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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 11:48


Par Univers Torah.

 

1. Procédons au Sédèr  

Au 16éme siècle, les Kabbalistes de Safèd, originaires d’Espagne et du Portugal pour la plupart, ont fait de Tou Bichevate la fête que l’on connaît aujourd’hui. 
Ils introduisirent des cérémonies et des rites nouveaux marquant le Nouvel An des arbres. Sous l'influence de R. Iits'hak Louria, l'habitude fut prise de fêter ce jour par la consommation des fruits d’Israël. On récitait des hymnes spécialement écrits pour l'occasion, ainsi que des passages bibliques louant la Terre sainte et ses produits. 
La première fois qu'il est fait mention de cette tradition, c'est dans le «Séfèr Haminhaguim» publié à Venise en 1590, mais il est certain que cette tradition est beaucoup plus ancienne.

Le Sédèr (l'ordre) le plus réputé est celui tiré du livre « Péri 'Ets Hadar » (le fruit de l’arbre splendide), imprimé pour la première fois à Salonique en 1753, diffusé dans le monde entier. Il fut réimprimé à Pise en 1763, Amsterdam en 1859, Izmir en 1876, Livourne en 1885 et Bagdad en 1936. 

L’ouvrage est constitué de trois parties :
— Une introduction précisant les fondements spirituels de Tou Bichevate selon la kabbale. 
— Une sélection de textes de la Bible et du Zohar sur le thème de l’arbre et des fruits de l’arbre. 
- Genèse I 3 à 19 : récit de la création des végétaux.
- Deutéronome VIII 1 à 10 : L'éloge de la terre d'Israël.
- Lévitique XXVI 3 à 13 : les bénédictions.
- Ézéchiel les chapitres 17, 34, 36, 47 
- Yoël 2 
- Psaumes 72, 147, 148, 65 et 126
— Les bénédictions à prononcer avant la consommation des fruits et des extraits du Zohar sur chacun de ces fruits.

Pendant la cérémonie, on boit quatre verres de vin, (comme lors du « sédèr de Péssa’h »). Ces verres, constituent une palette de nuances du blanc au rouge, en rapport avec le changement de couleur de la nature à chaque saison. 
Parmi les différents fruits consommés traditionnellement à Tou Bichevate, deux d’entre eux occupent la place d'honneur: 
Le caroubier qui poussait en abondance dans l'ancien «Érets Israël ». 
L'amandier qui est le premier à fleurir en Israël après l'hiver. Vers le milieu du mois de Chevate, il est en pleine floraison, inaugurant ainsi le printemps. 

Dans la Tora les fruits sont associés à la terre d'Israël selon le verset : 
«Un pays qui produit le blé, l'orge, le raisin, la figue et la grenade, un pays d'olive oléagineuse et de miel» . (Deutéronome VIII, 8) 

L'ordre de préséance pour consommer ces fruits dépend de leur place dans le verset. 
1. Le blé (sous forme de gâteau).
2. L’orge (sous forme de gâteau).
3. L’olive.
4. La datte (c’est le miel dont parle le verset).
5. Le raisin.
6. La figue.
7. La grenade. 

2. Les Bénédictions  

Avant la consommation des fruits on récite les bénédictions d’usage: 

Avant de consommer 
le blé et l’orge , sous forme de gâteau : 
« Baroukh ata adonaï élohénou mélekh a’olam boré miné mézonote ». 
« Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l’univers qui crée toutes sortes d'aliments. » 

Avant de consommer du vin 
«Baroukh ata Adonaï, élohénou mélèkh ha’olam, boré péri haguéfène ». 
« Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l'univers qui crée le fruit de la vigne » 

Avant de consommer une olive (ou tout fruit d’un arbre) : 
« Baroukh ata adonaï élohénou mélekh a’olam boré péri ha’èts ». 
« Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l'univers qui crée le fruit de l'arbre ». 

Avant de consommer un fruit de la terre , comme les fraises ou les bananes ou le melon:
«Baroukh ata adonaï élohénou mélekh ha’olam boré péri haadama». 
« Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l'univers qui crée le fruit de la terre». 

Après avoir consommé le premier fruit d’une des catégories ci-dessus, il n’est plus nécessaire de répéter la bénédiction pour les autres fruits. 

Si on déguste un fruit nouveau de la récolte de l’année, on dira la bénédiction « chéhé'h'éyanou » 
« Baroukh ata adonaï élohénou mélekh ha’olam chéhé’héyanou vékiyémanou véhigui’anou lazémane hazé » «Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu Roi de l'univers qui nous a fait vivre et atteindre cette époque-ci ». 

Par contre, avant la consommation du cédrat, on ne dira pas « chéhéh'éyanou », car cette prière a déjà été dite à Soukot, au moment de la bénédiction du Loulav. 

Les Hassidim font une prière particulière sur le Cédratier afin que D. leur accorde un Étrog parfait pour la fête de Soukot. L'Étrog est, en général, conservé sous forme de confiture pour être dégusté au Séder de Tou Bichevate. 

