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De ces principes émergea un amour infini pour la ‘’Terre Promise’’, cet ‘’Amour pour Sion’’ : ‘’Haavat Tsion’’ a été le moteur fondamental de l’espérance juive qui a permis au Peuple Juif de recouvrer sa terre après plus de 2000 ans d’un second exil. Or, ce sionisme prophétique et utopique, s’est transformé à la fin du XIXème sous la plume de Théodore Herzl en Sionisme politique et réaliste.
Pourtant dans tout le courant du XIXème d’éminents penseurs juifs essayèrent de mettre en œuvre cet Espoir suprême du Peuple Juif : la réimplantation des juifs exilés de toute la terre dans la petite province ottomane connue sous le nom de Palestine : nom indûment donné à la ‘’Terre de Canaan’’ par l’Empereur Hadrien après sa victoire sur les troupes israélites de Bar Kochba. Bien avant la seconde destruction du Temple de Jérusalem, les Juifs vivant en dehors des limites du pays donné par l’Eternel aux enfants d’Israël par la voix de Moïse, ce qu’on appelle du terme grec : ‘’La Diaspora’’, ont continué à avoir un lieu direct avec la terre de leurs ancêtres en payant la dîme au Temple de Jérusalem. Des émissaires étaient envoyés dans tout le bassin méditerranéen pour collecter ces fonds qui servaient à entretenir le temple.
Plus tard, les juifs gardèrent le souvenir de cette pratique mais collectèrent plutôt pour la ‘’Halouka’’ ; les besoins des juifs pauvres qui étaient partis passer leurs derniers jours près du Mur Occidental à Jérusalem. A chaque mariage, le marié casse un verre, en souvenir de la destruction de Jérusalem et la mariée portait à la place de son alliance ; une bague représentant la ‘’Cité de David’’. A chaque fête de Pessah : Pâque, les convives des repas pascals répètent plusieurs fois, la fameuse phrase:
‘’L’Année prochaine à Jérusalem’’,
depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948, certains commensaux rajoutent : ‘’l’Année prochaine à Jérusalem libérée’’. Le Sionisme prophétique a été véhiculé par de nombreux savants et rabbins. De nos jours, les religieux les plus extrémistes refusent l’idée d’un état juif fondé par des hommes et non par Dieu. Ils se sont alliés à d’autres fanatiques religieux pour défendre leur point de vue et ainsi mettre en danger les fondements même de l’Etat d’Israël. Parmi ces ‘’Naturé Karta’’, des groupes s’étaient installés en Israël et refusaient certains principes d’un état démocratique. Mais est-on plus religieux quand le ‘’Shabbat’’, jour saint et béni, on lance des pierres sur les voitures qui passent près de son quartier ? Hâte-ton la venue du Messie lorsqu’on siège près d’un président iranien qui vitupère et préconise la destruction d’un état voisin ? Pourtant il ne fait aucun doute que ces ultra-religieux n’ont aussi qu’un seul but : voir la ‘’Jérusalem céleste sur terre’’ et l’arrivée d’un monde messianique. Donc une forme de Sionisme.
Dans l’histoire de l’Humanité, il est possible de se rendre compte de la diversité de pensées du Peuple Juif. En effet, on peut constater que certains juifs sont à l’origine de la pensée philosophique moderne : Socialisme, Communisme, Nationalisme, etc…. C’est avec le début de l’industrialisation et la formation d’un monde ouvrier que va apparaître un prolétariat nouveau : l’ouvrier juif. Or, cet ouvrier va vouloir s’émanciper et vivre sur une autre terre que celle où règne un antisémitisme religieux et économique. Le prolétaire juif va très vite comprendre qu’il lui faut de nouveaux horizons ; ses chances devaient être l’Amérique du Nord et l’Argentine : la solution dans ces pays en voie de développement : la ‘’Communauté’’ : ‘’La Colonie’’.
Pour une autre partie de ces bannis de la terre, l’idéal s’était ‘’La Terre Promise’’. Théodore Herzl, qui avait compris avec l’Affaire Dreyfus en France qu’il n’y avait pas d’avenir pour le ‘’Peuple Juif’’ en Europe conçut un projet politique pour remobiliser les masses juives d’Europe Centrale et de Russie et leur redonner l’idéal de ‘’Sion’’. Depuis les années 1880, des pionniers avaient quitté la Russie tsariste et xénophobe pour s’installer en groupes sur des terres de Palestine. Ces ‘’Amants de Sion’’ avaient décidé de vivre ensemble et de tout partager : terres, maison, travail….. Lorsque Théodore Herzl convoqua le Premier Congrès Sioniste à Bâle, durant cette réunion, il émergea que le fer de lance idéologique du projet d’implantation en Palestine devait être la colonisation par la collectivité.
