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Les argentiers : Greenspan, Bernanke, Wolfensohn, DSK, Wolfowicz, Rubin, Mandelson ; les PDG des banques en faillite : Blanfkein, Roach, Feldstein ; Grynberg, Fishman ; les riches Soros, Rotschild…
Il convient de dépasser cette juxtaposition nauséabonde juifs/crise pour donner à ce dyptique sa signification philosophico-éthique. Le judaïsme est sur ce point d’une richesse inégalée.
Nous réentrons dans une de ces périodes de rupture à laquelle notre histoire nous a hélas trop souvent habitués. Rupture avec des habitudes de surendettement, mais aussi de surconsommation (voiture, produits haut de gamme ou de marques, voyages et vacances branchées,…) et cela, en phase avec les contraintes de développement durable, que la nature, relayée par des hommes courageux (comme les prophètes d’antan car parlant un peu aux murs), nous impose. Rupture qui, par définition de ce mot, marque le passage d’une situation à une autre : a) par l’arrêt de processus enclenchés de manière folle et, en même temps, b) par l’installation de nouvelles habitudes plus en phase avec les contraintes précitées.
La proximité de sens des mots rupture / crise leur donne en hébreu la même racine de trois lettres, Shin Beth Rech : ShaBeR / maShBeR. Notons que le mot français BriSuRe est aussi issu d’une telle racine B R S, … un hasard ?
Cela dit, la crise reste douloureuse et fait bien des malheureux, un peu comme l’accouchement épuise la mère durant des jours. Job ne passe pas de bons moments dans sa tourmente, ni les juifs pendant la destruction de Jérusalem (cf. Les Lamentations dans des paysages proches de la Shoa), pendant la Shoa, ou au cours de leurs exils ou persécutions.
L’optimisme du judaïsme, loin de négliger ces terribles souffrances (on l’accuse parfois d’être la religion de la Shoa), amorce le cercle vertueux de la reprise, inverse de celui dépressif de la crise et donne les forces d’investigation ou d’adaptation à l’homme pour un redémarrage dont il a la foi qu’il sera prometteur de nouvelles opportunités.