Le blé 
On commence la dégustation avec un gâteau à base de blé ou d'orge.
On commencera en effet par le blé, du fait que c'est la première des espèces qui chante l'éloge de la terre d'Israël. Le blé, cité 30 fois dans la Bible, est l'aliment de base de l'homme.
L’orge 
L’orge mûrit très tôt. Avant Péssa’h et bien avant le blé. La Tora nous ordonne d’apporter, le 16 Nissane (soit le deuxième jour de Péssa’h) une offrande à base d’orge. Cette offrande déclenchait le compte du ’Omèr(49 jours jusqu’à Chavouote) et permettait la consommation de la nouvelle récolte.
L’olive 
L'olivier qui peut être millénaire, symbolise l'ancienneté, et ses feuilles persistantes l'opiniâtreté. De la partie charnue de son fruit, on tire l'huile d'olive, symbole de lumière ou de consécration. Le fruit vert, confit dans la saumure et consommé comme olive de table, nous enseigne que l'amer s'adoucit par le travail et le temps. Elle est citée 38 fois dans la Bible.
La datte 
Symbole de la douceur. Quand la Tora fait référence au miel, il s'agit du sucre de la datte (Bérakhote 41b). Le Juste (Tsadik) lui est comparé: « Le Juste fleurit comme le palmier » (Psaumes 92, 13).
Le raisin 
Porteur de mémoire, de symbolique et de tradition. Noa’h (Noé) fut le premier homme à planter de la vigne (Béréchite 9, 20). Le peuple d’Israël est comparé à la vigne: « Israël est une vigne dépouillée » (Ochéa' 10,1).
La première coupe, remplie de vin blanc 
C'est, en effet, la couleur blanche des lys et des scilles qui domine dans la nature, depuis le mois d'Elloul jusqu'au mois de Chevate, caractérisé par les amandiers en fleurs. Cette coupe est servie avec des gâteaux, des olives et des dattes.
Grenade 
Elle fut ramenée par les explorateurs comme preuve de la fécondité de la terre d’Israël (Bamidbar 13,23) .
Des ornements en forme de grenade d’azur et de pourpre embellissaient le bas de l’habit du Kohèn Gadol (Chémote 28, 33-34).
La figue 
Ses feuilles ont servi à recouvrir la nudité d'Adam et Ève après la faute. 
Elle symbolise la quiétude de l’homme dans les temps futurs: « Et chacun demeurera sous sa vigne et sous son figuier, sans que personne ne vienne l’inquiéter ».
L’Étrog 
Fruit de l’arbre de splendeur (Péri ‘Éts Hadar) Vaïkra 23,40. 
Il compose avec le Hadasse, la ‘Arava, et le Loulav le bouquet que l’on doit agiter pendant la fête de Soukkote. 
Il symbolise la perfection et représente le juif idéal, connaissant la Tora et pratiquant les Mitsvote. 
La pomme 
Elle est citée à trois reprise dans le Cantique des Cantiques (Chir Hachirim). La Guémara (Traité de Chabbate 88,a) et le Midrach Rabba (Chir Hachirim b, 10) nous rapporte que le peuple d’Israël est comparé à une pomme. Trempée dans du miel, elle est aussi la vedette du sédèr de Péssa’h.
La seconde coupe, remplie de vin blanc avec quelques gouttes de vin rouge. 
C'est à cette période que le rose lilas apparaît dans la nature avec les cyclamens. On mange, des figues, des grenades, et des pommes, et on cite des versets de la Bible où ces fruits sont mentionnés.
La Noix 
Rappelant la boîte crânienne, la coque de la noix protège un fruit ressemblant au cerveau (cerneau). La noix « Egoz » a pour valeur numérique 17 qui est égale au mot : bon. Composées en 4 parties, elles font référence aux 4 lettres du nom de D. (Pardess), aux "pieds" du Trône divin (Zohar II 15 B). Il n'existe qu'une seule mention dans la Bible. "Vers le verger des noyers je suis descendue" (Cantique des Cantiques 6 : 11).
L'Amande 
Réputée pour sa promptitude à fleurir. Elle fait partie des « meilleures productions » de la terre d’Israël (avec le baume, le miel, les aromates, les lotus et les pistaches) que les frères de Yossèf lui apportèrent, sur l’ordre de leur père Ya’akov, lors de leur descente en Égypte (Béréchite 43,11) .
Le caroube 
Ce fut l’unique aliment de Rabbi Chim’one Bar Yo’haï et de son fils Rabbi Élé’azar pendant les treize ans qu’ils passèrent à étudier la Tora dans leur grotte.
La poire 
En Israël son fruit apparaît au début du printemps. Ses fleurs blanches et serrées donnent au poirier un aspect cotonneux dés qu’arrive le printemps.
La troisième coupe, remplie de vin rouge avec quelques gouttes de vin blanc. 
Le mélange de blanc et de rouge est marqué dans la nature par l'apparition des anémones, des narcisses et des tulipes. On boit cette troisième coupe accompagnée de noix, de noisettes, de marrons, de caroubes et de poires et on cite les verset bibliques où ces fruits sont mentionnés.
Les cerises 
Elles sont citées comme exemple dans le Choul’hane ‘Aroukh (Chap. 225, par. 4), à propos de la bénédiction « chehé’héyanou » que l’on doit faire sur un fruit nouveau: Si l’on à l’occasion, à deux moments différents, de consommer deux sortes de cerises (avec des goût différents), on fera la bénédiction sur chaque sorte bien qu’elles appartiennent à la même famille de fruits.
La quatrième, remplie de vin rouge. 
C'est la couleur des coquelicots, des glaïeuls des renoncules, et des pavots qui règnent dans la nature à cette époque de l'année. On mange des coings, des pommes et des pistaches et on lit une partie du traité Zéra’ime du Talmud.
Entre chaque coupe, on fait l'éloge des arbres et on clôture la soirée par une prière spéciale où on demande à la nature d'être toujours aussi généreuse. 

Les différentes couleurs du vin symbolisent les combats des forces naturelles, le combat entre l'hiver et le printemps. Le vin blanc symbolise l'hiver : pâle, neigeux, sommeillant. Le vin rouge symbolise le printemps et la joie du réveil de la nature.

Ces deux couleurs sont en général rattachées à la miséricorde et à la rigueur, les deux modalités fondamentales par lesquelles le Créateur dirige le monde. 
Le monde a été créé et nous a été donné par un acte de bonté . C'est la manifestation de la miséricorde divine « Midate Hara’hamim ». Mais ce monde est dirigé par des lois naturelles et morales que l'homme doit satisfaire pour mériter son existence. C'est la manifestation de la " rigueur ", « Midate Hadine ». 

Le blanc symbolise la miséricorde . Le rouge symbolise la rigueur.
Les traditions sont nombreuses, à travers le monde, quant à l’organisation du sédèr de Tou Bichevate. Les habitudes varient en particulier, par rapport au nombre de fruits présentés. 

Certains consomment :
• 7 fruits : de préférence les 7 fruits d’Israël ; 
• 15 fruits : car la fête est le 15 Chevate. C’est également la valeur numérique du nom de D. Cela fait aussi allusion au nombre des cantiques des degrés (Chir Hama’alote). 
• 30 fruits : car le mois de Chevate dure 30 jours 
• Le plus de fruits possible! 

De façon générale, on essaiera d'en manger le maximum car l'on devra (après 120 ans) rendre des comptes devant le tribunal Céleste pour les fruits que D. a mis à notre disposition dans ce monde et que l'on n'aura pas honoré. 
Il est indispensable vérifier, avant sa consommation, tout fruit qui pourrait être véreux. 

 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 21:31




Racines
Racines
L’arbre, fermement ancré sur ses racines, grandit en harmonie au fil des ans, sa beauté s’exprime dans ses fruits qui non seulement l’ennoblissent mais sont les garants de sa pérennité puisque c’est à partir d’eux que de nouveaux arbres naîtront. Un tel portrait ne peut manquer d’évoquer l’homme
Fruits
Fruits
L’arbre arrive à sa plénitude par les fruits qu’il produit et qui sont comme son couronnement. C’est ainsi que se déroule la vie de l’homme qui ne prend sa pleine signification que lorsqu'elle est productrice d’avenir...
Ilan, Ilan
Ilan, Ilan
En hommage à Ilan Halimi
Le meurtre d'Ilan Halimi nous a tous bouleversé. Mais, au delà du deuil, c'est à une profonde prise de conscience qu'Ilan nous invite...




Tou-Bishevath
 
   

Origine de la fête

Tou-bishevath veut dire en hébreu "le 15 du mois de shevath" qui est la date où l'on célèbre le "nouvel an des arbres". La première partie du nom de la fête "Tou", s'orthographie en hébreu Teth et Vav dont la valeur numérique est 15. En effet, chaque lettre hébraïque représente également une valeur numérique et celle de Teth est de 9, tandis que la lettre Vav équivaut à 6 - le total des deux lettres additionné donne le chiffre 15.

A l'époque de la Mishna, les écoles de Hillel et de Shamaï avaient discuté pendant de longues années sur la date à assignerau nouvel an des arbres. L'école de Shamaï professait qu'un "nouvel an" ne pouvait être célébré que le premier jour du mois, c'est-à-dire à la nouvelle lune. Hillel, par contre, se basait sur les données ducalendrier agricole pour assigner à la fête la date du quinze shevath, d'autant plus qu'il avait observé que c'est à partir du milieu de ce mois que les pluies commencent à diminuer d'intensité, que la sève reprend son ascension et que les bourgeons se forment.

Du temps du Rav Haï Gaone, le plus grand et le dernier des Gaonim (959-1058) , la question n'avait pas encore été tranchée. Aucune décision définitive n'avait encore été prise. Et Gaone, tenant compte de l'avis des agriculteurs arabes de Pombedita (Babylonie) où se trouvait son école, se déclara en faveur du 15. Les paysans de la région disaient en effet que la végétation reprend son développement à partir de cette date où "les arbres boivent de nouveau la sève."

