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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 08:09

 

Un mot sur Liebermann...

 

Avigdor Lieberman, une lueur d’espoir dans la politique israélienne ?

 Pierre Itshak Lurçat

Parmi les nombreuses révélations figurant dans la masse des documents publiés sur Wikileaks, une des plus intéressantes concernant Israël est sans doute celle selon laquelle le Premier ministre, Binyamin Nétanyahou, a repris à son compte l’idée de son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, d’un échange de territoires entre Israël et un futur Etat palestinien (tout en se gardant bien de le dire tout haut, sans doute pour ne pas déplaire aux médias et à l’aile gauche de sa coalition). Cette idée peut plaire ou non, mais il faut lui reconnaître en tout cas le mérite de la logique. Contrairement à tous les chantres de « La Paix maintenant » – dont les idées subversives ont gagné de larges secteurs de l’opinion israélienne et de l’échiquier politique, au cours des trois dernières décennies – Liebermann soutient le principe fondamental de la réciprocité. Si un nouvel Etat palestinien devait, à D. ne plaise, voir le jour à l’Ouest du Jourdain (le troisième, puisqu’il en existe déjà un de facto à Gaza et un autre en Jordanie…), la moindre des choses serait d’exiger que cet Etat intègre les populations arabes hostiles du « triangle », en échange de l’annexion par Israël des blocs d’implantation en Judée-Samarie.

 

Jabotinsky_gallery1_big.jpgJe ne suis certes pas partisan de la création d’un troisième Etat palestinien et de l’abandon par Israël du cœur de sa patrie historique, étant attaché à l’intégrité territoriale de notre petit pays, qui nous appartient tout entier, selon les mots célèbres du poème de Jabotinsky ("Koula sheli"…) Mais je considère néanmoins, comme beaucoup de Juifs en Israël, qu’Avigdor Lieberman incarne un vent d’espoir dans la politique israélienne. Il représente en effet, par son parler vrai et par le nouvel élan qu’il a donné à la diplomatie israélienne, une nouvelle manière de penser et d’agir, dans une vie politique qui est devenue trop souvent synonyme, ces dernières années, de trahison et de renoncements. SUITE>>>


 

 

 

J’ai assisté fin novembre au lancement de la branche francophone du parti Israël Beiténou, à Jérusalem, plus par curiosité que par volonté d’adhésion à un nouveau parti (ayant rendu ma carte du Likoud, comme beaucoup, après les Accords de Hébron, pendant le premier mandat de Nétanyahou). La soirée, organisée par le fondateur de cette nouvelle section, Ariel Picard, nous a permis de faire connaissance avec la députée Fania Kirchenbaum, numéro deux du parti de Lieberman, qui a exposé le programme d’Israël Beiténou. L’histoire de ce parti est celle d’un succès foudroyant : créé en 1999, il y a à peine plus de dix ans, il est devenu aujourd’hui le 3e parti israélien, avec 15 mandats aux dernières élections.

 

Fania Kirchenbaum a exposé les éléments essentiels du programme politique d’Israël Beiténou, dont les plus originaux sont celui de renforcer la séparation des pouvoirs (mise à mal par l’interventionnisme du pouvoir judiciaire, surtout depuis que l’ancien président de la Cour suprême, Aharon Barak, a mis en application sa doctrine de « l’interventionnisme judiciaire ») et celui, très décrié par les médias, les Arabes et la gauche, d'exiger une déclaration de loyauté de la part des citoyens israéliens. A ma question de savoir pourquoi Lieberman soutenait la création d'un Etat palestinien, qui deviendrait certainement un nouveau Hamastan, comme à Gaza, Mme Kirchenbaum n'a pas trouvé de réponse plus satisfaisante que de dire qu’Israël ne pouvait pas « toujours refuser… » Mais à l’exception de ce point (essentiel il est vrai), son discours était convaincant.

 

Avigdor-Lieberman-5.jpg

 

Plus encore que le programme de ce parti, c’est toutefois la personnalité de son fondateur qui séduit et attire les voix des électeurs. La franchise de ton d’Avigdor Lieberman et son refus de la langue de bois apportent une lueur d’espoir dans le théâtre obscur et absurde qu’est devenue à de nombreux égards la vie politique israélienne depuis le début du tragique et meurtrier processus d’Oslo, au point que même Haggi Ben Artsi, beau-frère de Netanyahou connu pour ses idées sans concession, a affirmé que Lieberman ferait un bon Premier ministre… Au lendemain des fêtes de Hannoukah, souhaitons que cette lueur d’espoir se confirme et que notre Etat puisse bientôt être dirigé par des hommes qui renoueront avec l’esprit des Makkabim, au lieu de se laisser aller aux tentations de l’assimilation et de la trahison.

 

Pierre Itshak Lurçat

 

* Pour plus de renseignements sur la section francophone d’Israël Beiténou, contacter Ariel Picard, apicard@netvision.net.il.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 19:56

 

ambisrael

 

Qui est à l’origine de l’arrêt du processus de paix?

Demandez aux Palestiniens directement et ouvertement s’ils sont prêts à faire des concessions.

La rupture des pourparlers de paix israélo-palestiniens a abouti à blâmer presque exclusivement Israël et ceci  était prévu.  Cependant, les événements des 17 dernières années – depuis que les pourparlers de paix israélo-palestinienne ont commencé –  démontrent  qu’il s’agit d’ une toute autre histoire  qui a empêché la paix.

Depuis les accords d’Oslo qui ont été signés en 1993, la position israélienne sur le processus de paix a constamment progressé et évolué. Cela a été prouvé par les offres généreuses faites par les Premiers ministres, Ehud Barak et Ehud Olmert, respectivement  en 2000 et 2008.  Ayant  répondu à presque toutes les demandes palestiniennes, ces offres ont été rejetées sans que soient engagées  d’autres discussions ou  contre-offres.

Le gouvernement israélien actuel a accepté le principe de deux Etats pour deux peuples. Israël a contribué à l’amélioration de la vie des Palestiniens au  point où la croissance économique de la « Cisjordanie » est plus forte que presque partout dans le monde.  Il a supprimé plus des deux-tiers de tous les contrôles de sécurité et nous avons lancé un moratoire unilatéral sur la construction dans les territoires  .

En outre, le premier acte du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de son entrée en fonction il ya 21 mois, a été d’appeler à des négociations avec les Palestiniens n’importe où, sans conditions préalables et en mettant toutes les questions sur la table.

Malheureusement, la position palestinienne au cours de ces 17 années n’a pas bougé d’un pouce en ce qui concerne  leurs exigences maximalistes. N’est-il pas temps que les Palestiniens se demandent directement et ouvertement s’ils sont prêts à faire des concessions? Sont-ils prêts à reconnaître Israël en tant qu’Etat juif ainsi que les  liens existant  entre le Mur occidental et le  Mont du Temple? Sont-ils prêts à reconnaître qu’il ya des réfugiés juifs chassés des  pays arabes, et qu’Israël a des préoccupations de sécurité bien réelles ?

Alors que le monde a malheureusement porté toute son attention sur la construction des implantations, il a largement été passé sous silence  que les dirigeants palestiniens ont reculé par rapport aux  positions déjà acceptées, en particulier sur la nécessité d’une solution en  deux Etats pour deux peuples. J’en ai été le premier témoin lorsque le Premier ministre de  l’Autorité palestinienne Salam Fayyad a refusé de signer un compte rendu de la réunion qui incluait cette terminologie.

Les Palestiniens ont très bien réussi à présenter Israël comme étant la partie qui faisait obstruction.

Le cycle   commence  par   la recherche d’excuses par les Palestiniens,  pour éviter qu’ils ne se rendent aux négociations. Ils fuient  un processus ouvert et honnête, et rejettent  la responsabilité de l’échec des pourparlers de paix sur Israël.

Les Palestiniens menacent aussi de déclarer unilatéralement leur propre État, et dans un certain nombre d’occasions, ils ont menacé Israël de violence. Ils se sont lancés dans une campagne politique  de dé légitimation d’Israël, en utilisant  les forum internationaux, telle  que l’Organisation des Nations Unies, pour tenter de créer une dynamique anti-israélienne.

Le récent débat sur un moratoire de règlement étendu en est la preuve. Depuis sa nomination, l’actuel gouvernement israélien a ouvert la voie à des négociations directes sans conditions préalables. Israël a imposé un moratoire de 10 mois ; les Palestiniens ont hésité et ont refusé de se joindre aux négociations directes. Lorsque le moratoire a expiré, les Palestiniens ont demandé  une prolongation de ce même moratoire qu’ils n’avaient pas trouvé suffisamment bon pour les  mener  à la table des négociations depuis plus d’un an.

En outre, le sujet des  implantations est un faux prétexte. Selon les accords signés antérieurement, les implantations et les frontières font parties  des  discussions du statut final. Les Palestiniens les ont transformés en une condition préalable aux négociations.

Alors que les Palestiniens et leurs partisans prétendent que les implantations « mangent  » plus de terres qu’ils n’en revendiquent pour leur futur Etat, les vrais chiffres suggèrent le contraire. Aujourd’hui, 43 années depuis qu’Israël a pris le contrôle de la « Cisjordanie », les zones bâties en implantations de peuplement constituent moins de 1,7% de la superficie totale.

Les deux parties souhaitent que leurs revendications soient satisfaites, mais une solution négociée est la seule façon pour la région d’atteindre le résultat espéré d’une réconciliation pacifique et historique entre les Juifs et les Arabes, les Israéliens et les Palestiniens. Les deux parties doivent faire des concessions, et Israël en a fait de nombreuses.

Pour que le processus de paix puisse progresser et aboutir, la communauté internationale doit prendre la décision historique et courageuse d’ignorer les pressions de la Ligue arabe et de l’Organisation de la Conférence islamique dans les instances internationales, ce qui poussent les Palestiniens à durcir leurs revendications à la table des négociations. La communauté internationale doit également rejeter leurs prétextes et leurs menaces.

