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Analyses et actualités sur la geopolitique - Proche et Moyen-Orient - israel - conflit israel palestine - renseignement - diplomatie - Lutte contrela désinformation

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La situation des juifs dans les pays arabo-musulmans ces dernières décennies

Cette étude est un peu longue mais indispensable
Première partie 




MYTHES ET REALITES
DES CONFLITS DU PROCHE-ORIENT
Mitchell G. Bard
Traduction et adaptation française de
Myths and Facts on the Middle-East Conflicts
Par Liliane Messika



LES JUIFS DALGÉRIE

Population juive en 1948 : 140 000
Population juive en 2000 : Moins de 100 (cent)
483 Bat Ye’or, pp. 56-57.
484 Middle Eastern Studies, (1971), p. 232.
485 Washington Post, 25 février 2002.

On retrouve des implantations juives en Algérie au Moyen Age. Au XIVème
siècle, avec la détérioration de leurs conditions de vie en Espagne, beaucoup 
de juifs quittèrent ce pays pour lAlgérie. Parmi eux, un certain nombre
dintellectuels de très haut niveau comme Rav Yitzchak ben Sheshet Perfet (le
Ribash) et Rav Shimon ben Zemah Duran (le Rashbatz), dont la réputation
perdure jusquaujourdhui. A partir de loccupation française, en 1830, les juifs
adoptèrent peu à peu la culture française et en obtinrent la nationalité
notamment grâce au décret Crémieux.486
En 1934, un pogrom inspiré par les nazis à Constantine fit 25 morts et de
nombreux blessés parmi les juifs.
Après l'indépendance, en 1962,
 
Le nouveau gouvernement algérien se mit à harceler la communauté juive et 
priva les juifs de leurs droits économiques. Moyennant quoi, 130 000 d'entre eux partirent pour la France
Depuis 1948, 25 681 juifs algériens ont émigré en Israël.
La majorité de ceux qui sont restés en Algérie vit à Alger, mais il reste 
quelques individus à Oran et à Blida. Les juifs pratiquent leur religion ouvertement  
et dirigeants de la communauté juive sont invités aux cérémonies officielles. 
Il n'y apas de rabbin résident.
En 1994, le GIA (groupements islamistes armés) déclara son intention 
d'éliminer les juifs dAlgérie mais jusquà présent, aucun attentat na été enregistré. 
A la suite de cette déclaration, de nombreux juifs avaient quitté lAlgérie et la
dernière synagogue avait été fermée.489 Toutes les autres synagogues avaient déjà été converties en mosquées.
.
LES JUIFS DEGYPTE
Population juive en 1948 : 75 000
Population juive en 2000 : 200490

Entre juin et novembre 1948, des bombes lancées dans le quartier juif du Caire tuèrent plus de 70 juifs et en blessèrent près de 200.


En 1956, le gouvernement égyptien utilisa la Campagne du Sinaï comme prétexte
pretexte pour expulser environ 25 000 juif égyptiens et confisquer leurs biens. 
Environ un millier de juifs supplémentaire fut envoyé en prison et dans des camps de détention

Le 23 novembre 1956, une proclamation signée du ministre des
Affaires Religieuses et diffusée dans toutes les mosquées dEgypte, déclarait
que « tous les juifs sont sionistes et ennemis de létat » et promettait quils
seraient tous rapidement expulsés. Des milliers de juifs reçurent lordre de
quitter le pays. Ils nétaient autorisés à emporter quune valise et une petite
somme dargent en espèces, et furent forcés de signer une « donation » de 
tous leurs biens au gouvernement égyptien. Des observateurs étrangers rapportèrent que des membres des familles juives étaient tenus en otages , apparemment pour s'assurer que ceux qui étaient forcés de quitter le pays ne diraient pas de mal du gouvernement egyptien.
Quand la guerre éclata, en 1967, les biens et propriétés terriennes juifs furent
confisqués. L'attitude de l'Egypte vis-à-vis des juifs se refléta dans la
bienveillance quelle adopta vis-à-vis des anciens nazis : des centaines dentre eux furent autorisés à prendre résidence en Egypte et se virent offrir des postes au gouvernement.

Cest à l'ancien chef de la Gestapo polonaise, Leopold Gleim (qui
avait été condamné à mort par contumace) que fut confié le contrôle de la police police egyptienne.

En 1979, la communauté juive égyptienne fut la première du monde arabe à
établir des liens officiels avec Israël. Israël a maintenant une ambassade au
Caire et un Consulat Général à Alexandrie. Aujourdhui, les quelques juifs qui
restent en Egypte sont libres de pratiquer leur religion sans restriction ni
harcèlement. Shaar Hashamayim est la seule synagogue en activité au Caire. 

Des nombreuses synagogues dAlexandrie, seule Eliahou Hanavi est encore ouverte aux fidèles.

L'antisémitisme dans la presse égyptienne se retrouve surtout, pas seulement
dans la presse non officielle des partis dopposition. Le gouvernement condamne l'antisémitisme et a conseillé aux journalistes et aux dessinateurs humoristiques d'éviter lantisémitisme.

