahou au pouvoir «aucun appel d'offre de construction n'a été délivré».


- Le 15 juin 2010, Afu Agbaria, lors d'une rencontre au Parlement européen, accuse Israël d'«attaquer ses voisins et ses citoyens arabes sans arrêt» depuis sa création et à ce titre doit être jugée devant la Cour pénale internationale.

- Arrestation de Moshe She'hori, PDG du parti Kadima, et de son second, Yoël Moguemi, suspectés de malversations et de corruption.


16-02-2011

- Directive ministérielle du ministre de l'Education Guidon Saar de permettre «aux écoles qui exprimeront leur accord de faire visiter Hébron aux élèves». Cette initiative intitulée «Montons à Hébron» adoptée par Guidon Saar a été proposée  par le maire de Qiriat Arba, Malachi Levinguer, s'inspirant du projet «Montons à Jérusalem».


La Cité de Hébron où  reposent les Patriarches (Abraham, Isaac et Jacob) et les Matriarches (Sarah, Rebecca et Leah. Rachel repose à Beit Le'hem) a, conformément aux Accords d'Oslo, été divisée en 1997 en deux parties: la première dite palestinienne (H1); la seconde sous souveraineté israélienne (H2).  «L'accord Hébron» est  signé entre le Premier ministre Benyamin Netanyahou et Yasser Arafat. Benny Begin, alors ministre des Sciences au sein du gouvernement Netanyahou, opposé à l'accord, remet sa démission. Au début de l'année 2010, le Premier ministre Benyamin Netanyahou ordonne que le Tombeau des Patriarches à Hébron, y compris le Tombeau de Rachel à Beit Le'hem soient inscrits au patrimoine national d'Israël. David Ben Gourion écrit: " Nous commettrions une grave et fatale erreur de ne pas peupler  Hébron… Hébron est digne d'être la sœur de Jérusalem" (24-01-1970).


17-02-2011

- Proposition de loi dite «des Rabbins» du député Michaël ben Ari (Y'houd HaLeoumi) visant à octroyer aux rabbins le droit à la libre expression et à leur prodiguer l'immunité face aux autorités juridiques: «Ce qui est permis aux universitaires de gauche doit être également permis aux rabbins».

Cette initiative intervient juste après l'interpellation du Rabbin de Hébron, Dov Lior par la police. Accusé  «d'incitation à la haine», à la suite de la parution de l'ouvrage «Torat HaMelech» qui ne cesse de susciter une controverse publique quant à l'attitude d'Israël vis-à-vis des Nations en période de guerre, le Rabbin Dov Lior refuse de se présenter devant les autorités policières. La proposition de loi souligne que l'intervention de l'état «contredit les valeurs fondamentales de l'Etat d'Israël, en premier lieu par sa nature d'Etat juif et démocratique et particulièrement sur le plan de la liberté de culte assurée aux citoyens du pays en vertu de la Déclaration d'Indépendance».

 

 

L'équipe d'Aschkel souhaite à chacun et à chacune d'entre vous Shabbat Shalom.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 21:46

 

israel7.com

La radio de Tsahal a fait part d’un rapport selon lequel les accusations de vandalisme dont font l’objet les habitants juifs de Judée-Samarie sont dans plus de 9 cas sur 10 mensongères et dénuées de tout fondement au niveau des faits. L’association «Yesh Din» (La loi existe), poursuit avec acharnement les habitants des localités juives de cette région. Sur 642 casiers judiciaires ouverts par la police du district de Judée-Samarie, il s’est avéré que 78 % des cas d’accusations d’actes violents et 93 % des accusations d’abus sur des biens ont été fermés pour manque de bases réelles. 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 09:22

C'est un reproche que l'on peut faire à beaucoup de membres de l'Etat-Major, censés se concentrer sur les enjeux tactiques et stratégiques, mais qui, en fonction, sont déjà dans la gestion de leur future carrière politique. Fréquemment, la maîtrise de la force armée, confère l'image de l'homme fort capable de faire la paix : Rabin, Barak... Ashkenazi? 
Ashkenazi est "le bienvenu" dans l'arène politique
Par GIL HOFFMAN 
14.02.11

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1297325528061&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull

Le vice-Premier ministre, Moshé Yaalon, a appelé le chef d'état-major sortant, Gabi Ashkenazi, à envisager une carrière politique. Ayant lui-même occupé le prestigieux poste militaire, Yaalon estime que les compétences d'Ashkenazi pourraient nettement contribuer au bien de l'Etat.

