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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 08:50


L'émir Mohammed ben Rachid el-Maktoum
   
Vos gueules, les mouettes ! 
lundi, 22 février 2010

 

Par Stéphane Juffa pour

http://www.menapress.org/ 

 


 


 

Par Stéphane Juffa

 

Une équipe d’agents hautement qualifiés a donc éliminé l’une des têtes pensantes du Hamas à Dubaï. Et alors ? Les media occidentaux et israéliens s’époumonent à dévoiler des détails de l’opération et à accuser le Mossad pour cette "élimination extrajudiciaire". Les chancelleries des pays développés jouent les vierges effarouchées et convoquent les ambassadeurs israéliens en place afin de leur demander des "explications".

 

On assiste à une véritable comédie qui ne dit pas son nom, et qui va s’évaporer dans les nimbes du Golfe Persique d’ici quelques jours.

 

Contrairement aux oracles de certains oiseaux de mauvais augures, qui prennent visiblement leurs désirs pour des réalités, la neutralisation de Mabhouh ne va pas fragiliser les relations entre Jérusalem et les capitales éclairées. Au contraire.

 

A quoi fallait-il s’attendre ? A ce que les James Bond qui ont réalisé ce coup de maîtres présentent des passeports israéliens à l’aéroport de Dubaï, et expliquent aux gardes-frontières des Emirats qu’ils sont venus abattre un chef du Hamas ?

 

Ou que la justice israélienne convoque Mahmoud-al-Mabhouh pour lui communiquer qu’une procédure pénale est ouverte contre lui ; en lui demandant, en sus, de bien vouloir se laisser incarcérer en détention préventive jusqu’à la conclusion de l’enquête ?

 

Allons donc...

 

Les divers commentateurs oublient un détail de la situation : Israël se trouve en guerre contre le Hamas. Hier encore, des miliciens en armes de cette organisation djihadiste ont tenté de s’approcher de la frontière de Gaza, probablement pour tuer quelques civils de l’Etat hébreu.

 

Quelques jours plutôt, ils ont lancé à la mer des fûts remplis de liquides explosifs, dans l’espoir qu’ils heurteraient un navire militaire, une embarcation civile, ou qu’ils arracheraient les bras d’un pêcheur à la ligne sur la plage d’Ashkelon, ce sans préférence particulière.

 

Les tyrans du califat de Gaza ont tenu à le préciser : ils n’expriment aucun remord pour les civils qu’ils ont tués ou blessés en lançant dans leur direction plus de huit mille roquettes. Normal, on ne présente pas d’excuses pour la poursuite de son unique objectif : assassiner. Assassiner des individus désarmés dans le plus grand nombre possible, la définition même du terrorisme.

 

Mais s’agit-il vraiment d’un conflit larvé qui opposerait uniquement l’Etat hébreu au Mouvement de la Résistance Islamique (Hamas) ? Il faut être soit naïf soit stratégiquement malvoyant pour le croire.

 

En fait, l’Iran et ses porte-flingues du Hamas, du Hezbollah et de Syrie ont déclaré la guerre, outre à Israël, à l’Egypte, l’Arabie Saoudite, le Yémen, le Liban, la Jordanie, l’Autorité Palestinienne, l’Irak, et à tous les émirats arabes, à l’exception, peut-être, du Qatar.

 

Dans tous ces pays, on s’est réjoui de la disparition de l’ennemi al-Mabhouh, lorsqu’on n’y a pas activement participé.

 

Le public est crétinisé par une presse qui – pour des raisons de plus en plus difficiles à comprendre – persiste à feindre que le conflit dont je parle n’existe pas. Peut-être assistons-nous à un effort pathétique tendant à nier le choc des civilisations.

 

Les confrères peuvent cependant omettre d’en parler, mais ils n’ont, malheureusement, pas le privilège d’empêcher qu’il existe ou de le faire disparaître.

 

Leur mode opératoire : taire les avatars de cette confrontation lorsqu’ils ne sont pas de taille à déborder sur les écrans ; isoler les péripéties les unes des autres pour en retirer le sens, et évider ce conflit de toute sa substance stratégique pour la remplacer par de l’humanitaire exclusivement.

 

Le meilleur exemple de ce dernier paramètre – de loin le plus important – se reflète dans le choix de France-Télévision de diffuser le "documentaire" Gaza-strophe, le 10 février courant sur France Ô.

 

Un film de Samir Abdallah et Kheridine Mabrouk, réduisant la Guerre de Gaza au seul témoignage de victimes palestiniennes.

 

Sans avertissement au public de ce qu’il allait voir un document de propagande. Sans aucune question posée à ceux qui ont amené au déclenchement des hostilités. Sans la moindre image desdits chefs du Califat. Sans la moindre trace des miliciens islamistes et de leurs armes, à croire qu’Israël a engagé ses divisions uniquement pour tourmenter ces pauvres gens. Sans la moindre allusion à la causalité de cet affrontement, et, surtout, en faisant l’économie du replacement de ces événements dans leur contexte stratégique.

 

Cela participe de la même démarche que les soi-disant reportages de proximité, régulièrement proposés aux lecteurs du Monde par Laurent Zecchini.

 

Ces réalisations ne servent qu’à stigmatiser Israël par leur caractère unilatéral, invérifiable et biaisé. Ce faisant, ils sont des vecteurs gratuits d’antisémitisme, mais, côté informatif, ils n’ont aucune valeur. Parce que l’aspect humanitaire ne constitue qu’un dégât collatéral et inévitable des conflits ; et parce que ce qui pousse les militaires à déclencher des guerres ne procède que d’une décision stratégique.

