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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 08:24

 

 

 

 

 

Sur le site Time.CNN.com, 19 janvier 2011

Texte original anglais : "A Response from the Office of Israel's Prime Minister, Benjamin Netanyahu" [Une réponse du Bureau du Premier ministre d'Israël, Benjamin Netanyahu].

Traduction française : Menahem Macina

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Cher Monsieur Stengel,

 

Je voudrais attirer votre attention sur un article récent paru dans Time et intitulé “Israel’s Rightward Lurch Scares Some Conservatives”. [La dérive droitière d’Israël effraie certains Conservateurs]. J’espère que vous reconnaîtrez que le parti pris évident de cet article et ses nombreuses déformations de la réalité ne sont pas dignes du niveau de votre prestigieux magazine.

Dans cet article, Israël est décrit comme glissant vers le fascisme. Votre correspondant parle du Shin Bet israélien (équivalent du FBI), comme d’une « police secrète » ; il affirme que le gouvernement israélien « assimile de plus en plus le dissentiment à de la déloyauté », et accuse le Premier ministre de « s’inspirer des Etats autoritaires voisins ».

Mais votre correspondant n’a pas estimé nécessaire d’informer vos lecteurs de quelques faits.

Les serments d’allégeance sont chose commune dans la plupart des pays démocratiques, y compris aux Etats-Unis. Les citoyens qui accèdent à la nationalité américaine jurent fidélité à sa Constitution et s’engagent à défendre le pays contre « tous ses ennemis étrangers et de l’intérieur ». Le serment proposé par Israël demandera à ses citoyens naturalisés de prêter serment à Israël en tant qu’Etat juif et démocratique, en des termes directement extraits de notre Déclaration d’Indépendance.

D’ailleurs, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Italie ne sont que quelques-uns des nombreux pays où la citoyenneté peut-être retirée pour diverses infractions qui sont définies comme menaçant des « intérêts nationaux ». Ces pays européens ne sont-ils pas démocratiques ?

Aux Etats-Unis, le Sénateur Joe Leiberman a proposé l’année dernière un projet de loi visant à « ajouter le fait de se joindre à une organisation terroriste étrangère, ou de commettre ou soutenir des actions hostiles contre les Etats-Unis ou ses alliés, sur la liste des actes pour lesquels des citoyens américains peuvent perdre leur nationalité ». La démocratie américaine est-elle menacée par un tel projet de loi ?

Pour ce qui est de la remise en question de la légitimité du financement d’ONG israéliennes par un gouvernement étranger, la mention de la Loi américaine sur le Recensement des Agents Etrangers – Foreign Agent Registration Act (FARA) – eût permis d’offrir une image plus équilibrée de la situation.

Cette loi exige que toute organisation faisant du lobbying aux Etats-Unis, et qui reçoit de l’argent de personnes étrangères, sans parler de gouvernements étrangers, doit, entre autres choses, s’inscrire comme agent étranger au Département de la Justice et permettre au Procureur Général d’examiner toutes ses activités.

Il est difficile d’imaginer qu’un pays démocratique accepte que des gouvernements étrangers interviennent dans ses affaires intérieures, en finançant les activités de groupes locaux qui non seulement critiquent une politique gouvernementale particulière, mais attaquent également le fondement même de l’Etat.

Que ferait le gouvernement britannique si le gouvernement français finançait activement une ONG britannique qui chercherait à supprimer la monarchie ? Que feraient les Etats-Unis si le gouvernement iranien finançait des ONG qui font pression pour un retrait des forces américaines du Moyen-Orient ?

Il y a un vigoureux débat public en Israël, y compris au sein du Likoud, sur la meilleure manière de régler le problème du financement étranger d’ONG locales. Les propositions vont du lancement d’une investigation parlementaire, jusqu’à des lois interdisant ou limitant un tel financement, et des mesures qui assurent une totale transparence. Loin d’être le signe d’une dérive d’Israël vers le fascisme, le débat actuel en Israël témoigne de la réelle vigueur de notre démocratie.

Finalement, contrairement à ce qu’insinue votre correspondant, le Premier ministre Netanyahu a condamné publiquement et avec force les sentiments racistes mentionnés dans cet article. Par exemple, voici ce que le Premier ministre a dit, lors de l’ouverture du Concours Biblique annuel, devant un public composé en majorité de Juifs observants, quelques heures après avoir eu connaissance de la lettre appelant des Juifs à ne pas louer d’appartement à des Arabes :

« Il y a des non-Juifs parmi les citoyens de ce pays. Que ressentirions-nous si quelqu’un disait de ne pas vendre des appartements aux Juifs ? Nous serions scandalisés, et, en vérité, nous sommes scandalisés d’entendre de telles choses dans les pays voisins et où que ce soit. De telles déclarations ne doivent pas être faites, ni à propos de Juifs, ni à propos d’Arabes. Elles ne doivent être faites dans aucun pays démocratique, et certainement pas dans un pays démocratique juif qui respecte les valeurs morales de l’héritage juif et de la Bible. C’est pourquoi l’Etat d’Israël rejette catégoriquement ces choses-là.

Comparez cette déclaration sans équivoque du dirigeant israélien avec la loi de l’Autorité Palestinienne qui décrète la peine de mort pour quiconque vend un terrain à des Juifs. De telles lois ne sont que trop communes dans un Moyen-Orient où des Chrétiens sont persécutés, des homosexuels pendus en place publique et des femmes lapidées pour adultère.

En Israël, les choses sont différentes. Ici, nous protégeons les droits des femmes, des homosexuels et des minorités, dont ceux des 20% d’Israéliens qui sont Arabes, qui bénéficient de la liberté d’expression et de religion, et des protections garanties par des tribunaux indépendants et par l'application de la loi.

En Israël, chaque décision est examinée au microscope par l’un des plus vastes contingents de presse étrangère, par les centaines d’organisations de droits de l’homme et d’ONG qui opèrent ici en toute liberté, par une presse locale accusatoire célèbre et majoritairement critique, et par une bruyante opposition parlementaire.

Israël a soutenu ses valeurs démocratiques, malgré les menaces auxquelles nul autre pays n’est confronté sur la terre. Tout en se défendant contre des guerres d’agression, des campagnes de terrorisme sans équivalent, et des menaces continuelles d’anéantissement, Israël a, en matière de protection des droits, un palmarès, qui soutient avantageusement la comparaison avec celui de n’importe quelle démocratie, surtout celles qui sont menacées.

Même en période de paix, d’autres démocraties édictent des lois qui seraient inconcevables en Israël. La Suisse interdit les minarets, et les limitations du port du foulard ont été approuvées en Europe, pas en Israël.

Un dernier point concernant la couverture de presse au Moyen-Orient. En 2000 , après qu’une station de télévision italienne (RAI) eut été menacée par l’Autorité Palestinienne pour avoir diffusé le film d’une foule palestinienne qui lynchait deux soldats israéliens, la RAI avait publié des excuses honteuses [*]. De même, en 2003, CNN a admis qu’elle avait enterré des reportages négatifs sur le régime de Saddam, pour que son personnel puisse continuer à travailler en toute sécurité à Bagdad.

Je puis vous assurer que, si partiale et inéquitable que soit la couverture de vos correspondants concernant Israël, ici, ils seront toujours libres d’écrire ce qu’ils veulent. Bien entendu, Time est également libre de ne pas le publier. 

 

© Ron Dermer

Conseiller expert du Premier ministre

 

[Texte aimablement signalé par JSS.]

--------------------

Note du traducteur

[*] Voir: "Excuses de R. Cristiano à l’AP pour son reportage sur le lynchage de deux réservistes israéliens" ; "Quand la chaîne nationale de télévision italienne faisait allégeance à l’Autorité Palestinienne".[if gte mso 9]><![endif][if gte mso 10]> <![endif][if gte mso 9]><![endif][if gte mso 9]>


Mis en ligne le 19 janvier 2011, par Menahem Macina, sur le site France-Israël.org


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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 19:09

 

 

 


Yéochoua 2 couvyeochoua4

 

 

Barak et le jeu démocratique


 par Yéochoua SULTAN  

 Pour aschkel.info  et lessakele . 


On pourrait presque faire dire à Ehoud Barak que la démocratie, c'est un grand mot, et qu'aux grands mots (maux) les grands remèdes.