Gabi Ashkenazi. 
PHOTO: ARIEL JEROZOLIMSKI , JPOST

"Ceux qui occupent de telles fonctions à l'armée ont un profond sens des responsabilités", a-t-il affirmé lundi, lors d'une interview sur Galeï Tsahal.


Trois ans de transition

Conformément à la loi Haloutz, les officiers militaires du rang de général de division ou lieutenant-général, ainsi que les hauts-responsables du Shin Bet (agence de sécurité intérieure), du Mossad, de la police nationale ou des services pénitentiaires - gradés du rang de général de division ou plus - doivent attendre trois ans avant de se présenter à des élections nationales.


Les efforts visant à réduire ce délai d'attente, précisément pour que Gabi Ashkenazi puisse prétendre plus tôt à un siège parlementaire, ont tous échoué. Le texte baptisé "loi Ashkenazi", destiné à faire passer la période de transition à un an et demi, a récemment été rejeté par le comité législatif du gouvernement, rendant son adoption par la Knesset quasi-impossible.


Kadima ou Travailliste ?

Quoi qu'il en soit, plusieurs députés, de tout le spectre politique, ont exprimé leurs espoirs, dimanche, de voir Ashkenazi rejoindre leurs partis. "Il devrait d'abord se détendre un peu. Mais, dès qu'il prendra une décision au sujet de son avenir politique, il sera évidemment le bienvenue chez Kadima", a déclaré le député Yoël Hasson, à l'origine de la "loi Ashkenazi", aux côtés du parlementaire travailliste Eitan Cabel.


Cabel, lui, qui avait déconseillé le chef d'état-major de rejoindre son parti au moment où il était dirigé par Ehoud Barak, est aujourd'hui beaucoup moins réticent à l'idée. "Nous devons maintenant prouver que nous serions dignes de l'accueillir", a-t-il confié.

digg del.icio.us facebook


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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 08:40

 

ONU/Israël Ron PROSOR - Nouvel Ambassadeur d'Israël à L'ONU

Par Aschkel 

  © 2011 www.aschkel.info


 

 

On saluera l'excellent choix de B.Netanyahu et d'Avigdor Lieberman qui s'est porté sur la personne de Ron PROSOR pour remplacer Gabriéla Shalev au poste d'ambassadeur à l'ONU.

Ron PROSOR était jusque là en poste à Londres et s'est particulièrement illustré dans la lutte contre la délégitimation de l'Etat Hébreu.

 

On notera que Ron PROSOR n'est pas du genre à pratiquer la langue de bois, langue en vigueur à l'ONU.

Le Conseiller pour la sécurité nationale sera quand à lui envoyé à Londres pour remplacer PROSOR.

Le poste pour la sécurité Nationale devrait être pourvu quant à lui dans les jours qui viennent.

Les changements devraient se faire très rapidement.

Be Atsla'ha !



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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 21:22

 

 

 

 

 

 

Moubarak - Réaction de Jérusalem à sa démission

 

Par Yéochoua SULTAN

 

Une annonce émanant du ministre Libermann insiste sur la non-ingérence d’Israël dans les affaires intérieures de l’Egypte: «Le seul problème qui nous intéresse, c’est les conséquences possibles des événements sur la stabilité régionale et sur la poursuite du respect des accords de paix». Le ministère des Affaires étrangères s’est réuni samedi soir de manière exceptionnelle, en raison de la démission officielle du président égyptien Hosni Moubarak. L’objectif de ce forum consiste à faire le point et à analyser les données fournies par les derniers développements de l’actualité. Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liebermann, a annoncé qu’Israël n’avait aucune intention de s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Egypte. La réunion consiste en une concertation entre les dirigeants du ministère quant à la stabilité régionale et à l’avenir des relations entre Israël et l’Egypte.

L’armée du voisin africain a déclaré que les accords internationaux signés dans le passé par le pouvoir de son pays continueraient d’être honorés. Il a bien été précisé que l’accord signé en 1978 entre Sadat et Begin ne ferait pas exception. Cet accord, sous l’égide des Etats-Unis, rapporte à l’Egypte une aide financière de taille, avec 1.3 milliard de dollars par an.

