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La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, et le ministre des Affaires étrangères saoudien, le Prince Saoud al-Faisal lors d'une conférence conjointe à Washington, vendredi, sur le processus de paix au Proche-Orient.
PHOTO: AP , JPOST
« Ce qui est nécessaire c'est une approche détaillée qui définisse dès le début le résultat que nous voulons obtenir au sujet des frontières, de Jérusalem, des refugiés et de la sécurité. », ajoute t-il.
Pourtant, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui est apparue aux côtés d' Al-Faisal pendant une conférence de presse vendredi après midi, a minimisé l'importance des propos de ce dernier.
A la question de savoir si les propos du ministre saoudien des affaires étrangères peuvent nuire aux efforts de paix, Hillary Clinton préfère répondre « Non, je ne pense pas du tout. Ces efforts que nous avons entrepris sont dans le but de négocier un accord qui conviendrait aux Palestiniens et aux Israéliens. » Elle ajoute que les idées de Saoud Al-Faisal sont dans la lignée de ces objectifs.
L'envoyé spécial américain au Proche-Orient, Georges Mitchell, a rencontré, dans cette optique, des responsables israéliens, palestiniens et arabes pour reprendre des négociations.
Les États-Unis ont réitéré leur demande à Israël de geler les implantations. Ils ont aussi demandé aux palestiniens d'arrêter les provocations envers l'Etat Hébreu et de continuer les réformes de sécurité. Ils ont exhorté les pays arabes, aussi présents lors de cette réunion, à prendre part au processus de paix et de à normaliser leurs relations avec Israël.
D'autres sujets ont été abordés : l'autorisation de la part des pays arabes d'ouvrir les frontières aériennes à l'armée de l'air israélienne ainsi que la délivrance de visas touristiques pour Israël.
Saoud Al-Faisal, principal acteur de l'Initiative de paix arabe, s'est fortement opposé à ces requêtes : « Israël essaye de distraire notre attention du véritable problème : l'occupation de Jérusalem qui a commencé en 1967 et qui ne permet pas pour le moment la création d'un état palestinien. Ces conférences et les questions de visas ou de frontières sont totalement secondaires. »
En Arabie Saoudite, 224 membres du Congrès ont écrit une lettre au roi Abdallah lui demandant de préciser les mesures que le ministre des affaires étrangères a refusées.
« Dans son discours, au Caire, adressé au monde musulman, Barack Obama a appelé les pays arabes à reconnaître la légitimité de l'Etat Hébreu et à entretenir des relations normalisées.
Jusqu'à présent nous sommes très déçus de voir la réaction de notre gouvernement face à ses requêtes. Au lieu de montrer notre volonté de briser les barrières entre les pays arabes et Israël, notre ministre des affaires étrangères a revendiqué que l'Arabie Saoudite ne voulait faire aucun effort. »
La lettre faisait aussi référence aux autres pays arabes comme la Jordanie ou l'Egypte, qui eux ont accepté d'ouvrir des négociations avec l'Etat Hébreu.
L'attitude de Saoud al-Faisal ne fait donc pas l'unanimité, que ce soit dans son pays ou à échelle internationale.
Plusieurs chefs d'Etats arabes ont insisté auprès des Etats-Unis pour présenter leur propre initiative afin de créer une nouvelle dynamique dans le processus de paix.
De son côté Israël est d'accord pour poser des limites à des nouvelles implantations mais refuse de revenir sur les implantations déjà existantes.