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Hommage : brève histoire du Liban

hommage aux libanais, et puisque nous avons parlé d'eux beaucoup ces derniers deux jours, donc un peu d'histoire en bref sur le liban....

drapeau-du-liban.jpg




LE LIBAN DANS LA BIBLE

 

Remontant aux premiers écrits, le Liban est mentionné plus que 70 fois dans la Bible.

 

 

Deutéronome


1:7  Tournez-vous, et partez; allez à la montagne des Amoréens et dans tout le  voisinage, dans la plaine, sur la montagne, dans la vallée, dans le midi, sur la côte de la mer, au pays des Cananéens et au Liban, jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate. 
3:25 Laisse-moi passer, je te prie, laisse-moi voir ce bon pays de l'autre côté du Jourdain, ces belles montagnes et le Liban 
11.24 Tout lieu que foulera la plante de votre pied sera à vous: votre frontière s'étendra du désert au Liban, et du fleuve de l'Euphrate jusqu'à la mer occidentale.

   

Josué


1.4 Vous aurez pour territoire depuis le désert et le Liban jusqu'au grand fleuve, le fleuve de l'Euphrate, tout le pays des éthiens, et jusqu'à la grande mer vers le soleil couchant. 
9.1 A la nouvelle de ces choses, tous les rois qui étaient en deçà du Jourdain, dans la montagne et dans la vallée, et sur oute la côte de la grande mer, jusque près du Liban, les Héthiens, les Amoréens, les Cananéens, les Phéréziens, les éviens et les Jébusiens, 
11.17 depuis la montagne nue qui s'élève vers Séir jusqu'à Baal Gad, dans la vallée du Liban, au pied de la montagne 'Hermon. Il prit tous leurs rois, les frappa et les fit mourir. 
12.7 Voici les rois que Josué et les enfants d'Israël battirent de ce côté-ci du Jourdain, à l'occident, depuis Baal Gad dans la vallée du Liban jusqu'à la montagne nue qui s'élève vers Séir. Josué donna leur pays en possession aux tribus d'Israël, à chacune sa portion, 
13.5 le pays des Guibliens, et tout le Liban vers le soleil levant, depuis Baal Gad au pied de la montagne d'Hermon jusqu'à l'entrée de Hamath; 
13.6 tous les habitants de la montagne, depuis le Liban jusqu'à Misrephoth Maïm, tous les Sidoniens. Je les chasserai devant les enfants d'Israël. Donne seulement ce pays en héritage par le sort à Israël, comme je te l'ai prescrit;

 

Juges


3.3 Ces nations étaient: les cinq princes des Philistins, tous les Cananéens, les Sidoniens, et les Héviens qui habitaient la montagne du Liban, depuis la montagne de Baal Hermon jusqu'à l'entrée de Hamath. 
9.15 Et le buisson d'épines répondit aux arbres: Si c'est de bonne foi que vous voulez m'oindre pour votre roi, venez, réfugiez-vous sous mon ombrage; sinon, un feu sortira du buisson d'épines, et dévorera les cèdres du Liban.  

 

1 Rois


4.33 Il a parlé sur les arbres, depuis le cèdre du Liban jusqu'à l'hysope qui sort de la muraille; il a aussi parlé sur les animaux, sur les oiseaux, sur les reptiles et sur les poissons. 
5.6 Ordonne maintenant que l'on coupe pour moi des cèdres du Liban. Mes serviteurs seront avec les tiens, et je te paierai le salaire de tes serviteurs tel que tu l'auras fixé; car tu sais qu'il n'y a personne parmi nous qui s'entende à couper les bois comme les Sidoniens. 
5.9 Mes serviteurs les descendront du Liban à la mer, et je les expédierai par mer en radeaux jusqu'au lieu que tu m'indiqueras; là, je les ferai délier, et tu les prendras. Ce que je désire en retour, c'est que tu fournisses des vivres à ma maison. 
5.14 Il les envoya au Liban, dix mille par mois alternativement; ils étaient un mois au Liban, et deux mois chez eux. Adoniram était préposé sur les hommes de corvée. 
7.2 Il construisit d'abord la maison de la forêt du Liban, longue de cent coudées, large de cinquante coudées, et haute de trente coudées. Elle reposait sur quatre rangées de colonnes de cèdre, et il y avait des poutres de cèdre sur les colonnes. 
9.19 toutes les villes servant de magasins et lui appartenant, les villes pour les chars, les villes pour la cavalerie, et tout ce qu'il plut à Salomon de bâtir à Jérusalem, au Liban, et dans tout le pays dont il était le souverain. 
10.17 et trois cents autres boucliers d'or battu, pour chacun desquels il employa trois mines d'or; et le roi les mit dans la maison de la forêt du Liban. 
10.21 Toutes les coupes du roi Salomon étaient d'or, et toute la vaisselle de la maison de la forêt du Liban était d'or pur. Rien n'était d'argent: on n'en faisait aucun cas du temps de Salomon.

