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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 16:41

Dossier sur le Scandale de l'UNRWA

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Les employés de l’UNRWA/ONU sont "catégoriquement opposés" à un enseignement de la Shoah qui "brouillerait les esprits" des enfants palestiniens.

BANNER-ITAMAR.jpg

Par Itamar Marcus

 

C'est vrai qu'il est préférable d'enseigner la thèse négationniste de Mah'moud ABBAS !!!! - ou même glorifier les terroristes auteurs d'attentats sanglants pour leur bravoure

ABBAS accusé de négationnisme - demande pour que sa thèse soit retirée de l'enseignement universitaire

ou encore leur inculquer le mensonge

>L'A.palestinienne raye Israël de la carte - Dans les écoles,livres scolaires et administrations et est prête pour le futur état à la place d'Israël. 

ou même glorifier les terroristes auteurs d'attentats sanglants pour leur bravoure

>Un «cadeau» Palestinien pour la Pâque – La promotion officielle du terrorisme palestinien

 Le lendemain du massacre d'Itamar L'A.Palestinienne inaugure un square à la gloire d'une kamikaze responsable d'un des plus grave attentat en Israël et tant d'autres

"Palestiniens" - Arrêtons de nous voiler la face

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Les employés de l’UNRWA des écoles palestiniennes ont annoncé leur « opposition catégorique » à l’enseignement de « l’Holocauste des Juifs » aux enfants palestiniens. Cette annonce faite par le Syndicat des employés de l’UNRWA a été diffusée en réaction à la décision de l’UNRWA d’inclure l’enseignement de l’Holocauste dans son programme scolaire sur le thème des « droits de l’Homme ». Selon le Syndicat des employés de l’UNRWA, enseigner la Shoah aux enfants palestiniens « brouillerait les esprits » des enfants.

Voici l’article du journal quotidien officiel de l’AP : 

Titre : « Le Syndicat [des employés de l’UNRWA] a souligné son opposition à l’enseignement de l’Holocauste des Juifs dans le cadre du programme scolaire des écoles de l’Agence [UNRWA]… »
« Le Syndicat des employés [de l’UNRWA] a souligné son opposition catégorique à l’enseignement de l’Holocauste des Juifs dans le programme éducatif des écoles de l’UNRWA sur le thème des droits de l’Homme. Le syndicat a affirmé : ‘Nous affirmons notre opposition catégorique au fait de brouiller les esprits de nos élèves’ par le bais de l’enseignement de l’Holocauste dans le programme d’étude des droits de l’Homme, et soulignons l’enseignement de l’histoire de la Palestine et des actes de massacre qui ont été perpétrés envers les Palestiniens, dont le plus récent fut la guerre contre Gaza.’
[Le président du syndicat, Suheil] Al-Hindi a expliqué à l’Agence France Presse que l’UNRWA ‘avait approuvé l’enseignement de l’Holocauste…’ mais que [l’enseignement] n’avait pas encore débuté. »
[Al-Hayat Al-Jadida, le 14 avril 2011]
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 06:23

 

Bann C.E.NEPHTALI

A propos d’un documentaire sur Maurice Papon et de la parution de ces Mémoires

Par Charles-Etienne Nephtali 

pour © 2011 www.aschkel.info

France 2 diffusa jeudi dernier, en seconde partie de soirée, un excellent documentaire d’Emmanuel Hamon relatif à l’infâme M. Papon, ce « caméléon de la politique » (l’expression n’est pas de moi), documentaire qui me fit revivre des événements d’il y a quelques années.

 

J’ai en effet retrouvé dans mes archives 3 textes personnels sur Papon. Le premier, daté du 7 novembre 1999, suite à sa comparaison à Victor Hugo, le second daté du 18 mars 2007 dans lequel je faisais une comparaison entre Pinochet et Papon et le troisième, du 18 mars 2007 également, beaucoup plus long, dont j’actualise ici des références, où je relatais le procès Papon.

 

De plus, je viens d’apprendre que les Mémoires de Papon seront publiées fin avril-début mai……………………..comme par hasard, juste au moment du Yom HaShoah.

 

Excellent documentaire de France 2 donc en ce sens qu’il retrace le parcours politique de cet homme bardés de décorations…………………et ce certains principes. De cet homme successivement pétainiste, gaulliste, giscardien et « barriste » (je fais allusion à M. Barre dont il fut ministre de son gouvernement).

 

Il est à remarquer que Papon, quoi qu’il ait pu en dire, avait un point commun avec MM. Pétain, de Gaulle, Giscard d’Estaing et Barre : le regard qu’il portait sur les Juifs. L’ex-Maréchal Pétain ne les aimait pas (c’est un euphémisme) et signa et corrigea même en l’aggravant le « statut des Juifs » (*), le Général de Gaulle trouvait qu’ils appartenaient à un peuple « sûr de lui et dominateur », M. Giscard d’Estaing ne daigna même pas visiter l’Etat juif qu’il se contenta de regarder à la jumelle depuis la Jordanie, quant à M. Barre, il les distingua par 2 fois à des « Français innocents » (**).

 

 

(*) En octobre 2010, suite à la découverte du « statut des Juifs » annoté de la main de Pétain, R. Paxton déclara : « J'ai écrit dans La France de Vichy qu'il était "indifférent" au sort des Juifs... Mais ce document bouleverse cette interprétation. Il passe du statut de l'acteur passif à l'acteur véritable. Il aurait même été plus loin que ses collègues... ». Pour sa part, Serge Klarsfeld déclara entre autres « Ce document montre qu’il a bel et bien imprimé sa marque antisémite; il voulait montrer aux Allemands qu’il l’était autant qu’eux ».

(**) Ce Monsieur, déjà auteur de l’indécente déclaration d’octobre 1980 lors de l’attentat contre la Synagogue de la rue Copernic faisant une différence entre des Juifs en prières et des « Français innocents » et qui déclencha le 17 octobre 1997 la polémique en affirmant que Papon, « homme dévoué et efficace », aura été « un bouc émissaire », « insista » à nouveau, peu de temps avant de quitter ce monde, sur les « Français innocents » rappelant au passage son amitié pour Gollnish, cet homme condamné pour propos négationnistes.

 

Charles Etienne NEPHTALI

17 avril 2011

 

*

*      *

Caïn, Victor Hugo et....Papon

 

« L’œil était dans la tombe et regardait Caïn » conclut Victor Hugo à qui Papon,« le misérable », eut le front de se comparer. Mais, ne s’était-il pas déjà comparé, c’est un comble, au Capitaine Dreyfus ? Si Victor Hugo s’exila 18 ans suite au coup d’Etat de L.-N. Bonaparte pour échapper à la police, Papon, 18 ans après le début de l’instruction le concernant, a fui pour échapper à la justice (1), refusant de collaborer avec elle en 1999, lui qui collabora si bien en 1940.

Ce même Papon, si respectueux des lois sous Vichy, ne les respecte plus maintenant, s’enfuyant comme un vulgaire voleur.

Ce même Paponqui, haut fonctionnaire, traquait ceux qui avaient de faux papiers, fut arrêté avec un faux passeport. Comme eux, il emprunta un nom, mais pas n’importe lequel, un nom à particule, s’il vous plaît !

C’est de sa main que Caïn tua. Papon le fit avec son stylo, signant des listes d’hommes, femmes, vieillards, enfants, bébés dont le seul crime était d’être Juifs. Caïn eut des remords (l’œil, sa conscience, le regardait). Papon n’en eut aucun d’avoir fait entasser ces malheureuses gens sans défense dans des wagons en direction de Drancy…………....et de la mort.

Pendant près de 60 ans, ce n’est pas un œil qui regarda Papon mais 1690 paires d’yeux, dont 250 appartenant à des enfants, des yeux qui, de là-haut, suivirent ses faits et gestes du temps de sa superbe jusqu’à sa lamentable et, heureusement, courte cavale puis son incarcération. Ces pauvres yeux qui ne devaient pas comprendre pourquoi cet homme, couvert d’honneurs alors qu’il aurait dû l’être de honte et d’opprobre, eut une telle carrière sans être inquiété. Ces yeux, enfin apaisés, justice leur ayant été rendue...après plus d’un demi siècle !

Lorsque Papon aura quitté ce monde, le plus tard possible afin qu’il purge la peine infligée par la justice des hommes avant d’affronter celle de D.ieu, il n’y aura pas, comme pour Caïn, un œil dans sa tombe pour le regarder.

Caïn, premier criminel de l’Humanité avait une conscience, Papon, non !

(1) Le 20 octobre 1999, Papon tenta vainement de s’enfuir en Suisse. Arrêté, il fut déchu de son pourvoi en cassation.

Charles Etienne NEPHTALI

7 novembre 1999

 

P. comme Pinochet, P. comme Papon

 

Suite à la libération le 2 mars 2000 de M. Pinochet, après 503 jours d’assignation à résidence à Londres, j’en fus à me demander comment des criminels ou des complices de criminels contre l’Humanité pouvaient ainsi tromper la justice ? Car, comme des millions de téléspectateurs, je vis la « résurrection » miraculeuse de Pinochet à son arrivée à Santiago après quinze mois de « coma diplomatique ».

 

Et je ne pus m’empêcher de faire un parallèle avec Papon ! Tout le monde s’en souvient encore : le matin il était presque mourant et le soir, suite à sa mise en liberté avant son jugement, frais et dispos, il dînait dans une auberge avec ses avocats et des amis. Quelle santé ! 

 

Ainsi donc, à 2 mois d’intervalle, ces 2 « personnages peu recommandables » seront paisiblement morts dans leur lit. Quelle que soit la façon dont ils furent enterrés, les yeux de leurs victimes auront été dans leur tombe et les auront regardés…..mais pas à la façon de la « conscience » de Caïn car eux n’en eurent pas, de conscience !

 

« Ici-bas », ils auront eu plus de chance que leurs victimes avec lesquelles ils se trouvent maintenant « Là-haut »…...mais, à mon sens, pas au même endroit, ce qui ne serait que justice ! Les innocents d’un côté, les méchants de l’autre !

La veille du mois de Adar, donc deux semaines avant Pourim, Papon quittait ce monde, rejoignant Aman et tous les descendants d’Amalec persécuteurs de Juifs dont il nous est prescrit, « d’effacer sa mémoire de dessous les cieux et de ne point oublier ».

« ZAKHOR VE LO TICHKAH ».

 

Charles Etienne NEPHTALI

18 mars 2007

 

*

*      *

1.690 paires d’yeux étaient dans la tombe et regardaient Papon

 

« Ici-bas »

ou

Un accusé arrogant et sans remord

 

Papon, cet homme méprisant, méprisable détestable, répugnant, suffisant et hautain, ce haut fonctionnaire très (et même trop) zélé, très (et même trop) occupé par sa carrière, très (et même trop) obéissant, rouage d’une implacable machine de collaboration, ne renia rien de son passé, clamant son innocence et poussant l’infamie jusqu’à déclarer : « Je n’ai ni remord, ni regret et si c’était à refaire, je le referais ». Aura-t-il rencontré les 1690 personnes juives, dont 250 enfants, ces innocents qu’il a, par une simple signature, alors qu’il était secrétaire général de la préfecture de la Gironde, envoyées à la mort ……… et dans quelles conditions !

 

Un demi siècle de silences et de complaisances auront précédé ce procès historique et exemplaire (1), même si pour certains la modicité de la condamnation aura laissé un goût amer, un goût d’inachevé.

 

Un demi siècle de silences et complaisances que nous « devons », pour différentes raisons, au Général de Gaulle, à M. Giscard d’Estaing et à M. Mitterrand.

 

Un demi siècle de silences et complaisances qui permirent à Papon, décoré de la Francisque (mais il n’est malheureusement pas le seul dans ce cas, suivez mon regard en direction d’un certain ancien président de la République aujourd’hui décédé !) d’avoir, et là est le scandale,…….la Légion d’Honneur ! (2)

 

Un demi siècle de silences et complaisances qui lui permirent, alors que son « parcours » peu glorieux, et même minable, contre les Juifs et que sa responsabilité dans l’organisation des convois de la mort pour Drancy (et Auschwitz) n’étaient pas tout à fait inconnus du sommet de la hiérarchie de l’Etat,

- d’être deux fois élu Député,

- d’être nommé Préfet de Corse et de Constantine,

- d’être nommé en 1954 à un poste important auprès du Résident Général de France au Maroc et

- d’occuper en 1978 le poste de Ministre du Budget dans le gouvernement Barre, sous la présidence de M. Giscard d’Estaing, ce M. Barre qui, le 1er mars 2007, fit des déclarations (antisémites) élogieuses pour Papon au sujet desquelles, d’ailleurs, je n’ai pas eu vent à ce jour de réactions de la part de l’ancien Président de la République ci-dessus nommé !

 

Orgueilleux, alors que sa Légion d’Honneur lui fut retirée le 2 avril 1998 suite à sa condamnation à 10 ans de réclusion criminelle pour «complicité de crimes contre l'humanité», Papon sera condamné à 2.500 euros d’amende en 2004 et 2005 pour port illégal de sa décoration.

 

Malgré cela, malgré l'indignation des familles de ses victimes et de la classe politique, Papon, en guise d’une ultime provocation, en guise de « revanche post-mortem », fut enterré avec sa Légion d’Honneur. Quelle insulte inutile à ces 1.690 personnes juives, dont 250 enfants !

 

Certes, les obsèques d’une personne sont l’affaire privée d’une famille. Si celles de Papon l’étaient restées (privées), j’aurais pu écrire, pour reprendre une expression d’un certain ministre ayant abandonné son poste, certains diront « l’ayant déserté », au moment de la première guerre du Golfe, « Peu me chaut que Papon soit enterré avec sa Légion d’Honneur ». On aurait même pu y ajouter sa casquette et son uniforme de Préfet et, pourquoi pas, son stylo avec lequel il envoyait ses pauvres victimes sans défense à la mort ! Mais il en fut fait une publicité indécente, voire provocatrice, afin de respecter, paraîtrait-il, la « volonté du défunt » !