Je n'y comprends rien en politique. Bien entendu, on peut me remettre cyniquement à ma place, en m'indiquant que dans ce cas il vaut mieux se taire et laisser agir les spécialistes. Il ne s'agit pas pourtant ici de défendre un parti politique, ou les idées qu'il est censé représenter. Il s'agit en fait d'un constat de manœuvres déontologiquement condamnables mais techniquement efficaces. Lorsqu'Ehoud Barak a annoncé qu'il quittait le parti travailliste pour fonder une nouvelle formation égocentrée, le terme עצמאות   indépendance, étant proche du mot עצמיות   qui peut se comprendre dans le sens d'égocentrisme      - n'oublions pas que Barak, en tant que Premier ministre avait tenu jusqu'au bout, même en minorité politique – d'aucuns avaient cru comprendre qu'il démissionnait par la même occasion de son poste de ministre de la Défense. C'est en effet une déduction logique. L'intéressé aurait dû déclarer: «J'ai été élu par les électeurs du parti travailliste, même si le mérite m'en revient, et je suis entré dans le gouvernement en tant que représentant de mes électeurs du parti travailliste. Tout compte fait, ça ne me convient pas, ou plus, et je préfère recommencer à zéro avec un parti de ma fabrication qui correspond mieux à mes idées. Donc, je rends le mandat au parti travailliste, que je compte bien battre aux prochaines élections. Le public pourra alors se prononcer et m'approuver ou me désapprouver. Je suis prêt à prendre ce risque.»

Il est vrai que, techniquement, il n'est pas possible de fonder un nouveau parti tout seul, en pareilles circonstances. Avant de surprendre ses concurrents, c'est-à-dire les rebelles de son parti, et de les prendre de vitesse, il a su s'entourer de collaborateurs qui font de facto de son parti le plus petit et le plus riche en ministères. Nous nous retrouvons donc dans une situation dans laquelle un parti qui n'a pas été élu, et dont personne n'avait entendu parler jusqu'à hier, maintient dans ses mains les rênes du pouvoir.

Ce genre de combine n'est pas nouveau. Le parti Kadima a été fondé exactement de la même façon. Ce qui est encore plus incompréhensible, c'est que l'électorat ne condamne pas ces manœuvres, puisque nombreux sont ceux qui ont voté pour ce parti par la suite, confirmant leur soutien à ce procédé sans précédent. Il est vrai que certains votent plus pour le politicien que pour le parti qu'il représente, un peu comme l'admirateur d'un joueur de foot continuera à le suivre, quelle que soit l'équipe qu'il représente, et dans certains cas quel que soit le pays. Quoique, dans ce dernier cas, certains se sentent trahis par le joueur qui finalement montre qu'il ne joue pas pour un quelconque idéal sportif ou patriotique mais qu'il se donne au plus offrant. Voila pour la parabole. De la sorte, un Premier ministre qui devait, selon le programme pour lequel il avait été élu, revendiquer et défendre le droit des Juifs sur la terre d'Israël, s'est mis à les chasser de chez eux. Ce qui lui est arrivé juste après suscite aussi chez beaucoup un certain cynisme qui touche, contrairement à ce que l'on aurait pu s'attendre, des gens qui se définissent comme peu ou pas religieux, mais qui n'hésitent pas à tester la réaction de ceux qui le sont: «Alors, comme ça, celui qui touche aux Juifs sur la terre d'Israël est frappé et immobilisé, entre la vie et la mort? En tout cas, il est puni pour ses actes, puisqu'il l'a fait, et non pas pour ses intentions, puisqu'il allait très bien jusqu'avant.» Les critiques sous-jacentes sont à deux niveaux: en d'autres terme, la remarque consiste à signifier aux religieux qu'ils ne doivent pas trop compter sur une aide miraculeuse, mais qu'ils doivent s'estimer heureux du moment que tout le monde est perdant. Pour la première interpellation, on peut effectivement répondre que même pour le Premier et le Second Temple, ainsi que pour tous les exils, s'il n'y avait pas une volonté divine d'en accomplir la destruction ou la réalisation, tout aurait pu être empêché avant. Les textes bibliques et les prophéties qui y figurent ne manquent pas d'avertissement selon lesquels le courroux finirait par conduire à ces événements terribles, pour amener de loin un peuple destructeur dont on ne connaîtrait pas la langue. Pour la seconde, on peut se montrer plus pragmatique. En effet, ne disposant pas de prophétie précise, on ne peut établir un fait scientifique à partir d'une seule et unique observation. Il faudrait que plusieurs dirigeants d'affilée se laissent aller à des agissements semblables pour voir s'ils sont plongés juste après dans un coma profond. Mais il est à craindre que les candidats au rôle de cobaye ne se bousculent pas, sans vouloir susciter des vocations ni réveiller la mesure de rigueur. Un Premier ministre ayant, il y a peu, décrété une interdiction de la construction de plusieurs mois a dû être hospitalisé pour subir toutes sortes d'examens médicaux, concours de circonstances ignoré. Mais il ne faut pas s'inquiéter, les médecins l'ont déclaré en bonne santé.

Outre la formation arbitraire d'une génération spontanée de nouveaux partis que ni la morale ni la loi ne semblent contrecarrer, et dont les conséquences peuvent être dramatiques ; un autre subterfuge, celui des transfuges, a été exploité auparavant par le gouvernement qui a imposé les remises en liberté massives de terroristes et leur armement, à savoir les accords d'Oslo. Deux députés du parti de droite צומת  (croisée des chemins) étaient tranquillement passés à gauche avec leur arme que représentait leur force parlementaire. Là non plus, ils n'avaient pas rendu leur mandat en reconnaissant qu'ils avaient été élus pour des idées qu'ils ne représentaient plus, trahissant tranquillement leurs électeurs.

Il est assez déplorable de devoir constater que l'avis, voire la vie, des électeurs importe peu. Ils servent à se faire élire et prendre le pouvoir pour l'ignore ensuite, voire œuvrer pour son mal. Les plus grands défenseurs de la démocratie, à les entendre, sont aussi les plus farouches opposants au principe du référendum, comme nous l'avons vu récemment lors du vote de la loi garantissant la souveraineté sur le Golan ou sur tout territoire annexé à l'Etat d'Israël après 48. Personne ne s'est étonné de voir que ce sont toujours les mêmes qui se préoccupent le moins de la sécurité et des intérêts d'Israël. Pour conclure, on peut dire simplement que l'actuel ministre de la Défense est responsable ou coresponsable de deux guerres, l'une concernant une agression par le Nord, conséquente au retrait du Sud-Liban et à l'abandon des alliés représentés par l'Armée du Liban Sud, Tsadal, qui vivait en symbiose avec Israël ; il s'agit de la Seconde guerre du Liban ; et l'autre du Sud-ouest, avec les bombardements depuis Gaza de Sdérot, Ashkelon, puis Béer-Cheva et Ashdod, qui ont mené à l'opération militaire Oferet Yeçouka. Ce qu'il manque encore au tableau de chasse du chef de la toute nouvelle formation, c'est une agression par l'Ouest, et elle semble motiver son acharnement à ne pas quitter la vie politique, et surtout ce qui est lié à la sécurité et à la défense du pays.     

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 10:16

Afficher ou pas les vérités, le dilemme de Jérusalem

par Efraim Inbar, professeur de Sciences Politiques à l'université Bar-Ilan et directeur du Centre d'études stratégiques Begin-Sadate, Perspectives n° 125


 

Article publié le 13 janvier 2011

 

Titre original : Lieberman and the Naked Emperor (Liberman et l'empereur nu) *

 

Traduction :http://www.objectif-info.com/index.php?id=1540

 

Résumé : Le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman ne mache pas ses mots en politique; il rencontre donc souvent des oppositions sur la scène intérieure et à l'étranger. Mais en dépit de son style pas vraiment diplomatique, ses points de vue sur des questions comme le "processus de paix" ou les relations entre Israël et la Turquie sont représentatives d'une grande majorité de l'opinion publique israélienne, et ses analyses sont souvent pertinentes.

Nous sommes inondés de réactions critiques suite aux déclarations tonitruantes du ministre des affaires étrangères israélien Avigdor Lieberman. On trouve qu'il porte atteinte à l'image internationale d'Israel. A l'évidence, le politiquement correct n'est pas sa principale préoccupation. Il faut reconnaître cependant que le style pas très diplomatique de Lieberman, parfois embarassant, est loin de se réduire à un petit parler-vrai.

 

Dans une certaine mesure, Lieberman intervient sur le terrain de la politique intérieure, essayant de se poser comme le chef de la droite. Les questions qu'il a récemment soulevées, comme le serment d'allégeance, la loi sur les conversions, et le financement étranger des ONG relevant de la défense des droits de l'homme ont en effet un petit gout de populisme et semblent être des remèdes simplistes à des problèmes complexes.Et la brutalité de son discours a forcé à plusieurs reprises le premier ministre Binyamin Netanyahou, un représentant très typique de l'Etat juif, à publier des mises au point pour prendre ses distances avec l'enfant terrible de la politique israélienne.Netanyahou préfère avoir une image d'homme d'Etat et de responsable avisé.

