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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:47

 

Petite revanche de la Terre promise ....

 

Pétrole - 3ème plus grand gisement de pétrole dans le monde - Comment Israël pourra révolutionner le secteur mondial de l’énergie.

 

  
Jerusalem Post 11/

http://www.jpost.com/Features/FrontLines/Article.aspx?id=211676

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


De nouvelles données suggèrent qu’Israël pourrait non seulement disposer de ressources en gaz bien plus importantes qu’on ne croyait, mais aussi du troisième plus grand gisement de pétrole bitumineux dans le monde.

Le pétrole libyen compte pour moins de 2 % de la production mondiale de pétrole, pourtant la révolte contre Mouammar Khaddafi    est parvenue à faire grimper le prix de l’or noir à plus de 100 $ le baril le mois dernier.

 

Personne ne sait combien durera l’instabilité interne au Moyen-Orient, mais selon le département de l’énergie des USA, on s’attend à ce que sa part dans la fourniture totale de pétrole dans le monde augmente dans les années à venir.

 

Simplement, le monde utilise les réserves de pétrole hors du Moyen-Orient plus rapidement. De plus, sur les milliards de barils de réserves prouvées qui restent, selon la CIA, environ 800 milliards de barils doivent être trouvés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, en particulier en Arabie saoudite, en Iran et en Irak.

 

Les implications pour Israël  de la dépendance croissante de l’Occident au pétrole du Moyen-Orient sont préoccupantes pour plusieurs raisons. Pourtant, il existe deux nouveaux développements dans notre secteur de l’énergie qui pourraient bien effacer ces courants et finalement modifier notre statut dans le monde, en particulier en ce qui concerne l’Europe.

 

D’abord, les découvertes de gaz en Méditerranée orientale, qui ont commencé de produire des quantités commerciales de gaz naturel en 2004, sont généralement bien connues. Le champ de Tamar, qui doit commencer sa production en 2013, doit fournir tous les besoins domestiques d’Israël pendant au moins 20 ans. Le journal ‘The Economist’  suggérait en novembre 2010 que le champ Leviathan récemment découvert, qui dispose d’une réserve deux fois supérieure à Tamar, pourrait être totalement consacré à l’exportation.

 

Tous les champs de gaz sous-marins réunis disposent d’environ 7,2 milliards de m³ de gaz, mais le potentiel de futures découvertes est immensément supérieur, selon les estimations de l’enquête géologique des USA, suivant lesquelles il existe environ 35 milliards de m³ de gaz dans tout le bassin du Levant, la plus grande partie relevant de la juridiction d’Israël.

 

Après la découverte de Leviathan, ces résultats pourraient encore aller au-delà. C’est peut-être pour cette raison que la Grèce à entamé des discussions avec Israël pour créer un centre de transport à travers l’Europe depuis la Méditerranée orientale, qui proviendra de gazoducs sous-marins.

 

Ce qui est moins bien connu, mais encore plus important, c’est le travail accompli dans sur le pétrole bitumineux du pays. Le Conseil Mondial de l’Energie basé en Grande Bretagne a rapporté en novembre 2010 qu’Israël dispose de pétrole bitumineux à partir duquel il est possible d’extraire l’équivalent de 4 milliards de barils de pétrole. Pourtant, ces chiffres sont actuellement en cours de révision majeure au plan international.

Une nouvelle évaluation a été publiée à la fin de l’an dernier par le Dr Youval Bartov, géologue en chef pour les initiatives d’Israël, au symposium annuel de la prestigieuse Ecole des Mines du Colorado. Il a présenté des données sur nos réserves de pétrole bitumineux qui sont en réalité équivalentes à 250 milliards de barils (à comparer avec les 260 milliards de barils des réserves prouvées d’Arabie saoudite). Des analystes indépendants de l’industrie pétrolière ont examiné soigneusement le schiste, et n’ont pas réfuté ces nouvelles découvertes. Par suite de ces nouvelles estimations, nous pourrions devenir le troisième plus grand gisement de pétrole bitumineux, après les USA et la Chine.

L’exploitation du pétrole bitumineux était une activité sale qui utilisait des quantités énormes d’eau et d’énergie. Pourtant, des nouvelles technologies, développées pour le pétrole de schiste israélien, cherchent à séparer le pétrole de la roche de bitume 300 mètres sous terre ; ces techniques produisent en réalité de l’eau, plutôt qu’elles n’en consomment.
 
La technologie sera testée dans un projet pilote suivi par une étape de démonstration ; Il sera critique de démontrer que la séparation souterraine du pétrole et du bitume est fiable sur le plan environnemental avant de passer à une production à grande échelle. L’objectif actuel est de produire des quantités commerciales d’ici la fin de la décennie. Ce projet particulier a une portée mondiale.

Car si Israël développe une méthode unique de séparation du pétrole du bitume dans le sous-sol profond, qui n’a pas les effets négatifs des essais précoces antérieurs du pétrole bitumineux, cette technologie peut être mise à la disposition du monde entier, modifiant entièrement le marché pétrolier mondial. L’effet de l’extension de cette technologie serait de faire glisser le centre de gravité du pétrole mondial loin de l’Iran, de l’Arabie saoudite et du Golfe persique vers des Etats plus stables qui n’ont pas d’antécédents de soutien au terrorisme ou aux causes islamiques radicales. (Dans le monde arabe, la Jordanie et le Maroc ont les gisements bitumineux les plus significatifs).

Quand l’Occident commencera-t-il à traiter Israël comme un puissant géant de l’énergie et pas comme un Etat client faible qu’il faut pressurer ? Dans le cas desSaoudiens, quand les USA ont réalisé la véritable extension de leurs réserves de pétrole, après que les réserves de l’Amérique au Texas et en Oklahoma furent épuisées par la Seconde Guerre Mondiale, ils ont cherché à élever leurs liens militaires et diplomatiques avec le royaume saoudien, y compris avant que sa capacité de production ne soit pleinement exploitée. La liaison USA - Saoudiens a augmenté alors que des investissements d’infrastructures massifs pour transporter le pétrole saoudien vers les marchés occidentaux étaient réalisés. Comme l’Oléoduc TransArabie (TAPLINE). 

On avait besoin de davantage de capitaux pour le projet pétrolier saoudien. Des compagnies américaines, comme la Standard Oil du New Jersey (aujourd’hui Exxon = Esso), et la Standard Oil de New York (Mobil) s’adjoignent Texaco et la Standard Oil de Californie, détenteur original de la concession pétrolière saoudienne, pour créer le consortium ARAMCO à la fin des années 1940. Les dirigeants d’ARAMCO en vinrent à être des invités réguliers du département d’Etat, où ils pouvaient représenter le point de vue saoudien.