 

Cependant, à n’en point douter, sa décoration ne lui servira à rien « Là-haut ». L’insulte à la Légion d’Honneur est, je crois, le fait que cette illustre décoration ait pu être portée au même revers de veste sur lequel la Francisque le fut !!

 

Ainsi donc, après avoir connu les plus grands honneurs de la France, M. Papon est mort à 96 ans, certes libre, certes bénéficiant jusqu’à sa mort d’un traitement de faveur mais condamné. Condamné peut être pas à la hauteur de sa conduite mais condamné quand même, et là est l’essentiel !

 

Mais il aura fallu seize années de procédure pour que Papon comparaisse enfin devant la cour d’assises de la Gironde présidée par le juge Jean-Louis Castagnède (3). Il m’a été donné d’assister à quelques audiences de ce mémorable procès et d’en lire des comptes-rendus. J’ai encore en mémoire cet homme froid, plein de mépris (4), à l’œil glacial, prenant des notes et tenant tête à certains témoins d’une façon virulente malgré son âge et son « état de santé ». Et toujours, oui toujours, c’est un scandale et une honte, pas le moindre regard, pas la moindre compassion pour les parties civiles. Il aurait même eu le front de déclarer « ….., je dois vous dire que le Noël 1943 nous ne l’avons pas fêté. Je me souviens qu’avec ma femme nous avons pleuré après le départ du convoi du 23 décembre. Je n’ai cessé de porter dans mon cœur le deuil des déportés juifs » !

 

Il me souvient encore de cette audience du 31 octobre 1997 après une semaine d’interruption du procès. Ce jour-là, furent mis au cœur des débats Vichy et sa criminelle politique antisémite qui rendirent les Juifs vulnérables. Politique discriminatoire qui permit de perpétrer un « crime de masse » dénoncée par le professeur-historien américain Robert Paxton (5) lors d’une magistrale déposition de plus de trois heures suivie d’une avalanche de questions. R. Paxton insista sur la mise en place, dès le 3 octobre 1940, du premier « Statut des Juifs » (6) et poursuivit sa déposition par un historique implacable contre « L’Etat français…..[qui] a participé à la politique d’extermination des Juifs ». La défense, en la personne de Me Varaut, contesta ce témoignage estimant qu’« un historien n’était pas un témoin ». Puis il y eut une mise en cause d’Henri Amouroux, journaliste-écrivain présent à la barre.

 

Il me souvient encore de cette pénible et douloureuse audience du 22 décembre 1997 traitant du départ le 26 août 1942 de 423 personnes pour Drancy puis pour Auschwitz le 31 août, 423 personnes parmi lesquelles se trouvaient 81 enfants dont 18 furent « arrêtés » avec leurs parents lors de la rafle du 16 juillet 1942. Des enfants dont le plus âgé, Albert, avait 16 ans et le plus jeune, Léon,…..1 an (une journaliste parla même de quelques mois). Léon fut déporté avec ses frères (Maurice 3 ans, Simon 5 ans) et sa sœur (Charlotte 9 ans). Pénible et douloureuse audience pendant laquelle furent cités les noms de ces petits enfants condamnés à mort parce que Juifs, Nelly et Rachel, William et Gérard, Pauline et Jacqueline, Bertrand et Adolphe, Anna et Léon, Sylvain et David…….Ces 81 enfants embarqués avec leurs dérisoires baluchons et leurs quelques petits jouets !!

 

Il me souvient encore de cette audience du 23 décembre 1997 au cours de laquelle, pour la deuxième journée consécutive, il fut question des enfants du convoi du 26 août 1942 dont les parents avaient été déportés 5 jours plus tôt. Ces malheureux gosses jetés dans les wagons, leurs cris, leurs pleurs, un « voyage » de plusieurs jours au bout de l’enfer dans des conditions inimaginables avec la chaleur, la soif, la faim, la peur et, au final…..le gaz, le feu et la fumée pour tous ! Et pourtant Papon affirma à plusieurs reprises……..qu’il avait sauvé des Juifs ! En fin de journée, déclarant qu’il était « très fatigué et [avait] besoin de repos pour parachever sa guérison », l’audience fut renvoyée au 5 janvier 1998. « Des vacances de Noël pour Papon », ironisèrent certains !!

 

Il me souvient encore qu’à la reprise de son procès, en pleine forme malgré ses 87 ans, Papon montra et démontra qu’il était un homme à poigne n’ayant aucun mot de compassion pour la déportation des 81 enfants mais sachant s’apitoyer et s’attendrir sur son propre sort, allant jusqu’à déclarer « Je joue mon destin, ma fin de vie, ici ! » . D’une arrogance et d’une pugnacité à peine croyables, il interrompit à plusieurs reprises le procureur général, Henri Desclaux lors de cette audience du 5 janvier 1998 reconnaissant seulement, et à la limite, n’avoir commis qu’un « crime….de naïveté ». A bout d’arguments au sujet du sort des Déportés, Papon se permit cette réflexion à un avocat des parties civiles « Je ne joue plus avec vous » !!

 

Il me souvient encore de cette audience 14 janvier 1998 consacrée au 4ème convoi et à la rafle du 19 octobre 1942. Michel Slitinsky, alors âgé de 17 ans, parvint à s’évader. C’est lui qui, en 1981, « accusa » Papon via Le Canard enchaîné et grâce à des documents retrouvés par l’historien Michel Bergès.

 

Il me souvient encore de cette audience du 21 janvier 1998 au cours de laquelle Michel Slitinsky témoigna « au nom de tous les siens », de son père Abraham et de sa sœur Alice. Il raconta sa longue traque, son combat dans la Résistance et sa rencontre fortuite à Bordeaux avec deux policiers……………….auteurs de l’arrestation de sa famille.

 

Il me souvient encore de cette audience du 4 février 1998 au cours de laquelle furent évoquées la rafle du 10 janvier 1944 au cours de laquelle 228 Juifs de tous âges furent arrêtés à leur domicile et la déportation deux jours plus tard vers Drancy de 317 Juifs. Tous les Juifs arrêtés par la police et la gendarmerie françaises furent parqués….dans la Synagogue.

 

Il me souvient encore de cette audience du 10 février 1998 et du terrible et émouvant face à face entre les familles des victimes et Papon, Papon qui n’eut jamais le moindre mot de regret. Et pourtant il fut question, entre autres, de la déportation et de l’assassinat à Auschwitz le 25 janvier 1944 d’une famille entière, la mère, le père et leurs 9 enfants………..dont un nouveau né de quelques jours !

 

Il me souvient encore de cette audience du 11 février 1998 et l’évocation du dernier convoi du 13 mai 1944 composé uniquement de 57 personnes de plus de 70 ans, de malades arrachés de leur lit d’hôpital, de mutilés de guerre dont Jules Kahn,…………..amputé, Officier de la Légion d’Honneur et titulaire de la Croix de Guerre ! Manifestement, ces malheureuses gens n’allaient pas « dans des camps de travail » comme Papon le déclara la veille avant de se rétracter. Papon qui s’exclama : « Je suis la victime expiatoire des parties civiles » !

 

Il me souvient encore de cette audience du 4 mars 1998 avec le témoignage de Jean Pierre-Bloch, âgé de 93 ans, dernier survivant du « jury d’honneur » convoqué en 1981 par Papon, ce jury d’honneur qui le disculpa tout en concluant qu’il « aurait dû démissionner des ses fonctions en juillet 1942 ». Jean Pierre-Bloch affirma que l’accusé n’avait jamais été résistant contrairement à ce qu’il voulait bien faire croire et, avec humour, ajouta que si Papon avait été résistant, il ne l’aurait été que……bien clandestinement !

 

Je n’ai pas assisté aux plaidoiries mais ai encore souvenance de ce jeudi 2 avril 1998 où Papon qui, jusqu’au bout, et j’insiste sur ce point, ne manifesta aucun regret, fut condamné à dix ans de réclusion criminelle pour « complicité de crimes contre l’Humanité » après une délibération de 19 heures et après……….16 années de procédure ! A noter qu’Arno Klarsfeld, représentant Ita et Jacky Junger (7 et 3 ans) plaida le 10 mars 1998, pour « une peine équitable relevant que Papon n’était ni Barbie ni Touvier ».

 

 

*

*      *

 

« Là-haut »

ou

Paroles imaginaires d’une enfant de 9 ans (7)

« Pourquoi tu nous as fait ça, Monsieur, on ne t’avait pourtant rien fait ? »

 

« Monsieur, Monsieur, je te connais mais toi tu ne me connais pas. Je m’appelle Charlotte, j’avais 9 ans quand tu as signé un papier. Et à cause de ce papier, on m’a enfermée dans un wagon avec 80 autres enfants qui tous avaient peur et beaucoup pleuraient. Pourquoi tu nous as fait ça, Monsieur, on ne t’avait pourtant rien fait ?

 

Déjà, avant, on nous avait obligés à porter une étoile jaune sur nos habits, on n’avait plus le droit d’aller dans les parcs jouer comme les autres enfants qui n’avaient pas d’étoile sur leurs vêtements, on nous avait renvoyés de l’école. Je ne sais pas si c’est toi qui as fait ça mais c’est à cause de toi que j’ai été jetée dans ce wagon avec mes petits frères, Simon qui avait 5 ans, Maurice qui avait 3 ans et Léon qui n’avait même pas 1 an. On n’avait plus nos parents, ils avaient aussi été mis dans des trains à cause de toi et on n’avait plus de nouvelles d’eux. Pourquoi tu nous as fait ça, Monsieur, on ne t’avait pourtant rien fait ?

 

Notre train est parti le 26 août 1942. Pendant que les autres enfants qui ne portaient pas une étoile jaune étaient en vacances et s’amusaient à la plage ou ailleurs avec leurs papa, leur maman, leur frère, leur sœur, leurs amis, nous on était là, entassés dans ce wagon, on avait chaud, on avait soif, on avait faim, on avait peur. Il y en avait beaucoup qui pleuraient et les grands qui avaient 14, 15 ou 16 ans consolaient les plus petits. Mon petit frère Léon était le plus petit, il n’avait même pas 1 an. Il y avait d’autres enfants qui comme mes 2 autres frères avaient 5 et 3 ans et même moins. Pourquoi tu nous as fait ça, Monsieur, on ne t’avait pourtant rien fait ?

 

Le train a roulé longtemps pour arriver dans un endroit qui s’appelait Drancy. Il y avait plein de monde qui portaient l’étoile jaune comme nous, il y avait des messieurs, des madames, des papis, des mamies. Ils étaient arrivés de partout en France dans des autobus et dans des trains accompagnés par des gendarmes et des agents de police français. C’était horrible de voir tout ça. Et puis, on nous a mis dans un autre train, pour un autre long voyage de plusieurs jours et plusieurs nuits et même chose, on était entassés, on avait chaud, on avait soif, on avait faim, on avait peur. On faisait pipi et caca sur nous et ça sentait très mauvais. Pourquoi tu nous as fait ça, Monsieur, on ne t’avait pourtant rien fait ?

 

Et puis le train s’est arrêté dans un endroit qui s’appelait Auschwitz. On nous a fait descendre, on nous a bousculés, on nous a frappés. Dans le wagon, des gens étaient morts pendant le voyage. Là, il n’y avait pas d’agents de police français comme à Bordeaux et à Drancy mais des militaires allemands avec des gros chiens qui aboyaient. Il y avait déjà beaucoup de monde, d’un côté des messieurs, de l’autre des vieilles personnes, des mamans qui tenaient des bébés dans leurs bras et des enfants. A côté du train, il y avait des messieurs avec la tête rasée qui portaient comme des pyjamas rayés et des étoiles jaunes. Pourquoi tu nous as fait ça, Monsieur, on ne t’avait pourtant rien fait ?

 

Tout le monde a laissé les petits bagages qu’ils avaient pu emporter. Nous, les enfants, on a dû se séparer de nos nounours et de nos poupées qu’on avait encore pu garder avec nous jusqu’à maintenant. On nous a fait courir, des messieurs, des grands garçons, des grandes filles et des madames ont pris les plus petits dans leurs bras. Quand il y en avait qui tombaient, les militaires allemands criaient avec des paroles qu’on ne comprenait pas, les frappaient avec des gros bâtons ou les tuaient avec leurs fusils. Pourquoi ils nous faisaient ça, Monsieur, on ne leur avait pourtant rien fait ?

 

Et après, on nous a fait mettre tout nus, les messieurs, les madames les enfants et les bébés. On nous a fait entrer dans une grande pièce où il y avait comme des douches au plafond. On était tous serrés, on ne pouvait plus bouger. Les bébés et les plus petits étaient tenus au dessus des têtes des grands. Les enfants et des madames pleuraient. J’ai entendu des Rabbins et des autres messieurs qui faisaient des prières comme à la Synagogue. Les portes de la pièce se sont fermées et de la fumée est sortie du plafond. On avait les yeux et la gorge qui piquaient, on ne pouvait plus respirer et on est tous morts. Après, ils nous ont brûlés. Plus loin, des militaires allemands jetaient même des bébés vivants dans du feu. Dans des bâtiments, des docteurs allemands faisaient des expériences sur des bébés, des enfants, des messieurs et des madames qui étaient jumeaux. Pourquoi ils nous faisaient ça, Monsieur, on ne leur avait pourtant rien fait ?