Il n’y a pas de substitut à une solution négociée, et cela doit être énoncé  devant toutes les parties. La pression doit être exercée sur ceux qui refusent de se mettre à la table des négociations, et non pas sur ceux qui y sont déjà assis.

Le fait d’adopter systématiquement les positions palestiniennes empêche la paix. La communauté internationale doit briser le cycle palestinien de dérobade  et de rejet.

Source : latimes.com/news/opinion/commentary/la-oe-ayalon-peace-talks-20101214,0,5056630.story

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 23:35

 

bann-daniel-pipes.jpg

 

Daniel Pipes: « Israël n'a pas de politique »

par Dennis Mitzner et Ariel Solomon
Pajamas Media
10 décembre 2010

http://fr.danielpipes.org/9171/israel-politique

Version originale anglaise: Daniel Pipes: 'Israel Has No Policy'
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Les dernières décennies ont souffert du terrorisme islamique et des guerres au Moyen-Orient, aussi l'islam a-t-il pris une place centrale dans le discours politique occidental. Et Daniel Pipes a été au centre de ce débat, faisant bénéficier des dizaines de millions de personnes de la perspicacité de son analyse. Cette façon d'analyser a pour conséquence que le Dr Pipes fait autorité sur les questions liées à l'islam et au Moyen-Orient. En plus de faire bénéficier de ses analyses par le biais de son site web personnel et duMiddle East Forum, qu'il a fondé, Pipes voyage autour du monde, prenant la parole dans les universités, les groupes de réflexion (think tanks), et d'autres lieux. Ses apparitions provoquent souvent des perturbations et des manifestations de colère, tout en suscitant en même temps un soutien fervent.

Nous nous sommes installés à côté de lui pour parler d'Israël, de l'Iran, de la présidence de Barack Obama, et d'autres questions d'actualité. Il a aussi évoqué un débat - qu'il qualifie de temps fort de sa carrière - à Londres en 2007, dans lequel lui et un néo-conservateur britannique, Douglas Murray, ont défait leurs adversaires, le maire de Londres Ken Livingstone et Salma Yaqoob, une femme politique du parti local Respect-Party, de Birmingham.

Pipes a des mots durs pour la direction politique israélienne. Selon lui, Israël est tout simplement en train d'essayer d'en sortir face à des crises qui se présentent; sa direction manque d'une vision stratégique ou d'un plan pour traiter des questions de base concernant la sécurité. Du point de vue de Pipes, Israël est malheureusement devenu l'opposé de ce que le jeune pays était dans les années 1950 et plus tard, quand il était dirigé par un leadership talentueux avec une vision des intérêts à long terme d'Israël.

L'entrevue a eu lieu à Herzliya, en Israël le 16 Septembre 2010.

Israël a besoin d'une politique

Q: Est-ce qu'Israël a renoncé à l'idée de victoire?

Daniel Pipes: Je dirais qu'il n'essaie pas de gagner ; il fait n'importe quoi.

Q: Ne seriez-vous pas d'accord avec le fait que la communauté internationale empêche Israël de gagner?

Daniel Pipes: Non, c'est un problème interne. De 1948 jusqu'en 1993 Israël avait une politique de dissuasion qui impliquait de viser la victoire. En 1993, les dirigeants ont adopté une politique de conciliation, c'est à dire, donner quelque chose à votre ennemi dans l'espoir qu'il vous laissera tranquille. La conciliation a été abandonnée en 2000 en faveur de retraits unilatéraux qui ont alors pris fin en 2006. Maintenant, il n'y a pas de politique du tout.

Le gouvernement d'Israël n'a pas un but précis; il tente simplement d'éteindre les feux de brousse. Qu'est-ce qu'il essaie de faire à Gaza, par exemple? Est-il en train d'essayer de se débarrasser du Hamas? D'essayer d'obtenir que l'Egypte le remplace? Ou essayer d'obtenir que Gilad Shalit soit libéré? Je perçois cela comme un manque d'objectifs politiques. Ce n'est pas une question de pression extérieure.

Q: Est-ce qu'Israël a besoin de ce genre de politique stricte, de vision claire de l'avenir, étant donné que son économie est en plein essor?

Daniel Pipes: Israël est en plein essor économique, mais il est de plus en plus l'objet de critiques avoisinant la délégitimation au point qu'un boycott économique de la part de l'Europe pourrait avoir lieu, avec d'autres pays s'y unissant. Israël pourrait devenir un état isolé, comme l'Afrique du Sud. La Nouvelle-Zélande n'a pas besoin d'une stratégie; Israël, si.

Q: Quelles sont les chances d'un accord de paix entre Israël et la Syrie?

Daniel Pipes:Très faible. Je ne vois pas les dirigeants syriens désireux de se séparer de l'Iran, la force dynamique dans le Moyen-Orient. Être avec l'Iran c'est avoir l'impression d'être dans l'équipe gagnante. Aussi, un accord avec Israël paraît peu probable.

Q: Que faire si l'Iran changeait ?

Daniel Pipes: Oui, si quelque chose arrivait qui fasse que l'Iran devienne l'équipe perdante, le cheval faible, alors les autres, comme Assad, changeraient d'avis.

Q: Et si l'Iran acquérait l'arme nucléaire, alors la Syrie ne se séparerait pas de l'Iran.

Daniel Pipes: Cela donnerait à Damas une raison de plus de rester fidèle à Téhéran.

Q: Vous ne voyez pas là une volonté du côté syrien de faire la paix avec Israël?

Daniel Pipes: Les Syriens seraient dans une meilleure position avec un tel accord, aussi un accord de ce genre est du bon sens. Mais pourquoi Bachar al-Assad le voudrait-il et laisserait ce qu'il considère comme l'équipe gagnante, le cheval fort? Rappelez-vous, la Syrie est gérée pour le bénéfice de ses dirigeants, pas de ses sujets. Je ne vois pas la preuve qu'il soit prêt à changer de camp.

Le même argument aurait pu être entendu il y a une décennie, que Hafez al-Assad aurait dû signer un traité de paix avec Israël pour obtenir tous les avantages qu'il en tirerait. J'ai douté de cela, car il savait comment faire fonctionner une dictature, pas un pays avec une bourse de valeurs, une presse libre, et une culture démocratique. Son fils beaucoup moins capable a uni son sort encore plus à fond avec les Iraniens. Il appartient à leur bloc, un point c'est tout..

Cela dit, Netanyahu était près de conclure un accord avec Assad en 1998, interrompu seulement par son ministre des Affaires étrangères, Ariel Sharon. J'ai révélé cette histoire dans The New Republic (la Nouvelle République) un an plus tard. Si Netanyahu voulait donner le plateau du Golan il y a douze ans de cela, il pourrait le faire à nouveau.

Q: Netanyahu a ensuite nié votre récit?

Daniel Pipes: Il l'a nié. Pendant l'heure que nous avons passée ensemble en 2001, il m'a réprimandé pour avoir donné une version fausse des faits. Mais je m'en tiens à ma version

Obama bombarderait-il les installations nucléaires de l'Iran?

Q: Voyez-vous Obama utiliser la force contre l'Iran?

Daniel Pipes: Je pense qu'il pourrait frapper, pour deux raisons: il a dit qu'il n'accepterait pas un potentiel nucléaire de l'Iran et à l'intérieur il se débrouille si mal. Sur ce dernier point: s'il veut changer de discours, bombarder l'infrastructure nucléaire iranienne fonctionnerait mieux que toute autre chose.

Aussi, pour revenir à l'attentat de 1981 de l'usine nucléaire irakienne, les Israéliens n'ont pas signalé qu'ils allaient attaquer, mais ils ont indiqué qu'ils ne pouvaient pas effectuer cette opération. Puis tout à coup, boum, ils l'ont fait. Ceci suggère que la désinformation fait toujours partie du jeu. Par conséquent, je ne sais pas ce que nous savons.

Q: Pensez-vous qu'une attaque contre l'Iran garantirait à Obama un second mandat?

Daniel Pipes: Je n'irais pas aussi loin, mais cela changerait la dynamique politique en sa faveur.

Q: Diriez-vous que le président Obama montre une particulière incompétence?

Daniel Pipes: Je ne sais pas au juste. Il y a deux façons de l'interpréter: soit regarder les résultats des sondages en baisse et l'incompétence générale, ou le voir comme un idéologue ayant des objectifs spécifiques, tels que faire que l'Etat s'empare d'un sixième de l'économie, et être réélu n'est pas sa priorité absolue. Je le vois comme le quatrième des présidents démocrates cherchant à modifier la relation de l'Etat à la société: Wilson, Franklin Roosevelt, Johnson, et maintenant Obama.

Q: Le président serait un idéologue, pas un pragmatique?

Daniel Pipes: Oui, mais il pourrait devenir pragmatique, et bombarder l'Iran serait pragmatique. Soit dit en passant, la gauche aux Etats-Unis - ce que le porte-parole de la Maison Blanche appelle la "gauche professionnelle» - a attaqué Obama. Le commentaire de gauche est parfois encore plus dur que celui de la droite. A gauche vous trouverez une cruelle déception..

Les sentiments anti-islamiques en hausse en Amérique?

Q: Quel est votre commentaire sur l'Initiative Cordoba?

Daniel Pipes: Il représente un effort de plus pour étendre l'islamisme. Plus intéressante est la réaction suscitée contre lui, ce qui revient à un rejet des mosquées, en général, dans le Tennessee et d'autres endroits.

Q: Mais il n'y a aucune incidence anti-musulmane, il y a neuf fois plus d'incidences antisémites.

Daniel Pipes: C'est sûr, mais il y en a quelques- unes contre les musulmans, bien que moins d'incidences anti-musulmanes qu'anti-juives, comme vous le soulignez. Nous voyons une augmentation du sentiment anti-islamique, et non pas anti-islamiste. Je ne cautionne pas cela. Je veux que la résistance soit limitée et prudente.