 

La tentative morinienne tendant à imposer au public l’idée que, lors d’un conflit, on peut distinguer dans un camp les bons, et dans l’autre, les mauvais par atavisme, et que les mauvais par nature, dans ce cas, ce sont les Juifs, est dérisoire et criminelle. Mais au-delà d’icelle, et c’est encore pire (si, si), elle est non-informative.

 

Mahmoud-al-Mabhouh n’était pas seulement un assassin, directement impliqué dans le rapt et l’assassinat de deux soldats israéliens – à ce seul motif, personne n’aurait monté une opération de l’envergure de celle de Dubaï -, il était l’un des cerveaux du trafic d’armes en direction de la milice islamiste de Gaza. C’est la raison de son décès.

 

Son rôle s’inscrivait dans le cadre de la stratégie persane visant à faire de la Bande de Gaza une grande base militaire, dirigeant ses canons et ses agents contre tous les ennemis de Téhéran dans la région.

 

S’il était tombé entre les mains des services égyptiens ou de ceux de l’Autorité Palestinienne, ils en auraient fait de la charpie.  

 

D’ailleurs, deux membres des services palestiniens ont participé à l’opération ; ils se trouvent en détention dans les Emirats.

 

Pour saisir la portée réelle de l’élimination de Mabhouh et les circonstances dans lesquelles elle s’est produite – on appelle cela l’information -, le lecteur doit déjà savoir que le Mossad constitue la principale source de renseignement des Etats du Golfe, à l’exception du Qatar, dans leur résistance contre l’Iran.

 

Le Qatar jouant le jeu de la neutralité bienveillante avec le régime d’Ahmadinejad, et plus encore à l’égard du Hamas. Durant Plomb fondu, les images soigneusement dirigées – pour les transformer en armes de guerre – d’Aljazeera, ont formé l’ossature de la non-information sur le conflit, avec but unique de stigmatisation d’Israël.

 

Au-delà des ravages que la chaîne appartenant à la famille régnante à Doha a infligés à l’image de l’Etat hébreu, la mise à disposition du Hamas de la représentation diplomatique du Qatar à Gaza a procédé d’un acte politique clair.

 

C’est au sein de ce bâtiment, ainsi que dans les sous-sols de la section pour enfants de l’hôpital Shifa, que s’étaient réfugiés Ismaïl Hanya et son entourage pour se protéger des coups de boutoir de Tsahal.

 

Mais hormis à Doha – et encore ! – les gens du Mossad ont pignon sur rue sur la rive méridionale du Golfe Persique. Le chef de la police de Dubaï, le lieutenant-général Dahi Khalfan Tamim, se laisse un peu aller lorsqu’il en appelle à l’arrestation du chef du Mossad Meïr Dagan.

 

La Ména est en mesure de vous assurer que si M. Dagan se rendait à Dubaï, il serait accueilli par l’émir Mohammad ben Rached Al-Maktoum comme un hôte de marque. Et on demanderait à Tamim de se taire. Je ne suis, en outre, pas du tout certain que Meïr Dagan n’a pas déjà rencontré l’émir, et peut-être pour parler avec lui de l’élimination d’al-Mabhouh.

 

Car enfin, la meilleure façon, pour l’Emirat, de ne pas se compliquer la vie avec l’élimination de Mabhouh sur son sol, eût été de ne pas accueillir ce chef de la contrebande pro-iranienne sur son territoire.

 

Et si, pour une raison qui ne me vient pas spontanément à l’esprit, les émiratis avaient décidé d’héberger cet "ennemi", ils auraient soigneusement surveillé son séjour. Les dispositifs antiterroristes déployés notamment à l’aéroport local – dont les plus sophistiqués sont de fabrication... israélienne ! – qui font la une de toutes les feuilles chou, démontrent à quel point, à Dubaï, on est éveillé sur la question.

 

Bref, en préférant ne pas nous étendre inutilement sur les détails - nous sommes déjà allés à Dubaï -, l’hébergement de Mabhouh dans une chambre de palace non gardée ressemble plus à une souricière qu’à un effet de surprise.

 

Car les chances pour que les hôtes de l’agent iranien aient ignoré son identité ainsi que ses fonctions au sein du Hamas et les risques qui planaient sur son existence sont absolument nulles.

 

Et si c’était à la Ména que les ennemis de Téhéran avaient demandé de monter cette opération – rassurez-vous, c’est un exercice mental purement virtuel et nous n’avons aucune intention de quitter nos claviers – nous l’aurions conçue exactement comme elle a eu lieu. Y compris la révélation rapide de l’élimination, la réaction exagérée des amis occidentaux, et les déclarations victorieuses de ce gros vantard de Khalfan Tamim.

 

D’ailleurs, s’il s’est bien agi d’une souricière, nous n’aurions pas mis cette pipelette de Tamim dans le secret des dieux, le laissant volontiers étaler ses tartarinades sur toutes les chaînes de la planète.

 

Et après. Un Israélien a-t-il été blessé ? Le ressortissant d’un autre allié ? La mission n’a-t-elle pas été menée à bien ? Dubaï passe-t-il aux yeux des crédules pour un ami de l’entité sioniste ? Ses relations avec l’Iran se sont-elles détériorées ? C’est à l’aune de ces questions et des réponses qu’elles invitent, que l’on peut imaginer ce qui s’est réellement passé. A part au Hamas et à Téhéran, je n’ai vu pleurer personne.

 

A la Ména, nous avons cependant noté la réaction de Bernard Kouchner, affirmant que c’était pour éviter ce genre d’incident qu’il était nécessaire d’établir le plus tôt possible un Etat palestinien.