 

On est tous montés au ciel, il y en avait qui étaient déjà là et d’autres sont arrivés après. Un jour, un groupe de 44 enfants est arrivé d’un endroit qui s’appelait Izieu. Une autre fois, un autre groupe est arrivé de Beaune-la-Rolande et Pithiviers. Ils avaient tous souffert comme nous à cause de gens méchants comme toi. A la fin de la guerre, on était ici plus de 76.000 personnes et parmi elles 11.400 enfants qui venaient de France. Mais il y en avait qui venaient de tous les pays. En tout, on était 6 millions avec 1 million et demi d’enfants. Pourquoi ils nous ont fait ça, Monsieur, on ne leur avait pourtant rien fait ? Et Pourquoi toi tu nous as fait ça, Monsieur, on ne t’avait pourtant rien fait ? Et malgré ça, sur terre, il y a des gens qui disent que tout ça n’a pas existé, que tout ça ce n’est pas vrai ou qu’il n’y a pas eu autant de morts. Dernièrement, en France, un ancien ministre important qui ne doit pas beaucoup aimer les Juifs a dit que tu étais un monsieur très bien et que tu n’aurais pas mérité d’être jugé parce que tu n’avais fait que ton devoir. C’était ton devoir, Monsieur, d’envoyer des innocents à la mort ? Il devrait avoir honte ce monsieur qui est maintenant devenu vieux. Nos Parents et nous, on n’a pas eu cette chance de devenir vieux et pourtant, on n’avait rien fait de mal. On était seulement Juifs.

 

Tu sais, du ciel on voit tout et on sait tout même quand on arrive ici tout petits. On a tous vu comment toi, qui avais été très méchant avec nous, tu as été honoré après le guerre. Tu as été un monsieur très important, tu as eu plein de décorations qui ne te serviront à rien ici. Nous, on se demandait bien pourquoi, on ne comprenait pas. Et puis un jour tu as été attrapé grâce à un Monsieur de Bordeaux qui s’appelle Slitinsky. Sa famille avait été arrêtée à cause de toi. Il y a aussi un Monsieur qui s’appelle Klarsfeld qui a fait beaucoup de recherches pour attraper des gens comme toi et des autres criminels. Grâce à lui, il existe maintenant des livres où on peut voir nos photos et savoir plein de choses sur nous (8). Heureusement qu’il y a des gens comme ce Monsieur sur la terre ! Heureusement aussi qu’il y avait des gens gentils en France qu’on appelle des Justes qui ont sauvé des Juifs et qui ont caché beaucoup d’enfants qui ont eu plus de chance que les 11.400 enfants que nous sommes ici. Toi en bas, sur terre, tu as une tombe avec ton nom et des fleurs. Pour nous, il n’y a pas de tombe. Mais grâce à Monsieur Klarsfeld, on commence à nous connaître et savoir qui on était. Grâce à Monsieur Klarsfeld, il y a des plaques sur les murs des écoles où on allait avant qu’on porte l’étoile jaune et qu’on nous renvoie.

 

Tu sais, du ciel on voit tout et on sait tout même quand on arrive tout petits. On a tous vu comment tu as été jugé et comment tu ne regardais même pas nos familles ni ceux qui venaient dire ce qu’ils savaient. On a tous entendu dire que tu referais ce que tu as fait si c’était à refaire. Pourquoi tu as dit ça et pourquoi tu nous as fait ça, Monsieur, on ne t’avait pourtant rien fait ? On a vu comment on faisait attention à ta santé. Tu as eu de la chance parce que toi, tu ne t’es pas inquiété de tout ça pour nous les enfants, ni pour les papis, ni pour les mamies. On nous a fait souffrir et on nous a tués.

 

Après la fin de la guerre, il y a d’autres Juifs, des enfants, des messieurs et des madames qui sont arrivés ici. Ils venaient d’un pays, Israël, que je ne connaissais pas. Ils avaient été tués avec des bombes et des fusils par des gens qu’on appelle des Arabes. Ils n’avaient pas des prénoms comme nous, ils s’appelaient Shalevet, Golda, Noam, Matan, Rony, Samy, Moshe, Ehoud, Lior, Mataï et plein d’autres prénoms encore qu’on n’avait pas en France. Pourquoi des gens comme toi, pourquoi des Allemands, pourquoi des Arabes et pourquoi plein d’autres gens encore nous ont fait ça, Monsieur, on ne leur avait pourtant rien fait ?

 

Si je n’avais pas été tuée à cause de toi, j’aurais maintenant 74 ans, je serais une mamie, j’aurais eu des enfants et des petits- enfants qui peut être auraient été docteurs, ingénieurs, écrivains, journalistes et même avocats et juges, comme les juges qui t’ont condamné pour tout le mal que tu nous as fait. Si les 6 millions de Juifs n’avaient pas été tués, il y aurait eu en bas, sur terre, plus de chercheurs et plus de docteurs et peut être que beaucoup de maladies n’existeraient plus maintenant.

 

Il y a quelques semaines, un Monsieur qui s’appelle l’Abbé Pierre est arrivé ici. C’est quelqu’un qui avait fait beaucoup de bien sur la terre. Mais il était l’ami d’un monsieur qui disait que ce qui nous est arrivé n’était pas vrai. Et il y a quelques jours, une Madame qui s’appelle Lucie Aubrac est aussi arrivée ici. Elle avait presque ton âge. Elle a eu beaucoup de courage pendant la guerre. Avec son mari, avec Monsieur qui s’appelle Jean Moulin et avec d’autres gens, elle a résisté aux Allemands. Pas comme toi ! Tu sais, du ciel on voit tout et on sait tout même quand on arrive tout petits.

 

Pendant longtemps en France on disait que c’étaient que les Allemands qui étaient responsables de tout ce qui nous est arrivé mais il y a douze ans, le Président de la République qui s’appelle Jacques Chirac a reconnu que la France et des gens comme toi étaient responsables de la souffrance des Juifs et de la mort de nous tous pendant la guerre. Tu vois qu’on a eu raison de te juger et de te condamner. Heureusement que tu es resté vivant longtemps, comme ça, tout le monde sur la terre a pu savoir tout le mal que tu nous as fait.

 

On était tous innocents Monsieur et c’est pour ça qu’on est tous ici dans cette partie du ciel avec ceux qui étaient gentils sur la terre. Mais des gens méchants et lâches comme toi qui s’attaquaient à des innocents sans défense ne resteront pas ici avec nous. Tu partiras avec tous les méchants et les lâches ailleurs, dans un autre endroit où c’est pas bien du tout et où tu souffriras. Tu seras puni pour tout le mal que tu nous as fait. La justice ici au ciel est plus sévère et surtout plus juste qu’en bas sur terre. Tu ne pourras plus trouver d’excuses et dire n’importe quoi devant cette justice.

 

Ici, D.ieu reconnaît ceux qui sont gentils et ceux qui sont méchants.

 

*

*      *

 

Pour ma part, après « ces paroles » de Charlotte, j’aurais pu écrire que « D.ieu reconnaîtra les siens » et, en l’adaptant aux agissements de Papon, je ferais mienne la phrase qu’écrivait le regretté Professeur Vladimir Jankélévitch dans « L’imprescriptible » en inversant les termes de la prière de Jésus dans l’Evangile selon Saint-Luc :

 

« Seigneur, ne pardonnez pas à Papon car il savait ce qu’il faisait »

 

 

Charles Etienne NEPHTALI

Le 18 mars 2007

____________________________________________________________

(1)  Papon fut le seul haut fonctionnaire du régime de Vichy a passer devant la Justice, Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, ami et protégé de M. Mitterrand, fut abattu peu de temps avant l’ouverture de son procès.

(2)  Le 12 juillet 1961, le Général de Gaulle remis la Légion d’Honneur à Papon, Préfet de police de Paris entre 1958 et 1967

(3)  Par une étrange coïncidence, par un hasard du sort, Monsieur Jean-Louis Castagnède est mort à 61 ans quelques heures après ce dernier.

(4)  Il est vrai que ce Monsieur était méprisant avec tout le monde, sauf avec ses supérieurs hiérarchiques avec lesquels, paraît-il, il était servile et obséquieux. Un ami me racontait dernièrement que Papon, alors Préfet, ne le regardait même pas lors de certaines réunions bien qu’il fut Haut-fonctionnaire à Constantine.

(5)  L’historien R. Paxton entama ses travaux dès 1967 s’appuyant sur des archives allemandes, américaines et anglaises et, beaucoup plus tard, françaises.

 Dès les 3 et 4 octobre 1940, le « statut des Juifs » (renforcé le 2 juin 1941) allait plus loin que l’ordonnance allemande du 27 septembre 1940 dans sa définition de la « race juive ».

(7) Partie volontairement rédigée comme une enfant de cet âge parlerait. Quant à ses connaissances, elles sont naturellement fictives et supposées acquises par « quelqu'un qui est au ciel ».

(8)  L’Association des Fils et Filles Déportés Juifs de France édite, grâce aux énormes travaux et recherches de Serge et Béate Klarsfeld entrepris en 1994 « Le Mémorial de Enfants Juifs déportés de France ». A ce jour, près de 3600 visages d’enfants assassinés dans « la nuit des camps » sont visibles dans l’ouvrage d’origine et ses 7 additifs que chacun d’entre nous se devraient d’avoir dans sa bibliothèque. Ces documents, que j’acquiers régulièrement dès leur parution et dont j’offre des exemplaires à l’occasion de fêtes familiales, comportent, outre les photos émouvantes de ces malheureuses petites victimes innocentes du temps où la vie était belle, du temps de leur bonheur et de leur vie familiale, leur nom, prénoms, date et lieu de naissance, adresses d’arrestation, centres de rassemblement, numéros et dates des convois qui les conduisirent à leur anéantissement. Je possède d’ailleurs pratiquement tous les ouvrages publiés par les FFDJF. Régulièrement de nouveaux additifs sont publiés.

A l’Hôtel de Ville de Paris se tient en ce moment une remarquable exposition organisée par les FFDJF et la Mairie de Paris sur « Les 11.400 enfants Juifs déportés de France entre juin 1942 et août 1944 ». Tout le monde devrait s’y rendre. Vous y verrez les petits visages innocents de celles et ceux qui aujourd’hui auraient pu être nos Parents ou nos Grands-Parents sans la sauvagerie et l’inhumanité de gens comme Papon.

 

Charles Etienne NEPHTALI

18 mars 2007

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 10:19

 

Bann C.E.NEPHTALI

Merci Charles-Etienne

 

Commémoration du 68ème anniversaire du Soulèvement
du Ghetto de Varsovie

Par Charles-Etienne NEPHTALI

© 2011 www.aschkel.info

 

 

 



 

 

En fin d’après-midi, hier, je me trouvais au Mémorial de la Shoah afin d’assister à la Commémoration du 68ème anniversaire du Soulèvement du Ghetto de Varsovie le 19 avril 1943, le soir de Pessah. Coïncidence des dates, Pessah tombe cette année un 19 avril également !

 

     L’assistance était certes nombreuse mais « vieillissante » et je ne pus m’empêcher de me poser cette question angoissante : qu’en sera t-il dans quelques années ?

 

     Plusieurs personnalités prirent la parole. Entre autres, M. Yossi Gal, Ambassadeur d’Israël, M. Tomasz Orlowski, Ambassadeur de Pologne, M. François Zimmeray qui s’insurgea contre la banalisation des mots et M. Richard Prasquier, Président du CRIF.

 

     Il fut rappelé le rôle de l’historien Emmanuel Ringelblum qui collecta et enterra en 3 lots tous les documents pouvant servir à écrire l’histoire de la vie, ou plutôt de la survie, des Juifs à l’intérieur du Ghetto. 2 de ces lots furent retrouvés en septembre 1946 et en décembre 1950 représentant 6.000 documents soit au total 35.369 pages. Emmanuel Ringelblum, sa Femme Judith et son Fils Ouri âgé de …….13 ans furent fusillés par les Allemands le 7 mars 1944.

 

     Créé par cynisme le 12 octobre 1940, le jour de Kippour, près de 400.000 Juifs furent entassés par les Allemands à partir de 19 novembre 1940 dans le Ghetto qui représentait 8% de la superficie de la ville de Varsovie. 40% de la population de Varsovie enfermés dans 8% de sa superficie !

 

     A partir du 22 juillet 1942, plus de 280.000 Juifs furent déportées et assassinées à Tréblinka. L’Organisation Juive de Combat fut fondée dès le 28 juillet 1942 et l’Insurrection débuta le 19 avril 1943 lorsque les Allemands décidèrent de déporter les Juifs restants dans le Ghetto. Vous connaissez la suite, les courageux Combattants se battirent jusqu’au 16 mai contre l’armée la plus puissante et la plus armée d’Europe et ce pratiquement sans arme. Il est à noter que les Allemands avaient prévu de liquider le reste du Ghetto en 3 jours ! 

 

     Pendant le Soulèvement, 7.000 juifs furent tués, 6.000 furent brûlés vifs ou asphyxiés et le quartier fut entièrement détruit.

 

    Au cours de la Cérémonie, des témoignages de Jan Karski et des Combattants du Ghetto furent lus en Français et en Yiddish et la chanteuse Talila interpréta des chansons en Yiddish.

 

    Les prières El Male Rahamim et le Kaddish, dites par le Rabbin Mevorah Zerbib clôturèrent cette émouvante Cérémonie qui dura près de 2 heures.
  
    Chabbat Chalom et 'Hag Pessah Saméah. Ayons une pensée pour ces glorieux Combattants et pour notre Fils et Frère Guilad qui passera son 5ème Pessah loin de ses Parents, loin de tout, dans la solitude absolue, détenu par des sauvages !
Charles Etienne NEPHTALI
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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 20:14

 

 

Comment la science récupère les expérimentations criminelles de scientifiques nazis ?

 

par Jean Aikhenbaum

pour  © 2011 www.aschkel.info 

 

 

Expérimentations et scientifiques nazis.

 

Les sujets que nous allons aborder, qui ont  rapport à la dernière guerre mondiale sont différents de ceux que vous avez l'habitude de voir traiter et. Si nous avons choisi de faire un travail sur ce sujet, c'est pour des raisons bien précises. La première d'entre elles, c'est que ces faits sont la plupart du temps totalement ignorés du grand public et que seuls quelques spécialistes leur consacre ou leur on consacré du temps. A tel point comme vous pourrez vous en apercevoir des choses primordiales n'ont fait l'objet que de peu de recherches. Ces lacunes, sont en partie explicable pour les raisons que les chercheurs ont besoin de crédits pour poursuivre leur travail. Sans crédit, pas de recherches, sans recherches pas de connaissance, sans connaissance, des faits importants du passé, qui conditionnent notre présent, tombent dans l'oubli.