Les principales bases étatiques d’Israël furent la construction de Kibboutzim (forme de phalanstères) et de Mochavot (premières agglomérations citadines). Pour financer le vaste projet des leaders sionistes, il fallut créer des institutions. La plus important semblait l’achat de terre en Palestine d’où le KKL, puis il fallut, hors les mécènes tels que le Baron Edmond de Rothschild ou le Baron Maurice de Hirsch, trouver de l’argent. En 1920, le Congrès de Londres jeta le fondement du Keren Hayesod qui devait financer : 1° la construction de maisons, la création d’usine, la naissance de toutes les infrastructures du pays 2° l’aide à l’immigration de la population juive défavorisée.
Dix ans plus tard, on vit la naissance de l’Agence Juive, qui jusqu’à la naissance d’Israël, gouverna les destinées du pays et le dota de toutes les institutions devant l’amener à cet ultime but.
Par définition, le Juif porte en lui le projet messianique du retour à Sion. Mais peut on faire un distinguo entre un juif et le Sionisme ? Peut on être Juif et non Sioniste ? Chaque juif apporte sa propre réponse à cette question existentielle. Généralement la réponse peut se résumer à la pensée politique du juif interrogé.
Selon sa conviction, selon son orientation philosophique et politique, il n’y aura jamais de réponse unique. Il y aura sans doute parmi celles-ci des cocasses et certaines proviendront sans doute de la ‘’Haine de Soi’’. Etre Juif et antisémite cela s’est vu.
Pour ce qui est des non-juifs, Certains peuvent-ils être antisémite et antisioniste ? En ce qui les concerne l’Antisémitisme était-il égal à l’Antisionisme ? Depuis le milieu des années 1980, l’antisémitisme est moins virulent qu’il ne l’a été même après la Seconde Guerre Mondiale. Une batterie de lois a relégué l’antisémitisme, le racisme ou toutes autres formes de xénophobisme au placard. Même le Front National ne peut plus se permettre d’attaquer directement le ‘’Juif’’ tel que le faisait les penseurs antisémites de la fin du XIXème siècle. La verve de Drumont, de Fourrier ou autres ne peut plus avoir cours dans l’hexagone sur les principes d’attaque contre le ‘’Protocoles des Sages de Sion’’. Aussi depuis Durban 1, on s’aperçoit que les antisémites et les anti-israéliens (car sciemment on confond les deux) ont changé de vocable. En effet, faute d’antisémitisme direct, on dévie la haine antijuive en oppression sioniste. Bel amalgame que ces détournements de langage et d’idéologie. Ces nouveaux termes sont véhiculés par la Gauche et l’Extrême Gauche, en grande majorité ‘’Pro-palestinienne’’ et orchestrés par les pays ou des entités musulmanes extrémistes. Pour eux, il ne s’agit pas de la possibilité de l’existence d’un Etat Juif au Moyen Orient mais l’occupation d’une terre musulmane, coin de fer planté en plein cœur de l’Islam. Pour eux les Palestiniens ne sont qu’un moyen de faire une guerre idéologique avec les ‘’Sionistes’’ avant de pouvoir en découvre avec les Juifs (israéliens). Les Gazaouis sont les faire-valoir du Hezbollah et du Hamas. Une fois, les Juifs rayés de la Carte du Croissant fertile, les Palestiniens redeviendront les fellahym des gros magnats musulmans. Les choses n’auront pas changé, il y aura toujours, les chiites, les sunnites, les chrétiens, les coptes, unis sous la même bannière, et chacun essayera de dicter sa loi aux plus faibles.
Les pauvres arabes chrétiens de Nazareth ou de Bethlehem pourront aller rejoindre les chrétiens Maronites du Liban dans des exils dorés. Et à ce moment précis, l’humanité pourra pleurer sur le monde judéo-chrétien des larmes de sang. Car on ne peut que bien pleurer sur un juif mort. Nous avons déjà vu cela à l’ouverture des Camps de la mort en 1945. Mais alors lae monde ne culpabilisera plus puisque pour lui l’ennemi sioniste-juif aura été vaincu. Mais sans Peuple Juif, le Messie peut-il venir ? Dans une société dite ‘’Judéo-Chrétienne’’ est il possible de vivre sans espoir messianique ? Sans Peuple Juif est-il possible de voir la ‘’Rédemption’’ du Genre humain.
Sioniste, vous avez dit Sioniste comme si ce mot était un mot ordurier !
Vous avez tort de penser que ce terme est galvauder et qu’il ne signifie plus rien sur terre. Bien au contraire, il y a tout lieu d’être fier et d’être Sioniste car il conjugue tous les bienfaits que l’humanité a reçu. Les sept préceptes noachides furent offerts au Monde, les Juifs reçurent trois principes supplémentaires qui firent leur particularisme, c’est là toute la différente. Aussi comme par les vœux émis par ‘’Le Millénarisme’’, le Monde ne pourra être sauvé que si tous les Juifs rejoignent la Terre Promise : aussi qui saura assez bien faire la promotion du Sionisme ? Les Juifs ou les non-juifs.