Q: La minorité musulmane en Amérique est plus prospère que toute autre minorité musulmane dans tout autre pays occidental. Est-ce que le sentiment anti-islamique est vraiment un problème dans le contexte américain?

Daniel Pipes: Oui, il est. Il l'est de plus en plus.

Q: Mais il n'y a pas de fanatiques qui encouragent les gens à sortir dans la rue et à agir contre les musulmans.

Daniel Pipes: Non, ce n'est pas organisé, mais on a le sentiment que ceux qui n'aiment pas l'islamisation et ceux qui n'aiment pas les musulmans en parlent et en font une montagne. À certains égards, je suis heureux et dans d'autres je suis inquiet. Je suis heureux que les Américains rejettent l'islamisation, mais ils doivent accepter l'Islam modéré.

Q: Quel est votre point de vue concernant l'homme qui est à l'origine de la mosquée, l'imam Abdul Rauf?

Daniel Pipes: C'est un opportuniste et une crapule en quête de publicité. Il s'autoproclame imam, mais il n'a même pas un diplôme. L'establishment islamiste n'est pas content de lui parce qu'avec cela il s'en prend à eux. Cela ne me gêne pas si sa mosquée est construite car cela fera du tort à l'islamisme.

Q: De toute façon les Américains gagnent..

Daniel Pipes: Oui.

La nature complexe du monde arabe

Q: Revenons au monde arabe. Pensez-vous que le tribalisme est plus omniprésent que l'islam dans le monde arabe?

Daniel Pipes: l'Islam a absorbé une philosophie tribale et comporte des caractéristiques tribales. Le tribalisme n'est pas la caractéristique - L'Egypte n'est pas une société tribale - mais il est endémique, un objectif qui explique de nombreuses caractéristiques.

Q: Est-ce que l'islamisme est ici pour rester?

Daniel Pipes: Le mouvement islamiste est dominant en ce moment même mais c'est temporaire. Nous pouvons déjà constater que sont en augmentation les musulmans qui rejettent l'islamisme et qui s'inspirent du modèle libéral occidental. Ils ne sont pas en position de force mais il y a un bouillonnement d'idées parmi des dissidents courageux, des intellectuels, et des organisateurs de la diffusion de ces idées. Ils pourraient bien réussir, mais ce ne sera pas très bientôt.

Q: Qu'en est-il de Yusuf al-Qaradawi, qui a tout ce pouvoir dans le monde musulman et est considéré comme un modéré au sein de la communauté musulmane?

Daniel Pipes: C'est un islamiste modéré, ce qui signifie à peu près la même chose qu'un nazi modéré.

Q: Seriez-vous d'accord pour dire que Qaradawi représente la rue arabe?

Daniel Pipes: C'est une figure islamiste de premier plan et un intellectuel qui touche un large public avec ses livres, ses shows télévisés, ses organisations, et sa diplomatie, mais je ne puis admettre que la plupart des musulmans seraient des islamistes.

Q: L'islamisme ne fait-il pas partie d'un continuum historique dans l'histoire islamique? Il ne semble pas émerger hors de tout contexte..

Daniel Pipes: Sans aucun doute, il y a des antécédents aux islamistes modernes, par exemple Ibn Taymiyya. Mais c'est une élaboration idéologique moderne sur un vieux thème.

Q: Comment expliquez-vous l'inaptitude à l'autocritique collective dans le monde arabe? Par exemple, un récent article du quotidien basé à Londres Al-Sharq al-Awsat [le Moyen-Orient] soutient qu' il faut une enquête plus approfondie sur ce qui s'est réellement passé le 11 septembre.

Daniel Pipes: J'ai écrit un livre entier sous ce titre « The Hidden Hand », « l'influence occulte », sur les théories du complot au Moyen-Orient. La mentalité de dépendance à l'égard des théories du complot dans les pays de langue arabe est assez extraordinaire.Comble d'ironie, ce n'est pas un phénomène intrinsèquement musulman, mais découle de l'Occident. Une preuve de cela réside dans le fait que les musulmans ont les deux mêmes ennemis [con]jurés que les Européens: les Juifs et les sociétés secrètes comme les francs-maçons. A l'inverse, ils ne blâment presque jamais les Hindous, les Russes, les Allemands, les Chinois et les Japonais.

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 17:00

 

ambisrael

 

Ayalon aux pompiers étrangers: « Nous vous chérirons à jamais et nous souviendrons de votre courage et de votre bravoure ».

Israël remercie les pompiers étrangers

Le mardi 7 décembre, une cérémonie d’adieux s’est déroulée à l’Hôtel Crown Plaza à Jérusalem, en l’honneur des pompiers qui ont aidé Israël à éteindre les incendies de forêt de la région du Carmel. Le Vice ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon s’est exprimé à cette occasion et a remis à chaque délégation, un certificat prouvant qu’un arbre à leur nom avait été planté.

Le Vice ministre des Affaires étrangères de Bulgarie, Dimiter Tzantchev, et les autres 200 pompiers de Bulgarie, Grèce, Chypre, Suisse, Etats-Unis, Azerbaijan, Croatia et France étaient présents.

Allocution de Danny Ayalon : Vice ministre des Affaires étrangères

Mesdames et Messieurs les invités d’honneur, le ministre adjoint des Affaires étrangères de la République de Bulgarie, ambassadeurs, membres du Corps diplomatique,

Je me tiens aujourd’hui devant vous au nom du peuple d’Israël pour vous remercier du fond du coeur pour votre bravoure et votre générosité.

Chacune et chacun d’entre vous ont laissé derrière eux une famille, et leur foyer pour monter à bord d’un avion apportant à la fois une aide matérielle et physique pour sauver des vies, sur une terre étrangère. Beaucoup d’entre vous n’ont probablement jamais été en Israël. Vous avez ainsi démontré votre amour pour l’humanité et prouvé que votre courage n’a littéralement pas de frontières.

Malgré les risques réels, vous a montré un engagement total en  rejoigant les  combattants du feu d’Israël pour combattre, à votre tour les flammes du Carmel. Ensemble vous êtes devenus une force unie et puissante qui a combattu l’incendie qui menaçait de tout détruire sur son chemin sans pitié ou discrimination.

Malheureusement 42 hommes et femmes ont perdu la vie en effectuant leur devoir. Leur dernier voyage était de sauver la vie de gardiens de prison. A ce stade, je tiens à saluer publiquement les familles des victimes et prier pour qu’elles reçoivent une consolation dans leur deuil. Aucun mot ne peut exprimer l’ampleur de leurs pertes.

Je souhaite aussi envoyer mes vœux de prompte rétablissement aux blessés et promets à ceux qui ont perdu leur domicile que le gouvernement israélien fera le nécessaire pour reconstruire leur maison afin qu’ils puissent rentrer dans leur communauté.

Vous qui êtes ici et les autres déjà rentrés chez eux, sont reconnus comme des héros dans vos propres pays et maintenant vous en êtes aussi chez nous. Nous vous chérirons à jamais et nous souviendrons de votre courage et de votre bravoure.

Je voudrais humblement exprimer la profonde gratitude du peuple israélien et de son gouvernement à vos chefs d’Etat respectifs pour avoir répondu à notre appel à l’aide, et ce, sans aucune hésitation. Vous avez ainsi prouvé votre amitié envers l’Etat d’Israël et envers son peuple. Je veux aussi remercier les membres de notre ministère des Affaires étrangères et autres autorités gouvernementales qui ont travaillé sans relâche en coordination avec leurs homologues étrangers. Israël fait face à de nombreux défis et le combat contre le feu n’est que l’un d’entre eux.

Malheureusement, pendant ce désastre nous avons entendu les voix de nos ennemis qui ont fêté et savouré cette tragédie. Ces mêmes personnes ont allumé le feu du conflit et du terrorisme durant la courte histoire d’Israël. Alors qu’ils ont échoué en utilisant ces moyens, ils tentent maintenant de souffler sur les braises en assaillant Israël et en le délégitimant.

Toutefois, avec l’aide de peuples et de nations pensant comme nous dans la communauté internationale, nous finiront par éteindre ce genre flammes également. Néanmoins, la vraie leçon de la semaine passée, est qu’Israël n’est pas seul. Les amoureux de l’humanité et de  la paix se tenaient aux côtés d’Israël face à cette tragédie, tout comme Israël a brillamment démontré qu’il est aux côtés des Nations quand elles en ont besoin.

C’est la beauté de la famille des Nations, tout comme la justice et l’esprit humanitaire qui ont surmonté les flammes dans le Carmel afin qu’Israël et la famille des Nations  l’emportent sur les forces de destruction dans le monde.

Aujourd’hui, Israël se tourne vers l’avenir pour récupérer ce qui a été perdu. Vous avez planté des racines en Israël grâce à votre courage. Pour exprimer votre sacrifice courageux, j’ai l’honneur de vous présenter aujourd’hui, les certificats de plantation des arbres qui prouvent bien, maintenant, l’existence de vos racines en Israël.

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 20:34

 

Message de Dany Ayalon et Revue de Presse Israélienne

ambafrance et ambisrael

Danny Ayalon, Vice-ministre des Affaires étrangères

Par Danny Ayalon, Vice-ministre des Affaires étrangères

 

Au cours de ces derniers temps douloureux, ces jours choquants, une lumière a brillé dans le noir, le ciel est rempli de cendres, ces incendies ont détruit une grande partie de la région nord d’Israël, en mettant fin à la vie de dizaines d’Israéliens courageux.

Alors que l’Etat juif est devenu synonyme d’aide humanitaire rapide et efficace vers les zones internationales sinistrées, c’est maintenant au tour d’Israël d’avoir besoin de cette aide. Les incendies provenant de la forêt du Mont Carmel se propagent rapidement au-delà de toute attente plausible, écrasant nos forces dans la lutte contre les flammes. Notre catastrophe nationale, comme souvent dans le monde, entraîna une réaction internationale. Considérant qu’Israël est généralement le premier à offrir un coup de main dans un tel cas, il est maintenant nécessaire que notre nation soit entre les mains des autres.