 

2 Rois

14.9 Et Joas, roi d'Israël, fit dire à Amatsia, roi de Juda: L'épine du Liban envoya dire au cèdre du Liban: Donne ta fille pour femme à mon fils! Et les bêtes sauvages qui sont au Liban passèrent et foulèrent l'épine. 
19.23 Par tes messagers tu as insulté le Seigneur, Et tu as dit: Avec la multitude de mes chars, J'ai gravi le sommet des montagnes, Les extrémités du Liban; Je couperai les plus élevés de ses cèdres, Les plus beaux de ses cyprès, Et j'atteindrai sa dernière cime, Sa forêt semblable à un verger;


  
2 Chroniques

2.8 Envoie-moi aussi du Liban des bois de cèdre, de cyprès et de santal; car je sais que tes serviteurs s'entendent à couper les bois du Liban. Voici, mes serviteurs seront avec les tiens 
2.16 Et nous, nous couperons des bois du Liban autant que tu en auras besoin; nous te les expédierons par mer en radeaux jusqu'à Japho, et tu les feras monter à Jérusalem. 
8.6 Baalath, et toutes les villes servant de magasins et lui appartenant, toutes les villes pour les chars, les villes pour la cavalerie, et tout ce qu'il plut à Salomon de bâtir à Jérusalem, au Liban, et dans tout le pays dont il était le souverain. 
9.16 et trois cents autres boucliers d'or battu, pour chacun desquels il employa trois cents sicles d'or; et le roi les mit dans la maison de la forêt du Liban. 
9.20 Toutes les coupes du roi Salomon étaient d'or, et toute la vaisselle de la maison de la forêt du Liban était d'or pur. Rien n'était d'argent: on n'en faisait aucun cas du temps de Salomon. 
25.18 Et Joas, roi d'Israël, fit dire à Amatsia, roi de Juda: L'épine du Liban envoya dire au cèdre du Liban: Donne ta fille pour femme à mon fils! Et les bêtes sauvages qui sont au Liban passèrent et foulèrent l'épine.

  

Esdras

3.7 On donna de l'argent aux tailleurs de pierres et aux charpentiers, et des vivres, des boissons et de l'huile aux Sidoniens et aux Tyriens, pour qu'ils amenassent par mer jusqu'à Japho des bois de cèdre du Liban, suivant l'autorisation qu'on avait eue de Cyrus, roi de Perse.

  

Psaumes

29.5 La voix de l'Éternel brise les cèdres; L'Éternel brise les cèdres du Liban, 
29.6 Il les fait bondir comme des veaux, Et le Liban et le Sirion comme de jeunes buffles. 
37.35 J'ai vu le méchant dans toute sa puissance; Il s'étendait comme un cèdre du Liban 72.16 Les blés abonderont dans le pays, au sommet des montagnes, Et leurs épis s'agiteront comme les arbres du Liban; Les hommes fleuriront dans les villes comme l'herbe de la terre. 
92.12 Les justes croissent comme le palmier, Ils s'élèvent comme le cèdre du Liban. 104.16 Les arbres de l'Éternel se rassasient, Les cèdres du Liban, qu'il a plantés.

 

Cantique

3.9 Le roi Salomon s'est fait une litière De bois du Liban. 
4.8 Viens avec moi du Liban, ma fiancée, Viens avec moi du Liban! Regarde du sommet de l'Amana, Du sommet du Senir et de l'Hermon, Des tanières des lions, Des montagnes des léopards. 
4.11 Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée; Il y a sous ta langue du miel et du lait, Et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban. 
4.15 Une fontaine des jardins, Une source d'eaux vives, Des ruisseaux du Liban. 
5.15 Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc, Posées sur des bases d'or pur. Son aspect est comme le Liban, Distingué comme les cèdres. 
7.4 Ton cou est comme une tour d'ivoire; Tes yeux sont comme les étangs de Hesbon, Près de la porte de Bath Rabbim; Ton nez est comme la tour du Liban, Qui regarde du côté de Damas.