Avec le temps, le statut de l’Arabie saoudite croissait à mesure que sa position à venir dans le monde du pétrole s’appréciait.

Dans le cas d’Israël, des rapports internationaux mis à jour vérifiant les vraies dimensions aussi bien de son gaz sous-marin, que de son sol bitumineux doivent arriver l’an prochain.

Beaucoup d’autres compagnies internationales manifesteront certainement de l’intérêt dans le secteur de l’énergie à ce moment là. De plus, la pleine exploitation de ces ressources d’énergie requerra un investissement massif en infrastructures pour des oléoducs, des usines de gaz naturel liquéfié, et de nouvelles installations d’exportation de pétrole en Méditerranée et en Mer Rouge.
 
Israël dispose d’une situation unique de par sa position géographique et est capable de diriger ses exportations d’énergie  soit vers l’Europe, soit vers la Chine et l’Inde. Il peut ne pas disposer du capital pour bâtir cette capacité d’exportation, mais la participation d’investisseurs étrangers dans ces projets donnera aux banques européennes et américaines de nouveaux intérêts en développements.

La politique occidentale ne changera pas du jour au lendemain. Néanmoins, Israël doit détailler toute l’histoire de son nouveau rôle émergent dans le secteur de l’énergie mondiale s’il veut commencer de modifier la manière dont il a été traité au plan international.

L’auteur est président du “Jerusalem Center for Public Affairs” (JCPA) et a servi comme ambassadeur d’Israël à l’ONU.  

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 14:15

 

Merci à notre ami Dominique

 

 

 

NANOJV0

Participation 30 € -Incription en ligne sur le site de l'ATELIER   S'inscrirenano1
Avec le soutien exclusif de Waterfall Security nano2
En partenariat avec nano3

 

 

STUXNET : BOITE DE PANDORE OU COUP DE GENIE ?

 

Aux yeux de l’opinion la cause est entendue. Stuxnet création de la CIA et d’Israël s’attaque au programme nucléaire iranien. La preuve ? C’est écrit dans les journaux et montré à la télévision. Mais de quoi est-on vraiment sûr aujourd’hui? De rien en fait. Aucune enquête n’a pu mettre en lumière les vrais ressorts de l’affaire. Nul n’a pu jusqu’ici établir l’origine de Stuxnet. Ni même confirmer que des dégâts réels ont été infligés par le ver au programme nucléaire iranien. D’ailleurs personne ne peut dire non plus avec certitude quelle était la finalité réelle de Stuxnet. Détruire le programme nucléaire iranien ? Simplement le retarder ? Faire une diversion ? Dissuader Israël de mener une opération militaire ? Déstabiliser Siemens? Faire une répétition avant une attaque de grande envergure ? Envoyer un coup de semonce ? Même en ce qui concerne la qualité du code les opinions d’experts divergent. Coup de génie pour les uns, bavure pour les autres…

Le 17 juin 2010, une petite société d’antivirus biélorusse active en Iran, découvre un nouveau virus exploitant des vulnérabilités inconnues de Microsoft. Quelques semaines plus tard, un expert allemand découvre que ce logiciel malveillant cible une interface homme machine conçue par Siemens et présente dans une multitude d’activités industrielles stratégiques. Le ver est baptisé Stuxnet, un mot forgé en combinant des suites de caractères présents dans le code. Les mots myrtus et guava apparaissent en clair.

On constate que pour se propager, le virus utilise des vrais-faux certificats d’authentification volés à des deux sociétés taïwanaises. Deux serveurs de commande et contrôle du virus sont localisés en Malaisie et au Danemark. Le virus envoie et reçoit ainsi des informations ou des instructions en se connectant à deux noms de domaine ressemblant à des sites de paris sportifs en ligne. Aussitôt, Symantec intercepte et analyse le trafic vers les deux serveurs. Mais il apparait que le virus s’actualise et communique en utilisant une fonction peer to peer reliant les ordinateurs infectés.

La contamination, probablement initiée à partir de simples clés USB, touche dès le départ de nombreux pays dont les Etats-Unis et l’Allemagne. Certaines approches statistiques concluent à une surcontamination en Iran, en Inde et en Indonésie. Même si Siemens n’a officiellement reconnu qu’une dizaine de cas d’infection sur ses systèmes dans le monde. A la fin de l’été des hypothèses conduisent aux contrôleurs programmables de centrales nucléaires tout d’abord puis de sites d’enrichissement de l’uranium. L’expert allemand Ralph Langner voit dans le mot Myrtus une signature israélienne renvoyant à la reine Esther, héroïne biblique qui vécut en Perse.

La presse internationale s’enflamme et en quelques jours désigne unanimement Israël comme l’auteur du virus en raison de son contentieux sécuritaire avec l’Iran. Certains experts israéliens de premier plan concluent cependant que le ver ne porte pas la signature de Tsahal au vu de certaines caractéristiques du code. Au mois de novembre des études plus poussées montrent le virus peut agir sur certains type de convertisseurs de fréquences utilisés par les centrifugeuses.

L’Institute for Science and International Security, think tank américain spécialisé dans les questions de prolifération nucléaire, conclut qu’un dixième des centrifugeuses auraient pu être endommagées temporairement sur le site de Natanz par le virus. Même l’AIEA reste très circonspecte dans ses analyses. En décembre, Jeffrey Carr, un expert américain proche des milieux de cyber défense US lance l’hypothèse d’une piste chinoise. En janvier l’un des principaux opposants israéliens au programme nucléaire de l’Etat hébreu déclare au New York Times que le virus aurait été testé sur le site de Dimona dans le désert du Néguev. Mais là encore l’argumentation ne repose que sur des ouï-dire invérifiables.

Le think tank américain ISIS conclut dans son rapport du 15 février 2011 qu'il semble beaucoup plus difficile qu'on ne le pensait de détruire des centrifugeuses au moyen de cyber attaques. En tout état de cause souligne ISIS, il reste d'importantes questions en suspens…

 

INTERVENANTS

Eric Adrien Filiol, expert militaire en sécurité informatique a servi pendant 20 ans en tant qu’officier de l’Armée de Terre. Il est Directeur du laboratoire de cryptologie et de virologie opérationnelle à l’ESEIA. Détenteur de la qualification InfoOps de l’OTAN, Eric Filiol est titulaire d'un diplôme d'ingénieur en cryptologie et d'un doctorat d'informatique et de mathématiques appliquées de l'École polytechnique.

