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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 05:17

 

 

 

Les Israéliens sont plus diplomés

Le Bureau central des statistiques a publié des chiffres concernant les niveaux intellectuel et de vie de la population israélienne en général, tous milieux confondus. Contrairement à de simples sondages, ce travail, qui date de l’année 2008 et qui concerne 400 000 foyers interrogés sur le terrain et 250 000 autres contactés par téléphone, n’a permis qu’aujourd’hui de diffuser des informations chiffrées.

Les derniers recensements du Bureau central datent de 1948, 1961, 1972, 1983 et 1995. L’un des résultats les plus significatifs fournis par cette fastidieuse recherche est la mise en évidence d’une population de citoyens diplômés en nette augmentation.  La multiplication des écoles de niveau académique, en dehors des universités, explique le bond en avant dans ce domaine.

En revanche, l’appréciation du monde des études est perçue de manières radicalement différentes d’un groupe socioculturel à l’autre. Pour parler chiffres, 22.9% des habitants du pays détiennent au moins un diplôme universitaire en 2008, contre 14.3% en 1995. Si on ne considère que la population de Tel-Aviv, le progrès enregistré est considérable, car le pourcentage passe de 19.7% en 95 à 37% en 2008.

À Lod, on est passé de 8% à 15.5%. Même à Oum-El-Faham, le taux de détenteurs de diplômes a presque doublé, passant de 3.4% à 6.7, pour la même période.

La tranche de la population active a également augmenté. De 55% de travailleurs, on passe à 60%. 12.7% des travailleurs sont indépendants, contre 86.2% de salariés. Bien entendu, la technologie domestique, à savoir les ordinateurs et autres découvertes et progrès techniques, a été profondément influencée avec les années. 71.1% des familles possédaient au moins un ordinateur en 2008. La révolution de l’internet a entraîné l’équipement de 90.8% des foyers, qui sont munis d’une prise en permettant l’emploi. En effet, treize ans plus tôt, seuls 27% des foyers étaient équipées d’un ordinateur.

Pour ce qui est du logement, le nombre des propriétaires est en diminution. Les foyers installés dans leur propre logement sont passés de 73% en 1995 à 65.8% en 2008. Pour finir, le pourcentage des Juifs vivant en Israël mais étant nés à l’étranger n’est plus que de 29.1% en 2008.


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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 19:56

Les arabes israéliens préfère l'Etat d'Israel

 

Le PCHR, « Centre palestinien pour les droits de l’homme », a publié cette semaine un rapport dans lequel il établit que les Arabes israéliens suivent avec anxiété la qualité de la vie dans les secteurs occupés par l’AP. Ils sont effarés par les impôts élevés, les confiscations de biens, les interrogatoires, et les humiliations. Même à Jérusalem, des centaines de familles arabes se sont déplacées vers le côté libre de la barrière de sécurité. Dans ce rapport, donc, cette organisation dénonce deux cas de violation de ces mêmes droits. Dans le premier cas, un écrivain répondant au nom de Wallid Ibrahim de 50 ans a été arrêté et interrogé à Ramallah. Pendant une heure, ses geôliers lui ont demandé quels étaient ses contacts politiques dans le monde arabe. Son ordinateur a été confisqué. Dans le second cas, un journaliste jordanien, Moand Salta, a été arrêté et interrogé sans que la raison de ce geste ne lui soit indiquée. Là aussi, son ordinateur a été saisi. Ignorant tout du motif de son arrestation, il a appris par la suite qu’on lui reprochait d’avoir publié un article critiquant le Hamas pour le chaos sur la rive ouest du Jourdain et à Gaza depuis la montée au pouvoir de l’organisation terroriste. Ce journaliste a été interrogé plusieurs nuits d’affilé, et pendant plusieurs heures, menacé et humilié. Les forces de l’AP l’ont empêché de contacter sa famille ou un avocat. Cette situation s’est prolongée deux semaines durant. Trois jours après avoir été remis en liberté, son ordinateur lui a été rendu, le contenu en ayant été largement effacé.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 04:18

 

A diffuser sans modération sous réserve des mentions des sources et du lien du site

 

pour  aschkel.info et lessakele

 

Texte de NINA

Sous-tirage vidéo - Danilette

Edition - Aschkel  pour  aschkel.info et lessakele 


 


 

im_tirtzu_logo.png

Le site ICI

 

IM TIRTZOU ! SI VOUS LE VOULEZ...

 

 

Cette phrase, Théodore Hertzl l'a répétée encore et encore jusqu'à ce que notre rêve devienne enfin une réalité.

Aujourd'hui, alors qu'Israël est traîné dans la boue, que le monde semble vouloir encore offrir un exutoire à ses malheurs en choisissant à nouveau les juifs,  des jeunes hommes et femmes, issus de milieux universitaires et du monde du travail se lèvent pour crier que le sionisme n'est pas mort et qu'il demeure plus vivace que jamais.

 

 

 

Vidéo sous-titrée par Danilette pour aschkel.info

 



Ils racontent :
 "Alors que des arabes israéliens aidés en cela par des anarchistes et communistes juifs manifestaient contre l'état sioniste sur le campus de l'université hébraïque de Jérusalem, Ronen Shouval, l'actuel Président du mouvement IM TIRTZOU et quelques uns de ses camarades étudiants ont été profondément choqués par l'étalage des drapeaux du Hamas et du Hezbollah au coeur même de l'Université.

Des portraits des terroristes ayant commis des attentats suicide étaient aussi arborés fièrement par ces mouvements de gauche antisionistes ainsi que ces étudiants arabes israéliens.

Ces groupes scandaient : 
"Palestine ! Palestine ! Hamas ! Hamas ! Envoies des bombes sur Sdérot !"

C'en était trop !

Le lendemain même, avec d'autres étudiants, Ronen Shoval organisait une contre-manifestation tout en demandant aux instances universitaires de bannir ces groupes anti-israéliens.

"Ici, ce n'est pas Naplouse ! La Galilée et Jérusalem font encore partie de l'état d'Israel !. Nous ne laisserons pas les arabes israéliens, transformer l'état d'Israel en un nouveau Gaza ! " 

"Aujourd'hui, les universités, les média, la culture sont tous contaminés par l'antisionisme. Ils passent leur temps à démoraliser le pays et à combattre notre droit fondamental à exister et à se défendre."

