Analyses et actualités sur la geopolitique - Proche et Moyen-Orient - israel - conflit israel palestine - renseignement - diplomatie - Lutte contrela désinformation
Des théologiens de Jérusalem ont lancé une réflexion sur la façon de partager le site sacré le plus conflictuel de la planète, que les Juifs nomment Mont du Temple et les Arabes, Esplanade des Mosquées ou Noble sanctuaire. Les promoteurs du projet eux-mêmes reconnaissent qu'une intervention divine ne serait pas inutile pour parvenir à un consensus sur la réorganisation des lieux, où se trouvent le Dôme du Rocher, la Mosquée Al Aksa et le Mur des lamentations. (Reuters/Ammar Awad)
Les promoteurs du projet eux-mêmes reconnaissent qu'une intervention divine ne serait pas inutile pour parvenir à un consensus sur la réorganisation des lieux, où se trouvent le Dôme du Rocher, la Mosquée Al Aksa et le Mur des lamentations.
"Nous offrons cette vision en vue d'une longue et profonde discussion et nous souhaitons évidemment que la recherche se poursuive en parallèle dans les autres religions", souligne Yoav Frankel, promoteur de ce projet baptisé "La Montagne sacrée de Dieu" (www.godsholymountain.org), qui suscite le scepticisme jusque dans les milieux les plus ouverts au dialogue religieux.
Les invitations à la conférence inaugurale de jeudi ont été illustrées d'une vue d'artiste dans laquelle des musiciens juifs jouent pour des Arabes radieux. Des adeptes des deux religions y échangent paisiblement entre le Dôme du Rocher et le temple juif reconstruit, tandis que des chrétiens s'égaillent autour de l'église du Saint-Sépulcre, qui abrite le tombeau du Christ et se situe non loin du Mont du Temple.
Les instigateurs du projet - des membres juifs de l'Association pour la rencontre des cultes (www.interfaith-encounter.org) - invitent les trois religions à revoir leurs positions théologiques pour permettre à tous de prier sur le site. "Une révélation divine", sera sans doute nécessaire, reconnaît Yoav Frankel.
Le Dôme du Rocher, aussi appelé mosquée d'Omar, a été construit au VIIe siècle à l'endroit où, selon la tradition, Abraham s'apprêtait à sacrifier son fils, avant que sa main ne soit arrêtée par un ange. C'est là que le prophète Mahomet serait monté au Ciel.
La mosquée Al Aksa, qui date du VIIIe siècle, surplombe le Mur des Lamentations, principal lieu saint du judaïsme, qui serait une partie de l'ancienne muraille du second temple de Jérusalem, détruit par les légions romaines de Titus en 70 après J-C.
Pour les musulmans, Haram al Charif (le Noble Sanctuaire) est le troisième lieu saint de l'islam après La Mecque et Médine. Sa souveraineté reste au coeur du conflit israélo-palestinien.