François-Bernard Huyghe, docteur d'État en sciences politiques et HDR, est chercheur à l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) spécialisé dans les stratégies de l'information. Son dernier livre s’intitule : "Les terroristes disent toujours ce qu'ils vont faire", chez PUF 2011, avec Alain Bauer.

Daniel Ventre, est chercheur au CNRS, spécialisé dans la guerre de l'information, les cyber conflits et la cyber guerre. Chargé de cours à l'Ecole nationale supérieure des télécommunications de Paris, il est l’auteur de «La guerre de l’information », publié aux Éditions Hermès Lavoisier.

Et en visioconférence depuis Seattle et Tel-Aviv :

Dr Nimrod Kozlovski, diplômé de Yale et ancien officier des unités de guerre électronique des Forces de Défense d'Israël, est consultant international en sécurité de l'information. Kozlovski a effectué des missions de conseil pour le FBI, l'armée israélienne, le ministère des affaires étrangères et le ministère de la justice israéliens. Il est co-fondateur et président de la société de sécurité Altalsec.

Jeffrey Carr est l’un des spécialistes en cyber intelligence les plus respectés aux Etats-Unis. Son expertise porte notamment sur les cyber guerres et les attaques informatiques contre les gouvernements et les infrastructures vitales. Il est consulté régulièrement par les agences gouvernementales américaines et alliées au sujet des cyber stratégies russes et chinoises. Son livre best seller « Inside Cyber Warfare » a été préfacé par le patron de l’US Strategic Command. Jeffrey Carr est le fondateur de la société de sécurité Taia Global Inc.

Lior Frenkel est le PDG et le co-fondateur de la société israélienne Waterfall Security spécialisée dans la sécurisation des systèmes SCADA pour les infrastructures critiques (sécurité unidirectionnelle). Lior est également fondateur de la société Gita Technologies, à la pointe de la recherche en intelligence électronique.

Modérateur :

Dominique Bourra, MBA ESCP Europe, est l’organisateur du forum annuel de cyber sécurité franco-israélien. Fondateur de NanoJV, spécialisé dans la convergence technologique, Bourra fut directeur de la Chambre de Commerce France Israël avant de piloter pendant 4 ans les opérations du programme gouvernemental de coopération technologique bilatéral.

 

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 07:50

ISRAËL - Israël prépare la défense de ses gisements gaziers
 

par Gerard Fredj

Echelle de 50, et non de 500 kms!

 

israel-infos.net

Le Premier ministre israélien avait déclaré, au mois de janvier, s'agissant des gisements gaziers découverts au large de Haïfa "que le pays défendrait ses ressources stratégiques".

Selon Yedihot Aharonot, qui rapporte un responsable militaire, la marine israélienne a été chargée de présenter au gouvernement un plan en ce sens, dans les toutes prochaines semaines.

Elle serait ainsi chargée d'assurer les installations des deux plus importants gisements, Tamar et Leviathan, en assurant la protection des plates formes, mais également des installations sous marines.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole de l'armée n'a ni confirmé ni démenti ces informations.
Le plan de défense pourrait coûter entre 40 et 65 millions de dollars au pays.

Les gisements se situent sur le plateau continental d'Israël, mais le Liban estime qu'une partie de l'un d'eux se trouve dans sa zone économique.
Israël et le Liban n'ayant jamais signé d'accord de paix, une négociation sur la question des zones économiques exclusives (comme cela a été fait entre Israël et Chypre), est pour l'instant exclue.

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 20:27

 

 

 

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TECHNO-DIPLOMATIE AFRICAINE. ISRAEL MET SES LABOS AU SERVICE DE L’ECOSYSTEME DE L’AFRIQUE CENTRALE.


Par Dominique BOURRA
 

Alors que la rumeur africaine interprète favorablement le silence israélien sur la crise que traverse la Côte d’Ivoire, l’Etat hébreu poursuit  sa « techno-diplomatie »  en Afrique subsaharienne.  Dans cet esprit, un nouvel accord de coopération  scientifique  et technique a été signé la semaine dernière entre l’Etat d’Israël et la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC -ici-) qui fédère 6 pays : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, et Tchad.

Ces 6 pays font en effet face à un problème grave de pollution par les pesticides, toxiques pour l’homme et pour l’environnement. Dans cette zone d’Afrique, l’agriculture qui emploie  plus des deux tiers de la population active, est aussi la plus grande source de pollution en raison de l’utilisation abusive de produits chimiques. Les conséquences sont dramatiques : appauvrissement des sols, baisse de production, contamination des nappes phréatiques, extinction de la biodiversité, modifications climatiques, dangers pour la santé humaine…

Faute de lobbying offensif, les pays d’Afrique centrale, une région critique pour le reste de l’humanité au même titre que l’Amazonie,  bénéficie peu de la manne internationale. Afin de s’attaquer à la question un  Comité des Pesticides d’Afrique Centrale, le CPAC (ici),  a été mis sur pied il y a quelques années.

C’est à la suite d’un séminaire organisé en Israël à Shefaym en 2008 pour des experts du CPAC qu’une plateforme de coopération s’est constituée sous l’égide de Mashav (centre de coopération internationale israélien, ici). Selon l’accord conclu, les experts des 6 pays d’Afrique centrale pourront utiliser les labos israéliens pour mener leurs expérimentations et partager les connaissances scientifiques de leurs homologues.

L’expertise israélienne porte notamment sur l’homologation et le  contrôle  des pesticides, par diverses méthodes de chromatographie par exemple. Avec une importante industrie locale.  Le plus gros producteur de pesticides en Israël est Makhteshim agan (ici) qui emploie 3000 personnes et propose un demi millier de spécialités commerciales avec 70 substances actives. Makhteshim agan, basé à Airport city, comprend 3 usines en Israël, dispose de filiales sur tous les continents et réalise un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards de dollars.  C’est le 7ème groupe agro-chimique dans le monde avec 5% des parts de marché. Makhteshim vient par ailleurs de conclure un accord de Joint Ventures avec l’un des principaux groupes chinois du secteur: Chemchina (ici).

A l’autre extrémité de la chaîne, Israël possède aussi des savoir-faire totalement biologiques comme le système Biobee du  kibboutz Sde Eliyahu qui élève en masse des pollinisateurs et des prédateurs d’insectes nuisibles (ici).

 

Dominique Bourra, CEO of NanoJV 

Copyrights « NANOJV »   http://nanojv.com 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 07:06


 

 

LE FORUM DE DAVOS CLASSE ENFIN LES CYBERMENACES PARMI LES PLUS GRANDS RISQUES POUR LE MONDE.