Ce petit préambule pour vous dire que nous allons vous parler de sujets bien différents qui traits à le 2ème guerre mondiale. Ils ont en commun « la science » et d’avoir fait partie de travaux de recherche de scientifiques nazis.

 

Expérimentations faites sur les déportés et internés

Les deux premiers sont dramatiques, puisqu'ils touchent à des expérimentations faites sur les déportés, et internés par les scientifiques du 3ème Reich qui n'avaient pas plus que les communs des nazis, d'états d'âme particuliers. Ils étaient là pour une tâche bien précise et en fonctionnaires rigoureux l'ont effectué en mettant en œuvre toutes leurs compétences et leur savoir.

Tous les scientifiques allemands ne se conduisirent pas de la sorte, quelques uns  quittèrent l'Allemagne. Les savants nazis retardèrent-ils leurs  travaux sur la bombe atomique, pour ne pas la mettre entre les mains d'Hitler, rien n'est moins évident. On sait qu'en 1941, Niels Bohr, prix Nobel de physique en 1922, qui était directeur de l'Institut de physique théorique de Copenhague rencontra Heisenberg physicien allemand qui avait été son élève. Heisenberg aux dires de certains, aurait tenté de faire passer aux scientifiques alliés, qu’il connaissait bien,  un  message afin de mettre un frein à leur travail respectif sur la fission nucléaire. Cette thèse est peu  crédible, puisque les nazis continuèrent leur recherche sur l’atome. Bohr,  quitta le Danemark en 1943 pour se joindre à l'effort de guerre des alliés. L'histoire ensuite on la connaît, les Américains les premiers disposèrent et utilisèrent l'arme nucléaire.

Mais, même si quelques rares scientifiques allemands eurent quelques scrupules à contribuer à l'effort de guerre nazi, ce ne fut pas le cas de la majorité d'entre eux. Nombreux,  avides de gloire, ou de tranquillité  contribuèrent activement et se montrèrent très coopératifs avec le  pouvoir.

Il nous semble ici intéressant de faire une distinction, même si dans l'horreur ces travaux sont inadmissibles, condamnables indignes d'hommes qui se veulent ou se croient civilisés, il n'en reste pas moins des travaux de recherches qui reposent sur des bases indiscutablement scientifiques, ou l'horreur et l’ignominie dans leurs objectifs certes, ne peut être écarté mais qui néanmoins débouchent sur des faits mesurables et qui restent des travaux scientifiques au sens propre du terme.

Il en va tout différemment pour les faits que nous allons vous exposer dans la troisième partie de notre exposé, (voir Aurochs, le retour…d’une supercherie scientifique nazie – Daszkiewicz Piotr – Aikhenbaum Jean – HSTES Paris – l’ensemble du dossier est consultable sur ICI qui concernent la mise en place et l'exploitation  d'une supercherie nazie dont l'origine  remonte aux années 20 et qui s'est poursuivie jusqu'à la signature de l'armistice.

Nous voulons également vous dire, que nous avons publié sur ces différents sujets plusieurs articles  deux dans Actualités Juives, dans une   version grand public, et un plus spécifiquement destiné à des spécialistes dans le Courrier de l'Environnement de l'Institut National  de la Recherche Agronomique.

Ce travail est dédié  aux victimes, mais également aux témoins qui nous les ont fait connaître à savoir :

à Monsieur le Professeur T.CHROSCIELEWSKI, dont nous parlerons

à Monsieur le Professeur W.SKURATOWICZ officier de la résistance polonaise et déporté dans le camp de concentration de Majdanek,  Professeur de zoologie de l’Université de Poznan, a qui nous devons avoir eu connaissance de travaux de Heck.

A Monsieur le Professeur Dvorjetski, survivant du ghetto de Vilnus, professeur de médecine et d'histoire des sciences à l'Université de Tel-Aviv, qui nous a permis de réaliser le travail sur le Dieffenbacchia

à Madame le Professeur Christina DASZKIEWICZ, professeur de droit pénal à l'Université de Poznan, spécialiste des crimes de guerre. Officier dans l'armée clandestine polonaise A.K et auteurs de plusieurs ouvrages.

Ces articles paraîtront également dans les prochains numéros du journal que publie l'association des Enfants cachés.

 

La récupération des expérimentations criminelles nazies par la science actuelle

            Ce n'est qu'avec un retard de plusieurs mois que nous avons appris avec tristesse le décès  de M. le professeur T. Chroscielewski. Il était Chercheur à la Faculté de Médecine de Poznan en Pologne. C'était l'un des personnages  clé de la vie intellectuelle de la Pologne de l'après guerre. Il avait été officier de A.K. (l’armée clandestine polonaise), et avait été déporté au camp concentration d'Auchwitz. Le professeur T. Chroscielewski était  fortement attaché aux valeurs démocratiques. A plusieurs reprises, il prendra courageusement position   pour  s'opposer au pouvoir communiste en place. C'était également un médecin légiste  réputé,  il fut par exemple l'initiateur de la contre-expertise médico-légale dans l'affaire de l'assassinat par la police politique communiste du père Popieluszko. Nous avons eu la chance de le rencontrer au cours de notre dernier voyage en Pologne. Le sujet de notre conversation était lié à l'ouvrage (que nous sommes en train de préparer) sur les "récupérations d’expérimentations criminelles nazies contre l'humanité" par la science et les techniques actuelles. Le professeur Chroscielewski pendant plusieurs années mena un combat difficile, contre l'utilisation par les étudiants de  manuels d'anatomie et de physiologie faits à partir d'expérimentations  sur les "cobayes humains" par les médecins et scientifiques nazis.

            La ville de Poznan a été l'une de premières villes polonaises occupées par l'armée allemande en 1939. Les répressions contre la population civile furent particulièrement féroces, la ville fut déclarée allemande et la grande majorité de la population polonaise "déplacée". Dès leur  retour dans la ville en 1945, les chercheurs de la Faculté de la Médecine firent  une macabre  découverte. Les sous-sols du bâtiment universitaire du Collegium Anatomicum recélaient une quantité importante  de cadavres. Une certaine partie d’entre eux, dont ceux de quelques soldats de la résistance furent identifiés.  Mais la grande majorité demeure toujours à ce jour anonyme. La ville avait été libérée trop rapidement pour que les "scientifiques" allemands réussissent à détruire toutes les preuves de leur horrible besogne. La documentation abandonnée, l'analyse des nombreux organes humains conservés dans le formol, les interrogatoires du personnel allemand subalterne arrêté juste après la libération ne laissent planer aucun doute. Il s'agissait d’expériences faites sur des "cobayes humains" et la grande collection anatomique  trouvée résultait de l'assassinat de prisonniers et d'internés. Ces documents révèlent  que plusieurs exécutions furent spécialement commandées par des chercheurs-medecins aux fins d'obtenir un matériel "intéressant". Ces derniers surveillèrent  personnellement les exécutions ils expliquèrent soigneusement au bourreau comment assassiner proprement, pour que "le matériel obtenu" soit "utilisable scientifiquement".

 

Des criminels nazis identifiés et nullement inquiétés

            Les noms des  responsables de toutes ces atrocités sont bien connus:

On y trouve notamment le professeur Hermann Voss. Après la guerre Hermann Voss fut récupéré par la RDA, il n'a nullement été inquiété  et  devint même l'un des "mandarins" de la médecine de l’Allemagne Communiste.  Il continua à travailler et à enseigner  pour   diverses universités de RDA. Sa position importante le tiendra hors de portée de la justice polonaise qui était  totalement contrôlée à cette époque par les communistes. Dans la version "officielle" de l'historiographie marxiste tous les criminels de guerre étaient jugés et condamnés.  S’ils ne l’étaient pas, c’est qu’ils se trouvaient en R.F.A, ou éventuellement en Amérique du Sud, mais ne pouvaient faire partie  des  autorités scientifiques de RDA. On voit à travers cet exemple, ce qu’il en était réellement.

            Le Professeur T. Chroscielewski avec une petit équipe de chercheurs réussit à conserver la documentation faites par les nazis sur ces crimes et plus particulièrement celles qui avaient trait aux activités de Voss. Lui-même scientifique et pathomorphologiste il constata avec effroi,  que plusieurs publications scientifiques de Voss publiées après la  guerre étaient...basées sur ses recherches effectuées sur les internés et prisonniers durant la guerre. Bien évidement, Voss avait pris soin de modifier  les dates et les lieux, mais il n'y avait pas le moindre doute. Les résultats publiés étaient identiques en tous points  à ceux   effectués sur les prisonniers de guerre. Mieux encore, certain de son impunité, Voss ne prit même pas soin de modifier ses communiqués.  La documentation retrouvée en 1945 à Poznan,  était reproduite la plupart du temps mot pour mot. Comme dans l'horreur la limite n'existe pas, ces recherches criminelles sont  à l’origine  d'un manuel d'anatomie destiné aux étudiants. Ce manuel eu un grand succès international. Il fut, ce que l'on peut appeler un best seller. On compte pas moins de 15 éditions en langue allemande et trois en langue espagnole dont une destinée à l’Argentine.

Nous avons pu consulter une édition de 1979. D’après M. Chroscielewski, il y  eu  d'autres  éditions postérieures de cet ouvrage, dont nous pouvons vous fournir les référence.  (Taschenbuch der Anatomie, Hermann Voss, Robert Herlinger Edition Veb Gustav Fischer  Verlag Jena 1979).

Mais le véritable choc s’est produit,  quand M. le professeur  Chroscielewski apprit que le manuel avait été vendu à un éditeur polonais, dans le but de l’utiliser pour les cours d'anatomie. L'intervention de groupes de chercheurs polonais fut immédiate, le manuel fut retiré de la vente et interdit. De plus,  d'après le professeur Chroscielewski il existe disponible des manuels de qualité supérieure anglais ou américain dont la rédaction ne porte aucune ambiguïté éthique, mais dont apparemment les droits  d'édition sont plus chers. Les chercheurs polonais firent  à la suite de cette affaire un dossier sur cet "ouvrage" et sur l'activité de Voss et l’adressèrent à plusieurs organismes internationaux de médecins. Hermann.  Voss osa  prétendre que "les chercheurs  Polonais avaient falsifié son curriculum vitae" et que les recherches faites à Poznan pendant l'occupation de la Pologne étaient utiles et "servaient toujours  l'humanité". Il a fallut attendre  l'unification allemande et l’action de journalistes berlinois pour que le manuel disparaisse (seulement en partie) des programmes universitaires.  Mais, rassurez-vous,  personne n'a jamais puni   Voss,  personne n’a songé non plus à retirer les titres de "Docteur Honoris Causa" que détient "ce grand savant allemand". Malgré son autorité scientifique incontestable le Professeur T. Chroscielewski n'a jamais réussi changer cette situation.

 

 

Piotr Daszkiewicz – Dr es-Sciences - Historien des Sciences - biologiste

Jean Aikhenbaum - H.S.T.E.S Paris

L'assassinat massif de prisonniers pour "enrichir les collections anatomiques" était un crime commis plus souvent que nous pouvons le supposer. Ce particularisme de l'histoire  est moins étudié que l'expérimentation mais il existe d'autres exemples bien connus,  comme celui de la collection de squelettes du "professeur" Hirt de Strasbourg, qui afin de   "faire des études  d’anatomie comparative entre les Juifs et "d’autres races",   fit      assassiner 170 personnes et leur corps furent mis à la disposition de cette "collection" (dans cette collection, on répertorie 129 Juifs, 2 Polonais, 4 Asiatiques et 35 victimes d’origines incertaines). 

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 10:14

 

 

 

 

Le journal quotidien de l’Autorité palestinienne : Depuis plus de 60 ans, la Shoah « crée… controverse et falsifications »

 

par Itamar Marcus et Nan Jacques Zilberdik

 

relire aussi

>Les deux visages du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas Docteur Mazen et Mister Abbas

 

Formation universitaire de Mahmoud Abbas. Celui-ci a en effet achevé un doctorat à l'université Patrice Lumumba de Moscou, en 1982, portant sur le sujet "La connexion entre les nazis et les dirigeants sionistes, 1933-1945". Dans cette thèse, Abbas soutenait l'idée d'une collusion entre le sionisme et le nazisme et d'une responsabilité conjointe des sionistes et des nazis dans la Shoah.

 

Mais Abbas ne s'arrêtait pas là… Il contestait également le nombre de 6 millions de victimes juives de la Shoah, en citant notamment les travaux de "l'historien" Robert Faurisson ! Dans ces circonstances, on comprend pourquoi le docteur Medoff concluait son article de 2003 par ces mots : "Si Abbas est promu au poste de Premier ministre de l'Autorité palestinienne, la communauté internationale tout entière sera confrontée à la question de savoir si Abbas mérite d'être traité différemment de Tudjman, de Haider et de Le Pen". >>>

 


Des rumeurs circulent dans les cercles palestiniens selon lesquelles l’UNRWA (l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) prévoirait d’introduire un enseignement de la Shoah dans les écoles administrées par l’UNRWA. Suite à ces rumeurs, deux journaux quotidiens palestiniens ont fait part une forte opposition à l’enseignement de la Shoah aux enfants palestiniens.

