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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 05:17

Time: Ben Bernanke, Personnalité de l’année 2009

[Mercredi 16/12/2009 22:18]

 

Qui est Ben Bernanke ? C’est le Président de la prestigieuse et puissance « Federal Reserve of America », la Banque Fédérale des Etats-Unis. Il occupe le poste équivalent à celui de Stanley Fischer en Israël. Le magazine « Time » vient de lui réserver sa couverture et l’a déclaré « Personnalité de l’année 2009 », justifiant sa décision entre autres ainsi : « Il faut être reconnaissant à cet homme, Ben Bernanke, grâce auquel l’économie américaine n’a pas plongé dans les abysses comme il était à craindre suite à la crise ». « Cet homme n’a pas un charisme extraordinaire, ce n’est ni un orateur ni un homme qui se met en avant comme c’est si souvent le cas dans ce genre de postes, mais c’est l’homme le plus sérieux du monde », écrit le rédacteur en chef de « Time ».

Effectivement, Ben Bernanke est un homme timide et effacé, mais Barack Obama a choisi de le propulser à la tête de la « Fed » car c’est un universitaire réputé doublé d’un spécialiste de la Grande Crise des années 1930. Il soutient entre autres « que la Crise de 1929 a été amplifiée par toute une série d’erreurs de la Banque Fédérale de l’époque ». Le magazine détaille les raisons de son choix : « Il est l’acteur principal qui dirige la plus grande économie du monde, et sa manière créative d’agir a fait que 2009 a vu un léger rétablissement de l’économie et non la catastrophe que tout le monde annonçait ». Le Rédacteur en Chef de « Time », Richard Stengel, ne tarit pas d’éloges sur le patron de la Banque Fédérale : « Bernanke a non seulement tiré les leçons de l’Histoire, mais il l’a écrite lui-même et la empêché de se répéter ».

Ben (Shalom) Bernanke, âgé de 56 ans, est né dans l’Etat de Géorgie dans une famille juive traditionnelle, connue et engagée. Durant sa jeunesse, il a étudié l’hébreu à la synagogue de son quartier, « Ohev Shalom », avec son grand-père qui y était H’azan et enseignant de matières juives. Il a fréquenté des « Summer Camps » juifs réputés pour leur atmosphère sioniste.
Mais depuis qu’il est entré dans le monde de la Finance, Bernanke tient à ne pas mettre son Judaïsme en avant et ne participe pas souvent aux grandes manifestations des communautés juives américaines. Bernanke a également été déclaré par la revue « Foreign Policy » comme « penseur le plus influent du monde pour l’année 2009, pour avoir empêché une nouvelle Grande Dépression ». Cela rappelle étrangement un personnage biblique dont nous parlons en ces temps, et qui sauva jadis la puissante Egypte de la disette…

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 04:58
Honneur à Jan Karski


Par RUTH EGLASH
13.12.09



 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1260447426289&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

L'université de Tel-Aviv a rendu hommage jeudi dernier au plus grand des résistants polonais lors de la Seconde Guerre mondiale : Jan Karski. Une sculpture à été fabriquée à son effigie. S'il n'était pas le seul à avoir constaté le génocide qui avait lieu en Europe, Karski a été le premier à raconter à l'Ouest les horreurs de la Shoah.

 

Dévoilement du mémorial dédié à Jan Karski.
Photo: DR , JPost

"Ce n'est que le troisième monument de ce genre hors de Pologne", explique auJerusalem Post Agnieszka Magdziak-Miszewska, ambassadrice polonaise en Israël. Les autres sites se trouvent aux Etats-Unis. L'ambassadrice espère que ce symbole renforcera les liens entre l'Etat hébreu et la nation polonaise.

Après la guerre, Karski a été nommé citoyen d'honneur d'Israël. Il était membre de la résistance polonaise contre le gouvernement nazi de Varsovie. A deux reprises, il a pu entrer dans le ghetto en 1942. Au mépris du danger, il s'était également introduit dans le camp de concentration de Belzec. Témoin de premier ordre, Karski s'est alors rendu à Londres pour rapporter au gouvernement polonais en exil et aux responsables britanniques les atrocités que les Juifs polonais et autres prisonniers d'Europe subissaient dans les camps de la mort. En 1943, il a traversé l'Atlantique et raconté en personne au président Franklin Roosevelt ce qui se passait en Pologne. Après son déménagement aux Etats-Unis, il a enseigné pendant près de 40 ans à l'université Georgetown à Washington. Il est décédé en 2000.


Selon Magdziak-Miszewska, experte de l'histoire de la Shoah dans son pays, les prouesses de Karski ont d'abord été oubliées, enfouies sous les tensions d'une Guerre froide naissante. "Personne en Pologne n'osait parler de ce qui s'était passé au cours du génocide", dit-elle. Ce n'est que ces vingt dernières années que le personnage de Karski a ressurgi. Depuis, il est devenu l'un des plus grands héros de la Seconde Guerre mondiale.


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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 13:56


Il y a 36 ans disparaissait l’une des figures les plus marquantes du sionisme, David Ben Gourion, qui a été nommé à la tête du premier gouvernement d’Israël, juste après la création de l’État. A l’occasion de cet anniversaire, une cérémonie officielle a eu lieu dans la matinée au Kibboutz Sdé Boker, dans le Néguev, où Ben Gourion a fini ses jours dans un cadre paisible.

Parmi les personnalités présentes à cette commémoration, se trouvaient le président de l’État, Shimon Pérès, et le Premier ministre Binyamin Netanyahou, qui ont tenu à rendre hommage à l’ancien leader.
par Claire Dana-Picard
http://www.actu.co.il/ 










David Ben Gourion (Gryn) est né le 10 octobre 1886 à Plonsk en Pologne, alors partie intégrante de l’empire Russe. Ses parents mirent onze enfants au monde, mais six d’entre eux moururent en bas âge. David était le quatrième des cinq qui restaient.

Sa mère mourut alors qu’il n’avait que onze ans (des suites d’un nouvel accouchement)

Son père, Avigdor Gryn fut un des fondateurs des Hovevé Tzion, (les sionistes d’avant Herzl) Il ouvrit une école «Hahéder hamétoukan» où David Ben Gourion étudia. Adolescent, conseillé par son père, il s’efforça d’encourager l’usage de l’hébreu et en 1900, il créa un mouvement de jeunesse du nom d’Ezra dont les jeunes ne parlèrent que l’hébreu entre eux.

A l’âge de 18 ans, David Ben Gourion s’en alla à Varsovie et enseigna dans une école Juive.

En 1903 il entra au parti sioniste socialiste Poalé-Tzion. Ses activités socialistes lui valurent d’être arrêté et emprisonné deux fois en Russie. Il prit part aux deux premiers sommets des Poalé Tsion à Varsovie. Il envisagea de poursuivre des études académiques, mais finalement il décida de remettre ses projets à plus tard et de monter en Israël.

En 1906, il arriva à Yaffo. Il se rendit ensuite à Pétah Tikva et commença à travailler en tant qu’ouvrier agricole dans les fermes alentours. Il participa entre autres aux vendanges de Zirkhon Yaakov.

Peu de temps après son arrivée en Erets Israël, il reprit ses activités dans le parti de Poalé Tsion et influa fortement sur son caractère et sur sa ligne idéologique.

En 1907, il passa en Galilée et s’installa dans la ferme de Sédjéra  Il se chargea d’organiser la sécurité de l’endroit. Durant ces années, il gagna sa vie par le travail de la terre, tout en poursuivant ses activités politiques.

En 1910, il entra dans l’équipe des rédacteurs du journal du parti «Ahdout» Il signa son premier article du nom de «Ben Gourion» qui devint alors son nom officiel. Cette même année, il s’installa à Jérusalem et travailla essentiellement à la rédaction du journal.

En 1911, il partit pour Salonique, étudia le turc et prit des contacts avec la communauté Juive locale. En 1912, il commença des études de Droit à Istanbul.