Il ny a pas eu d'incident antisémite dirigé contre la minuscule communauté juive ces dernières années

On peut toutefois craindre le pire 
l
En septembre 2000 a commencé la construction dun pont autoroutier qui doit
traverser le cimetière juif Basatin du Caire. Le ministère égyptien de
l'Equipement et un groupe américain juif ultra orthodoxe ont collaboré et financé conjointement l'opération.
Les plans n'endommageront aucune tombe et
respecteront la loi juive concernant les cimetières.


LES JUIFS D'IRAN

Population juive en 1948 : 100 000
Population juive en 2000 : entre 12 500 et 40 000496

La communauté juive persane est lune des plus anciennes de la Diaspora et 
ses racines remontent au VIème siècle av. J-C, à l'époque du Premier Temple.
Leur histoire, pendant la période pré-islamique, est entrelacée avec celle des juifs de la Babylone voisine.

Cyrus, premier roi de la dynastie Hachémide, conquit
Babylone en 539 av. J-C et autorisa les juifs exilés à retourner en terre dIsraël, mettant fin au Premier Exil.

Les communautés juives étaient éparpillées depuis
des centres urbains comme Babylone à des provinces et villes perses comme
Hamadan et Suze.

Les Livres dEsther, dEzra, de Néhémie et de Daniel
décrivent la relation entre les juifs et la Cour Hachémide à Suze de façon
positive.
Sous la dynastie Sassanide (226-642 ap.J-C), la population juive perse saccrut
considérablement et sétendit dans toute la région, même si les juifs souffrirent de persécutions et d'oppression par intermittences.

L'invasion arabe musulmane en 642 de notre ère sonna la fin de lindépendance de la Perse,
installa l'Islam comme religion détat et eut un impact profond sur la
situation des juifs en changeant leur statut socio-politique.

Pendant tout le XIXème siècle, les juifs subirent discrimination et persécutions.

Parfois des communautés entières étaient obligées de se convertir.  
Il pourrait y avoir jusquà 40 000 juifs vivant en Iran.

XIXème siècle, l'immigration vers la terre dIsraël fut considérable et le
mouvement sioniste sétendit à toute la communauté.

Sous la dynastie Pahlévi, établie en 1925, le pays fut sécularisé et occidentalisé.
Cela profita aux juifs qui furent émancipés et purent jouer un rôle important
dans la vie économique et culturelle. A la veille de la Révolution Islamique de
1979, 80 000 juifs vivaient en Iran.
Dans la foulée du soulèvement, des dizaines de milliers de juifs, principalement les plus aisés, quittèrent le pays, laissant derrière eux
des avoirs considérables.

Le Conseil des Communautés Juives, qui avait été établi après la Seconde Guerre Mondiale, est l'organisme représentatif de la communauté.
Les juifs ont aussi un
Les juifs ont aussi un représentant au Parlement, que la loi oblige à soutenir la politique étrangère antisioniste.

En dépit de la distinction officielle entre « juifs », « sionistes » et « Israël »,
l'accusation la plus courante contre les juifs est de maintenir des contacts avec les sionistes
La communauté juive bénéficie effectivement de la liberté
religieuse, mais elle est confrontée en permanence à la suspicion de coopérer
avec létat sioniste et « le grand Satan américain », deux activités passibles de la peine de mort.
Les juifs qui demandent un passeport pour se rendre à l'étranger
doivent remplir cette formalité dans un bureau spécial et sont immédiatement
placés sous surveillance. Les juifs vivent encore sous le statut de dhimmis avec les restrictions imposées aux minorités religieuses.

Les médias officiels iraniens publient souvent de la propagande antisémite. 
Un des exemples les plus patents est la publication par le gouvernement, en 1994 puis en 1999, des « Protocoles des Sages de Sion », un faux tsariste 
Comme dans la plupart des pays arabo-musulmans d'ailleurs

Les juifs sont également soumis à des discriminations qui varient en intensité
selon les domaines où elles s'appliquent : emploi, éducation, logement.
L'islamisation du pays a entraîné un contrôle strict sur les écoles juives. 
Avant la Révolution, elles étaient une vingtaine à travers le pays. Ces dernières années, la plupart dentre elles ont fermé leurs portes.
Dans celles qui restent, les directeurs juifs ont été remplacés par des musulmans
A Téhéran, il y a encore trois écoles où les élèves juifs sont majoritaires.

Le programme est islamique et le farsi est obligatoire comme langue d'enseignement pour les études juives. 
Des leçons spécifiques dHébreu sont données le vendredi par l'organisation
orthodoxe Otzar Ha-Torah qui est responsable de l'instruction religieuse juive.

Le samedi nest plus reconnu comme le jour du shabbat pour les juifs et les
élèves juifs doivent aller en classe ce jour-là. Il y a trois synagogues à
Téhéran, mais depuis 1994, il n'y a plus de rabbin en Iran et le Beth Din
(organisme chargé de vérifier la cacherout) ne fonctionne plus.
Après le renversement du Shah et la proclamation dun Etat Islamique en 1979,
lIran rompit ses relations avec Israël. Le pays a, depuis, soutenu de nombreuses
nombreuses organisations terroristes qui visent les juifs et Israël, notamment le Hezbollah, basé au Liban. Hamas et autres
Malgré cela, la communauté juive dIran est la plus importante du
Moyen-Orient, Israël excepté.
A la veille de la Pâque juive de 1999, 13 juifs de Shiraz et dIspahan, dans le 
sud de lIran, furent arrêtés sous l'accusation d'espionnage au profit dIsraël et des Etats-Unis
Parmi les inculpés, il y avait un rabbin, un boucher rituel, des
professeurs et un adolescent de 16 ans.
Israël et les Etats-Unis ont tous deux exigé la libération immédiate des treize
juifs arrêtés en Iran pour espionnage, considérant que les charges pesant 
contre eux étaient montées de toutes pièces et motivées par l'antisémitisme.