Editorialiste du journal quotidien officiel de l’AP : 
« L’Holocauste juif est une histoire qui suscite une grande controverse… un sujet qui depuis plus de 60 ans crée une grande controverse et des falsifications »
« L’UNWRA… a interdiction totale de traiter de ces sujets politiques. »
[Al-Hayat Al-Jadida, le 4 mars 2011]
 
Mohammed Abou-Bakr, vice-dirigeant du Département des réfugiés à l’OLP :
« [Si] l’UNRWA introduisait un enseignement de l’Holocauste, ou ce que l’on entend par ce terme… l’UNRWA dévierait de ses engagements et accords avec les pays bénéficiaires, et créerait un précédent qui ne peut être ignoré… Il est impensable d’entraîner nos enfants réfugiés dans des directions opposées. »
[Al-Qods, le 1er mars 2011]


Nabila Al-Salah, membre jordanien de la commission pour la Défense du droit au retour des réfugiés palestiniens :

« Etudier l’Holocauste dans les écoles de l’UNRWA est indigne. »
[Al-Qods, le 1er mars 2011]
 

Zakaria al-Agha, dirigeant du Département des Réfugiés [de l’OLP] :

« [s’est opposé] à l’enseignement du sujet de l’Holocauste dans les écoles de l’UNRWA. »
[Al-Hayat Al-Jadida, le 21 mars 2011]


Le déni et la déformation de la Shoah font partie du discours palestinien depuis de nombreuses années. De toute évidence, il a été décidé de ne pas inclure la Shoah dans le programme éducatif palestinien, qui ne la mentionne jamais. Aucun livre d’école palestinien, émis par le ministère de l’Education de l’Autorité palestinienne, ne traite de la Shoah ou des persécutions nazies endurées par les Juifs. Par exemple, un nouveau livre d’histoire palestinien de la classe de Terminale couvre largement la Seconde Guerre mondiale. Il contient même des passages sur l’idéologie raciste nazie et les procès de Nuremberg, et pourtant, il ne mentionne à aucun moment que les Juifs furent la cible du racisme nazi.

En 2009, lorsque la question de l’enseignement de la Shoah dans les écoles administrées par l’UNRWA a été évoquée, l’UNRWA a « fermement démenti les rumeurs » selon lesquelles elle projetait d’intégrer des éléments sur la Shoah dans son programme sur les droits de l’Homme :

« La commissaire-générale de l’UNRWA, Karen Abou Zayd, a fortement démenti les rumeurs selon lesquelles l’UNRWA projetait d’enseigner le sujet de l’Holocauste dans son programme. Elle a déclaré lors d’une conférence de presse tenue à Gaza aujourd’hui, que le programme des droits de l’Homme ne serait pas modifié. Abou Zayd, qui accompagnait Christian Berger, représentant de la Commission européenne, dans sa visite du port de pêche de Gaza, a affirmé que l’UNRWA développait le programme des droits de l’Homme [dans ses institutions] ainsi que l’étude de matière concernant la Déclaration universelle des droits de l’Homme. »
[TV de l’Autorité palestinienne (Fatah), le 1er sept. 2009]
 

Voici les rapports actuels sur les rumeurs et l’opposition concernant l’enseignement de la Shoah, tels qu’ils ont été publiés dans les journaux quotidiens palestiniens.
Des exemples tirés des archives de PMW sur le déni et la déformation de la Shoah par les Palestiniens suivent les articles de presse ci-dessous :


Yihya Rabah, colonne quotidienne du quotidien de l’Autorité palestinienne (AP) :

« Ces derniers jours, quelques informations ont été divulguées, indiquant que l’UNRWA projetait d’introduire des éléments sur l’Holocauste juif dans le programme obligatoire de ses écoles de Palestine et de tous les pays qui abritent des réfugiés palestiniens sous l’égide de l’UNRWA…
J’espère sincèrement que ce projet n’aboutira pas, pour plusieurs raisons :
D’abord, à l’heure actuelle, l’UNRWA, en vertu de ses fonctions et de son autorité, maintient qu’il lui est formellement interdit de traiter de ces sujets politiques, et protège ardemment sa neutralité et son professionnalisme…
Deuxièmement, tout le monde sait que l’histoire de l’Holocauste juif suscite une grande controverse, au cœur de l’Europe – et même au sein même des communautés juives – où l’on trouve des gens qui n’adoptent pas le discours israélien concernant l’Holocauste. Pourquoi l’UNRWA devrait-il s’engager dans un projet qui depuis plus de 60 ans crée une bonne dose de controverse et de falsifications, en particulier si l’on considère que des centaines de millions de personnes dans le monde ont souffert des tragédies de la Seconde Guerre mondiale…
Le peuple palestinien ne veut pas que l’UNRWA succombe à quelque pression que ce soit, ou que le peuple palestinien serve d’instrument pour perpétrer une politique erronée, comme ce projet. »
[Al-Hayat Al-Jadida, le 4 mars 2011]

« Dans une interview pour Al-Qods [le vice-directeur du Département des réfugiés à l’OLP, Mohammed] Abou Bakr a réagi sur le communiqué annonçant que l’UNRWA avait introduit un enseignement sur l’Holocauste, ou quel que soit le nom qu’on lui donne, dans ses écoles. Il a souligné qu’aucune information exacte ne confirmait la véracité de ce communiqué, mais que si cela s’avérait, l’UNRWA dévierait de ses engagements et de ses accords avec les pays bénéficiaires, et créerait un précédent qui ne pourrait être passé sous silence…
Il a ajouté : ‘Nous soutenons toute mesure qui contribuera à enrichir le programme éducatif par de l’information et des innovations dans les domaines de la science, de la culture, des droits de l’Homme et de l’histoire, en conformité avec la réalité qui prévaut dans l’environnement éducatif des cercles dans lesquels les réfugiés palestiniens étudient – qui est manifestement leur environnement naturel. Il est impensable que nous menions nos enfants réfugiés dans des directions opposées, soit par le biais du programme éducatif, soit par d’autres manières…’
Nabila Al-Salah, membre jordanien du Comité de Défense du Droit au retour des réfugiés palestiniens, a affirmé que l’étude de l’Holocauste dans les écoles de l’UNRWA était indigne, et allait à l’encontre des objectifs éducatifs de l’UNRWA. Elle a souligné que l’étude de l’Holocauste servait le discours sioniste, aux dépens de la question des réfugiés et de la question du peuple palestinien. »
[Al-Qods, le 1er mars 2011]

« Le dirigeant du Département des Réfugiés [de l’OLP], Zakaria al-Agha… a souligné son objection à l’enseignement du sujet de l’Holocauste dans les écoles de l’UNRWA.»
[Al-Hayat Al-Jadida, le 21 mars 2011]

Voici des exemples du déni, de la déformation et de l’opposition des Palestiniens à l’enseignement de la Shoah à l’intention de la jeunesse, tirés des archives de PMW :
Titre : « Gaza : Des activistes accusent l’UNRWA de tenter d’enseigner l’Holocauste juif dans son programme consacré aux droits de l’Homme »
« Le directeur du Département éducatif de l’Agence, [UNRWA], Mahmoud Al-Hamdiat, a démenti toute intention de la part de l’office d’enseigner des éléments au sujet de l’Holocauste…
Des activistes pour la protection des droits des réfugiés palestiniens ont accusé l’UNRWA de tenter d’enseigner l’Holocauste juif dans le programme sur les droits de l’Homme. Les activistes, qui représentent les comités populaires du Hamas, des divers districts de la bande de Gaza, ont exprimé leur colère devant cette évolution des choses. Ils ont exigé de retirer ces éléments du programme sur les droits de l’Homme de la classe de Quatrième. Le coordinateur des comités populaires de la bande de Gaza, Hussam Ahmad, a déclaré à Al-Ayyam que le matériel scientifique compris dans le programme était formulé de manière favorable envers les Juifs… Ahmad a prévenu d’une tendance qui formerait une génération empathique envers les Juifs et envers l’Holocauste. Il a affirmé que les comités de réfugiés continueraient de mener diverses actions pour que l’Agence revienne sur sa décision.
Il faut souligner que les comités populaires des réfugiés dans la bande de Gaza ont envoyé un mémorandum au [directeur des opérations de l’UNRWA, John] Ging, l’appelant à retirer le sujet de l’Holocauste juif du programme d’étude des droits de l’Homme de la classe de 4e.»
[Al-Ayyam, le 31 août 2009]
 
Abd Al-Rahman Abbad, secrétaire général de l’Organisation [palestinienne] des Clercs et Diffuseurs de l’Islam :
« [La barrière de séparation israélienne est un symptôme de] la mentalité israélienne, une mentalité régie par [le concept de] ghetto. Le ghetto signifie vivre dans un environnement isolé réservé aux Juifs. C’est pourquoi ils ne peuvent vivre avec d’autres groupes, parce qu’ils croient que leur culture et religion les obligent à avoir des contacts avec leurs semblables uniquement, sur la base d’une attitude supérieure envers les autres. C’est pourquoi ils ne vivaient pas, par exemple, dans l’Occident, dans des quartiers séparés, mais vivaient dans ce qui s’appelle ‘un ghetto’. Le ghetto ne leur a pas été imposé, comme tout le monde le croit, ce sont eux qui se le sont imposé. Cette séparation [séparation] n’est pas unique, il existe beaucoup de séparations. Prenez la ville [israélienne] de Lod, par exemple, ou de Ramleh. Les différents groupes de population, qui sont tous des citoyens israéliens, ne se mélangent pas. Il existe une séparation. La raison en est la mentalité israélienne, la mentalité de ghetto, la mentalité de rejet de ‘l’autre’, et le refus de coexister avec lui…
[Les Juifs] amplifient toute action des autres [nations] envers chaque Juif dans le monde. Dans ce contexte, c’est le sujet de l’Holocauste, qui occupe encore le monde entier. Il existe un endroit [en Israël] appelé ‘Mémorial de l’Holocauste et de l’Héroïsme’, qui raconte le meurtre de 6 millions de Juifs, mais il est connu que dans toute l’Europe il n’y avait pas 6 millions de Juifs. »
[TV de l’Autorité palestinienne (Fatah), le 17 juillet 2009]


[Remarque : L'organisation des Clercs et des Propagateurs de l'islam est dirigée par Ikrima Sabri, ancien mufti de l’Autorité palestinienne sous Yasser Arafat et Mahmoud Abbas.]


« Différents groupes en Israël ont exprimé leur déception devant le discours prononcé hier par le pape Benoît XVI à l’Institut de Yad Vashem pour la commémoration du soi-disant souvenir de ceux qui sont morts dans l’Holocauste nazi. »
[TV de l’Autorité palestinienne (Fatah), le 12 mai 2009]


Najat Abou-Bakr, membre Fatah du parlement de l’AP :

« Cet ennemi [Israël] perpètre régulièrement de nouveaux holocaustes, partout et tout le temps. »
[TV de l’Autorité palestinienne (Fatah), le 3 mars 2008]

Le narrateur : « ‘Les invalides et les handicapés représentent un lourd fardeau pour l’Etat’, a affirmé le chef terroriste Ben Gourion [premier chef du gouvernement israélien]. Les Juifs sataniques ont imaginé un complot maléfique [l’Holocauste] pour se débarrasser du fardeau des invalides et des handicapés, par des moyens criminels tordus. Ainsi ils accusent les nazis ou autres afin que les Juifs paraissent persécutés, et tentent d’éveiller la sympathie internationale, alors qu’ils furent les premiers à inventer les méthodes maléfiques et oppressives. »
Amin Dabour, dirigeant du « Centre de recherche stratégique » palestinien :
« Concernant l’Holocauste israélien – tout cela était une blague, et faisait partie du show parfait que Ben Gourion avait mis en scène, qui consistait à [amener] une jeunesse énergique et forte [en Israël], tandis que le reste – les invalides, les handicapés, et les personnes ayant des besoins spéciaux – ont été envoyés [à la mort]… si cela peut être historiquement prouvé. Ils ont été envoyés [à la mort] pour qu’il y ait un Holocauste, et pour qu’Israël puisse « en jouer » afin d’éveiller une sympathie mondiale. »
Le narrateur : « Les prétendus chiffres de Juifs [tués dans l’Holocauste] n’ont servi que pour la propagande. »
[TV d’Al-Aqsa (Hamas), le 18 avril 2008]


Ibrahim Mudayris, représentant, ministre des Biens religieux et des Affaires cultuelles :

« Dans la guerre nazie, il est possible que quelques [Juifs] aient été tués, il est possible que certains furent brûlés, mais ils exagèrent [la Shoah] pour gagner la sympathie des médias internationaux et celle du monde. »
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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 08:38

 

Bann C.E.NEPHTALI

 

 

Enfants-d-Izieu.png

 

Aujourd’hui 6 avril : il y a 67 ans, les 44 Enfants d’Izieu...

(et la présence du chiffre 4)

Par Charles-Etienne NEPHTALI

© 2011 www.aschkel.info

Article reproductible sous condition de ne faire aucune modification  mentionner le nom de l'auteur et la source


Il y a 4 ans, je faisais la connaissance d’Alexandre Halaunbrenner, le porte-drapeau de l’Association des F.F.D.J.F (1), dont ses 2 sœurs, Mina, 8 ans et Claudine, 5 ans, pensionnaires de la Maison d’Izieu, furent déportées par le convoi n° 76 du 30 juin 1944 et assassinées à Auschwitz (2). Depuis, je me souviens encore plus qu’avant, et ce n’est pas peu dire, de ce sinistre 6 avril 1944, il y a aujourd’hui exactement 67 ans. De plus, je ne peux m’empêcher de voir le chiffre 4 présent partout.

 

Certains Rabbins et exégètes donnent une signification particulière aux chiffres comme par exemple :

1pour le D.ieu unique, le D.ieu Un,

2pour les deux Tables de la Loi,

3pour nos trois Patriarches, Abraham, Isaac et Jacob,

4pour nos quatre « Matriarches », Sara, Rébecca, Léa et Rachel,

…………………

 

Ce chiffre 4 me fascine, ou plus exactement m’obsède. Il est partout ! Ce chiffre 4 correspondant à nos « Matriarches », à nos Mères qui, stériles, eurent par la suite des enfants se trouve être en rapport avec la joie d’avoir des enfants (chez mes Parents, nous étions 4 enfants).

 

LA RAFLE

 

Sans pour autant rechercher particulièrement des coïncidences, je constate avec prudence que ce même chiffre 4, concernant 44 enfants, fut aussi le symbole non de joies mais de drames, de tragédies et de malheurs. Je fais naturellement allusion à ces 44 malheureux Enfants de la Maison d’Izieu « arrêtés » deux mois exactement avant le Débarquement en Normandie, il y a 67 ans aujourd’hui 6 avril (4) 2010.