Au moment où la première guerre mondiale éclata, Ben Gourion était en chemin pour Erets Israël. Au début de la guerre, il soutint publiquement l’Empire ottoman et oeuvra même pour la formation d’une brigade Juive d’Erets Israël au sein de l’armée impériale. Malgré cela, en 1915, il fut expulsé en Egypte (avec Itshak Ben Tsvi) par le pouvoir ottoman qui le soupçonnait à cause de ses activités sionistes. D’Egypte, ils partirent pour les Etats-Unis où il créèrent le mouvement «Héhalouts» (action sioniste socialiste en faveur du ychouv)

En 1917, il épousa Pauline (Paula), qui l’assista fidèlement tout au long de sa vie.

Quand la proclamation de Balfour fut publiée, Ben Zvi et Ben Gourion rejoignirent la Palestine devenue britannique et intégrèrent les rangs de la Légion Juive.

En prenant le contrôle de la région, les Britanniques s’employèrent à gérer la cohabitation explosive entre les communautés arabe et Juive.

En 1921, il fut l’un des fondateurs de la Histadrout et la dirigea jusqu’en 1935. En 1921, il fut élu secrétaire général de la Histadrout.

Dès lors, il fut considéré comme l’un des dirigeants officiels du sionisme et du ychouv.

En 1930, il créa le Mapaï et fut élu à sa tête. 

En 1935, Ben Gourion fut nommé président de l’Agence Juive, fonction qu’il conserva jusqu’à la création de l’Etat d’Israël. Au cours de ces années, Ben Gourion renforça  son statut de dirigeant des habitants Juifs d’Erets Israël, jusqu’à la veille de la création de l’Etat. Et c’est ainsi qu’il devint le chef «naturel» de l’Etat qui allait naître.

Avec la publication du Livre blanc et les limites imposées par les Britanniques à la Alya de Juifs en Erets Israël, Ben Gourion déclara la guerre au Mandat et lors du 21èmeCongrès sioniste, il définit les lignes de ce combat : «Nous devons agir comme si nous étions un état en Erets Israël…nous sommes plongés dans une lutte ardue et tragique contre le gouvernement britannique et sur ce front, il n’est pas question que nous cédions d’un pouce…»

Quand la deuxième guerre mondiale éclata, il redéfinit les règles du combat et proclama : «Nous devons aider les Britanniques dans cette guerre comme si le Livre blanc n’existait pas et nous devons lutter contre le Lvre blanc en faisant comme si la guerre n’avait pas éclaté…»

Il organisa le yishouv à la lutte contre le nazisme. La Hagana, armée illégale, fut de mieux en mieux organisée, malgré le manque d’armes et le recrutement dans les rangs anglais fut encouragé.

Plus tard, il en sortit la Brigade Juive dont les hommes se battirent à Tobrouk, en Libye, en Italie, et profitèrent de leur présence en Europe, sur l’ordre secret de Ben Gourion, pour organiser le sauvetage et la Alya illégale en Palestine.

Dès la fin de la guerre, en 1945 il s’opposa à l’action de l’Irgoun. Il choisit  de mettre l’accent sur la préparation des effectifs en vue d’une attaque arabe généralisée.

En 1946, il fut nommé responsable de la Défense au sein de l’Agence Juive. Ce fut un tournant décisif qui raffermit son statut à la tête du sionisme. Jusqu’alors, il ne s’était occupé que très peu de questions sécuritaires et était considéré sans expérience dans ce domaine. C’est donc en tant que tel, qu’il organisa le combat contre le mandat britannique. Parallèlement, il s’employa à former une force militaire puissante et capable de se mesurer à une lutte violente contre les Arabes d’Erets Israël et contre les pays arabes, considérant qu’une telle altercation serait inévitable dès que les Britanniques quitteraient les lieux.

Sans relâche, il organisa le yishouv pour la guerre d’Indépendance.

En 1948, il poussa les dirigeants sionistes à soutenir le plan de partage qui fut finalement voté le 29 novembre 1947. Dès l’annonce de la décision de l’ONU, le ychouv se prépara au départ des Anglais. En avril 1948, il fut décidé de créer un gouvernement provisoire et Ben Gourion fut élu à sa tête et chargé de diriger les questions de sécurité. Durant ces mois, il joua un rôle décisif au sein du Mapaï, en incitant ses membres à approuver la proclamation d’un Etat Juif. On va jusqu’à dire qu’il a changé le courant de l’histoire et que s’il n’était pas intervenu, la naissance de l’Etat Juif n’aurait pas été proclamée à cette époque.

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclama la création de l’Etat d’Israël.

David Ben Gourion fut le 1er Premier ministre et le 1er ministre de la Défense du gouvernement provisoire de l’Etat d’Israël. C’est lui qui dirigea l’Etat durant la guerre d’Indépendance et il fit preuve d’un grand sens de la stratégie. Il fut mêlé de près à toutes les étapes de la guerre et élabora le concept de la sécurité de l’Etat et de son armée.

Tout en dirigeant la guerre, Ben Gourion insista sur la sauvegarde de la souveraineté totale de l’Etat d’Israël et s’employa à faire de Tsahal l’armée de l’ensemble du Peuple. Sur la base de ces principes, il s’opposa aux organisations clandestines (par exemple, lors de l’affaire de l’Altaléna) et ordonna de disloquer le Palmah. On lui reprocha souvent d’entreprendre certaines démarches afin de renforcer le pouvoir du Mapaï, de même que son propre statut.

Lors des premières élections pour la Knesset, le Mapaï l’emporta et Ben Gourion fut élu Premier ministre et ministre de la Défense. Il exerça ces fonctions jusqu’en 1953.

Sous son pouvoir, le jeune Etat fut confronté à d’importants défis: faire de Tsahal l’armée du Peuple, organiser l’intégration d’une masse d’immigrants, encourager les entreprises pionnières et parvenir à la signature de «l’accord des réparations allemandes» Sa volonté de nouer des relations avec l’Allemagne était motivée par des raisons pragmatiques : « Si j’avais la possibilité de faire revivre six millions de Juifs par une haine mortelle d’Israël envers l’Allemagne, je la haïrais à mort » A cette même époque, il soutint et encouragea l’entreprise pionnière dans les régions désertiques et en particulier dans le Néguev. Il avait usage de dire que « si nous n’avions pas raison du désert, le désert aurait raison de nous »

Le pouvoir coriace de Ben Gourion lui fit mériter une admiration sans précédent des citoyens de l’Etat d’Israël et des Juifs de diaspora. Le jeune état fut inspiré par un grand nombre de ses idées sociales et sécuritaires. 

Du fait de ses idées concernant la foi et la religion, il imposa le respect d’un statu quo entre religieux et non religieux et veilla sur le caractère Juif de l’Etat d’Israël. Dans ses contacts avec les orthodoxes, c’est Ben Gourion qui décida de libérer les élèves de yéchivot du service militaire.

En décembre 1953, Ben Gourion annonça qu’il quittait la vie politique et qu’il se retirait à Sdé Boker, dans le Néguev. Il expliqua son retrait par la fatigue.

Deux ans plus tard, il accepta la fonction de ministre de la Défense dans le gouvernement de Moshé Sharett. Lors des élections qui se déroulèrent en 1955, le Mapaï l’emporta et Ben Gourion fut nommé Premier ministre une fois de plus, étant revenu à la tête du parti.

En 1956, il mena l’opération Kadech (en coordination avec la Grande Bretagne et la France) au cours de laquelle il conquit la moitié de la péninsule du Sinaï. Mais peu de temps après, il dut retirer les forces israéliennes de ce secteur, sous la pression des Etats-Unis et de l’Union soviétique.

En 1957, il fut blessé à la jambe, par une grenade lancée dans la salle de réunion de la Knesset (le 29 octobre)

Ben Gourion fit remporter une nouvelle victoire au Mapaï aux élections de 1959 sous le slogan « הגידו כן לזקן » ( »Dites oui au vieux ») de même qu’aux élections de 1961. En juin 1963, il présenta sa démission, mais resta politiquement actif.