  

Esaïe


2.13 Contre tous les cèdres du Liban, hauts et élevés, Et contre tous les chênes de Basan;   
10.34 Il renverse avec le fer les taillis de la forêt, Et le Liban tombe sous le Puissant.
14.8 Les cyprès même, les cèdres du Liban, se réjouissent de ta chute: Depuis que tu es tombé, personne ne monte pour nous abattre. 
29.17 Encore un peu de temps, Et le Liban se changera en verger, Et le verger sera considéré comme une forêt.   
33.9 Le pays est dans le deuil, dans la tristesse; Le Liban est confus, languissant; Le Saron est comme un désert; Le Basan et le Carmel secouent leur feuillage.
35.2 Elle se couvrira de fleurs, et tressaillira de joie, Avec chants d'allégresse et cris de triomphe; La gloire du Liban lui sera donnée, La magnificence du Carmel et de Saron. Ils verront la gloire de l'Éternel, la magnificence de notre Dieu. 
37.24 Par tes serviteurs tu as insulté le Seigneur, Et tu as dit: Avec la multitude de mes chars, J'ai gravi le sommet des montagnes, Les extrémités du Liban; Je couperai les plus élevés de ses cèdres, Les plus beaux de ses cyprès, Et j'atteindrai sa dernière cime, Sa forêt semblable à un verger; 
40.16 Le Liban ne suffit pas pour le feu, Et ses animaux ne suffisent pas pour l'holocauste. 
60.13 La gloire du Liban viendra chez toi, Le cyprès, l'orme et le buis, tous ensemble, Pour orner le lieu de mon sanctuaire, Et je glorifierai la place où reposent mes pieds.

  

Jérémie

18.14 La neige du Liban abandonne-t-elle le rocher des champs? Ou voit-on tarir les eaux qui viennent de loin, fraîches et courantes? 
22.6 Car ainsi parle l'Éternel sur la maison du roi de Juda: Tu es pour moi comme Galaad, comme le sommet du Liban; Mais certes, je ferai de toi un désert, Une ville sans habitants. 
22.20 Monte sur le Liban, et crie! Élève ta voix sur le Basan! Crie du haut d'Abarim! Car tous ceux qui t'aimaient sont brisés.
22.23 Toi qui habites sur le Liban, Qui as ton nid dans les cèdres, Combien tu gémiras quand les douleurs t'atteindront, Douleurs semblables à celles d'une femme en travail!

  

Ezéchiel

17.3 Tu diras: Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Un grand aigle, aux longues ailes, aux ailes déployées, couvert de plumes de toutes couleurs, vint sur le Liban, et enleva la cime d'un cèdre 
27.5 Avec des cyprès de Senir ils ont fait tous tes lambris; Ils ont pris des cèdres du Liban pour t'élever un mât; 
31.3 Voici, l'Assyrie était un cèdre du Liban; Ses branches étaient belles, Son feuillage était touffu, sa tige élevée, Et sa cime s'élançait au milieu d'épais rameaux. 
31.15 Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Le jour où il est descendu dans le séjour des morts, J'ai répandu le deuil, j'ai couvert l'abîme à cause de lui, Et j'en ai retenu les fleuves; Les grandes eaux ont été arrêtées; J'ai rendu le Liban triste à cause de lui, Et tous les arbres des champs ont été desséchés. 
31.16 Par le bruit de sa chute j'ai fait trembler les nations, Quand je l'ai précipité dans le séjour des morts, Avec ceux qui descendent dans la fosse; Tous les arbres d'Éden ont été consolés dans les profondeurs de la terre, Les plus beaux et les meilleurs du Liban, Tous arrosés par les eaux. 

 

Osée

14.5 Je serai comme la rosée pour Israël, Il fleurira comme le lis, Et il poussera des racines comme le Liban. 
14.6 Ses rameaux s'étendront; Il aura la magnificence de l'olivier, Et les parfums du Liban. 
14.7 Ils reviendront s'asseoir à son ombre, Ils redonneront la vie au froment, Et ils fleuriront comme la vigne; Ils auront la renommée du vin du Liban.


  
Nahum

1.4 Il menace la mer et la dessèche, Il fait tarir tous les fleuves; Le Basan et le Carmel languissent, La fleur du Liban se flétrit.


  
Habacuc

2.17 Car les violences contre le Liban retomberont sur toi, Et les ravages des bêtes t'effraieront, Parce que tu as répandu le sang des hommes, Et commis des violences dans le pays, Contre la ville et tous ses habitants.

   

Zacharie

10.10 Je les ramènerai du pays d'Égypte, Et je les rassemblerai de l'Assyrie; Je les ferai venir au pays de Galaad et au Liban, Et l'espace ne leur suffira pas.   
11.1 Liban, ouvre tes portes, Et que le feu dévore tes cèdres!

