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Israël sera-t-il plus libre d’agir au Liban si jamais le Hezbollah décidait d’attaquer une nouvelle fois le Nord du pays? C’est bien possible, selon les déclarations du ministre de la Défense Ehoud Barak qui s’est exprimé sur la question dans une interview accordée jeudi matin à la radio israélienne Kol Israël.
Il a précisé que durant la deuxième guerre du Liban, qui a eu lieu au cours de l’été 2006, Tsahal avait dû respecter l’accord tacite conclu entre Israël et les Etats-Unis, selon lequel il devait éviter de viser les infrastructures de l’Etat libanais telles que les routes, les centrales électriques, les aéroports ou d’autres encore.
Barak a ajouté: « Si un nouveau conflit éclate dans l’avenir, les forces de sécurité israéliennes n’auront plus à se retenir et elles pourront utiliser toute leur puissance pour repousser l’ennemi ».
Ces appréciations ne sont toutefois pas partagées par l’ancien ministre de la Défense Amir Peretz (travailliste), qui occupait le poste lors des derniers affrontements. Interrogé lui aussi sur la question, dans la matinée de jeudi, Peretz a prétendu pour sa part que « Washington n’avait à aucun moment empêché Israël de prendre pour cible des infrastructures libanaises ». Il a précisé que c’était Israël qui avait jugé préférable de ne pas s’en prendre à ces institutions.
Cette mise au point est importante à l’heure actuelle étant donné que le Hezbollah ne constitue plus uniquement une organisation terroriste à l’intérieur de l’Etat libanais. Depuis les dernières élections, le Hezbollah a renforcé son pouvoir politique à l’intérieur du gouvernement et de ce fait, pour Israël, le Liban ne peut plus jouir d’une relative « immunité » comme par le passé.