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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 17:01

 

 

 

 

Scandale -Une affaire Iranienne qui embarrasse l’Université d'Oxford

Par Faramarz DADRAS

Intervenant pour le site  © 2011 aschkel.info

Revu et corrigé par Marc Brzustowski 

 Sur le site du Ministère israélien des affaires étrangères en langue persane

http://www.hamdami.com/MFAFA

F.DADRAS

 

Chercheur et expert du renseignement

 

Ancien officier du service renseignement de la garde impériale de l’armée d’Iran, chercheur et expert du renseignement, fondateur et le directeur du site Internet de www.farhangiran.com en langue persane, auteur et traducteur des nombreux articles et études sur la question Iranienne et consultant auprès des medias.


 



 Mehdi-Hashemi.jpg

Mehdi Hachémi

L'Université d'Oxford a été accusé "d’assouplir" ses examens d’entrée pour permettre au fils d’Ali Akbar Hachémi Rafsanjani, l'ancien président Iranien, de s’inscrire en doctorat dans la prestigieuse université d'Oxford.

 

L’affaire a été révélée récemment par l’Iranien Kaveh Moussavi, chercheur associé au centre d'études socio-juridiques d'Oxford et directeur de droit public de l’Université, à la suite de  la plainte de Kaveh Moussavi. L'enquête interne a été menée sous la houlette de l’ancien vice-chancelier d ’Oxford, Sir  Peter North. Voir l’article du Guardian.

 Mehdi-Hashemi-London.jpg

Oxford a brièvement déclaré : "Sir Peter North a enquêté sur des allégations faites sur l'admission d'un étudiant de troisième cycle et n'a rien trouvé pour que l'Université engage une procédure formelle à l'encontre de l'élève." Selon Oxford le résultat de l’enquête reste confidentiel.

 

Le week-end dernier deux journaux Anglais, Cherwell, le journal des étudiants d’Oxford et le Sunday Times révèlent que, suite à l’admission de Mehdi Hachémi à Oxford, l’Université a entamé un enquête urgente sur ses procédures d'admission des étudiants en troisième cycle.   

 

Selon une information révélée par le site de Farhangiran, Mehdi Hachémi, a été accusé d’avoir soudoyé un autre étudiant Iranien d’Oxford pour préparer son dossier d’admission, car il ne maitrise pas  la langue anglaise. D’autre part, Hachémi, n’a pas respecté l’essentiel des règles  d'Oxford pour les étudiants de troisième cycle, dont celle d'habiter dans un rayon de moins de 40 Km de l’université. Il vit avec son épouse, qui est également sa cousine, accompagnés de leurs deux enfants à Doubaï, la capitale des Emirats arabes unis, là ou il dirige l’empire financier de la famille d’Hachémi Rafsanjani, à travers le monde entier.

 

Mehdi 41 ans, le fils à papa ! Malgré toutes ses charges politico-économiques, il a réussi à obtenir trois diplômes universitaires en Iran, dont une licence en télécommunication, une maitrise de sciences et technologies de l’énergie et, dernièrement, un doctorat dans ce domaine à l’université de " AZAD " signifiant (Libre en Français), de Téhéran, dont son père se trouve être fondateur et un des membres permanents du haut conseil d'administration. Quant à Mehdi, lui est le chef du bureau de haut conseild'administration.

 

Grâce aux nombreuses fonctions de son père, l’ancien président de la république Islamique, et actuel président du conseil du discernement, Mehdi a eu l’occasion d'en profiter pour se lancer dans les affaires, notamment vendre du pétrole sur le marché parallèle. Pendant quelques années, Mehdi a été à la tête d’une grande entreprise d’état en  charge de la politique du marché du gaz Iranien.

 

Kaveh Moussavi, qui a quitté l'Iran après la révolution de 1979, a déclaré : « Hachemi voulait étudier à Oxford " pour que son nom soit blanchi  grâce au prestige de cette institution, ceci afin de  lui apporterune crédibilité incontestable en Iran" ».

 

Selon Kaveh Moussavi, Mehdi voulait au départ, s’inscrire  pour un doctorat dans le domaine de l’énergie et  une thèse sur «quelque chose ayant à voir avec le pétrole". Mais face aux questions approfondies sur le sujet , ses réponses restaient vagues. Alors, il a changé d’avis et entrepris un doctorat  d’études orientales en philosophie. Il a demandé son admission au troisième cycle d’étude orientale d’Oxford, et a choisi, pour sujet de sa thèse de doctorat, d’étudier les lois de la constitution de la république Islamique.

 

Au vu des antécédents de son parcours universitaire et professionnel, Mehdi n’avait aucune qualification pour entrer en troisième cycle d’étude orientale d’Oxford Ce qui nous rappelle le fameux scandale de l'affaire de l’école d’économie de Londres (The  London School of Economics), où Seif-Al-Islam Kadhafi, le fils du colonel Kadhafi, a plagié sa thèse de doctorat. Le scandale a été révélé en mars dernier, du cadeau d’un  million cinq cent mille livre sterling, équivalant à un million huit cent mille euros, à l’école Londonienne, de la part de la fondation du colonel Kadhafi, dirigée par son fils, Seif-Al-Islam.

 

Ironie du sort, Seif-Al-Islam Kadhafi, fils du dictateur Libyen, a invité Mehdi Hachémi, qui lui a rendu visite à Tripoli en septembre 2007, une semaine après la remise de sa thèse de doctorat à l’école Londonienne. Le 27 septembre 2007, Mehdi arrive à Tripoli par le vol (EK 747). Selon certaines  sources les deux fils de Kadhafi et Rafsanjani sont associés dans différentes affaires financières, notamment, des affaires pétrolières.

Voyage-Mehdi-to-Libye_1_2007.jpg Voyage-Mehdi-to-Libye_2_2007.jpg


Il y a quelques mois, Seif-Al-Islam Kadhafi voulait vendre sa villa luxueuse dans le quartier  d’Hamstead Garden à Londres, pour une valeur de 18 millions de dollars. Après les événements de Libye, la villa a été occupée, pendant quelques temps, par les opposants du régime libyen. Alors Seif-Al-Islam a changé d’avis et décidé de la garder. Il a pensé posséder une demeure londonienne là où il bénéficie de relations amicales avec des gens bien placés.

 

La semaine dernière, les pays engagés dans les opérations militaires contre le dictateur libyen, ont proposé un plan visant à confisquer des avoirs de la famille de Kadhafi, au profit des groupes d’opposants Libyens. Une source révèle que, Mehdi Hachémi est en passe de conclure un contrat d'achat de la luxueuse villa londonienne de son ami, Seif-Al-Islam Kadhafi.