 

Ainsi que le pan sur le bec, très ferme, que lui a infligé François Fillon, hier, depuis Amman, rappelant au ministre des Affaires Etrangères français que "notre but est la création d'un Etat palestinien viable, indépendant, démocratique, vivant en paix aux côtés d'Israël dans des frontières sûres et reconnues (...)".

 

A l’ami Kouchner, dont la sortie fait plus penser à une onomatopée qu’à une réflexion murie, nous confions que la création immédiate d’un Etat palestinien sans frontières reconnues aurait probablement encore plus d’effet sur le prix des pommes de terre que sur ce genre d’incident.

 

Nous lui rappelons également que la France a signé, en sa présence, un engagement formel à mettre un terme à la contrebande d’armes en faveur du Hamas, et que Mahmoud-al-Mabhouh était l’un des architectes de ce trafic.

 

Qu’à en croire une source bien informée auprès du gouvernement israélien, "Paris aurait très peu œuvré pour respecter son engagement".

 

Nous n’avons, par ailleurs, toujours pas compris l’intérêt de la France à protéger le Hamas de l’anéantissement, ni celui de ses cerveaux.

 

Cette organisation n’est-elle pas listée comme terroriste par l’Union Européenne ? Le vœu, sans cesse répété, de Paris de combattre le terrorisme n’inclut-il pas des individus comme Mahmoud-al-Mabhouh ? Et pourquoi cette exonération ? En quoi consiste le vœu alors ? A qui s’adresse-t-il ?

 

Je veux aussi dire à Bernard Kouchner que tous les analystes que je connais, sans aucune exception, y compris notre camarade palestinien Sami El-Soudi, s’entendent pour affirmer que la création d'un Etat palestinien viable, indépendant et démocratique, n’est pas réalisable tant que le Hamas contrôlera Gaza.

 

Et qu’il aiderait mieux à l’avènement de la paix en distillant des conseils pour se débarrasser de ces assassins, que de regretter la disparition de l’un d’eux.

 

Un dernier point pour cet article : chaque Etat démocratique possède sa centrale de renseignement. Comme leur nom l’indique, leur tâche principale consiste à tenir informé les gouvernements élus des dangers qui menacent la sécurité nationale.

 

 

 

  

 

 

 

pour lire la suite...http://www.menapress.org/ 

 


 

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 15:26

Tsahal déjoue une tentative d’enlèvement d’un soldat


http://www.actu.co.il/2010/02/


[Jeudi 11/02/2010 15:41]

 

Les services de sécurité sont constamment sur le qui-vive pour éviter que les organisations terroristes n’enlèvent un soldat, comme elles l’ont fait avec le caporal Guilad Shalit, kidnappé par le Hamas il y a plus de trois ans et demi. Et elles agissent régulièrement pour déjouer leurs plans. 

L’affaire a commencé il y a deux mois, c’est-à-dire en en décembre 2009, lorsque Tsahal a arrêté un résident de la bande de Gaza, Salman Abou Atik, 43 ans, homme du Hamas spécialisé dans l’infiltration d’armes. Avec lui ont été capturés quatre autres Palestiniens qui s’étaient infiltrés comme lui en Israël en franchissant clandestinement la frontière égyptienne. 

Lorsqu’ils ont été interpellés, les terroristes portaient sur eux des charges explosives, des pistolets, des silencieux et 15 000 dollars en faux billets. Au cours de leur arrestation, deux des suspects ont été blessés. Leur plan était clair: ils prévoyaient visiblement de s’emparer d’un soldat pour l’utiliser par la suite comme monnaie d’échange. 

Le principal suspect, Abou Atik, a avoué, lors de son interrogatoire, qu’il avait été envoyé à de nombreuses reprises par le Hamas pour perpétrer des attentats sur le territoire israélien qui, fort heureusement, n’ont pas pu être réalisés. Il aurait également suivi un entraînement militaire intensif au cours duquel il aurait notamment appris à fabriquer des charges explosives.   

D’après des sources sécuritaires, l’instigateur de l’opération serait un certain Raed Saïd, considéré comme l’un des commandants du Hamas à Gaza. Il aurait tout planifié au moment où son organisation menait officiellement des pourparlers pour la libération de Guilad Shalit. 

Au cours de leurs investigations, les enquêteurs ont appris qu’un autre terroriste, Ibrahim Zawara, devait s’introduire prochainement en Israël avec deux charges explosives. Grâce à l’information communiquée par Abou Atik, les forces de sécurité ont pu mettre la main sur Zawara, 44 ans, de Beth Lahiyeh, dans la bande de Gaza. Au moment de son arrestation, il transportait sur lui deux engins pesant chacun 6-7 kilos et un système d’enclenchement des bombes. 

Zawara a reconnu, lors de son interrogatoire, qu’il comptait déposer les charges dans des lieux très fréquentés par le public. Il devait perpétrer son attentat une dizaine de jours après son infiltration en Israël. Il aurait été chargé en outre d’aider Atik dans l’enlèvement d’un soldat et éventuellement de l’assassiner pour le compte du Hamas.

par Claire Dana-Picard
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 11:09
"Toutes les options sont sur la table !"

En l'absence d'un accord de paix avec la Syrie, Israël pourrait se retrouver en guerre avec son voisin du nord.
Le ministre de la Défense Ehoud Barak, qui a pris la parole lundi devant le rassemblement annuel des officiers supérieurs de Tsahal, a déclaré qu'il était crucial de reprendre les négociations tant que la Syrie perçoit Israël comme le plus fort. Sans quoi la menace la menace continuera de planer. Et Barak de parler d'un "conflit armé qui pourrait se transformer en une guerre à part entière". Le ministre évoque donc des pourparlers qui désamorceraient le risque : " Nous allons nous asseoir et négocier exactement ce dont nous avons parlé au cours des 15 dernières années." Pour lui, l'année à venir est riche en défis, mais aussi en opportunités de paix avec la Syrie et les Palestiniens.

