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Analyses et actualités sur la geopolitique - Proche et Moyen-Orient - israel - conflit israel palestine - renseignement - diplomatie - Lutte contrela désinformation

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RAPPORT EXPLOSIF : FAIRE TOMBER LE GOURVERNEMENT D'ISRAEL

 

31/05/2009 
Haviv Rettig Gur
JERUSALEM - POST 

La publication, samedi 30 mai, d'un rapport dans lequel plusieurs dirigeants palestiniens appellent à faire tomber le gouvernement Netanyahou a déclenché la colère israélienne.

Ces déclarations ont suivi le voyage officiel du chef de l'Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, la semaine dernière à Washington. C'est plus exactement dans les pages du Washington Post que ces informations ont parues, dès le lendemain la rencontre entre Abbas et le président américain Barack Obama.

"Il faudra quelques années" pour que la pression américaine soit suffisamment forte pour renverser Netanyahou, affirmait l'un des représentants officiels de l'AP. "Avec tout le respect que je dois aux Etats-Unis, notre allié stratégique, nous sommes un Etat indépendant et démocratique et notre leadership est formé à l'aide d'un processus démocratique interne", a répondu Zeev Elkin, chef officiel de la coalition et député Likoud.

Un autre représentant du gouvernement a préféré, lui, reprendre les propos de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Abba Eban : "Les Palestiniens ne manquent jamais l'opportunité de manquer une opportunité (…). Ce serait vraiment dommage que le leadership palestinien ne saisisse pas cette occasion d'aller de l'avant en acceptant notre proposition à trois voies, à savoir : une triple approche politique, économique et sécuritaire. S'ils décident de ne pas coopérer, ils ne pourront s'en prendre qu'à eux-mêmes", a-t-il ajouté.

Toujours selon le même article de presse, Abbas et son gouvernement estiment que la coalition de Netanyahou a de bonnes chances de tomber si elle se soumet aux exigences américaines et gèle entièrement les constructions d'implantations en Judée-Samarie. "Le fait qu'Abbas préfère négocier avec [la dirigeante Kadima, Tzipi] Livni prouve simplement la perspicacité des électeurs israéliens qui ont placé quelqu'un d'autre à la tête du gouvernement", affirme Elkin, qui insiste particulièrement sur la grande stabilité de l'actuel gouvernement.

"Je pense que chaque membre de la coalition est suffisamment responsable pour permettre au gouvernement de compléter son mandat (…). Notre expérience avec les Américains n'a pas toujours été très bonne. Ce sont les Etats-Unis qui ont tout fait pour que le Hamas puisse se présenter aux élections palestiniennes. Je ne pense pas que notre gouvernement cèdera facilement à des exigences qui ne sont pas suffisamment raisonnables, quelle que soit la valeur stratégique de nos relations avec les Etats-Unis."

Le Washington Post précise, par ailleurs, qu'Abbas n'assistera en aucun cas l'envoyé spécial des Etats-Unis au Proche-Orient, George Mitchell, dont l'un des objectifs dans la région consiste à encourager en rapprochement entre Israël et le monde arabe. "Nous ne parlerons aux Etats arabes qu'à condition qu'Israël cesse toutes les constructions d'implantations et reconnaisse la solution à deux Etats", a précisé le chef de l'AP. "Avant cela, nous ne pourrons parler avec personne."

Mais, "Abbas et son équipe s'attendent déjà au refus israélien", poursuit le journaliste. "Si Netanyahou accepte ces exigences, sa coalition de centre-droite s'effondrera sans aucun doute. Alors, ils [les Palestiniens] comptent simplement attendre et regarder la pression américaine progressivement éjecter le Premier ministre de son siège." Abbas "refuse d'envisager de faire lui-même de telles concessions - telle que reconnaître Israël en tant qu'Etat juif, ce qui reviendrait finalement à renoncer à un retour massif de réfugiés palestiniens", précise l'article.

Abbas a l'intention de rester les bras croisés. "J'attendrai que le Hamas accepte les engagements internationaux. J'attendrai qu'Israël gèle les nouvelles constructions… En attendant, nous jouissons de très bonnes conditions de vie en Cisjordanie… Les gens vivent normalement."