 

HISTOIRE DU LIBAN

 



ecriture-phenicienne.jpg

            D’origine araméenne, le mot Liban signifie “ blanc”, pour designer la neige blanche qui couronne ses montagnes.

Des preuves trouvées dans des caves tout au long de la cote prouvent que l’homme, dés l’époque Paléolithique, a vécu au Liban. D’ailleurs, dans a Bible, le Liban est mentionné 71 fois.

 

Phéniciens

            Peuple entrepreneur, les phéniciens se sont installés sur la cote dés le troisième millénaire avant J-C. Considères comme les successeurs des Cananéens, ils sont presque deux peuples indistingables. Certaines sources vont même à dire que les Phéniciens sont constitués de Cananéens, Amuréns   et Araméens.

   Gravé sur le sarcophage d’Ahiram, leur alphabet de 22 signes supplante le système cunéiforme et se répand dans toute la Méditerranée (vers 1300 av J-C).

   Leur expansion commerciale s’étendit sur tout le bassin méditerranéen. Des cités non phéniciennes, telle que Ugarit-Ras Shamra (environ 104 Km au Nord de Lattaquié) gardent des aspects importants de la culture phénicienne. Leurs colonies s’étendirent aussi jusqu’en Afrique du Nord à Utica et Carthage ; Cette dernière fit elle-même une expansion vers la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et le sud de l’Espagne.

   La position stratégique de la Phénicie permit à ce peuple de développer le commerce, et surtout avec l’alphabet et son utilisation pour des fins commerciaux. Leurs exportations étaient principalement les bois de cèdre et de pin, du linge fin de Tyre, Byblos et Berythus, des habits pourpres teints au Morex, des broderies de Sidon, du métal, du verre, du sel, du vin,…A ce sujet, le prophète Ezéchiel (chapitre 27 et 28) énumère les produits exportés de Tyre, couvrant la plupart du monde tel qu’il était connu à cette époque.

En plus des exportations, les Phéniciens avaient des activités de transit, spécialement pour les produits de l’Egypte et de Babylonie. En Egypte, les Phéniciens ont gagné une forte influence et les Tyriens avaient une grande partie de leurs actifs à Memphis. Les caravanes arabes contenant le parfum et les épices passaient par la Phénicie pour arriver en Grèce.

   Pour établir cette suprématie commerciale, les Phéniciens étaient des habiles navigateurs ; ils sont même parmi les premiers à se servir de l’Etoile Polaire pour se repérer dans leurs voyages.

 

Domination Assyrienne et Babylonienne

Au 9eme siècle av J-C, l’indépendance de la Phénicie a été de plus en plus menacée par l’avancée assyrienne. En 868 av J-C, Ashurnasipal II atteint la Méditerranée et ensuite son fils, Shalmaneser III, a établit sa suprématie sur la Phénicie.

            Durant la période neo-babylonnienne, Nebuchadrezar II, roi de la Babylonie, a dû encercler Tyre à plusieurs reprises, et durant 13 ans, avant qu’elle ne capitule.

 

Période perse

Les Perses ayant conquis les Babyloniens, ils ont, vers 583 av J-C dominé la Phénicie. Mais ils ont permis l’ouverture du marché de l’orient aux phéniciens. Le Liban, la Syrie, la Palestine et Chypre étaient la 5éme province de l’empire perse.

 

Période Grecque et Romaine

     En 332 av J-C, la ville de Tyre, assiégée pendant 8 mois, tomba à la fin entre les mains d’Alexandre Le Grand. Ainsi, les Phéniciens ont perdu leur puissance et influence régionale, et la ville égyptienne Alexandrie devint le pôle commercial de l’Orient.

   Après la mort d’Alexandre Le Grand (323 av. J-C), son empire fut divisé entre ses généraux : les Lagides contrôlèrent l’Egypte, et les Seleucides le Liban, la Syrie et la Palestine ; Mais ceux-ci ont laissé une certaine autonomie aux villes phéniciennes.

En 83 av. J-C, Tigranes II l’Arménien mis fin à la dynastie Séleucide en occupant le Mont-Liban. Les Romains, venus pour restaurer la dynastie Séleucide, prirent eux-mêmes le contrôle de la Phénicie en 64 av. J-C.

                Beyrouth, jusqu’ici peu connue, joua un rôle important durant la période romaine, surtout avec son école de droit.