Les 13 juifs de Shiraz et dIspahan, dans le sud de lIran, ont été arrêtés à la
veille de Pessah (la Pâque juive) et accusés despionner pour le compte du
« régime sioniste » et pour « larrogance du monde », cest-à-dire
respectivement Israël et les Etats-Unis. Toutefois, les arrestations ne furent
rendues publiques que plusieurs semaines plus tard, le 7 juin exactement.
En 1997, lIran avait pendu deux personnes accusées d'espionnage au profit
dIsraël et des USA.
En septembre 2000, une cour d'appel iranienne maintint la décision 
d'emprisonner dix des treize juifs accusés despionnage pour Israël. La cour 
d'appel les jugeacoupables de coopération avec Israël et les condamna à des peines de prison
allant de deux à neuf ans. Trois des accusés avaient été innocentés lors du
procès en première instance.501 En mars 2001, un des juifs emprisonnés fut
relâché, un second fut libéré en janvier 2002 et trois autres en octobre 2002.502
499 Le jour de congé en Iran est le vendredi et les entreprises ferment plus tôt le jeudi après-midi.

Au moins treize juifs ont été exécutés en Iran depuis la révolution islamique 
de 1979, la plupart pour des raisons religieuses ou pour leurs liens avec Israël.
Le ministre israélien des Affaires étrangères de lépoque, Ariel Sharon, nia
farouchement qu'aucune des personnes arrêtées ait jamais été engagée dans une entreprise despionnage
 « Aucun deux na ou na jamais eu la moindre relation
avec un service de renseignements israélien quel quil soit », a-t-il déclaré.
Des juifs new-yorkais, qui restent en contact avec la communauté juive 
iranienne ont déclaré au quotidien israélien Haaretz que les arrestations de 
juifs de Shiraz, dont la communauté était considérée comme insolente selon les critères
les critères iraniens, pouvait avoir pour objectif dempêcher cette insolence de sétendre à dautres villes dIran.

Une des manifestations d'insolence à laquelle il est fait référence est, par
exemple, le fait que les juifs de Shiraz ont refusé de travailler le samedi et de
fermer leurs boutiques le vendredi, ce qui a rendu furieux le gouvernement, et
pourrait être la vraie raison de ces arrestations.
Dautres représentants de la communauté juive à New York pensent que les 
juifs arrêtés ont fait les frais dune lutte entre réformistes et conservateurs au sein su gouvernement.

Il est toutefois à noter qu'un fonctionnaire de haut rang du ministère iranien 
del'intérieur, qui a évidemment souhaité conserver lanonymat, a expliqué à 
l'un de ses amis occidentaux que ces arrestations étaient une sorte de 
réponse du berger à la bergère car peu de temps auparavant, on avait 
découvert, après sa défection, qu'un haut fonctionnaire iranien émargeait effectivement au Mossad.
Il n'y a rien de pire pour un gouvernement musulman que de se sentir humilié, 
et une humiliation doit donc, nécessairement être lavée dans une action de
représailles. C'est, aux dires de ce policier, à quoi ont servi réellement ces
arrestations.
Qui sont les juifs arrêtés en Iran ?
• les frères TEFILIN, David (25 ans) et Doni (28 ans), arrêtés à Shiraz,
• Javid Beth JACOB, 40 ans, arrêté à Shiraz,
• Fahrad SELEH, dirigeant de la communauté arrêté à Ispahan et transféré
à Shiraz,
• Nasser Levi HAIM, 45 ans, dirigeant de la communauté arrêté à Ispahan
et transféré à Shiraz,
296
• Asher ZADMEHROR, 48 ans, dirigeant de la communauté arrêté à Ispahan
et transféré à Shiraz,
• Navid Bala ZADEH, 16 ans, arrêté à Ispahan et transféré à Shiraz,
• Nejat BEROUKKHIM, 35 ans, dirigeant religieux arrêté à Ispahan et
transféré à Shiraz,
• Arash BEROUKKHIM (son neveu), dirigeant religieux arrêté à Ispahan et
transféré à Shiraz,
• Les frères KASHI : Fahrad (30 ans) et Faramaz (34 ans), arrêtés à
Shiraz,
• Shahrokh Pak NAHAD, 29 ans, arrêté à Ispahan et transféré à Shiraz,
• Ramin FARZAM, 35 ans.
(source : Haaretz, édition anglaise, 9 juin 1999).


LES JUIFS D'IRAK

Population juive en 1948 : 150 000
Population juive en 2000 : une centaine503

La communauté juive dIrak, vieille de 2700 ans, a enduré de terribles
persécutions de la part de lIrak moderne. En juin 1941, le coup détat de 
Rachid Ali, un pro-nazi inspiré par le Mufti, déclencha des émeutes et un pogrom à Bagdad
Des foules irakiennes armées, avec la complicité de la police et de
larmée, assassinèrent 180 juifs et en blessèrent plus dun millier. Des 
émeutes anti-juives éclatèrent également entre 1946 et 1949. Après la création de lEtat d'Israël, le sionisme devint un crime capital.