En ce qui concerne l'Iran, Barak est formel. La République islamique représente la plus grande menace pour l'ordre mondial. Et quand bien même les Etats-Unis envisageraient une nouvelle série de sanctions, il est douteux qu'elle aurait l'effet escompté. "Nous ne pouvons pas prévoir l'efficacité des sanctions. Et les chances des Américains de convaincre les Chinois ne semblent pas très grandes", a-t-il déclaré à la lumière de la tournure des relations américano-chinoises de ces derniers temps. Pourtant Barak garde le cap. "Comme je l'ai dit dans le passé, toutes les options sont sur la table. Et je le pense vraiment."

Le ministre de la Défense, Ehoud Barak. 
PHOTO: AP , JPOST

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 15:12
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 11:38
Analyse : La Doctrine Dahiya versus le Rapport Goldstone

YAAKOV KATZ  jpost.com

Adaptation : Marc Brzustowski

pour : lessakele. et .aschkel


A la suite de l’opération “Plomb Durci”, la Direction Opérationnelle de Tsahal a préparé un exposé afin d’expliquer le type de défis auquel est actuellement confrontée l’armée israélienne, au Liban, face au Hezbollah et dans la Bande de Gaza face au Hamas.

 

 

 

A Palestinian inspects the...

 

Un Palestinien inspecte les décombres d’un bâtiment à la suite d’une frappe aérienne de Tsahal.
Photo: AP

 

L’une des diapositives représente une photographie de Khan Younès, à Gaza. Mais, elle pourrait aussi bien représenter l’un des 160 villages chi’ites du Sud-Liban,où le Hezbollah a disséminé son armement. La carte est parsemée de différentes couleurs, chacune symbolisant un genre différent de menace qu’un peloton des Forces de défense israéliennes sera amené à rencontrer en opération.


La direction des opérations désigne ce type de façons de mener la guerre, comme “la guerre du copier-coller » depuis lors que les combats ont été engagés contre des organisations comme le Hezbollah ou le Hamas. Les commandants de Tsahal seront confrontés à un mixte de techniques caractéristiques de la guérilla, du terrorisme et de batailles conventionnelles.


En d’autres termes, un commandant qui doit mener une opération d’intrusion au Liban ou à Gaza sera confronté au lancement de missiles antichars (conventionnel), à des tentatives de kidnapping (terrorisme) et à des tunnels souterrains (guérilla), chaque menace étant identifiée par une couleur différente parsemant la diapositive. Ces menaces ne sont pas, non plus, localisées sur des champs de batailles à ciel ouvert, mais dans des zones résidentielles comme Khan Younès, l’une des zones habitées les plus peuplées au monde, avec près de 200 000 habitants.

 

L’objectif de la diapositive est d’expliquer qu’Israël ne combat pas des armées conventionnelles identiques à Tsahal, mais qu’il a des ennemis –le Hamas et le Hezbollah – qui utilisent, de façon flagrante et délibérée, la population civile comme boucliers humains.


Plus encore, Tsahal n’envisage pas de changement significatif dans la façon de mener le combat dans les conflits à venir. Bien au contraire, elle continuera à prendre pour cibles les infrastructures civiles qui sont utilisées comme bastion par les terroristes.


Ceci constitue ce qu’on appelle, au sein de Tsahal, la « Doctrine Dahiya », faisant référence au quartier sud de Beyrouth auquel on ne peut accéder qu’en disposant d’une carte ou d’un laisser-passer en tant que membre du Hezbollah. Lors de la guerre de 2006, l’aviation israélienne a bombardé des portions de bâtiments aux vastes appartements dans ce quartier, parce qu’ils étaient également utilisés comme des centres de commandement et de contrôle du Hezbollah.


S’exprimant devant l’auditoire d’une conférence à Tel Aviv, dimanche dernier, le Commandant des opérations de la zone Nord, le Général-Major Gadi Eizenkot a exposé clairement le fait que l’armée israélienne continuera à appliquer cette doctrine à l’avenir.


Eizenkot a expliqué que : “ Le Hezbollah est le premier à avoir transformé ces zones habitées en champs de bataille. J’ose espérer que cela l’incitera à la retenue – sans quoi, nous avons besoin de nous expliquer entre nous et aux autres que c’est là un phénomène que le Hezbollah a élaboré pour se protéger, dès lors qu’il établit ses zones de combat à l’intérieur même de ces villes et villages ».


La conséquence en est que les Forces de Défense israéliennes pensent que le Rapport Goldstone a été conçu à partir d’une fausse perception des conditions de guerre moderne et a été écrit dans l’ignorance totale de la réalité qui prévaut à Gaza et au Liban. Seconde conséquence, la Direction des opérations croit que ce qui est le plus urgent et nécessaire n’est pas tant une Commission d’enquête telle que la Commission Winograd, à l’issue de la Guerre du Liban, mais un changement de paradigme dans la compréhension du monde de la nature des procédés actuellement employés dans la guerre moderne.


  Avant qu’un tel changement se produise, Tsahal doit s’attendre à affronter beaucoup de Rapports Goldstone à l’avenir.

