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| 1. Yérouchalaïm |
Il est accueilli par le roi Malkhitsédèk qui lui offre du pain et du vin (Béréchite 14, 18-20). Au cours des siècles, la ville recevra une multitude de noms. Au dire des savants, au moins soixante dix ! Naturellement, celui qui demeure le plus connu et le plus usité est Yéruchalayim, mentionné 657 fois dans la Tora. Sa première apparition se trouve dans le livre de Yéhochoua' (10, 1). En voici d’autres : Cité de David, Cité de D', Cité de la Vérité, Ville joyeuse, Ville fidèle, Lion de D', Parangon de beauté, etc. Les envahisseurs romains vont naturellement la débaptiser après la destruction du second Bèt Hamikdach. Elle devient Aelia Capitolina, d’après le nom de l’empereur Aelius Adrianus (Adrien) qui changea le nom d’Israël en « Palestine » d’après les Philistins de l’époque biblique, appellation qui, encore de nos jours, suscitent bien de polémiques et d’interprétations fallacieuses. ![]() Siège de Jérusalem en 1099 Les Musulmanschangèrent, une fois de plus, son nom. Elle devient "Iliya" (d’après Aélia) puis "Bayt al Maqdis" (la Maison du Sanctuaire) suivant ainsi son origine hébraïque, pour enfin adopter le nom connu de nos jours al-Quds (La Sainte). On le voit, chaque conquérant a modifié le nom de notre sainte ville, afin d’en effacer toute trace juive et d’y imposer sa marque. |
| 2. Le Temple de Jérusalem |
La ville de Jérusalem n’est, bien entendue, pas une ville comme les autres. C’est elle qui abrita le Saint Temple, à deux époques distinctes. Toute la foi fervente du Peuple juif s’y concentrait et nul autre lieu au monde ne possédait autant de sainteté. La destruction des deux Temples sera un véritable traumatisme pour tous les Juifs, qui encore de nos jours perdure Baroukh Hachèm. On remarquera que selon la tradition, Jérusalem abritera le troisième et ultime Temple, signe d’une nouvelle ère pour l’humanité entière (que ce jour arrive rapidement, Amen). Le fameux Mur (Kottèl) est l’un des derniers vestiges de la zone qui entourait le Temple. Le Mont Moria, quant à lui, est toujours contesté par les Musulmans. Son appropriation par ces derniers focalise l’ampleur des différends, opposant Juifs et Musulmans. ![]() Siege de Jérusalem par Vespassien Le Talmud rapporte que Titus assigna quatre de ses commandants à cette destruction : un pour chaque muraille. Tous exécutèrent fidèlement leur tache à l’exception d’un seul à qui avait été assigné le mur occidental. Sommé de s’expliquer, il répondit qu’il voulait laisser un vestige afin que les gens puissent constater combien avait été impressionnant le Temple et que cette muraille n’en était qu’une infime partie. En dépit de ces catastrophes,les Juifs gardaient toujours l’espoir de rebâtir le Temple. A deux reprises, cet espoir sembla pouvoir se concrétiser. L’empereur Julien l’Apostat, pour des raisons politico-religieuses, autorisa en 362 cette reconstruction, et était prêt à financer ce projet. Les communautés de la Diaspora, enthousiastes, envoyèrent de substantielles contributions, mais l’assassinat de Julien en 365, mit fin au rêve. En 614, suite à l’arrivée des conquérants perses qui avaient été aidés par 25.000 guerriers juifs de Galilée, l’autorisation de reconstruire le Temple fut accordée. Hélas, le roi perse, n’honorera pas cette promesse, afin de conclure la paix avec les Byzantins. Et à nouveau le temps des lamentations… |
| 3. Jérusalem : le Centre du Monde |
