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Analyses et actualités sur la geopolitique - Proche et Moyen-Orient - israel - conflit israel palestine - renseignement - diplomatie - Lutte contrela désinformation

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Tant qu’il y aura du pétrole

 

Alors que le retrait des troupes américaines des villes irakiennes a eu lieu, le 30 juin, la vie quotidienne des Irakiens reste menacée par l’insécurité mais aussi - et surtout - par l’instabilité économique. Voilà pourquoi la bonne gestion des ressources pétrolières est désormais cruciale.

01.07.2009 | Patrick Cockburn | The Independent

  • http://www.courrierinternational.com
"C'est donc ça qu'ils veulent dire par mission accomplie", dessin de Danziger, États-Unis

C'est donc ça qu'ils veulent dire par mission accomplie", dessin de Danziger, États-Unis

Retrait

 

Les troupes américaines ont quitté le 30 juin les villes et passé le flambeau aux forces de sécurité irakiennes, conformément aux termes de l’accord conclu entre les Etats-Unis et l’Irak le 17 novembre 2008. Seulement 35 000 à 50 000 soldats, sur un total de 142 000, resteront basés dans le pays jusqu’à la fin de 2011. La force de transition, qui sera maintenue jusqu’au désengagement total, aura pour rôle d’entraîner et de conseiller l’armée irakienne. Postées non loin des villes, les troupes pourront être appelées en renfort par les forces irakiennes.

 

Les forces américaines quittent un pays qui n’est guère plus qu’une épave. La société, l’économie et même les paysages irakiens ont été dévastés par trente ans de guerre, de sanctions et d’occupation. Les Irakiens ont été submergés par une interminable série de désastres depuis 1980 avec la guerre Iran-Irak, qui a duré huit ans, la défaite au Koweït en 1991, les soulèvements chiite et kurde réprimés dans le sang la même année, les sanctions des Nations unies qui, en 13 ans, ont ruiné l’économie et fait voler en éclats la société irakienne sans oublier l’invasion américaine de 2003, la guerre menée par les sunnites contre l’occupation de 2003 à 2007 et simultanément, la guerre civile entre chiites et sunnites.
Le gouvernement de Bagdad annonce fièrement que seulement 225 Irakiens sont morts en mai 2009 de violences liées à la guerre [en revanche, le mois de juin a été particulièrement meurtrier], soit le bilan le moins lourd depuis quatre ans. Certes, c’est bien plus positif que les 3 000 corps qu’on retrouvait chaque mois aux pires moments des violences religieuses de 2006-2007. Mais, en Irak, le sang a tant coulé qu’il est quasiment impossible de trouver un véritable arrangement politique entre chiites et sunnites, arabes et kurdes, baasistes et non baasistes, défenseurs et opposants de l’occupation américaine.
“Comment veux-tu que des gens qui ont trop peur les uns des autres pour vivre dans la même rue arrivent à un accord politique ?” s’agace un de mes amis irakiens. 

Le départ des Américains inquiète les Kurdes 

L’amour et la concorde ne vont pas illuminer la vie des Irakiens dans un avenir proche, mais cela ne signifie pas non plus qu’ils vont nécessairement s’entretuer. Toutefois, un affrontement entre les Kurdes et les Arabes est toujours possible. Avant de devenir les principaux alliés des Etats-Unis, les Kurdes constituaient le noyau dur de l’opposition à Saddam Hussein. Ils ont progressé vers le sud et se sont emparés de Kirkouk et de Nineveh, des provinces kurdo-arabes mixtes située à l’extérieur de ce qui est devenu le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) et qui jouit d’une large autonomie. Par la suite, ils se sont rendu compte qu’ils avaient eu les yeux plus gros que le ventre. Aujourd’hui, le départ des Américains les affaiblit, et ils sont inquiets. Les Arabes du nord de l’Irak s’organisent, et le gouvernement central de Bagdad devient plus fort aussi bien militairement que politiquement.
 “Le jour que craignaient tant les Kurdes est arrivé”, constate un observateur kurde à Souleimaniyeh. “Nous nous retrouvons une fois de plus seuls, face à face avec Bagdad”. En Irak, Kurdes et Arabes ne s’aiment pas. “Ici, vous pouvez remporter une élection sur un programme antikurde”, assure un homme politique à Bagdad. Pourtant, dans les deux camps, les chefs de file ont de bonnes raisons de ne pas aller au conflit. Le gouvernement en place est une coalition entre chiites et Kurdes. Ces derniers détiennent quelques-uns des postes les plus importants. Et, quoique la région autonome du Kurdistan irakien soit riche en ressources pétrolières, les Kurdes dépendent des 17 % des revenus pétroliers irakiens qui leur sont versés. Et, surtout, les Kurdes sont bien mieux placés en participant au gouvernement central pour lutter contre les ingérences de la Turquie, de l’Iran et de la Syrie.