Après la destruction du Second Temple le 15 Shevath fut déclaré Jour férié. Il était interdit de jeûner et de réciter Tahanoune à cette date. Dans les écoles on n'enseignait pas ce jour et l 'on servait aux élèves un repas de fête.

Au moyen-âge, le 15 shevath fut consacré dans les yeshivoth et dans toutes les écoles aux examens de passage, mais ce n'est guère qu'à partir du 16ème siècle que la fête prend la forme qu'elle a conservée aujourd'hui. Lorsque les premiers kabalistes venus d'Espagne et du Portugal s'établirent à Safed, ils décidèrent de célébrer dignement le nouvel an des arbres.

Echappés aux griffes de l'Inquisition, ils voulaient marquer leur retour sur le sol nourricier dans lequel, comme les arbres, ils reprenaient racine. Ils sentaient monter en eux une sève nouvelle. C'est à cette époque que fut instituée la coutume de consommer à Tou-bishevath des fruits du verger et de prononcer sur eux la bénédiction solennelle au cours d'un repas de fête.

 


Le Séder de Tou-bishevath

Le repas est servi la veille au soir et donne lieu à une sorte de Séder auquel participe toute la communauté. Les tables sont recouvertes de nappes blanches sur lesquelles sont disposés les plus beaux fruits de la saison et des cruches de vin blanc et rouge qui rappellent le caractère agricole de la fête, mais qui constituent également des symboles mystiques.

Pendant le Séder, les convives lisent treize passages des Ecritures se rapportant aux produits de la terre, aux fruits et aux plantes (Genèse 1:11-13 ; Lévitique 26:3-13 ; Deutéronome 8:1-10 ; Ezéchiel 17 et 47:1-2 ; Joël 2:18-27 ; Psaumes 26, 65, 72, 147 etc.). Puis ils étudient des extraits du Talmud consacrés aux semences et aux plantations (Traité Zerahim), ainsi que les chapitres du Zohar qui traitent des végétaux et de leurs fruits.

Celui qui préside la cérémonie, généralement le rabbin de la communauté - prononce alors une prière spéciale : "Que ce soit Ta volonté, Eternel notre Dieu et Dieu de nos ancêtres, que par la vertu de ces fruits que nous avons consommés et sur lesquels nous avons prononcé la bénédiction, les arbres se chargent d'une profusion de fruits,qu'ils grandissent et fructifient du début de l'année à sa fin, pour le bonheur, la bénédiction, la vie et la paix".

Puis, comme au Séder de Pessah, les kabalistes servent quatre coupes.

  •  

  • La première, remplie de vin blanc, est accompagnée de pain et de gâteaux préparés à partir du blé, ainsi que d'olives et de dattes. Des versets sont prononcés qui célèbrent la vigne et le verger.

     

  • La deuxième coupe est ensuite remplie de vin blanc auquel on à ajouté quelques gouttes de vin rouge, et les convives mangent des figues, des grenades, des cédrats et des pommes. Puis, après avoir récité les versets de la Bible où ces fruits sont mentionnés, une nouvelle bénédiction est prononcée sur le vin.

     

  • La troisième coupe contient à parties égales du vin blanc et du vin rouge. Les fruits qui l'accompagnent sont les noix, les amandes, les marrons, les caroubes et les poires; les passages récités, tirés du Talmud, ont trait aux prescriptions concernant ces produits.

     

  • Vient ensuite la quatrième coupe, remplie de vin rouge coupé de quelques gouttes de vin blanc ce qui signifie que le printemps a vaincu l'hiver. Les assistants mangent "lors des coings, des pommes et des pistaches, puis étudient une partie du traité Zeraim du Talmud. La fête se termine par des chants et des danses Les Hassidim se rendent après le repas dans les vergers, où ils bénissent les arbres, leur souhaitent une année bonne et prospère.

 


Dans les communautés sefarades

Ce cérémonial ne s'est pas introduit partout. Il a pourtant été imprimé, comme la Hagada de Pessah, sous forme d'un livret intitulé Peri etz hadar (Fruit de l'arbre splendide) qui a eu de nombreuses éditions. Mais la coutume de manger des fruits s'est généralisée dans toutes les communautés. Les Juifs séfarades ont été les premiers à l'adopter, ce qui s'explique facilement si l'on pense au fait que les pays du bassin méditerranéen produisent à cette époque à peu près les mêmes fruits qu'Eretz Israël.

C'est également dans les communautés du rite espagnol que fut instituée la coutume de distribuer aux pauvres, la veille du 15 shevath, des aumônes appelées Maoth peroth pour leur permettre d'acheter des fruits, comme on distribue des Maoth 'hittim avant Pessah, afin que les nécessiteux puissent se procurer des matsoth.

Dans certaines communautés tout particulièrement à Smyrne, les familles organisaient de grands festins au cours desquels on offrait solennellement des raisins à la maîtresse de maison conforrmément au verset des Psaumes "Ton épouse est comme une vigne fertile". Les fils recevaient des olives, car il est écrit " Tes fils sont comme des plants d'oliviers autour de ta table." Quant aux filles, on leur distribuait des noix, symboles de la décence : " C'est l'intérieur de la noix qui est précieux et non pas l'enveloppe."

 


Dans les communautés ashkenazes

La coutume s'étendit ensuite aux communautés d'Europe orientale, pauvres en fruits à cette époque, On y prit l'habitude de célébrer la fête en consommant des fruits conservés, secs ou confits en choisissant si possible des espèces qui poussent dans le Pays d'Israël : dattes, figues, caroubes, amandes, noix. Dans les écoles, les écoliers se réunissaient autour d'une table garnie de fruits. Le maître ou le rabbin leur racontaient des histoires, des contes et des légendes de ce lointain pays, où le soleil fait mûrir les plus beaux fruits du monde, bien meilleurs que ces pulpes sèches et ces amandes racornies.

Dans son récit Les voyages de Benjamin, Mendelé Mokher Sefarim décrit de pauvres exilés en train de goûter les fruits du 15 shevath : "Ils regardent les fruits, pensifs, puis poussent un gros soupir : "Oh, ramène-nous Père miséricordieux, dans notre Pays !" Puis ils se racontent la merveilleuse histoire de ce Juif qui avait rapporté une datte de Palestine ; toute la ville, hommes, femmes et enfants étaient accourus pour la voir. Ils la regardèrent tant et si bien que des images du pays d'Israël surgirent devant leurs yeux. Ils virent les palmiers, le gué du Jourdain, la grotte de Makhpéla, la tombe de notre mère Rachel, le Mur des Lamentations, les sources d'eau chaude de Tibériade, les pèlerins qui gravissent le Mont Sion...

 


Retour en Eretz Israël

En revenant sur son sol, Israël a rendu à la la fête du 15 shevath son ancien éclat. Ce jour est consacré aux plantations d'arbres de tous genres. Ce furent probablement les colons de Yessod Hama'ala qui restaurèrent la coutume : en 1884 i.ls fêtèrent Tou-bishevath en plantant des centaines d'arbres, dont 708 cédratiers et cents grenadiers. Depuis cette année, presque toutes les agglomérations agricoles prirent l'habitude de planter en ce jour, des arbres décoratifs ou des arbres fruitiers autour des maisons d'habitation et le long des allées.

