Dès l’annonce des résultats des dernières élections au Liban, et la perspective d’un gouvernement d’union nationale, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou avait tenu à mettre les choses au point : désormais, le gouvernement libanais dans son ensemble serait tenu pour responsable de tout incident ou escalade intervenant à la frontière nord d’Israël, et ne pourrait plus se dédouaner comme il le faisait auparavant. Ces propos prennent aujourd’hui un relief encore plus important avec les révélations d’un journal koweïtien relatant d’entraînements intensifs de soldats de l’Armée régulière libanaise par des instructeurs du Hezbollah. Selon le journal, un accord secret aurait été passé entre l’Armée et le Hezbollah, en vertu duquel ce dernier formerait quelques 150 officiers et soldats libanais à lancer des missiles de courte et moyenne portée d’origine iranienne en direction d’Israël. Selon cet accord également, en cas de conflit entre le Hezbollah et Israël, ces unités de l’Armée libanaises auraient le feu vert pour envoyer ces missiles depuis des zones situées bien au nord de la ligne du Litani. Difficile de croire que cela s’est passé sans l’accord des autorités libanaises.
Le gouvernement israélien en aurait déjà informé le gouvernement américain, ainsi que des pays européens qui participent aux forces de la FINUL.
Parallèlement à cela, l’organisation terroriste Al-Qaïda a donné l’ordre à ses troupes de tirer en direction d’Israël quand bon leur semblera. Al-Qaïda avait déjà revendiqué les tirs sur le nord d’Israël effectués au début 2009. Dans une vidéo diffusée par la nébuleuse terroriste, Ossama Ben Laden demande de « reprendre la guerre contre l’ennemi sioniste depuis le territoire libanais ». Mais dans cette cassette, Ben Laden attaque le chef terroriste du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qualifié de « lâche », et qu’il accuse de « complicité avec les Croisés de la FINUL », en ne tirant pas sur Israël. Il accuse également le chef du Hezbollah « de se servir des Palestiniens dans l’unique but d’accomplir la volonté et les ordres venus de Téhéran »…
De plus en plus de voix en Europe proposent aujourd’hui d’entamer un dialogue avec le Hezbollah, estimant « qu’il s’éloigne du terrorisme pour devenir progressivement une force politique ». Une fois de plus, c’est la naïveté européenne s’est heurtée à la réalité : au Liban, malgré les récentes élections, c’est encore et toujours le Hezbollah terroriste qui donne le ton, et les autres suivent.
[Lundi 27/07/2009 14:19]