 

Mehdi Hachémi, est déjà impliqué dans quelques précédentes affaires scandaleuses : en 2003, selon le quotidien national norvégien Aftenposten, Statoil, la société pétrolière norvégienne est soupçonnée de corruption lors d’un contrat de gaz remporté en Iran, où elle a bénéficié des appuis de Mehdi Hachémi.Voir l’article des arenes.

 

L’affaire Total est une autre affaire fracassante pour Mehdi Hachémi : en mars 2007,  Christophe de Margerie, le patron du groupe pétrolier français Total, a été mis en examen pour ''corruption d'agents publics étrangers et abus de biens sociaux'' dans une affaire concernant un marché gazier en Iran signé en 1997. Une information confirmée par le groupe Total. Voir l’article du Figaro

 

Selon le figaro, Christophe de Margerie est placé sous contrôle judiciaire, mais laissé en liberté. Il a, néanmoins, l'interdiction de rencontrer l'ex-président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani (1989-1997), et son fils Mehdi Hachémi Rafsandjani.

 

Mise à part  ces affaires, Mehdi a été au centre d’une affaire entendue par la Cour suprême du Canada en février 2001, pour torture, enlèvement et corruption.


Un document  publié sur le site du Centre canadien pour la justice internationale (CCJI)

en 2008, intitulé « la torture en toute immunité : les leçons de Bouzari en Iran ». Le journal 
décrit comment Rafsandjani a été gravement mis en cause dans le cas de torture de


Houshang Bouzari, un homme d'affaires iranien.


Le document révèle qu’en 1992, Bouzari a été approché par Mehdi Hachémi Rafsanjani, qui a exigé de lui un pot-de-vin de 50 millions de dollars, pour qu'en échange, lui soit  facilité d’un contrat lucratif avec la « National Iranian Oil Company ».

 

Bouzarri a refusé de payer le pot-de-vin et le document décrit comment, "le 1er Juin
1993, trois policiers en civil ont arrêté Bouzari à Téhéran et l'ont emmené à la fameuse section 209 de la prison d’Evin.”

 

Les huit mois qui ont suivi, Bouzari a été sauvagement torturé et à fini par payer plus de cinq millions de dollars pour sa liberté, il vit actuellement au Canada et par peur,  ne veut pas de répondre aux journalistes. 


La Cour d'appel a statué en décembre 2003 : l'action semblait interdite par la loi sur l'immunité des États. Telle était alors la préoccupation causée par Rafsanjani.

 

En mai 2005, le comité des Nations Unies contre la torture a recommandé au Canada de revoir sa position pour assurer l'octroi d'une indemnisation par la juridiction civile à toutes les victimes de la torture.


Pascal Jérôme, président sortant d’Amnesty International de l'Université d'Oxford, a déclaré: «Bien que nul ne doive être condamné sans procès, le poids de la preuve contre cet homme (Mehdi Hachémi) réclame plus de transparence de la part de Oxford”.

 

Quant à Kaveh Moussavi qui est l’origine de ces révélations, il a menacé d’une action en justice qui aurait pour but de forcer Oxford à divulguer le résultat de l’enquête de Sir Peter North.

 

Kaveh Moussavi a reçu, tour à tour, des coups de fil de menace et de propositions juteuses, de l’argent contre son silence

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 06:22

 

Obama et le renseignement américain contre Ben LADEN par Gal M.Masson

 

 

Général de Corps Aérien (en congés du personnel navigant)
Michel Masson
Ancien directeur du renseignement militaire (2005-2008)

 

L'opération de liquidation - à défaut d'arrestation[1] - d'Oussama Ben Laden au Pakistan, le dimanche 1er mai, est avant tout incontestablement une réussite du renseignement. On ne parlera pas ici de victoire : laissons ce symbole à la lutte contre la haine et l'obscurantisme. L'élaboration du renseignement s'inscrit dans le long terme. C'est une grande leçon pour tous ses contempteurs, ou plus simplement contre ceux qui causent et ne savent pas. Et pour les impatients : le renseignement s'élabore dans le temps, la sérénité et le professionnalisme. Malgré toutes les pressions dont il est l'objet en permanence. Il peut y avoir des « boucles courtes » dans le fameux cycle du renseignement, en particulier lorsque celui-ci s'applique aux actions militaires. Mais dans le cas de la traque de terroristes d'envergure, plus généralement de « nuisibles » internationaux, ou plus spécifiquement ici d'Oussama Ben Laden (OBL), la recherche d'informations est beaucoup plus longue, difficile, sans compter qu'il faut être prudent car tous ces efforts peuvent être rapidement ruinés si la cible et son entourage deviennent par trop méfiants. Ben Laden et ses affidés ont largement démontré par le passé qu'ils l'étaient naturellement[2].

Le renseignement

Il est vraisemblable, à la lumière des informations très sporadiques dont on dispose à ce stade, que les services américains s'intéressaient à la cache d'OBL depuis un certain temps. C'est d'ailleurs ce qu'a déclaré le Président Obama dans son intervention du 1er mai. Il avait fait de la neutralisation du leader spirituel d'Al-Qaïda un objectif prioritaire : voilà pour l'orientation des services. Le refuge d'OBL était observé, analysé depuis des mois sans doute, sans savoir vraisemblablement qu'il s'agissait bien de lui. Les premières informations ouvertes évoquent l'étrangeté de cet important complexe de bâtiments (compound), construit récemment (depuis cinq années peut-être) dans une zone très résidentielle de la ville d'Abbottabad (grande ville pakistanaise de garnison et de tourisme, créée par les Britanniques au temps de l'empire dans une région touristique dotée d'un climat agréable en altitude, et riche d'environ 150 000 habitants aujourd'hui) ; cet ensemble de qualité n'était semble-t-il, connecté ni au téléphone ni à Internet. Un messager-courrier d'OBL, identifié par les services, y aurait été « logé » après utilisation du fruit des interrogatoires de prisonniers de Guantanamo. On a dit aussi que les poubelles de cette habitation n'étaient pas relevées comme les autres. Autant d'indices qui ont attiré l'attention des analystes. C'est un travail de « bureaucrates» (pour reprendre la qualification, dans sa bouche péjorative, d'un officier de ma connaissance) de ce type, accumulant indices après indices, souvent ténus et parfois insignifiants, qui a pu conduire (ce patient travail de collationnement, d'analyse et d'interprétation) les services à s'intéresser de très près à cette étrange infrastructure fortifiée et sévèrement filtrée dans cette grande ville plutôt tranquille, pas très éloignée (un peu moins de 100 km) de la capitale du Pakistan. Au-delà, l'accumulation d'images satellitaires, sans doute aussi celles de drones stratégiques, plus sûrement d'analyses plus affinées des écoutes dans cette région (les responsables d'Al Qaïda et les leaders Taliban au Pakistan continuent à échanger entre eux autrement que par le téléphone arabe), ont attisé l'intérêt des spécialistes. Sans compter vraisemblablement la mise en œuvre des mesures de MASINT[3], pour surveiller l'activité à l'intérieur. Voilà pour les phases de recherche et d'exploitation du cycle.