En 1908, la Fédération des Membres de l'Enseignement institua le 15 shevath jour consacré à la plantation de vergers et de forêts par les enfants des écoles. Depuis? la plupart des écoles juives organisent des excursions aux cours desquelles chaque enfant plante un arbre. C'est ainsi que les écoliers de Jaffa se rendent tous les ans à Mikvé Israël où ils contribuent à augmenter la surface des vergers. lorsque fut fondé, à proximité de Jaffa, le quartier dit Ahouzath Bayith embryon de l'actuelle Tel-Aviv, les enfants des écoles de Jaffa vinrent planter les arbres de la première avenue.

En 1913, tous les élèves des écoles hébraïques de Jérusalem, des écoles de L'Alliance Israélite Universelle et de l'Ezra, des instituts religieux Talmud Torah et des orphelinats, plus de 1500 enfants au total se rendirent en groupe à Motsa Ilith, avec leurs drapeaux et leurs orchestres, pour planter des arbres à l'occasion du 15 Shevath.

Aujourd'hui, toutes les écoles du pays participent en ce jour au reboisement, et Tou-bishevath est un jour d'excursion pour les enfants et même pour les adultes. La plupart des forêts, des bosquets, des parcs municipaux et des avenues tirent leur origine de ces cérémonies. Ce jour-là, on offre et l'on consomme des fruits secs variés et des amendes. De plus, dans les milieux religieux et traditionalistes, ainsi que dans les écoles et les mouvements de jeunesse, la coutume du Séder de Tou-bishevath tend à se généraliser. Son rite est recréé et adapté en fonction de la personnalité propre de chaque groupe.

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 05:53

Par Univers Torah

 

Tou Bichvat est mentionné deux fois dans la Halakha. La première au sujet des prélèvements du Ma'assèr en Israël (Choul’hane 'Aroukh Yoré Dé'a 331 §125), la deuxième au sujet de Nefilat Apaïm (Choul’hane 'Aroukh Ora’h ‘Haïm 131 §6). 
De quoi s’agit-il ?


La Tora confère une sainteté à la Terre d’Israël. Cette sainteté se concrétise (entre autres) par le fait que toute récolte en Israël ne peut être consommée que si certains prélèvements ont été effectués au préalable. Ces prélèvements sont multiples : Térouma, Ma'assèr Richone, Ma'assèr Chéni, Ma'assèr 'Ani, Téroumate Ma'assèr. Notre propos n’est pas de les détailler. Le point qui nous concerne est le suivant. La Tora (Dévarim 14,22) nous dit que lorsque l’on prélève le Ma'assèr, la dîme, des produits de la terre, on ne peut pas prélever cette dîme des récoltes d’une année pour les récoltes d’une autre année. 

D’autre part, ces prélèvements s’inscrivent à l’intérieur de cycles d’années. Ces cycles sont de sept ans : les premières, secondes, quatrièmes et cinquièmes années c’est leMa'assèr Chéni que l’on doit prélever ; les troisièmes et sixièmes années c’est le Ma'assèr 'Ani ; les septièmes années sont les années de Chemita, de jachère. 

La question qui se pose à propos de ces prélèvements est de savoir comment définir une année : à quel moment passe-t-on d’une année à une nouvelle année ? 

La première Michna du traité Roch HaChana nous enseigne que le premier jour du mois de Tichri sera le premier jour de l’année pour les récoltes de légumes. En revanche, le premier jour de l’année pour les récoltes des fruits des arbres est sujet à discussion : l’école deChammaï dit que c’est le premier jour du mois deChvat ; l’école d’Hillel dit que c’est le quinze de ce mois. La conclusion légale suit l’avis de l’école d’Hillel. Pourquoi le jour clef est-il le Premier Tichri pour les légumes et le Quinze Chvate pour les fruits de l’arbre ? D’autre part, comment distingue-t-on un fruit d’un légume ? Le fruit vient d’un arbre, alors qu’un légume vient d’une tige ou d’un bulbe. Le légume nécessite un arrosage constant, alors que l’arbre est défini par son tronc. La vitalité de l’arbre, et donc du fruit de l’arbre, vient de la montée de la sève. A partir de la montée de la sève l’arbre peut vivre, quand bien même ne pleuvrait-il plus. Le fruit se développe à partir de la montée de cette sève. 

Or, la Guémara (traité Roch Hachana 14a) nous enseigne que le quinze du mois de Chvat en terre d’Israël « la majorité de la pluie de l’année est tombée » et, explique Rachi, « la sève commence alors à monter dans les arbres et les fruits vont commencer à bourgeonner ».

Nous comprenons maintenant clairement en quoi le Quinze Chvate est, si nous pouvons nous exprimer ainsi, la ligne de partage des eaux entre la production des fruits d’une année par rapport à une autre année. Les légumes, ayant besoin d’une irrigation constante suivront par contre la date du Premier Tichri, jour de jugement de l’homme qui, lui aussi, a besoin de recevoir sa subsistance jour après jour. 

 
Création de l'homme (Chagall)
Rabbi Tzvi Eliméle’h de Dinow, dans son livre Bené Issaskhar (Maamaré Av, Maamar 4 §2), propose la démarche suivante. Il y a une discussion entre Rabbi Eli'ézer et Rabbi Yéhochoua' pour savoir quand le monde a été créé (traité Roch Hachana 10b). Rabbi Eliezer dit que le monde a été créé en Tichri, Rabbi Yéhochoua' dit que le monde a été créé en Nissan. 

Mais en vérité lorsque l’on dit « le monde a été créé en Nissan ou en Tichri », il s’agit de la Création de l’homme, qui a été créé le sixième jour de la Création. Donc le début de la Création du monde a eu lieu le 25 Eloul d’après Rabbi Eli'ézer et le 25 Adar d’après Rabbi Yéhochoua'. La Guémara dans le traité Sota 2a nous dit que quarante jours avant la conception de l’enfant, une voix sort du ciel et dit « la fille d’untel sera pour untel ». Et quarante jours avant le début de la conception du monde, avant le début de la Création du monde, c’est-à-dire le 25 Adar d’après Rabbi Yéhochoua', une voix sort du ciel et dit : « Israël se liera avec le Roi de Gloire ». Or quarante jours avant le 25 Adar, c’est Tou Bichvat.

Pour résumer : le Quinze Chvat, Tou Bichvat en hébreu, est appelé Roch HaChana des arbres. Est-ce à dire qu’il faille ce jour-là souhaiter une bonne année aux arbres ? Non ! Cela signifie qu’à partir de cette date le statut juridique des fruits récoltés en Israël change.
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 20:56


Par le Rav Aharon Bieler pour 
Univers Torah


Les fruits, signes de la fin des temps


Selon un Midrach, Érèts Israël a été créé avant les autres régions habitées de la terre. 

Le Sifré, à propos du verset Deut. 
(11, 10) (« car le pays où tu vas entrer pour en prendre possession... »), s'exprime ainsi: Nous savons que tout ce qui est supérieur en qualité a été créé le premier : la Tora, qui est la chose la plus précieuse qui soit, a été créée avant le monde matériel (Prov. 8, 22): « l'Éternel me créa au début de son action »



Érèts Israël, la préférée de toutes les terres, fut créée avant les autres (Prov. 8, 26) :
« avant qu'Il eût fait la terre et ses vastes espaces... la masse des glèbes du sol »

Ce verset est interprété ainsi: La terre, ce sont les autres pays du monde ; les vastes espaces, ce sont les déserts ; la masse des glèbes du sol, c'est Érèts Israël. 
Le mot 
Tévél, à la fin de ce verset, est interprété comme épice, condiment : une terre bénie de toutes les qualités ! 
Et c'est ainsi que s'exprime aussi la Tora (
Deut. 8, 9« pays qui ne manque de rien » !Voici, dit la Tora , quel territoire vous sera donné en partage: le pays de Cana’ane selon ses limites Nombre 34,2).