Plus loin, une étudiante de l'université Hébraique de Jérusalem témoigne du non sens de la Direction de son université et de la bêtise dont font preuve les professeurs : 
"Une femme obtient un prix d'excellence en sociologie en alléguant que les soldats de Tsahal sont racistes parce qu'ils ne violent pas les femmes palestiniennes".

Où va donc se nicher le militantisme de gauche ? Où est l'honnêteté intellectuelle dont les professeurs devraient être les garants ?

Oui. Il y a un TRÈS gros problème ! L'absurdité, le mensonge mais pire encore, la calomnie visant à discréditer Israël à l'intérieur et bien entendu à l'extérieur.

Qui relaie ces infos selon vous ? Voyez le cas de Sara Daniel, la fille de Jean et grand Manitou du Nouvel obs qui elle, avait accusé ces même soldats de viols sur des palestiniennes.
 
Les groupes antisionistes sont si nombreux sur les campus universitaires israéliens, raconte un des fondateurs de IM TIRTZOU, que l'on s'attendrait au moins à trouver l'équivalent en ce qui concerne les sionistes. Ce qui n'est pas le cas. C'est pourquoi IM TIRTZOU doit s'implanter plus activement dans le cœur d'Israël.

Ce mouvement veut agir à tous les niveaux pour que le rêve de tout un peuple puisse perdurer.

IM TIRTZOU est une réponse à ces nuisibles qui ont investi tous les niveaux de la société israélienne dans l'unique but de détruire l'État d'Israël de l'intérieur.

Ces jeunes sont intelligents, doués, cultivés et  motivés. C'est pourquoi nous devons les aider de toutes nos forces.

"Erez, nous devons sauver le peuple d'Israel !" Une simple phrase de Ronen Shoval à son ami.

NE PLIEZ PAS ! NOUS SOMMES A VOS COTES ! NOUS SERONS TOUJOURS A VOS COTES !

Ici, en diaspora, on tente aussi de nous séparer les uns des autres. On tente de nous désunir et de nous culpabiliser. 

Mais ils ne savent pas ces braves antisionistes qu'un lien INDÉFECTIBLE nous relie à vous, au peuple d'Israel, à sa terre et à sa capitale éternelle JÉRUSALEM.

IM TIRTZOU VEUT DIRE SI VOUS LE VOULEZ. NOUS LE VOULONS ENCORE ET ENCORE, POUR L'ETERNITE !

 

Texte de NINA

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 


 

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 22:42

 

A lire et à relire en cliquant

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Les Druzes

 

 

 

Kamal Mansour – Fonctionnaire extraordinaire
 
 
   

jpost.com
 
Adaptation française de Sentinelle 5770 ©
  
Le lauréat du Prix Israël pense que « la haine et l’hostilité entre les gens ou entre les nations ne doivent pas être éternelles ».
Le personnage génial, aux manières douces, de Kamal Mansour est discret sur l’énorme influence qu’il exerce. Mansour, qui célèbre ce mois-ci le 40ème anniversaire de sa nomination par le troisième président d’Israël, Zalman Shazar, comme conseiller pour les communautés minoritaires, a continué de servir sous les présidents Ephraim Katzir, Yitzhak Navon, Chaim Herzog, Ezer Weizman, Moshe Katsav et Shimon Peres.

En reconnaissance des immenses services qu’il a rendus à l’Etat d’Israël, il a été désigné comme l’un des récipiendaires de la récompense d’une vie entière de réalisations, attribué à la Cérémonie du Prix Israël, évènement traditionnel de clôture à Jérusalem des célébrations du Jour de l’Indépendance.

Bien qu’il ait marqué de nombreuses réalisations, telles que avoir été le premier Druze à siéger au conseil d’administration de la Corporation d’Electricité d’Israël, le premier Druze à siéger au bureau des gouverneurs de l’Université de Haïfa et à l’Université Ben Gourion du Negev, et le premier Druze à être membre de l’Autorité de Télédiffusion d’Israël, voilà une occasion où il n’inaugurera pas un précédent comme le premier non juif à être honoré.
 
D’autres lauréats non juifs comprennent Zubin Mehta, le chef de l’Orchestre Philharmonique d’Israël, pour qui une exception spécifique fut faite, parce qu’il n’est pas citoyen d’Israël ; l’acteur Makram Khouri, le dirigeant circassien Aladin Haukai, le dirigeant druze Sheikh Amin Tarif (avec qui Mansour a travaillé de façon très proche pendant 20 ans), le théologien, le père Patrick Dubois, et le poète arabe controversé Emile Habibi.
 
Et puis encore, si l’on considère la petite taille de la communauté druze en Israël, avec moins de 120.000 âmes, avoir deux membres de la communauté choisis pour le Prix Israël est une remarquable contribution.

De même, les Druzes ont une représentation élevée disproportionnée – quatre membres – à la Knesset actuelle, chacun d’entre eux représentant un Parti différent. Ayoub Kara, ministre adjoint du développement du Negev et de la Galilée, et un membre du Likoud. L’ancien ministre adjoint des affaires étrangères Majallie Whbee est un membre de Kadima, Hamed Amer est sur la liste ‘Israel Beteinou’, et Said Safa est un membre du Parti Balad.

Quand Shazar lui a proposé un poste pour la première fois, Mansour, qui est né et vit dans le village druze de Usfiya, a décliné, expliquant qu’il devait s’occuper d’une grande famille et que la distance était trop importante. Le voyage d’Usfiya à Jérusalem et retour prenait plus de cinq heures à l’époque.
 
« Vous refusez une demande du Président ? » dit Shazar.

Mansour, élevé dans le respect de l’autorité, n’avait pas d’autre choix que d’accepter l’offre de Shazar, mais stipula qu’il ne le ferait qu’à la condition de ne pas être obligé de déménager à Jérusalem, ni de faire le voyage d’Usfiya chaque jour. Shazar accepta – et le reste est de l’histoire.
 
Quand Katzir devint président, il dit à Mansour qu’il avait entendu tant de choses positives à son sujet qu’il voulait le garder. Navon, qui connaissait Mansour et lui avait rendu visite dans sa maison, voulut aussi le retenir, comme Herzog et Weizmann, qui l’avaient visité dans leurs précédentes fonctions.
 
