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Analyses et actualités sur la geopolitique - Proche et Moyen-Orient - israel - conflit israel palestine - renseignement - diplomatie - Lutte contrela désinformation

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ISRAEL – PAYS PIONNIER DE JERUSALEM A SAFED-3/4

Troisième volet du fabuleux documentaire de Sacha.
Son blog
http://contrecourant1.wordpress.com/2009/07/30/une-terre-et-des-hommes-israel-pays-pionnier-3/#more-794

1ère partie :
http://aschkel.over-blog.com/article-34481535.html 
2ème partie : 
http://aschkel.over-blog.com/article-34523920.html


UNE TERRE ET DES HOMMES

ISRAEL – PAYS PIONNIER

DE JERUSALEM A SAFED-3

___________

 

La Terre d’Isra’el a été laissée à l’abandon jusqu’au retour des Juifs, à la faveur de l’époque moderne.

Courants religieux achkénazes, yéménites ou sépharades vont associer leurs aspirations communautaires avec les pionniers venant du monde ashkénaze et restaurer des villages, à partir de la seule mémoire et de la tradition, sans d’autre appui ponctuel que celui de philanthropes.

Ces terres ont été défrichées.

Chaque pierre de ces champs a été déplacée à la main.

Chaque parcelle a été rendue fertile par un labeur incessant et harassant.

Il est difficile de s’imaginer, aujourd’hui, la vie en quasi-autarcie, rude et ingrate, éreintante et magnifique, pour cette oeuvre laissée aux générations à venir.

* * * * *

La renaissance juive est, à partir du 18e siècle, intellectuelle et religieuse.

Sur les ruines des errements de Shabbtaï Tsvi, le monde juif s’est progressivement reconstruit autour de la langue hébraïque (avec les premières revues publiées dès le milieu du 18e siècle, avant de connaître un essor fulgurant au 19e) , jusqu’à l’accomplissement dû à l’oeuvre exemplaire et passionnée de Eliezer ben Yehuda.

Une renaissance autour de la mémoire, avec une progressive prise de conscience de l’historicité de la vie juive (entamée par l’école de la Science du judaïsme à partir de 1822), jusqu’à la restauration politique sioniste, dont l’Etat d’Israel est l’incarnation.

Restauration culturelle et politique qui ne s’est pas faite sans difficulté, que ce soit avec les illusions de l’assimilation, ce renoncement identitaire qui, de façon tragique, n’a épargné aucune famille d’ascendance juive (car, selon les nazis, la judéité représente un facteur racial et non culturel).

Le monstre hideux de l’antisémitisme a trouvé, et trouve encore aujourd’hui de nouveaux prétextes, et son incessante résurgence est un appel à l’humanité toute entière à ne pas verser dans la barabarie, le non-sens, l’arbitraire et la déchéance.

La vie en Israel, dans cette terre chargée d’espoir s’est jouée aussi la restauration symbolique de toutes les émancipations, et restauration affirmée contre les négationnismes et contre l’oubli.

Une terre abandonnée qui, grâce à la détermination de ces femmes et de ces hommes, a retrouvé sa luminosité et son calme verdoyant, une conquête de tous les instants contre les destructions et les haines.

Et aujourd’hui, Tisha beAv, c’est à cette restauration que ce parcours dans erets yisra’el, entre le 19e et le 20e, voudrait rendre hommage.

En quittant Jerusalem, chaque pas est celui de la scansion des paroles du Tanakh. Chaque pas est à lui seul un appel, une mémoire et un souvenir. La tombe de Rakhel, en 1900 :

tombe rakhel 1900

La terre est vide d’hommes. Aucun village, aucun signe de vie. Nous voilà en 1897 près de Maale Adumim (מַעֲלֵה אֲדֻמִּים) : 

près de maale adumim 1897

En direction de la Mer morte et du Jourdain, il faut traverser des routes inhospitalières, des chemins désertiques et caillouteux qui serpentent dans les collines. Qui penserait que nous sommes en terre d’Israel  ?  La route vers Jéricho en 1869 est marquée par la solitude, l’abandon et la dureté :

route vers jericho 1869


Puis c’est l’arrivée à Ein Gedi. Nous sommes en 1895, ce n’est pas encore l’oasis de verdure et de luxuriance que l’on connaît aujourd’hui, mais une source d’où jaillit quelque végétation :

 
ein gedi 1895

      shir hashirim 1 14

 

Shir haShririm 1 14

cantique des cantiques 1 14.    

Cantique des Cantiques 1 14

Nous suivons la vallée du Jourdain, quand, tout à coup, nous croisons des bergers traversant le Jourdain avec leur bétail près de Degania du bétail – 1920 :

      traversée du jourdain près de degania par le bétail 1920

Degania (דְּגַנְיָה), un nom mythique, celui des communautés de pionniers, l’aventure de la liberté et de la dignité pour ces hommes et ces femmes qui n’avaient connu que persécution et ségrégation.