La terre m'appartient, dit l'Éternel (Ps. 24, 1) « A l'Éternel appartient la terre et ce qui la remplit ». Israël m'appartient (Lev. 25, 55) : c'est à Moi que les enfants d'Israël appartiennent, comme esclaves 

Il est donc équitable, dit le Seigneur, que Je donne mon pays en héritage à mon peuple, à mon serviteur fidèle ! 
On peut faire la comparaison avec un Roi qui a un fils qu'il préfère à tous les autres, et qui possède une vigne plus précieuse que toutes ses autres terres. 
Je donnerai donc en héritage, décide t-il, ma vigne préférée à mon fils préféré !

Car cette terre d'Israël n'est pas comme les autres pays du monde ! 

Ceux-ci obéissent aux lois de la nature, celle-ci non ! 

Lors qu'elle est bénie par D., elle produit beaucoup même si l'on y sème peu; ses habitants mangent peu, et leur nourriture leur profite ! 

Mais lorsque la bénédiction du Ciel fait défaut, rien ne peut améliorer le rendement de cette terre ! 

Car ce n'est pas uniquement de l'effort accompli que dépend le résultat ! 
La Tora n'a-t-elle pas enseigné 
: « la bénédiction afin que vous observiez les commandements de l'Éternel ; la malédiction si vous n'observez pas... » 


Dans les malédictions à la fin du Lévitique (26, 31), la Tora s'exprime ainsi : Moi-même, je dévasterai le pays si bien que les ennemis qui l'occuperont, en seront stupéfaits ! 
Rachi dit à ce propos : ceci est un bienfait pour Israël, car les ennemis ne trouveront pas de satisfaction dans votre pays dévasté et dépeuplé ! 


Or nous voyons aujourd'hui, combien ses fruits sont délicieux, combien son paysage est féerique, combien l'air qu'on y respire est pur ! 
Quelle devait être sa beauté avant que nous en fussions exilés !
Et combien plus encore elle sera une terre d'élection le jour où tous nos dispersés y seront revenus, le jour de notre libé ration totale ! 


Les fruits d'Érèts Israël, dit Rabbi Abba (Sanhédrine 98a) seront les messagers de la libération définitive d'Israël.



Il n'y a pas de signe plus évident de l'approche de la fin des temps ! Il est dit (Ezéchièl 36, 8) : « Et vous, montagnes d'Israël, vous donnerez vos frondaisons et vous protégerez vos fruits pour mon peuple Israël, car ils sont près de revenir ! ».
Rachi dit, en commentant ce passage lorsque la terre d'Israël donnera ses fruits avec générosité, 
alors la fin des temps sera proche !

 


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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 10:18

Par le Rav Meir 'HAZAN
UniversTorah
 


C'est le onzième mois de l'année, à compter de Nissane. Nous trouvons ce nom de Chévate dans un verset de Zaccharie (I, 7) : «Le 24e jour du onzième mois qui est le mois de Chévate... Ce mois n'a qu'un jour de Roch 'Hodèch, puisque Tévèt n'a que 29 jours». 

Signe du zodiaque : le verseau. Car en ce mois de l'année, la plus grande partie des pluies (en Erets Israël) est déjà tombée, les puits se sont remplis d'eau, et les seaux débordent, comme il est dit dans la bénédiction de Bil’am (Nomb. 24, 17) « l'eau ruisselle de ses sources, et sa semence sur des eaux abondantes... 

Le premier de ce onzième mois, notre maître Moïse a commencé à développer devant le peuple d'Israël leMichné Tora, ainsi qu'il est dit (Deut. 1, 3). « Ce fut dans la quarantième année, le onzième mois, le premier jour du mois, que Moïse redit aux enfants d'Israël tout ce que l'Éternel lui avait ordonné à leur égard ». 

Il leur rappela rappela toutes les occasions où ils avaient désobéi à ses ordres, durant les quarante années de la traversée du désert. Il répéta pour eux de nombreux commandements qui avaient déjà été ordonnés au Sinaï et dans la tente d'assignation. Il développa pour eux de nouveaux commandements qu'il ne leur avait pas encore enseignés. 

Enfin Moïse acheva cette série de discours par les « bénédictions et malédictions », et il prit congé de son peuple par des paroles de bénédiction adressées à chaque tribu en particulier et à l'ensemble du peuple d'Israël. 

Trente sept jours durant, du 1er Chévate au 7 Adar, il exhorta son peuple, et dans la péroraison il s'écria : « Heureux es-tu, Israël ! Qui est ton égal, peuple que protège l'Éternel. Bouclier qui te sauve, Il est aussi le glaive qui te fait triompher ! Tes ennemis ramperont devant toi, et toi, tu fouleras leurs hauteurs ! » 

Certains de nos maîtres ont déclaré ce premier Chévate est comparable au jour de la Révélation du Sinaï. De nouvelles sources se sont ouvertes devant nous, de nouveaux aspects de cette Tora qui fut donnée le 6 Sivane et renouvelée en quelque sorte le 1er du onzième mois. 

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 16:09
Je remercie Univers Torah pour ce magnifique article

universtorah

 


      Le 15 Chevat est un des quatre jours fixés selon la tradition comme celui ducommencement de l'année(Michna Roch Hachana 1a) : ce sont le 1er Nissan, le 1er Éloul, le 1er Tichri et le 15 Chevat. 

      Le 15 Chevat est le Nouvel An des arbres, en rapport à la dîme qu'il faut prélever sur leurs fruits. Précisons que dans les années 1 et 2, ainsi que 4 et 5 du cycle sabbatique, on doit prélever deux dîmes :Ma'assèr Richone (qui en principe était donné aux Lévites), et Ma'assèr Chéni qui devait être consommé à Jérusalem, à l'époque du Temple. 

      Les troisième et sixième années du cycle, on prélève, à côté de la première dîme, la dîme des pauvres. Or la règle énoncée plus haut pour la dîme du bétail, s'applique également aux prélèvements sur les produits de la terre : on ne doit pas prélever les fruits d'une année pour la récolte de l'année précédente. En effet, le texte dit (Deut. 14, 22) : " de ce que rapporte ton champ, année par année ", et Rachi explique à ce propos : de là, on déduit que l'on ne doit pas prélever la dîme de la nouvelle récolte pour l'ancienne. Or la date limite, pour les légumes verts et les céréales, c'est le 1er Tichri ; pour les fruits des arbres, le 15 Chevat. 

      De même pour l'interdiction des fruits des trois premières années ('Orla), la date limite est le 15 Chevat, seuls les fruits qui ont maturé (stade après la floraison) après le 15 Chevat, la quatrième année après la plantation de l'arbre, sont permis à la consommation. 

      Le Roch Hachana des arbres, contrairement aux trois autres mentionnés dans la Michna, est un jour ordinaire : il n'y a ni interdiction du travail, ni mention spéciale dans la prière. Néanmoins, afin de souligner le caractère particulier de ce jour, on ne dit pas de Ta'hanoun le 15 Chevat ni à Min'ha le jour qui précède, et l'on ne fait pas de Héspèd. Et pour rappeler la signification de ce jour, on a l'habitude de consommer un choix de fruits d'Erèts Israël. 