Le Premier ministre, Netanyahou, a fait part publiquement de sa satisfaction, à la suite de la prise de position de l’armée égyptienne. Il a déclaré: «L’ancienneté de l’accord de paix entre Israël et l’Egypte a été bénéfique pour les des deux pays. Il représente la pierre angulaire de la paix et de la stabilité de tout le Moyen-Orient.» De son côté, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, a parlé avec le nouveau maître de l’Egypte, qui détient entre ses mains le pouvoir provisoire. Ce responsableest le maréchal Mohamed Hussein Tantaouï, défini comme le chef du Conseil suprême des forces armées, à qui Moubarak a remis ses prérogatives. Tantaoui était jusqu’à la démission de Moubarak ministre égyptien de la Défense. Cet homme est âgé de 75 ans, et a donc participé activement aux conflits et agressions contre l’Etat d’Israël, dont la guerre des Six jours et la guerre de Kippour. Cela fait vingt ans qu’il officie en tant que chef d’état major en Egypte. La possibilité pour le ministre de la Défense, Ehoud Barak, d’avoir pu communiquer avec lui montre que la ligne directe entre les deux pays n’a pas été coupée, c’est du moins ce qu’on s’efforce d’admettre dans les hautes sphères du gouvernement israélien.

En ce qui concerne le mouvement extrémiste des Frères musulman, si on s’en tient à ses déclarations, il n’a pas l’intention de présenter de candidat aux présidentielles, mais il compte tout de même participer aux élections générales dont la date n’a pas été fixée pour le moment. En Egypte, les restrictions et poursuites à l’encontre des proches de Moubarak battent leur plein. Le ministre égyptien des Renseignements, Moustapha El-Faki, a été assigné à résidence. La raison de cette mesure n’a pas été révélée.

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 07:12

 

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La semaine politique en iSRAEL-copie-1

 

 

 

LA SEMAINE POLITIQUE EN ISRAEL

Du 05/02/2011 au 10/02/2011

Par 'Haim Ouizemman

 © 2011 www.aschkel.info

 

Chers Lecteurs,

Shalom, Bonjour, nous avons souhaité faire un résumé des événements majeurs de la politique israélienne pour la semaine qui vient de s'écouler.

Vous retrouvez chaque vendredi, le compte-rendu de la semaine. Certains éléments sont développés plus en détail dans le fil d'info du site.

Bonne lecture

Aschkel&Haim

 

Tous les articles dans la catégorie politique Israélienne  ICI 

5-02-2011

 Ouverture à  Jérusalem (Samedi soir)  du Colloque en faveur d'Israël: sous l'égide du millionnaire Alexander Mashkevich, président  du Congrès juif euro-asiatique, 420 parlementaires européens débattent de la solution à la crise de l'eau, des échanges économiques, du boycott européen, de coopération dans les domaines des énergies renouvelables  et scientifiques  y compris d'échanges de technologie.

 

 Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, annonce, à l'issue de  la réunion avec Tony Blair, l'envoyé du Quartet au Moyen Orient, le transfert de la route d'accès de la nouvelle ville palestinienne Rawabi à l'Autorité palestinienne. La zone d'accès, jusqu'à ce jour sous contrôle militaire et civil d'Israël (Zone C) passera désormais sous contrôle civil palestinien (Zone B).  La Knesset, par la voix de ses députés, décidera de l'application de cette décision gouvernementale.

 

 Tony Blair se félicite de ce qu'Israël, par la voix de son Premier Ministre Benyamin Netanyahou, accepte d'autoriser l'exploitation de la réserve de gaz maritime au large des côtes de Gaza. Son  exploitation par la compagnie British Gaz a été compromise pendant des années par les forces du Hamas rendus maîtres de la bande de Gaza. Benyamin Netanyahou promet à l'autorité palestinienne de jouir, en tant que partenaire économique, des revenus gaziers.

 

6-02-2011

EVENEMENT MAJEUR  DE LA SEMAINE:

 Nomination du vingtième Chef d'État-major de Tsahal Benny Gantz, Vice-Chef d'Etat Major, est nommé officiellement,  lors du Conseil des ministres hebdomadaire, au poste de Chef d'État-major par le Ministre de la Défense Ehoud Barak. La nomination intervient juste après l'annulation par le Contrôleur de l'Etat de la nomination de Yoav Galant.