Mansour et Peres se connaissent aussi depuis des années, et le maintien traditionnel de Mansour ne posait pas de question. En fait, il alla un peu plus loin, avec le gendre de Mansour, le Brigadier Général Hasson Hasson, qui est le premier Druze nommé auxiliaire militaire du Président de l’Etat.
 
Les Druzes sont réputés pour leur hospitalité, et l’utilisent souvent comme moyen de soulager des tensions. Mansour ne fait pas exception, et sa maison sur le Mont carmel est presque devenue un lieu de pèlerinage. Des chefs d’Etat, d’importantes personnalités politiques, des universitaires, des animateurs, des hommes d’affaires, des officiers de l’armée et d’autres d’Israël et de l’étranger sont venus chez lui.  Tous les visiteurs signent un livre d’or, qui contient jusqu’à ce jour plus de 40.000 signatures.
 
Mansour, fils de Sheikh Najeeb Mansour, le premier maire d’Usfiya pendant le mandat britannique, dit qu’il a été nourri d’hospitalité. Son père dirigeait une maison ouverte et il fait de même. Il se souvient qu’à l’âge de sept ans, son père lui faisait réciter un poème arabe aux invités expliquant le bonheur qu’a le café à étancher leur soif.
 
Avant l’établissement de l’Etat, les Druzes s’abstinrent de prendre parti dans le conflit entre Arabes et Juifs, bien qu’ils aidèrent les Juifs à venir dans le pays illégalement.
« Nous avons vu les survivants de l’Holocauste se frayant un chemin dans l’eau vers la rive d’Atlit, et nous les avons amenés à pied sec pour leur donner nourriture et abri » dit Mansour.
Historiquement, les Druzes n’ont aucune querelle avec les Juifs.

Mansour cite le Rabbi Benjamin de Tudela, qui voyagea vers la période 1165-67 et écrivit dans sa chronique que les Druzes étaient les habitants monothéistes des montagnes, qui croyaient en la réincarnation et dans l’éternité de l’âme, et partageaient de l’amitié avec les Juifs.
 
Mais la bonne volonté des Druzes envers les Juifs précède cela. Jethro, le beau-père et mentor de Moïse, est l’un des prophètes druzes les plus révérés.
Le 18ème chapitre du livre de l’Exode déclare que Jethro se réjouit pour tout le bien que le Seigneur avait fait pour Israël, qu’Il avait délivré des mains des Egyptiens. Plus loin dans le chapitre, Jethro conseille à Moïse la manière d’établir un système de juges, et le fondement de ce conseil est devenu une base universelle pour tous les systèmes judiciaires.
 
Ainsi, il n’est pas surprenant que les Druzes soient bien disposés à l’égard de Juifs.

Cela s’est manifesté dans une certaine mesure pendant la Guerre d’Indépendance de1948, où des Druzes ont combattu sur la base du volontariat avec les Forces de Défense d’Israël (Tsahal). Les Druzes n’étaient pas incorporés dans l’armée, mais s’ils l’étaient, ils se montraient de bons et courageux soldats. Beaucoup devinrent des officiers de haut rang, et payèrent même le sacrifice suprême dans les guerres d’Israël.
Mansour n’a pas fait son service dans Tsahal. « J’étais trop âgé à l’époque où cela devint obligatoire pour les Druzes de faire le service dans l’armée » explique-t-il. « Mais j’ai servi dans la réserve pendant 26 ans et 6 jours ».
 
Dans la suite immédiate de la Guerre d’Indépendance, il y eut beaucoup de confusion dans le pays, en particulier au sein de la population arabe. Beaucoup craignaient une espèce de vendetta israélienne. Tous étaient incertains de l’avenir.
Mansour réalisa vite que si rien n’était fait pour étouffer la peur, la situation serait hors de contrôle et pourrait allumer une autre guerre.
Aussi il entama une campagne d’information à lui tout seul, s’adressant à des groupes d’Arabes dans leurs villages et leur assurant que tout irait bien quand la poussière serait retombée.

Ses efforts pour soulager les craintes, apaiser les tensions et promouvoir la politique d’Israël parvint à l’attention du ministre des affaires étrangères, qui l’envoya en 1957 faire un tour d’interventions aux Etats-Unis, au Canada et en Europe. C’était le premier envoyé non juif du ministre. Plus tard, il fit une tournée de discours pour les obligations d’Israël. Ayant grandi sous le Mandat britannique, il avait appris l’anglais à l’école, et en plus de l’Arabe, il parle couramment l’hébreu. C’est un orateur éloquent, qui peut tenir un discours spontané d’une heure dans ces trois langues, sans notes.
 
En plus de son travail de conseiller de sept des neuf présidents d’Israël, Mansour est un écrivain prolifique, ayant écrit des livres et des articles, et il a aussi donné souvent des émissions radiophoniques et télévisées en Arabe.
 
C’est un auteur de discours doué, et son entretien avec le ‘Jerusalem Post’ a révélé qu’il avait écrit trois discours en Arabe pour l’un des plus grands et des plus fameux orateurs d’Israël, Abba Eban, en des occasions où ce dernier se rendait en Egypte. En dépit du don reconnu d’Eban pour les langues, Mansour avait une meilleure compréhension de la façon de parler aux Egyptiens et de ce qu’ils voulaient entendre, et il écrivit les discours de cette façon.
 
De même, il écrivit des discours en Arabe, ou il traduisit de l’Hébreu en Arabe pour le 5ème président d’Israël, Yitzhak Navon, même si Navon parlait couramment l’Arabe.
 
L’une des occasions remarquables dans ce domaine, ce fut quand Saad Mortada, le premier ambassadeur d’Egypte en Israël, présenta ses lettres de créance. Navon choisit de parler en Hébreu à Mortada, rappelle Mansour, qui était chargé de traduire les remarques du président en Arabe avec seulement la bonne dose de langage fleuri et de respect qui font partie du tissu de la tradition socio-culturelle arabe.

Navon était en accord avec les besoins des groupes minoritaires d’Israël, dont les dirigeants avaient l’habitude de venir au début de leurs fêtes pour recevoir la bénédiction du président. Mansour, qui avait dès le début amené des chefs arabes au jour d’ouverture annuel du président pendant la fête de Soukkoth [fête des cabanes], suggéra à Navon que si le procédé devait être inversé, ce serait perçu comme un geste très significatif. Navon n’avait pas besoin d’être convaincu et commença de rendre visite aux communautés druzes et arabes dans le pays.
 