 

Mais voila, Lieberman dit souvent la vérité toute nue. Penchons-nous sur ses propos "provocateurs" et "irresponsables" concernant les Palestiniens et les Turcs.

 

Les chances de conclure un accord définitif dans un proche avenir avec les Palestiniens, disons dans les 12 à 36 mois, sont en effet nulles, comme Lieberman l'a affirmé. L'Autorité palestinienne n'est pas disposée à faire la moindre concession dans les négociations de paix sur Jérusalem ou sur les réfugiés.Elle refuse de reconnaître Israël comme Etat-nation juif. Lieberman a également raison de dire que l'Autorité palestinienne n'a aucune légitimité pour passer un accord avec Israël.Le régime corrompu d'Abu Mazen survit grace aux baïonnettes israéliennes qui assurent sa défense contre le Hamas. C'est ce que Lieberman a dit, et son analyse est correcte.

 

D'ailleurs, son point de vue reflète l'opinion ordinaire d'une grande majorité d'Israéliens. Ils conviennent aussi qu'il n'y a pas de partenaire palestinien pour arriver à une paix pleine et entière.

 

Alors, pourquoi est il si terrible de dire la vérité ?

 

De même, l'analyse de Lieberman sur le comportement du gouvernement turc en place est tout à fait pertinente. Au cours des deux dernières années, sous l'éide du premier ministre Tayyip Erdogan, la Turquie n'a pas manqué une occasion d'engager un combat contre Israël, et Jérusalem n'y peut rien, sauf attendre des temps meilleurs. La Turquie conduite par Erdogan ne désire pas avoir de bonnes relations avec Israël, principalement parce que sous son impulsion ce pays s'éloigne de l'Occident et donne à sa politique étrangère une coloration de plus en plus islamique. Des sentiments antisémites alimentent également l'hostilité envers Israël. Les Israéliens approuvent le refus de Lieberman d'être le "punching ball de la Turquie". Ainsi, il est perçu comme insensé de faire des excuses et de payer des compensations à ceux qui ont envoyé les terroristes d'IHH au secours du régime du Hamas à Gaza.

 

A vrai dire, l'affirmation de Lieberman que c'est la Turquie qui doit des excuses à Israël semble plus logique. C'est probablement ce qui parait juste à la plupart des Israéliens, qui ont été les témoins du traitement brutal infligé aux commandos navals de leur armée sur le bateau turc aux mains de prétendus "activistes de la paix."

 

De même, la demande de Lieberman pour l'institution d'un serment de fidélité est bien en accord avec l'opinion de la majorité des Israéliens. Les dirigeants arabes israéliens haussent de plus en plus le ton et deviennent violents dans leur soutien à l'irrédentisme palestinien, tandis que les juifs israéliens veulent qu'ils restent sous contrôle. La plupart des Israéliens aussi sentent instinctivement que le rabbinat aux mains des ultra-orthodoxes est beaucoup trop étriqué et malveillant dans son attitude face aux Russes israéliens qui veulent se convertir au judaïsme.

 

Un autre "bingo" pour Lieberman.

 

L'attaque de Lieberman contre les O.N.G de gauche qualifiées de cinquième colonne, touche également une corde sensible chez beaucoup d'Israéliens qui en ont assez de voir Israël accusé de violations des droits de l'homme quand il fait usage de la force. Après tout, l'armée fait en permanence des efforts considérables pour aboutir à un comportement admirable.

 

La vérité est souvent désagréable. En conséquence, la recherche apparemment noble et incessante d'une formule de paix qui n'existe pas est préférable pour beaucoup au constat de cette mauvaise nouvelle qu'il n'y a aucune chance d'en finir bientôt avec le conflit israélio-palestinien. Les concessions israéliennes incroyablement généreuses consenties par Ehoud Barak et Ehoud Olmert n'ont pas permis d'aboutir à la paix en raison de l'appétit insatiable des Palestiniens.

 

Néanmoins, il est difficile se débarasser des formules et des interprétations dont on ne veut pas démordre.Le blocage du "processus de paix" et ses conséquences sous-jacentes ne sont pas propices à des vues neuves sur cette impossibilité, 17 années durant, de combler les divergences entre les Israéliens et les Palestiniens.

 

De même, réaliser que des initiatives diplomatiques ou des formules intelligentes ne peuvent pas stabiliser les relations avec la Turquie qui a choisi le parti de l'Islam radical n'encourage pas à un optimisme qui serait bien infondé. On ne retient pas l'éventualité qu'ignorer la réalité peut être plus dangereux que poursuivre des politiques peu réalistes.

 

Lieberman ne manque pas de pertinence quand il souligne que le flux de fonds étrangers en direction des ONG israéliennes est une question sérieuse qui doit être traités au fond. C'est particulièrement indispensables parce que certaines de ces O.N.G. sont manifestement engagées dans un programme de diabolisation d'Israël caché derrière un discours sur les droits de l'homme.

 

Le gouvernement israélien actuel comprend cette déprimante réalité, bien qu'une analyse froide exige probablement de s'accomoder de toutes ces falsifications pour ne pas déplaire au reste du monde.Après tout, dire la vérité pourrait confiner Israel dans un isolement encore plus grand. Mentir, c'est ce que le monde attend de Jérusalem, et au moins à court terme, ces mensonges servent sans doute le mieux les intérêts d'Israël. Mais à plus longue échéance cela peut s'avérer extrêmement coûteux.

 

Lieberman n'en a rien à faire. Ill joue le rôle du petit garçon révèle l'imposture sur les habits neufs de l'empereur*. Mais contrairement au petit garçon naïf de cette fable célèbre, Lieberman est un politicien habile. En exposant la vérité dans toute sa nudité il ratisse des votes. Après tout, la vérité a un certain écho parmi les électeurs israéliens.

 

C'est là le dilemme d'Israël.Qui défend la ligne diplomatique la plus pertinente et la plus avisée : Netanyahou ou Lieberman ?

 

Efraim Inbar est professeur de sciences politiques à l'université Bar-Ilan et directeur du Centre d'études stratégiques Begin-Sadate.

 

Note du traducteur:

 

L'auteur renvoie au conte d'Andersen : "Les habits neufs de l'empereur". Dans son habit neuf l'empereur était nu et tout les monde faisait mine de ne pas le voir. C'est alors qu'un petit garçon s'écrie "Mais il n’a pas d’habit du tout ! "...

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 13:14

 

 

 

 

 

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Pour aschkel.info et lessakele

 

 

 

Le dernier épisode des négociations de paix entre Israël et l’Autorité Palestinienne, s'est dégonflé du jour au lendemain.

Pourtant, la presse nous a bien nourris de scénarios officiels, en présence bien sûr, du parrain Obama, mais aussi de celle du roi de Jordanie ainsi que celle du Président égyptien Hosni Moubarak.

Ces négociations qui se voulaient directes, ont longtemps piétiné sur la construction en Judée Samarie, ainsi qu'à Jérusalem, mais aussi sur le principe de reconnaissance par l’A.P, d'Israël en tant qu’Etat juif.

En lieu et place de négociations directes, nous constatons une position de l’A.P qui se résume en trois points :

*Pas de négociations avec Israël, sous couvert de « pas de négociations avec le gouvernement Netanyahou ».

*Une initiative longtemps gardée secrète : lareconnaissance par certains pays émergeants de l'Etat palestinien. Parmi ces pays, on note le Brésil et d'autres pays d’Amérique du Sud.

*Une accélération et une amplification de la politique de délégitimation d'Israël longtemps orchestrée par l’A.P et qui n'a jamais eu un jour de répit, même lorsque les rencontres en grandes pompes eurent lieu à Washington sous la houlette de Barak Hussein Obama et de la Secrétaire d'état, Hillary Clinton.

Cette valse endiablée, fut suivie de près par certains leaders israéliens, dont Ehoud Barak et Tsipi Livni. Les médias israéliens avaient annoncé l'échec de ces négociations avant même leur tenue. C'est à croire qu'ils étaient de mèche et pour cause, les médias sont l'arme de la gauche israélienne. Y-aurait-il un lien entre cette annonce prématurée et les déplacements fréquents de Barak et de Livni à Washington ? Barak se déplace aux U.S.A une fois par mois, quant à Livni, forte de son prestige auprès d'Hillary Clinton, elle ne cesse d'accuser Netanyahou de l'échec des pourparlers, et d'ajouter que ce dernier serait responsable de l'image de marque catastrophique qu'aurait Israël à l'Etranger selon sa dernière déclaration. Nous serions tentés de demander : mais que fait-elle pour y remédier, elle qui brandit le Sionisme à toute déclaration.

Netanyahou se retrouve responsable de l' «OPA» palestinienne envers Israël.........