Sans oublier bien sûr la recherche opérationnelle. Car ce n'est qu'alors que le renseignement humain a vraisemblablement été déclenché. Directement ou indirectement.

Directement, c'est-à-dire par les permanents de la C.I.A. au Pakistan qui ont actionné leurs sources. Difficile. Abbottabad n'était pas la cité qui monopolisait jusque là l'attention des services. Loin de là. Et en tous cas beaucoup moins que des villes comme Peshawar, Lahore, Karachi ou Quetta par exemple. Peut-être ont-ils bénéficié également d'un informateur privilégié ? L'avenir le dira peut-être. Pas sûr.

Ou indirectement, c'est-à-dire en utilisant les services des nombreux contractuels dont dispose le renseignement américain au Pakistan. L'affaire Davis, du nom de cet « agent consulaire » américain, arrêté à Lahore (150 km au sud-sud-est d'Abbottabad), le 27 janvier dernier, après avoir tué deux jeunes pakistanais dans un quartier pauvre est révélatrice en ce sens. On observera que ce citoyen américain, qui séjournait dans ce pays sous une couverture consulaire, travaillait vraisemblablement en sous-traitance pour la C.I.A. Il fut acquitté de ce double meurtre le 16 mars par la Haute Cour de Lahore.

Mais auparavant, le 23 février, dans une station balnéaire pakistanaise, le général Ashfaq Kiyani, le chef d'état-major pakistanais assisté d'un général deux étoiles (en France, un général de division : avec ce rang, peut-être un officier des services de renseignement militaires?) rencontra l'amiral Mike Mullen, chef d'état-major interarmées américain, assisté de son côté par le général David Petraeus, commandant en chef en Afghanistan (mais aussi le futur directeur de la C.I.A. désigné par le Président Obama le 28 avril dernier), ainsi que de trois autres hauts responsables. Officiellement pour trouver une solution au « cas Davis » : il est certain que cette affaire à elle seule empoisonnait un peu plus la difficile relation entre les Etats-Unis et le Pakistan, alors que les frappes de drones armés se multipliaient sans l'assentiment des responsables dans ce pays contre des leaders présumés Taliban et/ou d'Al-Qaïda, et que les Américains pour leur part reprochaient à leurs partenaires d'Islamabad de jouer un jeu pas franchement clair dans la lutte contre le terrorisme. On peut toutefois s'interroger sur une rencontre à un tel niveau pour cette affaire, et entre militaires, alors qu'elle aurait dû logiquement être traitée entre diplomates. Rien n'a filtré de cette réunion, mais il est probable aujourd'hui que Ben Laden fut au centre des discussions entre les militaires, et le cas Davis en marge. Ce dernier fut d'ailleurs ensuite libéré contre le « prix du sang » : une compensation financière de 2,4 millions de dollars (1,7 millions d'euros) versée aux familles en vertu de la loi islamique, la Diyat (principe de compensation), alors que pour le tribunal son sort relevait de la Fazad-fil-Arz(principe de tort irréparable), en statuant que le crime de Davis était digne de la peine de mort. Il a aussitôt quitté le pays et s'est envolé pour Londres, avant même que les médias soient mis au courant.

Il semblerait que les dates-clefs de cette étrange affaire coïncident avec le diagnostic des services américains selon lequel OBL était bien localisé à Abbottabad. Alors, y aurait-il eu marchandage entre les militaires ce jour-là ? Lequel ? Une attitude plus coopérative de la part du Pakistan et en particulier s'agissant d'une opération contre OBL d'une part, et l'effacement, contre espèces sonnantes et trébuchantes, de l'affaire Davis, conjointement avec le départ du Pakistan d'une cinquantaine « d'autres Davis » d'autre part ? Le genéral Ashfaq Kiyani, qui a la confiance des Américains, et à qui l'on prête une ambition présidentielle, a-t-il décidé de jouer son propre jeu en collaborant avec ces derniers et en s'affranchissant de l'ISI[4] ?

Au plan du renseignement, les services pakistanais ont-ils participé ? On a de la peine à croire que dans un pays aussi policé et quadrillé par les services de sécurité qu'est le Pakistan, la cache d'OBL n'était pas connue des services pakistanais. Plus encore dans une grande ville - laquelle est le siège en outre d'une présence militaire significative et permanente - plutôt que dans une grotte, une grange, une bergerie ou un quelconque campement incertain dans ces zones tribales incontrôlées et incontrôlables par les militaires à la frontière de l'Afghanistan. Les Américains ont-ils bénéficié de l'aide directe ou tout au moins d'une complicité tacite de la part des services pakistanais ? Peut-être pas de la part de ces derniers dont la partition, au moins de la part de certaines de leurs composantes (certaines branches de l'ISI), reste et demeurera dissonante, eu égard aux intérêts stratégiques du Pakistan et au jeu des pouvoirs internes à ce pays. Mais de la part des militaires, qui sait ? Ne serait-ce qu'après l'affaire Davis. Et le dialogue entre militaires des deux pays n'a jamais été coupé, même au plus bas des relations diplomatiques bilatérales.

Pour le renseignement, le cycle est bouclé avec la diffusion aux politiques et aux militaires du dossier Geronimo[5]. Comme chacun sait, le cycle ne s'arrête pas pour autant. Il continuera à fonctionner au profit des clients jusqu'à la fin de l'opération.


 

Au plan politique, il n'est pas interdit de penser que le Président Obama n'a prévenu son homologue pakistanais de la réalité de l'opération qu'au dernier moment, ne serait-ce que pour garantir sa confidentialité.

L'opération militaire

Au plan militaire, les Américains n'ont pas réédité une opération coup de poing interarmées du type de celle, désastreuse, d'Eagle Claw (serre d'aigle) - plus connue en France sous l'appellation Desert One - menée en Iran les 24 et 25 avril 1980, destinée à secourir les 53 otages retenus prisonniers dans l'ambassade américaine à Téhéran, même si un hélicoptère américain aurait quand même été abattu à Abbottabad (conditions à confirmer). De nombreux problèmes interarmées de planification et d'exécution, sans compter des conditions météorologiques défavorables non prévues firent de l'opération dans le désert iranien une déroute peu glorieuse pour les forces américaines.