En 1950, des juifs irakiens furent autorisés à quitter le pays dans lannée à
condition de renoncer à leur citoyenneté. Un an plus tard, cependant, les 
biens des juifs qui avaient émigré étaient saisis et des restrictions économiques accablaient ceux qui étaient restés.
.
De 1949 à 1951, 104 000 juifs furent évacués dIrak par les « opérations Ezra 
et Néhémie » et encore 20 000 autres furent convoyés en fraude à travers
lIran
En 1952, le gouvernement irakien interdit officiellement aux juifs d'émigrer et
pendit publiquement deux dentre eux après les avoir mensongèrement accusés
accusés davoir posé une bombe dans le bureau bagdadi de lAgence de Renseignements américaine.
.
Avec l'avènement de factions concurrentes du parti Baas en 1963, des
restrictions supplémentaires touchèrent les juifs irakiens. Il leur était interdit
de vendre des biens immobiliers et ils devaient porter en permanence des 
cartes d'identité jaunes.
Après la guerre des Six jours, des mesures encore plus répressives leur furent
imposées : ils étaient expropriés, leurs avoirs bancaires gelés, ils étaient
renvoyés de la fonction publique, leurs commerces étaient fermés, leurs 
permis de négociant invalidés, leurs lignes téléphoniques déconnectées. Les 
juifs furent assignés à résidence pendant de longues périodes, ou consignés dans leurs villes.
Les persécutions atteignirent un paroxysme à la fin de 1968. Ils furent
emprisonnés en grand nombre après la découverte d'un « réseau despionnage »
composé d'hommes daffaires juifs. Quatorze hommes (dont onze juifs) furent
condamnés à mort au cours de procès mis en scène et ceux qui nétaient pas
morts sous la torture furent pendus sur les places publiques de Bagdad. Le 27
janvier 1969, Radio Bagdad appela les Irakiens à « venir faire la fête ». 
Quelque 500 000 hommes, femmes et enfants vinrent défiler et danser devant 
les gibets où se balançaient les corps des juifs pendus, scandant
« Mort à Israël » et « Mort aux traîtres ».
 
Cette manifestation entraîna une réprobation
internationale que Radio Bagdad traita par le mépris, déclarant : « Nous 
avons pendu des espions, mais les juifs avaient crucifié le Christ. »
Les juifs demeurèrent sous la surveillance constante du gouvernement irakien.
Un juif irakien qui réussit plus tard à senfuir écrivit dans son journal, en 
1970 : « Les ulcères, les crises cardiaques et les dépressions nerveuses sont
légion chez les juifs. La déshumanisation de la personnalité juive résultant d
des humiliations et des tourments incessants () nous a dégradés jusquaux 
niveaux  les plus bas de nos facultés physiques et mentales, et nous a privés de la possibilité de guérir.
possibilité de guérir. »
Devant la pression internationale, le gouvernement de Bagdad autorisa
discrètement la plupart des juifs restants à émigrer au début des années 1970,
tout en maintenant les autres mesures de restriction. La plupart des juifs qui
restent en Irak sont trop vieux pour partir. Le gouvernement a fait pression 
sur eux pour quils lui cèdent, sans compensation, au moins 200 millions 
d'euros depropriétés appartenant à la communauté.507
Le gouvernement est activement engagé dans une rhétorique antisémite. En
2000, il fit une déclaration officielle dans laquelle les juifs étaient traités de
« descendants de singes et de porcs, qui vénèrent le tyran infidèle. »
En 1991, avant la Guerre du Golfe, le Département dEtat américain déclara 
qu'il ny « avait pas de preuve récente de persécution ouverte envers les juifs, 
mais le régime les empêchait de voyager (particulièrement en Israël) et d'entrer en contact avec des communautés juives étrangères. »

Daprès un rapport du Jerusalem Post, 75 juifs auraient fui lIrak au cours des
5 dernières années, 20 dentre eux pour émigrer en Israël et la plupart des
autres à destination de la Hollande ou de lAngleterre.509
Une seule synagogue est toujours en activité en Irak. Cest « un taudis branlant mais coloré au fond dune allée »
dans le secteur qui était autrefois le principal quartier juif de Bagdad
D'après l'administrateur de la synagogue, « il y a peu
d'enfants qui font leur Bar-Mitzwa, peu de couples à marier. Les juifs ont le
droit de pratiquer leur religion, mais ils ne peuvent pas travailler dans la
fonction publique ou dans l'armée. » Le rabbin est mort en 1996 et aucun des 
juifs qui restent en Irak ne connaît la liturgie et il n'y en a que deux qui savent l'Hébreu.
Le dernier mariage juif a été célébré en 1980.
Le gouvernement irakien a restauré les tombes du prophète Ezéchiel et du
Scribe Ezra, qui sont également considérées comme sacrées par les musulmans.
La tombe du prophète Jonas a aussi été rénovée. Saddam Hussein a placé 
des gardes pour protéger les lieux saints.
Il fut un temps où un cinquième de Bagdad était peuplé de juifs. Dautres
communautés sétaient établies en Irak, il y a 2500 ans. Aujourdhui, 38 juifs
vivent à Bagdad et une poignée dautre dans les parties septentrionales de 
l 'Irak contrôlées par les Kurdes.