Quand Mansour suggéra à Katsav, qui avait une relation de qualité avec les chefs des communautés arabes, qu’il devrait offrir un repas ‘d’Iftar’ pour briser le jeûne pendant le Ramadan, Katsav donna immédiatement son accord, et depuis lors, c’est devenu une tradition annuelle pour les dirigeants spirituels et laïcs des communautés arabes musulmanes de venir à Beit Hanassi pour un dîner d’Iftar. De plus, mais on prend soin de s’assurer que le menu comprend des mets familiers au palais arabe.
 
Mansour a non seulement conseillé les présidents sur les communautés minoritaires, mais il est aussi le représentant du président auprès de ces communautés, en particulier dans les époques troublées où des querelles sont survenues dans les juridictions religieuses ou civiles.
 
Au cours de la dernière décennie environ, Mansour s’est aussi consacré aux besoins des membres de l’Armée du Liban Sud (ALS) venus vivre en Israël avec leur famille proche après la guerre civile libanaise au cours de laquelle ils ont combattu à la fois l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et le Hezbollah. Au début, les personnels de l’ALS étaient traités comme de vrais héros, mais beaucoup  eurent des difficultés à s’adapter et à trouver du travail en Israël.

Mansour était en mesure de s’identifier à cette situation difficile parce que tant de jeunes Druzes qui avaient achevé leur service militaire étaient restés au chômage des années. Le problème de l’emploi de l’ALS a été partiellement résolu par sa fille, Maha Mansour, juriste, qui parvint à obtenir du travail pour 150 d’entre eux dans la Compagnie Electrique d’Israël.
 
L’ancien Premier ministre Ariel Sharon, qui dans sa position de ministre de la Défense, avait eu une relation très étroite avec l’ALS, dit plus tard à Mansour que la capacité de persuasion de Maha Mansour avait grandement contribué la dette d’Israël envers l’ALS.
 
Quand le ministre de l’éducation Gidéon Sa’ar appela Mansour pour l’informer qu’il était le récipiendaire du Prix d’Israël, Mansour fut stupéfait. Il avait été engagé dans l’intégration communautaire et la construction de liens depuis si longtemps qu’il ne lui était jamais venu à l’esprit qu’il faisait
  quelque chose d’extraordinaire.
 
“Je n’ai jamais rien fait dans l’idée de gagner un prix, dit-il. Ce n’est pas comme si j’avais fait quelque chose de spécial ».
 
Le jury, présidé par l’ancien président de la Cour Suprême Meïr Shamgar, en décida autrement.
 
Il était tout naturel que Peres adresse à Mansour un lettre de félicitations, mais Mansour reçut aussi un appel téléphonique de congratulations de Navon, d’Aura Herzog (la veuve du sixième président d’Israël), et de Katsav. Mansour avait maintenu le contact avec les anciens présidents et leurs familles, les invitant chez lui et leur rendant visite.
 
Dans sa lettre à Mansour, Peres le félicitait pour sa compréhension en profondeur de la culture, des valeurs et des attitudes du monde arabe en général et des minorités vivant en Israël en particulier. Cette connaissance, écrivait Peres, avait permis à Mansour de contribuer au renforcement des relations entre l’Etat et ces communautés. Peres a félicité aussi Mansour comme « ambassadeur de premier ordre de l’Etat d’Israël » au cours de ses voyages à l’étranger pour expliquer les actions d’Israël et sa stratégie politique dans le monde dans son ensemble.
 
Au long des années, la question la plus fréquemment posée à Mansour par des personnes de diverses affiliations politiques, croyances et nationalités, c’est : « qu’est-ce qui motive cette loyauté passionnée et cet engagement à intégrer des communautés minoritaires dans le principal courant israélien ? »
 
Mansour en réfère bien sûr à Jethro, mais aussi qu’il d’autres similitudes entre les Druzes et les Juifs. Les Druzes n’acceptent pas de convertis dans leur religion, et alors que si les Juifs acceptent des convertis, les lois de conversion sont extrêmement contraignantes. Les Druzes découragent les mariages mixtes et la polygamie, comme les Juifs, et les deux religions interdisent la consommation de porc. Les Druzes croient dans la réalisation d’un monde meilleur, une terre plus humaine, et les Juifs croient dans le ‘Tikkun Olam’ – la réparation du monde. Les points communs dépassent de loin les différences.

En Janvier 2004, le chef spirituel druze  Sheikh Mowfak Tarif a signé une déclaration appelant tous les non juifs à observer les Sept Lois Noachides de la Bible : prohibition de l’idolâtrie, du meurtre, du vol, de la promiscuité sexuelle, de se nourrir de la viande d’un animal vivant, et l’établissement d’un système légal équitable. Tout ces points et davantage font partie de la vision du monde personnelle de Mansour, et sont intégrés dans un livre qu’il a écrit en arabe sur ses pensées et perspectives personnelles. Il a présenté des exemplaires du livre à l’ancien président égyptien Anouar Sadate et au président actuel de ce pays Hosni Moubarak, chacun d’eux le considérant comme une source valable d’information et d’idées, et comme une importante contribution à toute bibliothèque.
 
« La haine et l’hostilité entre les gens ou entre les nations ne doivent pas être éternelles » dit Mansour, citant des exemples de pays qui ont aujourd’hui des relations cordiales après des décennies et même des siècles d’inimitié et de guerre. La chose importante, souligne-t-il, est d’apprendre comment observer, peser et absorber.

« Nous avons deux oreilles, pour entendre deux fois. Nous avons deux yeux, pour voir deux fois. Mais nous n’avons qu’une bouche. Le hic dans cette ère extraordinaire de communication, alors que nous pouvons avoir un contact instantané avec des gens partout dans le monde, c’est que beaucoup parlent, mais peu écoutent vraiment ».
 
L’importance de l’écoute ne peut être surestimée dit-il. « Si vous écoutez quelqu’un, vous pouvez ne pas résoudre le problème, mais vous apaiserez la tension et les soucis.
Mansour attribue une grande part du succès dans ses contacts avec les gens à son tempérament calme et à sa capacité d’écoute.
 