LIRE LA SUITE >>> coup de gueule36 (1) aschkel ICI

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 08:09

DIPLOMATIE : AVIGDOR LIEBERMAN FAIT-IL MINISTERE A PART ?

DEC 201027

http://www.israelvalley.com/edito/29656-israel-diplomatie-avigdor-lieberman-fait-il-ministere-a-part

 


Par Mati Ben-Avraham
Publié le long


C’est du moins, semble-t-il, l’opinion de la présidence du Conseil qui a répliqué laconiquement à une nouvelle incartade du ministre des Affaires étrangères par ces mots : « Les opinions émises par Avigdor Lieberman ne représentent que lui-même ! »

C’était hier, lors du traditionnel forum de fin d’année des ambassadeurs. Dans un premier temps, le chef de la diplomatie israélienne a critiqué acerbement la politique menée par Binyamin Netanyahou vis-à-vis des palestiniens. Parce que, dit-il, c’est entretenir une illusion que de vouloir parvenir à un accord avec l’Autorité palestinienne dans un an. Peut-être dans 20 ans, dans trente ans! Pour lui, les palestiniens ne sont pas intéressés à un quelconque accord, même sir Israël leur offrait Tel-Aviv en tant que capitale, ou acceptait de revenir au plan de partage de l’ONU, de fin novembre 1947.

Et d’accuser la partie palestinienne de double langage : d’une part déclarer urbi et orbi vouloir parvenir à un accord-cadre avec Israël mais, d’autre part, mener une véritable guerre diplomatique contre Israël, dans le but d’obtenir la reconnaissance par la communauté internationale d’un Etat palestinien, proclamé unilatéralement, sans passer donc par un accord bilatéral entre les deux parties.

D’autre part, Avigdor Lieberman a pris la présidence du Conseil à contre-pied, en ce qui concerne la Turquie. Pas question d’excuses israéliennes pour amadouer Ankara, a-t-il martelé. A ses yeux, si quelqu’un se devait de présenter des excuses dans l’incident meurtrier du Marmara, c’est la Turquie, et la seule Turquie.

Alors, le ministre s’est-il laissé emporter par son caractère, qui l’amène souvent à s’oublier, à faire fi de toute convenance diplomatique? Rien de moins sûr. Son parti, Israël Beytenou, a le vent en poupe. Il s’est lancé dans une offensive parlementaire qui a accru sa popularité, tout en embarrassant le premier ministre. Sa sortie d’hier, devant un parterre d’ambassadeurs, qui médusés, qui amusés, entre peut-être bien dans le cadre d’une stratégie de politique politicienne, destinée à renforcer son potentiel électoral. Et de fait, en clamant tout haut ce qu’une bonne partie de l’opinion publique pense tout bas, Avigdor Lieberman sait engranger des voix. Les derniers sondages ne le donnent-ils pas déjà au-delà des 20 mandats en cas d’élections législatives anticipées ?

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 10:06

 

Israël/Gaza - rapport de l'aide humanitaire livrée aux Gazaouis - 

 

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par Aschkel

Pour © 2010 aschkel.info et © 2010 lessakele

 

Le Gouvernement israélien, de concert avec l'armée israélienne,coordonne  l'aide humanitaire et l'aide au développement à la population civile de la bande de Gaza sur une base quotidienne. Le rapport décrit en détail ci-après portent sur les activités transfrontalières pour  12-18/12 2010.

Pendant cette période, un total de 917 chargements de camions sont passés d'Israël à Gaza avec 22.167 tonnes de marchandises, d'aide humanitaire et d'aide au développement pour la population civile de Gaza. 180 camions de matériaux de construction ont été transférés dans la bande au cours de cette période.

En outre, 909.664 litres de  carburant Diesel   ont été transférés à la centrale électrique de Gaza, et 457 tonnes de gaz domestique ont été transférés dans la bande de Gaza. 263 patients ont  quitté Gaza pour un traitement médical et 238 membres d'organisations internationales sont entrés dans la bande. 

[NDLR Pendant ce temps les terroristes avides de sang lancent des roquettes et autres engins de morts dans le seul but de tuer des civils]

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 21:39

 

 

POLLARD : c 'est le moment de crier

 

 

  
Jerusalem Post 21/

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=200329

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

 

 

Il y a peu de chances pour qu’une campagne publique permette d’obtenir la libération de Pollard. Mais si Israël veut vraiment faire quelque chose, ses actions doivent se concentrer dans le domaine public.

 

   

La nouvelle campagne appelant à la libération de l’agent israélien Jonathan Pollard emprisonné aux USA est de beaucoup de manières dans un drôle d’état. Pollard a été arrêté en 1985 et condamné pour un chef d’inculpation : le transfert d’information classifiée à Israël alors qu’il servait dans le renseignement de la marine américaine. Il plaida coupable pour cette accusation dans le cadre d’un accord de ‘plaider-coupable’ selon lequel le procureur des USA promettait de ne pas requérir une condamnation à perpétuité.

 

Malgré cela, Pollard fut condamné à perpétuité. Jusqu’à ce jour, il a purgé 25 ans, pour la plus grande partie à l’isolement et dans des prisons de très haute sécurité. Sa santé est médiocre. Il a exprimé de façon répétée du remords pour son crime.

 

La sentence de Pollard et le traitement qu’il reçu sont très disproportionnés par rapport aux condamnations appliquées à des agents d’autres gouvernements étrangers amis, pris à voler de l’information classifiée aux USA. Leur sentence moyenne est de sept ans de prison. D’ordinaire, ils accomplissent leur peine dans des prisons de sécurité minimale ou moyenne, et ils sont couramment libérés au bout de quatre ans. 

 

Les seuls coupables ayant eu des sentences similaires sont les espions soviétiques Robert Hanssen et Aldrich Ames. Alors que Pollard a transmis de l’information à Israël pendant 18 mois, Ames et Hanssen ont tous deux servi les Soviétiques – ennemi principal des USA – pendant des décennies. Leur travail d’espions a mené à la mort nombre d’agents américains opérant derrière le rideau de fer.

Pollard fut condamné à perpétuité parce que le secrétaire d’Etat à la défense d’alors, Caspar Weinberger, rédigea une note d’impact au juge en charge de l’affaire, dans laquelle il insinua qu’il avait transféré de l’information à l’Union soviétique ainsi qu’à Israêl. Weinberger aurait attribué la mort d’agents américains aux activités de Pollard.

 

On prouva que les accusations de Weinberger étaient fausses suite aux arrestations postérieures de Hanssen et Ames. Comme il s’avéra, le dommage que Weinberger avait attribué à Pollard était lié aux actes d’espionnage de ces deux-là.

 

Au cours des cinq dernières années, avec une pression accrue au cours des derniers mois, plusieurs anciens officiels américains de haut rang, qui avaient connaissance de première main des activités de Pollard, ont lancé un appel à sa libération immédiate. L’ancien directeur de la CIA, R. James Woolsey a déclaré que, contrairement aux allégations de Weinberger, aucun des documents volés par Pollard n’a été transféré aux soviétiques ou à un autre pays. Il y a quelques mois l’ancien sénateur Dennis de Concini, ancien président du Comité de sélection du renseignement au Sénat, envoya une lettre au  Président Barack Obama pour lui demander de libérer immédiatement Pollard de prison. Et en octobre, Lawrence Korb, qui servit comme secrétaire adjointe à la défense sous Weinberger, devint l’un des championnes les plus déclarées de la libération de Pollard. Korb travaille actuellement pour le ‘Center for American Progress’, étroitement lié avec la Maison Blanche d’Obama.


L’intérêt renouvelé pour la détresse de Pollard a recueilli beaucoup d’attention de la part des media locaux aussi. Après l’appel initial de Korb dans un éditorial de couverture publié dans le ‘Los Angeles Times’ en octobre, le journal Ma’ariv a publié un article important dans son supplément d’information de fin de semaine sur les souffrances de Pollard. Le journaliste Ben Kaspit a exigé que le Premier ministre Benyamin Netanyahou demande formellement à Obama de commuer la peine de Pollard et de libérer de prison.  


L’article du Ma’ariv a provoqué un pic de couverture médiatique en Novembre. Ce mois-ci, Pollard était de nouveau dans les journaux quand le gouvernement est intervenu pour aider son ancienne épouse Ann et son père à faire leur aliya après que le consulat de New York eût découvert qu’ils étaient tous deux malades et vivaient pauvrement.

 

La pression du public sur Netanyahou semble fonctionner. Avant lundi, il refusait de faire des déclarations publiques concernant Pollard. Lors de sa récente rencontre avec Obama, il refusa de remettre une lettre signée par 109 des 120 membres de la Knesset demandant formellement la libération de Pollard. D’un autre côté, une forte pression publique a amené Netanyahou à donner son accord initial pour parler à la manifestation de lundi à la Knesset en faveur de la libération de Pollard. Cependant, il a annulé sa venue au  dernier moment, en insistant pour se contenter d’une rencontre privée avec Korb et Esther, la femme de Pollard. Evidemment, davantage de pression peut et doit être appliquée.

