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C’est un triste anniversaire pour Israël. L’Etat juif se souvient, mercredi 8 juillet, des soldats tombés lors de la guerre menée contre le Hezbollah voilà trois ans exactement. Cette guerre « justifiée » selon le général major Gadi Einsekot, fut notamment le début du terrible cauchemar qu’est la détention de Guilad Shalit. À cette occasion, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, s’est exprimé sur les relations entre le Liban et Israël et n’a pas manqué de constater un cessez-le-feu précaire. |
| Le 8 juillet 2006, les terroristes du Hezbollah commencèrent à tirer des missiles « Katiouchas » en direction d’Israël. Le même jour, les miliciens chiites enlevèrent deux soldats de Tsahal à la frontière israélo-libanaise, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser, dont les corps furent échangés au cours de l’été 2008 contre des prisonniers libanais, dont le criminel Samir Kountar. Pendant 33 jours, l’armée israélienne lutta contre les terroristes du Hezbollah qui harcelèrent sans répit, par leurs attaques de roquettes, les agglomérations du Nord d’Israël, tuant et blessant au hasard des populations civiles. Cette guerre traumatisante pour Israël, et souvent mal comprise par la communauté internationale, a fait l’objet d’un rapport du secrétaire général de l’ONU, mercredi 8 juillet. Ce rapport porte sur l’application des résolutions onusiennes après l’instauration du cessez-le-feu. Ban Ki-Moon a ainsi constaté que la trêve respectée par les deux camps s’avérait toujours fragile, ajoutant que certains problèmes “insolubles” subsistaient et risquaient de provoquer une nouvelle escalade. Le secrétaire général de l’ONU a principalement exprimé son inquiétude quant aux intentions toujours belliqueuses du Hezbollah. Ban Ki Moon a également expliqué qu’existent au Liban des organisations armées, véritables milices agissant hors de tout contrôle étatique, et qu’il est nécessaire de les priver de leurs armes, l’usage de la force étant réservé normalement aux forces officielles. En ce qui concerne les frontières, le secrétaire général a estimé que le Liban devait sécuriser sa frontière avec la Syrie. Il a également appelé Israël à se retirer des territoires situés au nord de la « ligne bleue », la ligne qui sépare les forces israéliennes et libanaises. Considérant la relative accalmie menacée par les récentes allégations libanaises concernant de supposés réseaux d'espionnage israéliens, Ban Ki Moon a cependant salué la coopération israélienne avec les forces de l'ONU. En effet, l'Etat hébreu a notamment fourni des informations utiles sur les bombes à sous munitions, dans le cadre de la résolution 1701. Trois ans après, malgré le cessez-le-feu, la situation reste préoccupante au Nord d’Israël. Les terroristes du Hezbollah représentent toujours une menace, et il est impossible pour Israël de sortir du cauchemar, tant que le soldat Guilad Shalit, otage du Hamas, ne sera pas retourné parmi les siens. |