Durant l’époque romaine, le christianisme se propagea dés la première moitié du 1er siècle. La Phénicie fut célèbre pour ses martyres chrétiens avant édit de Milan ( 313 ).

 

Conquête Arabe

                En 628 les troupes arabes envahirent la région. Après la défaite à la bataille de Yarmouk en 636, la côte libanaise tomba entre les mains des arabes. La montagne résista le plus à l’occupation arabe grâce aux Mardaites, durs combattants d’origine incertaine, installés au début dans le Nord du Liban.

Les Abbassides, qui prirent le pouvoir musulman après les Ommeyades, réprimèrent avec férocité une révolte chrétienne dans la montagne en 750.

Durant l’époque arabe, plusieurs changements eurent lieu au Liban : Les villes de la côte, jadis occupant une place importante dans la civilisation de la région, devinrent de simples villages ! ! ! En plus, de nouveaux peuples entrèrent dans le pays : arabes, perses, juifs,…

 

Suite au déclin de l’autorité Abbasside, le Liban fut gouverné successivement par les Toulomides ( IXème  siècle), les Ikchidites (Xème siècle) puis  les Fatimides (969-1171).

   

Les croisades

                A la fin du XIème siècle, en 1096, les Croisés, avec l’aide des Byzantins et des Arméniens, s’emparèrent de Jérusalem. En 1109, Tripoli tomba entre les mains des Croisés (appelés Francs), Beyrouth et Sidon en en 1110.

   Durant les deux siècles de leur occupation du Liban, les Croisés construirent des forteresses, des églises et des monastères sans pour autant imposer leurs rites ou religion aux habitants du pays. L’échange commercial prospéra à travers la Méditerranée avec les pays européens.

 

 

Les Mamelouks  

                En 1291, les Mamelouks commencèrent par occuper Tripoli pour ensuite envahir le Liban. Leurs expéditions militaires, menées en 1305 dans les régions de Kesrouan et du Metn de la montagne libanaise, massacrèrent les habitants des villages de ces régions.

 

Les Ottomans

                L’expansion ottomane dans la région commença avec le Sultan Sélim I qui, en 1516,  ajouta le Liban à son empire.

   Durant l’occupation ottomane, le Mont-Liban bénéficia d’un pouvoir autonome. Les familles des notables chrétiens et druzes, principales communautés de la Montagne, possédaient la majorité des terrains, infligeant un régime féodal.

Les émirs Maans prirent le pouvoir du Mont-Liban, et Fakhreddine II étendit son pouvoir sur presque tout le Liban qui connut à cette époque prospérité économique, culturelle, et calme politique. Plusieurs traités militaires et économiques furent conclu avec les Européens, notamment avec la Toscane.

Après les Maans, les Chéhab prirent le pouvoir à la Montagne. A partir de 1750, certains émirs Chehab et Lamah se convertirent au christianisme, et surtout au maronitisme. Au début du XIXème siècle, l’un de ces émirs, Bechir Chehab II, gouverna le Mont-Liban qui connu un important essor économique.

Mais les Egyptiens, avec Ibrahim Bacha, fils de Mohammed Ali, occupèrent le Liban en 1852. L’émir Béchir II coopéra avec eux, et le pouvoir des maronites augmenta par rapport à celui des druzes. Ces derniers menèrent une révolution en 1840 qui détrôna Bechir II. Bechir III, son successeur, fût aussi détrôné en 1841 après une autre révolte druze qui eu pour conséquence la fin du pouvoir des Chehab, et les Ottomans gouvernèrent directement le Mont-Liban.

   Mais les différends entre maronites et druzes obligèrent les Ottomans à diviser la Montagne en régions druzes et régions chrétiennes. Les conflits ne s’arrêtèrent pas et ils culminèrent en 1860 avec le massacre de milliers de chrétiens par les druzes. De même, en 1860, 5 milles chrétiens furent massacrés à Damas.

Pour protéger les chrétiens, les Français vinrent au Liban et ne le quittèrent qu’après avoir instauré un nouveau régime.

 

 

Mandat Français  

                Assoiffés de liberté, les Libanais ont délégué, en 1919, le patriarche maronite Elias Hoayek pour les représenter dans la Conférence de Versailles, et demander l’indépendance de leur pays. Le Patriarche a été à la hauteur de la situation, et le Grand Liban fût proclamé par le Général Gouraud le 1er septembre 1920, après la conférence de Saint-Remo en Italie, où le Liban fût placé sous mandat français. Le pays fut soumis à l’autorité d’un haut commissaire français, et d’une administration locale supervisée par des conseillers français.