 

Le gouvernement autorise: 11 millions de shekels seront versés  dans les deux ans à venir aux noyaux toraniques et communautaires laïques. Le parti du Y'houd HaLéoumi souligne que ce budget n'a été rendu possible que grâce à l'activité de leur député Ouri Ariel: «Les noyaux participent au renforcement de la base juive dans des lieux d'implantation menacés par les Arabes… La décision du gouvernement à partir d'aujourd'hui transforme les noyaux en organismes bénéficiant de la reconnaissance de la part d'institutions gouvernementales. Grâce à D.ieu, ce n'est qu'un début».

 

Moshe Ka'hlon, le nouveau ministre des Affaires Sociales, propose, à la suite de l'augmentation des prix (pain, sucre, œufs, transports) qu'une indemnité  mensuelle de 200 shekels soit attribuée aux familles démunies.

 

11e Colloque d'Herzliya: Shimon Peres, le Président de l'Etat, enjoint l'Autorité palestinienne de revenir à la table des négociations: «La paix favorisera le tourisme, l'ouverture d'usines modernes, d'entreprises communes dans les domaines vitaux  comme l'énergie, l'eau, la protection de l'environnement et le libre commerce, la nouvelle génération portera des I-Phones et non des pierres… Edifiez un Etat palestinien fondé sur la science et la technologie. En Israël, on a appris qu'il n'existe aucune contradiction entre la science et la religion».

 

 

7-02-2011

380 députés et sénateurs européens, Présidents et chefs d'Etat de la Communauté européenne sont les invités d'honneur de la Knesset. Dans le cadre du «renforcement des relations politiques et d'une meilleur compréhension entre l'Europe et Israël», les Parlementaires membres de l'Association des Amis Européens d'Israël (EFI – European Friends of Israël), participent au travail  de 8 Commissions de la Knesset et adoptent la Déclaration «Never Again» («Plus Jamais») rappelant la menace d'une nouvelle Shoah nucléaire par l'Iran.

 

Réouven Rivlin, le Président de la Knesset, déclare à l'occasion de cette rencontre historique: «malgré les différends et les différences d'opinion, la démocratie israélienne appartient à la famille des Nations du monde libre et en constitue une partie intégrante».

 

Knesset: Journée de l'Identité juive:

le Président de la Knesset, Réouven Rivlin déclare: «l'identité juive au sein de l'Etat d'Israël est une identité fondée sur les valeurs démocratiques… Le rôle majeur de la Knesset consiste à prouver que les principes juifs font partis intégrantes de notre mode de vie… Nous avons la véritable ambition de renforcer le Droit hébreu dans la législation… ces dernières années nous aimions définir ce qu'est un Etat démocratique, cependant nous avons échoué dans nos tentatives de définir ce qu'est un Etat juif». La Knesset, pour pallier à cette lacune, loue cette année, les services d'un juriste spécialiste en Droit hébreu qui aura pour tâche de conseiller les parlementaires sur les limites de la désobéissance civile, l'adoption d'enfants, le statut de la femme, les droits et les devoirs de l'élève et l'environnement et toute autre question à la lueur de la tradition hébraïque.  Sur la remarque de la députée Tsippi 'Hotobeli (Likoud) sur les mariages mixtes entre Arabes et Juifs (au nombre de 100 000), le député arabe Taleb A-Sana (Ra'am-Ta'al) soulève un tollé général en déclarant «la Journée de l'Identité juive» de «Journée raciste». S'associant au motif du député arabe, nombre d'organisations de femmes apparentées à la gauche radicale ont boycotté cette Journée l'identité juive.

 

Tsippi Livny, leader du Parti Kadima, participe au 11e panel du Colloque d'Herzliya: «En Israël juive et démocratique, une Constitution est obligatoire dans un Etat où tous ses citoyens sont égaux sans différence de culte et de nationalité».

 

Les organisations de gauche refusent de participer aux enquêtes parlementaires sur leurs fonds: «Les organisations comme  «Docteurs en faveur des droits de l'homme», Adallah et BeTselem entendent boycotter les Commissions d'enquête de la Knesset qui, sur la requête  de Israël Beïtenou et du Likoud, seront chargées de révéler leurs  sources de revenu. Les partis de la droite israélienne réclament plus de transparence dans la gestion d'associations d'intérêt public et national.  Dany Danon, député du Likoud répond: «Nous trouverons les moyens pour les contrôler et nous nous assurerons de fermer le robinet de millions d'euros d'organisations qui tentent de changer la démocratie israélienne».

