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Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël
mercredi 5 août 2009
L’événement central de ce congrès du Fatah, le premier depuis vingt ans, seront les élections générales aux différentes instances de l’organisation. Dans son discours, qui a duré près de deux heures, Abou Mazen a ajouté que les Palestiniens doivent poursuivre les négociations tant que subsistera « le moindre espoir ». Il s’en est violemment pris à Israël, affirmant que le gouvernement israélien ne pourra faire plier l’opinion publique en prenant des mesures économiques au lieu d’avancer dans le processus de paix. Abou Mazen a également pris pour cible les responsables du Hamas, qu’il a qualifié de « princes des ténèbres », à cause de leur refus de laisser les représentants du Fatah quitter la bande de Gaza.
Interrogé par un journaliste sur l’affichage dans la salle d’une photo représentant un enfant tenant un fusil, Jibril Rajub, un des hauts responsables du Fatah, a répondu que le mouvement n’a pas abandonné et n’abandonnera jamais la lutte armée contre Israël. Selon lui, cette lutte violente fait partie des moyens dont dispose l’Autorité palestinienne face à Israël et elle n’est pas à exclure.
Plus de deux mille délégués participent à l’événement et ils voteront demain aux élections internes. Etaient également présents hier des représentants de pays étrangers, dont un représentant chinois qui s’est exprimé devant l’assemblée.
La direction du Fatah a trouvé une solution à l’absence des délégués de la bande de Gaza. Nabil Shaath, un des organisateurs du congrès, a expliqué au Haaretz que des places ont été réservées aux délégués de Gaza de telle sorte qu’un tiers des membres de du comité central et un tiers des membres du conseil révolutionnaire seront de la bande de Gaza. Selon lui, les délégués de Gaza participeront au vote par internet.
- "tactique" pour obtenir de nouveaux gains sur la scène internationale ;
- ou ne pas dévier de sa route, édictée dans ses articles fondamentaux (articles 12,13, 17, 19), et réaffirmer que la "lutte armée" est bien et restera la stratégie fondamentale adoptée par le Fatah, corps de doctrine du gouvernement de l'Autorité Palestinienne, ayant pour objectif historique la "libération de toute la Palestine et l'anéantissement de l'Etat" sioniste", économiquement, politiquement, militairement et culturellement" (art. 12 : notons bien l'ordre dans lequel la destruction d'Israël est programmée par le Fatah et tâchons de le rapporter à une simple échelle de réalisme. Dans tous les cas de figure, ce projet est d'abord et avant tout, un projet d'auto-destruction sur tous les plans de celui "d'Etat Palestinien". Lequel préfère ne jamais exister que de cohabiter). Ou alors faudrait-il que le Fatah renonce à sa propre base idéologique, sans laquelle il n'a plus de raison d'être.