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 12:15
Israël au cœur de la coopération policière internationale


Par YAACOV LAPPIN
17.01.10



http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1263147911113&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 


Si le monde est aujourd'hui considéré comme un village global, la collaboration internationale des forces de police est indispensable. Ces dernières années, la lutte contre la criminalité transnationale est devenue une priorité majeure pour les gouvernements mondiaux. L'ouverture des frontières à la suite de l'effondrement de l'URSS a accéléré la propagation des organisations criminelles, qui aujourd'hui représentent une véritable menace pour la démocratie.

Diana Eldad-Chetrit : “La prise de conscience est apparue au lendemain du 11 septembre. Les forces de police ont alors réalisé l’étendue de la menace et l’importance de former leurs forces d’intervention à la meilleure école.”
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost

Comme l'explique, le Ltd-Col. Diana Eldad-Chetrit, chargée du service de coopération internationale de la police israélienne, "la prise de conscience est apparue au lendemain du 11 septembre. Les forces de police ont alors réalisé l'étendue de la menace et l'importance de former leurs forces d'intervention à la meilleure école". Le monde, qui s'éveille devant une nouvelle réalité, découvre les compétences de la police israélienne dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. "La police israélienne est considérée comme la meilleure au monde pour neutraliser des charges explosives.

Ses laboratoires médico-légaux mobiles, son avance technologique dans le domaine des explosifs, mais aussi ses dispositifs opérationnels d'urgence uniques, font l'admiration de tous", ajoute Chetrit. C'est à elle, en tant que responsable des relations étrangères au sein de la police, qu'il incombe de coordonner les échanges entre les diverses délégations policières. Son unité est peut-être encore méconnue, mais son rôle est déterminant pour aider les officiers israéliens à exporter leurs connaissances en matière de terrorisme. Et pour promouvoir une coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme. En moyenne, 250 délégations étrangères - commandants de police hauts gradés ou simples inspecteurs - se rendent en Israël chaque année pour rencontrer leurs homologues israéliens. "Le monde est un village global. Chaque visite permet d'établir des liens personnalisés, qui facilitent la réalisation d'opérations policières futures", soutient Diana Eldad-Chetrit. Et d'ajouter : "Les officiers que je rencontre dans les conférences acceptent, plus tard, de coopérer de manière immédiate avec nos forces. Ces contacts sont vitaux. Ils ne cessent d'augmenter chaque année."

Pour preuve : l'an dernier, ce sont
187 délégations israéliennes qui se sont rendues à l'étranger pour partager leurs compétences. "Les conférences de nos officiers sont appréciées. De l'Amérique du Sud au Brésil, de l'Argentine à l'Europe", affirme fièrement Chetrit. Elle continue : "Pour ajouter à leurs propos un pan plus réaliste, trois de nos officiers les plus expérimentés ont simulé devant la police fédérale allemande (Bundespolizei) et les officiers allemands du contre-terrorisme, l'infiltration d'un terroriste suicide dans l'ambassade israélienne de Berlin."

Un travail de longue haleine

Tout au long de l'année, le Ltd-Col. Diana Eldar Chetrit est en contact permanent avec les représentants du FBI, de la NYPD (New York City Police Département) et de la LAPD (Los Angeles Police Department). "Un attaché de la NYPD en Israël se rend sur la scène de chaque attaque terroriste, pour prendre des notes et analyser nos dispositifs opérationnels d'urgence", précise-t-elle. "Dernièrement, une délégation de spécialistes en matière d'explosifs s'est rendue pendant 10 jours à Los Angeles, pour transmettre à ses homologues américains son savoir-faire dans la neutralisation des bombes. Puis les officiers de la LAPD sont à leur tour arrivés en Israël pour visiter l'école de la brigade anti-bombe de Beit Shemesh. Ils ont assisté notamment à un exercice en temps réel, impliquant un attentat à la voiture piégée contre une ambassade", ajoute-t-elle.

L'échange d'informations n'est pas la seule forme de coopération possible entre Israël et les gouvernements étrangers. Des actions policières conjointes sont également organisées. Avec au programme : la lutte antiterroriste, mais aussi contre le trafic de stupéfiants, d'êtres humains, d'organes et d'armes (nucléaires, biologiques et chimiques).

Si la collaboration active d'Israël pour enrayer le crime organisé concerne principalement les Etats-Unis et l'Europe de l'Est, l'Extrême-Orient s'est également porté à l'appel. Exemple : les jeux Olympiques de Pékin. Lors de la préparation de la manifestation sportive, la police israélienne a participé à l'organisation des dispositifs d'urgence. "Les Chinois se sont montrés principalement intéressés par les méthodes occidentales, non violentes, de dispersions des émeutes", affirme Chetrit. Dans le cadre de cette politique de coopération sino-israélienne, David Cohen, l'inspecteur général de la police israélienne, a même été invité à séjourner dans la capitale chinoise où une visite guidée lui a été offerte.

Mais la coopération entre les deux forces ne s'arrête pas là. "Des organisations criminelles israéliennes font leur apparition en Chine. Et ce, même la plupart de leurs actions en Extrême-Orient se situent en Thaïlande", précise Eldad-Chetrit. "La Chine est attrayante pour les escroqueries en matière de vol de propriété intellectuelle." La police israélienne a donc été appelée à la rescousse pour empêcher la propagation de ce nouveau réseau mafieux.