 

A la cérémonie de départ du Chef d'état-major Gaby Ashkenazi, Shimon Peres déclare: «J'ai eu le mérite de travailler avec les 18 Chefs d'état-major qui te précédèrent et de les connaître… tu fus l'un des meilleurs Chefs d'état-major qu'ait connu Israël». Gaby Ashkenazi sera remplacé  à partir du 14 février par son successeur Benny Gantz.

 

La Municipalité de Jérusalem autorise la construction de 13 unités de logements pour les Juifs au sein du quartier arabe Sheikh Jarrah (Jérusalem-Est). L'avocat Elisha Peleg, à la tête du Likoud à la municipalité de Jérusalem: «Je considère les propos de ceux qui prétendent qu'il eût mieux valu que les Juifs ne construisent pas à L'Est de Jérusalem, comme racistes, ségrégationnistes et illégaux. J'espère qu'un très grand nombre de quartiers juifs seront construits à  Jérusalem».

 

8-02-2011

Le Ministère des Finances accepterait, à la suite de l'augmentation des prix et de la baisse du pouvoir d'achat, de relever le salaire minimum à partir du mois d'avril.

 

Protestation à l'encontre du Premier Ministre: lors de la réunion hebdomadaire du Likoud, le député Haïm Katz s'adresse à Benyamin Netanyahou et l'avertit: «Nous perdrons le pouvoir à cause de l'augmentation de l'essence». Guil'ad Arden, ministre de l'Environnement et Moshe Ka'hlon, ministre des Affaires Sociales, se joignent à la protestation.  

 

La Commission de l'Economie de la Knesset exempte le port du casque pour les plus de 18 ans en ville et sur les pistes cyclables.  Le port du casque reste obligatoire pour tous en zone interurbaine.

 

9-02-2011

Projet du Premier ministre Benyamin Netanyahou: annulation de la  taxe sur les carburants, augmentation du SMIC (4500 Shekels mensuels brut), annulation de la T.V.A. sur l'eau, l'essence et l'électricité et diminution  progressive ou générale du cout sur le m3 d'eau. Une indemnité est envisagée en faveur des classes défavorisées frappées par l'augmentation des prix. 400 millions de shekels seraient investis pour l'amélioration des transports publics.

 

 

10-02-2011

Rencontre du Premier ministre Benyamin Netanyahou avec le dirigeant de la Histadrout Ofer Eyni, Shraga Brosh, Président du Syndicat des industriels et Shlomoh Boukhbout, dirigeant des Pouvoirs locaux, regroupant et défendant l'intérêt des municipalités d'Israël. Le but la rencontre: éviter la grève générale due à l'augmentation des prix.  Le montant de ces mesures sociales s'élève à 4 milliards de shekels sur un budget annuel de 350 milliards de shekels.

 

Conférence de presse du Premier ministre Benyamin Netanyahou en compagnie du ministre des Finances Youval Shteïnitz qui décident, sous la pression publique, d'adopter nombre de revendications sociales.

4 mesures principales:

1-  Diminution de 10% des tarifs dans les transports publics,

2- Annulation de la taxe sur l'essence,

3- Diminution du coût sur l'eau. Toutefois, tout abus et gaspillage dans la consommation d'eau (piscine et arrosage de jardins) seront durement sanctionnés  par un barème adapté  à cet effet. 

4- Le salaire minimum augmentera de 450 shekels et s'élèvera à 4300 shekels.

Le ministre des Finances Youval Shteïnitz annonce que des coupes de 2% dans le budget des bureaux ministériels permettront de financer l'application de ces mesures à caractère social.

 

Israël attend  toujours son nouvel ambassadeur à L'ONU après le départ de Gabriela Shalev, le nom de Nathan Sharantsky est évoqué par Avigdor Lieberman

 

L'équipe d'Aschkel.info vous souhaite Shabbat Shalom.

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 09:09

 

 

 

BANNER SENTINELLE

 

La défaite déprimante de Yoav Galant


  
Jerusalem Post 07/

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=207244

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


La confrérie juridique a décidé de s’immiscer et de nous donner à tous une leçon abjecte sur l’état de la démocratie israélienne alors que de nouvelles menaces militaires se multiplient aujourd’hui.