Ces premières maisons que nous voyons sont les premières véritables traces de vie depuis Jerusalem (photo 1912)

      degania premiere maisons 1912

Les débuts, en 1909, ont été rudes, difficiles. Les maisons étaient en bois, soumises aux raids arabes (qui ont coûté la vie à Moshé Barsky en novembre 1913, d’une balle dans le dos).

On voit ici les premiers élevages, en1910 :
degania 1910 premiers elevages    

Nous rencontrons Yosef Baratz, un des premiers pionniers de Degania. Photo de 1909 :

      degania yosef barats un des premiers pionniers de degania 1909

Ce qui ne manque pas d’étonner le voyageur, ce sont ces étendues vides, ces régions entièrement abandonnée, qui entourent notamment Beit Alfa (בֵּית אַלְפָא) – Photo 1925: ‎

      beit alfa 1925

Une réalité similaire autour de Ramat Babel – Photo 1927 – où le retour à la Terre est vécu par ces pionniers comme une renaissance. Le prix de l’indépendance était ce labeur constant pour rendre cette terre accueillante et fertile:

       ramat babel 1927

Car, à force d’entendre ce refrain pénible que les pionniers n’ont fait qu’envahir et détruire une terre et ses habitants arabes, il ne semblait faire de doute qu’il devait y avoir des villes prospères et chaleureuses. Quelle découverte que ce village arabe de Zarin dans la vallée du Jezreel en 1900 : misère et dénuement, sous le règne du califat ottoman, près de 67 ans avant que l’on ne parle d’occupation israélienne !

      village de zarin, vallée de jezreel 1900

A Tzemah, une seule famille juive était autorisée à vivre. Ce sont des Juifs de Damas. Situation récurrente  et caractéristique du statut de dhimmi, un “protégé” temporaire, contre la vindicte populaire, réduit en réalité à un statut de seconde zone, dont la précarité et la pauvreté n’étaient pas des gages suffisamment pour vivre en paix. Photo de 1910.

juifs de tsemah originiares de damas 1910

Tzemah, en bordure de Kinneret en 1912 :

tsemah, bord du kinneret 1912


Nous passons à proximité d’un campement bédouin, près de Kfar Nahum en 1900 :

      bédouins près de kfar nahum 1900

La volonté de restauration d’une vie autonome, digne et libre, animant les pionniers, malgré leur pauvreté et l’insécurité, est un véritable contraste. En 1890, ce sont des russes, qui arrivent à Kfar Nahum :

       pelerins russes à kfar naum 1890

Un peu plus loin, c’est un autre hameau arabe, du nom de Dabariya près de Kfar Tabor en 1910. Est-ce là la grande civilisation que le sionisme aurait détruit ?

      dabariya près de kfar tabor 1910

Des siècles de soumission et d’apathie avaient réduit la terre d’Israel à un désert que les voyageurs-écrivains comme Mark Twain relevaient avec stupéfaction l’oubli dans laquelle elle semblait confinée.

Mais la renaissance se poursuivait, ici à Rosh Pina (ראש פנה) en 1913 :

      rosh pina 1913

Nous visitons alors l’atelier de production de soie à Rosh Pina (en 1913) :
 

rosh pina atelier de production de soie 1913


Une aventure similaire vécue à Ayelet Hashahar (אילת השחר), ici en 1920 :

ayelet hashahar 1920

Ein Harod (עֵין חֲרוֹד) : tentes des pionniers, loin de la mythologie qui voit dans tout Juif israélien un voleur de terre et de maisons arabes. D’ailleurs, où sont-elles  ? Où sont ces villes et ces centaines de milliers d’habitants revendiqués ?

Ein harod1920

En 1925, l’immense violoniste Jasha Heifez se rend à Ein Harod pour un concert. Tous les habitants des environs se retrouvent dans le village :

Ein harod 1925 un concert de jasha heifetz

Puis nous nous rendons à Kfar Giladi (כְּפַר גִּלְעָדִי) – Photo 1916 :

kfar giladi 1916 2

kfar giladi 1916

Ensuite, nous allons à la rencontre du village de Merhavya (מרחביה), en 1913 :

merhavya 1913

Nous voici à Kfar Tabor -כְּפַר תַּבוֹר- (photos 1910 et 1913) :

 

kfar tabor 1910


kfar tabor 1913

 

Le retour à la terre n’est pas qu’un retour en Israel, c’est aussi un travail de la terre elle-même (photo 1912) …

ensemencement des champs galilée 1912

…qui contraste avec cet établissement arabe près du Houla, marqué par l’abandon, nous sommes en 1925 :