 

Comment oublier qu’avec 7 de leurs éducateurs, le 6.4.44, la Gestapo de Lyon commandée par le criminel de guerre Barbie, le « boucher de Lyon », tortionnaire de Jean Moulin, les occupants de la Maison d’Izieu, à l’exception de Léon Reifman, 30 ans, originaire de Roumanie, qui put s’échapper (*), furent raflés alors que dans le réfectoire les petits déjeuners les attendaient. Le plus jeune des enfants, Albert, n’avait que 4 ans, le plus âgé, Arnold, 17 ans. 42 Enfants furent gazés à Auschwitz et les 2 autres, « plus âgés », furent fusillés. Le seul crime de ces Enfants orphelins et de leurs éducateurs : être Juifs !

 

Le 24.4.1994, M. François. Mitterrand inaugura le Musée Mémorial de la Maison d’Izieu déclarant en particulier : « Ne laissons pas le temps faire œuvre d’oubli au lieu de faire œuvre d’Histoire ». Ce jour-là, Madame Sabine Zlatin (3) avait définitivement gagné son combat pour la Mémoire des Enfants d’Izieu et de cette Maison dans laquelle 44 enfants et 7 adultes vécurent leurs derniers moments de bonheur.

 

Oui, leurs derniers moments de bonheur car le 6.4.44 deux camions et une voiture s’arrêtèrent devant la maison et une quinzaine de soldats allemands appartenant au 958ème bataillon de la défense antiaérienne encadrés par 3 hommes en civil et 2 officiers de la Gestapo regroupèrent avec violence et brutalité les occupants de la Maison et « malgré les pleurs et les cris, les jetèrent dans les camions comme de vulgaires marchandises » d’après les témoignages des voisins. J’ai lu que, comme ultime acte de résistance et sous la direction des adultes, les Enfants chantèrent en chœur « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ».

 

Enfermés au fort Montluc à Lyon, les 44 Enfants et leurs 7 accompagnateurs furent transférés à Drancy le 8 avril où ils portèrent les numéros 19.185 à 19.235. Le 13 avril, une semaine après la rafle, 34 enfants et 4 éducateurs furent déportés à Auschwitz par le convoi n° 71. Après plus de 80 heures d’un voyage plus qu’inhumain et épuisant dans des wagons à bestiaux, les Enfants furent immédiatement gazés.

 

Les autres Enfants et leurs éducateurs furent déportés par les convois 72, 74, 75 et 76 entre le 20 avril et le 30 juin alors que Miron Zlatin et deux adolescents, déportés par le convoi n° 73, furent fusillés en Estonie fin juillet.

 

Seule, Laja Feldblum, originaire de Pologne, une éducatrice de 26 ans, reviendra de déportation.

 

LA CULPABILITE DE BARBIE

 

Si, à ma connaissance, la présence de Barbie lors de la rafle ne fut pas établie, il en est, par contre, indiscutablement le responsable direct. Les Etats-Unis l’utilisèrent pendant la guerre froide puis le firent passer en Amérique du Sud. Du Pérou, il se rendit en Bolivie où il mit « ses compétences » au service de la dictature. Se faisant appeler Klaus Altmann et disposant d'un passeport diplomatique bolivien, il se déplaça en Europe afin d’acheter des véhicules militaires destinés à la répression des manifestations d'opposition.

 

Il fut débusqué grâce à la ténacité et au courage « de deux femmes – l’une du peuple martyr [Mme Halaunbrenner, mère de Mina, 8 ans et Claudine, 5 ans assassinées], l’autre du peuple bourreau [Beate Klarsfeld] [qui] étaient allées au bout du monde pour réclamer justice » (4).

 

Après un changement de pouvoir politique en Bolivie, Barbie fut expulsé vers la France début février 1983 et incarcéré à la prison de Montluc à Lyon, là-même où il avait sévi et où les Enfants d’Izieu transitèrent avant leur transfert à Drancy.

 

Le procès Barbie s’ouvrit le 11 mai 1987 devant la Cour d’Assises du Rhône. Il refusa lâchement d’assister aux audiences.

 

Il y eut les témoignages d’une grande résistante âgée de 86 ans torturée par Barbie lui-même et d’une femme de 57 ans qui le reconnut à la télévision en 1972, Simone Lagrange, miraculée d’Auschwitz, arrêtée avec ses parents à l’âge de 13 ans, toujours par Barbie, le jour du débarquement allié en Normandie., Elle vit sa mère gazée et son père abattu à ses pieds lors de la Marche de la mort d’Auschwitz à Ravensbrück. Il y eut naturellement les témoignages des proches des Enfants d’Izieu. Après 4 jours de plaidoiries, Barbie fut condamné à la réclusion à perpétuité le samedi 4 juillet 1987. Ce criminel mourut en prison le 25 septembre 1991.

 

Il me souvient encore de cette réflexion de Serge Klarsfeld :« Les Enfants d’Izieu n’ont rejoint leurs parents que dans la fumée d’Auschwitz » (5).

 

Comment Barbie eut-il connaissance de la présence d’Enfants Juifs à Izieu ? En septembre 1945, des recherches mirent en accusation un réfugié lorrain, paysan dans une commune proche d’Izieu. Cet homme avait des rapports avec les Allemands et embauchait un des adolescents de la Maison d’Izieu. Le 6.4.44 il aurait accompagné la Gestapo et aurait assisté à l’« arrestation » des occupants de la Maison d’Izieu. Faute de preuves, cet homme ne fut pas accusé de dénonciation mais fut cependant condamné à la « dégradation nationale à vie pour intelligence avec l’ennemi ».

 

En tout état de cause, il y eut au moins une dénonciation car le Sous-Préfet de Belley, Pierre-Marcel Wiltzer, cité en (3), déclara avoir reçu au cours de l’hiver précédant la rafle une lettre non signée indiquant que « les Enfants de la colonie étaient Juifs ». Mais, lors de son procès, Barbie n’en fit jamais mention.

 

ZAKHOR

(Souvenir)

 

Mes Enfants chéris,

 

- vous vous appeliez Sami, Hans, Nina, Max-Marcel, Jean-Paul, Esther, Elie, Jacob, Jacques, Barouk-Raoul, Majer, Albert, Lucienne, Egon, Maurice, Liliane, Henri-Haïm, Joseph, Mina, Claudine, Georges, Arnold, Isidore, Rénate, Liane, Max, Claude, Fritz, Alice-Jacqueline, Paula, Marcel, Théodor, Gilles, Martha, Senta, Sigmund, Sarah, Max, Herman, Charles, Otto, Emile,

 

- vous étiez des orphelins souvent appartenant à la même famille et vous aviez réappris à vivre, à rire, à chanter comme tous les autres enfants, grâce à Sabine, à Miron et à vos éducateurs,

 

- vous avez été brutalisés, transportés dans des wagons à bestiaux, gazés et brûlés par des gens comme Barbie et par toute une clique d’assassins qui avaient décidé que vous n’aviez pas votre place sur terre car vous étiez Juifs.

 

Mais vous ne serez jamais une statistique car

 

- il nous reste de vous, outre vos noms gravés sur une plaque en marbre apposée sur la façade de la Maison dans laquelle vous connûtes vos derniers jours de bonheur, votre état-civil, vos photos avec vos sourires innocents grâce à Beate et Serge Klarsfeld (1). De plus, grâce au Rabbin Daniel Farhi, vos noms sont lus à l’occasion du Yom HaShoah tous les 2 ans, vous qui n’eûtes pas droit à un Kaddish, vous qui, comme toutes les victimes de la barbarie et la sauvagerie, êtes « morts sans sépulture ».

 

- il nous reste de vous un monument-colonne de 5 mètres de haut près de l’endroit où des sauvages, vous « arrêtèrent »,

 

-il nous reste de vous des plaques commémoratives comme celle du 13ème arrondissement de Paris qui illustre ce texte

 

- il nous reste de vous, en particulier de Georgy Halpern, 8 ans (1), des lettres émouvantes et des dessins naïfs sur lesquels figure très souvent le drapeau français. Et pourtant, plus de la moitié d’entre vous n’était pas née en France ! Mais, malgré votre jeune âge, vous aviez déjà reçu une éducation qui vous fit aimer ce pays, ce pays que vos parents avaient choisi se référant à ce proverbe yiddish « Heureux comme D.ieu en France », ce pays dont le gouvernement d’un certain Maréchal qui avait « perdu le sens de l’honneur et livré le pays à la servitude » vous trahit, vous condamnant ainsi à mort !

 

Vous faites partie des 11.400 Enfants déportés Juifs de France dont certains n’avaient que quelques jours (1). Vous faites partie du million et demi d’Enfants Juifs assassinés en Europe par des sauvages de mémoires maudites.

 

Que vos Mémoires et celles de tous nos innocents assassinés soient bénies ! Amen !

Que la mémoire des assassins de tous nos innocents assassinés soit maudite !

Charles Etienne NEPHTALI

Le 6 avril 2011

_________________________________________________________________

(1) En avril 2007, l’Association des F.F.D.J.F. et la Mairie de Paris organisèrent à l’Hôtel de Ville de Paris une remarquable exposition sur « Les 11400 enfants Juifs déportés de France entre juin 1942 et août 1944 ». On pouvait y voir les petits visages innocents de celles et ceux qui aujourd’hui auraient pu être nos Parents ou nos Grands-Parents sans la sauvagerie et l’inhumanité de gens comme Papon, Barbie, Bousquet et autres criminels du même acabit. A défaut d’avoir visité cette exposition, vous pouvez acquérir des ouvrages édités par les F.F.D.J.F. et, en particulier, pour la tragédie des Enfants d’Izieu, « Georgy, un des 44 Enfants de la Maison d’Izieu » et « Les Enfants d’Izieu, une tragédie juive ». Personnellement, j’en acquiers souvent plusieurs exemplaires que j’offre à l’occasion d’événements familiaux (mariage et même Bar-Mitsva).

 

(2) La famille d’Alexandre fut pratiquement entièrement anéantie. Jacob, son père, 41 ans, fut assassiné par la Gestapo de Barbie le 24 novembre 1943 de 17 balles de mitraillette. C’est Alexandre lui-même qui identifia le corps. Son frère aîné, Léon, 14 ans, fut transféré à Drancy et déporté le 17 décembre 1943 par le convoi n° 63 vers Auschwitz où il fut assassiné. Il faut rendre hommage Madame Halaunbrenner, la mère d’Alexandre, qui participa activement à la traque de Barbie en Bolivie (4).

 

(3) C’est grâce à l’aide du Sous-Préfet de Belley, Pierre-Marcel Wiltzer, désobéissant aux ordres à l’inverse de Papon, n’en déplaise à M. Barre, que Sabine Zlatin, Française d’origine juive polonaise, infirmière militaire ayant perdu son emploi en application des scélérates lois anti-juives de Vichy, fonda avec Miron, son mari, la Colonie d’enfants réfugiés de l’Hérault afin de les soustraire aux rafles et leur redonner goût à la vie en leur réapprenant peu à peu à rire et à jouer. Cette tragédie a été remarquablement reconstituée dans le téléfilm « La Dame d’Izieu » d’Alain Wermus diffusé sur TF1.

 

(4) Phrase extraite de l’ouvrage « Les Enfants d’Izieu, une tragédie juive », page 118. Les dates et numéros de convois ainsi que les dates d’« arrestation » et d’assassinats sont extraites du même ouvrage.

 

(5) On fit toujours croire aux malheureux Enfants dont les parents avaient déjà été déportés, et on voulu aussi faire croire à la population, qu’ils allaient « rejoindre leurs parents ». On peut lire cela en particulier dans « Sans oublier les Enfants » d’Eric Conan (Grasset) qui traite de ces 3.500 Enfants de 2 à 16 ans dont le calvaire commença au Vel’ d’Hiv’ les 16 et 17 juillet 1942 pour se poursuivre dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande entre le 19 juillet et 16 septembre 1942. Un Mémorial en souvenir de ces 3.500 Enfants fut inauguré début 2008.

 

Au sujet de cette sinistre rafle du Vel’ d’Hiv’ au cours de laquelle « La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, avait accompli l’irréparable », pour reprendre les mémorables paroles prononcées le 16 juillet 1995 par M. Jacques Chirac, 9.000 hommes de la police de Bousquet arrêtèrent 13.152 Juifs (3.118 hommes, 5.919 femmes et 4.115 enfants) de Paris et sa banlieue qui furent parqués au Vel’ d’Hiv’ avant d’être déportés et pratiquement tous assassinés à Auschwitz (il n’y eut que 25 rescapés), le film « LA RAFLE » de Rose Bosh, dont Serge Klarsfeld fut le conseiller historique, est sorti sur les écrans le 10 mars 2010. Il aura donc fallu attendre 68 ans pour que, enfin, il soit redonné une vie aux Juifs internés au Vel’ d’Hiv’ et, en particulier, aux Enfants. Il est question que ce film soit diffusé à l’école.

 

Par ailleurs, le CERCIL ( http://www.cercil.fr/ ) inaugura le 27 janvier 2011, en présence de Mme Simone Veil et de M. Jacques Chirac, ses nouveaux locaux au 45 rue du Boudon Blanc à Orléans. Centre d’Histoire et de Mémoire sur les camps d’internement de Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Jargeau (Loiret), il comprend une salle d’archives, un espace pédagogique et le musée-mémorial des Enfants du Vel’ d’Hiv’.

 

 

(*) Témoignage de Léon Reifman, rescapé et témoin de la rafle : « Je descendais les escaliers quand j'entendis ma sœur crier : "Les Allemands, les Allemands sont là ! Sauve-toi !" Je sautai par la fenêtre et me cachai sous un buisson. J'entendis les enfants crier, terrorisés par les ordres des Nazis. »

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:02

 

 

 Chrétiens allemands ».

 

                 «Chrétiens allemands»,

             une catastrophe protestante.

                           1933-1944[1]

    

         Jusqu’à la défaite, ils demandent l’élimination des Juifs.