Enfin, Abbas aurait également affirmé que l'ancien Premier ministre, Ehoud Olmert, avait accepté le principe de droit au retour des réfugiés palestiniens. Il aurait même proposé d'en reloger plusieurs milliers en Israël et de créer un Etat palestinien sur 97 % des Territoires de Judée-Samarie, selon le chef de l'AP. Abbas a néanmoins refusé l'offre d'Olmert "en raison de l'existence de fossés trop larges".

Ce qui est vraiment intéressant dans les déclarations d'Abbas, explique le journaliste du Washington Post Jackson Diehl, "c'est ce qu'elles révèlent sur le message envoyé par l'administration américaine aux Palestiniens et aux autres gouvernements arabes."

Alors que le gouvernement de George W. Bush avait surtout misé sur les efforts à fournir côté palestinien, la nouvelle administration se concentre davantage sur les efforts israéliens. Autrement dit, "c'est beaucoup plus facile d'être Palestinien sous Obama", poursuit Diehl.

Sous Bush, les Palestiniens savaient que "tant qu'ils ne mettraient pas fin au terrorisme et n'établiraient pas les fondements d'un gouvernement démocratique, les Etats-Unis n'exigeraient pas de grandes concessions israéliennes", écrit Diehl.

Obama, en revanche, "a redonné vie à un vieux fantasme palestinien, selon lequel les Etats-Unis pourraient forcer l'Etat hébreu à faire des concessions douloureuses, que son gouvernement l'accepte ou non, alors que les Arabes se contenteront, eux, d'observer."

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G
La stratégie d'Abbas, qui bénéficie de l'épaule américaine pour former ses commandos Dayton, du nom de ce général américain qui entraîne depuis des années ces anciens des martyrs d'Al Aqsa, d'abord pour de défendre contre le Hamas, mais ensuite, pour, éventuellement, structurer et armer des groupes de choc contre Israël, repose entièrement sur la stratégie américaine de l'Administration Obama. Raison pour laquelle iln'est pas utile de donner trop de relief aux prises de positions d'Eldad, etc : <br /> <br /> <br /> L'objectif d'Obama est-il de faire tomber la coalition Netanyahou?<br /> Dans cet article paru sur Pajamasmedia.com, David Hornik démonte les mécanismes de la stratégie de l'Administration Obama, à propos de cette insistance démesurée pour renier les engagements de GW Bush concernant la croissance naturelle des implantations et, de l'autre côté : les "signaux négatifs" envoyés par plusieurs proches conseillers, tels que Joe Biden dénonçant toute tentative de se prémunir par avance du projet nucléaire iranien. Le but, à terme, est de semer la confusion dans la coalition de droite choisie par le Premier Ministre, en focalisant sur la question des implantations. Il s'agit d'amener celui-ci à une situation qui avait prévalue lors des accords de Wye Plantation, en 1998, durant l'Administration Clinton, ou encore en 1992, lors du dernier gouvernement Shamir. Chaque fois, le mécontentement d'éléments les plus à droite de ces Gouvernements coalisés, avaient conduit à de telles dissensions qu'une dissolution s'en était suivie. C'est, en partie, pour ces raisons que les prises de parole de gens comme Ariyeh Eldad à la Knesset, l'autre jour, expliquant que la Jordanie était la seule patrie des Palestiniens, ne sont pas seulement inappropriées, mais s'inscrivent dans les souhaits tactiques de cette Administration pour alimenter le mécontentement des groupements liés à l'avenir des implantations. Refuser, actuellement, de marcher avec le programme de négociations politiques, économiques et sécuritaires arrêtées par l'actuel gouvernement en démarrage, c'est remplir l'agenda Obama : remettre aussi vite que possible un Gouvernement Livni aux commandes.<br /> Is Obama Aiming to Bring Down Bibi?<br /> <br /> Obama's hard line on settlement expansion may have more to do with hurting Netanyahu than with the "peace process."<br /> <br /> <br /> <br /> http://pajamasmedia.com/blog/is-obama-aiming-to-bring-down-bibi/
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C
Les trajectoires de certains personnels politiques sont parfois déjà dures à suivre pour les autochtones, si j'en crois mon expérience française, mais alors là avec Madame Tzipi Livni, je ne comprends rien !
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C
Est-il necessaire d'ajouter aux efforts d'Abbas, ceux de Tzippi Livni, qui ne se gene pas pour eperonner les Americains?
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