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Les pétroliers se préparent pour le grand appel d'offres irakien<br /> <br /> http://www.radiobfm.com/edito/info/35829/les-petroliers-se-preparent-pour-le-grand-appel-doffres-irakien/<br /> <br /> L'adjudication des champs pétroliers ne fait pas recette en Irak<br /> <br /> http://www.radiobfm.com/edito/info/35997/ladjudication-des-champs-petroliers-ne-fait-pas-recette-en-irak/
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Sur BFM<br /> François Fillon en Irak en quête de nouveaux marchés<br /> "par Julien Ponthus<br /> BAGDAD (Reuters) - Cinq mois après Nicolas Sarkozy, François Fillon s'est rendu en Irak jeudi dans l'espoir de renforcer la coopération commerciale avec un pays qui entame sa reconstruction après six ans de guerre.<br /> L'une des priorités de cette visite-éclair de huit heures était d'obtenir un engagement politique du gouvernement irakien pour conclure un accord de protection des investissements français en Irak.<br /> François Fillon, accompagné de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a rencontré son homologue irakien, Nouri al Maliki, à la résidence du Premier ministre à Bagdad.<br /> Le Premier ministre français devait ensuite se rendre à Souleimaniye, dans le Kurdistan irakien, pour s'y entretenir avec le chef de l'Etat Jalal Talabani, qui effectuera une visite officielle en France en novembre prochain.<br /> La reconstruction de ce pays de 30 millions d'habitants, troisième réserve de pétrole du monde derrière l'Arabie Saoudite et l'Iran, est potentiellement source d'importants contrats pour les pays occidentaux.<br /> François Fillon, dont la visite avait été tenue secrète jusqu'au dernier moment, rencontre les dirigeants irakiens près de cinq mois après Nicolas Sarkozy qui leur avait proposé une "collaboration sans limite" lors d'une visite le 10 février.<br /> Outre la présidente du Medef, Laurence Parisot, le chef du gouvernement français est accompagné de nombreux patrons français, dont Christophe de Margerie (Total), Louis Gallois (EADS), Henri Lachmann (Schneider) et Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez Environnement.<br /> La délégation française circulait sous haute sécurité dans un convoi d'une trentaine de véhicules blindés.<br /> En Irak, "nous ne vendons pas. Pourquoi nous ne retrouverions pas la place qui était la nôtre dans le passé ?", s'est interrogé François Fillon lors d'une conférence de presse commune avec Nouri al Maliki.<br /> "NOUVELLE PHASE"<br /> François Fillon a dit que la France, qui s'était opposée sous la présidence de Jacques Chirac à l'intervention militaire alliée contre le régime de Saddam Hussein au printemps 2003, mettrait tout en oeuvre pour que l'Irak retrouve "sa pleine place dans la communauté internationale".<br /> Il a notamment évoqué l'appui de Paris à la candidature irakienne à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).<br /> Pour Nouri al Maliki, les relations franco-irakiennes "entrent dans une nouvelle phase". "Nous ne partons pas de zéro. Nous reprenons une histoire longue de coopération", a-t-il dit.<br /> Outre l'étoffement de la mission économique de l'ambassade de France, le Premier ministre français a annoncé l'envoi d'un attaché militaire à Bagdad.<br /> Un accord a également été signé sur la formation d'ingénieurs dans le secteur routier, a-t-on précisé dans la délégation française.<br /> "Dans le 'business', il n'y a pas de secret, il faut être présent, présent, présent", a déclaré Laurence Parisot.<br /> Louis Gallois a précisé qu'EADS souhaitait vendre ses Airbus à la compagnie aérienne Iraqi Airways et ainsi briser le monopole de son concurrent Boeing.<br /> Paris et Bagdad ont signé en mars un accord validant la vente par la filiale Eurocopter d'EADS de 24 hélicoptères militaires EC635 à l'Irak pour 360 millions d'euros, premier contrat d'armement entre les deux pays depuis 1990 et l'invasion du Koweït, à l'origine de la première guerre du Golfe.<br /> De son côté, Aéroports de Paris est intéressé par le projet de construction d'un aéroport à 150 km de Bagdad.<br /> Mardi, le premier grand appel d'offre des Irakiens depuis l'invasion américaine pour l'exploitation de six de ses champs pétroliers et de deux gisements de gaz n'a pas rencontré le succès escompté, la rémunération proposée par Bagdad ayant découragé les investisseurs.<br /> La visite du Premier ministre français intervient deux jours après le retrait des unités de combat américaines des centres urbains irakiens - un "succès dans le processus d'un Irak souverain et démocratique", a estimé François Fillon.<br /> "Personne ne doit craindre le relèvement de l'Irak. Un Irak fort et réconcilié avec lui-même est un gage de paix pour toute la région", a-t-il souligné.<br /> Jeudi matin, alors que son avion sécurisé se posait à Bagdad, une bombe a explosé au passage d'une patrouille de l'armée irakienne dans la capitale. Ce premier attentat depuis le repli américain a fait un mort et dix blessés.<br /> Édité par Sophie Louet"
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