Cette fois-ci, les forces choisies appartenaient à une seule armée[6] : cohérence de culture opérationnelle et de procédures oblige. Elles ont sans doute minutieusement répété leur action. Plusieurs fois. Auparavant, les services de renseignement militaire leur ont fourni une modélisation informatique « 3 D » du bâtiment et de son environnement. Une telle modélisation est possible grâce aux prises de vues stéréoscopiques que permettent les satellites d'observation modernes (pour la France, HELIOS 2 en est capable), complétées par des prises de vues faites parallèlement par des agents  au sol, tels Davis.

Les membres du commando désigné pour l'action apprennent par cœur le site et se répartissent par équipes les actions élémentaires. Puis l'action est répétée méthodiquement dans un centre d'entraînement au combat urbain, quelque part dans un désert américain, sans et avec plastron : c'est ce qu'on appelle la « mécanisation ». Les équipages des aéronefs sont ceux qui opèreront sur le terrain et eux aussi se « mécanisent » en symbiose avec les commandos. La manœuvre va si possible être à nouveau répétée en Afghanistan, dans des conditions environnementales similaires, pour « s'acclimater ». Abbottabad est à 200 km à l'est de la frontière afghane : une distance aisément franchissable par les hélicoptères lourds de transport de troupes américains. Et alors, intervient la longue attente pour les protagonistes : celle des feux verts.

Feu vert du renseignement : oui, la « cible » a été clairement identifiée, et elle est bien présente sur l'objectif.

Feu vert des politiques : oui, le moment est opportun.

Il faut avoir les nerfs solides : l'attente peut durer plusieurs jours ; l'opération peut-être reportée au tout dernier moment (ne serait-ce que pour des raisons météorologiques défavorables par exemple), même lorsque les commandos sont déjà à bord.

D'autres forces sont en alerte, en cas de problème majeur, prêtes à leur tour à intervenir. Des aéronefs de surveillance et d'attaque survolent la zone à haute altitude. Rappelons que 100 000 militaires américains sont présents de l'autre côté de la frontière. Bien entendu, tous ceux-là ne sont pas en alerte. Ceux qui le sont ne savent pas quelle est la cible. Il y a vraisemblablement par ailleurs des agents clandestins aux abords de l'objectif à Abbottabad. Sont-ils en contact avec le commando d'assaut ? Vraisemblable.

Les autorités politiques sont en contact permanent avec le commandement militaire sur le théâtre grâce au vaste réseau de transmissions satellitaires cryptées. L'opération aurait même été commandée directement depuis la Maison Blanche, eu égard à sa sensibilité. Ce ne serait pas une première.

Le Président Obama était en tout état de cause personnellement aux commandes depuis Washington (à part se faire trouer la peau, il est bien connu que « la guerre [comprendre son commandement] est trop sérieuse pour... »). Il a remercié les acteurs de l'opération, mais aussi et surtout les hommes du renseignement. Il sait le long travail de préparation anonyme qu'une action aussi sensible a nécessité de leur part. Il a de ce fait sans doute réussi là où les autorités américaines avaient failli avant le 11 septembre 2001 : faire travailler ensemble les agences. La C.I.A. pour l'aspect clandestin, long, patient mais ingrat de la chasse  aux terroristes ; la N.S.A.[7], ce Big Brother capable de toute entendre et tout lire dans ce qui s'échange sur tous les réseaux de par le monde ; la N.G.A.[8] qui photographie à très haute résolution la moindre parcelle de terrain de la planète ; la D.I.A.[9] qui alimente les militaires en renseignements indispensables à toutes leurs opérations ; ... sans compter d'autres agences, peut-être.

Cette action en rappelle une autre, particulièrement réussie, coordonnée et parfaitement commandée: l'assassinat le 15 avril 1988 à Tunis d'Abou Jihad[10], le leader palestinien, par un commando combiné israélien, spécialement dépêché pour cette mission. Le Mossad[11] et le Shin Bet[12], tout comme Aman[13], le service militaire, le recherchaient depuis des années. Une fois le dossier renseignement ficelé, le feu vert politique obtenu du conseil de sécurité à Tel Aviv, un commando marine (de l'unité de recherche dans la profondeur Sayeret Matkal) de 30 hommes, mis à l'eau au large de la côte tunisienne, fit jonction avec des agents du Mossad déjà présents sous couverture clandestine à proximité de l'objectif. Abou Jihad, bien que prévenu de l'imminence d'une telle action, ainsi que deux de ses gardes du corps, furent abattus sous un déluge de projectiles.

 

 

*

 

 

La coordination du renseignement est donc possible aux Etats-Unis aussi... avec ou sans coordinateur (le Director of National Intelligence, le poste et la nouvelle administration associée créés sur les enseignements du 11 septembre en application de l' « Intelligence Reform and Terrorism Prevention Act » de 2004pour une meilleure coordination des services). Mais ceci est un autre débat.

Le Prix Nobel de la Paix a indéniablement marqué des points. Vis-à-vis du peuple américain, qui gardait en mémoire l'humiliant souvenir de Desert One mais surtout vit encore les affres de 9/11; vis-à-vis de la crédibilité des forces américaines dont on dit qu'elles s'enlisent en Afghanistan après un rétablissement long et sanglant en Iraq ; vis-à-vis de l'opinion publique mondiale pour laquelle la suprématie américaine doit être confirmée. Le Président américain a pris des risques ... mesurés. Grâce à son outil de renseignement. C'est un sage.



  • cf2r
  • [1] Lire à ce sujet Dans l'ombre de Ben Laden : Nasser al-Bahri (avec la collaboration de Georges Malbrunot); Editions Michel Lafon, 2010. OBL avait prévu de longue date cette hypothèse. Il avait chargé un de ses gardes du corps de le tuer avant sa capture par des assaillants : « Je ne dois absolument pas être capturé vivant par les Américains »
  • [2] Ibid.
  • [3] Measures and Signal Intelligence : s'intéresse à toutes les manifestations peu perceptibles (bruits, signatures électromagnétiques et infrarouges, formes, etc.). La Defense Intelligence Agency (DIA) en a fait une expertise
  • [4] Le Pakistan dispose de plusieurs services de renseignement. Le plus puissant, l'Inter Service Intelligence (ISI ; littéralement Renseignement interarmées), est créé par les militaires en 1971. L'ISI est responsable du renseignement et des opérations secrètes à l'intérieur comme à l'extérieur du territoire national pakistanais. Ce service est puissant : il est à l'origine de nombreux événements internationaux dans la région. Certains de ses bureaux opérationnels agissent dans les faits de façon quasi-indépendante.
  • [5] Ce serait le nom de code qui aurait été donné par les forces spéciales américaines à leur cible
  • [6] Il semble que cette opération ait été menée par les Navy Seals, les forces spéciales de la Marine américaine, l'US Navy, déjà engagées dans de nombreuses opérations en Afghanistan.
  • [7] National Security Agency : l'agence nationale chargée des écoutes, le Renseignement d'Origine Electromagnétique = le ROEM (SIGnal INTelligence, ou SIGINT en anglais)
  • [8] National Geographic-Intelligence Agency : l'agence chargée de la collecte, de l'analyse et l'exploitation de toute l'imagerie d'origine spatiale au profit du renseignement ; c'est le GEOINT = le renseignement géospatial
  • [9] Defense Intelligence Agency : l'agence chargée du renseignement militaire, pour le soutien des opérations militaires ; en France, le Renseignement d'Intérêt Militaire (R.I.M.)
  • [10] Né en 1936 à Ramallah en Palestine britannique et assassiné le 15 avril 1988à Tunis par un commando militaire israélien, il fut l'un des fondateurs du Fatah, membre de son comité central, numéro deux de l'Organisation de Libération de la Palestine et chef de son aile militaire.
  • [11] Le service de renseignement et d'action extérieurs israélien.
  • [12] Le service de renseignement et de sécurité intérieure israélien.
  • [13] Le service interarmées de renseignement militaire israélien.
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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 21:47