Pendant de nombreuses années, Israël a aidé les pays et les peuples dans le besoin lors de catastrophes terribles, telles que les séismes en Turquie, Haïti, au Chili et au Salvador, la famine en Ethiopie, l’ouragan Katrina aux États-Unis et le tsunami en 2004, pour n’en nommer que quelques-uns. Quelle que soit la nation, Israël était prêt à envoyer de l’aide immédiatement, même si dans certains cas, Israël n’avait aucun lien diplomatique avec les pays accablés.

Cette politique était d’abord et avant tout fondée sur notre humanisme profond, ancré dans nos valeurs juives.

La source de notre obligation morale a toujours été Tikkun Olam, et notre aide humanitaire a toujours été inconditionnelle.

Aujourd’hui, dans nos moments difficiles, nous voyons les nations à travers le monde nous porter assistance ; c’est un témoignage sans équivoque de la reconnaissance d’Israël pour ses actes passés.

En fait, certaines de ces nations qui offrent leur assistance en tant que nations- partenaires ont reçu dans le passé l’expertise et les compétences en matière de médecine des catastrophes, par MASHAV, Agence israélienne pour la coopération internationale au développement, organisation appartenant au ministère israélien des Affaires étrangères.

Le ministère des Affaires étrangères reçoit constamment des éloges pour la volonté absolue de ce pays à ouvrir ses cœurs aux populations du monde sans distinction de race, de religion ou d’origine ethnique. Bien que le travail humanitaire d’Israël en Haïti ait fait les titres des journaux dans le monde, il y a des dizaines d’autres zones de catastrophes non déclarées auxquelles Israël fournit des secours alors qu’ils font cruellement défaut.

Le feu était hors de contrôle de nos forces de lutte contre les incendies, le gouvernement israélien a tendu la main aux dirigeants du monde en demandant de l’aide pour la bataille désespérée contre les incendies qui font rage depuis jeudi.

Dix avions et trois hélicoptères ont été envoyés immédiatement ; quatre avions de Grèce, l’un en provenance de Chypre, deux autres de Turquie, deux en provenance de Russie et un de France, un hélicoptère de Chypre et deux de Grande-Bretagne.

Samedi dernier, six avions et trois hélicoptères supplémentaires sont arrivés, deux avions des États-Unis, deux de France et deux en provenance de Russie, deux hélicoptères en provenance de Russie et un de Suisse.

Le dimanche, nous attendions encore neuf avions, cinq d’Espagne, trois des États-Unis et un d’Allemagne.

La Bulgarie a envoyé près de 100 pompiers, et des dizaines de nations de l’Italie à l’Azerbaïdjan, et notamment nos voisins immédiats, ont également fourni une aide importante.

Une cellule de crise du Ministère des Affaires Etrangères a été immédiatement ouverte afin de s’assurer que toute l’aide atteigne sa destination.

Les bonnes relations du Ministère des affaires étrangères avec des nations éloignées d’Israël ont conduit à ce que des expressions de préoccupation et d’assistance aient été reçues de sources inattendues.

L’internationalisation rapide de la politique étrangère du gouvernement a été démontrée par l’ampleur et le nombre d’offres d’assistance. Ces offres sont une réponse incroyable et la preuve qu’Israël peut compter sur ses amis lors d’un moment de tragédie nationale. Pour ces derniers, et les nombreuses autres nations qui offrent aide et assistance, nous adressons nos remerciements les plus sincères.

Nous savons très bien combien il est difficile d’assurer la primauté des besoins humanitaires sur la bureaucratie et la logistique.

Bien que cette période difficile soit loin d’être derrière nous, nous pouvons trouver un certain réconfort grâce à la réaction internationale suite à cette tragédie. Ces amitiés sont nourries et réciproques.

Même si actuellement nous avons des divergences, les nombreuses opérations humanitaires d’Israël en Turquie ont conduit le gouvernement turc à mettre de côté toutes les autres questions et à offrir son aide et son assistance.

La reconnaissance est un pilier essentiel du judaïsme et du caractère moderne d’Israël.

Le grand Sage Hillel était célèbre pour avoir dit: « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? Si je suis seulement pour moi, que suis-je ? Et si pas maintenant, quand? » L’Etat juif a depuis longtemps reconnu qu’il n’est pas seul au monde et distribue l’aide quand et où il est nécessaire de le faire, indépendamment de toutes circonstances. Aujourd’hui, nous avons besoin d’aide et de sentir la chaude étreinte de toutes les nations qui se précipitent à notre côté.

Nous exprimons notre plus grande et humble gratitude pour les gouvernements et leurs peuples qui nous enseignent qu’Israël est un membre bienvenu et apprécié dans la famille des nations.

J Post, 6 décembre 2010

 

 

INTERIEUR

Après quatre jours : les pompiers ont maîtrisé le feu / Fadi Eyadat & Anshel Pfeffer – Haaretz

L’incendie du mont Carmel s’est atténué au cours des dernières vingt-quatre heures et, hier après-midi, le commandant des services de sapeurs-pompiers, Shimon Romah, a annoncé que les pompiers ont définitivement maîtrisé le feu, grâce notamment à l’aide aérienne apportée par les avions bombardiers d’eau aux hommes présents au sol.

Même si tous les principaux foyers d’incendie ont été maîtrisés, les pompiers ont poursuivi cette nuit leur activité pour empêcher une reprise du feu. Ce matin il sera décidé si l’aide aérienne doit continuer ou s’il y a lieu de démobiliser une partie des hommes qui se trouvent sur le terrain.

Près de 4 000 hectares de forêt et 74 maisons ont été totalement détruits par le feu sur le mont Carmel et dans les localités avoisinantes. Les habitants des localités qui ont été évacuées ces derniers jours ont été autorisés hier à rentrer chez eux. Les deux mineurs, deux frères d’Ussafiya, qui ont été arrêtés avant-hier (ils seraient à l’origine de l’incendie, NdT) sont toujours en garde à vue et leur détention a été prolongée hier de quatre jours par le tribunal de Haïfa. Ils sont soupçonnés d’homicide involontaire.

De même, deux habitants de Nazareth ont été interpellés hier près de l’internat Orde, qui avait été évacué de ces occupants, et sont soupçonnés de pillage.

La plupart des avions venus de l’étranger ont quitté le pays. Seuls quelques appareils grecs et chypriotes restent disponibles s’il est décidé ce matin de faire appel à eux.

En plus des 74 maisons qui ont été détruites dans le kibboutz de Beit Oren, le village d’artistes d’Ein Hod et à Ussafiya, 173 maisons ont été partiellement brûlée dont cinq jardins d’enfants.

 

L’enquête est en route / Noam Sharbit & Arik Bender – Maariv

L’incendie du mont Carmel n’est pas encore complètement éteint mais la course destinée à empêcher la création d’une commission d’enquête nationale est elle déjà engagée. Tout semble cependant indiquer que le Premier ministre Binyamin Netanyahu ne parviendra pas à empêcher la publication prochaine du rapport du Contrôleur de l’Etat ni à éviter la mise en place d’une commission d’enquête.

Le Contrôleur de l’Etat, Micha Lindenstrauss, a annoncé hier soir qu’il rejetait la demande du Premier ministre de retarder la publication du rapport de suivi sur les services de lutte contre l’incendie. Le Premier ministre s’était adressé au Contrôleur pour lui demander tout d’abord d’enquêter, dans le cadre de ce rapport général, sur la prise en charge de l’incendie du Carmel.

Mais, malgré cette manœuvre du Premier ministre, le rapport du Contrôleur de l’Etat devrait être rendu public ce mercredi ou en début de semaine prochaine. Il s’agit d’un rapport de suivi qui fait suite aux conclusions du Contrôleur de l’Etat en juillet 2007. Le Contrôleur avait examiné à l’époque le fonctionnement des services de lutte contre l’incendie lors de la deuxième guerre du Liban. Il avait constaté des problèmes de déploiement des services et un manque d’équipements et de véhicules. Or le rapport qui doit être publié cette semaine indique que non seulement ces dysfonctionnements n’ont pas été corrigés mais que la situation s’est, au contraire aggravée.

Le député Yoël Hasson du parti Kadima, qui préside la commission du contrôle de l’Etat à la Knesset, a d’ores et déjà annoncé qu’après lecture du rapport il proposerait la création d’une commission d’enquête nationale. Bien que la coalition bénéficie d’une majorité de sept contre quatre au sein de la commission, celle-ci pourrait approuver la création d’une commission d’enquête. En effet, Amnon Cohen du parti Shas devrait, conformément à l’engagement de son parti, voter en faveur d’une commission de même que Raleb Majadleh du parti travailliste.

Le ministre de l’Intérieur, Eli Yishaï, qui est au cœur de la tempête a réitéré hier, en ouverture du conseil des ministres, son appel à mettre en place une commission d’enquête.

 

DIPLOMATIE

Grâce à l’aide turque : Israël tente de mettre fin à la crise / Barak Ravid – Haaretz

Des représentants israéliens et turcs de haut rang se sont rencontrés hier à Genève pour tenter d’élaborer un document qui mettra fin à la crise qui s’est déclenchée entre les deux pays suite à la flottille turque pour Gaza. Des diplomates israéliens et turcs estiment que ces ententes comprendront des excuses israéliennes ainsi que le versement d’indemnités en échange du retour d’un ambassadeur turc à Tel Aviv et l’acceptation par Ankara d’un nouvel ambassadeur israélien.

Israël était représenté à cette rencontre par Yossef Ceichanover, qui est aussi le délégué israélien au panel international qu’a créé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, pour examiner les événements de la flottille. Le représentant turc était le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Feridun Sinirlioglu.

Les Turcs réclament qu’Israël présente des excuses suite à la mort de neuf citoyens turcs à bord du Mavi Marmara et verse des dédommagements à leurs proches et aux blessés. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré hier : « Un jour, Israël et la Turquie tourneront la page mais auparavant, Israël doit présenter des excuses et verser des indemnités ». Israël souhaite de son côté que les Turcs annoncent la fin de la crise et la normalisation des relations.