 

D’un côté, le moment est peu propice pour renouveler la campagne en faveur de Pollard. C’est vrai d’abord à cause de la nature du président actuel, seul à détenir le pouvoir de le libérer.

Aujourd’hui, il est évident qu’Obama est le dirigeant le plus hostile auquel Israël ait fait face. Il est difficile d’imaginer les circonstances dans lesquelles il serait d’accord pour faire quelque chose pour Israël, que ses prédécesseurs largement plus favorables, George W. Bushet Bill Clinton, ont refusé.


Selon l’attitude d’Obama, il y a plus de chance à première vue de tenter de faire avancer le dossier Pollard par la diplomatie silencieuse. C’est l’argument que le secrétaire de cabinet Zvi Hauser a utilisé en témoignant devant la Knesset au début du mois. Hauser a déposé devant le Comité de Contrôle de l’Etat, pour répondre à la recommandation du contrôleur d’Etat Micha Lindenstrauss pour la mise en place par Netanyahou d’un comité ministériel supervisant une campagne publique formelle appelant à la libération de Pollard.  

 

Mais à la réflexion, la campagne actuelle est éminemment sensible. Pour comprendre pourquoi, nous devons envisager les bénéfices d’une diplomatie silencieuse et discrète. 

 
La diplomatie silencieuse fonctionne bien quand toutes les parties ont des intérêts conjoints et si leur dévoilement peut changer cette perception. Par exemple, Israël et ses voisins arabes perçoivent un intérêt partagé à empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Mais suivant la nature de la politique arabe, cette perception, qui permet aux émules de l’Arabie saoudite, de l’Egypte et de Bahreïn de travailler avec Israël pour empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires, disparaît dès le moment où la coopération est rendue publique.

 
De même, les sunnites et les chrétiens du Liban partagent le même intérêt qu’Israël à vaincre le Hezbollah. Mais leur capacité à travailler avec Israël dans ce sens est détruite au moment même où une telle entreprise devient publique.


La diplomatie silencieuse ne fonctionne pas quand il n’existe pas la perception d’intérêts partagés. Par exemple, les régimes qui répriment les droits de l’homme pour maintenir leur emprise sur le pouvoir ont peu d’intérêt à coopérer avec des sociétés libres, quand ces dernières exigent qu’ils libèrent des dissidents politiques de prison.

La diplomatie silencieuse dans le domaine des droits de l’homme entre les USA et l’Union soviétique pendant la Guerre Froide n’a jamais réussi, parce que les Soviétiques ont réalisé que s’ils ouvraient leur tyrannie à la critique intérieure, cela détruirait le système.

 
Et aujourd’hui, comme les élections parlementaires truquées au Caire et la répression continue à Téhéran contre les défenseurs de la démocratie le démontrent, la diplomatie silencieuse du gouvernement Obama dans le monde musulman au sujet des droits de l’homme et de la démocratie a totalement échoué.

 

C’est dans des cas comme ceux-là qu’une diplomatie publique bruyante devient pratiquable. Des campagnes publiques sont utiles quand un gouvernement souhaite en convaincre un autre de faire quelque chose dont celui-ci ne veut pas. La semaine dernière, nous avons eu un rappel de l’efficacité d’un tel comportement avec la publication des protocoles de réunions tenues par le président Richard Nixon dans le Bureau Ovale.

 

L’une de ces réunions comprenait une conversation entre Nixon et son secrétaire d’Etat Henry Kissinger, suivant un entretien avec le Premier ministre en Israël d’alors, Golda Meir. Elle avait demandé à Nixon de soutenir l’amendement Jackson-Vanek qui liait l’aide économique des USA à l’URSS à l’accord de celle-ci de permettre aux Juifs d’émigrer. Kissinger s’opposa à cette requête, déclarant à Nixon : « L’émigration de Juifs d’Union soviétique n’est pas un objectif de la politique étrangère américaine. Et s’ils mettent des Juifs dans des chambres à gaz en Union soviétique, ce n’est pas une préoccupation américaine.Peut-être une affaire humanitaire ». 


D’un côté, Kissinger avait raison.
 Utiliser des considérations humanitaires pour affaiblir la tyrannie soviétique ne concourait pas à aider les négociateurs américains du contrôle des armements, à marquer des points contre Leonid Brejnev. Mais à un niveau plus profond, il avait complètement tort.

 

L’amendement Jackson-Vanek ne fit pas qu’obliger les Soviétiques à permettre l’émigration de Juifs. Il entama un processus d’ouverture du système soviétique, qui se termina par la destruction du régime exactement une décennie plus tard.

 

Depuis sa prise de fonction, Obama a utilisé uniquement la diplomatie publique au Moyen-Orient, pour convaincre un seul gouvernement de prendre des mesures qu’il considérait opposées à ses intérêts. L’an dernier, il mena une campagne énergique de diplomatie publique, implacable, pour convaincre Netanyahou d’abroger les droits de propriété juive en Judée et Samarie. Et cela marcha.

 

Bien que cela affectât le sacro-saint pilier du sionisme qui veut que les droits juifs ne soient pas négociables, bien que cela affaiblît la position de Netanyahou dans son Parti et avec ses électeurs, bien que cela renforçât la guerre politique des Palestiniens contre Israël sur la scène internationale, Netanyahou céda. La pression publique qu’Obama exerça sur lui l’obligea à agir contre ses intérêts.


Les USA ne sont pas un empire du mal. Il est difficile de mesurer comment une demande ouverte de libération de Pollard sur des bases humanitaires peuvent retentir sur sa nature.

 

Et c’est bien ainsi. Mais le fait qu’Obama n’ait pas d’intérêt à libérer un agent israélien souffrant, qui fut expédié en prison par Weinberger et y demeure à cause des efforts de ceux qui haïssent Israël et prétendent à tort qu’il a causé un dommage indicible à la sécurité nationale des USA. De fait, beaucoup des détracteurs de Pollard sont membres du camp politique d’Obama.   


Israël ne peut pas attendre beaucoup de secours des Juifs américains, bien qu’ils s’avèrent être les bénéficiaires secondaires majeurs si Pollard est libéré. L’impact de ce dossier sur la communauté juive américaine a été démoralisant. Bien que les USA et Israël soient des alliés stratégiques qui partagent beaucoup d’intérêts communs, et combattent les mêmes ennemis, les détracteurs d’Israël dans la communauté de la politique étrangère des USA utilisent le cas Pollard comme excuse pour mettre en question la loyauté et le patriotisme des Juifs américains qui servent le gouvernement des USA et soutiennent Israël. Son maintien en incarcération jette une ombre prolongée sur la communauté juive américaine.

Il y a peu de chances pour qu’une campagne publique permette d’obtenir la libération de Pollard. Mais si Israël veut vraiment faire quelque chose, ses actions doivent se concentrer dans le domaine public. Comme nous l’avons vu, la diplomatie silencieuse, stratégie que le gouvernement de Netanyahou a choisie jusqu’à maintenant, ne le tirera jamais de prison.

Et Israël doit agir. La condamnation et le traitement injustes, injustifiés et discriminatoires de Pollard sont un symbole lamentable de la vulnérabilité juive. Sa souffrance personnelle est inhumaine, réelle et implacable. Il a besoin que nous nous dressions pour lui. Nous devons le faire. Et nous le ferons. Le moment est venu, avec tous les risques, de crier que Pollard doit être libéré. Maintenant.


caroline@carolineglick.com 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 09:40

 

 


 

LA LOI BISHARA ET L’APTITUDE A LA DEPUTATION

 

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

 

 

 

logojusticebertrand


 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

Le 13 décembre 2010, la Knesset a adopté en première lecture la « Loi Bishara » qui permettra de supprimer les droits à pension de retraite de l’ex député arabe de la Knesset Azmi Bishara (en particulier), et ceux des députés qui ne collaboreraient pas à une enquête policière et ne déféreraient pas aux convocations, en cas de commission d’un délit passible d’une peine d’emprisonnement supérieure à 5 ans (plus généralement). La mesure est, sans conteste, équitable en ce qu’elle a vocation à s’appliquer à un ex député en fuite, qui s’est rendu sans autorisation (voire au mépris d’une interdiction) en pays ennemis (Liban et Syrie), qui y a porté une assistance moyennant contrepartie financière, a entretenu des contacts avec le Hezbollah et appelé à la résistance contre Israël. Cette privation du droit à la retraite est par ailleurs morale : aucune pension ne saurait être versée à un député qui a manqué de loyauté à l’égard du pays au sein duquel il s’est vu confier un mandat électif. Enfin, la loi était nécessaire compte tenu de l’impossibilité pour la Cour Suprême israélienne d’ordonner cette suppression (décision rendue le 1er septembre 2008 à la suite d’une demande présentée par le responsable du Likoud Danny Danon et qui visait également à retirer la nationalité israélienne d’Azmi Bishara).