établissement arabe au sud du hula 1925


Autre mythe, autre réalité. La terre d’Israel n’est pas qu’une terre d’immigration juive, c’est aussi, avec le retour des sionistes, une terre qui attire, à la faveur de la prospérité nouvelle, des migrants musulmans de tous l’empire ottoman. Ici, ce sont des tcherkesses venus du Caucase (photo 1900) :

tcherkesses paysans nord galilée 1900    

Etablis en Galilée, ils posent en costume traditionnel (phot 1900) :

 tcherkesses nord galilée 1900


Et vivent à proximité des pionniers-bâtisseurs juifs (photo 1912) :

      pionniers juifs galillée 1912

La Galilée et ceux qui la rendent fertile (photo 1913) :

pionniers juifs galillée 1913    

Voici Afula (עֲפוּלָה), en 1917 :

      afula 1917

La restauration d’une vie en erets yisra’el impose aussi de rudes travaux de terrassement afin de construire des routes,  inexistantes jusqu’alors, comme ici à Afula, en 1925 :

afula construction de la route principale par les pionniers 1925    

Enfin, la vie en erets yisra’el reste indissociablement liée à sa vie spirituelle et religieuse.

Safed (צְפַת), dont nous découvrons le quartier sépharade, en 1895 :
safed quartier sepharade 1895 

    

En 1900, vue de Safed :

safed 1900

En 1913 :

      safed 1913

Pèlerins devant l’ancienne synagogue de Meron (מֵירוֹן‎). Photo 1880

 meron ancienne synagogue 1890


La tombe de rabbi Eliezer en 1912 :

Meron tombe rabbi eliezer 1912


La tombe de rabbi bar Yohaï, toujours à Meron (photo de 1912)

meron juif de damas priant sur la tombe de rabbi bar yohai 1912


Jeunes étudiants dans une yeshiva de Meron en 1905 :

Meron yeshiva 1905


Il ne nous restera plus qu’à traverser la Galilée afin de clôre notre voyage et rejoindre la plaine de Sharon…

 

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A
Oui Dom, ce documentaire est éblouissant, je suis fière d'être l'amie de Sacha.<br /> <br /> Quans tu viendra à Aschkélon, une des villes les plus fleuries d'Israel, avec ses magnifiques plages, et tant d'autres belles choses, tu seras stupéfaite de te savoir dans le désert, mais au beau milieu d'une oasis, ville qui a 40 ans ressemblait à une terre désséchée, aride mangée par les ronces, comptement pierreuse, sans rien.<br /> <br /> Il n'y avait qu'un village aux habitations éparses, pas de routes, pas d'infrastructures rien.<br /> Une ville qui ne méritait que l'amour de ses habitants.<br /> <br /> Je n'aurais pas le talent de Sacha, mais je vais faire quelque chose, pour montrer ma ville magnifique dont je suis éperdument amoureuse.
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D
Cette serie d`articles est magnifique mon cher Sacha .<br /> Cela ne peut manquer de rappeler la conquete du Far Ouest par des pionniers europeens terre pourtant infiniment plus riche et fertile que ne l`etait devenue la terre d`israel avant le retour des juifs .<br /> Il y a quand meme en plus de l`immense et reel travail des hebreux un evident miracle devant une transformation aussi radicale, la terre reconnaissant ses vrais proprietaires et il faut etre aveugle pour ne pas voir cette realite.<br /> Ce que vous avez reussi a realiser est tout bonnement incroyable , magnifique, surnaturel autrement dit surtout en si peu de temps.<br /> Quant aux fameux palos ??? quelques tres rares bedouins rien de plus juste capables d`elever des masures de torchis basses et sans fenetres et d`elever des chevres et quelques chameaux .<br /> <br /> Tu parles du soit disant combat de leur juste <br /> resistance pour revenir a quoi? au desert aride a la misere au neant , aux poubelles ?<br /> Il est vrai qu`a coup de bombes et de terreur ils pourraient esperer y revenir face a n`importe quel autre peuple mais malheureusement ou heureusement pour certains d`entre eux pas le peuple juif et certainement pas contre la volonte d`Hachem LUI meme. <br /> Quel dommage qu`il n`aient pas choisi au contraire de remercier et d`apprecier a leur juste valeur les juifs qui leur ont permis de vivre dans des conditions materielles dont ils etaient meme incapables d`imaginer et sur la terre merveilleuse d`Israel en vivant en paix avec eux.<br /> <br /> l`ancienne Palestine serait alors devenue le plus riche et le plus beau pays du monde ou deux pays freres que tous les autres arabes entre autre leur auraient envier.<br /> Non ils ne sont capables que de mensonges haine et destruction.<br /> Totalement incroyable et encore plus inacceptable.<br /> Mais non d`un chien comment le monde peut il accepter d`avaler ce mensonge abject????<br /> ce qu`il faudrait c`est faire un documentaire de toutes ces photos et le faire passer actuellement sur le plus grand nombre de televisions ou de cinemas pour reinformer les citoyens du monde libre qui n`ont quasiment pour eclairer leur cerveau ramolli par le confort occidental que l`infame propagande gauchiste des journaleux pro palestiniens. <br /> Qu`on arrete avec cette injustice cette propagande inadmissible sur le caractere voleur et illegitime d`Israel et sur la nature bienfondee de la terreur islamiste .<br /> merde quoi !!
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