 

NANOJV.jpg

 

Par Dominique BOURRA

 

Le forum de Davos vient de placer la cybersécurité en tête de liste de ses préoccupations. Le classement est effectué par un demi-millier de décideurs mondiaux politiques et économiques avec l’éclairage de grands cabinets spécialisés dans la gestion des risques.

Les conclusions sont  publiées dans le rapport  «Global Risks» 2011 (ici) .  Le chapitre consacré à la  cyber sécurité n’est pas franchement rassurant.  Il y est dit en effet que  si  l’on est de plus en plus conscient de la vulnérabilité du monde réel aux menaces du monde virtuel,  en revanche la complexité des questions de cyber sécurité n’est toujours pas très bien comprise et les risques pourraient bien être sous-estimés (the complexity of “cyber security” issues is still not well understood and its risks could be underestimated).  Venant du temple de la gouvernance, la petite phrase fait un peu froid dans le dos.

Suit un classement  des menaces en 4 catégories cyber-quelquechose,  pour tout de même s’y retrouver  un peu : vol, espionnage, guerre, terrorisme. Bon. Et puis comme rajoutée  aux 4 précédentes une cinquième catégorie un peu hors classement car échappant à toute volonté humaine justement:  la perte de contrôle de systèmes « intelligents » connectés à internet.  Avec potentiellement l’apparition de nouvelles menaces « machines to machines » conclut évasivement le rapport. Une façon élégante de botter en touche, non sans s’être couvert en préambule de l’étude:  la principale menace planétaire reste en effet les échecs de gouvernance mondiale et la difficulté à anticiper et à gérer les risques…(à suivre).

 

Dominique Bourra, CEO of NanoJV 

Copyrights « NANOJV »   http://nanojv.com 

 

SAVE THE DATES. 

IMPORTANT.

 

A noter sur vos agendas : 2 événements « NanoJV »  avec les meilleurs experts :

 

* Le mardi 8 mars 2011 à 18H30, conférence unique  intitulée 

 « STUXNET : BOITE DE PANDORE OU COUP DE GENIE ? «  

(lieu: Paris).

 

 * Le lundi 4 avril 2011 de 09H00 à 13H00.

« 5ème FORUM DE CYBER SECURITE » (info ici)

 (lieu: Paris).

 

Modalités d’inscription et programmes en ligne dans les prochains jours surhttp://nanojv.com 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 12:55

 

Tsedek-Info est un bulletin qui paraît tous les 2 mois et qui donne une sélection d'infos courtes en provenance d'Israël, d'ordre technique, économique, sociologique et culturel. Elles s'inscrivent dans la durée

 Merci Albert

 

 

 


 

Tsedek-Info d'Israël n° 86                           mars-avril 2011

 

 

 

Distinctions & performances

 

- Aux Olympiades d'échecs de Russie (Khanty-Mansyisk), les 6 hommes de l'équipe israélienne n'ont obtenu que la médaille de bronze.

 

- Un sondage portant sur une centaine de visionnaires qui ont changé le monde, effectué sur le site du journal libéral Huffington Post (racheté par AOL)a donné 3 millions de réponses et parmi les 12 innovateurs mondiaux, on trouve un Israélien Shai Reshef, qui a créé l'Université du Peuple à Pasadena (Californie), apportant "le monde à l'école". Son site www.uopeaple.org a déjà 500 étudiants de 100 pays différents. Il présidait auparavant Kidoum, une société connue de services éducatifs.

 

- Selon ComScore une société de recherche en marketing Internet, Israël est 2ème dans le domaine de l'usage d'internet à but social, avec 9,2 h/mois/usager derrière la Russie (9,8). La moyenne mondiale est 4,5 h/mois/usager.

 

- Au Festival International du Film de Tokyo, "Grammaire intime", basé sur une nouvelle de David Grossman, mis en scène par Nir Bergman, avec l'actrice Orly Silbershatz, a reçu le Grand Prix Sakura.

 

- Selon l'Index de Développement Humain des Nations Unies portant sur 169 nations étudiées, Israël est classé 15ème .

 

- Le record mondial Guinness de résistance aux échecs a été enlevé à l'Iran et obtenu par Alik Gershon sur la place Rabin à Tel Aviv, lors d'un tournoi où il a joué pendant 19 h contre 525 joueurs gagnant 86% des parties, avec seulement 11 défaites.

 

- Le magazine BBCWildlife a classé 9ème sur 20 sites mondiaux où on peut admirer la vie animale sauvage, le site de la réserve Agmon-H'oula en Galilée. "National Geographic" y a tourné son célèbre documentaire "les Grandes Migrations".

 

Archéologie

 

- Pour son 20ème anniversaire, l'Autorité des Antiquités, en partenariat avec Google, va mettre en ligne les 30 000 fragments des 900 Manuscrits de la Mer Morte, les premières images étant livrées au printemps 2011. Google assurera des traductions partielles dans un effort de mettre cet héritage mondial à la disposition de tous.

- Dr Ofer Sion de l'Autorité des Antiquités et son équipe ont découvert un bain Romain datant de 1800 ans dans le quartier juif de Jérusalem intra muros, permettant d'avoir une meilleure information sur la ville Aelia Capitolina, construite sur les ruines du 2ème Temple et plus importante que ce qu'on pensait jusqu'ici. Ce bain était utilisé par la 10ème Légion Romaine Fretensis, celle qui a détruit le Temple et réprimé la révolte de Bar Kokhba en 135. C'est la construction d'un bain rituel (miqvé) en ce lieu qui a permis cette découverte.

 

- Une carotte de 500m sous la mer Morte va être extraite pour permettre à 40 chercheurs d'étudier l'évolution climatique de la région sur plusieurs milliers d'années, ainsi que la sismologie, l'archéologie et l'anthropologie.

 

Révélations

 

Le saviez-vous ?  Entre 1951 et 1953, une société cubaine "Aerea de Cuba" a transféré plus de 150 000 Juifs réfugiés d'Orient (Iraq, Yémen, Iran, Inde …) vers Israël.

Le saviez-vous ? Avec l'initiative de l'Association "Universitaires pour la Paix au Moyen Orient", 38 prix Nobel de la paix ont signé une déclaration condamnant le boycott universitaire d'Israël.

Le saviez-vous ?  La Municipalité de Beer Shéwaa' et la Fondation Rashi envisagent l'inauguration en 2012 d'un Musée du Nucléaire à but pédagogique sur un parc de 2 ha et coûtant 120 millions sh.