Pour autant, si la « Loi Bishara » devrait conduire à une plus grande responsabilité des députés de la Knesset dans leur relation avec l’Etat (qui les rémunère), elle soulève un problème de fond plus  important, en l’occurrence l’aptitude pour certaines personnes à exercer la fonction de député au sein de la Knesset. En effet, la Loi fondamentale sur la Knesset du 12 février 1958 subordonne la qualité de député au respect de certaines conditions. Tout d’abord, l’article 15 (loi 1958) prévoit une prestation de serment d’allégeance du député à l’égard de l’Etat d’Israël dont la portée est renforcée par l’article 16 : le bénéfice des prérogatives de la fonction ne profite au député qu’à compter de cette prestation du serment. Par ailleurs, et pour s’assurer de la parfaite sincérité et loyauté des députés, l’article 16 A de la Loi interdit de déclarer allégeance à Israël en cas de bénéfice d’une autre citoyenneté.

Or, s’agissant de cette double citoyenneté, force est d’admettre qu’elle est tout à fait incompatible pour les députés en Israël, qui se considèrent également palestiniens, tel Azmi Bishara. Aussi, et pour ce dernier, les actes de haute trahison ne sont en réalité qu’une illustration extrême de la violation du serment d’allégeance prêté à l’Etat juif, violation également récurrente chez la plupart des députés arabes de la Knesset qui se considèrent palestiniens.

C’est le cas tout d’abord d’Ahmed Tibi dont le parcours politique ne laisse planer aucun doute sur ses dispositions d’esprit à l’égard d’Israël. Le chef du parti Ta’al (le mouvement arabe pour le renouveau), a débuté en 1984 comme conseiller spécial de Yasser Arafat qu’il est allé rejoindre à Tunis, où le chef de l’Organisation de libération de la Palestine était exilé. Il a exercé cette fonction durant quinze années avant de démissionner en 1999, et de se présenter à la députation en Israël. Or, depuis son entrée à la Knesset, il n’a jamais caché : «Je suis palestinien, arabe et citoyen de l’État d’Israël. Ma priorité est la défense des intérêts de cette minorité dont je suis issu ». Ainsi par exemple, le 31 Octobre 2007, il a annoncé qu’en dépit de la loi rendant inéligible un Israélien qui se rendrait en pays ennemi, il répondrait positivement à une telle invitation. Le 30 juin 2008, il a soutenu que cette loi était « anticonstitutionnelle et tomberait devant la Cour suprême en ce qu’elle contredit le principe d'égalité ». Ahmed Tibi a présenté le 18 mai 2009 un projet de loi pour abroger la loi fondamentale sur Jérusalem et partitionner la capitale conformément aux frontières de 1967. En avril 2009, il a salué les propos du président palestinien Mahmoud Abbas, qui déclarait « ne jamais vouloir reconnaître Israël comme État juif ». Quatre mois plus tard, lors du congrès du Fatah à Bethléem, il comparait les juifs des implantations à « des cellules cancéreuses dont il faut se débarrasser ». Il s’est même présenté comme coauteur de l’enlèvement du soldat franco israélien le 24 mai 2010, lors d’un lapsus dans une déclaration faite à Aroutz 1 sur les restrictions des droits accordés aux prisonniers membres du Hamas en Israël : « De la même manière que vous voulez faire pression sur les prisonniers du Hamas emprisonnés en Israël, « nous » allons faire pression sur Guilad Shalit »…

Cette violation du serment d’allégeance se retrouve également chez d’autres membres de la liste arabe unie (Ra'am-Ta'al) comme Massoud Ghanaim, député à la Knesset et membre de la branche sud du Mouvement islamique. Dans une interview de l'hebdomadaire Kol Al-Arab publiée en Israël le 16 mai 2010 il a appelé à l'établissement d'un grand califat islamique incluant Israël. De même, il a précisé que tous les moyens étaient bons pour défendre Jérusalem et la mosquée Al-Aqsa. Il a exprimé son soutien à l'axe Iran-Syrie-Hezbollah et appelé à reconnaître la légitimité du gouvernement du Hamas à Gaza. Plus précisément, ce député considère le Hezbollah comme un « modèle de parti politique qui confère une place spéciale au discours religieux tout en l'intégrant au discours politique général »…

S’agissant du parti arabe Balad, le député arabe Saïd Nafha (qui remplace Azmi Bishara à la Knesset) s’est rendu au mois de septembre 2007 en Syrie où il a rencontré l’adjoint d’Ahmed Jibril, chef du mouvement terroriste du Front de libération de la Palestine. Dans un autre registre, on peut citer le cas de la députée Hanin Zoabi qui se trouvait à bord du convoi pour Gaza, arrêtée par les autorités israéliennes alors qu’elle était sur le ferry turc  puis relâchée en raison de son immunité parlementaire.  Elle a défendu sa participation à la flottille comme étant « un impératif politique, humain et moral de s’opposer à ce blocus qui emprisonne 1,5 millions de personnes». Elle a alors diffamé Israël en s’adressant aux députés de la coalition gouvernementale qui l’ont qualifiée «d’ennemi d’Israël» en posant la question de savoir « qui était l’assassin ? ».

L’intégralité des torts n’est toutefois pas à mettre à l’actif des députés arabes de la Knesset. L’Etat hébreu a également sa part de responsabilité dans leurs dérives verbales et leurs violations répétées du serment d’allégeance. En effet, et très étrangement, l’Etat d’Israël se refuse d’appliquer scrupuleusement la Loi fondamentale de 1958. Or, si l’Etat d’Israël ne respecte pas sa Loi fondamentale, c’est qu’il ne se respecte pas lui-même. En d’autres termes, il ne peut exiger de ses ennemis plus de respect qu’il n’en a pour lui même.

Théoriquement, les écarts de langage devraient dans un premier temps, être modérément sanctionnés par des suspensions de fonction pendant quelques temps, puis plus longuement en cas de récidive. De même, il conviendrait d’encadrer les violations du serment d’allégeance et notamment l’affirmation, par un député, de sa citoyenneté palestinienne, par la demande immédiate de levée de son immunité parlementaire, sa poursuite devant les juridictions répressives, la demande de sa déchéance puis de son inéligibilité. L’Etat d’Israël doit en effet respecter le choix des députés arabes qui se considèrent comme citoyens palestiniens en Israël, et ne plus leur permettre d’être députés israéliens de la Knesset, dans la mesure où cet organe n’a pas vocation à accueillir des personnes qui représentent les intérêts palestiniens, localement et à l’étranger. Bien évidemment, et pour ce qu’il en est des pensions de retraite des députés déchus, elles pourront opportunément abonder un fond destiné à indemniser les victimes du terrorisme palestinien.

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 17:05

 

 

Faire tomber BIBI


Jerusalem Post 17/

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=199813

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Les media et l’administration des USA complotent de nouveau avec la direction politique de la Gauche israélienne pour renverser le gouvernement Netanyahou.

 

   

Au cours de la semaine écoulée, deux auteurs ont publié des éditoriaux dans des journaux étrangers. L’un a reçu une couverture élargie en Israël. L’autre a été complètement ignoré. Le sort opposé des articles explique comment comprendre les principaux défis à l’ordre démocratique en Israël.

Vendredi dernier, Saeb Erekat, le négociateur en chef de l’Autorité Palestinienne avec Israël, a publié un éditorial de couverture dans le ‘Guardian’ britannique dans lequel il a déclaré une guerre éternelle à l’Etat juif. Il l’a fait en affirmant que tout accord de paix entre Israël et les Palestiniens qui ne permettra pas l’immigration de quelques 7 millions d’Arabes étrangers en Israël sera « complètement intenable ».

Jusqu’à présent, pour le négociateur en chef présumé modéré, un accord de paix dans lequel Israël cèdera la Judée et la Samarie et Jerusalem aux Palestiniens   comme le désire la Gauche israélienne ne sera pas suffisant pour les Palestiniens.

A moins qu’Israël ne soit aussi d’accord pour commettre un suicide national en acceptant 7 millions d’Arabes étrangers comme citoyens, les Palestiniens continueront de mener leur guerre. Ainsi, avec ou sans Etat palestinien, aussi longtemps qu’Israël existera, les Palestiniens continueront de chercher à le détruire.