En 1965, le Mapaï se divisa et Ben Gourion créa un nouveau parti (la liste des travailleurs d’Israël) Les faibles résultats qu’obtint ce nouveau parti, marquèrent le début de l’affaiblissement de son statut politique. Quand ce nouveau parti intégra le Parti travailliste, il s’en retira pour créer une autre formation politique qui n’obtint pas plus de 4 mandats.

En 1970, Ben Gourion quitta la Knesset et abandonna définitivement la vie politique. Il rejoignit le désert du Néguev et passa ses vieux jours dans le Kiboutz Sdé Boker où il s’éteignit le 1er décembre 1973, après la mort de son épouse. Dans son testament, Ben Gourion demanda que son bungalow de Sdé Boker et sa maison de Tel-Aviv soient conservés intacts, et ordonna que son enterrement se déroule sans oraisons funèbres et sans salves d’honneur.   

Son cercueil fut exposé dans le bâtiment de la Knesset et des dizaines de milliers de citoyens vinrent lui rendre un dernier hommage. Il fut enterré à Sdé Boker auprès de la tombe de son épouse Paula. Au début de la cérémonie funéraire, des sirènes retentirent dans tout le pays et deux minutes de silence furent respectées à sa mémoire.

Ben Gourion définissait la condition du Juif comme une nationalité civile et laïque. Il fut un des instigateurs de la centrale nucléaire de Dimona.

Ben Gourion s’intéressait à l’histoire, la philosophie, la biologie et le Bouddhisme. Il appréciait l’étude de la Bible selon sa conception particulière, débarrassée de ce qui touche à la foi ou au respect des mitsvot. Il écrivit des milliers d’articles et de revues et de nombreux livres.

Il était connu pour son érudition et s’enflammait couramment dans des discussions avec ses adversaires politiques. Vers ses vieux jours, il se réconcilia avec quelques-uns uns d’entre eux. Il était doté d’une mémoire phénoménale et faisait régulièrement de la culture physique. Vers l’âge de 50 ans, il cessa subitement de fumer après avoir été un fumeur invétéré.

Il s’employa à transformer le désert aride qu’était la Palestine en une nation prospère et florissante, malgré l’hostilité constante des voisins arabes en renforçant la défense et en investissant l’énergie pionnière dans les domaines de l’agriculture, de l’irrigation des terres et de l’industrie.

David et Paula Ben Gourion eurent trois enfants: Guéoula, Amos et Rénana.  

Liste de ses publications :

Le pays d’Israël (1917)
Regards sur le passé (Editions du rocher – 1967)
Israël, années de lutte (Flammarion – 1964)
Mémoires : Israël avant Israël (Grasset – 1974)
Destin d’Israël (Hachette – 1967)
David Ben Gourion parle (Stock – 1971)

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 05:53
Christophe Colomb était-il juif ?
Par JPOST.FR 
05.11.09
http://fr.jpost.com/

Christophe Colomb, l'homme à qui l'on attribue la découverte du Nouveau Monde, parlait catalan et, selon une nouvelle étude publiée aux Etats-Unis, pourrait être juif.

Portrait de Christophe Colomb, par Ridolfo Ghirlandaio. 
PHOTO: JPOST

L'étude réalisée par Estelle Irizarry se base sur des documents officiels et des lettres de l'explorateur. Elle a constaté que Colomb venait du Royaume d'Aragon et que sa langue maternelle était le catalan.

Irizarry a également conclu que les origines de Christophe Colomb n'étaient pas occultées par hasard, mais délibérément cachées par le célèbre explorateur car il était un "converso", un Juif converti au christianisme.

"Les gens qui cachaient leurs origines, et avaient le plus de raisons de le faire, étaient les Juifs ", explique-t-elle, allusion à la conversion forcée et aux expulsions en masse des Juifs d'Espagne au XVe siècle.

Irizarry est professeur de linguistique à l'Université de Georgetown. Elle a examiné les écrits de Christophe Colomb en détail et a découvert un indice, simple mais indispensable, qui selon elle, a échappé à d'autres chercheurs. A savoir : un symbole de barre oblique - similaire à ceux utilisés dans les adresses Internet - employé par Christophe Colomb pour indiquer une pause dans ses phrases.

Le symbole n'existe pas dans les textes de cette époque écrits en castillan, ni dans les écrits de tout autre pays. Seulement dans la comptabilité et les lettres catalanes, de la péninsule ibérique, à savoir l'actuelle Catalogne et les îles Baléares.

"Les virgules sont un peu comme l'ADN de Colomb, dit-elle, "il l'un des rares ponctuateurs de cette époque".

La métaphore est le titre de son livre, "Christophe Colomb : l'ADN de ses écrits ", dans lequel elle se penche sur la langue et la syntaxe utilisées par le navigateur dans plus de 100 lettres, journaux intimes et autres documents.

Elle a découvert que les particularités de son écriture et autres aspects linguistiques étaient associés au ladino, le dialecte juif de l'Espagne médiévale, ce qui suggère que Colomb était en réalité juif."Il suit le style de ponctuation des scribes ladinos", ajoute Irizarry.

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 17:01
Histoire : Les visites du baron de Rothschild en terre d’Israël

, par Cécile Pilverdier 
http://www.un-echo-israel.net/ 


Le baron de Rothschild a visité cinq fois la terre d’Israël. Chaque visite était un évènement important pour la vie des villages. Durant ces visites sa grandeur d’âme et son amour pour son peuple, son pays et sa Tora étaient manifestes. Les trois premières visites ne furent pas toujours agréables, car il dut faire face à la révolte des colons russes exigeant toujours davantage, les colons roumains étant plus "sages".

La première fois que ses pieds ont touché la terre d’Israël, c’était le 1er mai 1887. Au début, il avait pensé entrer incognito, laisser sa femme et le yacht à Alexandrie en Egypte, et rejoindre Jaffa comme un voyageur ordinaire dans un des bateaux faisant la navette. Mais la nouvelle de sa venue arriva aux oreilles de tout le monde et "la terre trembla en son honneur". Il alla d’abord à Jérusalem, la ville sainte, et posa les mains sur les pierres du Mur occidental. Il resta à Jérusalem et pria à la synagogue "Hurva Juda Hanassi" de la communauté ashkénaze et à la synagogue "Rabbi Yohanan Ben Zakaï" des Séfarades.

Les chefs des communautés, et même le gouverneur turc de la ville vinrent le saluer dans son hôtel. Suite à cela, une grande rumeur se propagea, disant que le baron demandait à acquérir le Mur occidental et ses environs…
Il visita les institutions d’éducation et de charité fondées et entretenues par la famille Rothschild et fit distribuer des dons importants aux pauvres de la ville.

Après le shabbat il visita la tombe de Rachel et alla jusqu’à l’Est du Jourdain. Puis il se rendit dans les villages, d’abord à Rishon LeTsion où il parla avec force aux fermiers : "Vous devez être attachés par vos entrailles à la terre, comme les pierres des champs, avoir la ferme volonté de montrer à tous que nous, les Juifs, sommes doués et capables de travailler la terre, et d’être de bons cultivateurs. Travaillez vos terres, car on ne vous abandonnera pas jusqu’à ce que vous puissiez être indépendants". Ces paroles furent prononcées à l’époque où il y avait de fortes oppositions entre les fonctionnaires du baron, et les cultivateurs qui avaient provoqué une révolte.

Eliezer Ben Yehuda décrit dans une de ses lettres de l’époque son impression sur le baron avec ces mots : "C’est un homme magnifique ! A Zikron Yaacov il a annoncé qu’on verrait la réunion des rapatriés et que tout Israël reviendrait à jamais sur sa terre". Plus tard dans une autre lettre il écrivit : "La volonté du baron est qu’on étudie l’hébreu dans les villages et que, si on réussissait à le parler, il s’en réjouirait beaucoup…. Sa seule pensée actuellement, est d’accueillir ses frères et de s’accrocher à la terre. Aussi il demande à ceux qui sont prêts à faire sa volonté d’acheter des terres quand ils le pourront". De Zikron Yaacov il continua vers Rosh Pina. C’est là que, montant sur le toit du bâtiment des employés, il contempla la vue magnifique, et, se tournant vers la vallée du Houlé et du Golan, il ordonna d’acheter toutes les terres du Houlé jusqu’au lac de Tibériade.