      En effet, c'est en Erèts Israël surtout que la terre renouvelle ses forces en cette époque de l'hiver finissant, pour donner à partir du printemps qui s'annonce, des fruits délicieux ! Or parmi les fruits qui font la gloire d'Erèts Israël (Rachi Deut. 26, 2), cinq espèces sur sept sont des fruits des arbres ! Aussi le 15 Chevat est la " fête des arbres" en Erèts Israël.


1.Éloge d'Erèts Israël  


      Nous avons parlé plus haut des fruits " qui font la gloire d'Erèts Israël ". Voici à ce sujet quelques paroles de nos Sages. Selon un Midrach, Erèts Israël a été créé avant les autres régions habitées de la terre. 

      Le Sifré, à propos du verset (Deut. 11, 10 : " car le pays où tu vas entrer pour en prendre possession ... ") s'exprime ainsi : Nous savons que tout ce qui est supérieur en qualité a été créé le premier. La Tora, qui est la chose la plus précieuse qui soit, a été créée avant le monde matériel (Prov. 8, 22 : " l'Éternel me créa au début de son action ") ; Erèts Israël, la préférée de toutes les terres, fut créée avant les autres (Prov. 8, 26 : " avant qu'Il eût fait la terre et ses vastes espaces ... la masse des glèbes du sol "). 

      Ce verset est interprété ainsi : la terre, ce sont les autres pays du monde ; les vastes espaces, ce sont les déserts ; la masse des glèbes du sol, c'est Erèts Israël. Le mot Tévél, à la fin de ce verset, est interprété comme Tével épice, condiment : une terre bénie de toutes les qualités ! Et c'est ainsi que s'exprime aussi la Tora (Deut. 8, 9) : " pays qui ne manque de rien " !


2. Terre d'élection pour le peuple élu  


 
Vignes du Golan
      " Voici, dit la Tora (Nomb. 34, 2) quel territoire vous sera donné en partage : le pays de Canaan selon ses limites ". 

      " La terre M'appartient, dit l'Éternel (Ps. 24, 1 : à l'Éternel appartient la terre et ce qui la remplit). Israël M'appartient (Lev. 25, 55) : c'est à Moi que les enfants d'Israël appartiennent comme esclaves ; il est donc équitable, dit le Seigneur, que Je donne Mon pays en héritage à Mon peuple ! A Mon serviteur fidèle ! " 

      On peut faire la comparaison avec un Roi qui a un fils qu'il préfère à tous les autres, et qui possède une vigne plus précieuse que toutes ses autres terres. Je donnerai donc en héritage, décide t-il, ma vigne préférée à mon fils préféré! Car cette terre d'Israël n'est pas comme les autres pays du monde! Ceux-ci obéissent aux lois de la nature, celle-ci non! Lorsqu'elle est bénie par Dieu, elle produit beaucoup même si l'on y sème peu; ses habitants mangent peu, et leur nourriture leur profite! Mais lorsque la bénédiction du Ciel fait défaut, rien ne peut améliorer le rendement de cette terre! Car ce n'est pas uniquement de l'effort accompli que dépend le résultat! La Tora n'a-t-elle pas enseigné : " la bénédiction afin que vous observiez les commandements de l'Éternel ; la malédiction si vous n'observez pas ... "


3. Terre où coulent le lait et le miel  


      Le Talmud rapporte de nombreux exemples de cette abondance en lait et en miel. Ainsi la Guémara Kétoubote (111b) cite un de nos maîtres qui était de passage à Bné Béraq. Voyant des chèvres qui broutaient l'herbe sous un figuier, il s'aperçut que leurs pieds baignaient dans un mélange de lait (coulant de leurs mamelles) et de miel (s'égouttant des figues)! A quoi un de ses collègues réplique : "Un soir, au crépuscule, j'ai marché de Lod à Ono (distance de 3 km environ) : mes pieds baignaient jusqu'aux chevilles dans une rivière de miel !" 

      Dans le même passagetalmudique, Rav 'Hisda interroge : Pourquoi ce pays (Erèts Israël) est-il appelé " Erets Tsévi " (Jérémie 3, 19), je leur donnerai un patrimoine, magnifique entre tous ! (la terre d'Israël est comparée à une gazelle par son charme, sa beauté). 

      Le maître répond ; de même que la gazelle, une fois dépouillée de sa peau, n'arrive plus à contenir toute cette chair, de même Erèts Israël n'arrive pas à contenir ses fruits, telle est son abondance ! 

      D'autres appliquent cette métaphore à la population du pays : lorsque le peuple juif habite cette terre bénie, il se sent au large, mais lorsque le pays est abandonné de ses habitants (qui sont exilés), il paraît étroit, étriqué! 

      Un autre Midrach enfin, parlant de la Jérusalem future, dit : à la fin des temps, Jérusalem sera étendue comme Erèts Israël ; et Erèts Israël comme le monde entier ! (Pésikta Rabbati, 1). 




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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 23:16

photo : Vision tour de terre


Planter des arbres à Tou Bichvat ?

C'est le Nouvel An des Arbres, il est bien d'en planter, mais est-ce bien le moment ?

Examinons d'abord les 22 raisons de planter des arbres en Israël, et ailleurs.

  1. Fixer la terre, éviter qu'elle ne ravine, entraînée par l'eau, le vent, le dégel et tout autre phénomène naturel ou non.
  2. Création d'humus : La chute des feuilles et tout amoncellement végétal, mêlé à la terre et au less contenus dans les vents d'Est engendre une couche fertile, absente en zones tropicales.
  3. Ralentissement de l'évaporation, les arbres, leurs ombrages et l'humus retiennent l'humidité du sol, font une protection thermique de la terre.
  4. Pénétration de l'eau en sous-sol , l'eau de pluie ne s'écoule plus, retenue par l'humus, elle s'enfonce dans le sol, elle est utilisée par les racines et va gonfler les sources.
  5. Action chimique des racines, échange biochimique et création de microorganismes dans le sol qui permettront la pousse. (Pour être productive, la terre d'Israël doit être additionnée de compost).
  6. Ombrages et diminutions des écarts de température, en poussant les arbres forment la forêt, l'ombre isole la terre, crée une zone tempérée plus froide et humide en été , plus chaude en hiver.
  7. Changer le climat, la forêt attire les pluies, provoque des précipitations, notamment en faisant tomber le taux de saturation d'humidité de l'air.
  8. Ralentir les vents et filtrer l'air, notamment le less dont est chargé le vent d'est mais également absorption de la pollution et du CO2 le jour, par la photosynthèse.
  9. Production de carbone pour le monde animal. Tout le carbone du monde animal provient uniquement de la photosynthèse.
  10. Restructuration des sols, un centimètre en moyenne d'humus par an vont recouvrir les roches. Ceci n'est pas une légende, les premières forêts du Carmel sont maintenant âgées de 80 ans, on est déjà à la deuxième génération d'arbres souvent plantés dans le sol nouveau.
  11. Acidification des sols, les sols "originaux" sont trop basiques, les arbres améliorent le PH.
  12. Interaction des sols, échange biochimique entre la forêt et les zones cultivées.
  13. Erection d'une basse et moyenne végétation à l'entour des arbres, créant un équilibre symbiothique et catalyseur.
  14. Habitat pour les oiseaux, station de repos pour les migrateurs déversant leurs précieux excréments.
  15. Apport de végétaux "disparus". Le cas le plus connu est la "renaissance" du Cyclamen Persan ( la rakefet ) citée dans le Talmud, disparue, inconnue il y encore quelque 60 ans et pourtant "revenue". Les migrateurs d'Asie ont ramené les graines dans leurs fientes. Celles-ci n'auraient jamais pu éclore si les sols n'avaient été acidifiés, ombragés et humidifiés.
  16. Repopulation des animaux, à l'abri des arbres et de leurs compagnons végétaux, simples et arbustes, les insectes, premiers hôtes de la forêt suivis des oiseaux, leurs prédateurs. Au sol, il se produit le même phénomène après l'arrivée des rongeurs et des reptiles, suivis de toutes les chaînes alimentaires ascendantes jusqu'au renard, hyène et loup. Chaque animal amène son apport biochimique notamment par ses déjections.
  17. Faire reculer le désert. Il y a 50 ans, il arrivait jusqu'à Ashkelon.
  18. Apport économique, réutilisation du bois
  19. Retour de l'Homo Sapiens, naturellement attiré par la verdure, veut vivre en meilleur équilibre avec la nature.
  20. Tourisme, élément non négligeable, producteur de précieux dollars, à condition de respecter la nature, de ne rien cueillir et de ne pas déranger les animaux.
  21. Production de ions négatifs, notamment par les conifères.
  22. Production d'oxygène en excédant par rapport au CO2 responsable du réchauffement de la planète .