Le saviez-vous ? Après avoir fréquenté le mannequin Bar Rafaeli pendant 5 ans, acquis une résidence dans le Négev, Léonardo di Caprio serait prêt à se convertir au judaïsme pour se marier avec sa dulcinée.

 

Défense

 

- Sur le plan de la sécurité civile, Hi-Tech Solutions, créée en 1992, près de Migdal Haé'mek a mis au point un système combinant la vidéo et l'ordinateur pour des produits d'identification. LPR, License Plate Recognition, identifie la plaque minéralogique et CCR, Container Code Recognition identifie le conteneur et ils les transforment instantanément en information de trafic ou de sécurité à des fins multiples. Le même système est utilisé pour les péages, les parkings, les aéroports…

 

- Les forces aériennes vont recevoir un armement de précision le GBU-39 qui, pesant 114 kg avec 22,7 kg d'explosifs peut pénétrer une cible comme une bombe de 900 kg. Un F-15 peut en porter 20 unités sous ses ailes et tirer d'une distance de 110 km, par mauvais temps et cette arme de 1,75m  perce un mur en béton armé de 90 cm d'épaisseur. Ces armes sont équipées du Jdam (Laser Joint Direct Attack Ammunition), un système laser assurant leur précision.

 

Inventions et découvertes

 

- Sous la houlette du Pr Zeev Zalbaski, une équipe de l'Université Bar Ilan a développé un nanosystème vidéo/laser qui peut mesurer à distance la pression sanguine, les battements du cœur, et enregistrer des conversations à plusieurs centaines de mètres.

 

- Un nano-détecteur d'explosifs à distance, rapide, fiable et portable, a été développé par l'équipe du Pr Fernando Patolsky de l'Ecole de Chimie Sackler à l'Université de Tel Aviv. Il a été mis au point par Nanergy Inc, et fabriqué à base de nanofils de silice formant transistor extrêmement sensible et recouvert de composés liés des centaines d'explosifs possibles. La technologie peut également être utilisée en biologie ou en médecine pour détecter des toxines d'anthrax, de botulisme ou de choléra.

 

- Amos Goren, agent du Shin-Bet, a développé, à des fins civiles ou militaires, dans Automotive Industries à Nazareth un robot appelé "Amstaff" capable de détecter une menace avant le cerveau humain et de tirer sur la cible. 4 ou 5 robots peuvent protéger une superficie telle que l'aéroport Ben Gourion. Le robot ne peut cependant tirer que s'il est autorisé par un contrôleur.

 

- Développé par Itamar Medical à Césarée, WatchPat est un bracelet qui détecte l'apnée du sommeil, affection qui peut être dangereuse et même mortelle, si elle n'est pas diagnostiquée suffisamment tôt. Porté chez soi, WatchPat remplace un diagnostic lourd et coûteux en clinique.

Créée en 1997 par Dr Dov Rubin, la société est non seulement spécialisée dans la prévention des désordres du sommeil, mais aussi dans les affections nerveuses et cardiaques. Elle a développé un "signal" PAT, Peripheral Arterial Tone, pour la détection de maladies cardiaques et des dysfonctionnements érectiles.

 

- Avec l'aide de chercheurs du Technion et de Innovwattech Energy Harvesting Systems, la Société nationale des Routes a développé un système de pesée des véhicules en circulation, appelé "Weigh-In-Motion", utile pour les entreprises ayant des flottes de véhicules et engins utilitaires, pour le contrôle technique, la police …

 

Problèmes de société

 

- Le guide du voyage "Lonely Planet" a classé Tel Aviv 3ème , sur le plan de la "vivacité nocturne", après New York et Tanger. Elle est décrite comme la cité la plus internationale où la religion est l'hédonisme, quoique cultivée et tolérante, ayant plus de bars que de synagogues, où la "gaité" prolifère à l'égal de San Francisco, constituant un laboratoire de l'art, du théâtre et de la musique.

 

- MarketWatch a réalisé une enquête demandée par le Conseil National du Diabète qui montre que 37% des Israéliens ne font aucun exercice, que 13% ont un excès de sucre dans le sang et 25% fument. Les 2/3 des adultes de 25/64 ans et 18,6%  des jeunes 12/18 ans sont en surpoids et 70% le nient. 2500 personnes meurent de diabète II chaque année, alors qu'il peut être aisément évité.

 

- Selon l'Index de la Force Sociale, basé sur une enquête menée auprès de 540 adultes, 69% des personnes interviewées pensent qu'Israël est le meilleur endroit au monde où vivre et 75% pensent que, s'ils avaient les moyens de vivre ailleurs, ils ne partiraient pas. 55% sont fiers de leur pays, malgré la pauvreté, la violence et la corruption, fléaux soulevés par 70/82% des personnes. 25% se considèrent comme pauvres, survivant à peine, 25% ont été obligés de se serrer la ceinture et 60% sont inquiets pour l'avenir financier. Comme causes de leur situation financière, il y a d'abord Dieu pour 22%, l'éducation (16%), la famille de naissance (11%), les capacités personnelles (8%) et la chance (8%).

 

- Meyers-JDC-Brookdale a réalisé une enquête pour le Ministère des Affaires Sociales auprès de 430 officiers de police chargés des jeunes délinquants d'âge moyen 15,7 ans et 90% de mâles. 49% manquent de respect pour l'autorité et ne connaissent pas de limites personnelles et 45% ne peuvent contrôler leur colère. La majorité ont des problèmes scolaires et un quart ont souffert d'un événement familial traumatique. La plupart viennent de familles où il y a eu séparation ou divorce, mort ou maladie sérieuse d'un parent, chômage … 33% sont de famille mono parentale, alors que la moyenne nationale est de 10% -  60% sont dans de grandes familles de plus de 4 enfants (moy nat 17%)

 

Environnement

 

- La surface construite du pays représente 5,3%, soit 1150 km2, croissant d'environ 10 km2/an. On recense 1200 sites contaminés, surtout dans la région de Tel Aviv et dus à d'anciennes "station service" où les produits pétroliers s'infiltrent et polluent l'eau.

 

- Les fines particules dans l'air dépassent partout le niveau acceptable. Le dioxyde de soufre a diminué, mais le dioxyde d'azote reste à un niveau élevé. La production d'électricité et le raffinage du pétrole restent les principales sources de pollution de l'air. Les gaz d'effet de serre ont augmenté de 1,4 millions t/an. Le méthane provient pour les ¾ du traitement des déchets.