La seconde visite dans le pays eut lieu le 29 avril 1893 ; il arriva par surprise à Zikron Yaacov. Dès son arrivée le village s’activa pour le recevoir et tous se rassemblèrent pour la prière festive de Minha (service de l’après-midi) dans la synagogue. Lorsqu’il entendit les gens parler yiddish entre eux il les réprimanda ainsi : "Vous ne devez parler que la langue qu’ont parlée vos pères, l’hébreu". Il exigea de veiller à cela et dit : "Autrefois lorsque les fils d’Israël ne suivaient pas la voix des prophètes, Dieu les chassait de sa terre. Et vous, veillez y, et n’abandonnez notre Loi. Montrez-vous au monde comme Juifs croyants, observant la Loi, mais aussi comme des travailleurs assidus et utiles au pays et à toute l’humanité. Soyez sobres et frugaux, habillez vous comme vos voisins arabes, soyez des sujets loyaux du Sultan, qui vous permet de vivre ici dans la paix". Il exigea des agriculteurs d’employer des ouvriers juifs parce que les Juifs sont opprimés et accablés dans presque tous les pays. Ceux qui viennent ici c’est parce qu’ils sont affamés, ayez pitié d’eux. Permettez leur de gagner leur pain et donnez leur l’argent nécessaire".

Quand il visita l’école, il y eut une représentation en hébreu en son honneur, et cela le réjouit beaucoup. Il appela les mères à envoyer leurs enfants chaque jour à l’école "pour apprendre l’hébreu et la Tora qui comprend les lois et les bonnes actions, la morale et le mode de vie". Il continua à expliquer son point de vue : "Ce n’est pas à cause de votre pauvreté que je vous ai soutenus et vous ai pris sous ma protection, mais à cause de votre grand désir de vivre et de travailler sur la terre sainte et de vivre de l’esprit de notre Tora".

Lorsqu’une délégation d’ouvriers s’adressa à lui pour qu’il les aide à s’installer, il se réjouit beaucoup, et donna l’ordre d’acheter pour eux une belle parcelle de terre. C’est ainsi que Metula naquit.

Le 25 janvier 1899 il vint pour sa 3ème visite. Son bateau accosta à Jaffa et de là il partit pour les villages. Ce qu’il vit le combla. A Rishon LeTsion, le bon vin des caves "réjouit son cœur". Il annonça aux agriculteurs qu’à partir de maintenant ils devraient se suffire à eux-mêmes sans attendre son soutien. A ceux qui s’étaient réunis dans la synagogue il dit : "Je suis heureux de voir ce qui a été fait ici durant ces 16 années. Ce lieu qui, il n’y a pas si longtemps était un désert, où les serpents rampaient, est devenu aujourd’hui, par vos mains, un paradis. On dit qu’autrefois il se passait des miracles, et je dis moi, qu’aujourd’hui, il y a aussi des miracles : car de cette terre désolée depuis 2000 ans, vous avez fait par votre travail un lieu vivant et florissant, c’est un des miracles". Puis il ajouta : "Une seule chose m’attriste. Je vois que certains parmi vous commencent à oublier la raison de leur venue ici. J’ai vu de très belles maisons, qui ne sont pas nécessaires à des agriculteurs. Il y a 16 ans j’ai entendu que si des frères pauvres venaient, on viendrait à leur aide. Pourquoi avez-vous abandonné cette idée ?

A Petah Tikva il fut reçu avec fantaisie par les jeunes du village montés sur des chevaux, avec à leur tête, en héros, le gardien Abraham Shapira, qui devint le garde du corps du baron durant tout son voyage. Lorsque le baron voyait des ouvriers étrangers se moquer des gens du village, il disait : "Je vois des ouvriers étrangers (les sionistes des villages voisins) et leurs mauvaises actions. Tous les fils d’Israël sont mes frères et je veux que vous aussi pensiez de même, et que vous viviez en paix, fraternellement. Le petit ne jalousera pas le grand et le pauvre le riche, le grand n’abaissera pas le petit et le riche n’abaissera pas le pauvre". Cette fois là il consacra encore deux jours à visiter la Ville Sainte Jérusalem. Ce furent des jours de fête pour la ville : visites officielles avec le gouverneur turc et le consul français, réception des délégations de personnalités et visites chez les rabbins et les chefs des institutions.

A l’issue de ce troisième voyage, ayant peur de mourir, le baron décida de confier l’administration des colonies à l’ICA (Jewish Colonisation Association) de son vieux rival, le baron de Hirsh. Mais immédiatement, au sein de cette ICA, se mit en place une cellule de trois hommes : le baron, son fils et son secrétaire !

A son retour à Jaffa, il se sépara avec émotion de son garde fidèle, Abraham Shapira, monta sur son yacht et ordonna de faire route vers Tantura pour visiter Zikron Yaacov. Shapira était resté dormir à Jaffa et lorsque le matin il s’apprêtait à rentrer chez lui, il fut appelé d’urgence par le secrétaire principal du baron qui lui demandait de venir vite à Zikron, pour apporter au baron les lettres qui venaient d’arriver par la poste. Shapira cravacha son cheval et galopa à Zikron. Lorsqu’il arriva le soir, il trouva le village presque vide. Tous étaient descendus à Tantura pour accompagner le baron qui repartait. Shapira se précipita à Tantura et vit que le baron était déjà parti avec son bateau ; il n’hésita pas, il trouva un pécheur arabe qui l’amena au bateau du baron. Lorsque celui-ci le vit il fut très surpris : "Comment es tu arrivé là ? Shapira lui raconta l’histoire de la poste et sortit de son sac un paquet de lettres. "–Démon corrompu !" s’écria le baron éberlué en l’étreignant affectueusement-" tu es bien sûr affamé, assieds toi pour manger !" Le baron sonna la cloche et commanda un plat à la cuisine. "Que le baron me pardonne !" bégaya Shapira, "mais je dois vous dire que tous les jours de ma vie j’ai mangé casher, même lorsqu’on tuait le mouton dans les tentes bédouines et que je ne suis jamais parti pour une longue route sans châle de prière et tefillins…"-"Oh, oh, qu’il en soit ainsi !" Le baron tapa sur l’épaule de Shapira, il le conduisit à la cuisine et lui montra toute l’organisation cachère. Il lui présenta l’égorgeur et dit : "On peut être sûr de sa cacherout. Il y a aussi une synagogue et un minian (groupe de 10 hommes pour la prière) dans mon bateau. Maintenant assieds toi et jouis de toute ma cuisine cachère".

Sa 4ème visite eut lieu le 13 février 1914, 15 années plus tard. Durant ces années, les villages s’étaient agrandis et consolidés. Le mouvement sioniste avait développé des activités et collaboré à la construction du pays. Le "Keren Kayemet" avait acheté de terres et où de nouveaux villages s’installèrent. Le mouvement des pionniers ouvriers naquit et donna un nouveau souffle à la construction. "HaShomer" fut créé. Tel Aviv et d’autres centres urbains se développèrent.

Le baron vint dans le pays avec la baronne et partout il reçut des manifestations de reconnaissance pour ce qu’il avait fait. Il y eut autant d’Arabes que de Juifs pour l’acclamer. Cette fois on ne lui demanda pas d’aide, mais on lui montra seulement de la reconnaissance : "La bonne graine que vous avez semée dans le pays a grandi et par la générosité de votre cœur, elle s’est multipliée…Ce que vous, notre grand frère, avez préparé, le peuple l’a construit pour ses familles et les pierres d’angle que vous avez élevées avec votre force, s’élèvent de terre pour devenir un édifice perpétuel…"

Lors d’une visite, une chorale d’école chanta en français pour l’accueillir. Il s’exclama : "Des chants en français j’en ai entendu beaucoup en France. Ici je serais heureux d’entendre des chants en hébreu". Et lorsqu’il demanda à une élève de dire le "Shéma" (Ecoute Israël) elle en fut incapable, il ordonna alors de renvoyer la maîtresse.