Le Mont Moria,sur lequel se dressait le Saint Temple, abritait la Pierre de Fondation (Evèn Hachétiya) celle qui sert de base au monde entier et qui en est le centre. On sait qu’Adam Harichone fut formé par D’ à partir de la poussière de cette hauteur (la traduction en araméen du passage de la Tora précise : de la poussière du site du Temple). Chétiya évoque le verbeboire et ainsi la Massorèt (tradition) révèle qu’en dessous de la pierre, est cachée la source de toutes les sources et fontaines du monde. Il est dit aussi que le nom divin imprononçable (Chèm Haméforach) fut gravé sur cette pierre (c’est le roi David qui aurait placé la pierre dans le Saint des Saints). Les Sages craignant que des jeunes gens puissent venir et apprendre à prononcer le Nom sacré, et ainsi causer la destruction de l’univers, décidèrent de fabriquer deux lions d’airain qui furent posés sur deux colonnes de fer, dressées à l’entrée du Saint des Saints. Si d’aventure, quelqu’un avait réussi à pénétrer et à apprendre le Nom divin, les lions se mettaient à rugir effroyablement. La peur causée à l’intrus blasphémateur lui faisait perdre la mémoire. Le prophète Yona, lors de son périple sous-marin à l'intérieur de l’énorme poisson qui l’avait avalé, put voir du fond de l’abîme cette pierre. Le Zohar nous relate qu’un groupe d’anges et de chérubins plane au-dessus de la pierre et entonne une certaine mélodie qui est une bénédiction pour le monde entier. Ce Mizmor (chant de gloire) au Créateur est entonné à l’aube, et les étoiles et les planètes y participent activement. Une fois encore, on est stupéfait de voir le nombre d’appellations concernant le Mont Moria. Le "Mont de la Maison du Seigneur" ou simplement Le "Mont de la Maison" (Har Habaïte) ou le "Mont Sacré", tandis que Daniel Hanavi la nomme La "Montagne Belle et Sainte" ou "Har Tsvi Kodèch", que l’on pourrait traduire également par "Le Saint Mont de la Gazelle" ! En effet, la gazelle (Tsvi) est un symbole de gloire et de beauté. D’ailleurs, on trouve quelque fois la Terre d’Israël sous le vocable de Erèts Hatsvi (Terre de la Gazelle). La construction de la langue hébraïque permet de trouver une multitude de sens pour chaque mot. Une tradition rapporte que le nom du lieu dérive de Ora (lumière), car c’est le lieu où brilla la toute première lumière qui éclaira le monde entier et l’humanité. D’autre part, Morapeut signifier, crainte, respect. Accolé au nom de D’, on peut lire Crainte de D’. L'appellation de Moria proviendrait aussi de Témoura ce qui veut dire échange ou récompense. Cela est directement lié à Avraham Avinou qui vint en ce lieu pour y sacrifier son fils Its'hak. On se souvient qu’un bouc fut sacrifié à la place du jeune Its'hak. Les Sages disent en hommage au rôle du bouc que rien de cet animal ne fut gaspillé. Ses dix veines devinrent les dix cordes de la harpe sur laquelle le roi David jouait. Ses deux cornes devinrent des Chofarim. La gauche fut utilisée par D’ lui-même au mont Sinaï, tandis que la droite était destinée à être sonnée aux jours du futur rassemblement de tous les exilés d’Israël. Enfin la peau du bouc servit-elle à entourer les reins du prophète Eliy-a. |
| 1. Les Noms du Saint Temple |
Certains commentateurs relient ce nom à davar, car l'Arche Sainte contenait les Dix Commandements (mots, paroles en hébreu: 'Assérèt Hadibérote). Af Ha'olam : le nez du monde. Tsavar Ha'olam : le cou du monde. Talpiote : viendrait de Tel (colline), et Pi-ot (bouches). Enfin, le Zohar nomme le Saint des SaintsLev Chèl Kol Ha'olam, le cœur de tout l'univers. |
| 2. Quelques faits intéressants |
1) Jérusalem sera l'une des premières villes à être photographiée. En 1839, deux ans seulement après la découverte du principe de la photographie par Daguerre. 2) Les seuls mots d'hébreu connus des Juifs d'Ethiopie étaient Chalom et Yérouchalaïm. 3) Des dix mesures de beauté que reçut le monde, neuf furent attribuées à Jérusalem, et une au reste du monde. est constitué de sept strates de pierres énormes remontant au second Temple, et de quatre couches datant de la période romaine-byzantine. Si la plupart des pierres taillées mesurent trois mètres de long sur un mètre de hauteur, certaines dépassent douze mètres de long, pour un poids de plus de cent tonnes. D'autres sont encore plus lourdes : près de quatre cent tonnes ! La plantefemelle développe des fruits rouges appréciés des oiseaux. Le muflier de Sicile avec ses fleurs jaunes, se trouve dans la partie