 

   

Alors que les menaces contre Israël montent de toutes parts, le poste de chef d’Etat Major Général de Tsahal devient toujours plus concurrentiel.

En tête de liste des menaces, l’Iran. Alors qu’il est apparemment vrai que le virus informatique Stuxnet continue de faire des ravages sur le programme nucléaire de l’Iran, il est vrai aussi que l’Iran continue d’aller de l’avant, malgré tous les obstacles.

Les experts sont d’accord sur le fait que d’ici un à quatre ans, si l’Iran n’est pas stoppé, il  deviendra une puissance nucléaire.

En plus de son programme d’armement nucléaire, l’Iran continue d’étendre son réseau  d’influence et de contrôle sur la région. Sa toute dernière acquisition coloniale – le Liban a désormais rejoint Gaza et la Syrie comme marionnette iranienne.

Puis il y a l’Egypte. Le dictateur en chef de l’Iran Ali Khamenei a passé les deux dernières semaines depuis le début des manifestations anti-régime en Egypte, à fanfaronner que les troubles démontrent que l’étoile de l’Iran se lève. Le « réveil islamique » qui a prêté l’oreille à la révolution iranienne en 1979 se déploie devant nos yeux, dit-il.  

Et il existe un ensemble de preuves qui suggère que Khamenei se prépare à quelque chose. Dans un entretien au service persan de la BBC dimanche soir, Kamal al-Halbavi, membre de haut niveau des ‘Frères Musulmans’ d’Egypte, a exprimé l’espoir que l’Egypte aura un « bon gouvernment, comme le gouvernement iranien, et un bon président, comme M. Mahmoud Ahmadinejad, qui est très brave ».

Dimanche, le vice-président égyptien, Omar Souleymane a conduit des pourparlers avec des représentants des ‘Frères Musulmans’. Grâce au soutien du gouvernement Obama à la confraternité, le mouvement totalitaire islamique hors la loi est aujourd’hui considéré comme une force politique légitime dans l’Egypte de l’après Moubarak.

Le soutien du gouvernement Obama à ce groupe contre le président égyptien Hosni Moubarak souligne le troisième grand défi à la sécurité auquel Israël est confronté aujourd’hui. Tsahal devra maintenant développer une doctrine de bataille prenant en compte l’abandon apparent par les USA de la raison stratégique.

Des développements politiques en Egypte, ainsi que le sabotage du gazoduc de gaz naturel de l’Egypte vers Israël  à el-Arish, montrent que le front Sud est de nouveau actif après 30 ans. Tsahal doit se préparer à une guerre conventionnelle potentielle dans le Sud et le Nord. L’armée de défense d’Israël devra réapprendre à mener une guerre dans le désert. De nouveaux systèmes d’armes devront être développés et fournis. Des soldats devront recevoir une formation élargie.

L’armée régulière devra être largement accrue. Le budget militaire devra augmenter massivement. Les ressources du renseignement, déjà élargies, devront être significativement augmentées et adaptées pour répondre à de nouveaux enjeux.

En bref, les manières de Tsahal d’envisager la guerre, de planifier la guerre, de former pour la guerre et de mener la guerre devront toutes changer.

A la lumière de ces redoutables défis, le prochain chef d’Etat Major de Tsahal devra avoir l’attitude d’un révolutionnaire pour guider Tsahal à travers ce changement massif, et ordonner cela au cours de batailles complexes et peut-être existentielles.

Malheureusement, les chances d’élever un tel commandant en chef ont pris un coup la semaine dernière quand le Procureur Général Yehuda Weinstein a décidé d’obliger le gouvernement à annuler sa décision de nommer le Major Général Yoav Galant pour remplacer le chef d’Etat Major Général sur le départ le Rav Alouf Gabi Ashkenazi mardi prochain.
 
Galant était le commandant en chef que le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre de la défense Ehud Barak souhaitaient voir à la tête de Tsahal cette fois-ci. Par sa réputation d’intrépidité, d’innovation et de détermination à gagner les guerres, la nomination de Galant paraissait raisonnable. 

C’était particulièrement vrai face à l’aversion évidente d’Ashkenazi à user de la force. Ashkenazi a tiré une grande fierté de son refus constant de préparer Tsahal à lancer une frappe préventive contre les installations nucléaires de l’Iran contre les vœux exprimés par Netanyahou et Barak.