LES JUIFS DU LIBAN

Population juive en 1948 : 20 000
Population juive en 2000 : moins de cent

Quand les Arabes chrétiens étaient au pouvoir au Liban, les juifs jouissaient
dune tolérance relative. Au milieu des années 1950, environ 7000 juifs vivaient à
Beyrouth. En tant que juifs dans un pays arabe, leur situation nétait cependant jamais sûre et la majorité dentre eux partit en 1967.
.
La guerre civile entre chrétiens et musulmans de 1975-76 sest enroulée 
autour du quartier juif de Beyrouth, endommageant de nombreuses habitations et commerces juifs ainsi que des synagogues.
La majorité des 1800 juifs libanais qui
restaient émigra en 1976 craignant que la présence syrienne augmentant
régulièrement au Liban ne les empêche démigrer.
Au milieu des années 1980, le Hezbollah kidnappa plusieurs juifs parmi les 
plus éminents de Beyrouth : la plupart étaient des dirigeants de la minuscule
communauté juive libanaise. Quatre de ces juifs furent ensuite retrouvés
assassinés. Presque tous ceux qui restent sont à Beyrouth où il existe un 
comité qui représente la communauté. Du fait de la situation politique actuelle, les juifs ne peuvent pas pratiquer ouvertement leur culte.

LES JUIFS DE LIBYE

Population juive en 1948 : 38 000
Population juive en 2002 : 0

A Tripoli, le 5 novembre 1945, un pogrom sanglant tua plus de 140 juifs et en
blessa des centaines dautres. Quasiment toutes les synagogues furent mises à sac.
. En juin 1948, des émeutiers tuèrent encore 12 juifs et détruisirent 280
foyers juifs.
Des milliers de juifs quittèrent le pays après que la Libye ait acquis son
indépendance et se soit affiliée à la Ligue Arabe en 1951. Après la Guerre des
Six Jours, les 7000 habitants juifs furent de nouveau soumis aux pogroms qui
firent 18 morts et de très nombreux blessés, déclenchant un nouvel exode
pratiquement total qui ne laissa quune centaine de juifs en Libye.

Quand le Colonel Khaddafi prit le pouvoir en 1969, tous les biens juifs furent
confisqués et toutes les créances dues aux juifs annulées. En 1999, la synagoguede Tripoli fut rénovée, mais jamais réouverte.

La dernière juive libyenne, Esmeralda da Meghnagi, est morte en février 2002.
Sa mort marqua la fin de lune des plus anciennes communautés juives du monde, dont les origines remontent au IIIème siècle avant notre ère.

LES JUIFS DU MAROC

Population juive en 1948 : 265 000
Population juive en 2000 : 5 800

En juin 1948, des émeutes sanglantes à Oujda et à Djerada tuèrent 44 juifs et
en blessèrent des quantités dautres. La même année, un boycott économique
officieux fut organisé contre les juifs marocains.
En 1956, à la Déclaration dindépendance du Maroc, lémigration juive vers Israël fut suspendue.
 Elle reprit en 1963, laissant plus de 100 000 juifs libres de
rejoindre Israël.
En 1965, l'écrivain marocain Saïd Ghallab décrivait ainsi lattitude de ses
coreligionnaires envers leurs voisins juifs : « la pire insulte qu'un Marocain puisse proférer est de traiter l'autre de juif
Mes amis d'enfance sont restés antijuifs.
Ils cachent leur antisémitisme virulent derrière l'affirmation que létat
d'Israël est une création de l'impérialisme occidental. () Il y a tout un mythe
hitlérien qui est cultivé parmi le peuple. Les massacres des juifs par Hitler 
font l'objet de célébrations extatiques. Il y a même une rumeur selon laquelle 
Hitler serait vivant et en bonne santé et son arrivée est attendue avec impatience pour délivrer les Arabes de l'existence dIsraël. »

Malgré cela, avant sa mort en 1999, le roi Hassan II a essayé de protéger ses
sujets juifs et le Maroc est à l'heure actuelle, pour eux, lun des 
environnements les plus tolérants du monde arabe. Les juifs marocains qui ont émigré, 
même ceuxqui ont acquis la nationalité israélienne peuvent rendre visite en toute liberté à leurs proches restés au Maroc

Ceux-ci peuvent avoir des situations de premier
plan dans le monde des affaires et au gouvernement. 
La principale organisation représentant la communauté juive est le Conseil des Communautés israélites à Casablanca 
Il est chargé des relations extérieures, des affaires
communautaires, des héritages, des finances, de lentretien des lieux saints, 
des activités culturelles et de la jeunesse et de la vie religieuse.
« Les juifs n'habitent plus désormais dans le traditionnel Mellah, mais les
mariages inter-communautaires sont pratiquement inexistants. La 
communauté a toujours été religieuse et tolérante. () La jeune génération 
préfère continuer ses études à létranger et ne revient pas au Maroc, aussi la communauté est-elle en train de vieillir. »

Il y a des synagogues,des bains rituels, des maisons de retraite et des
restaurants cacher à Casablanca, à Fez, Marrakech, Mogador, Rabat, Tétouan et Tanger.