« Je n’ai jamais couru après l’argent, dit-il. Faire cela, c’est comme courir après son ombre. Vous ne l’attrapez jamais ».
A l’occasion, ses petits enfants demandent : « Qu’as-tu fait dans ta vie ? Où est l’argent ? ».

Réponse de Mansour : « J’ai fait quelque chose de plus important que de gagner de l’argent. J’ai bâti une bonne réputation ».
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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 20:21
La Nation pleure ceux qui sont tombés pour elle
Par YAAKOV KATZ 
18.04.10

 

 

22 682. Il s'agit du nombre de personnes tombées pour défendre Israël depuis 1860, l'année où les premiers Juifs ont décidé de quitter l'enceinte de la Vieille Ville pour s'implanter sur les terres alentours. Ce sont ces 22 682 morts que l'on commémorera dimanche soir, pour le jour du Souvenir.


PHOTO: AP , JPOST

L'année passée, 111 soldats et agents de sécurité sont morts pour l'Etat. Le jour du Souvenir commencera officiellement à 20 heures, au moment où une sirène d'une minute retentira dans tout le pays. Le président Shimon Peres ouvrira la cérémonie officielle au Kotel, en présence du général Gabi Ashkenazi et de représentants des parents en deuil.

Mardi, la commémoration principale aura lieu à Jérusalem, au cimetière militaire du mont Herzl. Une sirène de deux minutes retentira à 11 heures et une cérémonie pour les combattants volontaires étrangers de Mahal, morts lors de la guerre d'Indépendance, aura lieu au mémorial de Mahal près du croisement de Shaar Hagaï. Des cérémonies auront lieu dans 43 cimetières à travers le pays.

À l'occasion du jour du Souvenir, le ministère de la Défense a placé un drapeau miniature et un ruban noir sur les tombes des soldats défunts, enterrés dans les cimetières militaires. Pour mercredi, Ashkenazi a prévu un drapeau pour décorer la tombe d'un des deux soldats, morts très récemment dans l'exercice de leurs fonctions : Eliraz Peretz, d'Eli, commandant adjoint du 12e Bataillon de la brigade Golani et Ilan Sviatkovsky, de Rishon Lezion, tués le 26 mars dans le sud de la bande de Gaza.

Pour la septième année consécutive, le ministère de la Défense aidera à identifier les tombes des défunts. Un service disponible sur un site internet sponsorisé par le département pour la commémoration des soldats, et programmé par une entreprise civile (http://www.izkor.gov.il).

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 21:53

 

 

 

Sur aschkel.info et lessakele   

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La quête identitaire permanente des Israéliens 

Daniel Haïk

 


Depuis 62 ans, la société israélienne est en perpétuelle mutation. Pour des millions d'Israéliens, ces mutations sont le reflet d'une réelle quête identitaire que l'on pourrait définir au travers des principaux courants politiques qui ont traversé l'État d'Israël depuis sa création en 1948. Les épreuves conduises aujourd'hui de plus en plus d'Israéliens laïcs à se rapprocher de leur racines et à revendiquer fièrement un judaïsme qui leur paraissait, il y a peu encore, anachronique. Une analyse porteuse d'espoir…. 
 


Entre 1948 et 1977, l'idéologie dominante est celle de la gauche socialiste, celles des pères fondateurs, de Ben Gourion à Rabin. Elle va donner à l'État son aspect séculier tout en pactisant avec les formations religieuses et orthodoxes préoccupées par le respect du fameux statu quo en matière religieuse.


La guerre omniprésente va persuader de nombreux Israéliens laïcs que l'aspiration à une " normalité israélienne " devra attendre des jours meilleurs. Tsahal sera au cœur du consensus national comme instrument de la Défense d'Israël. Ce seront trente années d'hégémonie travailliste qui vont laisser une empreinte indélébile. La victoire du Likoud de Menahem Begin en 1977 ouvre la voie à 15 années de domination nationaliste de Droite.

Elles vont permettre à des hommes comme Ariel Sharon, et comme Its’hak Shamir de concrétiser le projet d'implantations des dizaines de milliers de Juifs sur les terres ancestrales de Judée et Samarie. Sur le plan économique, le socialisme égalitaire caractérisé par les kibboutzim va céder la place au libéralisme et au capitalisme prôné par les conservateurs du Likoud.

C'est en 1992-1993, avec la signature des accords d'Oslo, que se produit la principale cassure au sein de la société israélienne : la gauche prétend qu'Oslo va apporter la paix, la droite affirme que ces accords sont le prélude à de nouvelles guerres.

Mais pour des millions d'Israéliens, le processus d'Oslo va donner le sentiment qu'enfin l'État d'Israël, qui n'a cessé de vivre dans la guerre, va pouvoir devenir un État normal. De facto, pendant sept années d'incertitude, de 1993 à 2000, marquées d'une part par des négociations et de l'autre par une recrudescence du terrorisme, la société israélienne qui jusque là avait conservé un cachet spécifique va se transformer en copie des grandes sociétés occidentales.

Le sentiment de collectivité va céder le pas à un individualisme forcené. Les officiers israéliens vont être remplacés au panthéon des héros par les vedettes de la "Tv réalité" et la seconde chaîne de télévision naissante, va s'imposer comme le puissant vecteur d'une culture superficielle grossière et médiocre au point que certains appellent l'État d'Israël " Medinat Aroutz 2 ", l'État de la seconde chaîne.

L'échec du sommet de Camp David et le déclenchement de l'Intifada vont rappeler aux Israéliens que la " normalité d'Israël " était une nouvelle fois prématurée. 

Après avoir unifié la société israélienne face à l'adversité palestinienne, et après avoir conduit au démantèlement du Goush Katif, Ariel Sharon va proposer aux Israéliens une nouvelle manière d'être " normaux " : les pragmatismes de la gauche israélienne, ceux qui ne croient plus en une " Paix maintenant ", fusionnent avec ceux de la Droite qui ne croient plus au " Grand Israël " pour former le courant centriste et désidéologisé représenté par Kadima.

Ce courant va d'abord prôner l'unilatéralisme comme doctrine politique et prétendre qu'il suffit à Israël de se replier sur lui-même pour régler ses problèmes avec son environnement hostile. La capture de Guilad Shalit le 25 juin 2006 par le Hamas sunnite et celle de Eldad Reguev et Ehoud Goldvasser le 12juillet par le Hezbollah chiite prouvent qu’il n’en est rien.