Ashkenazi a confirmé son commandement de Tsahal pendant l’Opération Plomb Durci comme modèle de l’utilisation effective de la force limitée. La véracité de cette déclaration est une question ouverte. En l’occurrence, Ashkenazi a envoyé la moitié de l’armée à Gaza et quand ils se replièrent, ils repartirent sans Gilad Schalit. De plus, ils laissèrent le Hamas toujours fermement aux commandes de la frontière internationale avec l’Egypte.

La profondeur de la participation d’Ashkenazi dans la campagne pour discréditer Galant et torpiller sa nomination est inconnue, bien qu’il soit clair qu’il joua un rôle certain pour exalter cette sape contre Galant au moins initialement. Des gens proches de l’Etat Major insistent sur la détermination d’Ashkenazi à saborder la nomination de Galant, alors que la décision d’Ehud Barak d’écourter le mandat d’Ashkenazi fût motivée par des rivalités et une animosité personnelles. Les questions stratégiques ont joué au mieux un rôle secondaire.

Le dossier contre Galant n’a rien à voir avec ses talents militaires. Galant aurait pris possession d’une terre de l’Etat autour de sa ferme dans le moshav [ferme collective, NdT] Amikam, sans autorisation. En vérité, cela était faux.

Mais ses actes n’étaient apparemment pas des actes criminels. Comme tout un chacun, on aurait pu s’attendre à ce qu’il paie une amende administrative et soit peut-être obligé de restituer les terres à l’Etat dans l’état où il les avait trouvées.

Quand Ehud Barak choisit Galant comme prochain Commandant en chef de Tsahal, il fit l’hypothèse que la nomination irait à son terme malgré l’opposition d’Ashkenazi et la campagne des media pour discréditer Galant. C’est la prérogative du ministre de la défense de sélectionner le chef d’Etat Major Général. Netanyahou accepta le choix de Barak et le gouvernement l’approuva. La Commission Turkel, mise en situation de s’assurer que les plus hauts fonctionnaires sont compatibles avec leur charge, a trouvé que l’appropriation fautive par Galant de terres de l’Etat n’était pas un acte le disqualifiant et ils ont approuvé sa nomination.
 
Mais alors la confraternité judiciaire a décidé d’intervenir et de nous donner une leçon abjecte sur l’état de la démocratie israélienne alors que de nouvelles menaces militaires se multiplient à ce jour. La confraternité judiciaire a décidé de nous rappeler l’héritage du président en retraite de la Cour Suprême et ancien Avocat Général Aharon Barak.

Et ce n’est pas joli.
 
En 1986, alors juge adjoint, Aharon Barak donna son accord pour soumettre le règlement de la Haute Cour de Justice à la requête d’une exigence de Yehuda Ressler pour que le Cour annule les exemptions de service militaire accordées par le gouvernement aux étudiants de Yeshiva. Le demandeur n’avait aucun enjeu personnel dans le dossier. Et par conséquent, il n’avait aucune cause à défendre devant la Cour et s’était vu de ce fait refuser une audience.

Pourtant Aharon Barak donna son accord pour auditer le dossier. Puisque il prit une décision en faveur de l’Etat, soutenant le projet d’exemption des étudiants de yeshiva ; sa décision passa largement inaperçue. Mais le précédent qu’il posa était révolutionnaire.

Depuis lors, tout un chacun pouvait adresser une requête à la Cour sur tout sujet. Chacun avait une cause à défendre. Tout était digne de procédure. La Cour était soudain investie du pouvoir de dénoncer les nominations et les décisions du gouvernement, les ordres de Tsahal, et les lois de la Knesset.

Puisque la Cour Suprême peut décider des dossiers qu’elle entendra, et puisque les Juges à la Cour Suprême ont dans l’ensemble des opinions uniformes sur le monde, elle a utilisé son pouvoir usurpé pour donner forme à la direction politique et sociale d’Israël, pour intimider la Knesset jusqu’à la servilité, pour entraver les pouvoirs du gouvernement dans la conduite du pays, et pour limiter la capacité de Tsahal à défendre le pays.
 
Cet état des choses est ce qui a permis au Mouvement Vert – parti politique environnemental sans intérêt direct avec la ferme de Galant au Moshav Amikam – de déposer une requête à la Cour Suprême et d’exiger que sa nomination soit annulée du fait de son appropriation présumée fautive d’une terre d’Etat. Le fait même que la Cour Suprême ait donné son accord pour entendre la requête en priorité était une attaque contre le pouvoir gouvernemental. 