En 1992, pourtant, la plupart des écoles juives furent fermées. Seules celles 
de Casablanca (le Chabad, lOrt, lAlliance et Otzar Ha-Torah) sont restées en
activité. Elles reçoivent toutes les quatre des subventions du gouvernement.
« La communauté juive a développé une tradition fascinante de rituels et
pèlerinages sur la tombe des anciens sages. Il y a treize sites célèbres de ce
type, vieux de plusieurs siècles, bien entretenus par les musulmans. Chaque
année, des foules de juifs marocains en provenance du monde entier, y 
compris d'Israël, se rassemblent sur ces tombes. La fête de la Mimouna, une 
fête juive marocaine, est célébrée au Maroc et en Israël.
Le Maroc est probablement le meilleur ami d'Israël dans le monde arabe. Le 
roi Hassan II a souvent essayé de jouer le rôle de catalyseur dans les coulisses du processus de paix israélo-arabe.
En juin 1986, il accueillit le Premier Ministre
israélien Shimon Peres dans l'espoir de faire avancer le processus. Deux mois
plus tard, le roi du Maroc rencontra une délégation de juifs dorigine marocaine, dont un membre de la Knesset.
En 1996, après avoir signé laccord avec lOLP, le
Premier Ministre Itzhak Rabin vint voir le roi du Maroc en visite officielle.
En mai 1999, le roi Hassan II organisa la première réunion mondiale des juifs
marocains, à Marrakech.

LES JUIFS DE SYRIE

Population juive en 1948 : 30 000
Population juive en 2001 : moins de 200

En 1944, après que la Syrie ait obtenu son indépendance de la France, le 
nouveau gouvernement interdit lémigration des juifs vers la Palestine, et restreignit
sévèrement lenseignement de lHébreu dans les écoles juives. Les attaques
contre les juifs furent de plus en plus nombreuses de même que les appels au
boycott de leurs affaires.
Q
uand la Partition fut déclarée, en 1947, des foules arabes dévastèrent la
communauté juive vieille de 2500 ans à Alep. De très nombreux juifs furent
tués, plus de 200 habitations, boutiques et synagogues détruites. Des 
milliers de juifs senfuirent illégalement de Syrie pour aller en Israël.
Peu après, le gouvernement syrien intensifia les persécutions contre la population juive.
La liberté de mouvement fut sévèrement restreinte. Les juifs qui
essayaient de fuir encouraient la prison, les travaux forcés ou la peine de mort.
Les juifs navaient pas le droit de travailler dans la fonction publique ou dans 
les banques, ils navaient pas le droit de passer le permis de conduire ou de 
posseder le téléphone et il leur était impossible dacquérir des biens immobiliers.
Les comptes bancaires juifs furent gelés. Une route menant à laéroport fut
entièrement pavée avec les pierres tombales du cimetière juif de Damas et les
écoles juives furent confisquées et offertes aux musulmans.

L'attitude de la Syrie vis-à-vis des juifs est cohérente avec lasile offert par le
pays à Aloïs Brunner, lun des criminels de guerre nazis les plus célèbres. Bras
droit dAdolf Eichmann, Brunner fut conseiller du régime Assad.
En 1987-88, la police secrète syrienne sempara de dix juifs soupçonnés de 
violer les lois sur le voyage et lémigration, de projeter de senfuir et davoir 
effectué des voyages non autorisés à létranger. Plusieurs dentre eux 
rapportèrent, après avoir été relâchés, quils avaient été torturés pendant leur détention.
En novembre 1989, le gouvernement syrien promit de faciliter l'émigration de
plus de 500 femmes juives célibataires, dont le nombre dépassait largement
celui des hommes disponibles dans la communauté juive et qui, de ce fait, ne
trouvaient pas d'époux. Vingt-quatre furent autorisées à émigrer à l'automne
1989 et vingt autres en 1991.527
Pendant des années, les juifs syriens vécurent dans une peur extrême. Le
quartier juif de Damas était sous la surveillance constante de la police 
secrête qui assistait aux offices, aux mariages, aux bar-mitzwa et à tous les
rassemblements des juifs. Les contacts avec les étrangers nétaient possibles
que sous stricte observation. Les voyages à l'étranger n'étaient autorisés que
dans des cas exceptionnels et si une caution de 300 à 1000 dollars était
consignée dans le pays, et que des membres de la famille restaient comme
otages. Les Etats-Unis firent pression sur le Président Hafez el-Assad 
pendant les négociations de paix et il accepta, au début des années 1990, de 
lever restrictions de même que linterdiction faite aux juifs dacheter des biens
immobiliers.
Au cours dune opération clandestine menée à la fin de 1994, 1262 juifs syriens
furent libérés et emmenés en Israël. Le chef spirituel de la communauté juive
syrienne depuis 25 ans, le rabbin Avraham Hamra, faisait partie de ceux qui
quittèrent la Syrie et il partit pour New York. Aujourdhui, il vit en Israël. La
Syrie a délivré des visas de sortie à condition quils ne servent pas à aller en
Israël. Cette décision de libérer enfin les juifs fut en grande partie le
résultat des pressions américaines à la suite de la Conférence de Paix de Madrid en 1991

Fin 1994, la synagogue Joab Ben Zeruyiah dAlep, dont lactivité avait été
ininterrompue depuis 1600 ans, était désertée. Un an plus tard, il restait 
environ 250 juifs à Damas, tous apparemment volontaires pour y rester. A la mi-2001,
le rabbin Huder Shahada Kabariti estimait quil restait 150 juifs à Damas, 30 à
Haleb et 20 à Kamashili. Tous les deux ou trois mois, un rabbin vient 
d'Istanbul en Turquie, pour superviser la préparation de la viande cacher, que 
les juifs locaux congèlent et consomment jusquà sa visite suivante. Il reste deux synagogues ouvertes à Damas.