 

- La consommation d'eau fraîche a diminué de 20 millions de m3/an, parvenant à 1,3 milliard m3, la part de l'agriculture ayant fortement baissé et n'étant plus que d'un tiers, alors que les besoins domestiques ont augmenté et sont parvenus à 60% de la consommation. Le pays se distingue par une forte réutilisation des eaux usées, ce qui a un effet néfaste sur les sources d'eau fraîche (eau de pluie), la flore et la faune. L'amplitude des alternances sécheresse/humidité pose aussi problème au lac Kinneret où la concentration de bactéries fécales dépasse les normes autorisées. La quantité d'eau traitée augmente de plus de 10 millions m3/an, parvenant à 0,5 milliard m3/an, et celle qui est retraitée une 2ème fois est estimée à 0,42 milliard m3/an, augmentant de 20 millions m3/an. Le pays enregistre le plus fort %  au monde d'effluents utilisés dans l'agriculture, soit 82%.

 

- Les ordures ménagères sont du même niveau qu'en Europe occidentale soit 1,6 kg/j/personne et elles représentent 40% des déchets annuels qui sont de 11,3 millions t, comprenant aussi ceux de la construction (35%) et de l'Industrie (15%). 30% des déchets sont recyclés, surtout ceux de la construction.

 

- Avec la sécheresse persistante, le déficit du lac Kinneret a atteint le milliard de m3. L'année 2012 sera la plus critique dans l'attente de la mise en service de nouvelles unités de dessalement en 2013, avec au total 6 unités produisant 0,6 milliard m3.

 

- DesertCube est une sociéte de Tsofim qui fabrique des "cubes" bactériologiques pour WC permettant d'économiser jusqu'à 95% d'eau et d'éliminer les odeurs, chaque cube permettant 1400 usages. La cuvette est nettoyée une fois par jour avec 4 litres d'eau. Cette technologie australienne a été introduite par son président Zeev Slonim. Voir www.desertcube.co.il

 

Tourisme & transport

 

- Le pays a dépassé le chiffre des 3 millions de touristes, soit une augmentation de 30% sur un an, avec des prévisions de 5 millions de touristes en 2015. D'ores et déjà, il y a un déficit de 18 000 chambres d'hôtel et les prix des chambres sont parfois 2 à 3 fois supérieurs à ceux d'Europe pour la même catégorie.

 

- Avec 4 ans de retard, le tramway de Jérusalem sera sans doute inauguré avant la mi-2011. Il aura coûté 0,7 milliard d'euros, le pont suspendu 50 millions d'euros.

 

Économie

 

- Le Marché immobilier est tel aujourd'hui qu'il faut en moyenne 129 mois de travail pour payer un appartement, alors que pour le Suédois il suffit de 30 mois et de 60 mois pour l'Américain.

 

- Le nombre des Israéliens vivant sous le seuil de la pauvreté croît d'une manière importante atteignant près de 2 millions d'individus en 2010, soit plus d'une personne sur 4.

 

Santé

 

- Selon Pr Ayeh Admon du Technion, le test développé par la faculté de biologie et notamment par Dr Michal Bassani-Sternberg, pour diagnostiquer avec précision diverses maladies dont le cancer, est un simple test sanguin qui différentie les peptides liées à la protéine HLA, Human Leukocite Antigen.

 

- Les Israéliens sont en meilleure santé qu'on ne le dit. Une étude menée par le Ministère de la Santé sur un échantillon de 4186 adultes juifs et arabes montre que 47% des Arabes fument (6% des femmes) contre 26% des Juifs (16% des femmes). 34% des Juifs pratiquent une activité physique au moins 3 fois/semaine pendant plus de 20 min (marche, jogging pour l'essentiel) et 40% cherchent à améliorer leur condition physique.

Par ailleurs en 20 ans, l'espérance de vie moyenne à la naissance est passée de 78,8 ans à 81,2 ans (au dessus de la Norvège, du Canada et des Etats-Unis)

 

- Dr Batya Kaplan et Pr Sela Ben Ami du Sheba Medical Center ont développé une technique nouvelle de diagnostic précoce de la sclérose en plaques (destruction de la myéline qui couvre le système nerveux) remplaçant celle qui consiste à détecter certains liquides dans la moelle épinière par la détection de divers anticorps. Dans cette technique la fiabilité est passée de 85% à 93% 

 

Culture

 

Alors que la série comique "Office" (le bureau) aux Etats-Unis et en Grande Bretagne critique la solitude, la vacuité et l'absurdité de la vie professionnelle, celle de la chaîne de distribution TV par satellite Yes, écrite par Ouzi Weil, est une auto-critique des divers stéréotypes israéliens avec une transparence qui est impossible dans les pays anglo-saxons cités.

 

Internet

 

- La liste des œuvres d'art volées par les nazis à www.errproject.org

 

--

source: Jerusalem Post, Haaretz, Yédiot Ah'oronot --                  contribution: Albert SOUED

la série de Tsedek-Info est en ligne à http://www.nuitdorient.com/40a.htm  

 

Tsedek-Info d'Israël n° 86                           mars-avril 2011

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 03:37

 

 

SCANDALE STUXNET. L’EXPERT AMERICAIN JEFFREY CARR ET PLUSIEURS CONFRERES ISRAELIENS DENONCENT L’IMPOSTURE.

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Par Dominique BOURRA

 

 

Le 15 janvier 2011 le New-York Times annonce que le ver Stuxnet a été testé sur le site nucléaire de  Dimona , dans le désert du Néguev (lire l’article du NY Timesici).  Une accusation sans  fondement lancée en ballon d’essai par un opposant au nucléaire israélien et  reprise par l’ensemble de la presse mondiale.

 Le 16 janvier , NanoJV, signe un article  intitulé :  « Stuxnet: nouvelle mystification du New York Times. A qui profite l’intox? » (ici). Le lendemain, Jeffrey Carr, l’un des meilleurs experts américains (*), enfonce le clou dans Forbes : « The New York Times Fails To Deliver Stuxnet’s Creators » (lire l’article orginal ici). En substance l’article du NY Times est une imposture.