Les obstacles à la coopération

 

Eldad-Chetrit se heurte cependant à des difficultés. En de rares occasions, le conflit politique moyen-oriental resurgit dans le cadre de conférences internationales. "Israël est membre de l'association Euro-Med, qui inclut les pays de l'UE, et neuf pays du pourtour méditerranéen", précise Eldad-Chetrit. Dans le cadre de cette initiative, connue sous le nom de CEPOL EUROMED, les forces de police des pays de l'UE, conjointement avec celles d'Israël, d'Algérie, d'Egypte, du Liban, et de l'Autorité palestinienne, se rencontrent périodiquement afin de renforcer leur coopération. Malgré la volonté des délégations israéliennes de ne pas mêler le conflit politique à leurs activités, des tensions sont visibles. Les Syriens boycottent le symposium, et quant au pays du Cèdre, "des représentants libanais ont refusé de nous serrer la main à un congrès", ajoute-t-elle.

Les contraintes politiques ne sont pas les seules difficultés que rencontre la police israélienne. Le budget annuel, en diminution constante, ne permet pas de financer l'ensemble des déplacements des délégations israéliennes. Heureusement, la majorité des pays organisateurs prennent les frais des participants à leur charge, dont les coûts de transport. Un soulagement pour Eldad-Chetrit car, explique-t-elle, le déplacement à l'étranger des délégations israéliennes est précieux : "Les contacts avec nos homologues étrangers sont cruciaux pour Israël. Non seulement pour l'acquisition de nouvelles méthodes policières anticriminelles, mais aussi pour préserver la coopération internationale".

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 17:00




Israël au cœur de la coopération policière internationale

Par YAACOV LAPPIN 
17.01.10
http://fr.jpost.com/

Si le monde est aujourd'hui considéré comme un village global, la collaboration internationale des forces de police est indispensable. Ces dernières années, la lutte contre la criminalité transnationale est devenue une priorité majeure pour les gouvernements mondiaux. L'ouverture des frontières à la suite de l'effondrement de l'URSS a accéléré la propagation des organisations criminelles, qui aujourd'hui représentent une véritable menace pour la démocratie.

Diana Eldad-Chetrit : “La prise de conscience est apparue au lendemain du 11 septembre. Les forces de police ont alors réalisé l’étendue de la menace et l’importance de former leurs forces d’intervention à la meilleure école.” 
PHOTO: ARIEL JEROZOLIMSKI , JPOST

Comme l'explique, le Ltd-Col. Diana Eldad-Chetrit, chargée du service de coopération internationale de la police israélienne, "la prise de conscience est apparue au lendemain du 11 septembre. Les forces de police ont alors réalisé l'étendue de la menace et l'importance de former leurs forces d'intervention à la meilleure école". Le monde, qui s'éveille devant une nouvelle réalité, découvre les compétences de la police israélienne dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. "La police israélienne est considérée comme la meilleure au monde pour neutraliser des charges explosives.

Ses laboratoires médico-légaux mobiles, son avance technologique dans le domaine des explosifs, mais aussi ses dispositifs opérationnels d'urgence uniques, font l'admiration de tous", ajoute Chetrit. C'est à elle, en tant que responsable des relations étrangères au sein de la police, qu'il incombe de coordonner les échanges entre les diverses délégations policières. Son unité est peut-être encore méconnue, mais son rôle est déterminant pour aider les officiers israéliens à exporter leurs connaissances en matière de terrorisme. Et pour promouvoir une coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme. En moyenne, 250 délégations étrangères - commandants de police hauts gradés ou simples inspecteurs - se rendent en Israël chaque année pour rencontrer leurs homologues israéliens. "Le monde est un village global. Chaque visite permet d'établir des liens personnalisés, qui facilitent la réalisation d'opérations policières futures", soutient Diana Eldad-Chetrit. Et d'ajouter : "Les officiers que je rencontre dans les conférences acceptent, plus tard, de coopérer de manière immédiate avec nos forces. Ces contacts sont vitaux. Ils ne cessent d'augmenter chaque année."

Pour preuve : l'an dernier, ce sont
187 délégations israéliennes qui se sont rendues à l'étranger pour partager leurs compétences. "Les conférences de nos officiers sont appréciées. De l'Amérique du Sud au Brésil, de l'Argentine à l'Europe", affirme fièrement Chetrit. Elle continue : "Pour ajouter à leurs propos un pan plus réaliste, trois de nos officiers les plus expérimentés ont simulé devant la police fédérale allemande (Bundespolizei) et les officiers allemands du contre-terrorisme, l'infiltration d'un terroriste suicide dans l'ambassade israélienne de Berlin."

Un travail de longue haleine

Tout au long de l'année, le Ltd-Col. Diana Eldar Chetrit est en contact permanent avec les représentants du FBI, de la NYPD (New York City Police Département) et de la LAPD (Los Angeles Police Department). "Un attaché de la NYPD en Israël se rend sur la scène de chaque attaque terroriste, pour prendre des notes et analyser nos dispositifs opérationnels d'urgence", précise-t-elle. "Dernièrement, une délégation de spécialistes en matière d'explosifs s'est rendue pendant 10 jours à Los Angeles, pour transmettre à ses homologues américains son savoir-faire dans la neutralisation des bombes. Puis les officiers de la LAPD sont à leur tour arrivés en Israël pour visiter l'école de la brigade anti-bombe de Beit Shemesh. Ils ont assisté notamment à un exercice en temps réel, impliquant un attentat à la voiture piégée contre une ambassade", ajoute-t-elle.

L'échange d'informations n'est pas la seule forme de coopération possible entre Israël et les gouvernements étrangers. Des actions policières conjointes sont également organisées. Avec au programme : la lutte antiterroriste, mais aussi contre le trafic de stupéfiants, d'êtres humains, d'organes et d'armes (nucléaires, biologiques et chimiques).