On peut affirmer : le Sionisme des hommes entraîne le sionisme des plantes et des animaux et s'autorégenère en attirant les hommes.

Dans les pays Arabes voisins, il n'existe plus une seule biche ou caprin sauvage et leurs prédateurs, évidemment.

Donc plantons !

Quand faut-il planter ? Le végétal travaille continuellement mais il s'accorde un congé annuel avant l'hiver.

En automne, la sève descend pour se figer dans les racines, ceci est davantage visible sur les plantes caduques, perdant leurs feuilles qui ne sont plus alimentées par la sève.

C'est le moment de planter. Du début octobre jusqu'à la fin novembre. Déjà en décembre, malgré les apparences, la sève commence à remonter pour préparer le printemps, notamment la production des bourgeons, floraux ou à ramures.

Chez les conifères, ce phénomène est moins visible, c'est pour cela qu'il ne faut jamais les planter en racines nues, seulement en container avec toute la racine à l'intérieur.

Je conseille de planter de préférence en octobre et novembre . ( Le KKL plante en octobre. Pour eux, Tou Bichvat n'est que folklore.) .

Tou Bichvat est à la veille du printemps. Déjà toute l'usine biologique est en pleine activité. Si on plante à ce moment- là, les plants n'ont pas le temps de s'adapter à leur nouvel habitat. Le risque d'échec est plus grand, les plants sont davantage fragilisés.

Conclusion : Pour construire une maison, il suffit de quelques mois, pour faire un arbre, il faut au minimum 10 ans. 

 

Edith Levy-Neumand 
Guide diplomée du Ministère du tourisme israelien 
Koum vehitaleh baaretsקום והתהלך בארץ 
(Lève toi et découvre Israel) 
Email : 
edithln@017.net.il

 


 Source : histoiredesjuifs.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 06:15
Quelques Fruits Cueillis dans les Jardins du Midrach 2ème partieLe Midrach nous livre les secrets de la noix, l’olive, la datte et la figue…


Auteur : Trait d'union
Pour : LAMED
Adapté par Aschkel




LE NOYER

 

Le peuple d'Israël est comparé aux noix

 

Psychologie de l'enfant - Noix
Le peuple d'Israël est comparé aux noix. Tous les hommes, grands et pe tits, aiment jouer avec des noix et s'amusent à les faire rouler. Tous se moquent et méprisent les enfants d'Israël.

La noix, cependant a un avan tage sur les autres fruits : laissezla tomber dans la boue, elle n'en peut pas moins être consommée ; le fruit qui est à l’intérieur de la coquille n'en reste pas moins appétissant. Toutes les humiliations que l'on veut faire éprouver à Israël ne peuvent le dimi nuer et amoindrir sa valeur spirituelle et son idéal.

La noix peut être brisée par une pierre. A nous de choisir la pierre qui l’ouvrira. La Torah est en pierre (les deux Tables de la Loi), le mauvais pen chant aussi est appelé une pierre par nos Prophètes. A nous de choisir celle des deux qui sera appelé à maîtriser Israël et à diriger sa destinée.

La coquille de la noix et te cer neau ne font qu'un seul et même fruit. L'un protège l’autre. Dès que la coquille est séparée du fruit, on la jette. Les ignorants et les savants font tous partie à titre égal de la Communauté d'Israël. Mais les ignorants ne peuvent s'y maintenir que dans la mesure où ils restent auprès des savants, en contact avec eux, et leur permettent, en les aidant, et en les protégeant, de dé velopper et de divulguer leur science religieuse.

On ne peut enlever une noix d’un sac sans faire bouger en même temps les autres noix -Symbole de la solidarité juive - : quand un juif se conduit mal, tous ses frères en subissent les conséquences ; quand un des nôtres est arraché à notre milieu, tous nous nous en ressentons.

 

L’OLIVIER

 

Le peuple d'Israël est comparé à une olive

 

Le peuple d'Israël est comparé à une olive ; celle-ci ne donne son huile qu’après avoir été écrasée. Israël ne fait jamais aussi puissamment connaître son message que sous la souffrance et l'oppression.

Le symbole de la paix rétablie entre les hommes et Dieu après le déluge a été l'arcenciel. C'est la colombe rapportant la branche d'olivier à Noé qui en a été cependant le signe avantcoureur.

L'huile ne peut jamais se mêler à l'eau, il y a une incompatibilité entre ces deux éléments. Il y a la même incompatibilité entre la Torah et l'assimilation aux civilisations ambiantes.

Le jour de la mort du roi Salomon, tous les arbres prirent le deuil en hommage au plus sage des rois et décidèrent de faire tomber leur feuillage. L'olivier seul ne se conforma pas à cette décision. Les autres arbres s'indignèrent : « Tu ne daignes pas pleurer le plus grand et le plus intelligent de tous les rois»

Vous montrez là un signe bien extérieur de deuil, répondit l’olivier. Moi, c'est au fond de moimême que j'éprouve cette perte. Voyez donc comme mon cœur est vide ! »

Effectivement, les vieux oliviers ont depuis cette époque un tronc creux !

 

LE DATTIER

 

Le palmier-dattier est le fruit qui offre le plus de bienfaits

 


dates_on_date_palm
Le juste est comparé au dattier (et au cèdre) (cf. Psaume 92,13). Les autres arbres sont, en effet, difficilement reconnaissables de loin ; le dattier (et le cèdre) seuls peuvent être identifiés malgré la distance. Il en est ainsi des justes : leurs bonnes actions les font remarquer de très loin.

Le palmier-dattier est le fruit qui offre le plus de bienfaits et qui rend le plus de service à chaque Juif : son fruit est consommé ; ses branches servent de Loulav pendant la fête de Souccot ; son feuillage est utilisé pour couvrir la Soucca ; son écorce sert à confectionner des cordages, son tronc fabriquer des poutres pour les maisons et des meubles. Le juste, lui aussi, doit mettre toutes ses facultés au service de son prochain.