Jeffrey dénonce également le scandale point par point:

  •  Le New York Times n’apporte pas de preuve de ce qu’il publie.
  • Le seul élément mis en avant est le sourire entendu de responsables israéliens quand on leur parle des effets du ver Stuxnet (ndlr: exact, ils n’ont pas de raison de s’effondrer en sanglots).
  • Envisage-ton sérieusement qu’un responsable israélien impliqué dans une opération ultrasecrète au sein de la centrale de Dimona s’épanche auprès d’un journaliste ? A fortiori, auprès d’Avner Cohen, source de l’article et opposant israélien notoire dont la bête noire est justement : Dimona.
  • Jeffrey Carr ne se prive pas de rappeler le précédent concernant Mordechai Vaununu ancien employé de Dimona qui pour avoir transgressé sciemment la règle de silence en parlant à la presse britannique, a écopé de 18 ans de prison pour trahison.
  • Afin de mettre en lueur certaines incohérences du papier du NY Times, Carr ouvre également la boîte de Pandore de la chronologie Stuxnet dont les premières traces remontent à juin 2009 mais sous une forme primitive (sans les fameux certificats, sans  la faille MS10-046 etc.). 
  • Idem pour les anomalies constatées sur les centrifugeuses de type P1 bien avant l’existence de Stuxnet. Un fait  passé sous silence par le New York Times afin de ne pas dénaturer la beauté de sa thèse.
  • Dans un autre registre Jeffrey Carr revient sur la  boulette très politique de l’ancien patron du Mossad qui a déclaré lors de son départ que le nucléaire iranien était neutralisé jusqu’en 2015.  Un point de vue contesté  par le Premier Ministre et plusieurs experts israéliens. 
  • Jeffrey cite  Efrayim Asculai, ancien expert de l’Israel Atomic Energy Commission, qui le 1er décembre dernier publiait une analyse pessimiste sur le programme iranien.   L’article en phase avec les conclusions d’Isis remet ainsi fortement en question l’impact supposé de Stuxnet sur les centrifugeuses iraniennes.
  • Isis démontre en effet que si Stuxnet a été programmé pour s’attaquer aux centrifugeuses, il était clair dès le départ qu’il ne pourrait, pour des raisons techniques, en neutraliser qu’un nombre limité sur un laps de temps réduit (ici). Sans parler de l’absence totale de discrétion du ver qui le vouait à une découverte et une neutralisation rapide (ici). Une stratégie aléatoire donc, alambiquée et tâtonnante pas franchement dans le  style israélien (ici). Et qui s’inscrit encore moins dans la ligne de Bibi Netanyahu,  conclut Jeffrey Carr.  De fait, le  PM israélien évoque désormais des alternatives claires en cas d’échec des sanctions.

(*) Jeffrey Carr est   l’un des spécialistes en cyber intelligence les plus respectés aux Etats-Unis.  Son expertise porte notamment sur  les cyberguerres  et les attaques informatiques contre les gouvernements et les infrastructures vitales. Il est consulté régulièrement par les agences gouvernementales américaines et alliées.  Son livre best seller « Inside Cyber Warfare » (ici) a été préfacé par le patron de l’US Strategic Command (ici). Enfin, Jeffrey est le fondateur de Taia Global Inc (the name of a sword) société de sécurité physique et logique.

 

Dominique Bourra, CEO of NanoJV.
Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 14:21

 

Enquête Stuxnet

 

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STUXNET: TELEPHONE ARABE ET GROSSES CLONERIES.

 

Par Dominique BOURRA

Zataz, l’un des principaux sites de sécurité informatique français,  publie aujourd’hui un scoop planétaire, citation: « L´armée israélienne aurait mis en place un virus baptisé Crucial. Un clone puissant du virus Stuxnet pour attaquer le programme nucléaire Iranien ». (voir l’article de Zataz ici).

Les israéliens ne seraient donc pas arrêtés à la conception de Stuxnet, comme l’atteste la rumeur publique, mais fidèles à leur sulfureuse réputation, auraient mis au point un clone du premier virus pour mieux le tester sur leur propre site nucléaire. Nom de code: «Crucial». Le site spécialisé Zataz va donc beaucoup plus loin que le Canard Enchaîné et son inénarrable « Kamemiut » (ici) ou que le New York Times avec ses fantastiques centrifugeuses pakistanaises de Dimona (ici).

Le New York Times, simple rappel,  titrait d’ailleurs son papier en VO : « Israeli Test on Worm Called Crucial in Iran Nuclear Delay » (*). Tiens, tiens. Soudain tout s’éclaire et la brillante théorie fait Pschitt. L’erreur d’interprétation du titre en anglais serait bénigne si elle ne se doublait d’une petite invention, le clone, pour donner le grand frisson au lecteur. Mais comment renoncer au plaisir de charger le bouc émissaire idéal et cloîtré dans son mutisme: Israël.

 Sans rancune et rien de personnel donc contre le site Zataz (qui fait par ailleurs du bon travail), mais vrai regret que  les blogs et les médias en général renoncent fréquemment à la  rigueur d’analyse au profit du sensationalisme. Un défaut crucial …un peu trop cloné.

(*) L’article du New-York Times est lui-même basé sur des ouï-dire invérifiables, rapportés par l’opposant israélien Avner Cohen (ici).

 

DB.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 12:23

 

Et oui faut bien faire semblant de travailler, un petit coup d'Israel par ci, un petit coup par là, et le chiffre est fait même si on raconte n'importe quoi.

Merci et Bravo Dominique pour ces éclairages

 

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Par Dominique BOURRA

 

Annonce tonitruante hier dans le New York Times : Israël a testé le ver Stuxnet à Dimona. Et le journal américain, engageant sa réputation,  tartine à l’envi sur Dimona, au cœur du programme nucléaire israélien, avec ses cascades de centrifugeuses identiques à celles de Natanz…La preuve ? Le journal n’en a pas et le reconnaît.

Alors sur quoi le journaliste fonde-t-il son soi-disant scoop ? Sur les confidences de « spécialistes du renseignement et d’experts familiers de ce type d’opérations ». Il ne précise pas bien sûr s’il s’agit d’israéliens. Au passage,  le procédé ressemble à s’y méprendre à ceux du Canard Enchainé (ici), qui use de sa notoriété et de prétendues fuites au cœur du système de renseignement français pour raconter à peu près n’importe quoi. Le papier du New York Times réunit donc toutes les caractéristiques de l’opération d’intox. 

A commencer par le fait qu’il attire grossièrement et très opportunément l’attention sur le supposé programme nucléaire israélien (ici), qu’il établit ensuite le parallèle entre un soi-disant programme d’enrichissement israélien et son homologue iranien tant décrié, et enfin qu’il affirme définitivement la culpabilité d’Israël dans la très problématique attaque cybernétique Stuxnet (Stuxnet a généré plus de menaces réelles pour les nations industrialisées qu’il n’a effectué de dégâts limités et jamais prouvés en Iran).  