Pourtant, puisque la question en jeu est administrative, et non pas criminelle, il n’est loin d’être sûr que la Cour Suprême ait eu à se prononcer contre la nomination de Galant.

Mais alors Weinstein décida qu’il n’était pas apte à défendre la nomination devant la  Cour et point final.

Jusqu’à l’époque d’Aharon Barak, le travail du Procureur Général était d’être le conseiller juridique du gouvernement et de représenter ses décisions devant les Cours. Après la révolution juridique d’Aharon Barak cependant, le travail de Procureur Général devint l’équivalent de celui d’un Haut Commissaire Impérial. Plutôt que de fournir des conseils au gouvernement, le Procureur Général dit aujourd’hui au gouvernement ce qu’il est autorisé à faire. Au lieu d’apporter au Premier ministre le soutien juridique à ses décisions, le Procureur Général définit maintenant la loi qui s’accorde à ses propres préférences et à sa convenance personnelle et ainsi, il limite de manière erronée la capacité du gouvernement à diriger.

Weinstein a obligé le gouvernement à annuler la nomination de Galant la semaine dernière, non pas en déclarant que l’usage fautif de terre gouvernementale par Galant était illégal. Weinstein refusa de défendre Galant contre la requête du Mouvement Vert parce qu’il déclara qu’il avait des « problèmes éthiques » pour défendre le dossier.

Avant la révolution juridique d’Aharon Barak, Weinstein n’aurait jamais imaginé d’agir comme un arbitre éthique du pouvoir gouvernemental. Et comme la décision de la Cour Suprême d’auditionner le dossier du Mouvement Vert, la décision de Weinstein de ne pas défendre la nomination de Galant a été une attaque directe contre le fondement du système démocratique d’Israël.

L’abus de pouvoir inhérent à l’action de Weinstein a été démontré dans toute son horrible ironie dimanche quand les media ont révélé que Weinstein lui-même est l’objet d’une enquête criminelle pour l’emploi illégal d’un travailleur étranger à son domicile. Comme le mésusage de la terre d’Etat par Galant, la décision de Weinstein d’engager un travailleur étranger pour entretenir sa maison ne fait pas de lui un criminel.

Cela le rend humain. Chacun commet de erreurs.

La conviction de Weinstein qu’il a le droit de servir comme Procureur Général malgré son manquement éthique alors que Galant devrait se voir refuser le droit de servir comme Commandant en Chef de l’Etat Major Général du fait de sa défaillance éthique nous indique que, comme ses collègues de la confraternité judiciaire, Weinstein s’est commis dans un comportement profondément préjudiciable. Si chacun est coupable de quelque chose, alors en trouvant Galant inadapté au service, Weinstein a utilisé un double standard inéquitable.

C’est cette injustice fondamentale et cette discrimination qui est au fondement de la révolution judiciaire d’Aharon Barak. Parce que si chacun a une cause à défendre, et si tout est digne d’une procédure, alors par définition, décider qui aura une audition et ce qui sera jugé implique l’utilisation de doubles standards préjudiciables. Seuls des critères clairs selon une norme juridique et une assignation judiciaire empêchera la détérioration de l’application de la loi en une férule d’avocats. 

Dans ce qui devrait être considéré comme une démonstration scandaleuse de lâcheté, Netanyahou et Ehud Barak ont docilement accepté la décision de Weinstein et débarqué Galant. A sa place, ils ont nommé le Major Général Benny Gantz comme futur Chef d’Etat Major Général. Gantz a la réputation d’être un Commandant dénué d’imagination et doté d’une aversion pour le risque.

Dans le même temps, la nomination de Gantz est aussi mise en cause par la Cour Suprême. La famille du soldat Mahdat Youssef, tombé au champ d’honneur, mort à Naplouse en 2000 sous le commandement de Gantz déclare que celui-ci se comporta mal pendant la bataille et devrait être disqualifié pour servir comme chef d’Etat Major. Les problèmes légaux impliqués sont, disons le franchement, inconnus. Mais faites confiance aux Juges. S’ils pensent que cela servira leurs intérêts d’empêcher Gantz de servir, ils auditionneront la requête.
 
Quelque part hors d’ici, les ennemis d’Israël rient à gorge déployée.
 

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