Si la collaboration active d'Israël pour enrayer le crime organisé concerne principalement les Etats-Unis et l'Europe de l'Est, l'Extrême-Orient s'est également porté à l'appel. Exemple : les jeux Olympiques de Pékin. Lors de la préparation de la manifestation sportive, la police israélienne a participé à l'organisation des dispositifs d'urgence. "Les Chinois se sont montrés principalement intéressés par les méthodes occidentales, non violentes, de dispersions des émeutes", affirme Chetrit. Dans le cadre de cette politique de coopération sino-israélienne, David Cohen, l'inspecteur général de la police israélienne, a même été invité à séjourner dans la capitale chinoise où une visite guidée lui a été offerte.

Mais la coopération entre les deux forces ne s'arrête pas là. "Des organisations criminelles israéliennes font leur apparition en Chine. Et ce, même la plupart de leurs actions en Extrême-Orient se situent en Thaïlande", précise Eldad-Chetrit. "La Chine est attrayante pour les escroqueries en matière de vol de propriété intellectuelle." La police israélienne a donc été appelée à la rescousse pour empêcher la propagation de ce nouveau réseau mafieux.

Les obstacles à la coopération

Eldad-Chetrit se heurte cependant à des difficultés. En de rares occasions, le conflit politique moyen-oriental resurgit dans le cadre de conférences internationales. "Israël est membre de l'association Euro-Med, qui inclut les pays de l'UE, et neuf pays du pourtour méditerranéen", précise Eldad-Chetrit. Dans le cadre de cette initiative, connue sous le nom de CEPOL EUROMED, les forces de police des pays de l'UE, conjointement avec celles d'Israël, d'Algérie, d'Egypte, du Liban, et de l'Autorité palestinienne, se rencontrent périodiquement afin de renforcer leur coopération. Malgré la volonté des délégations israéliennes de ne pas mêler le conflit politique à leurs activités, des tensions sont visibles. Les Syriens boycottent le symposium, et quant au pays du Cèdre, "des représentants libanais ont refusé de nous serrer la main à un congrès", ajoute-t-elle.
Les contraintes politiques ne sont pas les seules difficultés que rencontre la police israélienne. Le budget annuel, en diminution constante, ne permet pas de financer l'ensemble des déplacements des délégations israéliennes. Heureusement, la majorité des pays organisateurs prennent les frais des participants à leur charge, dont les coûts de transport. Un soulagement pour Eldad-Chetrit car, explique-t-elle, le déplacement à l'étranger des délégations israéliennes est précieux : "Les contacts avec nos homologues étrangers sont cruciaux pour Israël. Non seulement pour l'acquisition de nouvelles méthodes policières anticriminelles, mais aussi pour préserver la coopération internationale". 

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 20:58

Tolérance zéro à la frontière Sud
Par AP 
12.01.10

Jérusalem Post 

Le gouvernement a approuvé, dimanche, la construction d'une barrière de sécurité le long de sa frontière avec l'Egypte afin de combattre l'immigration clandestine.

Un tunnel de contrebande creusé sous la bande de Gaza. 
PHOTO: AP , JPOST

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a approuvé la construction de deux sections de la barrière, l'une non loin de Rafiah, dans la bande de Gaza, et l'autre près de la mer Rouge. Les deux sections vont couvrir 120 km, sur les 250 de la frontière. "C'est une décision stratégique pour assurer le caractère juif et démocratique de l'Etat d'Israël", souligne le chef du gouvernement dans un communiqué. "Israël restera ouvert aux réfugiés de guerre, mais nous ne pouvons pas permettre que des milliers de travailleurs clandestins inondent Israël par la frontière Sud."

Le porte-parole du gouvernement, Mark Réguev, a précisé que le conseil des ministres avait approuvé le plan dimanche soir. La date de construction n'a pas encore été fixée. Le projet devrait coûter un milliard de shekels à l'Etat.


Une barrière nécessaire
Par YAACOV LAPPIN 
12.01.10
Jérusalem post 

Après l'annonce du Premier ministre Binyamin Netanyahou de la construction d'une barrière de sécurité le long de la frontière égyptienne, les réactions ne se font pas attendre. Le projet a immédiatement séduit la police. Et pour cause : Yohanan Danino, commandant en chef de la police de la région Sud connaît le danger que représente la frontière ouverte sur le Sinaï.

Commandant Yohanan Danino. 
PHOTO: ARIEL JEROZOLIMSKI , JPOST

Les autorités doivent veiller, en plus des 85 km côté jordanien, sur 255 km de frontière avec l'Egypte. Un travail indispensable pour réguler les réseaux de contrebande, empêcher le passage de terroristes, travailleurs clandestins et drogues. "Cette barrière est vitale", a affirmé Danino auJerusalem Post . "Plus elle sera sophistiquée, mieux ce sera."

Netanyahou a prévu un budget de 1,5 milliards de shekels pour la construction. Les premières sections seront construites au sud Gaza et au nord d'Eilat. La barrière sera équipée de capteurs électroniques capables de détecter l'approche d'individus et autres tentatives de violer la frontière.

Pourtant, aussi "sophistiquée" soit-elle, la barrière ne résoudra pas tout. Selon la police, entre 100 et 200 ressortissants africains pénètrent chaque semaine en Israël depuis l'Egypte. Environ 19 000 demandeurs d'asile sont arrivés depuis 2005. Des milliers de travailleurs étrangers seraient restés malgré l'expiration de leur titre de séjour. 
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 13:47
Désarmer le couloir de Philadelphie

L'armée israélienne se prépare. Dans un éventuel conflit avec le Hamas, Tsahal devra rétablir l'ordre le long du couloir de Philadelphie, dans le sud de la bande de Gaza. Et pour cause : l'étroite bande de terre qui sépare le territoire palestinien de l'Egypte est bordée de centaines de tunnels de contrebande d'armes.