Des diplomates turcs et israéliens ont indiqué que c’était là une première rencontre, à l’initiative du Premier ministre Netanyahu qui a voulu saisir l’occasion qu’a créée l’aide apportée par la Turquie dans la lutte contre l’incendie du mont Carmel. Ils ont cependant souligné que d’autres rencontres seraient nécessaires pour parvenir à des ententes.

 

Les troupes d’élite des pompiers / Yuri Yelon, Daniel Sirioti, Itzik Saban & Shlomi Diaz – Israël Hayom

Sur la base de Ramat David, les avions français ont eu droit à un accueil très chaleureux. Le commandant A. de l’escadron 110 de l’armée de l’air a fait en sorte que ses collègues français obtiennent tout ce dont ils avaient besoin. « Ce sont des invités d’honneur et nous faisons en sorte qu’ils aient tout ce qu’il leur faut », a-t-il déclaré. Les Français ont également envoyé à Ramat David le colonel Guillaume de Marisy, l’attaché militaire en Israël, pour qu’il s’assure que les opérations de lutte contre le feu se déroulent dans le bon ordre. « Nous avons une riche expérience dans le domaine de la lutte contre les incendies, en France et dans de nombreux endroits du monde », a déclaré le colonel de Marisy./.

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 04:57

 

 

 

 

 

 

Netanyahou demande aux arabes de dire la vérité à haute voix

29 Novembre 2010 - Juif.org


Netanyahou demande aux arabes de dire la vérité à haute voix - © Juif.org
Le double langage des dirigeants arabes comme toujours !
« C’est un jour historique pour les relations entre le journalisme et la diplomatie, » a déclaré le premier ministre Benyamin Netanyahou lundi après la découverte de centaines de milliers de documents publiés par le site Wikileaks. Lors d’une réunion à Tel Aviv, Netanyahou a déclaré aux journalistes : « votre travail deviendra beaucoup plus difficile à faire, comme le nôtre. »
 
Les documents ont révélé, entre autres choses, que de nombreux dirigeants arabes ont appelé les Etats-Unis à attaquer l’Iran. « Si cette exposition fait que les dirigeants de la région s’abstiennent à l’avenir de dire ce qu’ils pensent dan des entretiens privés, alors nous avons un problème, » a déclaré Netanyahou.
 
« Mais si les dirigeants font leurs déclarations en public, il y aura un changement important. Lorsque des dirigeants sont prêts à raconter la vérité à leur peuple, cela favorise la paix. » Le premier ministre a ajouté que « la paix fondé sur la vérité à une chance durable. »
 
Selon Netanyahou, la fuite entraînera que les documents seront exposés à moins de personnes. « La fuite de télégrammes. Nous, en Israël, avons déjà appris ce danger, et nous nous sommes adaptés à cette réalité. »
 
Il a noté que cette nouvelle réalité a incité le gouvernement à limiter les réunions à deux ou quatre personnes. « Chaque personne que vous ajoutez entraîne la possibilité d’une fuite, » a-t-il noté.
 
« La plus grande menace pour la paix est la course à l’armement du régime iranien, et ce qui est le plus important, c’est que de nombreux dirigeants et gouvernements au Proche Orient se rendent compte de cette menace. Il y a un écart entre ce qui est dit publiquement et ce qui a été dit à huis clos, » a déclaré le premier ministre.
 
« Les dirigeants rendent compte qu’il y a une nouvelle menace, et une nouvelle compréhension. Je ne me souviens pas qu’il ait eu une telle compréhension au Proche Orient dans le passé. J’espère que les dirigeants auront le courage de dire publiquement à leur peuple ce qu’ils ont dit sur l’Iran. »
 
Netanyahou a également abordé le processus de paix et a blâmé les palestiniens pour l’impasse actuelle. Il a noté que le processus ne dépend pas seulement d’Israël. « Les palestiniens sont ceux qui n’ont pris aucune mesure. »

Revue de presse de l'ambassade d'Israel

WIKILEAKS : LES FAITS

La recette du Mossad pour provoquer une révolution en Iran / Ronen Bergman – Yediot Aharonot

Le site Wikileaks a commencé hier à rendre publics des documents classés du département d’Etat américain, révélant des secrets que nombre de pays auraient préféré garder strictement confidentiels, ainsi que des informations embarrassantes sur la façon dont les Américains voient le monde, y compris leurs alliés.

Selon des informations publiées par les médias, 2.217 de ces documents concernent Israël. L’angle israélien porte notamment sur les pressions qu’Israël exerce sur les Etats-Unis pour qu’ils trouvent une solution à la course iranienne à l’arme nucléaire.

L’un des documents révèle qu’en mai 2009, Netanyahu a informé les Américains que le président égyptien Hosni Moubarak et lui étaient d’avis que l’Iran était déjà nucléarisé et estimaient que la situation était ‘dangereuse’. Un autre document affirme que le ministre de la Défense Ehud Barak a indiqué en juin 2009 que le monde disposait d’une fenêtre d’opportunités de 6 à 18 mois pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Au-delà de ce créneau, indiquait-t-il, « toute solution militaire causerait des dommages inacceptables ».

Plusieurs documents montrent que les Etats-Unis croient qu’Israël envisage d’attaquer l’Iran. Selon un document américain interne, Israël « a jugé l’année 2010 comme une année critique après laquelle il sera difficile de porter atteinte à l’Iran ». Israël, lit-on dans ce document, attend que les Etats-Unis lui transfèrent des bombes destructrices de bunkers de type GBU-28.

Selon un autre document, le chef du Mossad Meïr Dagan a évoqué en 2007 avec le représentant du président Bush un plan israélien pour susciter un changement de régime en Iran à l’aide des minorités et des étudiants et ce, dans le cadre d’une stratégie israélienne à cinq piliers contre l’Iran, dont les quatre autres piliers sont les négociations diplomatiques, les sanctions, empêcher le transfert vers l’Iran de connaissances et de matériaux nécessaires pour le développement du nucléaire et, enfin, « des mesures secrètes ». Un an plus tard, la révolte des étudiants iraniens a éclaté.

Wikileaks : réactions israeliennes

Moubarak : « Netanyahu est charmant mais ne tient jamais sa parole » / Itamar Eichner et Yaniv Halili - Yediot Aharonot

Que disent les documents de Wikileaks sur le Premier ministre Netanyahu ? En lisant un message envoyé par un diplomate américain en poste au Caire, citant des propos qui lui ont été tenus par le président Hosni Moubarak, il n’est pas clair si Netanyahu devrait rougir de plaisir ou de honte. Selon Moubarak, « Netanyahu est élégant et charmant, mais ne tient jamais sa parole ». Moubarak l’aurait également dit à Netanyahu en personne.

Selon des ministres israéliens, les contacts sur le gel de la construction en Cisjordanie sont actuellement suspendus, les Etats-Unis s’employant à limiter les dégâts causés par Wikileaks. Pour un ministre de premier plan, le grand perdant de l’affaire Wikileaks est le processus de paix au Proche-Orient. « Cette affaire est à l’échelle de la chute d’un empire. Lorsque les Etats-Unis sont faibles, le premier perdant est Israël. C’est mauvais pour Israël, directement comme indirectement et ce, avant même que soit publiée la première critique à l’égard des dirigeants israéliens », a indiqué ce ministre avant la publication des documents.

Le vice ministre des Affaires étrangères, Dany Ayalon, a déclaré hier : « aucun document ne saurait porter atteinte à l’amitié israélo-américaine. Je ne prends pas ces choses trop au sérieux. Il faut être patient. Connaissant de près les relations israélo-américaines, je peux juger que l’ensemble des intérêts communs constitue la base de ces relations et non pas un événement ponctuel ».

Le Premier ministre Netanyahu et le ministre de la Défense Barak ont tenu ces derniers jours des réunions fermées avec des ministres dans lesquelles ils ont estimé que la publication des documents Wikileaks pourrait retarder les contacts avec l’administration américaine en vue de l’élaboration d’ententes permettant la reprise du gel de la construction en échange d’un package d’avantages américains à Israël.

WIKILEAKS : COMMENTAIRES

Les banalités de Wikileaks / Aluf Benn – Haaretz

Le « chapitre israélien » des télégrammes américains n’a révélé quasiment aucun élément nouveau sur les échanges entre Jérusalem et Washington. Ces documents secrets de l’ambassade américaine à Tel-Aviv montrent que les responsables des services de renseignements israéliens et des milieux de la Défense disent exactement les mêmes messages lorsqu’ils rencontrent de hauts fonctionnaires américains, des membres du congrès, ou des journalistes et des députés israéliens.

Wikileaks n’est pas parvenu à pénétrer les canaux sensibles des relations israélo-américaines, et même après cette publication, nous ne savons toujours pas ce qui s’est dit entre Netanyahu et Obama, ou entre Olmert et Sharon et Bush, ou entre Meïr Dagan et ses homologues au sein de la CIA et d’autres services américains.

Les télégrammes de Wikileaks tournent beaucoup autour de l’Iran, mais ne révèlent pas si ou quand Israël attaquera ses installations nucléaires. Les officiels israéliens se sont avérés beaucoup plus prudents que les dirigeants arabes, qui pressaient les Américains d’attaquer.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 06:29

Merci 'Haim

 

 

Referendum

LA LOI SUR LE REFERENDUM :   Une victoire démocratique

Par 'Haim OUIZMANN

Pour aschkel.info et lessakele.

 


 


 

Le renforcement de la démocratie israélienne

La nouvelle  proposition de loi initiée par  Yariv Levin (Likoud) qui vient d'être votée en seconde et troisième lecture à la Knesset (*1) bénéficie d'un large consensus au sein de la classe politique, le parti travailliste ayant voté contre et le parti Qadima s'étant absenté lors du vote (*2). Elle fixe, dans le cas d'un accord politique visant à céder les territoires du Plateau du Golan et la partie Est de Jérusalem, une majorité de 61 voix à la Knesset pour  l'application de ce dernier, ainsi que sa ratification  par un référendum par lequel la voix de la nation  se fera entendre.

