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Lorsque le plan de retrait du Goush Katif a été adopté par le gouvernement Sharon, ce dernier avait lancé une vaste campagne dans les médias afin d’assurer la population qu’une solution serait trouvée pour chaque Juif évacué. Aujourd’hui, alors qu’Israël marque le quatrième anniversaire du démantèlement de cette région florissante, on peut constater que ces engagements n’ont pas été tenus pour un grand nombre de familles, qui sont sans logement fixe ni emploi sérieux leur permettant de subvenir décemment à leurs besoins.
C’est dans ce contexte que le Premier ministre Binyamin Netanyahou a fait à son tour des promesses, affirmant dimanche matin, dès l’ouverture du conseil des ministres, comme un peu plus tôt devant le Likoud, qu’il n’était pas question de commettre la même erreur à l’avenir. Et de préciser: « L’évacuation unilatérale de Gaza ne nous a amené ni la paix ni la sécurité. Gaza est devenue un bastion du Hamas soutenu par l’Iran ». Il a encore souligné « qu’il n’y aurait pas de nouveaux évacués ».
Une délégation doit rendre visite lundi aux expulsés, dans les localités où ils ont été relogés dans divers secteurs du pays. Netanyahou a expliqué: « Nous avons le devoir d’engager une action réelle, dans un proche avenir, afin de nous occuper de nos frères dont la vie a été détruite. Nous avons pris cet engagement et cela signifie que nous devons leur procurer de l’aide pour qu’il puisse se remettre financièrement ». Il a conclu en affirmant: « J’ai demandé au ministre Daniel Herzkowitz (Habayit Hayehoudi), chargé du dossier, qu’il me présente ses recommandations pour que nous puissions mettre fin à cette tragédie ».
Herzkowitz a estimé pour sa part que les expulsés n’avaient pas bénéficié, jusqu’à présent, d’un traitement décent et adéquat. Et de préciser; « Si toutes les sommes qui ont été dépensées jusqu’à présent avaient été distribuées a priori aux résidents, presque tous les problèmes auraient été réglés en six mois ». Il a ajouté: « Au lieu de cela, on a privilégié des démarches bureaucratiques complexes, et si nous continuons dans cette voie, le coût ne fera que s’élever et les solutions s’éloigneront ».
Dans ce cadre, comment Netanyahou envisage un accord de paix avec les Palestiniens ? « Tout d’abord, souligne-t-il, il faut qu’Israël soit reconnu en tant qu’Etat national du peuple juif. Ensuite, il faut que des mesures de sécurité soient prises. Dans le cas de Gaza, il manquait ces deux éléments. S’il y a un tournant sérieux dans les efforts de paix, avec la reconnaissance d’Israël et une véritable démilitarisation, nous pourrions y prendre part ».
par Claire Dana-Picard
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