 


DEBKAfile Reportage exclusif May 3 mai2011, 5:37 PM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

http://www.debka.com/article/20900/

 

Tags:  Al Qaeda      Hamas    Gaza    Palestinians    US    Israel 

 

Une résidence d’Al Qaeda - à Gaza

 

Israël a une histoire commune avec Al Qaeda, bien que ce fait soit généralement occulté par ses dirigeants ou les medias (qui préfèrent le terme de “Jihad Global”). Comme l’Iran et ses supplétifs, l’organisation de feu Osama Ben Laden a déclaré la guerre aux Juifs et a établi ses réseaux autour des frontières d’Israël : au Liban, en Syrie, en Jordanie, dans la Bande de Gaza et le Sinaï égyptien.

 

En diffusant leurs reportages sur sa mort, lundi 2 mai, les chaînes de télévision israéliennes ont prétendu, de façon inexacte, qu’Al Qaeda n’avait jamais attaqué Israël, alors que, dans le courant de la seule année passée, les cellules d’Al Qaeda basées dans la Bande de Gaza ont perpétré un grand nombre des attaques au mortier lancées en direction de la frontière israélo-gazaouïe et les localités civiles juives.


Une de ses cellules a kidnappé et mis à mort le militant pro-palestinien italien Vittorio Arrigoni, le 14 avril, une « opération » dirigée par un opérateur d’Al Qaeda de Jordanie, appelé Abdul Rahman al-Briziti. Ces atrocités auraient dû attirer l’attention sur cette filière des fugitifs d’Al Qaeda venus grossir les rangs du terrorisme palestinien à Gaza. Mais, cela n’a pas été le cas, bien que beaucoup reviennent de théâtres de guerre au Yémen et en Somalie, par le Soudan, d’autres d’Irak, par la Jordanie et la Péninsule du Sinaï, ou comme infiltrés depuis la Syrie et le Liban. Il y a à peine six mois, les services anti-terroristes américains, israéliens et égyptiens (alors dirigés par Hosni Moubarak) travaillaient ensemble pour mener une opération ciblée contre le chef de l’armée de l’Islam pour la région du Sinaï, Jemal Mohammed Namnam et ses deux associés, Islam Yassin etMohammed Yassin.

 

 

Leur mort à tous trois, les 11 et 17 novembre 2010, a fait avorter les attentats terroristes de grande ampleur qu’ils se préparaient à lancer dans la Péninsule égyptienne et qui aurait entraîné des frappes contre les Américains pilotant la Force Internationale d’interposition dans ses quartiers généraux d’El Arish et de Charm El Cheikh, et l’enlèvement d’Américains et d’Israéliens, pris en otages, dans des lieux confinés tenus secrets, à l'intérieur de la Bande de Gaza contrôlée par le Hamas.

 

Nos sources anti-terroristes révèlent que des unités d’Al Qaeda se sont incrustées dans des secteurs au sud, au centre et au nord-est de la Bande de Gaza : le groupe du sud est basé dans les quartiers du nord et du sud de Khan-Younès, une ville de 220 000 habitants, à 4 kms à l’est de la côte méditerranéenne et à 1, 5 km de la frontière israélienne.

 

Un second groupe contrôle plus ou moins la ville de Deir al Balakh, une ville de 150 000 hbts, dans la région centrale (de la Bande de Gaza). Un troisième s’est enfoncé dans les quartiers de Zeitun et Nuseyrat de  Gaza-City.

 

Les sources anti-terroristes de Debkafile dévoilent que ces opérateurs d’Al Qaeda ont bâti par leurs propres moyens au moins six villas fortifiées dans ces localités. Comme la villa-forteresse d’Abbottabad où Osama Ben Laden a été tué dans la nuit de dimanche par une équipe des Navy Seals américains, les villas de Gaza disposent d’une sécurité maximale et dominent les lignes d’horizon alentour.


Le succès des agences américaines, israéliennes et égyptiennes dans la mise en échec d’une attaque terroriste dans le Sinaï a été minimisé par Washington et Jérusalem, conduite qui mérite une explication dans le nouveau climat contre Al Qaeda.

 

Le fait est que la communauté internationale a assigné au groupe extrémiste Hamas un rôle-clé dans le processus de paix palestino-israélien, et qu’il est, par conséquent, préoccupé de devoir soigner sa réputation. Donc, de grands efforts sont faits pour éviter d’embarrasser le Hamas en le montrant du doigt – non seulement parce qu’il héberge, mais également, qu’il active des cellules d’Al Qaeda pour commettre des actes terroristes contre Israël. Le Hamas jouit d’une relative impunité pour l’ouverture de tunnels de contrebande qu’il alimente conjointement avec l’Iran et Al Qaeda et dont il préfère nier l’existence, même si ces tunnels constituent des branchements de la toile d’araignée de la contrebande de grande ampleur entre le Hamas, l’Iran et Al Qaeda, reliées à la Somalie, à l’Erythrée, au Soudan et à la Péninsule Arabe, incluant le Yémen.

 

 De quoi le Hamas aurait-il l’air, s’il était mis à jour sous la même lumière crue qu’Al Qaeda ? Ses parrains seraient-ils capables d’assainir suffisamment ces islamistes pour les asseoir face à Israël, en tant que codirigeants légitimes de la future Palestine, y compris dans la Bande Occidentale [de Judée-Samarie/Cisjordanie].

 

Par conséquent, durant l’année passée, des agents des gouvernements américains, français, italiens, suisses et norvégiens ont travaillé dur afin de remettre à neuf le Hamas et de le rendre respectable aux yeux de l’Occident. Ils ont donc choisi de croire le Premier Ministre à Gaza, Ismaïl Haniyeh, lorsqu’il éclatait de rire à la moindre suggestion que son organisation maintient des liens opérationnels avec Al Qaeda ou que le moindre de ses Jihadistes était présent sur le territoire.


