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« Elaph.com » cite la presse américaine pour affirmer que le président des Etats-Unis a décidé de nommer un ambassadeur à Damas, après le retrait de l’ancienne ambassadrice Margaret Scooby au lendemain de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, le 14 février 2005. Washington estime en effet que le dialogue récemment entamé avec Damas nécessite la présence d’un ambassadeur à Damas, pour le poursuivre. Aucune date n’est cependant avancée pour cette normalisation.
[NDLR : Les Américains avaient lié le retour de leur ambassadeur au comportement syrien dans les dossiers régionaux, notamment en Irak, au Liban et en Palestine. L’établissement des relations diplomatiques entre la Syrie et le Liban, et l’échange de représentations diplomatiques entre Damas et Beyrouth, et la coopération sécuritaire en Irak (une délégation militaire américaine, venue de Bagdad, a récemment séjourné à Damas dans ce but) ont joué un rôle déterminant dans la décision de Barack Obama. De plus, une normalisation avec Damas, alors que les Syriens craignent un affaiblissement de leur allié iranien à la faveur de la crise de régime actuelle, peut aboutir à une rupture de l’alliance stratégique entre la Syrie et l’Iran. Ce que recherche l’Occident pour isoler la République islamique].
« MediArabe.info »
Le président américain Barack Obama a décidé de restaurer le mandat de l'ambassadeur des Etats-Unis en Syrie, après une absence de plus de quatre ans.
Le président syrien Bashar el-Assad.
PHOTO: AP , JPOST
Jeffrey Feltman, adjoint de la secrétaire d'Etat pour les questions du Proche-Orient, a informé l'ambassadeur syrien à Washington, Imad Moustafa, de la décision. "Cela n'avait plus aucun sens de plus pouvoir faire entendre notre voix à Damas", a précisé Feltman. "Nous sommes déterminés à nous engager entièrement dans la région."
L'administration Obama aurait également informé les ambassadeurs américains postés dans d'autres pays de la région, y compris celui d'Israël.
Cette décision intervient peu de temps après de récentes visites de l'envoyé spécial d'Obama au Proche-Orient, George Mitchell, en Syrie. Jeffrey Feltman s'était lui aussi rendu dans la région.
Lors de sa dernière visite, Mitchell avait déclaré que la Syrie jouait un rôle clé dans le processus de paix régional.
Bien que les tensions entre Washington et Damas se soient détendues, les relations entre Israël et la Syrie n'ont jamais été aussi froides.
En effet, le Président syrien Bashar el Assad a déclaré mercredi qu'il ne croyait pas en un "partenaire israélien prêt à s'engager pour faire perdurer la paix".
"La paix requiert un engagement de la part du partenaire israélien, et un respect total du droit international et des résolutions onusiennes" a déclaré Assad lors d'une conférence de presse en Grèce. "Et pour le moment, ce partenaire israélien n'existe pas" a-t-il ajouté.