Des soldats israéliens installent du fil barbelé sur une section du mur de frontière entre l'Egypte et Rafah, dans la bande de Gaza. 
PHOTO: AP , JPOST

Le plan d'une telle opération a été annoncé dimanche par le ministère de la Défense. Il prévoit l'envoi de nombreuses unités dans la ville méridionale de Rafiah, à Gaza, et le long des 14 km qui constituent le couloir de Philadelphie. Le gouvernement d'Ehoud Olmert, responsable de l'opération Plomb durci, avait jugé l'hiver dernier l'entreprise trop coûteuse. D'autant plus qu'elle nécessite une présence israélienne prolongée dans la bande de Gaza, ce que le gouvernement voulait éviter.

L'objectif de la stratégie est simple : empêcher le Hamas de se réarmer. Le danger est réel cependant. Dans les faits, les soldats israéliens devront fouiller, une à une, les maisons de Rafiah à la recherche de tunnels, puis les détruire.

Depuis la fin du conflit à Gaza, en janvier 2009, le Hamas a considérablement renforcé ses capacités militaires. Le groupe terroriste s'est clandestinement doté de dizaines de roquettes longue portée qui peuvent atteindre Tel-Aviv et de missiles antiaériens. Le Hamas aurait également accumulé un nombre important de missiles antichar et "Konkurs 9M113", d'une portée de quatre kilomètres et capables de percer les armures lourdes.

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 14:12
Date: dimanche 10 janvier 2010
Interrogatoires du Shabak, notes des services secrets allemands, rapports de commissions d’enquête de Tsahal, « l’Etat d’Israël fera tout son possible » est un ouvrage qui regorge d’informations inédites sur le sort de Ron Arad et de Guilad Shalit. Journaliste d’investigation, parfois polémique, Ronen Bergman y aborde plus largement et sans tabou l’une des questions les plus sensibles de la société israélienne : celle de ses soldats en captivité ou portés disparus. Longtemps interdit à la publication par la censure militaire, le livre de Bergman a provoqué une onde de choc en Israël. L’interview qui suit apporte des révélations exclusives…
LE LIVRE QUI SECOUE ISRAËL

La problématique des soldats israéliens retenus en captivité est un sujet particulièrement douloureux en Israël. Pourquoi avez-vous choisi d’y consacrer un ouvrage ?

Il n’existe pas de sujet plus sensible et singulier dans notre histoire. Seul un Israélien peut le comprendre. Les Américains ont eu 8000 soldats prisonniers ou portés disparus pendant la guerre de Corée et 2500 au Viêt-Nam. Nous, nous battons pour chacun de nos hommes. Gilad Shalit en est l’ultime illustration. Depuis trois ans, son sort suscite régulièrement un emballement médiatique, son nom est évoqué partout et son visage apparaît sur des affiches aux quatre coins d’Israël. D’autre part, les services de renseignements israéliens n’ont jamais investi autant de temps et d’efforts que pour retrouver des soldats en captivité. C’est notamment le cas avec Ron Arad.

Comment expliquer justement que le thème des soldats en captivité mobilise non seulement la société israélienne mais également toutes les communautés juives en diaspora ?

Je débute mon ouvrage en citant le Rambam : « Il n’est pas de plus grande action que la rédemption des prisonniers » (en hébreu Pidyon Shvouyim). Dans la tradition juive, l’assistance aux fils d’Israël détenus par l’ennemi est un devoir. Il est même écrit dans le Mishna que cela contribue à la réparation du monde (Tikoun olam). Ce concept de justice traduit les fondements de la solidarité juive et c’est sur ce point que s’appuie mon livre : l’Etat d’Israël fera tout son possible. J’essaie en réalité de répondre à deux questions essentielles : l’Etat d’Israël fait-il réellement tout son possible pour ses soldats et doit-il tout faire ? Aujourd’hui, le sort de nos militaires en captivité n’est pas seulement révélateur du niveau de la conscience collective israélienne ou juive, il détermine aussi la politique de notre pays. L’enjeu de la libération de Gilad Shalit, c’est un accord entre Israël et le Hamas.

Dans votre livre, documents secrets à l’appui, vous revenez sur les travaux de la commission Farkash, établie en 2005 afin de lever le voile sur le sort de Ron Arad. A quel moment précis est-il passé entre les mains des Iraniens ?
Initialement, Ron Arad est détenu par Moustafa Dirani, un membre du groupe Amal. En 1988, cet homme décide de passer dans les rangs du Hezbollah et emporte avec lui son prisonnier. Ron Arad est alors caché à Nabi Shith, un village libanais situé dans la vallée de la Bekaa. Il est gardé par le clan Shukur. Dans la nuit du 4 au 5 mai 1988, un raid de l’aviation israélienne dans le secteur entraîne la fuite des ravisseurs de Ron Arad. Au petit matin, lorsque les Shukur reviennent sur les lieux, leur prisonnier n’est plus là. Pendant six ans, on ignore ce qu’il est advenu de Ron Arad. En 1994, la capture de Moustafa Dirani par des commandos israéliens offre de nouvelles indications et relance l’affaire. Au cours de son interrogatoire, Dirani admet avoir été en contact avec des gardiens de la révolution iraniens et affirme même que Ron Arad a été transféré à Téhéran. Mais lorsque les Iraniens apprennent que Moustafa Dirani a été pris par les Israéliens, ils décident de ramener Ron Arad au Liban.

Retrouvez la suite de l'article dans Israel Magazine 105. A commander au 00-972-8-8671600 ou à murielg68@gmail.com 

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