Mais tout leur laborieux travail a été défait, lundi 2 mai, quand la mort soudaine du dirigeant d’Al Qaeda a pris par surprise le Premier Ministre du Hamas. Balbutiant ouvertement ce qu’il ressentait réellement, Haniyeh a condamné l’assassinat de Ben Laden comme « la continuation de l’oppression américaine qui fait couler le sang des Musulmans et des Arabes ». Bien que le Hamas marque ses différences avec Al Qaeda, son groupe, a-t-il déclaré, condamne l’assassinat d’un « guerrier saint musulman et arabe » et prie pour que « l’âme de Ben Laden repose en paix ».

 

Le responsable du Hamas a été l’unique dirigeant musulman au monde à condamner carrément les Etats-Unis pour avoir tué le maître-terroriste – un aveu qui trahit la véritable nature du Hamas derrière sa façade diplomatique contrite à l’intention de l’Occident.

 

Alors que certains responsables israéliens ont tenté de prétendre qu’Haniyeh s’était emporté, les sources palestiniennes de Debkafile rapportent qu’il était authentiquement consterné par la mort d’Osama Ben Laden et qu’il a laissé parler son cœur. Lors de conversations privées, les dirigeants du Hamas confessent qu’ils considèrent vraiment les Etats-Unis comme le pire oppresseur, dont les mains sont maculées du sang des Arabes du Moyen-Orient, à égalité avec Israël. En dépit de leurs différences idéologiques, ils considèrent sincèrement Al Qaeda et ses combattants comme d’héroïques moudjahidins et des alliés très prisés.

 

En cela, ils sont secrètement alignés sur Téhéran, qui, lui aussi, derrière ses dénonciations démonstratives d’Al Qaeda, utilise ses services, sous couverture, principalement en Irak, afin de tuer des Américains.

 

L’absence de toute remontrance américaine ou israélienne concernant Haniyeh est liée à la date de son discours : mercredi 4 mai, Khaled Meshaal s’envolera vers le Caire à partir des quartiers généraux du Hamas à Damas, pour serrer dans ses bras Mahmoud Abbas du Fatah, et officialiser un pacte d’unité enterrant la hache de guerre, qui date d’il y a 4 ans, et qui scelle la division de leurs organisations et la séparation entre la Bande de Gaza et la Bande Occidentale [de Judée-Samarie].

 

L’accord a bénéficié de la médiation de l’Egypte, afin d’atteindre le principal objectif partagé par les trois parties, à savoir de conférer respectabilité et légitimité à l’organisation terroriste Hamas – et par définition, à son partenariat opérationnel avec Al Qaeda.

 

L’Administration Obama et l’Europe semblent ne trouver aucune difficulté à réconcilier l’assassinat du dirigeant d’al Qaeda, à l’issue d’une traque de 10 ans et la consolidation de son organisation et de ses cellules terroristes dans la Bande de Gaza et le Sinaï, avec la bénédiction du Caire, de Ramallah et de leurs soutiens occidentaux. 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 11:22

 

 

 

Le Mossad en pleine course de vitesse pour déjouer un attentat majeur du Hezbollah contre des cibles israéliennes ou juives.  

 
DEBKAfile Reportage exclusif 21 avril 2011, 11:13 PM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  

 http://www.debka.com/article/20865/

Tags:  Hizballah      Israel    Terror    Mossad 

 

 

Une photo rare d’ Hassan Nasrallah and d’Imad Mughniyeh, “disparu”.

 

 

Pour la première fois en 63 ans de lutte d’Israël contre le terrorisme, son agence de sécurité extérieure, le Mossad, a publié jeudi soir 21 avril, une alerte maximale à l’intention  des voyageurs israéliens, qui les met en garde contre un attentat terroriste majeur que le Hezbollah a déjà mis sur pied dans une localisation non-précisée. La seule information associée à cette alerte est que le Hezbollah a assigné une équipe de haut niveau pour une opération visant à venger la mort de son commandant suprême, Imad Moughniyeh, il y a trois ans, dont il tient Israël pour responsable. Cette mise en garde n’a pas été émise par un communiqué officiel, mais organisée à travers une fuite en direction des principaux médias, marquée de l’alerte rouge. Comme une source l’a indiqué, « les festivités ont déjà commencé ». Les sources anti-terroristes de Debkafile ont interprété cette forme de communication hors-normes à l’adresse du public comme signifiant que la conspiration du Hezbollah était trop avancée pour que les agences anti-terroristes israéliennes puissent la déjouer à la source et qu’une course contre la montre trépidante était en cours pour vaincre le Hezbollah lorsqu’il parvient à sa cible ou, au moins, pour limiter les dégâts.

 


Aucune agence de renseignement ne rendrait publics la localisation ou le pays où l’attentat devrait avoir lieu, mais seulement que le compte à rebours prend effet « immédiat ». Plusieurs milliers d’Israéliens passent la longue période de vacances de Pessah à l’extérieur du pays.

 

La seule information révélée était tout aussi inhabituelle que le reste de cette notification. Il s’agit de l’identité des cerveaux terroristes du Hezbollah qui ont mis sur pied, préparé et qui supervisent l’opération.

 

 

C’est la première fois que quelque agence de renseignement occidental que ce soit ait jamais révélé les noms des cerveaux terroristes avant même un attentat. Il faut, généralement des mois et même des années pour que leurs identités soient découvertes et même plus longtemps avant qu’elles ne soient divulguées.

 

Le Mossad pourrait avoir mis leurs noms dans le domaine public en espérant que cela paralyse, d’une manière ou d’une autre et juste à temps, l’opération du Hezbollah


 Les cinq cerveaux et agents terroristes cités sont :

 

Talal Hamiyah , Chef de la sécurité extérieure de l’organisation –SEO- Adjoint de feu Moughniyeh depuis de nombreuses années, Hamiyah a chaussé les « pantoufles » du maître terroriste, en tant que commandant des opérations internationales. Le Secrétaire Général Hassan Nasrallah lui a confié la mission de venger la mort de son patron défunt.


Ahmed Al-Fayd, Le lieutenant chargé des opérations et bras droit d’Hamiyah.


Najem a-Din,   L’expert en explosifs du Hezbollah.


Naim Haris.  Se dissimulant sous les apparences d’un homme d’affaires libanais, il est responsable du recrutement dans différents pays étrangers des collaborateurs qui permettront la réalisation des frappes du Hezbollah au-delà des mers.