 Pourquoi cette loi sur le référendum est-elle si fondamentale ?

Cette loi constitue une nette progression et un renforcement notoire de la démocratie en Israël.

Pour preuve, les derniers propos d'Ehoud Barak illustrant l'urgente nécessité d'une telle loi. Ehoud Barak, Ministre de la Défense, politiquement affaibli, tente vainement d'expliquer à la nation que cette loi constitue «un obstacle à la paix et une offense à la volonté de paix du peuple». Celui-ci semble oublier qu'il fut, lors du sommet de Camp David II (2000) avec Arafat (*3), le premier des Premiers ministres israéliens au cours de l'histoire d'Israël à céder aux pressions américaines  et à  offrir littéralement Jérusalem-Est à la partie adverse palestinienne, sans contrepartie aucune, contrecarrant en cela le consensus national autour de la question de Jérusalem.  I. Rabin (Zal) lui-même s'est opposé à tout compromis sur Jérusalem qui, selon lui, n'était en aucune manière «un sujet à discussion» (Discours du 15 mai 1994 à la Knesset). Désormais, le référendum entravera l'application de ce type de décision irresponsable et contraindra a priori tout chef d'Etat à la réflexion, surtout sur la question de Jérusalem, majoritairement reconnue en Israël comme la capitale éternelle et indivisible de l'état hébreu.

L'idée d'une «loi sur le référendum» n'est pas récente. Les accords d'Oslo (1993) auraient-ils été signés s'ils avaient été soumis à l'épreuve du Référendum? En 1995, I. Rabin soulève l'idée d'en organiser un à la suite de la grève de la faim de 19 jours à Gamla contre le retrait du Plateau du Golan. Puis en 1998, au grand dam des partisans du maintien de l'annexion du Golan, l'on découvre que quatre ans auparavant, I. Rabin élabore, dans le plus grand secret, «le plan Mango» qui prévoit le retrait total du Golan, pourtant annexé légalement (*4), en échange de la paix avec la Syrie dirigée par le despote Hafez el Asad. Cette concession se veut l'expression politique de la vision de Moshe Dayan qui, dès la prise du pouvoir par Menahem Begin, déclare: «Le Golan sans paix ou la paix sans les implantations» (1977. Si le retrait unilatéral du Goush Qatif, «démocratiquement» imposé par Ariel Sharon, avait été soumis à un référendum,  il est fort probable qu'il se serait heurté à une forte opposition, voire même à un échec cuisant. Témoins le vote des grands électeurs du Likoud  pour lequel les habitants du Goush Qatif ont organisé l'opération «porte à porte» et la chaîne de solidarité reliant le Goush à Jérusalem. 

Le système du référendum permet de rétablir la souveraineté au peuple, d'une part en empêchant l'accaparement du pouvoir de la part de politiciens opportunistes frappés d'amnésie eu égard de leur promesse électorale et de l'autre, en permettant de sauvegarder l'unité nationale dans le cadre de règlement de questions épineuses et quasi-insolubles. De plus, cette loi, par la remise du pouvoir souverain au peuple, permet de contourner le pouvoir exécutif soumis à la pression internationale. Par ailleurs, le référendum contribue à faire fi du jeu des coalitions pernicieuses sur l'exemple des troisième et quatrième République française. Les avantages du référendum s'avèrent donc d'une importance majeure surtout au sein du système électoral israélien instable où le politique, une fois aux rênes du pouvoir, se trouve lié à la discipline de son groupe parlementaire. Il se trouve donc amené à délaisser ses convictions idéologiques qui le portèrent au faîte du pouvoir ou bien, peut décider, sans trop de remords de conscience, de déserter son clan politique. Le cas du député Alex Goldfarb est à ce sujet éloquent. Elu député sur la liste du parti de droite Tsomet, Alex Goldfarb  en démissionne (1994) afin de créer le parti Yéoud et, après le retrait de Shass et des deux députés Emmanuel Zissmann et Avigdor Kahalani (*5) de la coalition en place, rejoindre le gouvernement Rabin mis en minorité à la Knesset. La seule voix du député Goldfarb, va, contre toute morale politique, permettre d'entériner les accords Oslo II le 5 octobre 1995. La voie est tracée: après l'assassinat de Rabin, Shimon Pérès transfère 40% de la Judée-Samarie à l'autorité palestinienne (Zones A et B). (*6).

En France, le Général de Gaulle n'hésitera point à faire appel à maintes reprises au système du référendum pour d'une part conforter sa légitimité (en 1958) et d'autre part imposer à son propre parti (UNR: Union pour la Nouvelle République) l'octroi de l'autodétermination à l'Algérie (en 1961). Fidèle à ses grands principes de représentant du peuple français, de Gaulle, désavoué lors de son échec du référendum sur la réforme du Sénat (27 avril 1969),  démissionne immédiatement.  En Israël, l'attitude du parti travailliste associé au parti Qadima démontre l'ambigüité de leur rôle national, démissionnant moralement avant même la tenue d'un référendum. En effet, alors que Qadima fut l'initiateur de cette loi sur le référendum (17e Knesset), par la voix de ses députés  Avigdor Its'haki  et David Tal, Tsippi Livni, leader du parti Qadima, n'hésite point à déclarer qu'«Il ne s'agit pas d'interroger le peuple mais d'introduire un veto sur les décisions du gouvernement et la Knesset élue».

La loi qui vient d'être entérinée grandit et renforce aussi bien la responsabilité que l'intérêt du peuple sur des questions touchant à la souveraineté et à l'unité nationale. Les parlementaires, une fois n'est pas coutume, ont saisi que la paix due à l'unité intérieure est la seule garante d'un Etat fort et souverain. Elle constitue par ailleurs un sérieux rempart contre les velléités et intransigeances américaines et européennes à imposer à Israël  une paix factice remise, de jour en jour, aux calendes grecs.  Il ne fait point de doute que la communauté internationale dénoncera cette décision historique. La Knesset, toutes tendances politiques confondues, a néanmoins décidé de conférer au peuple le choix de repousser par la voie législative et démocratique tout futur programme antisioniste que la gauche radicale aspirerait à faire progresser.  «Vox populi, vox dei» («La voix du peuple, c'est la voix de Dieu»).

 

 

(*1) Cette loi est votée  à  une large majorité: 65 voix pour,  33 contre.

(*2) Le ministre Shalom Sim'hon et le vice-ministre Matane Vilnaï, tous deux du parti travailliste ont voté pour la loi. Shaoul Mofaz, Roni Bar-Onn ainsi que Rou'hama Avraham, tous trois du parti Qadima, pourtant disposés à voter en faveur de la loi sur le référendum, ont préféré s'absenter pour ne pas avoir à s'opposer frontalement à  Tsippi Livni.

(*3) Barak et Clinton proposent l'annexion par  Israël de 9 à 10% de la Judée-Samarie en échange de la même superficie dans le Néguev et maintiennent temporairement une zone intermédiaire sous contrôle de l'armée  israélienne ainsi qu'une bande sur 15% de la longueur du fleuve du Jourdain. La Judée-Samarie sous contrôle palestinien aurait ainsi eu une continuité territoriale mais certaines routes existantes entre des blocs de population palestinienne auraient dû être bloquées à cause des annexions proposées.

(*4) Jérusalem-Est est annexée en 1980 et le Golan en 1981.

 (*5) Leur démission est motivée par la volonté de Rabin de concéder le Plateau du Golan. Ils créeront à eux deux «la Troisième Voie» comme opposition active au programme de concession.

(*6) Les 60 % restants constituent la zone C  sous contrôle israélien. 

 

Le de quoi je me mêle du jour :

[NDLR - Nous ne répondrons pas a Al Assad - la terreur de Damas - 


La Syrie rejette complètement la loi sur le référendum
Ministère syrien des Affaires étrangères rejette fermement le projet de loi approuvé par référendum à la Knesset lundi, affirmant que toute décision du gouvernement sur le retrait des hauteurs du Golan et de Jérusalem sera la décision du peuple. Le ministre a ajouté qu'il s'agissait ''d'une atteinte au droit international''.
 Guysen
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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 18:59

 

 

 

Serait-on parvenu un point de non-retour de la démocratie absolue, où le peuple décide pour lui de la paix et de la guerre et des concessions ou non qu'il est prêt à consentir, sans se faire abuser ni par ses propres gouvernants, ni par leurs partenaires extérieurs souvent retors et revenant sans cesse sur leurs "promesses" qui ne valent que pour ceux qui les écoutent, lors de négociations qui n'aboutissent jamais en sa faveur? Le sionisme serait-il bien la révolution et le paradoxe qu'il s'annonçait être? 

 

***

L’amalgame entre la Gauche et le Peuple fait partie des lieux communs de la conscience collective. Ouvrons les archives de l’Histoire politique mondiale, et nous constaterons que les expressions de « masses populaires », « volonté du peuple » ou « souveraineté populaire » fleurissent dans les ouvrages, les manifestes, les discours et plateformes politiques que la gauche internationale a pu produire en plusieurs siècles d’existence. Combien de combats la gauche n’a-t-elle pas menés par le passé « au non du peuple »! Mais cette intimité entre les deux peut un jour cesser dès lors que le peuple, « perdant soudain son bon sens et son intelligence naturelle », adopte des positions qui ne sont plus en accord avec les dogmes idéologiques de cette gauche.

C’est le cas en Israël, ou le vote de la Loi sur le Référendum a provoqué un tir de barrage de la part des grands médias, de l’opposition, et d’une grande partie du système judiciaire. Soudainement, l’éventualité de permettre au peuple d’avoir le dernier mot sur des questions aussi cruciales et vitales que la cession à l’ennemi de territoires du patrimoine national, devient « un détournement de la démocratie », « un bâton dans les roues des futurs gouvernements », « un affront pour le Parlement », voire « une loi anticonstitutionnelle ».