Après des années de mandat français, les Libanais voulaient l’indépendance. Ainsi, le parlement libanais abrogea toutes les dispositions qui faisaient référence au mandat. La réaction française ne se fit pas attendre : le président de la République Béchara el-Khoury, le Premier ministre Ryad el-Solh, et les ministres furent arrêtés. Mais le mouvement populaire grandissant et l’intervention de l’Angleterre forcèrent les Français à libérer les responsables libanais, et l’indépendance fut proclamée le 22 novembre 1943.

 

Après l’indépendance.  

                Avec ses différentes communautés et les aspirations de chacune, le maintien de la paix dans le Liban n’est pas chose aisée. Un pacte non écrit, appelé “ Pacte National de 1943 ” partagea le pouvoir entre les différentes communautés : le président de la république est chrétien maronite, le Premier ministre musulman sunnite et le chef du parlement musulman chiite. Mais ce Pacte n’empêcha pas un climat de tension entre les différentes communautés.

   Après un amendement de la constitution, le Président Khoury resta au pouvoir pour un nouveau mandat. Mais l’opposition à ce nouveau mandat grandissait, et elle culmina en 1952, ce qui poussa Khoury à démissionner.

                Camille Chamoun fut alors élu président. Durant son mandat, le pays connu un fort boom économique et culturel. Mais suite à la création de la République Arabe Unie entre l’Egypte et la Syrie, plusieurs voix demandèrent l’association à cette nouvelle union. Cette demande fit apparaître des troupes musulmanes armées illégalement à Tripoli, au nord du Liban. Le chef de l’armée, le Général Fouad Chéhab, refusa d’envoyer l’armée libanaise pour arrêter les troupes illégales, ce qui poussa le Président Chamoun à demander une intervention internationale, principalement américaine.

                La “ crise de 1958 ” terminée, le mandat de Chamoun était à sa fin ; le parlement élut le Général Chehab à la Présidence. Durant son mandat, le Général Chehab s’efforça à améliorer l’administration publique ; de même, il garda de bonnes relations avec son entourage arabe.

                Son successeur, Charles Helou, avait un faible pouvoir. Durant cette période là, le problème des palestiniens armés installés au Liban s’imposa encore plus. Les accords de Caire, signés en 1969 après de fortes pressions exercées sur le Président Helou par les Palestiniens et le chef du gouvernement Karamé, leur permirent d’aménager des bases d’entraînement, et ils utilisèrent le Arqoub comme base d’opérations militaires contre Israël.

Durant le mandat de Soleiman Frangié, successeur de Helou, les Palestiniens constituèrent un vrai problème. En effet, après le “ septembre noir ” en 1970 en Jordanie, où les Palestiniens furent massacrés par l’armée jordanienne, de nombreux palestiniens affluent vers le Liban. Leurs camps armés constituèrent un Etat dans l’Etat, et ils furent un danger pour la population libanaise. Presque inaccessible à l’Etat, le sud du Liban fut nommé le “ Fath Land ”, Fath étant le nom de l’organisation palestinienne armée.

                Plusieurs accrochages entre l’armée et les Palestiniens eurent lieu. L’attaque contre une église, le 13 avril 1975, fut la goutte qui fit déborder le vase : la guerre éclata au Liban.

 

 

 Source liban libre

La guerre de 1975

 


Les causes de la guerre  

        La guerre au Liban fut tout à la fois : “ guerres des autres ” sur son propre territoire, guerre (ou guerres) entre libanais pour des raisons confessionnelles, politiques, idéologiques,...

Les causes de la guerre sont variées ; elles sont d’ordre sociologique, historique, confessionnel, politique, régional,...

Cependant, la cause directe de la guerre est la présence des palestiniens armés au Liban, et leur constitution d’un Etat dans l’Etat : en effet, les camps des palestiniens furent, et le restent toujours, interdits aux autorités libanaises. Après une période d’affrontements réguliers entre les Palestiniens et l’armée libanaise, surtout entre avril et octobre 1969, les Accords du Caire de 1969 permirent aux palestiniens d’effectuer des opérations militaires à partir du Liban.

Mais cette cause directe n’est pas la seule explication, et une question s’impose : pourquoi la guerre n’a pas éclaté dans d’autres pays arabes, où les Palestiniens étaient présents aussi ? Car le terrain libanais est un terrain plus “ fertile ” à une guerre : alors que les opérations militaires des palestiniens n’étaient pas tolérées dans les autres pays arabes (par exemple, en Jordanie les Palestiniens furent massacrés par l’armée, le “ septembre noir ”, en 1970), ces derniers bénéficièrent d’un large appui des forces islamo-progressistes au Liban, qui firent même de la cause palestinienne la leur, comme si le Liban était le seul responsable de la résistance contre Israël. Le combat politique palestinien-israelien se transforma, d’une façon erronée, en un combat islamo-juif.