Au lieu de profiter du retrait unilatéral d'Israël du Sud Liban en mai 2000 et du retrait unilatéral de Tsahal de Gaza en août 2005, ces deux mouvements continuent à prôner la destruction d'Israël. Cette seconde guerre du Liban, un échec cuisant de plus pour ceux qui aspiraient à la normalité d'Israël. Après les ratés de la gauche, les impasses de la droite, même le centre cartésien s'avère incapable de d'offrir à Israël ce caractère d'État comme les autres. 

Depuis cette guerre, de plus en plus d'Israéliens s'interrogent sur les raisons de leur présence sur cette terre, sur les causes de l'opposition farouche du monde arabe à tout État juif dans un espace proche-oriental musulman. Devenus incrédules face à un processus de paix moribond, ils ne croient pas que la fameuse solution des deux États apportera la paix tant attendue.

Ces interrogations les poussent à se redéfinir. Dans leur quête identitaire, beaucoup redécouvrent leurs racines historiques et le patrimoine du peuple d'Israël. Soudain l'identité juive semble reprendre une place de choix chez ceux qui se définissaient avant tout comme des Israéliens. Ils sont de plus en plus nombreux à retrouver la voie de l'étude et celle de la téchouva. Bien sûr, il ne s'agit pas (encore) d'un raz de marée. Mais dans une société israélienne qui semble avoir perdu certains de ses repères idéologiques, cette " secousse " identitaire est nettement perceptible dans certains milieux.

Un exemple parmi d'autres : au cours des dernières années, de plus en plus de chanteurs israéliens puisent leurs textes parmi des passages de la téfila et des Psaumes et leurs chansons soulèvent un enthousiasme inattendu dans des milieux non-religieux. Certains de ces chanteurs se disent émus par ces paroles, d'autres vont plus loin et adoptent un mode de vie religieux. Ainsi, le célèbre chanteur Eviatar Banaï a fait Téchouva, il y a trois ans. Récemment, l'une des chansons de son dernier album a connu un succès exceptionnel et inattendu auprès de l'ensemble de la jeunesse israélienne. Son titre était hautement symbolique: "Oraïta", la Torah…. 

 

hamodia

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 14:23

 

http://www.actu.co.il/2010/04/

 

Dans un mois s’ouvrira à Jérusalem une nouvelle Ecole de Journalisme d’un style que l’on doit hélas qualifier aujourd’hui de « particulier », puisqu’elle entend former des journalistes qui ont tout simplement la fibre juive et sioniste.

Il n’est un secret pour personne que le paysage médiatique israélien est depuis longtemps très largement dominé par des groupes et des professionnels de la communication qui sont nettement à gauche, et de plus en plus éloignés des idéaux juifs et sionistes. Globalisation aidant, ces cercles diffusent et impriment leur philosophie post-sioniste et consumériste dans la population israélienne mais aussi dans le monde entier. Les milieux religieux et ceux affiliés à la droite israélienne ressentent une immense frustration d’être sous-représentés dans cet outil fondamental qu’est la communication, qui exerce un pouvoir énorme auprès des preneurs de décision. Une simple observation de la terminologie utilisée par la plupart des grands journalistes de la presse écrite, ou les présentateurs et commentateurs des émissions radiotélévisées suffit pour voir vers où ils veulent « faire tourner le vent ».

L’initiative d’ouvrir cette Ecole d’un nouveau style revient à deux responsables d’organismes dans le domaine sioniste religieux: Nachi Eyal, Directeur-général du Forum Juridique pour Eretz Israël, et Avih’aï Boron, Directeur-général de l’association « Maayané Hayeshoua », qui tente de rapprocher laïcs et religieux. Le Directeur de l’Ecole sera Motti Ovadia, ancien du site Nrg.co.il et de la chaîne Aroutz 10. Avi Boron a déclaré « vouloir des médias plus juifs, éthiques et sionistes, car la population israélienne mérite mieux que des Ouri Blau et Anat Kam » faisant allusion à ces deux journalistes d’extrême-gauche qui n’ont pas hésité à dérober des documents ultraconfidentiels de Tsahal dans l’unique but avoué de tenter de salir Israël à l’étranger. « Le journalisme tel qu’il est pratiqué dans les médias aujourd’hui a fait faillite », conclut Boron.

Pour lancer cette entreprise, des journalistes religieux ont également été contactés et mobilisés pour le conseil, à l’image de Sarah Beck, chroniqueuse sur Arutz 2 pour les sujets touchant à l’Education, Benny Teitelbaum, de Kol Israël, Kobi Nahshoni, du département religieux sur le site « Ynet », ou encore Ouzi Baroukh du site Aroutz 7 en Ivrit.

Cette école n’aura pas uniquement pour but de former des « émissaires politiques », mais tentera de modeler une nouvelle « race » de journalistes, alliant professionnalisme et respect de l’éthique et de la halakh’a dans ce domaine aussi délicat. C’est ainsi que le programme prévoit un cours dispensé par le Rav Shlomo Aviner, l’une des grandes figures du sionisme-religieux, sur les aspects touchant à la médisance et au colportage. L’enseignement professionnel du journalisme sera prodigué par des personnes affiliées à la droite, et exerçant déjà dans le domaine des communications, à l’image du porte-parole du Conseil de Yesha, Ishaï Holländer. Le programme prépare à tous les métiers du journalisme, depuis la presse écrite jusqu’à l’Internet, en passant par la radio et la télévision.

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 14:05

 

 

 

http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=4308&Itemid=218

L’Angleterre et la politique de l’apaisement,
14-04-2010

http://www.pointdebasculecanada.ca/resizer.php?imgfile=img/jpg/shellG.jpg&max_width=476L’Angleterre a récemment expulsé un diplomate israélien en poste à Londres en représailles, selon la presse britannique, à l’utilisation de faux passeports britanniques dans l’opération anti-terroriste de Dubaï. Que peut-on penser de cette décision prise par un pays qui, par ailleurs, a largement contribué à créer la situation géopolitique impossible dans laquelle se débat Israël depuis 1948 ?