Mehmet Taharawrlu : Un homme de nationalité turque qui recrute des talents locaux pour porter assistance aux attentats du Hezbollah en Turquie. 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 16:39

 

 

 

 

 

 

 « Halamish » est le nom de code du nouveau plan pluriannuel de Tsahal. Après la guerre du Liban, le plan précédent baptisé « Tefen » avait permis de renforcer les moyens au sol et la protection anti-missiles (chars nouvelle génération, transports de troupes performants, Iron dome etc…). Tout comme le plan précédent, « Halamish » place l’Iran en tête des menaces, suivi du front Nord (Syrie, Liban), puis de Gaza en troisième position.

Seule variante éventuelle, selon le Jerusalem Post, les archives concernant l’Egypte – qui n’est pas considérée comme une menace immédiate- pourraient être ressorties à des fins documentaires.  Pour l’anecdote, des officiers israéliens ont lancé avec humour, pour conjurer le sort, qu’Halamish est l’acronyme hébraïque de « Il nous manque un milliard de Shekels ».  Car la vraie nouveauté introduite par Halamish, c’est l’anticipation d’une guerre simultanée sur plusieurs fronts.  On ne parle plus de risques à ce sujet mais désormais de certitudes.

Dans ce nouveau dispositif la maîtrise de l’espace (et du cyber-espace) tient une place importante. Pour Haaretz Anshel Pfeffer braque aujourdh’ui, le projecteur sur la base de Palmahim au sud de Rishon Le Tsion.  Le saint des saints des satellites et des missiles balistiques israéliens. C’est très précisément  l’unité stratégique Yanat qui retient l’attention de l’expert militaire. Elle supervise les lancements, et procède à des expérimentations sur le champ de tir « 82″ (ou sur d’autres sites lorsqu’un espace plus important est nécessaire).

La salle de commande et contrôle de Yanat rivalise par la qualité de ses équipements électroniques avec celles de la Nasa selon les experts. Les infrastructures israéliennes permettent justement d’effectuer des tests complexes sur les systèmes de missiles face à des menaces simultanées par exemples. Anshel note que 6 satellites d’observations aujourd’hui en orbite (4 gouvernementaux et 2 privés) alimentent en information les renseignements militaires israéliens. Ces satellites couvrent en priorité les zones critiques par définition inaccessibles aux vols d’awacs ou de drones.  L’expert regrette toutefois qu’un seul satellite de cette constellation puisse opérer de nuit comme de jour, indépendamment des conditions météo, et déplore quelques autres limitations techniques. Pour l’instant.

Illustration des coopérations internationales, Tecsar (Ofek 8) a été lancé en Inde depuis le « Satish Dhawan Space Centre » sur l’Ile  de Sriharikotat. Les satellites Eros A et B ont été mis en orbite depuis le Cosmodrome de Svobodny en Sibérie orientale (Russie).  Mais la série Ofek (ici) a été lancée depuis la base de Palmahim  Le secret sur les capacités réelles des satellites est donc bien protégé (ici).

  

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 08:03

 

 

Bouclage de la Judée-Samarie pour la Fête de Pessah

Par Aschkel - © 2011 www.aschkel.info

IDF

Sur décision du Ministère de la Défense et conformément aux évaluations sécuritaires, pendant la fête de Pessah' un bouclage total de la Judée-Samarie sera imposé.

Ne seront autorisés que les cas humanitaires, médicaux et d'urgence soumis à l'approbation de l'administration civile.

Les chrétiens recevront des permis pour passer les fêtes de Pâques.

Ce bouclage a débuté à 23.59 Dimanche 17 et prendra fin le mardi 26 Avril à 23.59.

Les Forces de Défense de l'Etat d'Israël exhortent les citoyens a suivre les instructions sécuritaires.

Nous rappelons que la Zone A est interdite et la Zone B n'est pas recommandée, sauf avec la pleine coordination des forces de Tsahal.

Les Soldats de l'IDF souhaitent à tous de très bonnes fêtes de Pessah'

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 16:58

Vidéo - Communiqué des Forces de défénse d'Israël

(arabe-sous titrée français)

Amichai Adrai

 

 

 

Et revoici Amichai Adraï sacré chouchou du site !

Vidéo précédente

 

 

Merci à Jean VERCORS pour son aide précieuse et Israël BOCCARA

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 15:47

 

 

 

Le Shabak, le Mossad, Aman et le MoD déploient leurs unités de cyberguerre. Après Pessah, un comité d’experts ad hoc précisera les nouvelles dispositions de cyberdéfense/cyberréponses de l’Etat hébreu.

 

Par Dominique Bourra

 

 

Partons du principe que ce que nous sommes en mesure de faire, nos ennemis peuvent le faire.  Déclaration cash du patron du contre-terrorisme (National Security Council / bureau du premier ministre ici) lors du dernier sommet d’ Herzliyya (ici).  La protection des infrastructures de l’Etat hébreu est en effet une préoccupation permanente alors que les attaques redoublent à la faveur de chaque crise (Cast Lead, Flottille,…).  La protection gouvernementale s’étend au grandes entreprises et aux banques, soumises aux tests d’effraction des équipes de chocs. Rien de tel que la preuve par l’exemple pour faire rentrer les entités privées dans le rang de la cyber défense. La dissuasion est en effet l’un des objectifs prioritaires d’Israël en matière de cyber guerre.  On parle non seulement de renforcement permanent des protections mais à mots à peine couverts de contre-attaque.« I’m prepared to invest a lot of money so that every computer of every hacker who targets the State of Israel burns up » declare encore le patron du contre-terrorisme cité par Haaretz.  Un avertissement on ne peut plus clair.  Une agence dédiée supervise les serveurs et les réseaux gouvernementaux, tout en déployant  une veille extérieure.  Le Bureau du contre-terrorisme conseille le Premier Ministre, le Shin Bet veille sur les infrastructures critiques civiles grâce à ses départements experts, le Mossad dispose de ses propres spécialistes, quant aux services de renseignements militaires, ils se sont dotés d’une nouvelle entité de cyberdéfense-cyberattaque.  Emulation garantie. Et comme on dit, abondance de biens  ne nuit pas, surtout dans un domaine où tout est chaque jour à recommencer.

 


Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 16:54

 


http://www.guysen.com

Avigdor Lieberman a annoncé que le cessez-le-feu entre Israël et Gaza n'était pas dans l'intérêt de l'Etat juif. Selon lui le Hamas ''profitera de la trêve pour accroitre la contrebande d'armes''.

 

 

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman s'est prononcé contre un cessez-le-feu avec le Hamas.

 

''Le Hamas mène une guerre d'usure contre nous. Nous ne nous résignerons pas à une situation dans laquelle ils (les terroristes du Hamas) décident du calme ou d'une situation qui chauffe'', a-t-il déclaré à la radio.

 

Il a ajouté qu'un cessez-le-feu avec le Hamas n'était pas dans les intérêts nationaux d'Israël. Il a précisé qu'il travaillait à mettre en œuvre un accord avec la coalition visant à renverser le Hamas de la Bande de Gaza.

