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Par Constance Le Bihan pour Guysen International News Dimanche 2 août 2009 à 18:10
Un français est tombé hier sur le terrain afghan. Dimanche, ce sont trois soldats américains qui sont morts dans une embuscade. Alors que les talibans gagnent du terrain, les députés britanniques ont publié dimanche un rapport au vitriol sur l’engagement de l’OTAN. Vingt jours avant l’élection présidentielle, prévue le 20 août, l’Afghanistan ne perçoit toujours pas la lumière de l’aube.
Après lui, cinq soldats américains de l’International Security Assistance Force sont décédés, dimanche. Depuis 2001, ce mois de juillet aura été le plus meurtrier pour les troupes de l’Otan, avec 74 morts dont 43 américains. Du côté civil, le bilan n’est guère plus positif. Selon la Mission d'assistance des Nations-Unies en Afghanistan, le conflit se déplacerait vers les zones habitées, et le nombre de victimes civiles aurait, de ce fait, augmenté de 24 % sur les six premiers mois de l'année par rapport à la même période en 2008.
Près de huit ans après le début de l’intervention, force est de constater que l’Otan patine. Dimanche, les députés britanniques ont brocardé l’absence de résultat de la présence occidentale. « L'effort international en Afghanistan depuis 2001 a donné beaucoup moins de résultats que ce qui avait été promis, et son impact a été considérablement affaibli par l'absence d'une vision et d'une stratégie cohérentes basées sur les réalités de l'histoire, de la culture et de la politique en Afghanistan », indique le communiqué. Pour les Britanniques, la guerre en Afghanistan est devenue plus meurtrière que le conflit des Malouines contre l’Argentine, en 1992.
Devant ce sinistre bilan, la Grande-Bretagne remet sur le tapis la question du retrait. Un aveu d’échec, peut-être, mais qui permettrait d’épargner les vies de jeunes britanniques.
Et pourtant, la mission de l’Otan est limpide. Comme le rappelle le président français dans un communiqué à destination de la famille française endeuillée, les 3000 français présents en Afghanistan sont « au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan ». Et cela pour lutter contre « le terrorisme et l’obscurantisme ».
Parties de campagne en berne
Militaire, elle bat de l’aile. Politique, elle semble ne pas pouvoir commencer. La campagne pour l’élection présidentielle en Afghanistan semble bloquée.
Jeudi dernier, l’Emirat islamique d’Afghanistan a appelé la population à boycotter les élections du 20 août prochain. Pour les talibans, prendre part au scrutin revient à légitimer l'invasion américaine.
Pourtant, Hamid Karzaï, qui brigue un nouveau mandat, tend la main aux « talibans modérés ». Sur les conseils de Washington, il les a appelés « à prendre part au scrutin ». Le 25 juillet, un accord de cessez-le-feu a été conclu avec des responsables islamistes de la province de Badghis au nord-ouest du pays. Une trêve immédiatement rompue par les talibans, deux jours après.
Hamid Karzaï, contesté pour mauvaise gouvernance et corruption, devra affronter quarante candidats le 20 août. L’ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah et l’ancien ministre des finances, Ashraf Ghani Ahmadzai, ont pris les rennes de l’opposition. Si les sondages donnent déjà Hamid Karzaï vainqueur, l’élection, avec 20% des bureaux de votes fermés pour cause d’insécurité, risque d’être peu représentative.