Quand il sut que certains membres des villages étaient repartis à l’étranger, il demanda avec tristesse : "Pourquoi des jeunes quittent-ils les villages et le pays ? Tout ce que je fais dans le pays, je ne le fais pas pour des personnes spécifiques, mais pour tous. Et si des jeunes, forces vives, nous quittent, comment espérer de bons résultats ?" Lors de sa visite à Jérusalem il demanda aux rabbins venus le voir : "Pourquoi n’y a-t-il pas de jeunes de vos écoles pour travailler la terre ?" A la fin de la visite le baron dit : "Les sionistes n’auraient pas pu faire ce qu’ils ont fait sans mon aide…mais je constate que l’idéal sioniste qui a animé le pays est plus fort que mon argent".

Quelques mois plus tard la première guerre mondiale éclata. Le baron consacra toutes ses forces à aider les Sionistes à acquérir des terres.

Il s’impliqua très fortement pour arriver à la "Déclaration Balfour".

Pendant la guerre, les villages juifs souffrirent beaucoup. A cette époque il y eut une forte immigration et de nombreuses constructions s’élevèrent dans le pays. Le baron fit tout pour que ce développement auquel il avait pris part, garde un caractère vraiment juif. A la délégation d’agriculteurs qu’il avait invitée il dit : "Je regrette que le sentiment religieux soit absent chez vous. Chez les Juifs il est très important, il est la base de la nation. Seul le sentiment religieux peut unifier toutes les parties du peuple". Aux rabbins orthodoxes ashkénazes accourus en grand nombre et le remerciant de tout le bien qu’il avait fait en Palestine, le baron dit : "Je suis heureux et vous sais gré de ce que vous voulez bien reconnaître et apprécier mon œuvre de colonisation. Si la religion est indispensable à l’homme, le travail ennoblit sa vie. " Et comme les rabbins demandaient la création de colonies orthodoxes pour les élèves des yéshivot (écoles talmudiques), le baron répondit : "Pourquoi différencier et séparer ? La religion est nécessaire, vous dis-je ; mes colonies sont religieuses, envoyez-y vos jeunes rabbins, ils y trouveront le travail régénérateur". Aux délégués de la société musulmane de Jaffa, à ceux de Tel Aviv qu’il reçut, comme au mufti de Jérusalem qu’il visita, le baron ne cessa de prôner la fraternité entre les Juifs et les musulmans.

A l’approche de ses 80 ans, le baron décida de visiter pour la 5ème fois le pays, sans tenir compte de l’opposition de ses médecins. Il voulait voir de ses propres yeux la réalisation de ses vœux et se tenir proche des difficultés et des problèmes auxquels il pouvait trouver des solutions à la fin de sa vie. Son bateau accosta à Tantura le 10 mai 1926, pour visiter Zikron Yaacov et les nouveaux villages créés dans les alentours. Les Juifs très enthousiasmés vinrent le recevoir avec l’honneur qui lui revenait. Ils avaient le pré-sentiment que ce serait sa dernière visite dans le pays. Le gouverneur britannique, monsieur Herbert Samuel, vint le voir dans le village Meïr Shafieh (du nom du grand père du baron) et le félicita vivement en lui disant : "Tout le monde ici vous estime comme personne d’autre dans le passé". Il visita Nahalal et Kfar Hassidim, deux nouveaux villages dans la vallée d’Izreel, qui étaient nés à une époque de grande immigration. Dans la "mère des villages" Petah Tikva, il monta avec difficulté sur la tour du réservoir d’eau d’où il observa la région tout entière recouverte de vergers, de vignes et de villages. Avec émotion il appela Brondit pour qu’elle monte elle aussi et voie ce spectacle : "Regardes et comprends que je n’ai pas été seulement un romantique et un fou, comme m’ont appelé toute ma vie mes frères et mes amis…La justice était avec nous et non avec eux. Aussi on verra encore de nos yeux le retour du peuple d’Israël dans sa terre…" dit-il avec admiration.

Il visita la "jeune Tel Aviv" qui se développait à grands pas comme première ville juive. Toute la ville sortit dans les rues pour acclamer le bienfaiteur.
Dans la grande synagogue toutes les autorités de la ville et des villages se rassemblèrent : Méïr Dizengoff le maire, les grands rabbins Aaronson et Ouziel, les poètes Haïm Nahman Bialik et Shaul Tshernihowski, le sioniste Nahum Sokolow et les représentants de la population, Pinhas Rotenberg et Arthur Ruppin.

Devant toutes ces personnalités le baron fit un discours qu’il s’était donné la peine de préparer lui-même, et qui était à ses yeux son testament pour eux, en s’excusant de ne pouvoir parler hébreu (détail intéressant, si l’on songe qu’il fut l’un des principaux soutiens d’Eliézer Ben Yehouda, "père de l’hébreu", et de Joseph Halévy, "grand-père de l’hébreu"). La traduction en hébreu fut lue par l’un de ses accompagnateurs.

"Si je me reporte, par la pensée, à l’époque lointaine de près d’un demi-siècle où je commençais mon œuvre, et que je revois, dans mes souvenirs, la Palestine d’alors, avec son sol couvert de pierres, de chardons et de mauvaises herbes, les malheureux fellahs qui s’efforçaient de tirer de ce sol aride de maigres moissons, il me semble que je vis dans un rêve. Alors, en présence des abominables souffrances des populations juives de l’est de l’Europe, accablées sous l’étreinte de l’oppression, terrorisées par des pogromes sanglants, malgré l’état déplorable où se trouvait la Palestine, je ne voyais de salut que dans le retour à la Terre Sainte. J’estimais que c’était là que les Juifs pourraient montrer au monde leur valeur morale et intellectuelle, aussi bien que leur capacité de travail, et j’avais l’espoir qu’Israël arriverait à revivre en Eretz-Israël [...] On me disait, à cette époque lointaine : ’Vous bâtissez sur le sable, mais ce sable s’est changé en pierre, et, comme le dit le Psalmiste, cette pierre est devenue la " Rosh Pina", la clé de voûte du grand édifice d’Israël.[...] Que les chefs d’Etat des grandes Nations aient proclamé le Foyer National Juif, que la Société des Nations l’ait reconnu, ne doit-on pas voir en cela la réalisation de cette prédiction qui, pendant tant de longs siècles d’angoisses et de douleurs, avait soutenu le courage de nos pères et qui, après deux millénaires, se trouve accomplie ? [...] Mais ce qui doit constituer le vrai caractère juif du Foyer National, c’est le travail moral et intellectuel ; c’est de ce côté surtout que peut se développer le génie juif. Aussi, l’ouverture de l’Université au Mont Scopus doit-elle être considérée comme un grand événement dans l’histoire moderne du judaïsme. Quand nous avons, à travers les différents pays du monde, dans toutes les branches de la science, tant d’hommes de valeur, comment ne pas prévoir que l’Université juive brillera d’un grand éclat, tant dans le domaine de la science pure, que dans le domaine de la haute pensée spéculative, philosophique et religieuse, et nous donnera un jour des Einstein et des Bergson ? C’est en hébreu, dans la langue de nos pères, que l’on enseignera à l’Université. Dès ma première visite aux colonies, j’ai insisté pour qu’on donne l’instruction dans les écoles en hébreu, et j’ai pu constater bientôt, avec plaisir, que l’hébreu était redevenu une langue vivante. Les Juifs de pays différents peuvent ainsi s’entretenir dans un langage commun, ce qui établit pour eux un lien entre le présent et le passé, les rattachant à la pensée de nos ancêtres [...] Dans tout ce que vous entreprendrez, dans le travail le plus humble comme dans les plus hautes spéculations de l’esprit, vous devez rechercher le caractère propre des aspirations juives, la poursuite de la perfection morale, ce qui forme l’essence de notre religion [...] : la croyance en un Dieu unique immatériel, alors que tous les peuples croyaient se concilier la faveur d’idoles par un culte sanguinaire et féroce ; la constitution de la famille fondée sur le respect des enfants pour leurs parents, base de toute société, dont la négation engendre le chaos ; les relations des hommes entre eux établies sur cette maxime : "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse". Plus tard, nos prophètes, par leur parole enflammée, proclamaient les grands principes de morale, de piété, de pureté, dans la pensée religieuse s’élevant vers l’Eternel. [...] Elevez vos enfants dans les croyances que nos pères nous ont données et qui ont maintenu l’existence de notre race ; restez fidèles à votre passé et travaillez au relèvement moral du monde."