Par:William Goldnadel

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 12:38

 

 

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Les matzot, pain traditionnel juif très prisé des Arabes israéliens, Ben Hubbard (AP) 

 

"Il est impossible de dire qu'Arabes et Juifs sont un seul et même peuple. Mais on partage la même terre, donc pourquoi ne pas partager la même nourriture ?"

 

http://fr.news.yahoo.com/3/20100405/twl-israel-palestiniens-paque-matzot-951b410.html
  

 

 

"C'est une tradition pendant Pessah, la Pâque juive: des tonnes de matzot, ce pain azyme non-levé, s'écoulent en Israël. Paradoxalement, ces galettes sèches et croustillantes sont très prisées des Arabes israéliens, dont le goût pour ce mets pourtant typiquement hébreu semble traduire leur place ambiguë dans le pays. Malgré des décennies de malaise dans leur coexistence avec la majorité juive, les Arabes israéliens -environ 20% de la population- raffolent de matzot, ce pain non-levé que mangent les Juifs pratiquants pendant la semaine sainte de Pessah qui s'achève mardi. A tel point que, plusieurs semaines à l'avance, les magasins arabes en font le plein, certains que tous leurs stocks trouveront preneur.
    
"On en mange du début à la fin de la semaine. Et quand on n'en a plus, on en rachète", explique Umaima Igbaria, une musulmane de 35 ans, un plein carton de matzot dans les bras à la sortie d'un supermarché d'Umm el-Fahm, localité arabe du nord d'Israël. Pour Pessah, Tarik Ifin, le propriétaire du magasin, avait commandé plus de quatre tonnes de matzot. Il n'en reste plus que quelques cartons. Umaima Igbaria, son mari et leurs trois enfants mangent tous des matzot, habituellement avec du thé et une sauce au chocolat. Et se moquent qu'il s'agisse de "nourriture juive".
    Une habitude culinaire qui traduit, entre autres comportements, la place ambiguë des Arabes dans la société israélienne. Ils sont 1,5 million, possèdent un passeport israélien, votent aux élections, parlent hébreu, mais beaucoup s'identifient aux Palestiniens et se disent victimes de discrimination. Et pourtant, ils mangent des matzot. Selon la tradition de Pessah, ces galettes symbolisent l'exode biblique des Juifs quittant l'Egypte dans l'urgence, sans avoir le temps de faire lever leur pain. Les juifs les considèrent également comme le pain du pauvre, consommé pour leur rappeler les difficultés de leurs ancêtres. Peu en sont friands.
    
"Je n'aime pas vraiment ça mais ça fait partie de la tradition", explique Simon Mizrahi, un juif pratiquant âgé de 44 ans, qui mange ses matzot avec de la soupe, du fromage ou du beurre. En plus du manque de goût, il juge les matzot peu nourrissantes et peu équilibrées. Beaucoup d'autres juifs partagent ses réticences pour la matza (singulier de matzot), reconnaissant en consommer par tradition plus que par plaisir. D'où leur surprise de voir les Arabes -qui ne respectent évidemment pas Pessah et peuvent donc manger le pain qu'ils veulent- choisir les matzot.
    Pour les Arabes, la réponse est simple: eux adorent le goût. 
"Les enfants adorent ça. Il les mangent comme des biscuits", souligne Wisad Jamil, une femme de 43 ans d'Umm el-Fahm. "Les juifs mangent bien notre pain. Nous, on mange des matzot." Car, en Israël, le mélange des traditions culinaires s'étend en effet au-delà des matzot. Au fil de la cohabitation, les plats arabes tels que le hoummous ou les falafels sont devenus très prisés des Israéliens, y compris ceux qui ne sont pas originaires de pays méditerranéens. Et, pendant Pessah, beaucoup de juifs non-pratiquants se tournent vers les magasins arabes pour acheter du pain levé, alors introuvable dans les magasins juifs.
    
"Il est impossible de dire qu'Arabes et Juifs sont un seul et même peuple. Mais on partage la même terre, donc pourquoi ne pas partager la même nourriture ?", confie Tarik Ifin, le propriétaire du supermarché d'Umm el-Fahm. Le mélange semble en revanche s'arrêter aux frontières israéliennes. Dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem-Est, les Palestiniens ne consomment pas de matzot, et les magasins n'en vendent pas. "On n'aime rien de ce qui vient d'eux", explique Firas Salem, un chauffeur de taxi de Jérusalem. "Et puis, le pain, c'est meilleur"."

 

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 14:18



La hasbara au-delà du manichéisme
Par DAVID BRINN
25.03.10
I




Le ministère de l'Information et de la Diaspora, Yuli Edelstein, veut mettre un grand coup pied dans la fourmilière de la "hasbara" (information) israélienne. Mais a-t-il des chances de réussir ? Son initiative ne se positionne-t-elle pas trop à droite, comme tel était déjà le travers de ces précédentes campagnes israéliennes ces dix dernières années ?

Le ministre de l’Information et de la Diaspora, Yuli Edelstein.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost

Comme nous le savons tous, il n'y a aucun consensus sur ce qui est communément appelé le processus de paix. Alors comment demander aux Israéliens, comme s'il s'agissait d'un bloc homogène, de délivrer un message unique ? De quoi assister aux gags les plus burlesques. Imaginez un Israélien bien ancré à gauche harpaguer un Parisien dans la rue pour dénoncer haut et fort la politique israélienne d'apartheid envers les Palestiniens. Pendant ce temps, de l'autre côté de l'Atlantique, j'ose à peine penser à mon cher épicier Yossi faisant la queue à Walt Disney, tout en expliquant tranquillement à la famille derrière lui que les Arabes ne sont pas dignes de confiance et que la seule solution reste un transfert de population.

Ce concept de "masbirim" (émissaires) peut être salué. Ne serait-ce que pour faire suite à cette idée, vieille de dix ans déjà, que la "hasbara" doit dépasser le conflit israélo-palestinien.
Mais le fait est que le site prévu pour cette initiative, ses affiches et ses conférences, ont déjà envahi le monde politique et encouragent l'Israélien moyen à parler de sujets qu'il ne maîtrise pas, et sur lesquels même le porte-parole le plus aguerri préférerait rester muet.