Et lorsque les chrétiens demandèrent la défense légitime de la souveraineté de l’Etat libanais, ils furent traités d’isolationnistes, de traîtres pour la cause arabe qui, pourtant, est souvent appelé “cause musulmane” ou “résistance musulmane” (telle la résistance actuelle du Hezbollah, nommée “résistance musulmane”).  

 Face à ce paradoxe, l’armée libanaise était interdite de toute intervention pour calmer les Palestiniens et pour reprendre le contrôle total de son territoire. Le Liban ainsi miné dans sa structure interne déjà trop fragile, plia sous le poids des forces extérieures qui cherchaient un terrain pour “ leurs guerres ”. 
Mais seul le Liban en paya le prix.

 

Déroulement de la guerre

    Le 13 avril 1975, un autobus palestinien portant des éléments armés passe devant une église dans une région chrétienne, défiant les phalangistes. Cette provocation sera suivie d’accrochages entre les Palestiniens et les phalangistes. Les forces musulmanes et la gauche se soulevèrent contre les chrétiens, et interdirent à l’armée d’intervenir pour calmer les Palestiniens qui ont dépassé les limites à l’intérieur d’un pays souverain.

La guerre prend une dimension religieuse et confessionnelle avec le massacre de plusieurs villages chrétiens par les Palestiniens et les musulmans : Ayn el Assad, El Quaa, Haouch el Oumara, Damour, Maasser el Chouf… Les milices chrétiennes répliquèrent au Batroun et Koura.

   Les camps des palestiniens armés situés à l’intérieur des zones chrétiennes pressentaient un danger. Plusieurs affrontements eurent lieu entre les forces libanaises chrétiennes et ces camps, et ils se terminèrent par la chute des camps de Dbayeh (janvier 1976), Jisr el Bacha (juin 1976), Tall el Zaatar (août 1976).

En juin 1976, l’armée syrienne rentra au Liban, et le Président syrien Assad dira le 20 juillet 1976, dans une allocution prononcée à l’université de Damas, que cette intervention venait d’une décision purement syrienne, et qu’il n’avait attendu la demande de personne pour intervenir. Plusieurs affrontements et combats eurent lieu entre les forces chrétiennes et l’armée syrienne et celle ci imposait souvent un blocus aux régions chrétiennes, comme à Achrafieh et à Zahlé.

Le but de la Syrie étant de contrôler le Liban et d’y être le seul maître, elle ne s’attaqua pas uniquement aux chrétiens, mais aussi à toutes les parties qui auraient pu présenter une menace pour elle.

En effet, un combat dura de 1980 à 1985, à Tripoli au nord du Liban, entre d’une part les musulmans intégristes en coalition avec certaines organisations palestiniennes, et d’autre part les partis sympathisants avec la Syrie.

En avril1981, l’aviation israélienne bombarde des positions syriennes au Bekaa, ce qui pousse les Syriens à placer des missiles antiaériens dans cette région. En juillet de cette même année, les Israéliens effectuent des raids aériens contre les Palestiniens au sud du Liban et à Beyrouth-Ouest.

Le 6 juin 1982, Israël lance l’opération “Paix en Galilée” contre les positions des palestiniens au Liban. L’occupation israélienne atteint Beyrouth et une partie de la Montagne libanaise, après des combats avec les forces syriennes. En août, les Etats-Unis obtinrent un accord qui arrêta les hostilités israéliennes, évacua les forces palestiniennes et leur infrastructure hors du Liban et replia les forces syriennes jusqu’au Bekaa.

Le 23 août 1982, Bechir Gemayel fut élu Président de la République. Il a réussi à rassembler autour de lui les différents mouvements libanais, même les musulmans, autour du rêve de voir enfin le Liban un pays indépendant. Mais le rêve qu’incarnait Bechir fut assassiné avec lui le 14 septembre. Son frère, Amine Gemayel, fut élu le 21 septembre Président de la République.

Ce dernier engagea des négociations avec Israël pour essayer d’arriver à un accord de paix. Un accord, appelé “Accord du 17 mai”, fut approuvé par le Parlement libanais. Mais sous la pression des syriens et de ses alliés libanais, cet accord ne fut pas conclu.