 

 Copyright Marc-André Charguéraud. Genève. 2010

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info 



On aurait dû les appeler « chrétiens nazis ». Les deux termes semblent antinomiques. C’est pourquoi, en 1933, Karl Barth, le célèbre théologien suisse, disqualifie sans appel ces protestants : « Acôté des écritures sacrées qui sont la seule révélation de Dieu, ils réclament une seconde révélation, celle du peuple allemand et de sa politique actuelle. Nous devons donc admettre qu’ils croient à « un autre Dieu ».[2]

 

Barth a raison, les professions de foi des « Chrétiens allemands » dépassent l’entendement. Ce sont des renégats dans toute la force du terme. Dans un guide publié en 1932, ils proclament que « la distinction entre les peuples et les races (…) est un ordre voulu par le Dieu du monde ». De ce fait, « le mariage entre les Allemands et les Juifs doit être interdit ».[3] En 1933, leurs déclarations les égarent. Ils appellent les protestants à « participer à la grande heure qui vient de sonner (celle des nazis) et y reconnaître une mission de Dieu confiée à son Eglise ».[4]

 

A leurs yeux, « l’Eglise doit s’intégrer dans le Troisième Reich, être mise au rythme de la révolution nationale, être façonnée par les idées du nazisme ».[5]  L’hérésie patente bascule dans le ridicule et l’absurde lorsque les « Chrétiens allemands » en appellent à Hitler pour interpréter les Ecritures et proclament que Dieu a marqué l’Allemagne de son sceau.[6] Une attitude d’autant plus scandaleuse que les « Chrétiens allemands » ont adopté ces concepts païens nazis de leur propre initiative, sans avoir fait l’objet de pressions.

 

Après tant de blasphèmes et de ruptures théologiques, comment est-il concevable qu’en juillet 1933, lors de l’élection des dirigeants protestants, deux tiers des votes des paroissiens se soient portés sur des représentants des « Chrétiens allemands ? »[7] Ces fidèles sont, sous la conduite de leurs pasteurs, descendus aux enfers. Ils sont marqués au fer, même si au sein de cette nébuleuse se croisent des participants plus ou moins radicaux.

 

Parmi les meneurs les plus engagés se trouvent les initiateurs, deux pasteurs de Thuringe, Siegfried Leffler et Julius Leutheuser. Parmi les modérés, on compte Wilhelm Niemöller, un sympathisant qui déclare à ses paroissiens : « En ce qui concerne ma position envers les Chrétiens allemands, j’en suis un membre et je le resterai ». Mais à la fin de l’été 1933, Wilhelm Niemöller coupe les ponts et rejoint son frère Martin à l’Eglise confessante qui, sous l’impulsion de ce dernier, s’élève avec succès contre cette théologie dévoyée.[8]

 

Un feu de paille ?[9] Un scandale éclate lors du rassemblement des « Chrétiens allemands » au Palais des sports de Berlin le 13 novembre 1933. Un orateur, le Dr. Krause, n’hésite pas à demander en termes vifs que le protestantisme allemand déjudaïse l’Eglise ainsi que la Bible. Cela revient à abandonner l’Ancien Testament et à expurger le Nouveau de ses composantes juives.[10] Les démissions se multiplient. Malgré ces importants revers, à la fin des années trente les « Chrétiens allemands » comptent encore 600 000 fidèles.[11] Plus grave, ils conservent une position dominante au sein des Facultés de théologie. En 1937, 12 recteurs sur 15 sont affiliés aux «Chrétiens allemands», 14 sont professeurs sur 73 et 51 professeurs associés sur 102.[12]

 

La situation est d’autant plus critique que les « Chrétiens allemands » n’ont rien abandonné des principes païens nazis. Les déclarations aberrantes et inconditionnelles de leurs plus hautes autorités continuent. Un article paraît le 15 novembre 1936 dansKommende Kirche, une publication dont le responsable est Heinz Weidemann, l’évêque de Brême. « Dieu a envoyé Hitler au secours du peuple allemand (…) Adolf  Hitler est le porte-parole de Dieu. Aider Hitler dans sa tâche, c’est servir Dieu, saboter son travail, c’est servir le diable ».[13]

 

En avril 1938, Leffler affirme dans une allocution au Palais des Sports de Berlin : « Etre chrétien ne signifie pour nous rien de plus que de posséder la force de soutenir le programme national-socialiste ».[14] De son côté, fin novembre 1938, l’évêque de Thuringe Martin Sass écrit après la Nuit de cristal que « l’incendie des synagogues est le moment du couronnement du combat divinement béni du Führer pour l’émancipation définitive du peuple allemand ».[15]

 

Six mois plus tard, le 4 avril 1939, les « Chrétiens allemands » fondent l’Institut pour la Recherche et l’Elimination de l’Influence Juive dans la Vie des Eglises Allemandes. Un intitulé en forme de programme que l’Institut résume de la manière suivante : « L’influence corruptrice juive a aussi été active dans le christianisme au cours de l’histoire. Le devoir obligatoire et sans échappatoires de l’Eglise et du Christianisme est de se débarrasser du Judaïsme. C’est une obligation pour le futur de la chrétienté ».[16]

 

Jusqu’à la fin les « Chrétiens allemands » se déchaînent. Dans une lettre d’information datée du 29 avril 1944, ils insistent : « Il n’y a pas d’autre solution au problème juif que la suivante : (…) la bataille (…) jusqu’à ce que le monde soit totalement entre mains juives ou complètement purgé du judaïsme (…) nous pouvons fièrement proclamer devant le monde entier, le monde d’aujourd’hui et de demain, que nous avons saisi l’opportunité avec la ferme intention de résoudre la question juive une fois pour toutes ».[17]

 

Le monde nazi s’écroule, mais la détermination, l’aveuglement devrait-on dire, des « Chrétiens allemands » reste intact. Cette page atroce du protestantisme allemand est trop souvent ignorée du grand public. On dénonce le vote massif des protestants qui a permis l’accession au pouvoir d’Hitler mais on ne parle pas assez de leur soutien à l’élimination des Juifs et l’on évoque rarement le déviationnisme théologique insensé et la haine viscérale du judaïsme qui ont définitivement disqualifié de trop nombreux pasteurs et dirigeants de l’Eglise protestante allemande.

 

Copyright Marc-André Charguéraud. Genève. 2010

 

Contact : « andre.chargueraud@bluewin.ch »

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 08:55

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Action Europe-Israël : Monsieur Delanoë fait voter le remplacement de la plaque commémorant l’attentat du restaurant Goldenberg

 

 

Nous remercions vivement le Maire de Paris Monsieur Delanoë pour la réponse favorable qu’il a bien voulu apporter à l’action d’Europe- Israël concernant la rue des Rosiers : le 28 mars 2011 vote à l'unanimité du remplacement de la plaque disparue, commémorant l'attentat du 9 aoüt 1982.

Pour mémoire, voici le déroulement de notre action, qui a obtenu un grand succès, grâce à tous nos adhérents, amis et militants :.

Le 10 octobre 2010 nous vous faisions part de notre tristesse de voir la plaque commémorative de l’attentat de la rue des rosiers le 9 août 1982 toujours pas remplacée. Des photos de l’album personnel de Jo Goldenberg illustraient la pose ce la plaque commémorative.

Avec l'accord de Jo Goldenberg, nous avons donc entamé une action :

 

En  mémoire de  ses victimes nous avons publié des vidéos de cet odieux attentat terroriste de la rue des rosiers le 9 août 1982 où une  grenade à l’heure du déjeuner, a fait 6 morts et 22 blessés, et nous avons écrit au Maire de Paris.

 

Le 30 octobre 2010, il y a juste 5 mois le Président d’Europe Israël  a envoyé le courrier suivant au Maire de Paris : 

« Monsieur le Maire de Paris

C’est avec étonnement et consternation que j’ai constaté la disparition de la plaque commémorative de l’attentat du 9 aout 1982 rue des Rosiers à Paris qui fit six morts et vingt-deux blessés, dont plusieurs très grièvement.

Convaincus de votre attachement au devoir de mémoire et au bien vivre ensemble, nous  ne doutons pas de votre volonté de remplacer très rapidement cette plaque commémorative d’un évènement dramatique au cœur de Paris.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en mes respectueuses salutations. »

 

Un courrier type a été mis à disposition des adhérents, lecteurs et amis d'Europe- israël , téléchargeable, et sur Facebook un évènement a permis de partager cette information.

Une distribution de tracts le 7 novembre 2011, rue des Rosiers, devant l'emplacment de l'ancien restaurant Goldenberg , relayée par Judaïques FM a informé passants et touristes et nous a permis de mettre en évidence, pour tous, la disparition de cette plaque.

C’est ainsi que de nombreuses personnes ont été informées, et  scandalisées, ont écrit au Maire de Paris.

 

Monsieur Delanoë nous a répondu en nous informant que "la Ville de Paris vient d'obtenir l'accord officiel du nouveau propriétaire des lieux et sera en mesure de poser une nouvelle plaque  dans les meilleurs délais après la délibération au Conseil de Paris au mois de Mars"

 

Le 28 mars 2011 la délibération suivante a été votée au Conseil de Paris :

2011 DAC 23 Apposition d'une plaque commémorative à la mémoire des victimes de l'attentat du 9 août 1982, 7 rue des Rosiers à Paris 4e. Montant : 2 920 euros. 9ème commission.

Madame Catherine Vieu-Charier adjointe maire Paris a obtenu le vote à l’unanimité de la pose de cette nouvelle plaque, remplaçant celle qui avait été « déposée ».

 

Nous remercions le Maire de Paris ainsi que son adjointe, Madame Catherine Vieu-Charier, ainsi que tous les adhérents, amis, militants qui ont soutenu notre action et écrti massivement à Monsieur Delanoë.

Danièle Kaplan.

 

Ci dessous vous trouverez le résumé de nos articles :

 

Suite de notre action pour la rue des Rosiers

14 février 2011

Nous venons enfin de recevoir une réponse de Monsieur Delanoë, concernant la disparition de la  plaque commémorative de l’attentat terroriste  du 9 août 1982 contre le restaurant Goldenber. Nos actions relayées par de nombreux sympathisants ont été récompensées.

 

Europe-Israël distribue des tracts rue des Rosiers!

8 novembre 2011

Dimanche 7 novembre, Europe-Israël a distribué des tracts, rue des Rosiers devant l’emplacement du restaurant Goldenberg. Sous la pluie, de nombreuses personnes se sont jointes à nous ;  des passants et aussi une vingtaine d’auditeurs qui, ayant entendu Eva Soto de Judaïques FM m’interviewer, ont eu la gentillesse de se rendre rue de Rosiers, afin de [...]

 

Action pour la rue des Rosiers : envoyez tous un courrier à Monsieur Delanoë!

30 octobre 2010

Comme je vous l’avais déjà commenté, la plaque commémorative de l’attentat terroriste  du 9 août 1982 contre le restaurant Goldenberg a disparu ! La mémoire des 6 morts et 22 blessés passée aux oubliettes. Comme promis, nous passons à l’action!

 

L’attentat de la rue des rosiers, les vidéos

30 octobre 2010

Pour la mémoire, en attendant que Monsieur Delanoë remplace la plaque commémorative de l’odieux attentat terroriste de la rue des rosiers le 9 août 1982 où  grenade à l’heure du déjeuner, a fait 6 morts et 22 blessés, voici des vidéos , pour ne jamais oublier.

 

Rue des Rosiers, suite : vol ? « disparition » opportune ?

11 octobre 2010

Les avis divergent, la plaque aurait été volée, la plaque aurait  disparu pendant les travaux de transformation du restaurant Goldenberg en boutique de fringues. Pour les vendeurs du magasin, le mot d’ordre est « il n’y avait rien quand on est arrivé », les commerçants parlent plutôt de disparition à l’occasion des travaux. disparition bien commode

 

Commémoration de l’attentat de la rue des Rosiers

10 octobre 2010

Pose de la plaque commémorative de l’attentat de la rue des rosiers le 9 août 1982 Une grenade à l’heure du déjeune, résultat 6 morts et 22 blessés. dans l’émotion générale, une plaque commémorative de l’attentat sera apposée sur la façade du restaurant Goldenberg, rue des rosiers. Voici quelques photos souvenir, issues de l’album personnel [...]

 

Déni de l’attentat de la rue des Rosiers

10 octobre 2010

Mémoire  outragée,  mémoire assassinée Balayés !  Les morts et les blessés lors de l’attentat du 9 aout 1982 de la rue des rosiers ? Effacée la mémoire du Plezl ? Disparu le restaurant Goldenberg ? Par une belle journée d’automne j’ai été voir, vérifier l’inacceptable. La plaque commémorative de l’attentat avait disparu, restaient 4 trous, comme 4 coups de [...]

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 19:34

Pensées pour ma famillle

 

 

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Merci à Jean-Marc MOSKOWICZ

 

Notre partenaire Europe-Israël a écrit à tous les membres de la Commission du Dictionnaire de l'Académie Française afin que le mot "Shoah" rentre enfin dans le dictionnaire. Voici la lettre que nous avons envoyé :

  

Madame, Monsieur, Membre de la Commission du Dictionnaire de l'Académie Française,

 

L’Académie française, prestigieuse institution, s’attache tous les ans à faire entrer de nouveaux mots dans le Dictionnaire de l’Académie, se basant notamment sur l’usage fréquent et usuel de ces nouvelles entrées.

Pour la neuvième édition, votre Académie a fait rentrer quelques mots étrangers tels que « bretzel », « alaouite », « kibboutz », « amok ».

Il est un mot passé progressivement dans le langage usuel depuis la sortie du célèbre film de Claude Lanzmann le 23 octobre 1985, le mot « Shoah ».

« Shoah », ce mot hébreu ( שואה  ) qui signifie "anéantissement", mais aussi "cataclysme", "catastrophe", a été pour la première fois employé en 1944 par le juriste Raphaël Lemkin afin de désigner l'extermination des Juifs d'Europe.