Derrière tous les arguments avancés, se cache en réalité un constat amer fait par ceux qui aujourd’hui tiennent les manettes de l’Etat, en dépit du résultat des urnes. Ce constat crie si fort qu’il n’a pas pu être caché par certains journalistes de la radiotélévision. Lundi soir, Yonit Lévy, présentatrice du journal télévisé sur la chaîne « Aroutz 2″, n’a pu s’empêcher d’introduire le sujet en disant, avec l’air tragique qui la caractérise: « …encore un obstacle de plus à un accord de paix à venir… ». La chose est dite. Et mardi matin, sur les ondes de Galé Tsahal, un chroniqueur constatait avec tristesse « que cette Loi sabotait d’avance tout compromis territorial futur, puisque les données démographiques indiquent que la population religieuse est en constante progression dans le pays, et que par conséquent, les opposants à toute concession territoriale seront de plus en plus nombreux en cas de référendum ». A gauche, on veut bien être démocrate, mais à condition que le peuple vote comme on le souhaite!

L’argument souvent avancé selon lequel « les députés de la Knesset ayant été élus par le peuple, ils ont donc le mandat pour prendre des décisions » est recevable. Mais deux contre-arguments peuvent lui être opposés: Premièrement, il y a des questions d’une telle importance qu’elles nécessitent la responsabilisation et la participation active de tous les citoyens. La Terre d’Israël, Jérusalem, ne sont pas la propriété privée des députés, et toute concession doit être acceptée selon un processus démocratique stricto sensu. En allant même plus loin, la Terre d’Israël ne peut être amputé, puisque n’appartenant pas au peupel, mais à D-ieu. J’ai entendu un journaliste de gauche justifier sur « Galé Tsahal » la supériorité de la Knesset sur le peuple, avec des arguments tirés de…la Thora: « Au moment où Moïse voulut faire participer les Enfants d’Israël à la Révélation du Sinaï, le peuple fit marche arrière et refusa, disant à Moïse: ‘Représente-nous et nous suivrons ta parole’. C’est vrai. C’est écrit. Mais avec tout le respect que l’on doit à ce journaliste, Moïse avait notamment pour mission de faire entrer le peuple en Erets Israël, et non de l’en chasser! A son époque, point besoin de référendum!

Deuxièmement, la vie politique de ces quinze dernières années nous a appris à nos dépens que les députés et ministres que les électeurs envoient à la Knesset appliquent parfois une politique qui se situe aux antipodes de ce qu’ils ont promis et de ce que les électeurs attendent d’eux. La grave crise de confiance qui est née entre les citoyens et la politique nécessite impérieusement de ne pas laisser à la seule responsabilité des députés toute décision irréversible aux conséquences vitales pour le pays.

Je me souviens de la colère qui m’avait saisi en 1993, après la signature des Accords d’Oslo, lorsque Nissim Zvili, alors Secrétaire Général du Parti travailliste, était interviewé à la télévision française. Lorsque le journaliste lui posait la question « Mais la population ne connaissait ni la teneur ni même l’existence ces accords lorsqu’elle vous a portés au pouvoir en 1992! » Réponse de Zvili: « Nous avons obtenu la majorité à la Knesset, nous pouvons dés lors décider ce que nous voulons ».

La Loi sur le Référendum vient pour éviter ce genre de viol de la volonté populaire, même – ou surtout – si les commandes sont tenues par un Premier ministre élu par la droite mais qui applique une politique de gauche.

Contrairement à ses dirigeants, le peuple en Israël ne craint pas de dire non à des Obama de toutes sortes.

 

par Shraga Blum

israel7

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 03:36

La loi sur le référendum en Israël a été votée - La voix du peuple sera entendue lors de toute eventuelle concession

 

Résumé par Aschkel

Pour aschkel.info et lessakele.


 

 

http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-3988426,00.html

Après des heures de discussions et de nombreux débats, la loi férérendaire a été approuvée en deuxième et troisième lecture à la knesset a confirmé hier soir -  Un retrait du  plateau du Golan ou Jérusalem-est notemment devra faire l'objet d'une consultation auprès de peuple israélien,

Le texte a été adopté définitivement par 65 voix contre 33. 

Les membres de parti Kadima éclaté en factions, n'ont pas voté ou abstenu et généralement peu approuvé  ce vote c'est le cas d'Ehoud Barak ou de Tsipi Livni.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, s'est félicité de l'approbation de la loi. Il a déclaré de son bureau que "tout accord de paix exige un large consensus national et cette loi veillera a prendre en condération la volonté des citoyens, il réduira les divisions et les tensions, evitera les manoeuvres parlementaires et aucun accord  ne sera signé sans la volonté du peuple"

il a d'autre part déclaré que  «l'opinion publique israélienne est informée et responsable, et je lui fais confiance quand à toute décision, le peuple aura son mot à dire dans un accord de paix afin que celui-ci réponde aux intérêts nationaux et les besoins de sécurité d'Israël."

 

 

 

Voici l'information telle qu'elle est traité dans la presse nationale française toujours comme d'habitude scandaleux.

en rouge mes commentaires

 

 

Israël impose ??? propose une loi qui passe après débat au parlement  un référendum avant tout retrait du Golan et de Jérusalem-Est

Le Parlement israélien a adopté lundi 22 novembre une proposition de loi controversée ??? par l'AFP AND CO  imposant ?? un référendum avant tout retrait du plateau syrien du Golan et de Jérusalem-Est, imposant ?? ainsi un préalable à la conclusion de tout accord de paix avec la Syrie et les Palestiniens.

Le texte a été comme prévu définitivement adopté, par 65 voix contre 33 imposé donc !!! les vieilles habitudes staliniennes sans doute , à l'issue d'une deuxième et troisième lectures par la Knesset, le Parlement israélien. Il avait obtenu récemment le feu vert en première lecture avec l'appui du gouvernement. Les débats, qui avaient commencé en milieu d'après-midi, se sont achevés tard dans la soirée.

Ce texte devenu loi, déposé par Yariv Levin, un député du Likoud (droite), le parti du premier ministre Benyamin Nétanyahou, stipule qu'un référendum devra être organisé avant l'application de tout accord prévoyant un retrait de n'importe quel territoire israélien. Il prévoit toutefois qu'un référendum ne sera pas nécessaire si une majorité qualifiée des deux tiers (80 députés sur 120) vote en faveur d'un retrait dans le cadre d'éventuels accords avec la Syrie ou les Palestiniens.

LA COLONISATION , AU COEUR DU CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN ???? 62 ANS de violence, d'agression, de déclaration de guerre et de guerres, le terrorisme a outrance , de volonté de destruction de l'Etat Juif passés à la trappe, 

Israël occupe Jérusalem-Est, à majorité palestinienne, et le plateau du Golan, réclamé par la Syrie, depuis la guerre de juin 1967, et les a annexés respectivement en juin 1967 et en 1981.

Après avoir violemment agréssé par 4 armées arabes régulières

Ces annexions n'ont pas été reconnues ??? SONT SUJET A DISCUSSION par la communauté internationale, qui considère Jérusalem-Est et le Golan comme des territoires occupés DISPUTES sujets donc à la discussion.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat, tandis que la Syrie exige pour conclure un traité de paix la restitution totale du Golan jusqu'aux rives du lac de Tibériade, principale réserve d'eau douce d'Israël, qui s'y refuse. Dimanche, Mahmoud Abbas avait déclaré que l'Autorité palestinienne ne retournerait à la table des négociations que si un gel de la construction de colonies des implantations dans la terre ancestrale du Peuple Juif, y compris à Jérusalem-Est, était prononcé. 'S'il n'englobe pas Jérusalem, c'est-à-dire s'il n'y a pas de gel total de la colonisation dans tous les territoires palestiniens, y compris Jérusalem, nous ne l'accepterons pas', a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien, au Caire, avec le président égyptien Hosni Moubarak.

 

Voici donc comment les officines de presse relaient l'information, le Monde et l'AFP travaillent et sont à la solde de la propagande arabe de Ramallah


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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 16:36

 

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Avec autorisation de l'auteur et du magazine Le Météor

 

LE SERMENT SIONISTE

Par 'Haim OUIZMANN

Paru dans le Magazine Le Météor d'Octobre page 26 et 28

couv meteor

 

Précédent article de H.Ouizmann

>A la recherche d'un sionisme perdu - Haim Ouizmann


 «Contraint à l'exil, le peuple juif demeura fidèle au pays d'Israël à travers toutes les dispersions, priant sans cesse pour y revenir, toujours avec l'espoir d'y restaurer sa liberté nationale» (Déclaration d'Indépendance)

 LA LOI  ISRAELIENNE SUR LA CITOYENNETE: GENESE D'UNE LOI SIONISTE

Au début du mois d'octobre (10-10-2010), le gouvernement de Benyamin Netanyahou, sur la proposition du ministre de la Justice Yaaqov Nééman et en vertu des accords de coalition conclus avec le leader du parti «Israël Beyteinou» Avigdor Liberman, a entériné l'amendement à la loi portant sur la citoyenneté (1952) (*1). Dorénavant,  les nouveaux intéressés à acquérir le droit de compter parmi les futurs citoyens d'Israël devront prêter «allégeance à l'Etat d'Israël comme Etat juif et démocratique» et seront à ce titre admis à être pleinement intégrés au sein d'Israël,. Un amendement à l'amendement visant essentiellement les non-Juifs, inclurait également les Juifs bénéficiant de la «Loi du Retour» ('Hok haShvout). Les Arabes nés en Israël jouissent de l'égalité des droits, conformément à la Déclaration d'Indépendance. Celle-ci promet d'assurer «une complète  égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture». Benny Begin, s'opposant à l'expression «Etat juif et démocratique», proposa  les termes «Etat d'Israël, Etat-Nation du peuple juif». Comment expliquer le chiffre de 25 000 habitants palestiniens de Judée-Samarie qui ont entrepris d'acquérir la carte d'identité israélienne, symbole vivant et témoignage de la réalisation du rêve sioniste, alors que l'autorité palestinienne ne cesse de répéter sa volonté de créer un Etat palestinien indépendant?