Bien que les juifs soient épisodiquement victimes des manifestants propalestiniens en Syrie,
le gouvernement a pris des mesures strictes pour les
protéger, y compris en arrêtant leurs agresseurs et en montant la garde devant les synagogues qui subsistent.

Daprès le Département dEtat américain, les juifs ont toujours une école
primaire pour l'enseignement religieux et sont autorisés à enseigner lHébreu
dans certaines écoles. Une douzaine délèves fréquentent les écoles juives qui, en 1992 accueillaient 500 élèves.

Les juifs et les kurdes sont les seules minorités à qui il est interdit de participer à la vie politique.
De plus, « les quelques juifs restants sont généralement
interdits demploi dans la fonction publique et nont pas dobligations militaires.
Ils sont les seuls dans le pays dont la carte didentité mentionne la religion. 

LES JUIFS DE TUNISIE

Population juive en 1948 : 105 000
Population juive en 2000 : 1300
Après la proclamation de l'indépendance de la Tunisie, en1956, une série de
décrets gouvernementaux anti-juifs fut promulguée. En 1958, le Conseil de la
Communauté juive fut aboli par le gouvernement et des synagogues et 
cimetieres anciens ainsi que des quartiers juifs furent détruits au motif de « rénovation urbaines 

La situation de plus en plus instable incita plus de 40 000 juifs à émigrer en
Israël. En 1967, la population juive de Tunisie sétait réduite à 20 000 âmes.
Pendant la guerre des Six Jours, les juifs furent la cible de foules arabes
déchaînées et des synagogues et des boutiques furent incendiées. Le
gouvernement dénonça la violence et le Président Habib Bourguiba sexcusa
devant le Grand Rabbin.
Le gouvernement demanda aux juifs de rester, mais il ne leur interdit pas de
partir, aussi 7000 juifs émigrèrent-ils vers la France.
En 1982, des attaques se produisirent contre des juifs dans les villes de Zarzis et de Ben Guardane.
Daprès le Département dEtat américain, le gouvernement
tunisien « protégea activement la communauté juive. »
En 1985, un garde tunisien ouvrit le feu sur les fidèles dans une synagogue 
de Djerba, tuant 5 personnes dont 4 juifs. Depuis, le gouvernement tunisien a
cherché à éviter ces tragédies en fournissant une protection lourde aux juifs
tunisiens quand cétait nécessaire. Après qu'Israël ait bombardé le QG de lOLP
dans la banlieue de Tunis, le 1er octobre 1985, « le gouvernement prit des
mesures extraordinaires pour protéger la communauté juive. »536 Après la
tragédie du Mont du Temple en octobre 1990, « le gouvernement organisa un
système de protection autour de la principale synagogue de Tunis. »537
Il y a un jardin denfants juif à Djerba. Il existe également six écoles 
primaires juives (trois à Tunis, deux à Djerba et une dans la ville côtière de 
Zarzis) et quatre écoles secondaires (deux à Tunis et deux à Djerba.) Il y a 
des yeshivot (écoles de pensée juive) à Tunis et à Djerba. La communauté 
possède deux maisons de retraite. Il existe plusieurs restaurants cacher dans le pays et cinq rabbins 
 le Grand Rabbin à Tunis, un rabbin à Djerba et trois à Tunis. La
majorité des juifs tunisien observe les lois de la cacherout.
« Beaucoup de touristes viennent visiter la synagogue de la Ghriba, dans le village
de Hara Sghira proche de Djerba. Bien que sa structure actuelle ait été
construite en 1929, elle a servi sans interruption pendant 1900 ans. Les juifs
tunisiens ont de nombreux rituels spécifiques, dont le pèlerinage à la Ghriba 
qui tombe au moment de la fête juive de Lag Ba Omer. Le musée Bardo de 
Tunis possède une exposition permanente dobjets rituels juifs.

Aujourdhui, les 1300 juifs constituent la plus importante minorité religieuse
indigène. « Le gouvernement assure la liberté de conscience pour la 
communauté juive et paie le salaire du grand Rabbin » de la communauté.
En octobre 1999, la communauté juive élut un nouveau Conseil 
d'administration pour la première fois depuis l'indépendance de la Tunisie en 1956. 
Elle rebaptisa le Conseil « Le comité juif de Tunisie ».540
Le 11 avril 2002, un camion citerne rempli de gaz naturel explosa contre le 
mur extérieur de la synagogue de la Ghriba, dans lîle de Djerba. Les officiels
tunisiens commencèrent par dire quil sagissait dun accident, mais un groupe
terroriste lié à la mouvance Al-Qaeda dOussama Ben Laden revendiqua
lattentat. Lexplosion qui détruisit la plus ancienne synagogue dAfrique tua 17
personnes, dont 11 touristes allemands.