Avec le retrait israélien de la Montagne, les villages chrétiens furent attaqués par les forces druzes, aidés par des palestiniens. Ces villages furent détruits, et des milliers de leurs habitants massacrés ; les autres se déplacèrent vers Beyrouth. De même, en 1983, des musulmans intégristes vidèrent Beyrouth-Ouest, sa banlieue et le Bekaa (sauf Zahlé) de leurs habitants chrétiens.

En 1984, l’armée libanaise dut quitter Beyrouth-Ouest après des affrontements avec le mouvement chiite Amal. La région de Chahhar Al-Gharbi et le littoral du Chouf tombèrent entre les mains des milices Druzes. Ces derniers envahirent en1985 Iklim el Kharroub, où les villages chrétiens furent rasés. Durant cette même année, les Forces Libanaises chrétiennes durent quitter, après des affrontements avec des musulmans et des palestiniens, les villages chrétiens de l’Est de Sayda, du littoral de Jezzine et de Zahrani.

Fin 1985, et sous le patronat de la Syrie, un accord entre Elie Hobeika (chrétien), Walid Joumblatt (druze) et Nabih Berry (musulman chiite) fut conclu. Mais les partis chrétiens refusèrent l’accord et, début 1986, une partie des Forces Libanaises dirigée par Samir Geagea, et avec l’aide de l’armée libanaise, évinça Hobeika avec évincèrent de la région chrétienne. Ce combat dans la région chrétienne se solda par des centaines de morts, et par une domination de Samir Geagea sur les Forces Libanaises.

En 1987, après des affrontements entre la milice du Parti Progressiste de Walid Joumblatt et le mouvement chiite Amal de Nabih Berry, l’armée syrienne s’installe de nouveau  à Beyrouth-Ouest. Ainsi la Syrie occupa le Bekaa, le Nord après avoir écrasé les intégristes musulmans et leurs alliés palestiniens à Tripoli, et Beyrouth-Ouest.

Le 1er juin 1987, le Premier ministre libanais Rachid Karamé est assassiné.

En 1988, des affrontements opposèrent les milices chiites du Hezbollah avec les milices chiites Amal à Beyrouth-Ouest et sa banlieue Sud.

A la fin du mandat du Président Gemayel en septembre 1988, l’élection d’un nouveau président n’a pas eu lieu. Dans une telle situation, et selon la constitution, le président doit constituer un gouvernement intérimaire. Le Président Gemayel désigna le chef de l’armée, le Général Michel Aoun comme chef de ce gouvernement. Mais le dernier président du conseil des ministres du mandat de Gemayel, Selim Hoss, refusa la désignation du Général Aoun et se considéra toujours comme chef du gouvernement. Ainsi, le pays eut un gouvernement dans chacune des régions, la région chrétienne et la région musulmane. Le 14 mars 1989, le Général Aoun lance une “guerre de Libération” contre la Syrie qui effectue un blocus sur la région chrétienne.

En octobre 1989, 62 parlementaires libanais se réunissent à Taef, en Arabie Saoudite, et rédigent le “Document d’Entente Nationale”, connu sous le nom “Accord de Taef”. Le Général Aoun, qui refuse cet accord, dissout le parlement. Mais ce dernier, qui réfute l’autorité de Aoun, approuve l’accord et élit René Mouawad président de la République le 5 novembre 1989. Mais le 22 novembre, le Président  Mouawad est assassiné, et Elias Hraoui est leu nouveau Président.

Le 30 janvier 1990, une guerre atroce éclata entre l’armée libanaise du Général Aoun  et les “forces Libanaises” de Samir Geagea. Cette guerre affaiblit le camp chrétien,     et entraîna un large mouvement d’émigration chez les chrétiens. Durant tous leurs conflits antérieurs, jamais les chrétiens ne s’entre-tuèrent comme ils le firent durant cette dernière guerre qui eut pour résultat la perte de la souveraineté de la région chrétienne qui, affaiblie de l’intérieur, fut occupé parla Syrie.

Ainsi, le 13 octobre 1990, une campagne militaire syrienne et libanaise, dans laquelle l’aviation syrienne a frappé le palais Présidentiel Libanais, obligea le Général Aoun qui se trouvait dans le Palais à se réfugier dans l’Ambassade de France. L’armée syrienne envahit toute la région chrétienne, occupa même le Palais Présidentiel et le ministère de la Défense, et effectua des massacres sur son passage dans des villages chrétiens.

Avec la chute de la dernière région libanaise entre les mains des syriens et de leurs alliés libanais, la guerre au Liban s’arrêta.

Comme si son but était atteint !

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