Le second article était le dernier éditorial de Tom Friedman dans le ‘New York Times’. A travers son interminable carrière, Friedman s’est identifié avec la Gauche radicale israélienne et a été le fléau de tous les gouvernements non situés à gauche.

Dans sa dernière épître, il a comparé le Premier ministre Benyamin Netanyahou à quelqu’un au beau milieu d’un ‘trip’ au LSD. Friedman a harangué Netanyahou pour n’être pas parvenu à convaincre son cabinet à en venir à un accord sur l’exigence du gouvernement Obama d’abroger les droits de propriété juive en Judée, Samarie et à Jerusalem pour 90 jours de plus. Il mit en avant que ce faisant, Israël – avec une certaine participation palestinienne – détruit toute chance de paix.

Ainsi, d’un côté, le chef négociateur palestinien a déclaré une guerre éternelle. Et de l’autre côté, Friedman a condamné Netanyahou – pour la énième fois.

De façon caractéristique, les media israéliens ont fait l’impasse sur l’article d’Erekat et donné à l’épître de Friedman une couverture répétée sans cesse pendant 24 h.

Malgré leur hystérie, les media n’ont pas trompé le public. Le peuple israélien n’a pas besoin d’entendre la déclaration de guerre d’Erekat pour savoir que le parti Fatah soi-disant modéré est autant engagé dans la destruction d’Israël que le Hamas. Les Israéliens savent que la majorité des attaques terroristes réalisées par les Palestiniens depuis 2000 ont été conduites par le Fatah. Ils savent que les services de sécurité palestiniens formés et financés par les USA et l’UE ont ordonné le jihad palestinien entamé en 2000. Ils savent que le Fatah est derrière la plus grande part de la guerre menée aujourd’hui contre Israël à travers le monde.
 
La disparité entre le public et les media est démontrée très clairement dans un sondage publié la semaine par ‘Brookings Institution’. Seulement 8 % des Israéliens croient qu’Israël et les Palestiniens parviendront à une paix durable dans les cinq prochaines années. 91 % des Juifs israéliens et 88 % des Arabes israéliens pensent soit qu’il faudra plus de temps ou bien qu’il n’y aura jamais la paix.  

Malgré les sentiments du public, il y a une classe de dirigeants israéliens qui agissent comme si la paix était au coin de la rue et que le public attendait qu’ils la leur apportent. Comme Friedman, pour leur plus grande part, ces politiciens mettent en avant que le gouvernement israélien porte soit seul la responsabilité, ou bien la part du lion de la responsabilité pour l’absence de paix. Par conséquent, ils avancent que tout ce qu’il faut pour parvenir à la paix, c’est un dirigeant israélien voulant faire ce qu’il faut pour que cela advienne.

A la fin de semaine, la dirigeante de l’opposition Tzipi Livni et le ministre de la défense et chef du Parti Travailliste Ehud Barak étaient à Washington pour le conclave du processus de paix au Moyen Orient au Forum Saban de l’Institution Brookings.

Barak a rejeté de façon éhontée la politique du gouvernement dans lequel il siège en appelant à la division de Jerusalem dans le cadre d’un accord de paix final avec Israël.

De même Livni ne manifesta aucune retenue pendant son séjour dans la capitale américaine. Durant une apparition conjointe sur l’émission ‘This Week’d’ABC cette semaine avec le Premier ministre non élu Salam Fayyad, Livni a attaqué brutalement le gouvernement Netanyahou.

Livni a critiqué Netanyahou pour son refus d’accepter l’appel d’Obama d’abroger le droit de propriété juive. Elle l’attaqua pour ne pas former un gouvernement de Gauche avec Kadima et le Parti Travailliste. Elle fit savoir clairement qu’elle ne croit pas que Netanyahou soit intéressé par la paix.

Faisant écho à l’affirmation de Barak au forum Saban : « être Sioniste signifie soutenir un Etat Palestinien », Livni affirma qu’en cédant aux Palestiniens, et en agréant toute exigence des USA, Israël fait progresser ses propres intérêts existentiels.

Sur la prétendue question des réfugiés palestiniens, tout en stipulant qu’Israël ne pourrait pas accepter l’immigration d’Arabes étrangers à travers ses frontières tronquées, elle n’a rien dit sur l’article d’Erekat dans le ‘Guardian’. Et elle n’éleva aucune objection quand Fayyad laissa entendre qu’un compromis palestinien sur cette question n’est pas envisageable. Du point de vue de Livni, le seul acteur de mauvaise foi, c’est Netanyahou.

Le comportement de Barak et Livni n’était pas mauvais simplement parce qu’il est honteux d’attaquer la direction élue de votre pays quand vous êtes à l’étranger. Il était mauvais parce que en se comportant comme ils l’ont fait, ils ont démontré un extraordinaire manque de respect pour les 92 % d’Israéliens qui ne partagent pas leur opinion affirmée que la paix est au coin de la rue.

Alors pourquoi étaient-ils à Washington ? Pourquoi ont-ils adopté les opinions de seulement 8 % de l’électorat en traitant avec mépris 92 % de leurs compatriotes ? Et pourquoi ont-ils choisi de lancer leur agression depuis Washington ?

En vérité, Barak et Livni suivaient tout simplement ce qui est devenu la procédure d’opérations standard des politiciens de Gauche au cours des 20 dernières années.

Ils s’adressaient à deux groupes de partisans qu’ils prisent davantage que le public.
Ils s’adressaient au gouvernement des USA et aux media israéliens.

Barak est un vieux filou dans ce jeu. Pendant le premier mandat de Netanyahou comme Premier ministre, Barak utilisa le président d’alors Bill Clinton pour faire tomber le gouvernement de Netanyahou et être élu à sa place. Après que Barak eût démontré qu’il serait infiniment plus accommodant avec Yasser Arafat que Netanyahou, Clinton fit tout son possible pour diaboliser et isoler Netanyahou. Il mit la pression sur les partenaires de la coalition de Netanyahou pour abandonner son gouvernement.

Et quand le gouvernement de Netanyahou tomba finalement, Clinton envoya se stratèges politiques de haut vol James Carville, Stanley Greenberg et Robert Schrum pour mener la campagne de Barak.

Depuis que Netanyahou l’a nommé ministre de la défense, Barak a cumulé quantité de points d’usager fréquent sur la ligne Tel-Aviv Washington. Barak voyage à Washington au moins une fois par mois. Etonnamment, il revient toujours avec des recommandations en résonance avec les caprices du gouvernement américain. 

Livni a été de même richement récompensée pour sa volonté de s’attaquer à Netanyahou en siégeant près de Fayyad à la télévision américaine. La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a traité Livni comme le politicien le plus estimé en Israël. Clinton a fermement ignoré le fait que 91 % des Israéliens pensent que les avis de Livni sont de pures absurdités. Et après avoir accusé Netanyahou de manquer de courage pour adopter la cause de la paix, Clinton a reçu avec ostentation Livni en privé pendant une heure entière. 

Le Parti Kadima de Livni est une création médiatique. Alors que tous les autres Partis politiques en Israël ont été formés par des citoyens qui ressentaient le besoin de s’organiser politiquement pour donner une force à leurs voix, Kadima a été la grande idée des media : ceux-ci ont comploté avec des dirigeants du Likoud désenchantés par leurs électeurs. 

Les émules de Haaretz, Yediot Aharonot et Channel 2 ont convaincu ces politiciens du Likoud de rejoindre les forces de dissidents du Parti Travailliste, qui considéraient aussi leurs électeurs avec mépris.

Comme l’a montré clairement la venue de Barak au pouvoir en 1999, la tentative des media de diaboliser la droite et de saper l’alliance d’Israël avec les USA dans l’espoir de ramener la Gauche au pouvoir n’est en rien nouvelle. Mais cette semaine, une sirène dirigeante des media a été assez aimable pour montrer la stratégie complète des media destinée à priver le public de son droit électoral.

L’éditorialiste senior du ‘Haaretz’ Akiva Eldar a accompli ce service dans deux articles publiés mardi dans le ‘Guardian’ et ‘Haaretz’.

Eldar a cosigné son article du Guardian avec son camarade Carlo Strenger. C’était leur réponse à la déclaration d’Erekat sur la guerre éternelle. Le principal message d’Eldar était qu’Erekat ferait mieux de garder ses plans pour lui-même. Il ne devrait sûrement pas vendre la mèche à ce sujet en un lieu où le public israélien pourrait le voir. Cela pourrait faire couler tout le plan des media pour discréditer le gouvernement.

Eldar et Strenger grondaient : « l’article d’Erekat est décevant ».