LES JUIFS DU YEMEN

Population juive en 1948 : 55 000 dont plus 8 000 à Aden
Population juive aujourdhui : moins de 200

En 1922, le gouvernement yéménite remit en vigueur une ancienne loi 
islamique qui exigeait que les orphelins juifs de moins de douze ans soient convertis de force à l'Islam

En 1947, après le vote sur la partition, des émeutiers musulmans rejoints par 
les forces de police locales organisèrent un pogrom à Aden qui tua 82 juifs et
détruisit des centaines de foyers juifs. La communauté juive dAden se 
retrouva économiquement paralysée car la plupart des commerces et entreprises juives avaient été détruit
Au début de 1948, la fausse accusation de meurtre rituel
sur deux fillettes entraîna un pillage.

Cette situation de plus en plus périlleuse amena pratiquement lintégralité de 
la population juive (près de 50 000 personnes) à émigrer entre juin 1949 et
septembre 1950, au cours de lopération « tapis volant ». Une émigration plus
modeste mais continue fut autorisée jusquen 1962, quand une guerre civile 
mit une fin brutale à tout nouvel exode juif.
Jusquen 1976, quand un diplomate américain tomba par hasard sur une petite
communauté juive dans une région reculée du Nord du Yémen, on croyait la
communauté juive totalement éteinte. Cest pourquoi les tourments des juifs
yéménites étaient ignorés de par le monde.
En fait, il savéra que quelques personnes étaient restées après lopération
« tapis volant » parce que certains ne voulaient pas abandonner des  
membres de leur familles trop âgés ou malades. Ces juifs se retrouvèrent dans une 
situation où il leur était interdit démigrer et davoir le moindre contact avec leur famille à l'étranger 
Ils étaient isolés et piégés, éparpillés dans les régions montagneuses
du Nord Yémen où ils manquaient de nourriture, de vêtements, de médicaments et d'articles religieux.
Quelques-uns se convertirent à lIslam.
Pendant une courte période, des organisations juives furent autorisées à se
rendre au Yémen pour distribuer des livres de prière et différents objets
nécessaires à la communauté juive.
Aujourdhui, les seules minorités religieuses indigènes sont les juifs et un 
nombre de chrétiens, d'hindouistes et de Bahai. La petite communauté qui
subsiste dans les régions septentrionales du Yémen est tolérée et autorisée à
pratiquer le judaïsme. Mais ses membres sont toujours traités en citoyens de
deuxième classe, qui ne peuvent ni occuper une position politique, ni servir 
dans l'armée. Les juifs sont généralement confinés à un quartier des villes ou 
villages qu'ils habitent et leurs choix professionnels sont très réduits, généralement à 
la ferme ou dans un artisanat familial. Les juifs ont le droit de posséder des biens propres, et ils en possèdent.
propres, et ils en possèdent.

Les juifs sont éparpillés et il nexiste plus de structure communautaire. Les juifs
yéménites vivent séparés de leurs voisins musulmans et la communication avec les
communautés juives étrangères leur est interdite. On croit savoir quil y a encore
deux synagogues en activité, à Saiqaya et à Amlah.
La vie religieuse na pas changé les lois diététiques, les juifs ne sont pas
autorisés à prendre leurs repas avec des musulmans. De même, le mariage 
en dehors de leur religion est strictement interdit.
Ces dernières années, environ 400 juifs bravant l'interdiction officielle, ont
émigré vers Israël.
En février 2000, le gouvernement a autorisé des juifs yéménites titulaires de
passeports étrangers à venir au Yémen, et quelques Israéliens yéménites
obtinrent un visa.
En janvier 2001, le Parti Populaire au pouvoir plaça un citoyen juif yéménite 
sur la liste des candidats aux élections parlementaires pour la première fois. 
le candidat, Ibrahim Ezer, aurait été recommandé par le Président Ali Abdallah
Salah qui souhaitait montrer sa bonne volonté à ladministration Bush
nouvellement élue avant de lui demander une aide économique pour le Yémen. 
Le comité Général des Elections rejeta la candidature dIbrahim Ezer au motif 
que n'étaient éligibles que les citoyens nés de deux parents musulmans. 
Certains analystes politiques considèrent quil sagissait, en fait, de ne pas établir de précédent en autorisant un juif à se présenter

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A
<br /> Pourquoi Bourdon<br /> <br /> Contactez moi<br /> <br /> <br /> aschkel.blog@gmail.com<br /> <br /> <br />
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B
<br /> Bonjour, Dommage qu'il ne soit pas possible d'éditer cette magnifique mine d'info.<br /> Poursuivez ce travail utile et surtout nécessaire<br /> <br /> <br />
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A
Bonjour,<br /> <br /> <br /> Désolée, une erreur de frappe 5800
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J
LES JUIFS DU MAROC <br /> <br /> Population juive en 1948 : 265 000 <br /> Population juive en 2000 : 5 800517 .Ce chiffre n'est pas un peu surfait ? :-)
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