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Analyses et actualités sur la geopolitique - Proche et Moyen-Orient - israel - conflit israel palestine - renseignement - diplomatie - Lutte contrela désinformation

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L'impasse de la lutte armée palestinienne


http://lessakele.over-blog.fr/article-34771347.html



Un texte que j'ai trouvé être d'une limpidité et d'une lucidité confondante  précieux et rare à tel point il sonne vrai, dans un media officiel, fréquemment atteint, en France, de la  myopie contagieuse des "justiciers" sans visage et sans recul historique, quant à l'échec cuisant de la stratégie de l'OLP (
Munazzamat al-Tahrir al-Filastiniyah منظمة التحرير الفلسطينية) , alias Fatah, alias Autorité Palestinienne.


L'auteur suit de près l'expérience, de revers en revers, depuis ses débuts, en 64, sous la houlette d'Arafat, envoyé à Gaza par Ahmed Choukairy
, le premier mentor de l'Organisation créée clé-en-main par l'Egypte, ensuite reprise par un OPA du KGB et de leurs agents, les Baasistes syriens, semant la mort de Jordanie au Liban, par les aéroports ou jeux olympiques, jusqu'à ce pitoyable réquisitoire pour "la lutte armée", qui vient d'avoir lieu, 4 ans après sa suspension concrète, à la mort d'Arafat, offrant un bref intermède de soulagement à une population palestinienne exsangue sous les frasques de ses dirigeants manipulateurs, ivres de sang (surtout celui de leurs propres frères Arabes, tombant plus fréquemment sous leurs coups qu'aucun Israélien réel...) et corrompus.


Ce texte pourrait servir de dépôt de bilan à ce gang qui a fait du problème palestinien sa "Causa Nostra",sa Came-aura ou plutôt sa chose, sa raison d'être ;  Il devrait leur être dédié de bréviaire pour les années de repentir à venir, si ses adeptes continuent sur la lancée de ce dernier Congrès tout en idéologie obsolète, la seule que connaisse ces catéchistes du premier Jihad, bien avant le Hamas et Al Qaeda réunis...

Concédons quand même une grande victoire à la Pyrrhus à cette bande d'assassins sans vergogne : celle d'avoir popularisél a notion de Jihad contre les Sionistes, devenu une sorte de hobby  (en recherche de lobbies : Eurpalestine, Capjpo, Liste antisioniste...)à la mode, un peu comme de porter le keffieh en allant faire ses courses à la FNAC.

Sans le Fatah, Ben Laden n'aurait pas appris à se servir d'un avion, ingéniosité suprême, pour le convertir en missiles pour massacrer 3000 personnes d'un coup. La soif de "justice" à la palestinienne a beaucoup appris au monde libre, surtout à victimiser en rond les peuples arabo-musulmans, sans jamais rien entreprendre de sérieux pour les sortir de la nasse... 

GAD




Crédits photos AFP
L'impasse de la lutte armée palestinienne

En quarante ans, les actions violentes de toutes les organisations palestiniennes n'ont réussi qu'à durcir les conditions de vie des palestiniens et empêcher toute construction d'un état

Adrien Jaulmes Corrrespondant du Figaro à Jérusalem

Le Fatah palestinien n'a pas renoncé officiellement à la lutte armée contre Israël. Réunis en congrès à Bethléem sous leur blason représentant deux kalachnikovs entrecroisées, les vieux fedayins se sont opposés à toute modification de ce principe fondateur de leur parti.

Mahmoud Abbas, le successeur d'Arafat, est pourtant hostile depuis longtemps au recours à la force. Au détriment de sa popularité, il s'est consacré depuis son accession au pouvoir en 2004 à la recherche d'une solution négociée.

Il n'a pas pu, pour des raisons de politique interne, s'opposer à ce principe sacro-saint du droit à la «résistance» palestinienne. Il a cependant laissé clairement entendre dans son discours d'ouverture au congrès du Fatah que cette résistance pouvait prendre d'autres formes que l'action armée. Il a notamment évoqué l'exemple des manifestations non violentes qui se déroulent presque chaque semaine contre l'érection du mur de sécurité à Bilin, en Cisjordanie.

Mais cet exemple est isolé. L'une des singularités de la cause palestinienne est de n'avoir jamais, sauf en de très rares exceptions, eu recours à la résistance passive et non violente. La lutte armée, pour le Fatah comme les islamistes du Hamas, reste la seule façon de faire entendre les revendications palestiniennes.

Du point de vue des résultats, cette méthode est pourtant un échec cuisant. En quarante ans, les actions violentes de toutes les organisations palestiniennes n'ont réussi qu'à durcir les conditions de vie des Pales tiniens et empêcher toute construction d'un État. L'occupation is raélienne de Cisjordanie n'a cessé de se durcir, jusqu'à la construction de la barrière de séparation, et le blocus de Gaza de se renforcer.

D'un point de vue moral, la cause palestinienne, pourtant largement plaidable, s'est retrouvée associée avec les pires formes de vio lence moderne. Le recours au terrorisme est toujours condamnable. Il l'est doublement s'il contribue à discréditer une cause et à renforcer les souffrances des populations qu'il prétend défendre.

Le calcul cynique des révolutionnaires et des insurgés du XXe siècle, qui recouraient à la violence et au terrorisme pour contraindre leur adversaire à la répression, souder contre lui la population et l'obliger, pour finir, à la négociation, n'a jamais fonctionné pour les Palestiniens.

Les Israéliens opposés à toute négociation n'ont jamais eu de meil leurs alliés que les activistes de l'OLP d'abord, du Hamas ensuite. De dé tournement d'avions en attentats suicides, ces mouvements leur ont régulièrement fourni sur un plateau les arguments nécessaires pour fermer la porte au dialogue.

 

La violence discrédite la cause palestinienne

 

Militairement, la lutte armée palestinienne n'a jamais ne serait-ce qu'embarrassé son adversaire israélien. Quelques combats mis à part, comme la «bataille» de Karameh, dans la vallée du Jourdain en 1968, des accrochages au Liban-Sud en 1978 ou dans les faubourgs de Beyrouth en 1982, les fedayins ne se sont pratiquement jamais battus contre l'armée israélienne. Ils se sont beaucoup plus souvent affrontés à d'autres Arabes, que ce soit contre la Légion arabe jordanienne en 1970, ou l'armée syrienne et les milices chrétiennes pendant la guerre civile libanaise. Pour le reste, les faits d'armes de la lutte palestinienne ont surtout été des actions terroristes contre des civils.

De Munich en 1972 aux sui cide bombers des années 2000, le principal résultat de cette «lutte armée» a été de discréditer la cause palestinienne, de renforcer le soutien international à ses adversaires, de faire disparaître presque entièrement le camp de la paix en Israël et de rendre plus difficiles les conditions de vie de la population palestinienne.

Mahmoud Abbas a compris l'im passe dans laquelle la «lutte armée» a conduit la cause palestinienne. En appelant les délégués du Fatah à reconnaître les erreurs commises en quarante ans d'existence de leur parti, il leur a aussi indiqué que d'autres méthodes de protestation que la lutte armée existaient. Sans avoir le charisme d'un Gandhi, ni l'éloquence d'un Martin Luther King, il doit convaincre les Palestiniens que ces méthodes pacifiques peuvent se montrer bien plus efficaces.

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