La deuxième guerre du Liban a pris fin il y a deux ans avec l’adoption de la résolution 1701 présentée par l’Onu, ordonnant notamment la démilitarisation du Hezbollah. Mais comme on le sait, cette décision n’a pas mis fin à l’agressivité de l’organisation terroriste d’obédience chiite qui a poursuivi impunément toutes ses activités.
Israël, excédé par ces violations, a décidé cette semaine de porter plainte aux Nations unies, par l’intermédiaire de son ambassadrice Gabrielle Shalev, et le Conseil de Sécurité s’est réuni dans la nuit (de jeudi à vendredi, heure israélienne) pour débattre du problème. Il a surtout été question de l’explosion d’un entrepôt d’armes, qui s’est produite cette semaine, et de l’attitude des miliciens du Hezbollah qui ont tenté de barrer le passage aux forces de la Finul venues enquêter sur les lieux.
Le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, a pris la parole lors des délibérations pour accuser le Hezbollah d’être responsable des événements de ces derniers jours. Il a précisé que malgré les dénégations du gouvernement libanais, il avait été prouvé que le site où avait eu lieu l’explosion appartenait au Hezbollah et était toujours très actif.
Il faut préciser que c’est la première fois que le Conseil de Sécurité reçoit un compte-rendu détaillé et complet sur ce qui se passe au sud du Litani. Jusqu’à présent, dans les rapports réguliers qui lui étaient présentés, les violations du Hezbollah n’étaient pas mentionnées.
L’ambassadeur américain Alex Wolff, chef de mission adjoint de la délégation de l’Onu, a confirmé que l’entrepôt qui avait explosé appartenait bien au Hezbollah et que l’organisation terroriste violait la résolution 1701 du Conseil de Sécurité des Nations unies. Pour lui, il est clair que l’action des terroristes à l’encontre des forces de la Finul était destinée à effacer toutes les preuves de leurs agissements.
Dans ce contexte, il convient de préciser que le Conseil de Sécurité de l’Onu compte se réunir le mois prochain pour renouveler le mandat de la Finul dans la région. Jusqu’à présent, cette décision était prise automatiquement. Il reste à espérer que cette fois, les pays qui ont envoyé des forces au Sud Liban se montreront plus exigeants et plus fermes vis-à-vis du Hezbollah et ne tolèreront plus ces violations constantes.
[Vendredi 24/07/2009 11:32]