Pour justifier un peu ses dires, le New York Times cite toute honte bue, le sophisme ciselé d’un « expert en intelligence nucléaire américain » (ce serait donc la source ?) : « pour élaborer le ver, vous devez connaître les machines…la raison pour laquelle le ver (Stuxnet) a été si efficace est que les israéliens l’ont testé ».  Consternant et affligeant. Le journaliste poursuit en admettant que ni les américains ni les israéliens ne reconnaissent quoi que ce soit concernant Dimona, mais que « ce qui se passe là-bas et aux Etats-Unis constitue l’indice le plus fort attestant d’une collusion israélo-américaine pour saboter le programme iranien ». On ne sort donc pas du sous-entendu et du propos allusif. Pas le moindre début de preuve hormis le bavardage de personnes autorisées (à nuire à Israël et aux USA et à trahir les secrets réels ou supposés de leurs pays respectifs ?).

Tout ce qui suit relève du petit amalgame habituel.  A savoir, le patron sortant du Mossad (qui a parlé, mais pas de Stuxnet) et Hillary Clinton (qui évoque uniquement les sanctions) ont  fait état d’un recul du programme nucléaire iranien (l’analyse du patron d’Aman est bien entendu passée sous silence une fois de plus : ici). Nouveau petit coup de violon sur le thème « Stuxnet la cyber-arme la plus sophistiquée jamais déployée » ici ( au point qu’elle est tombée dans le domaine public et s’est répandue partout, faisant dire à des experts israéliens que c’était un vrai travail d’amateur : ici.). "La seule information réellement intéressante du papier c’est la révélation d’un audit de sécurité demandé  par Siemens aux américains en 2008 et concernant justement les systèmes Scada visés par Stuxnet (ce qui est normal en soi dans la mesure ou ce logiciel est on ne peut plus stratégique ici). "

Il y a deux ans raconte le New York Times, Siemens a donc chargé un laboratoire américain l’Idaho National Laboratory (ici)  en charge de la sécurité des programmes nucléaires américains d’examiner les vulnérabilités dudit logiciel de contrôle. Le journal joint d’ailleurs une petite présentation gentillette pour appuyer ses dires (ici). On notera au passage que la mise en ligne de présentation power point n’est la méthode la plus orthodoxe pour lancer une opération top-secrète, mais passons là encore, nous n’en sommes pas à un détail près.

L’éditorialiste enchaine avec une digression périlleuse sur la possession supposée par Israël de centrifugeuses pakistanaises première version type P1 (l’Iran dispose maintenant de matériel plus sophistiqué mais glissons). Et surprise,  ici la source du New York Times est nommément citée: Avner Cohen, auteur du livre “The Worst-Kept Secret” (2010), en délicatesse avec les autorités israéliennes, qui reconnaît n’avoir aucune connaissance spécifique mais « voit une forte signature israélienne (dans le ver) et pense que la connaissance des centrifugeuses est un facteur décisif. Ben voyons. A noter l’élément involontairement comique de l’article quand l’auteur cite des expériences menées par la CIA sur des centrifugeuses P1 au milieu des années 2000 pour conclure que ce sont des appareils peu fiables et mal conçus. Le scoop ! Aucune référence par contre aux convertisseurs qui constituent l’élément clé de la soi-disant stratégie Stuxnet, dont le think tank Isis (ici)  a montré la limite, voire l’inefficience. Aucun mot bien entendu du centre de recherche nucléaire Soreq et de ses départements spécialisés, preuve supplémentaire que le papier est bâclé et fondé sur des on-dit, on croit-que et peut-être plus grave, on m’a fortement suggéré d’écrire que…

 

DB.

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 16:43

Syndrome Stuxnet et problèmes de communication. L'histoire édifiante du dernier bogue sur les systèmes Scada chinois

 

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Par Dominique BOURRA

 

 

 

Au cours de ses travaux, Dillon Beresford -ici- , un jeune analyste américain basé au Texas, identifie une faille dans un système SCADA fabriqué  par la société chinoise Wellintech -ici- basée à Pékin (les systèmes scada permettent la surveillance et le  contrôle à distance des processus industriels.  Ceux du géant allemand Siemens, ont gagné une notoriété planétaire après avoir été visés par le virus Stuxnet l’an dernier). Le jeune analyste américain mentionné plus haut, exerce ses talents au sein de NSS Labs (ici), un grand laboratoire de tests et d’analyses de menaces cybernétiques basé à Austin, Texas; il dispose donc de tous les moyens pour effectuer des diagnostics irréfutables.

Lors de sa découverte en septembre 2010, en pleine affaire Stuxnet, il décide d’informer immédiatement les chinois de l’existence de cette vulnérabilité sur leurs systèmes afin d’éviter toute catastrophe future. Il envoie donc  le 28 septembre un mail d’alerte au CERT chinois -ici -(Les « Computer Emergency Response Team » sont des centres d’alerte et de réaction aux attaques informatiques présents dans chaque pays) ainsi qu’au CERT américain ; l’USCERT ici

Le système chinois concerné est l’une des applications SCADA les plus utilisées en Chine dans les processus industriels. L’existence en son sein d’une vulnérabilité critique telle que celle mise à jour par le jeune analyste américain, permet théoriquement à des pirates d’exploiter le bogue  en injectant des codes aléatoires à des fins de sabotage (selon les mécanismes décrits dans l’affaire Stuxnet, puisque dans ce dernier cas le virus pénétrait les systèmes grâce à 4 vulnérabilités inconnues). L’information révélée par Beresford aurait donc du susciter une réaction immédiate côté chinois compte tenu de la gravité des enjeux…

Au lieu de cela il s’est écoulé plusieurs mois avant qu’un patch ne soit édité pour corriger la vulnérabilité découverte en septembre. Le CERT chinois, qui n’avait tout simplement pas vu le courriel, a d’ailleurs reconnu son erreur et indiqué qu’il recevait chaque jour des milliers de mails ce qui n’excusait pas pour autant l’omission d’un message d’une telle importance.

En fait c’est Art Manion, un membre du CERT américain, employé au SEI -ici- un centre de recherche de pointe proche du ministère de la défense US -ici- ,  qui en novembre dernier a fini par avertir son homologue chinois du fameux bogue sur les systèmes de contrôles chinois. Le CERT chinois a ensuite contacté le constructeur pékinois Wellintech pour l’informer de la faille dans sa solution.  Un patch a donc été réalisé très rapidement en décembre, mais l’information utile vient juste d’être rendue publique cette semaine et les légers dysfonctionnements en cascade ont été dévoilés par la même occasion sur « threat post », le site d’informations de Kaspersky Labs ( ici).  Un cas d’école à méditer en l’an I de « l’ère Stuxnet ».

 

Dominique Bourra, CEO of NanoJV.
Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

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