Rappelons-nous que l’esprit qui anima Edmond de Rotschild en finançant les colonies juives n’avait pas pour but comme les sionistes, de créer une nation nouvelle, laïque, évinçant les Arabes. Son but était de retrouver et de pratiquer la foi de ses ancêtres, dans un esprit de tradition religieuse, d’offrir une maison à tous les persécutés, dans le respect du voisin arabe, mais dans un esprit "colonisateur" (esprit de la 3ème république).

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 14:59

HAIM WEIZMANN



http://www.actu.co.il/ 


Il y a 57 ans disparaissait l’une des figures marquantes du sionisme contemporain, le docteur Haïm Weizmann. Pour rendre hommage à cette personnalité qui a été le premier président de l’Etat d’Israël, une cérémonie se tiendra dimanche après-midi, à 15 heures à l’Institut Weizmann de Rehovot. La commémoration aura lieu en présence du président de l’Etat Shimon Pérès, du ministre Benny Begin et du juge de la Cour suprême Neal Hendel.

Haïm Weizmann est né le 27 novembre 1874, dans le village de Motol, en Biélorussie. En 1892, le jeune homme s’est rendu en Allemagne pour ses études universitaires et a rejoint alors un groupe d’étudiants juifs russes animés par l’idéal sioniste. Il n’a pas assisté au premier congrès sioniste, en 1897, mais par la suite, il a participé à toutes les autres assemblées du mouvement. En 1900, il a obtenu son diplôme de chimie à l’université de Fribourg en Suisse et s’est installé par la suite en Grande Bretagne

Dans le cadre de son action sioniste, Weizmann s’est opposé aux idées de Herzl et se considérait plutôt comme un disciple d’Ahad Ha’am. Au cours des années, il a réussi à faire de nombreux adeptes à la cause sioniste auprès de personnalités britanniques et c’est dans ce cadre qu’il a rencontré lord Balfour avec lequel il a collaboré pour la rédaction de la fameuse déclaration Balfour, en 1917, en faveur de la création d’un « foyer juif en Palestine ».

Lors du sixième congrès sioniste, en 1903, Haïm Weizman comptait parmi les opposants farouches à l’idée d’établir l’Etat juif en Ouganda, comme le proposait Herzl. Quelques années plus tard, il s’est exprimé en faveur d’un sionisme politique et a effectué sa première visite sur la terre d’Israël.

En 1919, Haïm Weizmann a signé un accord avec le roi Fayçal d’Irak pour régir les relations entre les populations juives et arabes de la région. Et en 1920, il a été nommé à la tête de l’Organisation sioniste mondiale, poste qu’il a conservé jusqu’en 1946. Il a joué en outre un rôle primordial dans la création de l’Etat d’Israël, de par son intervention auprès du président des Etats-Unis de l’époque Harry Truman. Weizman s’est également distingué dans le domaine de l’Enseignement supérieur en terre d’Israël en initiant la construction de l’Université Hébraïque de Jérusalem, avec le savant Albert Einstein.

En 1949, Haïm Weizmann a été désigné pour être le premier président de l’Etat d’Israël et il a prêté serment le 17 février de la même année. Il a été réélu à ce poste en novembre 1951. Au début de son premier mandat, il a inauguré le fameux Institut des sciences Weizmann, érigé en son nom. Malgré sa santé précaire et la cécité qui l’a touché à la fin de sa vie, il a toujours manifesté beaucoup d’intérêt à la vie de l’Etat juif.

Haïm Weizmann est décédé le 21 Heshvan 5713, 9 novembre 1952, et a été inhumé, conformément à sa demande, dans les jardins de sa demeure, à Rehovot, située dans l’enceinte de l’Institut. De nombreuses années plus tard, en 1993, son neveu Ezer Weizmann, décédé en 2005, a été nommé septième président de l’Etat d’Israël.

par Claire Dana-Picard 
 
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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 22:07

Tout a commencé en 1648. Cette année là, les Cosaques et les Tartares de Bogdan Chmielincki assassinent près de 100.000 juifs de Pologne et d'Ukraine. Les raisons de ce premier pogom de l'histoire moderne sont vaguement politico-agricoles; les juifs pressurés par les propriétaires fonciers polonais pressurent à leur tour les paysans polonais. Mais qu'importent les raisons, rien ne justifie un tel massacre. Les juifs d'Europe Orientale, justement traumatisés, commencent à lorgner vers l'Ouest et le premières migrations se mettent en route. Mais leurs coreligionnaires installés essentiellement en Hollande voient cet afflux de miséreux d'un mauvais oeil car leur propre implantation dans ce pays est bien fragile. C'est alors qu'un savant talmudiste d'Amsterdam du nom

d'Israël ben Menassé a une idée géniale qui allait transformer la face du monde. N'est-il pas écrit dans le Deutéronome 28:64 "Dieu te dispersera parmi les peuples, d'une extrémité de la Terre à l'autre extrémité " Ktsé Haaréts . Or où se trouve l'extrémité de la terre ? En Angleterre pardi; ne dit-on pas "angle terre". Or derrière un angle, il n'y a plus rien; c'est bien pour ça qu'on l'appelle un angle. J'ignore si Ben Menassé parlait français, et c'est pour cette raison que je vous ai soumis cette interprétation personnelle, mais c'est bien lui qui en eut l'idée. Armé d'une phrase du Deutéronome, il se rend précisément en Angleterre, où les juifs n'étaient plus admis depuis qu'Edouard Ier les avait chassés en 1290. Il rencontre Cromwell et parvient à le convaincre que la venue du second messie, tant attendu par les Chrétiens, ne pourrait avoir lieu que lorsque la dispersion des juifs sera complète. Ben Menassé demande à Olivier Cromwell l'abrogation de la loi qui interdit l'entrée des juifs en Angleterre. Après quelques péripéties, les juifs recoivent le droit de s'installer en Angleterre où se développa rapidement une communauté juive moderne, jouissant presque des mêmes droits que les Natives.

Mais les conséquences de cette évolution allaient être encore plus importantes en Amérique. En 1654 les premiers juifs arrivent à la Nouvelle Amsterdam. Le Gouverneur de la ville un dénommé Peter Struyvesant  (d'où les cigarettes du même nom) ne voit pas cette arrivée de juifs pouilleux, qu'il appelle "la race fourbe" d'un bon oeil. Mais le destin est en marche et 10 ans plus tard, la ville tombe aux mains des Anglais qui l'appellent New-York. Les juifs y acquièrent la citoyenneté anglaise et des droits égaux aux autres colons; le vrai Nouveau Monde est en marche.

L'influence que les juifs acquirent progressivement dans la sphère d'influence anglo-saxone conduisirent clairement et indiscutablement, trois siècles plus tard, à la création de l'Etat d'Israël. Rien n'aurait été possible sans le soutien de l'Amérique, et l'Amérique n'aurait jamais exercé cette pression sur le reste du monde pour la création d'un Etat juif sans les Juifs établis en Amérique, et ce, depuis qu'un rabbin installé dans la Vieille- Amsterdam a pensé accorder la réalité géopolitique au texte de la Torah.  CQFD.