Comme tu dis Waouh<br />
<br />
Evident que les US ne peuvent être partout, mais l'Irak demeure vraiment trop fragile et est l'appat des charognards si les troupes se replient trop vite, on en a déjà vu des de frais exemples.<br />
<br />
L'afghanistan est une partie difficile parce que pakistan, et je crois que le nerf de la guerre est bien dans cet endroit précis.<br />
<br />
Iran-Afghanistan-pakistan-irak et pas dans les quelques km2 près de chez moi, quoique avec le zoo, et les nazislamistes du Nord
Comme tu dis Waouh<br />
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Evident que les US ne peuvent être partout, mais l'Irak demeure vraiment trop fragile et est l'appat des charognards si les troupes se replient trop vite, on en a déjà vu des de frais exemples.<br />
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L'afghanistan est une partie difficile parce que pakistan, et je crois que le nerf de la guerre est bien dans cet endroit précis.<br />
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Iran-Afghanistan-pakistan-irak et pas dans les quelques km2 près de chez moi, quoique avec le zoo, et les nazislamistes du Nord
Sur cette notion de victoire, il est possible que Britanniques, Américains, autres Occidentaux n'en aient pas la même approche : <br />
il se dit que les Britanniques, comme ils l'ont fait ailleurs sont favorables à la négociation avec les Taliban, le but du jeu, à chaque fois, étant de trouver qui sont les "modérés", ce qui, en substance ne veut pas dire grand-chose s'agissant de fondamentalisme : en quoi cette notion est-elle compatible avec un pouvoir central externalisé, ayant des relations avec le monde occidental, prêt à s'engager dans son propre développement sur des bases communes? <br />
Les Anglais avaient le soi-disant "contrôle" du Sud-Irakien : qu'en ont-ils faits : ils ont négocié avec les Chi'ites s'important d'Iran, laissé les milices de Sadr et divers Pasdaran dicter leur loi. Il a fallu que Maliki lance son offensive de rattrapage pour ré-irakiser le Sud et mettre momentanément en échec les Mollahs recolonisant Nadjaf, Bassorah, Kerballah. Que font-ils en Afghanistan? La même chose : ils "discutent" avec les "modérés". <br />
Actuellement, dans l'opération "Gandjahr", les Taliban savent pertinemment que les Anglais sont le maillon faible et font tout pour contraindre les Américains à devoir faire marche arrière pour venir au secours des Anglais, plutôt que chacun s'occupe de son secteur. <br />
<br />
2) Les Américains ont une fâcheuse tendance à emporter des victoires militaires et, une fois "l'ordre rétabli" façon cow-boy, à sonner l'ordre de rappel, en laissant les choses au milieu du guet : or, le terrain afghan ne se prête à une victoire militaire seulement, quand bien même elle serait obtenue, mais à proposer un modèle de substitution notamment à la culture du pavot comme seule richesse (c'est relatif, tout est relatif)...<br />
L'exemple du retrait irakien avant consolidation des fondations suscite des appêtits. A cela près que les Américains ne peuvent pas être également présents partout et donc, tentent de s'organiser un roulement : desservant l'Irak, ils pourraient reconquérir en partie l'Afghanistan ou y asseoir un Etat un tantinet plus solide. Sauf que les gains en Irak pourraient dans le même temps, fondre comme neige au soleil, si jamais Kurdes-Chi'ites et Sunnites étaient incapables de s'entendre ce qui est probable...<br />
Le "roulement" ne fonctionne pas à plein, demeure à risque. <br />
Or, cela procède aussi de deux conceptions des guerres à mener divergentes, au départ entre néocons et démocrates façon Obama, lui-même l'un des seuls Américains opposés à la Guerre en Irak. Comment gérer des fronts dont on présuppose au moins au départ que l'un des deux est faux ou inutile? <br />
Alors au Centcom, il y a néanmoins Petraeus qui peut tenter d'équilibrer les rapports de force en présence. Mais cela tient de l'acrobatie, de la haute-voltige.<br />
Et au final, dans les deux cas, c'est la question du nucléaire et de qui le possède qui est centrale : à dégarnir l'Irak, conserve t-on assez de pression sur l'Iran ou celui-ci reprend t-il le terrain qu'on laisse derrière soi? On vient d'en avoir une illustration avec l'abandon des Moudj. du Peuple protégés jusque-là par les US. Compromis : intervention, on pourra peut-être les exfiltrer vers un autre coin. <br />
D'autre part, si le nucléaire pakistanais tombait entre les mains d'Al Qaeda, la situation serait bien pire qu'au lendemain du 11 septembre... <br />
Donc l'Amérique ne peut perdre ou se retirer vraiment sans précaution sur aucun tableau : <br />
la question, dès lors est-elle? Comment gagner cette guerre? Ou comment gérer le moins mal possible? <br />
Waouh...
C'est curieux il y a quelques 3/4 annees je pensais aue la coalition reussirait aujourd'hui je suis tres pessimiste, et je me demande bien si c'est par le mega bourbier du debut du millenaire
Deux raisons évoquées : l'été est toujours plus meurtrier dans les montagnes afghanes (raisons climatiques) et l'approche des élections, mais si de nombreux médias en reste là, sur le terrain, c'est une autre histoire, cette guerre est loin loin loin d'être gagnée, est-elle gagnable, en réalité ?<br />
Tout comme l'Irak ?<br />
<br />
C'est ce concept de victoire de guerre qui semble échapper à l'Occident actuellement, une victoire doit permettre d'imposer au vaincu toutes conditions sans discussion, depuis 45, l'Occident n'en a donc plus connue.