Ce n’est pas simplement un citoyen privé, mais le négociateur en chef de l’Autorité Palestinienne, et il connaît très bien Israël et sa dynamique interne. Il sait que soulever le « droit au retour » en ce moment joue en faveur de l’aile droite d’Israël… ils pourront dire : « Nous vous l’avons toujours dit : la solution à deux Etats n’est qu’un complot palestinien pour incorporer l’Etat juif dans le Grand Etat de Palestine ». Mais alors de nouveau, comme Eldar l’a montré dans son article de Haaretz, Erekat n’a pas besoin de se faire le moindre souci. Eldar et ses camarades maintiendront le public israélien dans l’obscurité sur la détermination d’Erekat de détruire Israël.

Ignorant totalement ce qu’Erekat a écrit, l’éditorial d’Eldar dans le Haaretz a commencé là où celui de Friedman s’est achevé. Il a mis toute la faute pour l’absence d’un processus de paix sur les épaules de Netanyahou. Il a accusé Netanyahou de détruire l’alliance d’Israël avec les USA en n’adoptant pas la dernière requête d’Obama d’abroger le droit de propriété juive en Judée, Samarie et à Jerusalem. Puis il prétendit que du fait du comportement de Netanyahou, le gouvernement Obama a décidé de suivre les mesures del’Administration Clinton et de renverser son gouvernement.

Comme Eldar l’a formulé : « Quand Clinton a invité récemment la chef de Kadima Tzipi Livni à une réunion privée, cela signifiait l’annonce officieuse que le compte de Netanyahou à Washington a été fermé ». 

Il poursuivait : « Il y a douze ans, quand le mari d’Hillary Clinton a réalisé que… Netanyahou n’avait pas l’intention d’honorer sa signature (sur l’accord de Wye River avec Yasser Arafat), ce fut le dernier arrêt de Netanyahou avant d’être renvoyé dans sa villa de Césarée ».

Alors voilà toute l’affaire. Les media et l’administration des USA complotent de nouveau avec la direction politique de la Gauche israélienne pour renverser le gouvernement Netanyahou. Ils ignorent délibérément à la fois la volonté des électeurs israéliens et l’engagement déclaré de leurs Palestiniens « modérés » favoris pour combattre Israël jusqu’à sa destruction, de façon à rejeter la faute de l’absence de paix sur Netanyahou.
 
Ce jeu-là peut être stoppé.
 Mais deux choses doivent d’abord advenir.

Le gouvernement Obama et l’establishment de la politique étrangère des USA qui le soutient doivent payer le prix pour chercher à saper le gouvernement élu du plus important allié stratégique des USA dans la région. Et les électeur israéliens – qui ont donné davantage de mandats à Kadima à la Knesset qu’à tout autre parti lors des dernières élections – doivent abandonner Livni et son parti du style « Paris Turf ». 
 
A moins que cela ne commence à se produire, nous pouvons nous attendre à ce que nos media continuent de comploter avec leurs partenaires américains, avec Livni et Barak, pour miner la volonté du public.

  
caroline@carolineglick.com

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 13:55

 

Agir ou réagir ? Jacques KUPFER

 

 



A défaut d’agir à temps, l’état d’Israël et le peuple juif se trouvent confrontés à une grave initiative de la part de pays étrangers qui oublient leurs problèmes internes pour concentrer leurs efforts contre l’état juif. Ne parlons pas d’un lamentable Kouchner qui a réussi à concentrer sur sa personne l’hostilité  juive ressentie pour un pauvre type, le mépris total des arabes pour ce dhimmi juif et l’opposition  assurée de la classe politique de droite contre cet intrus de gauche et de la gauche pour ce renégat passé au service de la droite. Son dernier acte fut de conférer la légion d’honneur à un terroriste « palestinien » qu’il congratula lourdement. Belle épitaphe résumant sa carrière ministérielle!

Le Brésil, l’Argentine et quelques autres pays d’Amérique latine, dirigés par des gouvernements de gauche, ont reconnu un Etat « palestinien » virtuel.

Les efforts de la gauche israélienne ont donc réussi à faire croire au monde que le peuple « palestinien » existait et les arabes habitant la terre d’Erets Israël ont fini par croire eux-mêmes en leur existence nationale. Les manœuvres des Kouchner hors d’Israël et de nos traîtres intérieurs ont concouru à convaincre le monde entier que la solution à tous les problèmes, y compris le réchauffement de la planète, la sécheresse en Afrique, l’occupation du Tibet par la Chine et le problème des Tamouls au Sri Lanka, était dépendante du conflit israélo- »palestinien ».

Ne pas avoir eu le courage de dire la vérité nous a amené dans une inextricable situation politique. Nous sommes les pourvoyeurs pratiquement uniques des résolutions de l’ONU, des décisions de l’UNESCO et de toutes les conférences internationales.

Le bluff « palestinien »…

Désormais le bluff palestinien a pris corps et de nombreux pays reconnaîtront l’état de « Palestine ». Un 23ème état arabe manquait à l’équilibre du monde!  Comment Israël doit-il réagir?

Une action diplomatique pour éviter la reconnaissance de cet état arabe terroriste  par l’administration Obama et par les états européens soumis à la crainte des actions mafieuses arabes signifierait se mettre la tête sur le billot et attendre la  hache occidentale!

Espérer éviter de futures reconnaissances occidentales nécessiterait d’accepter les exigences toujours plus dangereuses et payer pour chaque soutien éventuel un prix excessif. Nous serions soumis à un chantage permanent. Ne pas reprendre l’initiative politique signifierait condamner nos amis dans le monde, et ils sont nombreux, au silence, à l’immobilisme et à l’incapacité de défendre la politique israélienne.

Les délégués du  dernier congrès du Fatah (« les modérés palestiniens ») sont revenus à leur habituel « non » du congrès  de Khartoum. Non à Israël comme Etat juif, non à toute discussion territoriale hormis le retour d’Israël à ce que Abba Eban appelait les frontières « d’Auschwitz », non à toute discussion avant que les Juifs ne gèlent leurs constructions dans leur pays. Cette position modérée a été soutenue par Alliot-Marie et les régimes dhimmi occidentaux.  Dans de telles conditions de la part des squatters arabes sur notre terre, comment peut réagir Israël?

La seule et unique solution consiste désormais à faire exploser la bulle « palestinienne » de manière définitive. Cela signifie supprimer toute possibilité de démantèlement de la Terre d’Israël et éliminer toute tentative de revendication sur notre territoire national. Nous devons mettre un terme à une  politique qui nous pousse vers le gouffre de la totale délégitimation. Notre droit est imprescriptible sur le plan historique, religieux, légal. Il s’agit d’un droit que nous avons payé en prières, en sueur et en sang. L’alternative  est soit le suicide soit une vigoureuse offensive politique et si nécessaire militaire.

Annexer…

Puisque nous n’avons pas et que nous n’avons en fait jamais eu de partenaire, déclarons « urbi et orbi » qu’il n’y aura pas de troisième état « palestinien ». La Jordanie est déjà peuplée de 80% d’arabes se déclarant « palestiniens » et occupe les trois quarts des territoires qui devaient revenir à l’Etat juif. La puissance mandataire britannique avait arraché au foyer national juif la deuxième rive du Jourdain pour la donner à un émir originaire du hedjaz. Seul Jabotinsky et ses disciples s’étaient élevés contre cette amputation. Le deuxième état « palestinien » est le Hamastan dans la bande de Gaza concédée par Israël aux ennemis de notre Etat.

Israël doit annexer  la Judée Samarie, étendre la loi israélienne sur les terres historiques de notre héritage territorial et laisser aux arabes qui y habitent le choix entre la nationalité jordanienne, le départ compensé ou le statut de résident respectueux des lois de l’état Juif.

L’annexion mettrait fin aux spéculations sur les frontières futures d’un éventuel état terroriste arabe et ne nous attirerait pas plus les foudres européennes et américaines qu’à l’heure actuelle. Elle avancerait de peu l’inévitable conflit militaire qui nous opposera aux ennemis et que toute personne lucide en Israël sait inévitable. Le Hezbollah que nous n’avons pas écrasé, s’est armé de plus de cinquante mille missiles pointés contre Israël. Le Hamas et ses Kassams, le  Fatah et  ses alliés arabes dans l’état d’Israël nous prédisent des moments difficiles. . Ce conflit nous opposera également à la Syrie et à ses alliés iraniens et à des velléités turques de nous agresser.

Il faudra alors ne pas voler la victoire de Tsahal et de notre peuple et ne pas accepter de cessez-le-feu avant la destruction définitive et totale de l’ennemi.

Lorsqu’on tarde pendant des décennies à agir comme des sionistes conscients, il ne reste plus qu’à réagir en fonction des circonstances.

La seule solution pour notre avenir et celui de nos générations futures:établir la loi juive sur tout Erets Israël et si c’est indispensable « qu’un sang impur  abreuve notre Sion ».

israel7

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