supérieure. Ses fruits contiennent des milliers de minuscules graines qui sont disséminées avec le vent. La dernière découverte sera celle du câprier épineux. Les bourgeons de ses fleurs servaient autrefois d'épices après avoir été marinés. Au début du XX° siècle, les Arabes multiplièrent les agressions et vexations envers les visiteurs. En 1912, l'allumage de bougies était proscrit. En 1919 (cette fois sous le Mandat Britannique) les bancs de bois utilisés par les vieillards et les infirmes pratiquants, étaient également interdits, ainsi que le Chofar qui était sonné le jour de Roch Hachana (Nouvel An). Les polices, arabe et britannique, censées surveiller le site, se gardaient bien d'intervenir à bon escient. Le Rav Its'hak Orenstein, chargé officiellement par les Britanniques du respect de la loi nota de nombreux cas de profanation du Mur, d'harcèlements répétés, et de destruction par le feu de rouleaux de la Tora. Il fut abattu à la veille de la guerre de 1948, par un sniper arabe. 7) La coutume consistant à laisser un pan de mur non fini (non peint, non tapissé) dans une maison, est appelée Zékhèr La'hourbane, souvenir de la destruction (du Temple). Le Rambane D'autres arrivaient pour s'installer définitivement. Parmi les premiers immigrants, nous noterons, l'arrivée en 1212 d'un groupe de 300 éminents Rabbanim, originaires de France et d'Angleterre. En 1267, c'était au tour du Rambane (Na'hmanide) (1194-1270) de débarquer sur cette terre en compagnie de ses disciples. De semblables migrations se firent plus tard d'Espagne ou d'Europe orientale. En 1267, c'était au tour du Rambane (Na'hmanide) (1194-1270) de débarquer sur cette terre en compagnie de ses disciples. De semblables migrations se firent plus tard d'Espagne ou d'Europe orientale. Les Mékoubalim accordent une valeur spéciale à ces prières, car selon eux, notre monde est enveloppé de plusieurs sphères (comme les pelures d'un oignon) mais au-dessus de la Terre Sainte et de Jérusalem, existe une ouverture sacrée, dirigée vers la Porte du Ciel. A ce propos, le Kabbaliste Rabbi Avraham Azoulay de Hébron, au 17° siècle (grand père du 'Hida) nous dit: "qu'il soit connu de vous que lorsqu'il est dit que la Terre d'Israël est placée sous la Porte du Ciel, cela signifie sous l'ouverture dans la fenêtre. Celle-ci se trouve dans le firmament de la taille de la Ville Sainte de Jérusalem, et que l'Emanation divine vint d'en haut et descendit sur le Temple et de par sa propre puissance se répandit sur l'ensemble de la Terre Sainte. " |
| 3. Le Dernier Temple |
En attendant ce jour, les Juifs se doivent d'étudier constamment en détail ses caractéristiques. Le Temple est en fait en voie de construction dans les pensées profondes des croyants : un rêve qui deviendra une réalité. Rabbi Na'hmane de Breslevécrit à ce propos: " la pensée, lorsqu'elle se concentre intensément, peut exercer une immense influence. Chaque faculté de l'esprit jusqu'au point le plus intérieur doit être dirigée sans aucune distraction (vers un but précis). Quand un grand nombre de personnes font cela, leurs pensées peuvent en fait forcer l'avènement d'un nouveau fait ". Ainsi les Mékoubalim se préparent-ils en étudiant certains textes comme les Michkéné 'Eliyone (les Demeures du Suprême) du vénéré Rav Moché 'Haïm Luzzatto (Ram'hal). Le but de cet ouvrage est expliqué par l'auteur : " Mon but dans ce travail est de discuter du sujet du Temple Céleste, mentionné par nos Sages, d'expliquer sa forme et sa structure, dans tous leurs détails variés, et de montrer comment le Temple terrestre est en alignement direct avec celui-ci, dans sa structure et toutes ses dimensions ". Les prophètes Icha'ya et Yé'hézkèl eurent le privilège de recevoir une vision leur montrant ce Temple Céleste (voir Icha'ya 6 :1 et Yé'hézkèl 40 :1-4 ; 40-43 :17) et ainsi nous pouvons avoir une idée pleine de riches promesses, du Temple à venir. Que ce jour vienne, très bientôt ! Source : univers torah |