Les détracteurs s'opposant à cet amendement gravé au cœur de la résolution 181 des Nations Unies, qui le considèrent comme raciste ou pour le moins ségrégationniste, se dénombrent aussi bien  parmi les Arabes que les Juifs.   

  • Israël ou l'honneur de la démocratie

 Les deux principaux partis arabes israéliens Balad et Raam-Ta'al, pourtant représentés à la Knesset (six députés à eux deux) et jouissant donc de tous les droits et privilèges liés à leur fonction de députation, osent proclamer haut et fort que, par le biais de cette loi de naturalisation, l'Etat d'Israël renforce ses bases de régime d'Apartheid. Leur programme antisioniste et antisémite, d'une rare virulence contre les institutions démocratiques de l'Etat hébreu manipulées avec une virtuosité inouïe, n'aurait jamais été adopté dans une démocratie telle que la France ou les Etats Unis où des lois contre l'antisémitisme et contre le boycott des produits israéliens ont été adoptées.                                           

Le parti Balad (Ligue démocratique nationale, 3 mandats à la Knesset), dirigé par le      docteur Jamal Za'halka après la fuite du député Azmi Bishara accusé, alors, de collaboration avec le Hezbollah libanais et de haute trahison lors de la seconde guerre du Liban, se dit partisan d'un «état de tous ses citoyens», reniant le caractère juif et sioniste d'Israël au profit d'une idéologie panarabique nassérienne. Le K.K.L. et l'Agence juive - les institutions sionistes fondatrices de l'Etat d'Israël, doivent purement et simplement disparaître. Il réclame l'annulation de la loi du Retour et le droit aux réfugiés Arabes de réintégrer les terres qu'ils fuirent. Rappelons que la députée arabe 'Hanine Zo'abi (parti Balad) qui prit part à «la flottille de la haine» collaborant avec l'IHH, organisation terroriste turque, est diplômée de l'Université de Haïfa et de l'Université Hébraïque de Jérusalem, véritable incarnation de l'esprit sioniste.

 Quant à la liste commune liant les partis Raam et Taal, elle est conduite par le député  Sheikh Ibrahim Sarsu, de surcroît leader du mouvement islamiste et membre du Haut Comité de Surveillance  en faveur des Arabes citoyens d'Israël. Ce dernier n'hésite pas à définir Israël comme un régime d'Apartheid et appelle à l'établissement d'un régime islamiste semblable à celui qui prévalait à l'époque des Califes. Dans le document qu'il publie en 2006, intitulé «Une vision future des Arabes palestiniens en Israël», il propose la disparition de l'Etat juif transformé en Etat de tous ses citoyens… arabes par le biais du modèle  consociationnel (*2) où la minorité arabe serait en droit d'apposer son veto à toute décision de portée nationale, abandonnant le principe majoritaire sur lequel repose la souveraineté d'Israël.                                                                                                                               

Elus députés de l'Etat sioniste, ces députés arabes daignent, certes, lui prêter allégeance à la manière islamiste, qui considère comme nul et non avenu un serment fait à un non-Musulman (*3). En effet, encouragés par le caractère démocratique de l'Etat d'Israël, leurs diatribes révisionnistes prônant allégrement  la fin de l'Etat juif gagnent en éclat médiatique.                                                              

  •  La brisure du chaînon  

Parmi les Juifs identifiés à la gauche radicale, les propos contre le nouvel amendement s'avèrent ravageurs et haineux. Le quotidien «Yedi'ot A'haronot», sous la plume de Na'houm Barnéa, connu pour son idéologie post-sioniste, écrit que: «la loi est raciste», «antisioniste» et constitue une «caricature fasciste». Adoptant ces arguments, le ministre des affaires sociales Yts'haq Herzog, idéologiquement proche d'Avishay Brawermann et Daniel Ben Simon déclare sans embarras aucun que l'amendement s'apparente «au fascisme».

Comment Yts'haq Herzog peut-il comparer les acquis du sionisme historique au fascisme alors que son père Haïm Herzog, alors ambassadeur d'Israël aux Nations Unies, appelé à devenir le sixième Président de l'Etat d'Israël, s'éleva courageusement contre toutes les Nations du monde le jour anniversaire même de la Nuit de Cristal, jour de la proclamation de la résolution 3379 apparentant le sionisme au racisme, lorsqu'il déclara: «Le peuple juif considère cette résolution comme un bout de chiffon et le traitera de la sorte» (*4). Sur l'exemple de Yts'haq Herzog, nombreuses sont les figures politiques en rupture  avec le passé glorieux de toute une génération sioniste ne s'excusant point de reconstruire la patrie ancestrale et ne s'identifiant plus à l'idéologie pionnière des pères fondateurs, tels Tsippi Livni, leader du parti Qadima (*5), Dan Meridor (*6), Benny Begin...

Reouven Rivlin, Président de la Knesset, s'oppose également à l'amendement sous prétexte qu' «il n'est point nécessaire d'accentuer les points conflictuels de la population arabe avec le sionisme». Pourtant, lors de la cérémonie commémorant le soixante-deuxième anniversaire de l'Indépendance d'Israël, il déclare: «Nous sommes suffisamment forts pour ouvrir les portes de l'israélité même à celui dont le rêve n'est pas le nôtre… Il n'y aura point de coopération avec ceux qui nous réclameront d'assombrir l'identité sioniste de l'Etat».

A vrai dire, le refus de cet amendement constitue la partie émergée de l'iceberg car le caractère juif de l'Etat d'Israël est déjà ancré dans la loi sur les élections, la loi fondamentale garantissant  la dignité et la liberté de l'homme et la loi du Retour.

LA LOI DU RETOUR: LE RETOUR A LA SOURCE

Le nouvel amendement inclurait les Juifs de retour sur la Terre promise, les soumettant au serment, sous la pression intérieure et internationale, au nom d'une égalité très démocratique des droits du citoyen. Cependant, la loi du Retour se base sur l'idée particulariste d'un état-nation, d'un foyer national juif, réduisant le serment pour les nouveaux immigrants à une simple formalité et n'ayant d'autre effet que de rendre caduque cette loi historique. 

Maintes raisons peuvent être avancées:

- Légale:

Conformément à la Déclaration  d'Indépendance selon laquelle «Eretz-Israël est le lieu où naquit le peuple juif» et «la fondation de l'État juif dans le pays d'Israël portera le nom d'État d'Israël», Rav Dr. Zerach Warhaftig, l'un des signataires de la Déclaration d'Indépendance, initie la loi du Retour (1952). Elle proclame: «Tout Juif a le droit de venir dans ce pays en tant que oleh». (*7)  

-Historique:

La Déclaration d'Indépendance souligne que ce droit au retour «fut reconnu par la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et réaffirmé par le mandat de la Société des Nations qui accordait une reconnaissance internationale formelle des liens du peuple juif avec la terre d'Israël, ainsi que de son droit d'y reconstituer son foyer national». La fameuse charte politique tant espérée par B. Z. Herzl signée par Lord Balfour ne retiendra pas la requête expresse de Lord Rothschild, lui demandant d'introduire «le principe de la reconstruction de la Palestine en tant que foyer national pour le peuple juif». Il doit finalement se contenter de la motion finale: «l'établissement en Palestine d'un Foyer national». La raison de cette modification tient à l'antisionisme viscéral de Lord Edwin Montagu, ministre des Indes dans le gouvernement de Lloyd George. Bien que Juif d'origine, il considère le sionisme comme «une croyance politique nuisible». Son cousin Herbert Samuel, sioniste modéré, sera nommé le premier Haut Commissaire de Palestine. La loi du Retour rétablit de droit et de fait une injustice historique.

- Religieuse et spirituelle:

Les Juifs, tout au long de leur Exil, ne cessèrent de rebâtir en rêve Eretz-Israël, espérance collective inscrite en point d'orgue dans la Haggadah de Pessah: «L'an prochain à Jérusalem».

- Politique:

Après la perte de l'indépendance politique sous les Royaumes de Salomon, la dynastie des Hasmonéens et la répression romaine de la Grande Révolte menée par Bar Cochva, la création de l'Etat d'Israël, juif et démocratique n'est que justice rendue au peuple d'Israël.   

 La fidélité du peuple juif pour sa terre, Eretz-Israël, ne s'est jamais démentie pendant plus de 2000 ans. Les Juifs par leurs prières, leur culture, leur amour et dévouement inconditionnel à l'égard d'Eretz-Israël prouvent, sans avoir à s'en excuser, que  leur attachement spirituel, historique et politique est indéfectible. 

 (*1) 22 ministres votent en faveur de la loi et 8 s'y opposent dont Dan Méridor, Benny Begin et Michaël Eytan appartenant au Likoud, la majorité gouvernementale. Tous les ministres du parti Avodah  votent contre.

(*2) Thèse développée par le politologue néerlandais Arend Lijphart et appliquée en Autriche, Hollande, Belgique, Liban (Confessionnalisme).[ 

(*3)  Cf. Les Accords d'Oslo comparés par Yasser Arafat au Traité d'al-Houdaybiyya.  

(*4)  Cette résolution est annulée le 16 décembre 1991.

(*5) Son père Eytan Livni et sa mère sont membres de l'Etzel (1931), appelé communément l'Irgoun  fondé par Avraham Tehomi et  dirigé dès 1943 par Menahem Begin.

(*6) Son père Eliyahu Meridor est membre de l'Irgoun et fondateur du parti 'Herout, l'actuel Likoud.

(*7) Pour la première fois, la source biblique Genèse 50, 14 indique que les fils de Jacob montent (Olim) d'Egypte  vers Canaan afin d'inhumer leur père  à Hébron.

Haïm Ouizemann

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