Cette pratique "café du commerce" ne risque pas d'aider à redorer l'image d'Israël. Pire, elle pourrait faire davantage de dommages à l'étranger. En termes de communication, Israël a encore beaucoup à faire. Le titulaire de cette délicate mission au ministère des Affaires étrangères, Ido Aharoni, évoque un schéma manichéen bien ancré lors de la conférence annuelle sur le Tourisme à Tel-Aviv, le mois dernier. Exemple : une conversation sur
le conflit israélo-palestinien à l'étranger s'achève toujours de la même manière : un tank israélien face à une jeune Palestinien qui jette des pierres à main nue. David contre Goliath. A cela s'ajoute le pouvoir de la télévision.

Difficile d'expliquer avec des mots et en quelques minutes la position israélienne alors que l'image, elle, reste accrochée durablement dans l'imaginaire des téléspectateurs : "Et lorsque nous essayons encore, nous échouons inévitablement parce seule reste l'image de l'enfant devant la machinerie de guerre israélienne", explique Aharoni.

Trouver un juste milieu entre guerre permanente et terre de volupté

Mais qui voulons-nous réellement convaincre lorsque nous évoquons la bonté naturelle d'Israël et sa juste place dans le monde ? Il y aura toujours un petit pourcentage de personnes pour qui l'Etat hébreu sera toujours le méchant. Convaincre un activiste de "la semaine de l'apartheid contre Israël" est une cause perdue. Comme il y aura toujours ces avocats de l'Etat hébreu (en majorité issus des rangs de la droite) pour qui le pays est synonyme de perfection.

Maintenant, il reste cette majorité silencieuse en Europe et aux Etats-Unis qui ne se soucie pas franchement de politique et encore moins de notre minuscule territoire. Commencez à leur parler de la barrière de sécurité, des points de passage et des Kassams, et vous verrez une indifférence totale, voire une certaine apathie envahir leur visage. Mais heureusement, les efforts de cette campagne n'oublient pas de mettre l'accent sur cet "autre" Israël, celui dont les habitants vivent une existence parfaitement normale et font ce que tous les gens civilisés font.

Mais quelle image voulons-vous réellement donner au monde ? Nous avons certes beaucoup de choses à défendre, comme ces innovations, ces produits et ces services qui, chaque jour, sont utilisés à travers le monde sans que personne ne le sache. Sans être hostiles au pays, nombreux sont ceux qui ont une vision erronée d'Israël. Pour David Sable, le dirigeant de Wunderman, une agence de publicité, les Américains sont encore convaincus que les Israéliens mènent une vie "aux antipodes" de la leur. Aharoni partage les mêmes conclusions. Outre Atlantique, l'Etat hébreu est perçu comme un pays sinistre marqué par la guerre et non comme la terre du high-tech, des cafés animés, et de la plage. C'est pourquoi, il y a dix ans, des visionnaires comme Aharoni et d'autres membres de l'administration israélienne avaient commencé - et tentent aujourd'hui encore - de remodeler en profondeur l'image de leur pays.

Une tâche rude face à la démission aussi bien de la gauche que de la droite. La première pour ne voir que les souffrances des Palestiniens et la seconde pour vouloir travestir le foyer juif en un immense Club Med. La communication actuelle ne fait pas l'impasse sur les réalités en demi-teinte d'Israël : elle demande simplement au monde d'analyser l'Etat hébreu sous toutes ses formes. Trouver un juste milieu entre ceux qui clament qu'Israël est le paradis du plaisir et de la volupté et ceux qui imaginent le conflit à chaque carrefour. Oui, la guerre est une réalité, tout comme les découvertes pharmaceutiques contre le cancer, les percées informatiques, les étendues de sable et les défilés de top-models.

Le monde ne devrait-il pas découvrir Israël à travers ce spectre plutôt qu'à travers le vert militaire ou le noir orthodoxe ? Ne devrions-nous pas aller au-delà des idées reçues, vous, moi, l'activiste de gauche et l'épicier du coin, lorsque nous parlons d'Israël ? Il ne faut pas uniquement blâmer les médias. Nous aussi avons notre part de responsabilité. Nous avons pris l'habitude, jusqu'à devenir une obsession, d'évoquer uniquement le conflit lorsque nous discutons de l'Etat hébreu à l'étranger.

Créer une brèche

Le lancement de cette nouvelle campagne de "masbirim" a peut-être certains mérites, mais ses créateurs agissent comme s'ils étaient les pionniers d'une terre inconnue alors qu'en réalité, depuis dix ans, certains organismes militent discrètement pour fournir des informations qui sortent de la lorgnette du conflit. Je pense à l'organisation ISRAEL21c, une des premières à vouloir détourner l'œil de la caméra du conflit israélo-palestinien et dire au monde qu'Israël n'est pas un endroit parmi tant d'autres, mais une terre d'innovations que le monde regretterait si elle venait à disparaître.
On peut espérer que le fait de combiner ce matériel déjà existant à cette nouvelle initiative d'émissaires israéliens puisse permettre d'accroître les chances de succès.

 

 

Et de faire d'une pierre deux coups : éduquer l'Israélien moyen et étoffer ses connaissances sur son propre pays. Imaginons la scène suivante : un couple d'Israéliens discute avec un autre couple britannique. Ils parlent de tout et de rien avant d'évoquer un sujet beaucoup plus sérieux : le cancer. Il s'avère que l'époux anglais a été sauvé par une minuscule caméra à rayons X qui a permis une détection précoce de son cancer du colon. Le couple israélien ne sait absolument pas que la caméra-miracle est une invention de l'Etat hébreu développée par la start-up "Given Imaging" de Yoqneam. Quel dommage. S'il l'avait su, nos compatriotes auraient transformé en une seconde le froid, sinistre et militariste Israël en un pays bienfaiteur aux yeux de leurs interlocuteurs britanniques.


Est-ce que cela aurait changé l'opinion des Britanniques sur l'Etat hébreu ? Peut-être. Ou pas. Mais si cette minuscule caméra pouvait avoir un impact positif sur leur vision des choses le jour où la télévision anglaise diffusera un sujet sur des affrontements entre Palestiniens et policiers israéliens sur le mont du Temple, pourquoi ne pas essayer.

L'auteur de ce texte est rédacteur-adjoint de l'édition anglaise du Jerusalem Post. Ancien responsable éditorial d'ISRAEL21c, il a pris part aux premiers efforts pour changer l'image d'Israël.

 

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