Mon analyse est partagée par bon nombre d'historiens, dont Paul Johnson, dans son livre aujourd'hui introuvable "Une histoire des Juifs". Imaginez ce qu'eut été l'Etat d'Israël sans une Golda Méir née aux Etats-Unis qui sut si bien convaincre etshnorer (mendier en Yiddish) ses compatriotes et coréligionnaires installés bien au chaud en terre d'Amérique. Ou sans un Abba Eban, de son vrai nom Aubrey salomon Méir, né en au Cap, en Afrique du Sud. Notons en passant une citation à son propos rapportée par Henry Kissinger, autre produit remarquable de "la juiverie internationale": "Je n'ai jamais rencontré quiconque égalant sa maîtrise de l'anglais.  Des phrases débitées en constructions mélodieuses suffisamment compliquées pour tester l'intelligence de son auditeur et le laisser pantois face à la virtuosité de l'orateur".

D. a bel et bien dispersé les juifs jusqu'aux quatre angles de la Terre pour que la Terre les réunisse en terre d'Israël, et ce n'est pas un Obama, un Sarkozy ou un Pape araignée qui feront faire marche arrière à l'Histoire et à Sa Volonté.


D'Arié sur géopolitique biblique 

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 20:20
SHAVOUAH TOV LE KOULAM
Et pour redescendre en douceur :

J'en profite et puisque Shabbat nous avons lu la Haphtara relatant sa naissance (Juges XIII,2-24) je vous propose l'histoire de SAMSOM, héros et symbole de ma ville ASCHKELON


 

"L'histoire de Samson est rapportée dans l'Ancien Testament. Les princes Philistins, ennemis d'Israël, promettent à Dalila une récompense si elle parvient à découvrir le secret de la force de Samson. Dalila harcèle le héros, jusqu'à ce que celui-ci lui révèle que sa force extraordinaire réside dans ses cheveux. 



Bible - Livre des Juges 16, 4 - 21 

Puis Samson se rendit à Gaza ; il y vit une prostituée et il entra chez elle. On fit savoir aux gens de Gaza : "Samson est venu ici."Ils firent des rondes et le guettèrent toute la nuit à la porte de la ville. Toute la nuit ils se tinrent tranquilles."Attendons, disaient-ils, jusqu'au point du jour, et nous le tuerons." 
Mais Samson resta couché jusqu'au milieu de la nuit et, au milieu de la nuit, se levant, il saisit les battants de la porte de la ville, ainsi que les deux montants, il les arracha avec la barre et, les chargeant sur ses épaules, il les porta jusqu'au sommet de la montagne qui est en face d'Hébron. 
Après cela il s'éprit d'une femme de la vallée de Soreq qui se nommait Dalila. 
Les princes des Philistins allèrent la trouver et lui dirent : "Séduis-le et sache d'où vient sa grande force, par quel moyen nous pourrions nous rendre maîtres de lui et le lier pour le maîtriser. Quant à nous, nous te donnerons chacun onze cents sicles d'argent."
Dalila dit à Samson : "Apprends-moi, je te prie, d'où vient ta grande force et avec quoi il faudrait te lier pour te maîtriser."
Samson lui répondit : "Si on me liait avec sept cordes d'arc fraîches et qu'on n'aurait pas encore fait sécher, je perdrais ma vigueur et je deviendrais comme un homme ordinaire." Les princes des Philistins apportèrent à Dalila sept cordes d'arc fraîches qu'on n'avait pas encore fait sécher et elle s'en servit pour le lier. 
Elle avait des gens embusqués dans sa chambre et elle lui cria : "Les Philistins sur toi, Samson!"Il rompit les cordes d'arc comme se rompt un cordon d'étoupe lorsqu'il sent le feu. Ainsi le secret de sa force demeura inconnu. 
Alors Dalila dit à Samson : "Tu t'es joué de moi et tu m'as dit des mensonges. Mais maintenant fais-moi connaître, je te prie, avec quoi il faudrait te lier." 
Il lui répondit : "Si on me liait fortement avec des cordes neuves qui n'ont jamais servi, je perdrais ma vigueur et je deviendrais comme un homme ordinaire." 
Alors Dalila prit des cordes neuves, elle s'en servit pour le lier puis lui cria : "Les Philistins sur toi, Samson!"et elle avait des gens embusqués dans sa chambre. Mais il rompit comme un fil les cordes qu'il avait aux bras. 
Alors Dalila dit à Samson : "Jusqu'à présent tu t'es joué de moi et tu m'as dit des mensonges. Apprends-moi avec quoi il faudrait te lier."Il lui répondit : "Si tu tissais les sept tresses de ma chevelure avec la chaîne d'un tissu, et si tu les resserrais en frappant avec la batte, je perdrais ma force et deviendrais comme un homme ordinaire." 
Elle l'endormit, puis elle tissa les sept tresses de sa chevelure avec la chaîne, elle les resserra en frappant avec la batte et lui cria : "Les Philistins sur toi, Samson!"Il s'éveilla de son sommeil et arracha la batte avec la chaîne. 
Dalila lui dit : "Comment peux-tu dire que tu m'aimes, alors que ton coeur n'est pas avec moi ? Voilà trois fois que tu te joues de moi et tu ne m'as pas fait connaître d'où vient ta grande force." 
Comme tous les jours elle le poussait à bout par ses paroles et qu'elle le harcelait, il fut excédé à en mourir. 
Il lui ouvrit tout son coeur : "Le rasoir n'a jamais passé sur ma tête, lui dit-il, car je suis nazir de Dieu depuis le sein de ma mère. Si on me rasait, alors ma force se retirerait de moi, je perdrais ma vigueur et je deviendrais comme tous les hommes." 
Dalila comprit alors qu'il lui avait ouvert tout son coeur, elle fit appeler les princes des Philistins et leur dit : "Venez cette fois, car il m'a ouvert tout son coeur."Et les princes des Philistins vinrent chez elle, l'argent en main. 
Elle endormit Samson sur ses genoux, appela un homme et lui fit raser les sept tresses des cheveux de sa tête. Ainsi elle commença à le dominer et sa force se retira de lui. 
Elle cria : "Les Philistins sur toi, Samson!"S'éveillant de son sommeil il se dit : "J'en sortirai comme les autres fois et je me dégagerai."Mais il ne savait pas que Yahvé s'était retiré de lui. 
Les Philistins se saisirent de lui, ils lui crevèrent les yeux et le firent descendre à Gaza. Ils l'enchaînèrent avec une double chaîne d'airain et il tournait la meule dans la prison. Cependant, après qu'elle eut été rasée, la chevelure se mit à repousser.
Les princes des Philistins se réunirent pour offrir un grand sacrifice à Dagôn, leur dieu, et se livrer à des réjouissances. Ils disaient : "Notre dieu a livré entre nos mains Samson, notre ennemi." 
Dès que le peuple vit son dieu, il poussa une acclamation en son honneur et dit : "Notre dieu a livré entre nos mains Samson notre ennemi, celui qui dévastait notre pays et qui multipliait nos morts." 
Et comme leur coeur était en joie, ils s'écrièrent : "Faites venir Samson pour qu'il nous amuse! 
"On fit donc venir Samson de la prison et il fit des jeux devant eux, puis on le plaça debout entre les colonnes. 
Samson dit alors au jeune garçon qui le menait par la main : "Conduis-moi et fais-moi toucher les colonnes sur lesquelles repose l'édifice, que je m'y appuie." 
Or l'édifice était rempli d'hommes et de femmes. Il y avait là tous les princes des Philistins et, sur la terrasse, environ trois mille hommes et femmes qui regardaient les jeux de Samson. Samson invoqua Yahvé et il s'écria : "Seigneur Yahvé, je t'en prie, souviens-toi de moi, donne-moi des forces encore cette fois, ô Dieu, et que, d'un seul coup, je me venge des Philistins pour mes deux yeux." 
Et Samson tâta les deux colonnes du milieu sur lesquelles reposait l'édifice, il s'arc-bouta contre elles, contre l'une avec son bras droit, contre l'autre avec son bras gauche, et il s'écria : "Que je meure avec les Philistins!"Il poussa de toutes ses forces et l'édifice s'écroula sur les princes et sur tout le peuple qui se trouvait là. Ceux qu'il fit mourir en mourant furent plus nombreux que ceux qu'il avait fait mourir pendant sa vie. 
Ses frères et toute la maison de son père descendirent et l'emportèrent. Ils remontèrent et l'ensevelirent entre Çoréa et Eshtaol dans le tombeau de Manoah son père. Il avait jugé Israël pendant vingt ans. 