Claude Lanzmann qui cherchait un titre pour son film choisit de ne pas utiliser le terme couramment employé à l’époque pour désigner l’extermination des Juifs d’Europe, le terme « Holocauste », en raison de sa connotation religieuse et sacrificielle impropre. Ne trouvant pas de titre approprié pour désigner ce qu’il appelait « la Chose », il décida d’utiliser le mot « Shoah » terme utilisé par des Rabbins après la guerre pour désigner cet évènement.

C’est ainsi que le mot « Shoah » commença à rentrer dans le langage usuel français mais aussi mondial. Il est désormais ancré profondément dans notre culture  nationale à tel point qu’il existe à Paris un Mémorial de la Shoah. Même les correcteurs orthographiques des logiciels reconnaissent le mot « Shoah »…

Aujourd’hui, le mot « Shoah » fait partie intégrante de notre langage mais aussi de notre héritage historique. L’extermination systématique par l’Allemagne Nazie des trois quarts des Juifs de l’Europe occupée est un évènement majeur du XXème siècle qui a profondément marqué les générations successives.

Le terme « Holocauste » employé tout de suite après guerre a peu à peu été abandonné en raison de sa connotation religieuse et sacrificielle

Le terme « génocide » utilisé dans les manuels scolaires pour évoquer l’extermination des Juifs est aujourd’hui largement dévoyé de toutes parts. En effet, si vous tapez dans Google le mot génocide vous trouverez 15 700 000 pages de résultats.

Or en explorant les premières pages de résultats, aucune ne parle du génocide des Juifs d’Europe. Vous y trouverez le Rwanda, le génocide Arménien et bien d’autres mais ce n’est qu’en seconde page du premier moteur de recherche mondial que l’on trouve enfin une page liant le mot génocide et l’extermination des Juifs… Signe des temps.

Le mot génocide est par ailleurs employé largement pour qualifier toutes sortes d’exactions meurtrières, banalisant ainsi comme « un génocide de plus » l’extermination systématique des Juifs en Europe occupée.

C’est pour ces raisons qu’au nom de tous les adhérents et sympathisants d’Europe Israël, mais aussi en nous faisant le « porte parole » de la communauté juive française et de tous les descendants de survivants, nous vous sollicitions afin que vous fassiez enfin entrer le mot « Shoah » dans le Dictionnaire de l’Académie française.

Ce serait ainsi un symbole fort de votre respectable Académie afin de « sacraliser » par un terme particulier cet évènement majeur de notre histoire  française et européenne. Je ne doute pas que votre prestigieuse Académie ne souhaite pas voir banaliser cet épisode douloureux de notre histoire et ne le laissera pas tomber dans l’oubli des mémoires futures.

En vous remerciant par avance de l’attention que vous aurez donnée à cette demande, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, Membre de la Commission du Dictionnaire, l’expression de mes plus sincères salutations.

 

Jean-Marc Moskowicz - Président de l'assiociation Europe-Israël

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 16:09

 

 

 

  La Shoah revisitée

 

 

L'agence pour les réfugiés de guerre "trop peu, trop tard" 1944/1945
 

Marc-André Charguéraud   

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 


          

 

Début janvier 1944, Henry Morgenthau, le ministre américain des finances, rencontre le président Roosevelt. Il lui présente un rapport détaillant l’obstruction faite par certains fonctionnaires du Ministère des Affaires étrangères (Département d’Etat) aux secours et à l’accueil des Juifs d’Europe. Il informe aussi le Président du soutien apporté par la Chambre des Représentants à une motion recommandant « la création d’urgence par le Président d’une commission d’experts diplomatiques, économiques et militaires pour formuler et exécuter un plan d’action conçu pour sauver de l’extermination les survivants juifs d’Europe aux mains des nazis d’Allemagne ».

 

Roosevelt ne va pas se laisser imposer par le Parlement la mise en place d’urgence d’un si vaste plan de sauvetage. Le 22 janvier 1944, il signe un décret qui crée l’Agence pour les réfugiés de guerre, le fameux War Refugee Board (WRB). L’objectif est nettement plus limité. La motion est largement vidée de sa substance. Il évite, selon son habitude, d’employer le mot «juif».

 

Le décret interdit au WRB de prendre des mesures qui puissent gêner «la poursuite victorieuse de la guerre» ou qui  «viole les lois d’immigration américaines et anglaises, y compris celles concernant la « Palestine». Interdiction est faite au WRB de payer une rançon ou de négocier avec les Allemands directement ou indirectement. Pendant son existence, l’agence ne dépensera que la somme très modeste de $ 550 000.

 

Le WRB soulève immédiatement l’animosité du Département d’Etat qui estime qu’une partie de son autorité est usurpée. Un conflit oppose le WRB aux Britanniques qui désirent que le blocus soit strictement maintenu sur le plan financier comme sur celui de l’envoi de secours.

Dans ce contexte hostile, soumis à des contraintes qui semblent souvent irréalistes tant elles sont contraires à la mission confiée au WRB, John Pehle et sa petite équipe vont œuvrer avec courage et persévérance. 

 

Pour Arthur Morse, en un an le WRB aurait réussi le sauvetage de centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Daniel Wyman est plus nuancé, il estime que le WRB joua un rôle capitaldans le sauvetage d’à peu près 200 000 Juifs. Ce n’est pas ce que pense Bernard Wasserstein pour lequel les principales réussites du WRB semblent se situer dans le domaine de la rhétorique.

 

Le WRB n’a eu que trois représentants en Europe neutre, Iver Olsen en Suède, Roswell  Mc Clelland en Suisse et Ira Hirschmann en Turquie. Olsen a soutenu l’arrivée de Raoul Wallenberg en Hongrie, mais lui a interdit de se présenter comme envoyé du WRB. Le JOINT a assuré le financement de Wallenberg. Le WRB a obtenu que le gouvernement américain sursoie à l’application de l’embargo sur le transfert de certains secours financiers vers l’Europe. 

 

Mc Clelland en Suisse est chargé de suivre les négociations que Saly Mayer, un dirigeant juif suisse, mena avec les Allemands. Le 21 août 1944, Cordell Hull, le ministre d’Etat, envoie à Mc Celland un télégramme sans équivoque : « Si une rencontre (avec les Allemands) avait lieu, Saly Mayer devra y participer comme citoyen suisse (...) et non (je répète non) comme représentant de quelque organisation américaine que ce soit ».

 

Le jugement de Yehuda Bauer sur Hirschmann en Turquie est sans appel : « Il se pose en homme providentiel; c’est lui qui aurait tout fait. En vérité, malgré ses bonnes intentions et son énergie, ses actions de sauvetage échouèrent lamentablement ». Le Département d’Etat est ici aussi intervenu auprès de son ambassadeur à Ankara pour lui demander de limiter les activités de Hirschmann. Elles risquaient de gêner d’autres négociations plus importantes.

 

N’a-t-on pas confondu dans de trop nombreux cas des appels à intervenir avec des actions réelles de sauvetage ? C’est sur place qu’il fallait agir pour avoir une politique de secours efficace. Son absence sur le terrain a constitué pour le WRB une grave difficulté à surmonter.

 

 A défaut de pouvoir monter des opérations de sauvetage inopérantes, Pehle s’est donné pour but d’augmenter le nombre de réfugiés pouvant trouver asile en Turquie, au Portugal, en Suisse, en Espagne ou en Suède. Ces réfugiés devront être par la suite transférés outre-mer, en Afrique du Nord, Palestine, Amérique du Nord et du Sud, afin de faire place à de nouveaux arrivants des pays occupés par les nazis.  Le WRB demande alors aux gouvernements des pays neutres en Europe de faire savoir qu’ils sont prêts à accueillir tous les réfugiés dès qu’ils arrivent à leurs frontières.L’Agence assure ces puissances qu’elle subviendra aux besoins de ces nouveaux réfugiés et se chargera aussitôt que possible de leur évacuation. Ces promesses sont restées sans lendemain, l’Agence n‘ayant ni l’autorité ni les ressources financières nécessaires pour s’engager formellement.

 

Parallèlement, Pehle approche sans succès les pays du Commonwealth britannique et ceux d’Amérique du Sud pour qu’ils ouvrent leurs portes aux réfugiés. La réponse du Nicaragua est symptomatique : il n’autorisera l’entrée des réfugiés qu’ « aux mêmes conditions que les Etats-Unis et en nombre proportionnel à la population respective des deux pays ». La question est close. Il est hors de question que le WRB demande au gouvernement un assouplissement des sacro-saintes lois américaines sur l’immigration.

 

Deux possibilités d’accueil de réfugiés auraient pu donner un nouveau souffle au WRB. En avril 1943, la Conférence des Bermudes décide l’installation d’un camp pour les réfugiés en Afrique du Nord à Fedhala. Les premiers réfugiés y arrivent en mai 1944. Ils ne seront que 630, un nombre qui ne correspond pas aux besoins. Il aurait fallu qu’un représentant du WRB soit présent en Espagne pour assister les nouveaux arrivés qui sont internés dès leur arrivée dans l’horrible camp espagnol de Miranda. Carlton Hayes, l’ambassadeur américain à Madrid, s’y oppose sous prétexte que cela entraverait son programme de sauvetage des prisonniers de guerre. Le WRB n’est pas soutenu par Roosevelt qui dès la création du camp écrit : « Je me pose la question au sujet de l’envoi d’un grand nombre de Juifs. Ce serait très imprudent ».

 

En mars 1944, un directeur du Département d’Etat propose à Pehle de créer un refuge temporaire pour les victimes potentielles des nazis qui auraient pu s’enfuir. L’opinion publique s’enflamme pour ce projet de « Ports francs pour les réfugiés ». Roosevelt en bon politique suit le mouvement. Mais ne voulant pas risquer des reproches du Congrès, il limite le nombre d’arrivant à 1 000. Ils ne seront que 983 dont 818 Juifs à arriver. Une opération au potentiel d’envergure aboutit à ce score dérisoire mettant un terme à ce qui aurait pu constituer pour les WRB une activité concrète.

 

« La conclusion est certaine, le WRB ne fut que l’expression du soutien moral et politique de l’administration pour sauver les Juifs avec des moyens juifs ». Ce jugement de Yehuda Bauer est sans concession. Il mérite une explication. Pourquoi Roosevelt a-t-il attendu janvier 1944 pour lancer le WRB alors que 85% des Juifs qui sont morts pendant la Shoah ont disparu ? Pourquoi ne pas avoir soutenu Pehle et son équipe et rappelé à l’ordre son Département d’Etat ? La réponse est simple : le Président n’a jamais souhaité qu’une telle agence soit créée au profit des réfugiés. Il ne l’a mise en place que sous la pression de l’opinion publique et de la Chambre des Représentants.

 

Il n’en reste pas moins que pour les survivants juifs, dans la mesure où ils en ont été informés, la mise en place et les activités du WRB ont eu un impact positif sur leur moral, même s’ils n’ont pas constaté de résultats pratiques. Enfin l’Amérique s’intéresse à leur sort, reconnaît leur calvaire et intervient.

 

Contacts et commentaires à : a.chargueraud@gmail.com

Trouvez sur mon blog : La Shoah revisitée (http://la.shoah.revisitee.org) d’autres articles récemment publiés.

 Copyright Marc-André Charguéraud. Genève. 2011

FINGER Seymour, M. ed.American Jewry during the Holocaust, New York, Holmes and Meier, 1984, annexe 6, p.3.

BRAHAM Randolph, The Politics of Genocide, The Holocaust in Hungary, Columbia University Press, New York,1981, p. 1103. BAUER Yehuda, An History of the Holocaust, Franklin Watts, New York, 1982, p. 414. Pour la Palestine, il s’agit du quota annuel d’immigration décidé par la Grande Bretagne, puissance qui dirige la Palestine à la suite du mandat qui lui a été confié par la Société des Nations.

PINSKY Edward D,  Cooperation among American Organisations in Their Efforts to Rescue European Jewry during the Holocaust, 1939.1945, New York University Press, 1980, p. 13.

WASSERSTEIN Bernard, Britain and the Jews of Europe, 1939-1945, Clarendon, Oxford, 1979, p. 323.

MORS Arthur D, While Six Millions Died : a Chronicle of American Apathy, The Overlook Press, Woodstock, New York 1983, p.. 381.

WYMAN David, L'abandon des Juifs. Les Américains et la solution finale, Flammarion, Paris, 1987,  p. 368.

WASSERSTEIN  Bernard in FURET Francois, ed. L'Allemagne nazie et le génocide Juif, Gallimard, le   Seuil, Paris, 1985, p. 363. Tous sont des historiens de renom de la Shoah.

JOINT, la grande organisation caritative de l’American Jewish Committee. D’autres transferts des Fonds du JOINT eurent lieu vers l’Europe en cette dernière année complète de guerre.

  BAUER Yehuda,  American Jewry and the Holocaust : The AJJDC 1930-1945, Wayne State University Press,  Detroit , 1981, p. 414. Saly Mayer représentait le JOINT en Suisse.

Yehuda BAUER a étudié en détail les « tractations » turques.

BAUER Yehuda, Juifs à vendre : Les Négociations entre nazis et Juifs,  1933-1945, Liana Levi, Paris, 1996, p. 256.

OFER Françoise, Ces Juifs dont l’Amérique de voulait pas, 1945-1950, Editions Complexes, Paris, 1995, p. 270.

MORS, Op. Cit. p. 314.

Turquie, Portugal, Suisse, Espagne, Suède.

WYMAN, Op. Cit. 1987, p. 275.

MORS, Op. Cit. p. 341.

AVNI Haim, Spain, the Jews and Franco, The Jewish Publication Society of America, Philadelphia, 1982, p. 101.

IBID.  p. 118.

BREITMAN Richard et KRAUT Alan, American Refugee Policy and European Jewry , 1933-1945,  Indiana University Press, Bloomington 1987, p. 199.

BAUER, Op. Cit. p. 407.

HILBERG Raul, La destruction des Juifs d'Europe, Fayard, Paris, 1988, p. 1046. Pourcentage calculé à partir du tableau B3.

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