 

LE FIGUIER

 

La figue est le premier fruit dont on parle dans le Pentateuque

Le figuier se trouve mentionné dans les premières pages de la Torah : ses feuilles ont servi à revêtir Adam et Eve.

Le figuier est le symbole de l'avenir radieux qui est réservé au pays d'Israël où « chacun demeurera à l'ombre de son figuier» (Michée, 4, 4).

La Torah est comparée à un figuier : les fruits de la plupart des arbres arrivent à maturité au même moment. Il en est autrement du figuier : ses fruits mûrissent les uns après les autres et doivent être cueillis petit à petit. De même, le « produit » de la Torah ne peut être « cueilli » et assimilé en une fois mais plutôt en doses régulières et continues.

Tous les fruits ont des déchets coquilles, noyaux, pépins, épluchures. Dans la figue tout est bon. Toute science à ses mauvais côtés et ses utilisations néfastes. Dans la Torah, cet Enseignement divin, tout est parfait.

Rabbi Akiba avait l'habitude d'étudier avec ses élèves à l'ombre d'un figuier. Il remarqua bientôt que tous les matins, avant son arrivée, le jardinier se rendait à son arbre pour y cueillir les figues qui avaient mûri depuis la veille. Rabbi Akiba décida d'aller étu dier dans un autre jardin. Mais le jardinier le rejoignit et lui dit : « Rabbi, pourquoi donc ne venez-vous plus étudier sous mon figuier ? »

-« Je craignais que vous ne me soupçonniez de manger vos figues. »

-Le jardinier fit comprendre à Rabbi Akiba qu'il n'en était rien et celui-ci reprit sa place habituelle. Quant au jardinier il ne vint pas de bon matin cueillir ses fruits, comme il le faisait auparavant. Mais à peine le rabbin et ses élèves s'étaientils installés que les figues mûres tombèrent et s'écrasèrent sur eux …

-« Voyezvous, dit Rabbi Akiba à ses élèves, le bon jardinier sait quand le moment est venu de cueillir ses fruits. De la même manière, le Saint, béni soi-t-il, sait quand vient le moment pour les justes de quitter ce monde et il les recueille auprès de lui ».

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 05:58
Quelques Fruits Cueillis dans les Jardins du Midrach 1ère partie Dans chaque fruit, si nous savons l'observer et non seulement le croquer nous reconnaissons D.ieu, nous pouvons admirer les merveilleux rouages de la Création.


Auteur : Trait D'union
Pour : lamed.
Adapté par Aschkel


« Il est bon que l'homme apprenne, à travers les arbres, à reconnaître le doigt de D.ieu, créateur de l'Univers.»

Il les aime surtout à cause des fruits qu’ils lui fournissent.

Il est appelé à les juger selon la forme et la couleur, la saveur du fruit qu'ils offrent à son appétit. Ainsi, le jugement qu'il porte se trouve être fondé sur une base toute matérielle, toute terre à terre. L'homme juge si « l'arbre est bon ou mauvais » (Genèse, 2, 9).

Mais il y a aussi, dans la création divine, l'arbre de la connaissance. Il est bon que l'homme apprenne, à travers les arbres, à reconnaître le doigt de D.ieu, créateur de l'Univers. Il est bon également que nous écoutions l'enseignement qu'à travers le Midrach les arbres et leurs fruits donnent à l'homme, créature divine comme eux, et que, de cette façon, nous approchions d'une connaissance plus grande de D.ieu.

Pourquoi mange-t-on d'ailleurs 15 sortes de fruits à Tou Bichvat (le 15 Chevat) ?

Bien entendu, il y a un rapport avec la date de la fête.

Mais encore ?

Le chiffre 15, en hébreu, est formé de la lettre « yod » et de la lettre « hé ». Ces deux lettres forment également le nom de Dieu : dans chaque fruit, si nous savons l'observer et non seule ment le croquer nous reconnaissons D.ieu, nous pouvons admirer les merveil leux rouages de la Création.

 

DES FÊTES ET DES FRUITS

 

Les fruits jouent-ils un rôle au cours des fêtes juives ?

Toutes les fêtes sont distinguées par  un fruit ou une plante :

-  A Roch Hachana, on mange de la pomme douce.

-  A Pessah, on mélange différents fruits pour un plat du Séder ('Harosset). D'autre part, le 2e soir de Pessah, on cueille l'orge nouvelle.

-  A Chavouot, maisons et synagogues sont décorées de plantes, de fleurs et de fruits. N'estce pas la fête des prémices ?

-  A Souccot, nous vivons toute une semaine dans une cabane recouverte de feuillage, décorée de fruits et nous utilisons les 4 plantes traditionnelles (Loulav, Etrog, Hadass et Arava). 

 

LA VIGNE ET LE VIN
 

 

« Le peuple d'Israël est comparé à une vigne » 
Le peuple d'Israël est comparé à une vigne : la vigne est plus basse que tous les autres arbres. C'est elle pourtant qui les dépasse tous par ses qualités. Une branche de vigne replantée en n'importe quel endroit, prend immédiatement racine et produit un cep nouveau. De la même manière un juste, transplanté en n'importe quel endroit, arrive à se taire respecter et attire au tour de lui les faibles et les hésitants. Les feuilles de vigne couvrent et cachent les grappes de raisin. Les ignorants et les hommes sans valeur se mettent souvent en avant des sages. Toutes les vignes portent de grosses et de petites grappes; mais les grosses grappes pendent plus bas que les petites. Les savants sont plus modestes que ceux dont les connaissances sont bien faibles et bien légères. La vigne produit du verjus aussi bien que du vin. Il faut pourtant faire la bénédiction pour l'un comme pour l'autre produit de la vigne. Les enfants d'Israël louent l'Eternel pour le mal comme pour le bien qu'il leur envoie. Le raisin commence par être foulé aux pieds, dans le pressoir ; mais fina lement il est présenté même à la table des rois. Le peuple d'Israël est bien souvent, lui aussi, opprimé et foulé aux pieds ; mais un jour viendra où les plus grands reconnaîtront son mérite et sa valeur. Pour vivre et se développer, la vigne s'appuie sur du bois mort, ses tuteurs. Pour vivre et se développer, Israël doit également prendre appui sur les générations antérieures.

Dès la Création les arbres se disputèrent. Chacun d'eux se croyait supérieur à l'autre. Le chêne avança sa taille, le dattier son fruit, le myrte son feuillage, etc. Devant cet étalage de qualité, la vigne, elle se taisait. Elle se savait petite de taille, foulée aux pieds, mangée par les animaux. Mais l’homme eut pitié d’elle. De son raisin il fit du vin et ce vin est utilisé à consacrer toutes les fêtes, tous les jours de Chabbat, ainsi que tous les moments heu reux de l'existence de chaque Juif.

La vigne est le premier fruit dont la plantation est mentionnée dans la Torah. C'est Noé qui s'en est chargé. Le Satan (le mauvais penchant) s'est associé à lui et a arrosé le plant du sang d'une brebis, d'un lion, d'un porc et d'un singe. Interrogé par Noé sur la raison pour laquelle il avait choisi ces animaux, il répondit : « Quand l’homme boira le jus de ce fruit, il deviendra doux comme une brebis ; s'il en boit un peu plus, il se croira fort comme un lion : s'il en boit encore, il se conduira comme un porc ; s'il continue à boire, il sera aussi laid qu'un singe ! »..
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