Source : http://www.insecula.com


Soyons comme SAMSON, détruisons les temples du mensonge, de la malhonneté, et de l'ignorance.
 
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 22:56

Il est pour moi un des plus importants juif de sa génération, celui qui a donné vie à la langue hébraique moderne

 



Eliézer Ben Yéhouda (de son nom d’origine Eliézer Isaac Perelman) est né le 7 janvier 1858 en Lituanie. Son père et sa mère, Yeouda Leïb et Feyga Perelman, étaient des hassidim et parlaient le yiddish.

 

Eliézer fait sa scolarité dans une école talmudique. Il n’a que 5 ans, lorsque son père décède. Après sa bar mitsva, sa mère l’envoie poursuivre des études dans une yeshiva. Au moment de son adolescence, il emprunte le nom de Lolianov pour éviter d’être mobilisé dans l’armée (la loi dispensant les fils aînés du service militaire et la famille Lolianov étant une famille sans enfant)

 

En 1878, il s’en va à Paris faire des études de médecine, mais trois ans plus tard, il les abandonne. En avril 1879, il publie un article dans un journal, dans lequel il déclare que la résurrection du Peuple d’Israël se fera sur la Terre d’Israël avec pour langue, l’hébreu, car une nation ne peut exister qu’avec une langue commune : «…Si je ne croyais pas à la rédemption du Peuple juif, j’aurais écarté… Permettez-moi de vous demander ce que signifie l’hébreu pour quelqu’un qui a cessé d’être un hébreu ? Rien de plus que le latin ou le grec ! Pourquoi apprendrait-il l’hébreu ?… L’hébreu ne peut revivre que si nous faisons revivre la nation et si nous la ramenons sur la Terre de ses ancêtres. Sans cela, nous serons perdus, pour toujours… La religion juive parviendra peut-être à survivre même en terre étrangère, même si elle doit pour cela changer… Elle connaîtra le même destin que les autres religions. Mais la nation ne peut vivre que sur sa Terre …Les Juifs ne peuvent être un peuple vraiment vivant que s’ils retournent au pays de leurs pères et que s’ils reviennent à la langue hébraïque» Pour la première fois, il adopte le nom de Ben Yéouda pour signer cet article.

 

Il épouse Dvora Yonas, une amie d’enfance et en 1881, il réalise son rêve en montant en Israël. Il arrive à Jérusalem qui est déjà habitée en majorité par des Juifs et y loue un petit deux pièces au-dessus du «marché des fabricants de coton», situé dans la vieille ville. Il travaille tout d’abord pour le compte de journaux locaux, tout en essayant de faire revivre la langue hébraïque et d’en faire une langue parlée, alors que jusque là, durant des générations, cette langue n’était réservée qu’à la prière et à la Tora.

 

Obstiné à ressusciter la langue hébraïque, en 1884, il fonde deux journaux dans lesquels il appelle la population à ne parler que l’hébreu. Il y ouvre une rubrique consacrée aux mots nouveaux qu’il a inventés pour enrichir l’hébreu moderne.

 

Son fils Ben Tsion (qui prendra plus tard le nom de Itamar) naît en 1882. Il sera le «premier enfant hébreu» des temps modernes, car l’hébreu deviendra sa langue maternelle. (Selon certains témoignages de sa famille, Ben Tsion ne parla pas jusqu’à l’âge de 4 ans. Il s’avéra que la mère de l’enfant lui apprenait le russe en secret. Lorsque Eliézer s’en rendit compte, il se mit en colère et interdit à sa femme de continuer. Ce n’est qu’alors que l’enfant se mit à parler. L’enfant n’eut pas le droit de jouer avec d’autres enfants, afin qu’il n’entende pas d’autre langue que l’hébreu) Pour élever son enfant «en hébreu», il lui fallut créer des mots tels que בובה : poupée,   גלידה : glace, אופניים : vélo,…etc

 

Eliézer Ben Yéhouda écrit des livres, enseigne à l’école Haviv (école située à Rishon Letsion qui fut la première où toutes les matières étaient enseignées en hébreu)

 

En 1880, avec l’aide de David Yélin, Eliézer Ben Yéhouda fonde le Comité de la langue hébraïque.

 

En 1891, Dvora Ben Yéhouda meurt de la tuberculose et sa jeune sœur, Hemda, qui était journaliste et écrivain, propose son aide pour élever ses enfants qui sont encore en bas âge. Un an plus tard, elle épouse Eliézer et lui sera d’un soutien et d’une aide considérables.

 

Ben Yéhouda éveilla la colère des orthodoxes de Jérusalem, qui s’opposaient au sionisme et à la renaissance de l’hébreu. Ces derniers le persécutèrent et allèrent raconter au pouvoir ottoman que Ben Yéouda appelait à la rébellion contre lui. Ben Yéouda fut arrêté. Il fut heureusement rapidement relâché grâce à l’intervention du Baron de Rotschild. Certains dirigeants du sionisme lui manifestèrent eux aussi leur hostilité.

 

En 1913, Ben Yéhouda participe à la «guerre des langues», débat concernant la place de l’hébreu nouveau dans le système éducatif juif en Erets Israël. Ce débat fut déclenché quand la société Ezra, qui fournit le financement nécessaire à la création du Technion, exigea que l’enseignement y soit dispensé en langue allemande. Ce débat s’étendit à l’ensemble du système de l’éducation en Erets et en février 1914, cette «guerre des langues» prit fin avec la victoire de ceux qui optaient pour l’hébreu.

 

En 1919, Ben Yéhouda parvient à convaincre le délégué britannique Herbert Samuel de proclamer que l’hébreu est désormais l’une des trois langues officielles du Mandat britannique en Erets Israël.  

 

Afin de faire connaître la richesse du vocabulaire hébraïque, Ben Yéhouda rédigea le dictionnaire qui fut par la suite connu sous le nom de dictionnaire Ben Yéouda. De son vivant, cinq volumes du dictionnaire furent publiés. La rédaction du dictionnaire, qui regroupa en définitive 16 volumes, fut complétée par Naftali Hertz Sinaï en 1959. Ce dictionnaire est un dictionnaire historique : chaque mot y est accompagné de la liste exacte des références où figure ce mot dans les livres anciens. Lorsque Eliézer Ben Yéhouda décida de faire revivre l’hébreu, il se référa à la Bible qui conserva la langue ancestrale à travers les générations. Ben Yéouda n’eut qu’à en extraire des mots, quitte à leur donner parfois un sens plus approprié aux nécessités de l’époque contemporaine. Ceci dit, il inventa également plus de 300 mots.

 

Malgré tous ses efforts, il ne parvint pas à entraîner grand monde dans son entourage à parler l’hébreu. C’est dans les moshavim de la première et de la deuxième Alya, que l’hébreu moderne prit son élan. Des écoles n’enseignant qu’en hébreu y virent le jour et les questions publiques n’y furent traitées qu’en hébreu jusqu’au jour où l’hébreu s’étendit à l’échelle de l’ensemble du système national.

 

L’impact de Ben Yéhouda fut en grande partie idéologique et symbolique et il est incontestable que c’est Ben Yéouda qui provoqua et stimula le processus de la renaissance de l’hébreu.

 

Eliézer Ben Yéhouda est mort le 21 décembre 1922 (26 Kislev) Il est enterré sur le Mont des Oliviers, à Jérusalem.  Des milliers de personnes assistèrent à son enterrement.

 

A l’occasion du 150 ème anniversaire de la naissance d’Eliézer Ben Yéhouda, l’UNESCO l’inclut parmi les intellectuels, scientifiques et artistes qui ont contribué au développement intellectuel de l’Humanité, aux côtés de Nikolaï Gogol, Joseph Haydn, Eugène Ionesco, Charles Darwin…etc.  

[Mercredi 12/03/2008 14:28]

source : http://www.actu.co.il/
par : Aline Sultan 

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