 

''Nous allons faire ce qui était convenu. Nous savons comment obtenir ce qui était dans l'accord et ce que nous avons signé, sans menaces et sans crise, avec le Likoud'', a-t-il continué, précisant qu'il n'était pas dans son intérêt de quitter la coalition.

 

''Il y a eu une période de calme, et le Hamas en a profité pour accroitre la contrebande d'armes. Nous nous souvenons de l'époque où les roquettes Qassam n'avaient qu'une portée de 20 kilomètres, et aujourd'hui, elles atteignent Beer Sheva et Ashdod et à la fin, elle atteindront Tel Aviv. Le Hamas a pris l'avantage de la situation d'accalmie dans le but d'accroitre son pouvoir, de transformer les groupes terroristes en une armée organisée. Il ne manque plus qu'un bataillon et une autre compagnie et ils suivront vraiment le modèle du Hezbollah. Tant que la contrebande d'armes se poursuivra et que le Hamas continuera à agir comme un groupe terroriste et qu'il kidnappera des citoyens israéliens, (cette situation) sera intolérable'', a-t-il conclu.
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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 09:09
Tsahal estime que “ce” cycle de violence est terminé

 

 

Des sources militaires pensent que la trêve relative dans le sud sera suivie par une confrontation de grande envergure. « Le Hamas a été très actif dans la reconstruction de ses forces au cours des deux années précédentes, et seulement peut seulement signifier que nous allons au-devant d’un affrontement total », affirme un officier supérieur.

 

Hanan Greenberg

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

Publié le : 

11.04.11, 01:11 / Israel News

 

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4055060,00.html

 

 

 

Un cycle d’escalade peut bien être terminé pour l’instant, il n’empêche que Tsahal se prépare déjà pour le prochain. Malgré les tirs sporadiques de roquettes en provenance de Gaza, dimanche, les responsables de l’armée estiment que la trêve relative sera suivie par une vaste déflagration dans la Bande de Gaza.

 

Le mois dernier, après les tirs de roquettes Grad, pour la première fois depuis l’Operation « Plomb fondu » Fond,, de la part des organisations terroristes sur BeerSheva et Ashdod, des voix au sein des échelons militaires affirmaient que la réaction d’Israël était trop timorée. Cette fois, cependant, l’écho est différent.

 

“Chacun sait que Tsahal dispose d’une puissance et de capacités infiniment plus grandes, et nombreux sont ceux qui pensent, dans l’opinion publique, que nous devrions employer toute notre force », déclare un responsable des services de sécurité à Ynet.

 

“”Mais, sur le terrain, la réalité est bien plus compliquée, et il faut prendre en compte d’autres considérations, dont une escalade non-souhaitée de l’autre côté. Par conséquent, le point d’équilibre ou de rupture est déterminant. Nous avons besoin de savoir comment transmettre un message de l’autre côté, tout en sachant n même temps où et quand marquer un temps d’arrêt », ajoute la source.

 

Alors que certains font observer que la réplique au tir d’un missile antitank contre un bus scolaire aurait été trop forte, les responsables importants de Tsahal sont d’accord sur le fait que le prochain cycle de combats n’est plus qu’une question de temps.

 

“Le Hamas de la Bande de Gaza a été très actif à reconstruire ses forces, au cours des deux années précédentes, et cela signifie simplement que nous allons au-devant d’une confrontation totale », explique un officier supérieur de Tsahal.  

 

Des responsables de l’armée ont fait connaître leur préoccupation que l’effet de dissuasion accompli à la suite de l’opération Plomb Fondu s’était érodé, et que le Hamas pourrait perpétrer une attaque terroriste qui mettre le feu aux poudres pour un nouveau cycle de violence.

 

“La dynamique dans cette zone est fondée sur les résultats, ce qui revient à dire qu’un évènement ayant des conséquences graves déclenche une réaction plus vaste encore et, par conséquent, que la situation reste hautement explosive et sensible”, explique l’officier.

 

Des sources au sein de Tsahal estiment que les affrontements autour de la barrière de sécurité continueront. « Tout le monde est en alerte maximale. Il est évident que les organisations terroristes disposent d’un haut degré de motivation, par conséquent, les soldats savent que le prochain évènement prendra tout le monde par surprise », dit-il.

 

“Une opération de grande envergure n’est pas dans notre intérêt ».
  

L’échelon politique partage le sentiment que l’actuel cycle de violence est proche de se terminer. Les responsables à Jérusalem ont estimé, à l’issue de la réunion du Cabinet de Sécurité, que le Hamas et Israël, allaient cesser le feu.

 

 

Le Premier Ministre  Benjamin Netanyahu  a déclaré, dimanche, que, si le Hamas cessait-le-feu, Israël ferait de même. Cependant, les responsables à Jérusalem ont démenti qu’Israël soit parvenu à un accord de trêve avec le Hamas, malgré une déclaration palestinienne.

 

 

Répondant à la suggestion d’une opération de grande envergure à Gaza, un Ministre du Cabinet a confié à Ynet que, « Quel que soit le cas de figure, ce n’est pas dans notre intérêt de lancer une opération extensive jusqu’après le Jour de l’Indépendance (10 mai), aussi, pour l’instant, nous cherchons à apaiser les choses. Cependant, si les tirs de roquettes reprennent et qu’Israël est frappé à nouveau, il est inutile de préciser ce qui arrivera ».

 

  

Les responsables du Département de la Défense pensent que, lors de la réunion du Cabinet de Sécurité de mardi prochain, les Ministres approuveront le financement de plus de 200 millions de $ supplémentaires, au bénéfice des batteries de système de défense anti-missile, “Dôme de Fer ». On s’attend à ce que ce geste soit approuvé par le Gouvernement dès dimanche.

 

Les nouvelles batteries ne seront activées que dans un an ou deux, et le Département de la Défense cherche à en acheter pour un total d’au moins 12 ou 13 batteries.

 

 

 

Evoquant les performances opérationnelles de “Dôme de fer » contre les tirs de roquettes depuis Gaza, un responsable de l’Etat a déclaré que : « bien que le système fonctionne de façon remarquable, il n’est pas évident que nous soyons capables de dresser un barrage anti-missile de cette nature d’ici longtemps, principalement du fait des contraintes financières que cela représente.

 

“ Par conséquent, notre objectif présent est de restaurer le calme et de nous acheminer vers une trêve. Tous les Ministres qui ont participé à la réunion du cabinet d’aujourd’hui sont tombés d’accord sur le fait qu’Israël doit éviter une opération à Gaza et agir en fonction du comportement du Hamas ».

 

Attila Somfalvi et Shmulik Hadad ont contribué à ce reportage.

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